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Document Technique Unifié
NF DTU 68.3 (P 50-413), parties P1-1-1 et P1-1-4

NF DTU 68.3 - Installations de ventilation mécanique (règles générales et VMC double flux)

PÉRIMÈTRE RECTIFIÉ : le NF DTU 68.3 ne se limite pas à la double flux. Il s'intitule « Installations de ventilation mécanique » (indice de classement P 50-413) et se compose de plusieurs parties — P1-1-1 règles générales de calcul, dimensionnement et mise en œuvre (juin 2013), P1-1-2 VMC autoréglable simple flux (juin 2013 + A1 novembre 2017), P1-1-3 VMC gaz (juin 2013), P1-1-4 VMC autoréglable DOUBLE FLUX (avril 2017), P1-2 critères de choix des matériaux (avril 2017) et P2 clauses administratives (avril 2017). Il vise les bâtiments à usage d'habitation en ventilation générale et permanente par balayage. Cette fiche couvre les règles générales et la partie double flux : vitesses d'air limites (4 m/s en réseau individuel, 5 m/s en collectif vertical, 6 m/s en collectif horizontal), taux de fuite forfaitaire de 12 % du débit foisonné (5 % avec accessoires à joints de classe C), équilibrage Qsou ≥ Qext − Qf et Qext ≥ Qsou, isolation des conduits en R (≥ 0,6 et ≥ 1,2 m².K/W selon le flux et la position), distances de rejet et évacuation des condensats.

Domaine d'application

Travaux d'exécution des installations de ventilation mécanique dans les bâtiments à usage d'habitation : conception technique, dimensionnement, mise en œuvre et mise en service des installations de ventilation résidentielle par balayage, ainsi que le dossier technique. S'applique aux installations neuves dans les bâtiments neufs et existants, y compris lors de l'utilisation de tout ou partie d'un réseau aéraulique existant (conduits circulaires, de type shunt) ou d'un système existant d'évacuation des produits de combustion non utilisé en tant que tel. Coexistence admise avec tout appareil à circuit de combustion étanche, tout appareil à combustion installé dans un local spécifique, et tout appareil relevant de la réglementation gaz des bâtiments d'habitation. NE S'APPLIQUE PAS au recyclage d'air. La partie P1-1-4 vise la VMC double flux générale et permanente par balayage insufflant exclusivement de l'air neuf ; elle ne vise ni la ventilation double flux pièce par pièce, ni les fonctions complémentaires de chauffage ou de refroidissement associées.

Mis à jour le 28 août 2026
Applicable depuis le 22 juin 2013
VMC
ventilation mécanique
double flux
simple flux
échangeur
balayage
passage de transit
étanchéité des réseaux
débit de fuite
condensats
NF DTU 68.3
P 50-413
FD E 51-767
arrêté du 24 mars 1982
arrêté du 30 juin 1999

Règles principales

Domaine : ventilation mécanique en habitation, parties à viser conjointement

Obligatoire

Clauses types de mise en œuvre pour les travaux d'exécution des installations de ventilation : conception technique, dimensionnement, mise en œuvre, mise en service et dossier technique des installations de ventilation résidentielle PAR BALAYAGE, dans les bâtiments à usage d'habitation.

S'applique aux installations neuves dans les bâtiments neufs et existants, y compris avec réemploi de tout ou partie d'un réseau aéraulique existant (conduits circulaires, shunt) ou d'un système existant d'évacuation des produits de combustion non utilisé en tant que tel. Coexistence admise avec tout appareil à circuit de combustion étanche, tout appareil à combustion en local spécifique et tout appareil relevant de la réglementation gaz des bâtiments d'habitation.

NE S'APPLIQUE PAS au recyclage d'air. LE DOCUMENT NE S'APPLIQUE QUE CONJOINTEMENT aux parties spécifiques au système de ventilation concerné : P1-1-1 (règles générales), P1-1-2 (simple flux autoréglable), P1-1-3 (VMC gaz), P1-1-4 (double flux autoréglable), P1-2 (matériaux), P2 (clauses administratives).

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 1, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 1, NF DTU 68.3 P1-2

Débits et acoustique : le DTU renvoie à la réglementation

Obligatoire

3 ne fixe NI les débits de ventilation, NI les niveaux sonores. Les débits d'extraction minimaux sont fixés par l'ARRÊTÉ DU 24 MARS 1982 MODIFIÉ.

Le niveau de pression acoustique normalisé LnAT du bruit engendré en position de débit minimal d'un équipement individuel ou collectif est fixé par l'ARRÊTÉ DU 30 JUIN 1999 : il ne doit pas dépasser 30 dB(A) dans les pièces principales et 35 dB(A) dans la cuisine de chaque logement ; il est conseillé de viser 25 dB(A) dans les chambres.

La puissance acoustique d'une bouche installée au centre d'une pièce se calcule par Lw = LnAT − 11 + 10 log(V), V étant le volume du local en m³.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.1.1, NOTE 1, Arrêté du 24 mars 1982 modifié, Arrêté du 30 juin 1999

Conception aéraulique : dimensionnement portes fermées et infiltrations

Obligatoire

Les débits résultent de l'équilibre entre forces motrices (tirage thermique, vent, ventilateur) et forces résistantes (pertes de charge), en prenant en compte les défauts d'étanchéité du réseau ET du bâti : c'est le point de fonctionnement en débit et pression. Le dimensionnement dans un même logement est mené pour une dépression ΔP permettant le bon fonctionnement PORTES FERMÉES.

Le déséquilibre éventuel entre débits entrants et sortants doit pouvoir être compensé par les infiltrations tant que la pression ou dépression reste compatible avec le dimensionnement du système.

Valeurs minimales de débits d'air par les défauts d'étanchéité du logement données sous 1 Pa, avec conversion Qf(y Pa) = Qf(1 Pa) × y^n, valeur par défaut n = 0,67 (préférer l'exposant n réel s'il est fourni) ; valeurs plus élevées admises sur justifications particulières, notamment en réhabilitation.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 5.1.1, NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 5.1.2, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.1.1, NF EN 15242

Vitesses d'air limites et transmissions solidiennes

Obligatoire

Sauf si une étude acoustique valide d'autres critères de conception, la vitesse moyenne de l'air ne doit pas excéder : 4 m/s dans la partie individuelle du réseau (logement) ; 5 m/s dans la partie verticale du conduit collectif ; 6 m/s dans la partie horizontale du conduit collectif. Ces limitations correspondent aux seules exigences acoustiques et ne tiennent pas lieu de règles de dimensionnement pour l'obtention des débits.

En double flux, la vitesse ne doit pas excéder 5 m/s dans une partie de réseau individuel véhiculant le débit de plusieurs terminaux ; en collectif : 6 m/s dans le réseau horizontal de collecte, le rejet collectif ou la prise d'air collective, 5 m/s dans la partie verticale du conduit collectif, avec 1 Pa/m de pertes de charge linéiques maximum.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 5.2, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.1.1, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.1.1.1

Amenées d'air et passages de transit

Obligatoire

Amenées d'air installées de façon à éviter les courants d'air gênants, notamment en hiver pour les entrées d'air en façade — prescription réputée satisfaite pour les amenées d'air en partie haute avec jet d'air dirigé vers le haut. Si le percement d'un orifice dans l'enveloppe (hors menuiseries) est nécessaire, sa section doit être en tous points égale ou supérieure au gabarit de pose ou aux prescriptions de montage du fabricant.

Passages de transit assurés au droit des portes intérieures par grille de transit, blocs-portes présentant de construction des passages d'air périphériques, ou rehaussement des huisseries ménageant un passage d'air en partie basse de l'ouvrant ; la hauteur du passage en partie inférieure se calcule par rapport au SOL FINI. La modification des menuiseries de portes sur chantier est à éviter ; en rénovation, une retaille sur chantier est admise.

En double flux : différence de pression de part et d'autre de chaque porte fermée INFÉRIEURE À 5 Pa ; détalonnage de 1 cm (porte de 83 cm minimum) ou grille de 25 à 85 cm² pour 15 à 60 m³/h ; détalonnage de 2 cm ou grille de 110 à 190 cm² pour 75 à 135 m³/h ; sinon S = Q × √(10/ΔP), S en cm² et Q en m³/h.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.1, NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.2, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.1.4, NF DTU 68.3 P1-1-4, tableau 4

Bouches d'extraction : emplacement, fixation et interdits

Obligatoire

Mise en œuvre conforme à la NF C 15-100 (liaisons équipotentielles, volumes de sécurité) ; conduit principal et dérivation ou piquage reliés à la liaison équipotentielle de la pièce d'eau s'ils sont métalliques.

