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Ventilation Efficace

Rénovation : ventilation efficace et VMC performante

Air pur et économies d'énergie grâce à nos solutions de ventilation intelligente

La ventilation est un poste technique majeur de tout projet de rénovation. La réglementation impose un renouvellement d'air minimal (arrêté du 24 mars 1982 pour l'existant, RE2020 pour le neuf) afin de garantir la qualité de l'air intérieur : évacuation de l'humidité produite par les occupants (10 à 15 litres de vapeur d'eau par jour pour une famille de 4 personnes) et dilution des polluants intérieurs (COV des matériaux, CO2, radon selon les zones géologiques).

En climat méditerranéen, la ventilation joue un rôle supplémentaire : le rafraîchissement passif. L'amplitude thermique jour-nuit reste marquée même au cœur de l'été (11,0 °C d'écart moyen entre maximale et minimale en juillet à la station de Marignane sur les normales 1991-2020 de Météo-France) ce qui permet, via une surventilation nocturne bien conçue, d'évacuer une part de la chaleur accumulée sans climatisation mécanique. Le mistral, vent dominant nord-ouest, est à la fois une contrainte (infiltrations parasites, déperditions) et une ressource (ventilation naturelle par tirage) : la même station relève 104,2 jours par an avec des rafales atteignant ou dépassant 58 km/h.

Progineer conçoit des systèmes adaptés à ces spécificités : VMC double flux haut rendement pour le neuf RE2020, VMC simple flux hygroréglable type B pour la rénovation, puits climatique pour le rafraîchissement passif, surventilation nocturne automatisée. Nos solutions respectent le DTU 68.3 et sont éligibles aux aides MaPrimeRénov' et CEE.

Pourquoi la ventilation est un poste clé de la rénovation énergétique

En rénovation, améliorer l'isolation sans traiter la ventilation expose à la condensation et aux moisissures. Une VMC bien dimensionnée évacue l'humidité, dilue les polluants intérieurs et limite les déperditions d'air, tout en exploitant le climat méditerranéen pour rafraîchir le logement.

Le renouvellement d'air représente 10 à 15 % des déperditions thermiques d'une maison ancienne, juste derrière la toiture et les murs. Renforcer l'enveloppe lors d'une isolation thermique rend le bâti plus étanche : sans ventilation maîtrisée, l'air vicié, la vapeur d'eau produite par les occupants (10 à 15 litres par jour pour une famille de quatre) et les composés organiques volatils s'accumulent. La ventilation efficace est donc indissociable d'une rénovation d'ampleur réussie, au même titre que le chauffage performant et le remplacement des menuiseries isolantes.

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, la ventilation joue un rôle supplémentaire de confort d'été. L'amplitude thermique jour-nuit, l'inertie des murs en pierre et le mistral permettent, via une stratégie de surventilation nocturne et de puits climatique, de réduire le recours à la climatisation. Progineer, maître d'œuvre en rénovation, conçoit chaque système au cas par cas selon l'âge du bâti, la faisabilité des réseaux et le budget. Pour estimer le gain attendu, consultez notre calculateur de déperditions thermiques.

Notre expertise en ventilation performante et économique

VMC double flux haut rendement

Ventilation mécanique contrôlée à double flux avec échangeur thermique haute efficacité (rendement 90 à 95%). L'air neuf extrait les calories de l'air vicié sortant, réduisant les besoins de chauffage de 20 à 30%. Filtration G4/F7 de l'air entrant contre pollens, poussières fines PM2.5 et pollution. Indispensable en RE2020 pour respecter le seuil de débit hygiénique réglementaire tout en limitant les déperditions thermiques par renouvellement d'air.

VMC simple flux hygroréglable type B

Solution la plus répandue en rénovation : bouches d'extraction à détection d'humidité qui modulent automatiquement le débit d'air (de 6 à 45 m³/h par pièce humide) selon l'hygrométrie ambiante. Entrées d'air hygroréglables en façade. Consommation électrique faible (15 à 30 W). Conforme à l'arrêté du 24 mars 1982 relatif à l'aération des logements. Adaptée au climat sec méditerranéen où l'humidité intérieure varie fortement entre saisons.

VMC thermodynamique

Système intégré couplant ventilation double flux et pompe à chaleur sur air extrait : récupération de calories pour la production d'eau chaude sanitaire (COP de 3 à 4 selon les conditions). Particulièrement performant en climat méditerranéen où les températures de l'air extrait restent élevées. Débit réglable de 150 à 350 m³/h. Éligible aux aides MaPrimeRénov' et CEE en rénovation de logements existants.

Puits climatique provençal (échangeur air-sol)

Réseau de tubes enterrés à 1,5 à 2 mètres de profondeur sur 30 à 50 mètres linéaires, exploitant l'inertie thermique du sol (température stable 14 à 18°C toute l'année en climat méditerranéen). L'air neuf est préchauffé en hiver (+5 à 8°C) et pré-rafraîchi en été (-5 à 8°C) avant injection dans le logement. Réduction des besoins de climatisation de 30 à 50% en période caniculaire sans consommation électrique significative.

Filtration air pollué urbain HEPA

Systèmes de filtration renforcée adaptés aux zones urbaines de Marseille, Aix-en-Provence et Nice où les indices de qualité de l'air (ATMO) dépassent régulièrement le seuil d'information (ozone estival, PM10 hivernaux). Filtres HEPA H13 (efficacité 99,95% sur particules 0,3 micron), complétés par filtration charbon actif contre les COV et NO2. Intégration dans les réseaux VMC existants ou en unités autonomes.

Surventilation nocturne automatisée

Solutions de ventilation intensive nocturne pour évacuer la chaleur accumulée dans l'inertie du bâtiment pendant la journée. Ouvertures motorisées pilotées par sondes de température intérieure/extérieure : déclenchement automatique quand la température extérieure descend sous 22°C (fréquent même en été grâce à l'amplitude thermique jour-nuit méditerranéenne de 10 à 15°C). Réduction de la température intérieure de 3 à 5°C au matin sans aucune climatisation mécanique.

Ventilation adaptée au climat méditerranéen

En zone climatique H3 de la RE2020 (Sud de la France), la ventilation doit répondre à des contraintes spécifiques : une saison chaude longue (50,6 jours par an avec une maximale supérieure ou égale à 30 °C et 118,8 jours au-delà de 25 °C à la station de Marignane sur les normales Météo-France 1991-2020) une pollution estivale à l'ozone qui touche un tiers des habitants de la région, un mistral fréquent qui impose de soigner l'étanchéité à l'air de l'enveloppe, et une amplitude thermique jour-nuit exploitable pour le rafraîchissement passif. Sur une construction neuve, la RE2020 fixe la perméabilité à l'air Q4Pa-surf à 0,60 m³/(h·m²) de parois déperditives au plus en maison individuelle et 1,00 en bâtiment collectif d'habitation ; en rénovation, aucune valeur n'est imposée, mais c'est ce niveau qui sert de repère pour juger de la pertinence d'une double flux.