Dispositifs disposés dans les pièces de service, en partie haute d'une paroi verticale ou, dans certains cas, au plafond, à une hauteur d'AU MOINS 1,80 m au-dessus du sol et séparés des angles de la paroi par un espacement d'AU MOINS 20 cm (afin de faciliter la mesure du débit extrait lors des contrôles). Dispositifs accessibles et conçus pour permettre nettoyage et entretien.

Extraction en cuisine par hotte statique : point bas de la surface de captation à au moins 1,80 m au-dessus du sol. Solidité de fixation adaptée aux sollicitations mécaniques, supports conformes à la NF EN 12236.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.3, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.1.11.1, NF C 15-100, NF EN 12236

Étanchéité à l'air des réseaux et taux de fuite de calcul

Obligatoire

Les assemblages doivent permettre d'atteindre DURABLEMENT la classe d'étanchéité visée ; la détermination de la classe passe par des mesures suivant le FD E 51-767. Emboîtements complets (bords de conduits en contact avec les bords d'arrêt) et maintenus par une liaison mécanique (rivets, encoches). Préférer les accessoires intégrant des dispositifs d'étanchéité ; bandes rétractables, adhésives et joints mastic rapportés utilisables seulement si l'espace disponible autour du conduit le permet.

Jonction dispositif d'extraction / conduit étanche à l'air ; en présence d'un conduit de liaison, jonction avec la paroi support étanche, manchette de raccordement scellée recommandée ou système équivalent maintenant l'amovibilité ; sans conduit de liaison, jonction dispositif / paroi support étanche, cadre de fixation possible.

CALCUL : défauts d'étanchéité considérés au droit de chaque bouche à hauteur de 12 % DU DÉBIT FOISONNÉ Qdf, valeur ramenée à 5 % en cas d'utilisation SUR LA TOTALITÉ DU RÉSEAU d'accessoires à joints DE CLASSE C AU MINIMUM avec respect de l'Annexe C de la P1-1-1. Taux de fuite identique à l'insufflation et à l'extraction.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.4.1, NF DTU 68.3 P1-1-1, Annexe C (normative), NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.1.5, FD E 51-767

Rejet d'air extrait et prise d'air neuf : interdits et distances

Obligatoire

L'air extrait doit être rejeté à l'extérieur de l'immeuble de façon à éviter la reprise d'air vicié par les ouvrants, les entrées d'air et les prises d'air neuf. L'amenée d'air doit déboucher directement sur l'extérieur, à l'exception des espaces tampons (loggias, doubles fenêtres, vérandas) sous réserve qu'ils ne soient pas le lieu d'une pollution spécifique (poussière, humidité, monoxyde de carbone).

LE REJET D'AIR EXTRAIT ET LA PRISE D'AIR NEUF NE SONT ADMIS NI DANS LES COMBLES, NI DANS LES GARAGES, NI DANS LES VIDES SANITAIRES. Distances minimales du rejet : 0,40 m de toute baie ouvrante et 0,60 m de toute entrée d'air de ventilation, mesurées de l'axe de l'orifice d'évacuation au point le plus proche.

En cas de rejet horizontal, distances minimales à respecter avec les obstacles en toiture distants de moins de 8 m (souches de cheminées, machinerie d'ascenseurs, murs mitoyens) selon la figure 7.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.5.1, NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.5.2, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.1.2, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 7.5.5, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 7.6.2.2

Équilibrage double flux : Qsou ≥ Qext − Qf et Qext ≥ Qsou

Obligatoire

Afin d'atteindre les débits d'extraction en tenant compte des éventuelles fuites du bâtiment, les débits de soufflage doivent être dimensionnés pour respecter par logement, y compris au débit maximal : Qsou ≥ Qext − Qf.

Afin d'assurer le balayage du logement et d'éviter sa mise en surpression, les débits de soufflage doivent également respecter par logement, y compris au débit maximal, l'équilibre avec les débits d'extraction et, dans tous les cas : Qext ≥ Qsou. Qf, débit de fuite de l'enveloppe du bâtiment sous 4 Pa, peut être pris forfaitairement à 15 % du débit extrait.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.1.1

Bouches de soufflage : positions et débit minimal par pièce

Obligatoire

Les bouches de soufflage sont NON OBTURABLES et disposées de façon à éviter les courants d'air gênants ; elles sont accessibles.

Positions : sur un mur vertical, axe entre 20 cm et 30 cm du plafond et des parois ; au plafond, axe entre 20 cm et 30 cm du plafond et des parois ; sous un rampant, axe entre 20 cm et 30 cm de tout angle de paroi, à 90 cm du sol au minimum, bouche ORIENTABLE ; au sol, axe entre 20 cm et 30 cm de tout angle de paroi.

Elles doivent être disposées de façon qu'aucun élément de la construction (passage de poutres, recoins, placards) ne diminue de façon sensible le débit insufflé. CHAQUE PIÈCE PRINCIPALE doit être équipée au moins d'une amenée d'air, LA SOMME DES DÉBITS DE CES AMENÉES D'AIR DEVANT ÊTRE SUPÉRIEURE OU ÉGALE À 18 m³/h PAR PIÈCE PRINCIPALE.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.1.3, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 7.1

Unité de ventilation : implantation, accessibilité et filtres

Obligatoire

Emplacement du caisson d'extraction et de soufflage déterminé pour limiter les nuisances sonores (privilégier une pièce de service). Dimensionnement fait pour chaque caisson avec l'ensemble des composants associés (bouches, passages de transit, réseau, rejets) et TENANT COMPTE DES PERTES DE CHARGE DES FILTRES ET DE LEUR ÉVOLUTION DANS LE TEMPS liée à leur encrassement. Support apte à supporter la charge de l'unité.

En collectif : point de fonctionnement des caissons réglable sur site ; courroie de secours fournie avec chaque unité lorsque l'entraînement de la roue se fait par courroie ; toute singularité (coude, rétrécissement de section, té-souche) située à PLUS DE 3 DIAMÈTRES de l'unité.

Unité installée dans un espace accessible, équipé d'un cheminement, éclairé et sans risque pour la sécurité des intervenants ; place suffisante autour pour la maintenance ou le remplacement ; filtres accessibles ; échangeur positionné pour être accessible. Installation en combles sous toiture inclinée admise seulement si des dispositions d'accessibilité sont prises dans les DPM.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.1.9, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.2, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 7.6.1

Isolation des conduits : exigences exprimées en résistance thermique

Obligatoire

K/W ; DANS le volume chauffé, extraction et soufflage R = 0. K.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.1.10.3, NF DTU 68.3 P1-1-4, tableau 5

Tracé des réseaux et longueurs maximales en individuel

Obligatoire

Le tracé des réseaux d'extraction et de soufflage doit limiter les singularités (coudes, points bas, passage de poutres) ; toute réduction de la section de passage des conduits flexibles dans un même plan doit être limitée. En faux plafond, toutes les distributions doivent être rassemblées au même endroit pour limiter les zones abaissées. Ventilateurs, tés-souches, purges éventuelles d'eau et organes de réglage accessibles depuis les parties communes de l'immeuble.

Raccordement à un même étage et sur un même conduit vertical de deux conduits de liaison desservant des logements différents admis sous réserve des exigences limitant les transmissions phoniques ; distance verticale supérieure à 1,20 m recommandée entre raccordements.

En logement individuel : éviter les coudes et, à défaut, ne réaliser que des coudes de grand rayon (PAS DE COUDES À 90°) ; ne pas écraser ou étrangler le conduit ; éviter les longueurs superflues afin d'obtenir un conduit bien tendu et rectiligne, ce qui évite les points bas d'accumulation de condensation ; CHAQUE PIQUAGE DU GROUPE D'EXTRACTION PEUT ÊTRE CONNECTÉ À UN CONDUIT DE 6 m DE LONGUEUR MAXIMALE ET AVEC TROIS COUDES DE 90° AU MAXIMUM, à défaut installer un deuxième groupe d'extraction ou réaliser un réseau en conduits rigides.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.1.10, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.1.11, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 7.6.2.1

Échangeur : perte de charge, bypass et dégivrage hivernal

Obligatoire

La perte de charge de l'échangeur, individuel ou collectif, doit être prise en compte lors du dimensionnement ; elle peut différer lorsque le flux est bypassé.

Le bypass est le dispositif permettant la déviation complète ou partielle du flux (sur air neuf ou sur air extrait) afin qu'il ne traverse plus l'échangeur ; un échangeur ROTATIF n'en possède pas, la fonction étant assurée par l'arrêt de la rotation de la roue. DANS LE CAS D'ÉCHANGEUR À PLAQUES, LE DÉGIVRAGE DE L'ÉCHANGEUR DOIT ÊTRE TRAITÉ EN PÉRIODE HIVERNALE.

L'échangeur doit être positionné de manière à être accessible pour la maintenance.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.1.8, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.1.11.2, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 3.1, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.2.2

Évacuation des condensats : siphon, raccordement et pente

Obligatoire

L'évacuation des condensats doit être raccordée aux EAUX PLUVIALES OU AUX EAUX USÉES, VIA UN SIPHON. Cette évacuation doit être ISOLÉE hors du volume chauffé. Les échangeurs ROTATIFS ne sont pas visés par cette prescription.

Dans le cas d'un échangeur indépendant, une inclinaison doit être mise en place selon la conception de l'échangeur ; UNE PENTE DE 1 % MINIMUM EST RECOMMANDÉE pour un bon écoulement sur le tuyau d'évacuation des condensats.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 7.5.6, NF DTU 68.3 P1-1-4, Annexe A, A.3.6

Essais, vérifications et mesures fonctionnelles

Obligatoire

Pour tout type d'installation terminée : CONTRÔLE DE BON ACHÈVEMENT (dossier technique conforme, instructions de fonctionnement et de maintenance précisant les choses à ne pas faire et les obligations d'entretien périodique, contrôle visuel de la conformité aux spécifications, de l'aptitude à fonctionner et à être maintenu en sécurité, du bon état, de l'emplacement, de la fixation et de la propreté des éléments, et de l'accessibilité du système et des commandes) ; CONTRÔLES FONCTIONNELS après ajustages, équilibrages et réglages, portant sur les dispositifs centraux, ventilateurs, filtres, clapets coupe-feu, bouches, dispositifs de régulation et de commande et extracteurs, et sur les sécurités d'asservissement en présence d'appareils à gaz raccordés ; MESURES FONCTIONNELLES toutes portes extérieures et fenêtres fermées, portant sur le débit d'air (pression de fonctionnement de la bouche), le sens du débit et, pour certains dispositifs, la régulation et la durée de fonctionnement.

En double flux collectif : mesure de la dépression à l'amont immédiat de l'unité et de la pression à l'aval immédiat du ventilateur de soufflage, si possible à au moins SIX DIAMÈTRES de l'unité ou de tout accident de parcours ; le rajout d'organes de réglage non spécifiés lors des études pour ramener la pression à la valeur voulue N'EST PAS ADMIS.

Mesures aux bouches sur les logements les plus défavorisés et les plus favorisés, à grand puis à petit débit ; tolérance de mesure en soufflage communément prise à 20 %, TOLÉRANCE TOTALE MESURE + RÉGLAGE NE DEVANT PAS DÉPASSER 30 % ; à petit débit, écart de MOINS DE 5 Pa par rapport à la dépression spécifiée au dimensionnement. En installation individuelle, mesure sur l'ENSEMBLE des bouches.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 7, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 8

Alarme d'arrêt d'extracteur et trappes de visite en collectif

Obligatoire

Les installations COLLECTIVES de ventilation doivent être équipées d'un système d'alarme fonctionnant AUTOMATIQUEMENT en cas d'arrêt de l'extracteur. Lorsque l'évacuation de l'air est effectuée par plusieurs extracteurs distincts dans un même logement fonctionnant simultanément, un seul système d'alarme convient pour l'ensemble.

L'alarme doit être soit télétransmise dans un local de fonction, soit visible et lumineuse et disposée dans chaque hall d'entrée, soit sonore et disposée en partie haute de chaque cage d'escalier, dans chaque hall d'entrée, ou en façade extérieure — cette dernière localisation n'étant admise qu'en l'absence de cage d'escalier intérieure, la puissance du signal sonore devant être adaptée à l'environnement.

L'alarme a pour objet de déclencher l'intervention des services de maintenance.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.4.3, NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.4.2, NF EN 12097

Mise en service, mise en main et maintenance annuelle

Obligatoire

L'entrepreneur doit remettre au maître d'ouvrage le dossier technique de l'installation. La mise en service définitive doit être accompagnée de la MISE EN MAIN aux utilisateurs et aux techniciens d'exploitation ou de maintenance, commençant par une description technique et une explication du fonctionnement, insistant sur les objectifs de la ventilation (qualité de l'air intérieur, conservation du bâti) et son caractère permanent.

Consignes d'utilisation à fournir : ne pas obstruer les bouches de soufflage ni les bouches d'extraction ; veiller à ce que les passages de transit restent dégagés (absence de revêtements de sol rapportés) ; NE JAMAIS ARRÊTER LA VENTILATION ; nettoyer régulièrement les bouches ; faire assurer la maintenance périodiquement ; CHANGER LES FILTRES AU MINIMUM UNE FOIS PAR AN, À L'IDENTIQUE, les filtres de remplacement devant être de performance équivalente en pertes de charge et en efficacité de filtration.

Entretien utilisateur : bouches d'amenée d'air nettoyées au minimum une fois par an, bouches d'extraction de cuisine nettoyées une fois par an avec un produit dégraissant et bouches sanitaires une fois par an.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 8, NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 9, NF DTU 68.3 P1-1-4, Annexe A

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Vitesse d'air — partie individuelle du réseau (logement) ≤ 4 m/s Sauf étude acoustique validant d'autres critères (P1-1-1, art. 5.2)
Vitesse d'air — partie verticale du conduit collectif ≤ 5 m/s Exigence acoustique, non règle de dimensionnement de débit
Vitesse d'air — partie horizontale du conduit collectif ≤ 6 m/s Évite nuisances sonores et pression excessive au ventilateur
Pertes de charge linéiques en collectif (double flux) ≤ 1 Pa/m NF DTU 68.3 P1-1-4, art. 5.1.1.1
Taux de fuite de calcul du réseau 12 % du débit foisonné Qdf par bouche Ramené à 5 % avec accessoires à joints de classe C minimum sur la totalité du réseau
Débit de fuite forfaitaire de l'enveloppe (double flux) 15 % du débit extrait En remplacement du calcul du 5.1.2 de la P1-1-1
Seuil de réutilisation d'un conduit existant ≤ 12 % du débit nominal réduit Mesure selon FD E 51-767 ; au-delà, réutilisation en l'état proscrite
Différence de pression aux passages de transit (double flux) < 5 Pa Porte en position fermée
Tolérance de mesure de débit en soufflage 20 % (valeur communément prise) Tolérance totale mesure + réglage ≤ 30 %
Écart de dépression à petit débit à la bouche la plus favorisée < 5 Pa par rapport à la valeur spécifiée au dimensionnement Vérification de mise en service (P1-1-4, art. 8.4.2.1)
Niveau de pression acoustique normalisé LnAT ≤ 30 dB(A) en pièces principales, ≤ 35 dB(A) en cuisine Arrêté du 30 juin 1999 ; 25 dB(A) conseillés en chambres
Pente d'évacuation des condensats ≥ 1 % (recommandée) Échangeur indépendant ; raccordement EP ou EU via siphon
Efficacité d'échangeur, classe de filtre, consommation, température de soufflage Non fixées par le NF DTU 68.3 Relèvent de la réglementation applicable ou du programme

Dimensions réglementaires

Hauteur minimale d'une bouche d'extraction

Dimension : ≥ 1,80 m au-dessus du sol
Minimum : 1,80 m

Idem pour le point bas de la captation d'une hotte statique

Distance d'une bouche d'extraction aux angles de paroi

Dimension : ≥ 20 cm
Minimum : 20 cm

Pour faciliter la mesure du débit extrait lors des contrôles

Position de l'axe des bouches de soufflage (double flux)

Dimension : Entre 20 cm et 30 cm du plafond et des parois
Minimum : 20 cm

Sous rampant : ≥ 90 cm du sol et bouche orientable

Débit soufflé minimal par pièce principale

Dimension : ≥ 18 m³/h
Minimum : 18 m³/h

Somme des débits des amenées d'air de la pièce

Distance minimale du rejet à une baie ouvrante

Dimension : ≥ 0,40 m
Minimum : 0,40 m

De l'axe de l'orifice au point le plus proche de la partie ouvrante

Distance minimale du rejet à une entrée d'air de ventilation

Dimension : ≥ 0,60 m
Minimum : 0,60 m

De l'axe de l'orifice à l'orifice d'entrée d'air

Distance minimale du rejet aux prises d'air neuf (double flux)