✓ Économies énergétiques chauffage/clim jusqu'à 50%
✓ Qualité air intérieur optimale toute l'année
✓ Filtration pollution urbaine et pollens
✓ Récupération fraîcheur nocturne méditerranéenne
✓ Régulation hygrométrie naturelle
✓ Protection contre surchauffe estivale
✓ Maintenance simplifiée en climat sec méditerranéen
✓ Conformité RT2012/RE2020 ventilation

Ce que le climat local impose vraiment à une ventilation : les normales Météo-France 1991-2020

« Climat méditerranéen » ne dit rien d'exploitable pour dimensionner une installation. Les normales de la station de Marignane, elles, donnent les trois chiffres qui décident : la durée de la saison chaude, la fréquence du vent et l'amplitude thermique nocturne.

Une VMC se conçoit contre un climat, pas contre une image. Les valeurs ci-dessous sont les normales officielles publiées par Météo-France pour la station de Marignane (indicatif 13054001), sur la période de référence 1991-2020. Cette station de plaine, située à 9 mètres d'altitude au bord de l'étang de Berre, sert ici de référence pour le littoral des Bouches-du-Rhône ; les valeurs sont à transposer avec prudence dès qu'on gagne en altitude ou qu'on s'éloigne de la côte.

Normales climatiques 1991-2020 de la station de Marignane et conséquences sur la conception de la ventilation
Indicateur (normale 1991-2020) Valeur Conséquence sur la conception
Jours avec maximale ≥ 30 °C 50,6 j/an Durée de la période où la surventilation nocturne a un intérêt réel
Jours avec maximale ≥ 25 °C 118,8 j/an Près d'un tiers de l'année en régime de confort d'été
Jours avec minimale ≤ 0 °C 20,3 j/an Risque de gel limité sur les réseaux et les prises d'air
Jours avec rafales ≥ 58 km/h 104,2 j/an Pression du vent sur les entrées d'air : un jour sur trois
Jours avec rafales ≥ 100 km/h 6,3 j/an Épisodes de mistral fort, fixation des sorties en toiture
Amplitude jour-nuit en juillet 11,0 °C Gisement de fraîcheur nocturne mobilisable en été
Amplitude jour-nuit sur l'année 9,6 °C Écart moyen entre maximale et minimale quotidiennes
Durée d'insolation 2 897,6 h/an Apports solaires élevés : la surchauffe précède le besoin de froid
Cumul de précipitations 532,3 mm/an Air extérieur sec : l'hygrométrie intérieure vient des occupants

Deux lectures méritent d'être poussées. La première concerne la surventilation nocturne. Avec 11,0 °C d'écart moyen entre la maximale et la minimale du jour en juillet, la fraîcheur nocturne existe réellement : elle constitue un gisement de rafraîchissement gratuit, mais elle n'est mobilisable que si l'ouverture est pilotée et sécurisée. C'est ce qui distingue une stratégie de surventilation d'un simple conseil d'ouvrir les fenêtres le soir, inapplicable en rez-de-chaussée urbain ou en l'absence des occupants.

La seconde concerne le vent. Un jour sur trois environ connaît des rafales atteignant ou dépassant 58 km/h, et six jours par an dépassent 100 km/h. Cette statistique explique deux pathologies très fréquentes ici : d'une part le sifflement et le courant d'air froid ressentis aux entrées d'air des façades exposées au nord-ouest, qui poussent les occupants à les obturer et ruinent le balayage ; d'autre part la mise en surpression ou en dépression parasite du logement, qui perturbe les débits d'extraction. La réponse tient en trois décisions prises dès la conception : des entrées d'air autoréglables, insensibles à la différence de pression, plutôt que des réglettes fixes ; leur positionnement préférentiel sur les façades abritées ; et des sorties en toiture équipées de chapeaux adaptés au vent dominant plutôt que de simples grilles.

Le cumul de précipitations, 532,3 mm par an, complète le tableau. L'air extérieur est sec une grande partie de l'année : dans un logement bien ventilé, la vapeur d'eau intérieure provient presque exclusivement des occupants et de leurs usages. C'est ce qui rend la régulation hygroréglable particulièrement pertinente sous ce climat (le débit suit l'occupation réelle) et ce qui rend, à l'inverse, un défaut de ventilation immédiatement visible sous forme de condensation localisée dès que l'enveloppe est resserrée.

Source : Météo-France, fiche climatologique de Marignane (13), statistiques 1991-2020 et records. Les normales décrivent une moyenne de référence sur trente ans : elles ne préjugent pas d'une année particulière, et les valeurs diffèrent sensiblement dès qu'on s'éloigne du littoral ou qu'on gagne en altitude, notamment dans les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence.

VMC simple flux, double flux, thermodynamique : le comparatif

Quatre familles de VMC et la ventilation répartie couvrent les besoins de la rénovation. Le bon système dépend du budget, de la faisabilité des gaines et du niveau de performance recherché : la simple flux hygroréglable pour l'essentiel des chantiers, la double flux pour la performance énergétique et la qualité d'air.

Système Principe Récupération / rendement Prix indicatif posé Usage idéal
VMC simple flux autoréglable Extraction à débit constant dans les pièces de service Pas de récupération de chaleur 600 à 1 500 € Budget contraint, bâti simple
VMC simple flux hygroréglable type B Extraction et entrées d'air modulées selon l'hygrométrie Débit optimisé, pas de récupération 900 à 2 500 € Rénovation courante en climat méditerranéen
VMC double flux haut rendement Échangeur récupérant les calories de l'air extrait 60 à 90 % de récupération 5 500 à 9 000 € Performance énergétique, qualité d'air, confort
VMC thermodynamique Double flux couplé à une pompe à chaleur sur air extrait COP 3 à 4 (eau chaude sanitaire) 7 000 à 12 000 € Couplage ventilation et production d'ECS
Ventilation mécanique répartie (VMR) Extracteurs individuels par pièce, sans réseau de gaines Pas de récupération de chaleur 800 à 2 500 € Rénovation où le passage de gaines est impossible

Fourchettes de prix indicatives 2026 en rénovation (fourniture et pose, hors aides), à affiner après visite technique. Elles proviennent de notre étude de prix interne et sont recalées à chaque consultation d'entreprises. En rénovation, le coût de pose d'une double flux est plus élevé qu'en neuf en raison de la création des réseaux de gaines et de l'intégration du caisson.

L'état réel du parc ventilé en Provence-Alpes-Côte d'Azur : ce que disent 1,15 million de DPE

On parle beaucoup de VMC double flux ; elle équipe en réalité un demi-pour-cent du parc diagnostiqué en région. Le vrai sujet de la rénovation ici, ce sont les 43 % de logements qui n'ont aucune ventilation mécanique et les 7 % encore équipés d'une VMC antérieure à 1982.

L'ADEME publie en données ouvertes l'intégralité des diagnostics de performance énergétique. La base « DPE Logements existants » comptait, au 25 août 2026, 1 218 934 diagnostics réalisés en Provence-Alpes-Côte d'Azur depuis juillet 2021, dont 1 153 087 renseignent le champ « type de ventilation ». C'est, à notre connaissance, la photographie la plus large disponible du parc ventilé régional. Les parts ci-dessous sont calculées sur cette base renseignée.

Répartition des types de ventilation dans les logements existants diagnostiqués en Provence-Alpes-Côte d'Azur
Type de ventilation relevé au DPE Logements Part Ce que cela implique en rénovation
Ventilation par simple ouverture des fenêtres 259 807 22,5 % Aucun dispositif permanent : non conforme à l'arrêté de 1982
Ventilation naturelle par conduit 154 668 13,4 % Tirage thermique seul, débit non maîtrisé
Ventilation par entrées d'air hautes et basses 74 687 6,5 % Bâti ancien, fortes déperditions par balayage
Ventilation naturelle par conduit + entrées d'air hygroréglables 10 145 0,9 % Amélioration légère du naturel existant
VMC simple flux autoréglable (toutes générations) 336 186 29,2 % Dont 84 625 antérieures à 1982, soit 7,3 % du parc diagnostiqué
VMC simple flux hygroréglable type A 111 691 9,7 % Bouches modulées, entrées d'air fixes
VMC simple flux hygroréglable type B 118 219 10,3 % Bouches et entrées d'air modulées : la cible en rénovation
Ventilation mécanique sur conduit existant 51 519 4,5 % Extracteur greffé sur un shunt de collectif
VMC basse pression 12 574 1,1 % Réseaux collectifs à faible perte de charge
VMC simple flux gaz (VMC-gaz) 10 981 1,0 % Sécurité collective obligatoire, voir plus bas
Ventilation hybride 6 407 0,6 % Naturel assisté par extracteur d'appoint
VMC double flux (individuelle et collective) 5 709 0,5 % Le système le plus performant reste marginal
Puits climatique (échangeur air-sol) 105 0,01 % Confidentiel malgré un climat favorable

Trois enseignements se dégagent. D'abord, 43,3 % des logements diagnostiqués en région n'ont aucune ventilation mécanique : 22,5 % ventilent par simple ouverture des fenêtres, 13,4 % par conduit à tirage naturel, 6,5 % par entrées d'air hautes et basses et 0,9 % par conduit naturel équipé d'entrées d'air hygroréglables. Ces situations ne satisfont pas l'exigence d'aération générale et permanente posée par l'arrêté du 24 mars 1982 et deviennent franchement problématiques dès qu'on renforce l'isolation ou qu'on remplace les menuiseries.

Ensuite, la VMC simple flux autoréglable domine le parc mécanisé avec 336 186 logements, soit 29,2 %, dont 84 625 installations antérieures à 1982, c'est-à-dire plus de quarante ans d'âge. Sur ces machines, le remplacement du caisson et la reprise des bouches sont souvent un chantier rapide, à fort effet immédiat sur la consommation et le confort, sans toucher au réseau existant.

Enfin, l'hygroréglable a pris le relais dans le neuf et la rénovation lourde : 118 219 logements en type B et 111 691 en type A, soit près de 20 % du parc diagnostiqué. La double flux, elle, plafonne à 5 709 logements (0,5 %) et le puits climatique à 105 installations recensées, alors même que le climat régional s'y prête. Ces chiffres cadrent notre approche : viser la solution qui traite réellement le problème du logement, pas celle qui figure le mieux sur une plaquette.

Des écarts nets d'un département à l'autre

Ventilation des logements diagnostiqués par département de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département DPE exploités Sans ventilation mécanique VMC hygroréglable VMC double flux
Bouches-du-Rhône (13) 449 939 42,0 % 23,0 % 0,40 %
Alpes-Maritimes (06) 277 224 48,2 % 18,1 % 0,58 %
Var (83) 243 399 41,8 % 17,5 % 0,50 %
Vaucluse (84) 107 576 42,7 % 18,8 % 0,60 %
Alpes-de-Haute-Provence (04) 36 660 43,0 % 18,5 % 0,58 %
Hautes-Alpes (05) 38 289 34,5 % 17,3 % 0,62 %

Les Alpes-Maritimes se détachent avec 48,2 % de logements sans ventilation mécanique, soit plus de six points au-dessus des Bouches-du-Rhône (42,0 %). À l'inverse, les Bouches-du-Rhône affichent le taux d'hygroréglable le plus élevé de la région, 23,0 %, contre 17,5 % dans le Var et 17,3 % dans les Hautes-Alpes. Ce dernier département est le seul à passer sous la barre des 40 % de logements sans ventilation mécanique, à 34,5 %. Quant à la double flux, aucun département ne dépasse 0,62 %, un système considéré comme la référence technique et pourtant statistiquement absent du parc régional. Ces écarts ne disent pas à eux seuls la cause, mais ils indiquent où se situe le gisement de travaux : la mécanisation d'un parc existant, pas la course au système le plus sophistiqué.

Source : ADEME, jeu de données ouvert DPE Logements existants (depuis juillet 2021), champ type_ventilation, filtres région et département. Extraction du 25 août 2026. Un DPE ne couvre pas la totalité du parc : il ne décrit que les logements ayant fait l'objet d'un diagnostic depuis juillet 2021, en général à l'occasion d'une vente, d'une location ou d'un projet de travaux.

Comment choisir son système de ventilation en rénovation

Le choix se construit autour de cinq critères techniques. Une étude préalable les arbitre pour éviter un sur-investissement comme un système sous-dimensionné, sources fréquentes de bruit, d'inconfort ou de mauvaise qualité d'air.

Critères de décision

  • - Faisabilité des gaines : combles accessibles, faux plafonds, gaines techniques pour loger un réseau double flux
  • - Étanchéité à l'air du bâti : plus l'enveloppe est étanche, plus la double flux est rentable
  • - Budget global de la rénovation et arbitrage avec l'isolation et le chauffage
  • - Niveau de performance visé : confort, qualité d'air, étiquette DPE, label BBC rénovation
  • - Contraintes locales : pollution urbaine, pollens, climat méditerranéen, copropriété

Quand le passage de gaines est impossible

Dans un appartement ancien ou une maison sans combles, faire passer un réseau de gaines doubles peut être inenvisageable. La ventilation mécanique répartie (VMR) installe alors des extracteurs individuels dans chaque pièce humide, sans réseau central. Solution pertinente en rénovation d'appartement ou en copropriété, elle reste moins performante qu'une double flux mais débloque les situations contraintes.

L'étanchéité à l'air se travaille aussi par la reprise de l'étanchéité de la toiture et la qualité des menuiseries : une ventilation efficace suppose un bâti maîtrisé.