Dimension : ≥ 0,60 m (individuelles) / ≥ 4 m (collectives)
Minimum : 0,60 m

En tenant compte des vents dominants et des hauteurs de bâtiments

Isolation des conduits hors volume chauffé — extraction et soufflage

Dimension : R ≥ 1,2 m².K/W (≈ 50 mm à λ = 0,04 W/m.K)
Minimum : R = 1,2 m².K/W

Tableau 5 de la P1-1-4

Isolation des conduits — air neuf et air rejeté

Dimension : R ≥ 0,6 m².K/W (≈ 25 mm à λ = 0,04 W/m.K)
Minimum : R = 0,6 m².K/W

Dans et hors volume chauffé ; extraction et soufflage dans le volume chauffé : R = 0

Longueur maximale d'un conduit par piquage (individuel)

Dimension : 6 m avec trois coudes de 90° au maximum
Minimum : -

À défaut : deuxième groupe d'extraction ou réseau en conduits rigides

Distance des singularités à l'unité de ventilation (collectif)

Dimension : > 3 diamètres
Minimum : -

Coude, rétrécissement de section, té-souche

Distance de mesure de pression à l'unité de ventilation

Dimension : ≥ 6 diamètres si possible
Minimum : -

De chaque unité de ventilation ou de tout accident de parcours

Distance verticale recommandée entre raccordements de logements différents

Dimension : > 1,20 m
Minimum : -

Pour limiter l'interphonie sur un même conduit vertical

Section des passages de transit (double flux)

Dimension : S = Q × √(10/ΔP), en cm² pour Q en m³/h
Minimum : -

Ou tableau 4 : 25 cm² à 190 cm² selon le débit

Comprendre NF DTU 68.3 (P 50-413), parties P1-1-1 et P1-1-4

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 68.3 (P 50-413), parties P1-1-1 et P1-1-4, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 68.3 (P 50-413), parties P1-1-1 et P1-1-4 couvre : Travaux d'exécution des installations de ventilation mécanique dans les bâtiments à usage d'habitation : conception technique, dimensionnement, mise en œuvre et mise en service des installations de ventilation résidentielle par balayage, ainsi que le dossier technique. S'applique aux installations neuves dans les bâtiments neufs et existants, y compris lors de l'utilisation de tout ou partie d'un réseau aéraulique existant (conduits circulaires, de type shunt) ou d'un système existant d'évacuation des produits de combustion non utilisé en tant que tel. Coexistence admise avec tout appareil à circuit de combustion étanche, tout appareil à combustion installé dans un local spécifique, et tout appareil relevant de la réglementation gaz des bâtiments d'habitation. NE S'APPLIQUE PAS au recyclage d'air. La partie P1-1-4 vise la VMC double flux générale et permanente par balayage insufflant exclusivement de l'air neuf ; elle ne vise ni la ventilation double flux pièce par pièce, ni les fonctions complémentaires de chauffage ou de refroidissement associées.. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 68.3 (P 50-413), parties P1-1-1 et P1-1-4

Le NF DTU 68.3 « Installations de ventilation mécanique » est le document technique unifié de référence pour la ventilation des logements. Une précision de périmètre s'impose d'entrée, car elle conditionne toute la lecture : ce n'est pas un DTU « double flux ». C'est un document à plusieurs parties, dont une seule traite spécifiquement de la double flux. La partie 1-1-1, homologuée le 22 juin 2013 sous l'indice P 50-413-1-1-1, énonce les règles générales de calcul, de dimensionnement et de mise en œuvre. La partie 1-1-2 (juin 2013, amendement A1 de novembre 2017) traite la VMC autoréglable simple flux. La partie 1-1-3 (juin 2013) traite la VMC gaz. La partie 1-1-4, du 29 avril 2017, traite la VMC autoréglable DOUBLE FLUX. S'y ajoutent la partie 1-2 (avril 2017), critères généraux de choix des matériaux, et la partie 2 (avril 2017), cahier des clauses administratives spéciales types.

Une clause structurante figure à l'article 1 de la partie 1-1-1 : le document ne s'applique que CONJOINTEMENT aux parties spécifiques de la norme, qui contiennent les éléments complémentaires liés au système de ventilation concerné. Autrement dit, on ne vise jamais « le NF DTU 68.3 » seul dans un CCTP : on vise la partie 1-1-1 plus la partie 1-1-x correspondant au système retenu, plus la partie 1-2. À l'inverse, la partie 1-1-4 précise elle aussi qu'elle ne s'applique que conjointement à la partie 1-1-1.

Le NF DTU 68.3 de juin 2013 a remplacé la norme expérimentale XP P 50-410 (DTU 68.1) de juillet 1995 et les normes homologuées NF P 50-411-1 et NF P 50-411-2 (DTU 68.2) de mai 1993. Citer encore le DTU 68.1 ou le DTU 68.2 dans une pièce écrite est donc une référence périmée — même si ces documents restent utiles à la compréhension des installations anciennes.

Enfin, un point de méthode qui évite beaucoup d'erreurs de prescription : le NF DTU 68.3 ne fixe PAS les débits de ventilation. La note 1 de la partie 1-1-4 renvoie explicitement à l'arrêté du 24 mars 1982 modifié pour les débits d'extraction minimaux, et la note 1 relative à l'acoustique renvoie à l'arrêté du 30 juin 1999 pour le niveau de pression acoustique normalisé LnAT. Le DTU dimensionne, met en œuvre et vérifie ; la réglementation fixe les débits et les niveaux sonores à atteindre.

Comprendre en détail NF DTU 68.3 (P 50-413), parties P1-1-1 et P1-1-4

Conception aéraulique : point de fonctionnement, infiltrations et foisonnement

L'article 5.1.1 de la partie 1-1-1 pose le cadre physique : les débits de ventilation résultent à la fois de forces motrices et de forces résistantes, en prenant en compte les installations de ventilation mais aussi les défauts d'étanchéité du réseau ET du bâti. L'équilibre entre ces deux forces opposées s'appelle le point de fonctionnement en débit et pression de l'installation. Les forces motrices peuvent être le tirage thermique et le vent, la mise en mouvement de l'air par un ventilateur ou tout autre dispositif assistant le tirage ; les forces résistantes sont caractérisées par leur perte de charge.

Le calcul du dimensionnement dans un même logement est mené pour une dépression ΔP permettant le bon fonctionnement de l'installation PORTES FERMÉES. En considérant le logement, l'éventuel déséquilibre entre les débits entrants aux amenées d'air et les débits sortants aux bouches d'extraction doit pouvoir être compensé par les infiltrations, tant que la valeur absolue de cette pression ou dépression dans le logement reste compatible avec le dimensionnement du système concerné.

Les infiltrations ne sont pas ignorées : elles sont modélisées. Le document fournit des valeurs minimales de débits d'air par les défauts d'étanchéité du logement sous 1 Pa, basées sur des mesures de perméabilité à l'air effectuées en immeubles collectifs et maisons individuelles, et correspondant aux valeurs minimales susceptibles d'être rencontrées en construction courante. Une note rappelle qu'en réhabilitation, la perméabilité peut être plus importante et que l'on peut alors, sur justifications particulières, retenir des valeurs plus élevées. La conversion vers une dépression de y Pa se fait par Qf(y Pa) = Qf(1 Pa) × y^n, une valeur par défaut de n à 0,67 pouvant être utilisée, mais il est préférable de prendre en compte l'exposant n s'il est fourni.

En double flux, la partie 1-1-4 simplifie ce calcul : en remplacement du calcul de l'article 5.1.2 de la partie 1-1-1, le débit de fuite du bâtiment Qf peut être pris FORFAITAIREMENT À 15 % DU DÉBIT EXTRAIT.

Conception acoustique : les vitesses d'air limites et les niveaux réglementaires

L'article 5.2 de la partie 1-1-1 énonce que les objectifs souhaités en termes de niveaux sonores doivent être a minima conformes à la réglementation en vigueur, et il liste ce qu'il convient de considérer : le bruit propre des ventilateurs vis-à-vis du voisinage selon leur positionnement ; le bruit propre du ventilateur vis-à-vis du réseau, pouvant nécessiter l'emploi de dispositifs atténuateurs (silencieux, pièges à sons), notamment dans les locaux calmes ; le bruit créé par la circulation de l'air dans les conduits ; le risque de transmissions solidiennes ; et l'isolement entre logements.