Réglementation : débits d'air, arrêté de 1982, DTU 68.3 et RE2020

Dans l'existant, la ventilation est encadrée par l'arrêté du 24 mars 1982 relatif à l'aération des logements : il impose une ventilation générale et permanente, avec des entrées d'air dans les pièces principales et des bouches d'extraction dans les pièces de service (cuisine, salle de bains, WC). Son article 2 pose le principe de circulation libre de l'air des pièces principales vers les pièces de service. Le débit global est modulable, notamment par les systèmes hygroréglables qui ajustent l'extraction selon l'humidité ambiante.

Les débits exigés pièce par pièce (article 3)

L'article 3 fixe les débits extraits, en mètres cubes par heure, que l'installation doit pouvoir atteindre dans chaque pièce de service, simultanément ou non, en conditions climatiques moyennes d'hiver. Ces valeurs constituent la référence de dimensionnement en rénovation comme en neuf.

Débits extraits exigés par l'article 3 de l'arrêté du 24 mars 1982, en m3/h
Taille du logement Cuisine Salle de bains ou de douches Autre salle d'eau Cabinet d'aisances (unique)
1 pièce principale 75 15 15 15
2 pièces principales 90 15 15 15
3 pièces principales 105 30 15 15
4 pièces principales 120 30 15 30
5 pièces principales et plus 135 30 15 30

Valeurs en m³/h. Source : article 3 de l'arrêté du 24 mars 1982 (Légifrance). Dans un logement d'une seule pièce principale, la salle de bains et le cabinet d'aisances contigus peuvent partager une sortie d'air commune à 15 m³/h.

Débits réduits et ventilation modulée (article 4)

L'article 4 autorise des dispositifs de réglage qui abaissent les débits, dans des limites strictes. C'est ce texte qui rend possible l'hygroréglable : il fixe le débit total minimal extrait et le débit minimal en cuisine, puis, pour les dispositifs qui modulent automatiquement le renouvellement d'air, un plancher absolu bien plus bas.

Débits réduits admis par l'article 4 de l'arrêté du 24 mars 1982, en m3/h
Nombre de pièces principales Débit total minimal extrait Débit minimal en cuisine Plancher en ventilation modulée
1 35 20 10
2 60 30 10
3 75 45 15
4 90 45 20
5 105 45 25
6 120 45 30
7 135 45 35

Valeurs en m³/h. Source : article 4 de l'arrêté du 24 mars 1982 (Légifrance). La dernière colonne ne s'applique qu'aux dispositifs mécaniques qui modulent automatiquement le renouvellement d'air, sous réserve d'autorisation ministérielle du système.

L'exigence acoustique que tout le monde oublie

L'article 6 de l'arrêté du 30 juin 1999 relatif aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d'habitation fixe, pour une installation de ventilation mécanique en position de débit minimal, un niveau de pression acoustique normalisé LnAT n'excédant pas 30 dB(A) dans les pièces principales et 35 dB(A) dans les cuisines. C'est le critère qui décide, dans les faits, du sort d'une VMC : au-delà, les occupants la coupent. En rénovation, la cible s'atteint par la suspension antivibratile du caisson, des pièges à son sur les antennes principales, des manchettes souples de raccordement et des vitesses d'air limitées dans les gaines.

La mise en œuvre des installations de VMC suit le DTU 68.3 (installations de ventilation mécanique), qui fixe les règles de conception, de dimensionnement et de maintenance des réseaux. Pour la construction neuve, c'est la RE2020 qui pilote, avec une exigence de débits hygiéniques et la prise en compte du confort d'été via l'indicateur degrés-heures : selon le Cerema, un bâtiment dont le compteur d'inconfort ne dépasse pas 350 °C.h est jugé confortable, au-delà des pénalités s'appliquent. Notre guide RE2020 détaille ces obligations.

Sources de référence : arrêté du 24 mars 1982 (Légifrance) et le guide choisir son système de ventilation (ADEME).

Radon, ozone, dioxyde d'azote, pollen de cyprès : l'air qu'on fait entrer compte autant que celui qu'on extrait

Une ventilation ne fait pas que sortir de l'air vicié : elle introduit de l'air extérieur. En Provence, cet air extérieur porte quatre signatures particulières, un gaz radioactif d'origine géologique dont le classement change d'une commune à l'autre, une pollution estivale à l'ozone qui concerne un tiers des habitants de la région, du dioxyde d'azote concentré sur les axes urbains et un pollen de cyprès fortement allergisant. Chacune commande un choix technique différent, et aucune ne se traite avec le même équipement.

Radon : un zonage communal, jamais départemental

Le radon est un gaz radioactif naturel issu de la désintégration de l'uranium présent dans les roches, en particulier les granites et certains schistes. Il s'infiltre par les fissures du soubassement, les passages de canalisations et les vides sanitaires. L'arrêté du 27 juin 2018, pris en application de l'article R. 1333-29 du code de la santé publique, classe chaque commune (et non chaque département) en trois zones de potentiel. Le niveau de référence est fixé à 300 Bq/m³ en moyenne annuelle dans les bâtiments.

Géorisques associe les zones 3 aux sous-sols granitiques ou volcaniques et précise que, dans ces zones, plus de 40 % des bâtiments dépassent 100 Bq/m³ et plus de 10 % dépassent 300 Bq/m³. Le contraste régional est net et ne suit aucune logique départementale : plusieurs communes du littoral varois et de l'arc Estérel-Tanneron ressortent en zone 3, tandis que la basse vallée du Rhône et le pourtour de l'étang de Berre restent en zone 1. Voici le classement retourné par l'API Géorisques pour les communes où nous intervenons le plus souvent, interrogée le 25 août 2026.

Classement des communes de Provence-Alpes-Côte d'Azur en zones à potentiel radon
Commune (code INSEE) Zone Signification réglementaire
Toulon (83137) 3 Potentiel significatif
La Seyne-sur-Mer (83126) 3 Potentiel significatif
Hyères (83069) 3 Potentiel significatif
Fréjus (83061) 3 Potentiel significatif
Saint-Tropez (83119) 3 Potentiel significatif
Cannes (06029) 3 Potentiel significatif
Aix-en-Provence (13001) 2 Potentiel faible, transfert facilité
Aubagne (13005) 2 Potentiel faible, transfert facilité
Antibes (06004) 2 Potentiel faible, transfert facilité
Digne-les-Bains (04070) 2 Potentiel faible, transfert facilité
Nice (06088) 1 Potentiel faible
Salon-de-Provence (13103) 1 Potentiel faible
Vitrolles (13117) 1 Potentiel faible
Arles (13004) 1 Potentiel faible
La Ciotat (13028) 1 Potentiel faible
Istres (13047) 1 Potentiel faible
Marignane (13054) 1 Potentiel faible
Avignon (84007) 1 Potentiel faible
Gap (05061) 1 Potentiel faible

Source : API radon de Géorisques (ministère de la Transition écologique), consultée le 25 août 2026. Zone 1 : potentiel faible. Zone 2 : potentiel faible mais facteurs géologiques particuliers pouvant faciliter le transfert vers les bâtiments. Zone 3 : potentiel significatif. Le classement doit être vérifié commune par commune : deux communes limitrophes peuvent relever de zones différentes.

La conséquence pratique est directe. Dans une commune de zone 3, rendre un logement étanche par une isolation thermique et des menuiseries neuves sans traiter la ventilation peut faire augmenter la concentration intérieure en radon, faute de dilution. Le traitement combine une ventilation permanente correctement dimensionnée, l'étanchement des points de passage du soubassement et, dans les cas les plus marqués, la mise en dépression du vide sanitaire. Avant d'engager la moindre dépense, la bonne démarche est de mesurer : un dosimètre posé pendant la période de chauffe donne une valeur objective à comparer au niveau de référence de 300 Bq/m³.

Ozone : un tiers des habitants exposés, et un filtre à particules qui n'y peut rien

L'ozone est un polluant secondaire, formé sous l'effet du rayonnement solaire à partir des oxydes d'azote et des composés organiques volatils. C'est le polluant emblématique de l'été méditerranéen. Selon le bilan régional d'AtmoSud, 33 % des habitants de Provence-Alpes-Côte d'Azur, soit environ 1,7 million de personnes, sont exposés à un niveau d'ozone ne respectant pas la valeur cible sanitaire sur la période 2023-2025. Le Var et les Alpes-de-Haute-Provence dépassent 50 % de leur population concernée. La valeur cible pour la protection de la santé humaine est fixée à 120 µg/m³ en maximum journalier de la moyenne sur 8 heures, à ne pas dépasser plus de 25 jours par an en moyenne triennale.

Deux enseignements pour la conception. D'abord, un filtre à particules (même un HEPA H13) n'arrête pas l'ozone, qui est un gaz : seule une filtration au charbon actif agit sur lui. Vendre une double flux « anti-pollution » sans étage adsorbant est une approximation. Ensuite, la stratégie de surventilation doit être pilotée dans le temps : en épisode d'ozone, le pic est diurne et se dissipe la nuit, ce qui plaide pour maintenir le débit hygiénique la journée et concentrer la surventilation en fin de nuit, quand les concentrations extérieures sont retombées et que la température l'est aussi.

Dioxyde d'azote : où placer la prise d'air neuf

Le dioxyde d'azote est un traceur du trafic routier, donc un enjeu de proximité immédiate. Le bilan 2025 d'AtmoSud indique que la valeur limite réglementaire de 40 µg/m³ en moyenne annuelle n'est plus dépassée que sur un site de mesure régional, à Marseille Plombières, avec 46 µg/m³, et concerne environ 700 personnes. Mais l'exigence se durcit : la future valeur de 20 µg/m³ à l'horizon 2030 n'est respectée que par 13 des 21 stations régionales, et la ligne directrice de l'Organisation mondiale de la santé de 10 µg/m³ par deux stations seulement, si bien que 52 % des habitants de la région, soit 2,72 millions de personnes, respirent un air dépassant la recommandation de l'OMS. Les concentrations se concentrent à Marseille, Nice et Toulon ainsi qu'autour des zones industrielles de Fos-sur-Mer et Berre-l'Étang. En pratique, sur une double flux, cela se traduit par un principe de conception simple : la prise d'air neuf se positionne sur la façade la plus éloignée de l'axe circulé, en hauteur, jamais côté rue ni au-dessus d'un parking, et jamais à proximité d'un rejet d'air extrait.

Pollen de cyprès : une saison allergique qui commence en janvier

La spécificité pollinique de la Provence tient aux Cupressacées. AtmoSud décrit le cyprès comme le principal allergène de la région Sud et comme un taxon fortement allergisant. Sa période de pollinisation s'étend désormais de janvier à avril, alors qu'elle se terminait auparavant en mars : le changement climatique provoque une floraison et une pollinisation plus précoces et plus abondantes, ce qui allonge la durée d'exposition. Autrement dit, la saison allergique commence ici en plein hiver, au moment précis où l'on est le moins enclin à ouvrir les fenêtres et où le logement dépend entièrement de son système de ventilation pour son air neuf.

Pour un foyer allergique, c'est un argument technique en faveur de la double flux, seul système qui filtre l'air neuf avant son introduction dans le logement : un étage de filtration fine, de classe F7 dans l'ancienne nomenclature ou exprimé en ePM1 dans la classification actuelle, retient les grains de pollen, sensiblement plus gros que les particules fines. Sur une simple flux, l'air neuf entre par des réglettes en façade non filtrantes ; la seule parade est un traitement d'appoint par unité autonome dans les chambres. C'est typiquement le cas où le surcoût d'une double flux se justifie par un besoin de santé, et non par un calcul de retour sur investissement énergétique.

Sources : AtmoSud, bilan ozone, AtmoSud, bilan dioxyde d'azote, AtmoSud, les pollens en région Sud et RNSA : Réseau national de surveillance aérobiologique.

VMC-gaz et copropriété : les deux points durs de la rénovation en centre ancien

La VMC-gaz n'est pas une VMC ordinaire

Près de 11 000 logements diagnostiqués en région sont équipés d'une VMC-gaz (10 981 relevés dans la base DPE de l'ADEME), soit environ 1 % du parc renseigné. Elle concerne surtout les immeubles collectifs construits entre les années 1970 et 1990. Ce système évacue par le même réseau l'air vicié du logement et les produits de combustion d'un chauffe-eau ou d'une chaudière raccordée. Autrement dit, l'arrêt de l'extracteur ne provoque pas seulement une gêne : il expose au refoulement des fumées dans les logements des étages supérieurs.

Un point mérite d'être signalé, parce que beaucoup de documentation en ligne est restée en arrière : le texte de référence a changé. L'arrêté du 2 août 1977 et l'arrêté du 30 mai 1989, longtemps cités sur ce sujet, sont abrogés depuis le 1er janvier 2020. Le texte applicable est l'arrêté du 23 février 2018 relatif aux règles techniques et de sécurité applicables aux installations de gaz combustible des bâtiments d'habitation.

Son article 14 pose l'exigence de conception : une installation collective de VMC à laquelle sont raccordés des appareils utilisant des gaz combustibles doit être conçue de telle manière qu'en cas d'arrêt de l'extraction, les gaz de combustion provenant d'un logement ne puissent pas intoxiquer les occupants d'un autre logement. Cette exigence est réputée satisfaite lorsque l'installation est équipée d'un dispositif de sécurité collective qui contrôle que le système d'extraction assure normalement sa fonction et interrompt, dans le cas contraire, la combustion de tous les appareils raccordés, la remise en marche restant inopérante tant que le défaut détecté n'a pas disparu.

Son article 26 ajoute l'exigence d'exploitation, celle qu'on retrouve rarement respectée sur le terrain : ces installations font l'objet d'opérations périodiques d'entretien, avec une vérification annuelle du bon fonctionnement du système de détection de défaut et un contrôle du dispositif de sécurité collective dans son ensemble tous les cinq ans. En copropriété, ces contrôles relèvent du syndic : leur absence est l'un des premiers points à vérifier lorsqu'on reprend la ventilation d'un immeuble équipé en VMC-gaz.