Les vitesses d'air limites sont la donnée la plus opérationnelle. Sauf si une étude acoustique valide d'autres critères de conception, la vitesse moyenne de l'air ne doit pas excéder 4 m/s dans la partie individuelle du réseau (logement), 5 m/s dans la partie verticale du conduit collectif, et 6 m/s dans la partie horizontale du conduit collectif pour éviter des nuisances sonores et trop de pression au ventilateur. Une note rappelle que ces limitations correspondent aux seules exigences acoustiques et ne peuvent pas tenir lieu de règles de dimensionnement en vue de l'obtention des débits extraits.

La partie 1-1-4 ajoute une précision utile en double flux : dans le cas où une partie du réseau individuel véhicule le débit de plusieurs terminaux, la vitesse de l'air dans cette partie du réseau ne doit pas excéder 5 m/s. En habitat collectif, les limites de la même partie sont de 6 m/s dans le réseau horizontal de collecte, le rejet collectif ou la prise d'air collective, et 5 m/s dans la partie verticale du conduit collectif, avec une contrainte supplémentaire de 1 Pa/m de pertes de charge linéiques maximum.

La désolidarisation mécanique de l'extracteur — plots, manchettes souples — est OBLIGATOIRE au titre de la lutte contre les transmissions solidiennes, et il est de plus recommandé de positionner les ventilateurs au-dessus de zones communes collectives. Côté valeurs réglementaires, la note 1 de la partie 1-1-4 rappelle que l'arrêté du 30 juin 1999 fixe le niveau de pression acoustique normalisé LnAT du bruit engendré en position de débit minimal d'un équipement individuel ou collectif du bâtiment : il ne doit pas dépasser 30 dB(A) dans les pièces principales et 35 dB(A) dans la cuisine de chaque logement. La note 2 conseille de viser 25 dB(A) dans les chambres, un des moyens d'y arriver étant de traiter les basses fréquences par un silencieux proche de l'unité de ventilation.

Amenées d'air, passages de transit et bouches d'extraction

Les amenées d'air doivent être installées de façon à éviter les courants d'air gênants, notamment en hiver pour les entrées d'air en façade ; la prescription est réputée satisfaite pour les amenées d'air installées en partie haute avec jet d'air dirigé vers le haut. Si la mise en œuvre requiert le percement d'un orifice dans l'enveloppe hors menuiseries, sa section doit être en tous points égale ou supérieure au gabarit de pose ou aux prescriptions de montage du fabricant.

Les passages de transit permettant la circulation de l'air d'une pièce à l'autre doivent être assurés au droit des portes intérieures par l'une des trois solutions suivantes : utilisation d'une grille de transit ; utilisation de blocs-portes présentant, de construction, des passages d'air sur leur périphérie ; ou rehaussement des huisseries de porte de manière à ménager un passage d'air en partie basse de l'ouvrant. La hauteur à prendre en compte pour un passage d'air en partie inférieure doit être calculée par rapport au SOL FINI. Une note précise que la modification des menuiseries de portes sur chantier est à éviter, mais qu'en rénovation une retaille sur chantier pour satisfaire aux prescriptions du système est admise.

En double flux, les passages de transit doivent être dimensionnés de façon à ce que la différence de pression de part et d'autre de chaque porte en position fermée soit INFÉRIEURE À 5 Pa. Le tableau 4 donne des exemples courants : pour un débit de 15 m³/h, détalonnage de 1 cm sur une porte de 83 cm minimum ou grille de transfert de 25 cm² ; 22 m³/h → 1 cm ou 35 cm² ; 30 m³/h → 1 cm ou 45 cm² ; 45 m³/h → 1 cm ou 65 cm² ; 60 m³/h → 1 cm ou 85 cm² ; 75 m³/h → 2 cm ou 110 cm² ; 90 m³/h → 2 cm ou 130 cm² ; 105 m³/h → 2 cm ou 150 cm² ; 120 m³/h → 2 cm ou 170 cm² ; 135 m³/h → 2 cm ou 190 cm². Pour tous les autres cas, la section se calcule par S = Q × √(10/ΔP), S en cm² et Q en m³/h. Le passage d'air doit être réalisé en partie supérieure ou inférieure de la porte sans changement de la direction de l'écoulement.

Les dispositifs d'extraction doivent être disposés dans les pièces de service, en partie haute d'une paroi verticale ou, dans certains cas, au plafond, à une hauteur d'AU MOINS 1,80 m au-dessus du sol, et séparés des angles de la paroi par un espacement d'AU MOINS 20 cm — une note précisant que cette prescription a pour objet de faciliter la mesure du débit extrait lors des opérations de contrôle. Ils doivent être accessibles et conçus pour permettre leur nettoyage et leur entretien. Lorsque l'extraction en cuisine s'effectue par une bouche intégrée à une hotte statique, le point bas de la surface de captation doit être placé à une hauteur d'au moins 1,80 m au-dessus du sol. Enfin, le raccordement de dispositifs mécaniques individuels — hotte, sèche-linge, extracteurs ponctuels motorisés — au conduit d'extraction collectif, à tirage naturel ou mécanique, est PROSCRIT ; la partie 1-1-4 précise de son côté que l'utilisation de hottes motorisées est proscrite.

Étanchéité à l'air des réseaux : le taux de fuite est une donnée de calcul

L'article 6.4.1 de la partie 1-1-1 impose que les assemblages entre éléments de réseau permettent d'atteindre DURABLEMENT la classe d'étanchéité à l'air visée, la détermination de cette classe passant par des mesures suivant le fascicule documentaire FD E 51-767. Les emboîtements doivent être complets — bords de conduits en contact avec les bords d'arrêt — et maintenus par une liaison mécanique : rivets, encoches. Il est préférable de privilégier l'utilisation d'accessoires intégrant des dispositifs d'étanchéité ; les bandes rétractables et adhésives et les joints mastic rapportés ne peuvent être utilisés que si l'espace disponible autour du conduit permet leur mise en œuvre dans des conditions normales.

Dans tous les cas, la jonction entre le dispositif d'extraction et le conduit doit être étanche à l'air. En présence d'un conduit de liaison, la jonction entre celui-ci et la paroi support doit l'être également ; il est recommandé d'utiliser une manchette de raccordement scellée afin d'assurer l'étanchéité entre le logement et la paroi support, tout autre système équivalent maintenant l'amovibilité du dispositif d'extraction étant admis. En l'absence de conduit de liaison, la jonction entre le dispositif d'extraction et la paroi support doit être étanche à l'air, un cadre de fixation pouvant être utilisé.

La partie 1-1-4 traduit l'étanchéité en chiffres exploitables au calcul. Les défauts d'étanchéité du réseau doivent être considérés au droit de chaque bouche d'extraction et correspondre à une valeur de 12 % DU DÉBIT FOISONNÉ Qdf de la bouche. Cette valeur forfaitaire peut être RAMENÉE À 5 % du débit foisonné dans le cas d'utilisation, SUR LA TOTALITÉ DU RÉSEAU, d'accessoires à joints DE CLASSE C AU MINIMUM et du respect de la mise en œuvre de l'Annexe C de la partie 1-1-1. En cas de démarche qualité sur l'étanchéité des réseaux, la classe d'engagement retenue permet le calcul du débit de fuite global sous la dépression définie dans le FD E 51-767, ce débit étant réparti au droit de chaque bouche au prorata du débit foisonné. Le taux de fuite du réseau est considéré identique à l'insufflation et à l'extraction.

En réutilisation de conduits existants, la règle est explicite : un diagnostic préliminaire visuel doit vérifier vacuité, étanchéité à l'air et propreté. Pour toute réutilisation d'un réseau VMC métallique ou d'un réseau maçonné existant destiné à véhiculer de l'air, une mesure d'étanchéité selon le FD E 51-767 est réalisée ; SI LE DÉBIT DE FUITE MESURÉ EST SUPÉRIEUR À 12 % DU DÉBIT NOMINAL RÉDUIT, il faut proscrire la réutilisation du conduit en l'état ou mettre en œuvre des actions correctives permettant de revenir a minima à ce seuil après mesure. S'il est inférieur, il doit être réparti au droit de chaque bouche au prorata du débit foisonné.

Rejet d'air et prise d'air neuf : les distances à respecter

L'article 6.5.1 de la partie 1-1-1 impose que l'air extrait soit rejeté à l'extérieur de l'immeuble de façon à éviter la reprise d'air vicié par les ouvrants, les entrées d'air et les prises d'air neuf. L'amenée d'air doit déboucher directement sur l'extérieur, à l'exception des espaces tampons — loggias, doubles fenêtres, vérandas — pour lesquels il est nécessaire de s'assurer qu'ils ne sont pas le lieu d'une pollution spécifique : poussière, humidité, monoxyde de carbone.

Une interdiction nette est posée : le rejet d'air extrait ainsi que la prise d'air neuf ne sont admis NI DANS LES COMBLES, NI DANS LES GARAGES, NI DANS LES VIDES SANITAIRES. La note explique la double raison : éviter la réintroduction de l'air vicié dans les locaux et garantir la qualité de l'air neuf.

Les distances minimales du rejet, pour ne pas constituer une gêne pour les occupants, sont de 0,40 m de toute baie ouvrante et de 0,60 m de toute entrée d'air de ventilation, ces distances s'entendant de l'axe de l'orifice d'évacuation au point le plus proche de la partie ouvrante (porte, fenêtre, châssis) ou de l'orifice d'entrée d'air. En cas de rejet horizontal, il convient de respecter les distances minimales entre le point de rejet et les obstacles en toiture distants de moins de 8 m — souches de cheminées, machinerie d'ascenseurs, murs mitoyens — spécifiées par la figure 7 du document.

En double flux, la partie 1-1-4 complète : les exigences sont réputées satisfaites si le rejet est espacé de toutes prises d'air et de tout ouvrant avec un minimum de 0,60 m des prises d'air neuf INDIVIDUELLES et de 4 m des prises d'air neuf COLLECTIVES, et s'il tient compte des vents dominants et des hauteurs des bâtiments. La prise d'air neuf doit être installée à l'extérieur dans une zone éloignée des sources de pollution et des rejets d'air, et positionnée en partie haute. Les sections de passage d'air des prises et des rejets ne doivent pas être réduites par les éléments de protection, ces derniers devant néanmoins éviter la pénétration des eaux de pluie et des espèces animales. Les chatières sont proscrites à l'utilisation de rejet d'air de la VMC.

Double flux : équilibrage des débits et bouches de soufflage

C'est le point où les CCTP se trompent le plus souvent, en écrivant « débits équilibrés à ± 10 % ». La règle réelle de la partie 1-1-4 est une double inégalité. Afin d'atteindre les débits d'extraction en tenant compte des éventuelles fuites du bâtiment, les débits de soufflage doivent être dimensionnés pour respecter par logement, y compris au débit maximal : Qsou ≥ Qext − Qf. Et afin d'assurer le balayage du logement et d'éviter sa mise en surpression, les débits de soufflage doivent également respecter par logement, y compris au débit maximal, l'équilibre avec les débits d'extraction et, dans tous les cas : Qext ≥ Qsou. Le débit soufflé est donc encadré entre Qext − Qf et Qext, avec Qf pouvant être pris forfaitairement à 15 % du débit extrait.

La différence de pression de part et d'autre de chaque bouche doit rester comprise, quelles que soient les conditions de fonctionnement de l'installation, dans la plage de différence de pression définie pour cette bouche, que l'on soit en soufflage ou en extraction. La consigne de pression au caisson doit toujours permettre de rester dans la plage de fonctionnement des bouches autoréglables, ou d'assurer le débit sur les amenées d'air ou sorties d'air fixes.

Les bouches de soufflage sont NON OBTURABLES et doivent être disposées et aménagées de façon à éviter les courants d'air gênants. Leurs positions sont chiffrées : sur un mur vertical, l'axe de la bouche est positionné entre 20 cm et 30 cm du plafond et des parois ; au plafond, entre 20 cm et 30 cm du plafond et des parois ; sous un rampant, entre 20 cm et 30 cm de tout angle de paroi, à 90 cm du sol au minimum, et la bouche doit être orientable ; au sol, entre 20 cm et 30 cm de tout angle de paroi. Elles doivent être disposées de façon qu'aucun élément de la construction — passage de poutres, recoins, placards — ne puisse diminuer de façon sensible le débit insufflé.

La répartition minimale du débit soufflé est également fixée : chaque pièce principale doit être équipée au moins d'une amenée d'air, et LA SOMME DES DÉBITS DE CES AMENÉES D'AIR DOIT ÊTRE SUPÉRIEURE OU ÉGALE À 18 m³/h PAR PIÈCE PRINCIPALE. Au sein d'un même logement, toutes les pièces doivent être desservies par des bouches non obturables, et des accès réguliers sont à prévoir pour faciliter la maintenance.

Double flux : unité de ventilation, isolation des conduits et condensats

L'emplacement du caisson d'extraction et de soufflage doit être déterminé pour limiter les nuisances sonores, en privilégiant une implantation dans une pièce de service. Le dimensionnement doit être fait pour chaque caisson avec l'ensemble des composants associés — bouches, passages de transit, réseau, rejets — et TENIR COMPTE DES PERTES DE CHARGE DES FILTRES ET DE LEUR ÉVOLUTION DANS LE TEMPS liée à leur encrassement. Le support sur lequel l'unité est fixée doit être apte à en supporter la charge. En habitat collectif, le point de fonctionnement des caissons doit être réglable sur site, une courroie de secours doit être fournie avec chaque unité lorsque l'entraînement de la roue se fait par courroie, et toute singularité — coude, rétrécissement de section, té-souche — doit être située à PLUS DE 3 DIAMÈTRES de l'unité de ventilation.

Pour limiter le niveau sonore de l'unité, il est recommandé de prévoir des plots et/ou supports antivibratiles ainsi que des manchettes antivibratiles ; de ne pas fixer la centrale double flux sur une paroi légère ; d'éloigner la centrale des pièces de vie et notamment de sommeil, un traitement spécifique tel qu'un capotage devant être réalisé sans nuire à l'accessibilité pour l'entretien si cette disposition ne peut être respectée ; et d'installer un silencieux.

L'isolation des conduits est prescrite en RÉSISTANCE THERMIQUE, et non en épaisseur — c'est une différence importante avec ce que l'on lit souvent. Le tableau 5 fixe : hors volume chauffé, air neuf et air rejeté R ≥ 0,6 m².K/W ; hors volume chauffé, extraction et soufflage R ≥ 1,2 m².K/W ; dans le volume chauffé, air neuf et air rejeté R ≥ 0,6 m².K/W ; dans le volume chauffé, extraction et soufflage R = 0. Une note donne les correspondances indicatives : une isolation avec R > 1,2 m².K/W correspond à une épaisseur d'environ 50 mm, et R > 0,6 m².K/W à environ 25 mm, avec une conductivité thermique λ = 0,04 W/m.K.

L'échangeur doit être positionné de manière à être accessible pour la maintenance, et sa perte de charge, individuelle ou collective, doit être prise en compte lors du dimensionnement — une note signalant qu'elle peut différer lorsque le flux est bypassé. Dans le cas d'un échangeur à plaques, LE DÉGIVRAGE DE L'ÉCHANGEUR DOIT ÊTRE TRAITÉ EN PÉRIODE HIVERNALE. L'évacuation des condensats doit être raccordée aux eaux pluviales ou aux eaux usées VIA UN SIPHON, et cette évacuation doit être ISOLÉE hors du volume chauffé ; les échangeurs rotatifs ne sont pas visés par cette prescription. Dans le cas d'un échangeur indépendant, une inclinaison doit être mise en place selon la conception de l'échangeur, une pente de 1 % minimum étant recommandée pour un bon écoulement sur le tuyau d'évacuation des condensats.

En logement individuel, l'unité intégrant l'échangeur, ou l'échangeur dissocié, doit être positionnée dans le volume chauffé — cellier, WC, couloir — ou à défaut dans un espace isolé ; dans le cas contraire, elle doit être pourvue d'une isolation complémentaire. Elle doit toujours être installée en un lieu facilement accessible pour la maintenance, et les unités ne peuvent être installées en combles sous toiture inclinée que si des dispositions sont prises pour en permettre l'accessibilité dans les documents particuliers du marché. Côté réseaux individuels, il convient d'éviter les coudes et, à défaut, de ne réaliser que des coudes de grand rayon (pas de coudes à 90°) ; de ne pas écraser ou étrangler le conduit ; d'éviter les longueurs superflues afin d'obtenir un conduit bien tendu et rectiligne, ce qui évite les points bas où s'accumule la condensation. Chaque piquage du groupe d'extraction peut être connecté à un conduit d'une longueur maximale de 6 m avec trois coudes de 90° au maximum ; à défaut, il est préférable d'installer un deuxième groupe d'extraction ou de réaliser un réseau avec des conduits rigides.