La règle de conduite en rénovation est donc sans ambiguïté : on ne remplace jamais un caisson VMC-gaz par un caisson standard, on ne condamne jamais une bouche de cuisine sur ce type de réseau, et toute intervention se coordonne avec un professionnel du gaz. Lorsque le remplacement du chauffe-eau gaz par un ballon thermodynamique ou une solution de chauffage performante est envisagé, l'affranchissement de la contrainte VMC-gaz devient un bénéfice collatéral majeur du projet, à condition d'être anticipé dès l'étude.

En copropriété, le conduit ne vous appartient pas

Dans un immeuble, les conduits de ventilation verticaux et le caisson d'extraction en toiture sont des équipements communs. Un copropriétaire ne peut pas décider seul de mécaniser un shunt, de changer le caisson ou de percer une nouvelle sortie en façade : ces travaux relèvent d'une décision d'assemblée générale, et le règlement de copropriété peut ajouter ses propres contraintes. À l'intérieur du lot privatif, en revanche, le remplacement des bouches, la reprise du détalonnement des portes et la pose d'entrées d'air dans les menuiseries restent à la main de l'occupant.

Cette frontière détermine souvent le système retenu en rénovation d'appartement : quand la mécanisation collective n'est pas à l'ordre du jour, la ventilation mécanique répartie, avec des extracteurs individuels raccordés sur les conduits existants, est la seule voie réaliste. Sur les 51 519 logements régionaux relevés au DPE en « ventilation mécanique sur conduit existant », c'est très exactement ce montage qui a été mis en œuvre. Notre rôle de maître d'œuvre est alors autant technique qu'administratif : monter le dossier présenté au syndic et à l'assemblée, et sécuriser le calendrier.

Aides financières pour une VMC en rénovation (2026)

La VMC double flux reste l'un des gestes de rénovation énergétique soutenus en 2026. Plusieurs dispositifs se cumulent et réduisent significativement le reste à charge.

  • - MaPrimeRénov' : la VMC double flux est éligible en geste isolé comme dans le parcours accompagné de rénovation d'ampleur, sous conditions de revenus et de pose par une entreprise qualifiée RGE.
  • - Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) : prime versée via la fiche standardisée dédiée à la ventilation double flux performante.
  • - Éco-prêt à taux zéro : finance la ventilation dans un bouquet de travaux, sans intérêts.
  • - TVA réduite à 5,5 % applicable aux travaux d'amélioration de la performance énergétique du logement.

Un rendez-vous avec un conseiller France Rénov' (service public gratuit) est recommandé pour valider l'éligibilité. Voir aussi notre guide de la rénovation énergétique et le guide de l'isolation thermique.

Le diagnostic préalable : mesurer avant de choisir un système

Choisir une VMC sur catalogue coûte cher deux fois : une fois à l'achat, une fois quand il faut corriger. Une demi-journée de mesures sur site oriente la décision de façon bien plus fiable que n'importe quel comparatif générique.

Sur une rénovation, la question n'est presque jamais « quelle est la meilleure VMC » mais « qu'est-ce qui ne fonctionne pas aujourd'hui, et pourquoi ». Un logement qui souffre de condensation peut aussi bien avoir une VMC hors service, des entrées d'air obturées, des portes non détalonnées, un conduit collectif bouché ou un simple défaut d'usage. Les six mesures ci-dessous permettent de trancher avant d'écrire la moindre ligne de devis.

Mesures réalisées lors du diagnostic préalable de ventilation
Mesure Moyen mis en œuvre Ce que la mesure permet de décider
Mesure des débits aux bouches Anémomètre à cône / débitmètre Compare le débit réel au débit exigé par l'arrêté du 24 mars 1982
Test d'infiltrométrie (perméabilité à l'air) Porte soufflante, résultat en Q4Pa-surf Détermine si une double flux sera rentable ou court-circuitée par les fuites
Suivi du CO2 et de l'humidité relative Enregistreurs posés 1 à 2 semaines Objective la sous-ventilation des chambres la nuit et des pièces humides
Inspection des conduits existants Caméra endoscopique, fumigène Vérifie la vacuité, le tracé et les raccordements pirates des shunts collectifs
Relevé des entrées d'air et du détalonnement Relevé manuel pièce par pièce Contrôle la continuité du balayage entre pièces principales et pièces de service
Repérage des appareils à combustion raccordés Inventaire chaudière, chauffe-eau, poêle Conditionne le type de VMC admissible et les dispositifs de sécurité

Le test d'infiltrométrie mérite une mention particulière. Il exprime la perméabilité à l'air de l'enveloppe sous la forme d'un indicateur Q4Pa-surf, et c'est lui qui dit si une VMC double flux tiendra ses promesses : sur une enveloppe très perméable, l'air neuf préchauffé par l'échangeur est court-circuité par les fuites, et le rendement affiché sur la fiche technique n'a plus de rapport avec le rendement réel. Autrement dit, la double flux se décide après l'étanchéité à l'air, jamais avant. Le calculateur de déperditions thermiques de notre espace ressources permet d'anticiper la part du renouvellement d'air dans le bilan global du logement.

Six pièges qui reviennent sur les chantiers de ventilation en Provence

Aucun de ces défauts ne vient d'un mauvais matériel. Ils viennent tous d'un enchaînement de décisions prises isolément, corps d'état par corps d'état, sans que personne ne vérifie la cohérence de l'ensemble. C'est précisément ce que la maîtrise d'œuvre est censée empêcher.

Isoler et changer les fenêtres sans toucher à la ventilation

C'est le scénario le plus fréquent. Les anciennes menuiseries assuraient un renouvellement d'air parasite ; des menuiseries neuves à joints continus le suppriment du jour au lendemain. Si les entrées d'air ne sont pas reprises dans les nouveaux dormants, l'humidité de la cuisine et de la salle de bains ne trouve plus de chemin de sortie : condensation sur les tableaux, moisissures en angle de mur nord, dégradation des peintures en une saison de chauffe.

Boucher les entrées d'air pour ne plus sentir le courant d'air

Sur un logement exposé au mistral, les occupants obturent souvent les réglettes en façade nord-ouest. Le caisson d'extraction continue de tirer mais l'air de compensation vient alors du conduit de fumée, de la cage d'escalier ou du vide sanitaire. Le remède n'est pas de reboucher : c'est de repositionner les entrées d'air sur les façades abritées et de choisir des modèles autoréglables, insensibles à la pression du vent.

Détalonner les portes de moins de 1 cm

Le balayage de l'air des pièces principales vers les pièces de service suppose un passage de transit sous chaque porte. Après pose d'un parquet flottant ou d'un carrelage sur l'ancien sol, le détalonnement disparaît. Les débits réglementaires deviennent inatteignables alors que la VMC est neuve et correctement dimensionnée.

Raccorder une hotte de cuisine sur le conduit de la VMC

Une hotte à évacuation branchée sur le réseau d'extraction déséquilibre l'ensemble de l'installation et encrasse les gaines de graisses. Sauf hotte spécifiquement conçue pour être raccordée à une VMC, la règle est simple : hotte à recyclage à filtre charbon, ou conduit d'évacuation indépendant.