Essais, mise en service et maintenance

Pour tout type d'installation, une fois terminée, trois niveaux de vérification doivent être réalisés. Le contrôle de bon achèvement porte sur la remise du dossier technique conforme, sur la fourniture des instructions de fonctionnement et de maintenance précisant clairement les choses à ne pas faire et les obligations d'entretien périodique, et sur un contrôle visuel de la conformité du système aux spécifications de conception et de dimensionnement, de son aptitude à fonctionner et à être maintenu en toute sécurité, du bon état des éléments, de leur emplacement, de leur fixation et de leur propreté, et de l'accessibilité du système et des commandes.

Les contrôles fonctionnels vérifient, après ajustages, équilibrages et réglages, que les dispositifs centraux, ventilateurs, filtres à air, clapets coupe-feu, bouches d'air, dispositifs de régulation et de commande et extracteurs sont capables de fonctionner conformément aux spécifications et sont correctement assemblés et installés. En présence d'appareils à gaz raccordés, le bon fonctionnement des sécurités d'asservissement en rapport avec le système de ventilation doit être vérifié.

Les mesures fonctionnelles s'effectuent toutes portes extérieures et fenêtres fermées, et portent sur le débit d'air (pression de fonctionnement de la bouche), le sens du débit et, pour certains dispositifs, la régulation et la durée de fonctionnement. En double flux collectif, une mesure de la dépression obtenue sur le conduit à l'amont immédiat de l'unité de ventilation et de la pression obtenue à l'aval immédiat du ventilateur de soufflage doit être réalisée, si possible à au moins SIX DIAMÈTRES de chaque unité de ventilation ou de tout accident de parcours. Le rajout, en vue de ramener la pression à la valeur spécifiée, d'organes de réglage du débit autres que ceux spécifiés lors des études n'est PAS admis.

Les mesures aux bouches se font sur les deux logements comportant les bouches les plus défavorisées et les plus favorisées aérauliquement, en position de grand débit puis de petit débit. La note précise que la tolérance de mesure en soufflage est communément prise à 20 %, la tolérance de réglage correspondant à la précision du moyen mis en œuvre pour assurer l'équilibre des débits, et LA TOLÉRANCE TOTALE RÉSULTANT DE LA MESURE ET DU RÉGLAGE NE DOIT PAS DÉPASSER 30 %. À petit débit, la dépression à l'aval de la bouche la plus favorisée et la pression à l'amont du régulateur le plus favorisé au soufflage doivent s'écarter de MOINS DE 5 Pa de la dépression spécifiée lors du dimensionnement. En installation individuelle, la mesure des débits extraits et soufflés est effectuée sur l'ENSEMBLE des bouches.

La mise en service définitive doit être accompagnée de la mise en main de l'installation aux utilisateurs et aux techniciens d'exploitation ou de maintenance. La présentation doit insister sur les objectifs de la ventilation — qualité de l'air intérieur, conservation du bâti — et sur son caractère permanent. Les consignes complémentaires de la partie 1-1-4 sont : ne pas obstruer les bouches de soufflage ni les bouches d'extraction ; veiller à ce que les passages de transit restent dégagés, sans revêtements de sol rapportés ; NE JAMAIS ARRÊTER LA VENTILATION ; nettoyer régulièrement les bouches ; faire assurer la maintenance périodiquement ; CHANGER LES FILTRES AU MINIMUM UNE FOIS PAR AN, À L'IDENTIQUE. Les filtres de remplacement doivent être de performance équivalente en pertes de charge et en efficacité de filtration. Les opérations annuelles de maintenance de l'unité comprennent au moins le contrôle d'encrassement de l'échangeur, la bonne évacuation des condensats, les manchettes souples de raccordement, le remplacement des courroies de transmission lorsqu'elles existent, la vérification de l'état général du caisson et des connexions électriques.

Enfin, les installations COLLECTIVES de ventilation doivent être équipées d'un système d'alarme fonctionnant automatiquement en cas d'arrêt de l'extracteur. Cette alarme doit être soit télétransmise dans un local de fonction, soit visible et lumineuse et disposée dans chaque hall d'entrée, soit sonore et disposée en partie haute de chaque cage d'escalier, dans chaque hall d'entrée, ou en façade extérieure — cette dernière localisation n'étant admise qu'en l'absence de cage d'escalier intérieure. L'alarme a pour objet de déclencher l'intervention des services de maintenance. Sur les nouveaux réseaux en habitat collectif, l'implantation des trappes de visite doit se faire conformément à la NF EN 12097, et les panneaux d'accès doivent pouvoir être ouverts ou fermés à plusieurs reprises sans couper ni endommager le conduit.

Erreurs fréquentes et valeurs à ne pas inventer

Première erreur : viser « le NF DTU 68.3 » seul. Le document ne s'applique que conjointement à la partie 1-1-1 ET à la partie 1-1-x correspondant au système de ventilation retenu, plus la partie 1-2 pour les matériaux. Un CCTP correct vise par exemple « NF DTU 68.3 P1-1-1 + P1-1-4 + P1-2 » pour une double flux.

Deuxième erreur : prêter au DTU des valeurs qu'il n'énonce pas. Le NF DTU 68.3 ne fixe pas les débits d'extraction — ils relèvent de l'arrêté du 24 mars 1982 modifié ; il ne fixe pas de niveau sonore de caisson en dB(A) à 1 m — la référence est le LnAT de l'arrêté du 30 juin 1999, soit 30 dB(A) en pièces principales et 35 dB(A) en cuisine ; il ne fixe aucune efficacité minimale d'échangeur ; il ne fixe aucune classe de filtration minimale ; il ne fixe pas de consommation électrique spécifique ; il ne fixe pas de température minimale de soufflage. Ces exigences, lorsqu'elles sont pertinentes, relèvent de la réglementation thermique applicable ou du programme, et doivent être annoncées comme telles.

Troisième erreur : le pseudo-équilibrage « à ± 10 % ». La règle du DTU est Qsou ≥ Qext − Qf et Qext ≥ Qsou, avec Qf pris forfaitairement à 15 % du débit extrait ; le débit soufflé est donc encadré, jamais strictement égal. En vérification, la tolérance de mesure en soufflage est communément prise à 20 % et la tolérance totale mesure + réglage ne doit pas dépasser 30 %.

Quatrième erreur : l'étanchéité de réseau exprimée en classe seule. Le calcul se fait avec un taux de fuite de 12 % du débit foisonné au droit de chaque bouche, ramené à 5 % uniquement si des accessoires à joints de classe C au minimum sont employés SUR LA TOTALITÉ du réseau avec respect des règles de montage de l'Annexe C. En réutilisation d'un conduit existant, un débit de fuite mesuré supérieur à 12 % du débit nominal réduit interdit la réutilisation en l'état.

Cinquième famille, la mise en œuvre : rejet dans les combles, un garage ou un vide sanitaire ; rejet à moins de 0,40 m d'une baie ouvrante ou 0,60 m d'une entrée d'air ; bouche d'extraction à moins de 1,80 m du sol ou à moins de 20 cm d'un angle ; hotte motorisée raccordée au réseau ; passage de transit obtenu par retaille de porte en neuf ; conduit individuel de plus de 6 m ou comportant plus de trois coudes à 90° ; condensats sans siphon ou non isolés hors volume chauffé ; échangeur à plaques sans traitement du dégivrage hivernal ; conduits d'extraction et de soufflage hors volume chauffé isolés à R < 1,2 m².K/W ; absence d'alarme d'arrêt d'extracteur en collectif. Sur les opérations suivies par Progineer, ces points sont figés au CCTP et vérifiés lors des mesures fonctionnelles de mise en service, dont les résultats sont consignés au dossier technique remis au maître d'ouvrage.