Poser des gaines souples non isolées dans des combles chauds

En zone climatique H3, la température sous rampants peut être très élevée en été. Un réseau double flux mal isolé y perd tout le bénéfice de l'échangeur et transporte de l'air neuf réchauffé. Les gaines doivent être isolées et calorifugées, avec des cheminements courts et un minimum de coudes pour tenir les pertes de charge.

Oublier l'acoustique du caisson

Un caisson fixé en applique sur une cloison de distribution transmet ses vibrations dans toute la maison. Suspension antivibratile, pièges à son sur les antennes principales et manchettes souples de raccordement sont des postes de quelques dizaines d'euros qui décident du fait que la VMC sera laissée en marche ou débranchée au bout de six mois.

Entretien et performance dans la durée

Une ventilation n'est efficace que si elle est entretenue. Les bouches d'extraction et les entrées d'air se nettoient au moins deux fois par an. Sur une VMC double flux, les filtres (G4, F7 ou plus) se contrôlent tous les trois à six mois et se remplacent une à deux fois par an selon l'empoussièrement et la pollution locale. Le caisson, l'échangeur et les conduits font l'objet d'une vérification périodique conforme au DTU 68.3.

Un entretien négligé fait chuter le rendement de l'échangeur, augmente la consommation du moteur et dégrade la qualité de l'air. Progineer intègre la maintenance dès la conception : accès au caisson, repérage des bouches et notice d'exploitation remise au maître d'ouvrage. Notre équipe de maîtrise d'œuvre coordonne l'ensemble des corps d'état pour garantir la cohérence du projet.

Questions fréquentes sur la ventilation en rénovation

Quelle VMC choisir en rénovation ? +

Le choix dépend du bâti, du budget et de la possibilité de faire passer un réseau de gaines. La VMC simple flux hygroréglable type B convient à la majorité des rénovations en climat méditerranéen : elle module le débit selon l'humidité et reste économique. La VMC double flux haut rendement s'impose dès qu'on recherche la performance énergétique, la filtration de l'air et le confort, à condition de pouvoir loger le caisson et les gaines. Quand le passage de gaines est impossible, la ventilation mécanique répartie (VMR) est une alternative pièce par pièce.

Combien coûte une VMC double flux en rénovation ? +

En rénovation, une VMC double flux haut rendement représente un investissement de l'ordre de 5 500 à 9 000 € fourniture et pose, contre 900 à 2 500 € pour une simple flux hygroréglable. Le surcoût en rénovation s'explique par les travaux annexes : création des passages de gaines, intégration du caisson et reprise des bouches. Les aides MaPrimeRénov', les CEE et la TVA réduite allègent la facture. Ces fourchettes sont indicatives et précisées après visite technique.

VMC double flux ou simple flux hygroréglable : laquelle est la plus adaptée ? +

La simple flux hygroréglable est plus simple à installer, moins chère et bien adaptée au climat sec de Provence où l'hygrométrie varie fortement. La double flux récupère 60 à 90 % des calories de l'air extrait, filtre l'air entrant (pollens, particules fines) et réduit les déperditions liées au renouvellement d'air, mais demande un réseau de gaines isolées et un entretien régulier. Le bon arbitrage dépend du niveau de performance visé, de l'étanchéité à l'air du bâti et de la faisabilité technique.

Peut-on installer une VMC double flux dans une maison ancienne sans gros travaux ? +

C'est possible mais rarement sans adaptation. La double flux exige un réseau de gaines doubles (air neuf et air extrait) et un emplacement pour le caisson, souvent dans les combles. Dans un bâti ancien sans faux plafonds ni combles accessibles, le passage des gaines peut être lourd. Une étude préalable tranche entre double flux, simple flux hygroréglable ou ventilation répartie selon la configuration du logement.

Quelles aides financières pour une VMC en 2026 ? +

La VMC double flux reste éligible à MaPrimeRénov' (geste isolé et parcours accompagné de rénovation d'ampleur) et aux Certificats d'Économies d'Énergie via la fiche standardisée ventilation. S'y ajoutent l'éco-prêt à taux zéro et la TVA réduite à 5,5 % au titre de l'amélioration de la performance énergétique. Un rendez-vous avec un conseiller France Rénov' permet de valider l'éligibilité et de cumuler les dispositifs. Les montants dépendent des revenus du foyer et du gain énergétique.

La VMC double flux est-elle vraiment utile en climat méditerranéen ? +

Oui, à double titre. En hiver, elle limite les déperditions par renouvellement d'air, qui pèsent 10 à 15 % des pertes d'une maison ancienne. En été, couplée à une surventilation nocturne et éventuellement à un puits climatique, elle participe au rafraîchissement passif en exploitant l'amplitude thermique jour-nuit. La filtration de l'air entrant est aussi un atout dans les zones urbaines de Marseille, Aix-en-Provence ou Nice exposées à l'ozone estival et aux particules fines.

Quel entretien pour garder une VMC efficace ? +

Les bouches d'extraction et les entrées d'air se nettoient deux fois par an. Sur une double flux, les filtres se contrôlent tous les trois à six mois et se remplacent une à deux fois par an selon l'empoussièrement. Le caisson, l'échangeur et les conduits doivent être vérifiés périodiquement conformément au DTU 68.3. Un entretien négligé fait chuter le rendement et dégrade la qualité de l'air intérieur.

Pourquoi confier l'installation de sa ventilation à un maître d'œuvre ? +

La ventilation doit rester cohérente avec l'isolation et le chauffage : une enveloppe rendue étanche sans ventilation adaptée provoque condensation et moisissures. Le maître d'œuvre dimensionne le système, coordonne les corps d'état, consulte les entreprises, sécurise les aides et réceptionne l'installation. Progineer conçoit la ventilation dans une approche globale de rénovation énergétique en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Quel débit d'extraction ma VMC doit-elle assurer selon la loi ? +

L'article 3 de l'arrêté du 24 mars 1982 fixe les débits extraits par pièce de service selon le nombre de pièces principales : 75 m³/h en cuisine pour un logement d'une pièce, 90 pour deux pièces, 105 pour trois, 120 pour quatre, 135 à partir de cinq pièces ; 15 m³/h en salle de bains (30 m³/h dès trois pièces principales) et 15 m³/h au cabinet d'aisances (30 m³/h dès quatre pièces principales). L'article 4 autorise des débits réduits, avec un débit total minimal de 35 m³/h pour une pièce principale jusqu'à 135 m³/h pour sept pièces, la cuisine ne pouvant descendre sous 20 à 45 m³/h selon la taille du logement.

Combien de logements sont réellement équipés d'une VMC en Provence-Alpes-Côte d'Azur ? +

Sur les 1 218 934 diagnostics de performance énergétique de logements existants réalisés en région depuis juillet 2021 et publiés par l'ADEME, 1 153 087 renseignent le type de ventilation. Il en ressort que 43,3 % des logements diagnostiqués n'ont aucune ventilation mécanique : 22,5 % ventilent par simple ouverture des fenêtres, 13,4 % par conduit naturel, 6,5 % par entrées d'air hautes et basses et 0,9 % par conduit naturel à entrées d'air hygroréglables. À l'opposé, la VMC double flux ne représente que 0,5 % du parc diagnostiqué et le puits climatique 0,01 %. La marge de progression en rénovation est donc considérable.

Ma commune est-elle en zone à potentiel radon ? Quel lien avec la ventilation ? +

Le zonage radon est communal, fixé par l'arrêté du 27 juin 2018 pris en application de l'article R. 1333-29 du code de la santé publique, et se consulte commune par commune sur Géorisques. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, plusieurs communes du littoral varois et de l'Estérel sont classées en zone 3, à potentiel radon significatif : Toulon, La Seyne-sur-Mer, Hyères, Fréjus, Saint-Tropez et Cannes. Aix-en-Provence, Aubagne, Antibes et Digne-les-Bains sont en zone 2. Le niveau de référence réglementaire est de 300 Bq/m³ en moyenne annuelle. La ventilation est le premier levier de dilution du radon : renforcer l'étanchéité d'un logement en zone 3 sans traiter simultanément la ventilation et le soubassement peut faire monter la concentration intérieure.

Quel niveau de bruit une VMC ne doit-elle pas dépasser ? +

L'article 6 de l'arrêté du 30 juin 1999 relatif aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d'habitation fixe, pour une installation de ventilation mécanique en position de débit minimal, un niveau de pression acoustique normalisé LnAT ne dépassant pas 30 dB(A) dans les pièces principales et 35 dB(A) dans les cuisines. En rénovation, ces valeurs servent de cible de conception : elles s'obtiennent par la suspension antivibratile du caisson, des pièges à son sur les antennes, des manchettes souples et un dimensionnement des gaines limitant la vitesse d'air.

J'ai un chauffe-eau gaz raccordé à la VMC : que faut-il vérifier ? +

Une VMC-gaz (près de 11 000 logements diagnostiqués en région selon la base DPE de l'ADEME) n'est pas une VMC ordinaire : elle évacue par le même réseau l'air vicié et les produits de combustion. Le texte applicable est aujourd'hui l'arrêté du 23 février 2018, qui a remplacé au 1er janvier 2020 l'arrêté du 2 août 1977 et l'arrêté du 30 mai 1989, tous deux abrogés. Son article 14 impose que l'installation soit équipée d'un dispositif de sécurité collective contrôlant le bon fonctionnement de l'extraction et interrompant la combustion de tous les appareils raccordés en cas de défaut, la remise en marche restant impossible tant que le défaut persiste. Son article 26 impose en outre un entretien périodique : vérification annuelle du système de détection de défaut et contrôle complet du dispositif de sécurité collective tous les cinq ans. On ne remplace donc jamais un caisson VMC-gaz par un caisson standard, et toute intervention se conduit avec un professionnel du gaz.

La surventilation nocturne fonctionne-t-elle vraiment sous le climat de Provence ? +

Elle repose sur une condition mesurable : que la nuit soit sensiblement plus fraîche que le jour. Les normales Météo-France 1991-2020 de la station de Marignane donnent une amplitude moyenne entre maximale et minimale quotidiennes de 11,0 °C en juillet et de 9,6 °C sur l'année, pour 50,6 jours par an au-delà de 30 °C et 118,8 jours au-delà de 25 °C. Le gisement de fraîcheur nocturne est donc réel et la période où il sert est longue. Ce qui fait échouer la surventilation, ce n'est pas le climat mais la mise en œuvre : ouvertures non sécurisées, absence de pilotage automatique en cas d'absence, ou circuit d'air traversant inexistant entre deux façades opposées. Les valeurs diffèrent en s'éloignant du littoral et en altitude.

Pourquoi mes entrées d'air sifflent-elles et laissent-elles passer un courant d'air froid ? +

C'est très souvent un effet du vent, pas un défaut de la VMC. La station de Marignane relève 104,2 jours par an avec des rafales atteignant ou dépassant 58 km/h et 6,3 jours au-delà de 100 km/h sur les normales 1991-2020. Une entrée d'air fixe placée sur une façade exposée au nord-ouest voit alors son débit exploser sous l'effet de la pression du vent. La solution n'est jamais d'obturer la réglette (cela déplace la prise d'air vers un conduit de fumée, une cage d'escalier ou un vide sanitaire) mais de remplacer les entrées fixes par des modèles autoréglables, insensibles à la différence de pression, et de les repositionner autant que possible sur les façades abritées.

Faut-il ventiler davantage pendant les pics de pollution en Provence ? +

Le réflexe doit être nuancé. AtmoSud indique que 33 % des habitants de la région, soit environ 1,7 million de personnes, sont exposés à un ozone dépassant la valeur cible sanitaire de 120 µg/m³ en moyenne sur 8 heures ; le Var et les Alpes-de-Haute-Provence dépassent 50 % de leur population concernée. L'ozone étant un gaz, un filtre à particules, même HEPA, ne l'arrête pas : seule une filtration au charbon actif agit. En épisode d'ozone estival, il est donc préférable de maintenir le débit hygiénique et de reporter la surventilation en fin de nuit, quand les concentrations retombent.

Sources et références

Toutes les valeurs réglementaires et statistiques citées sur cette page proviennent des sources publiques ci-dessous, consultées le 25 août 2026. Les fourchettes de prix sont issues de notre étude de prix interne et sont données à titre indicatif.

Page mise à jour le . Progineer est une entreprise de maîtrise d'œuvre créée en 2024, dirigée par Marvin Bauwens, dont l'expérience dans le BTP a débuté en 2020.

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Diagnostic de ventilation existante, mesure des débits aux bouches et contrôle de conformité aux débits de l'arrêté du 24 mars 1982 (75 à 135 m³/h en cuisine selon la taille du logement), test d'infiltrométrie Q4Pa-surf, remplacement de caisson VMC vétuste, mécanisation de conduits shunt en copropriété, ventilation mécanique répartie quand le passage de gaines est impossible, traitement du radon en zone 3 sur le littoral varois et l'arc de l'Estérel, filtration des pollens de cyprès de janvier à avril et des particules fines sur les axes urbains. Sur 1 153 087 diagnostics de performance énergétique exploitables en région, 43,3 % des logements ne disposent d'aucune ventilation mécanique et 0,5 % seulement d'une VMC double flux : c'est ce parc que nous accompagnons, du diagnostic à la réception des travaux, à Marseille, Aix-en-Provence, Toulon, La Seyne-sur-Mer, Hyères, Fréjus, Saint-Tropez, Cannes, Antibes, Nice, Salon-de-Provence, Vitrolles, Marignane, Istres, Arles, La Ciotat, Aubagne, Avignon, Gap et Digne-les-Bains.

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