Glossaire NF DTU 68.3 (P 50-413), parties P1-1-1 et P1-1-4

Ventilation par balayage
Principe de ventilation générale et permanente : l'air neuf entre par les pièces principales et est extrait dans les pièces de service, en transitant par les passages de transit.
Point de fonctionnement
Équilibre entre forces motrices (tirage thermique, vent, ventilateur) et forces résistantes (pertes de charge), déterminant le couple débit / pression de l'installation.
Passage de transit
Orifice ménagé au droit d'une porte intérieure permettant la circulation de l'air depuis les pièces principales jusqu'aux bouches d'extraction : grille de transit, bloc-porte à passages d'air périphériques, ou rehaussement d'huisserie. En double flux, la différence de pression porte fermée doit rester inférieure à 5 Pa.
Débit foisonné (Qdf)
Débit retenu par bouche après prise en compte du foisonnement dans une installation collective. Sert de base au calcul du taux de fuite du réseau (12 %, ou 5 % avec accessoires à joints de classe C sur la totalité du réseau).
Étanchéité à l'air du réseau
Résistance aéraulique du réseau au passage de l'air à travers l'enveloppe des conduits, caractérisée par un débit de fuite par unité de surface sous une certaine pression. Se mesure suivant le fascicule documentaire FD E 51-767.
Perméabilité à l'air
Capacité de l'enveloppe d'un logement à laisser passer l'air, exprimée en m³/h/m², tout orifice volontaire bouché. Sert au calcul des infiltrations, avec Qf(y Pa) = Qf(1 Pa) × y^n, n valant par défaut 0,67.
Unité de ventilation (double flux)
Ensemble constitué soit d'un ventilateur d'insufflation, d'un ventilateur d'extraction et d'un échangeur regroupés dans une centrale double flux, soit de l'association d'un caisson d'insufflation, d'un caisson d'extraction et d'une ou plusieurs unités de récupération.
Bypass
Dispositif permettant la déviation complète ou partielle du flux, sur air neuf ou sur air extrait, afin qu'il ne traverse plus l'échangeur. Un échangeur rotatif n'en possède pas : la fonction est assurée par l'arrêt de la rotation de la roue.
Plage de pression d'utilisation
Intersection de la plage de pression à l'intérieur de laquelle la réglementation acoustique est satisfaite avec la plage de fonctionnement aéraulique définie pour les bouches autoréglables dans la NF E 51-713.
Conduit shunt
Conduit collectif comportant un conduit collecteur et des raccordements individuels de hauteur d'étage. Sa réutilisation impose un diagnostic et une mesure d'étanchéité.
Té-souche
Composant du réseau collectif horizontal reliant les parties horizontales aux parties verticales et permettant un accès à celui-ci. Doit être accessible depuis les parties communes.
VMC inversée
Configuration où l'unité de ventilation est placée en partie basse (sous-sol, local technique) ; le réseau horizontal de collecte doit être placé en partie commune et rester accessible, sans souche mais avec dispositifs de visite.
Manchette souple de raccordement
Pièce en matériau élastique reliant un caisson de ventilateur à un conduit et limitant la transmission des vibrations du moteur dans le réseau. Organe déformable en matériaux A2-s1 d0.
Organe d'équilibrage
Dispositif de réglage des débits permettant d'obtenir les débits définis à la conception. En logement collectif, il ne peut être disposé que sur les parties accessibles et ne doit en aucun cas servir à corriger des erreurs de dimensionnement ou des défauts de mise en œuvre.
FD E 51-767
Fascicule documentaire « Ventilation des bâtiments — Mesures d'étanchéité à l'air des réseaux », référence pour déterminer la classe d'étanchéité d'un réseau et son débit de fuite global.
Arrêté du 24 mars 1982 modifié
Texte réglementaire fixant les débits d'extraction minimaux en habitation, auquel le NF DTU 68.3 renvoie — le DTU ne fixant pas lui-même les débits.
LnAT
Niveau de pression acoustique normalisé du bruit engendré par un équipement, en position de débit minimal. L'arrêté du 30 juin 1999 le limite à 30 dB(A) dans les pièces principales et 35 dB(A) dans la cuisine de chaque logement.

Questions fréquentes sur NF DTU 68.3 (P 50-413), parties P1-1-1 et P1-1-4

Qu'est-ce que NF DTU 68.3 (P 50-413), parties P1-1-1 et P1-1-4 ?

NF DTU 68.3 - Installations de ventilation mécanique (règles générales et VMC double flux). PÉRIMÈTRE RECTIFIÉ : le NF DTU 68.3 ne se limite pas à la double flux. Il s'intitule « Installations de ventilation mécanique » (indice de classement P 50-413) et se compose de plusieurs parties — P1-1-1 règles générales de calcul, dimensionnement et mise en œuvre (juin 2013), P1-1-2 VMC autoréglable simple flux (juin 2013 + A1 novembre 2017), P1-1-3 VMC gaz (juin 2013), P1-1-4 VMC autoréglable DOUBLE FLUX (avril 2017), P1-2 critères de choix des matériaux (avril 2017) et P2 clauses administratives (avril 2017). Il vise les bâtiments à usage d'habitation en ventilation générale et permanente par balayage. Cette fiche couvre les règles générales et la partie double flux : vitesses d'air limites (4 m/s en réseau individuel, 5 m/s en collectif vertical, 6 m/s en collectif horizontal), taux de fuite forfaitaire de 12 % du débit foisonné (5 % avec accessoires à joints de classe C), équilibrage Qsou ≥ Qext − Qf et Qext ≥ Qsou, isolation des conduits en R (≥ 0,6 et ≥ 1,2 m².K/W selon le flux et la position), distances de rejet et évacuation des condensats. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 68.3 (P 50-413), parties P1-1-1 et P1-1-4 ?

Le domaine d'application couvre : Travaux d'exécution des installations de ventilation mécanique dans les bâtiments à usage d'habitation : conception technique, dimensionnement, mise en œuvre et mise en service des installations de ventilation résidentielle par balayage, ainsi que le dossier technique. S'applique aux installations neuves dans les bâtiments neufs et existants, y compris lors de l'utilisation de tout ou partie d'un réseau aéraulique existant (conduits circulaires, de type shunt) ou d'un système existant d'évacuation des produits de combustion non utilisé en tant que tel. Coexistence admise avec tout appareil à circuit de combustion étanche, tout appareil à combustion installé dans un local spécifique, et tout appareil relevant de la réglementation gaz des bâtiments d'habitation. NE S'APPLIQUE PAS au recyclage d'air. La partie P1-1-4 vise la VMC double flux générale et permanente par balayage insufflant exclusivement de l'air neuf ; elle ne vise ni la ventilation double flux pièce par pièce, ni les fonctions complémentaires de chauffage ou de refroidissement associées.. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 68.3 (P 50-413), parties P1-1-1 et P1-1-4 sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Le NF DTU 68.3 ne concerne-t-il que la VMC double flux ?

Non. Le NF DTU 68.3 s'intitule « Installations de ventilation mécanique » (P 50-413) et comporte plusieurs parties : P1-1-1 règles générales (juin 2013), P1-1-2 VMC autoréglable simple flux (juin 2013 + A1 novembre 2017), P1-1-3 VMC gaz (juin 2013), P1-1-4 VMC autoréglable double flux (avril 2017), P1-2 critères de choix des matériaux (avril 2017) et P2 clauses administratives (avril 2017). Il ne s'applique que conjointement à la partie 1-1-1 et à la partie spécifique au système retenu.

Que remplace le NF DTU 68.3 ?

Les parties de juin 2013 remplacent la norme expérimentale XP P 50-410 (DTU 68.1) de juillet 1995 et les normes homologuées NF P 50-411-1 et NF P 50-411-2 (DTU 68.2) de mai 1993. Citer le DTU 68.1 ou le DTU 68.2 dans une pièce écrite est une référence périmée.

Quelles vitesses d'air maximales dans les conduits ?

Sauf si une étude acoustique valide d'autres critères, la vitesse moyenne de l'air ne doit pas excéder 4 m/s dans la partie individuelle du réseau (logement), 5 m/s dans la partie verticale du conduit collectif et 6 m/s dans la partie horizontale du conduit collectif. En double flux, lorsqu'une partie du réseau individuel véhicule le débit de plusieurs terminaux, la vitesse ne doit pas y excéder 5 m/s ; en collectif s'ajoute une contrainte de 1 Pa/m de pertes de charge linéiques maximum.

Le NF DTU 68.3 fixe-t-il les débits de ventilation ?

Non. Le document renvoie explicitement à l'arrêté du 24 mars 1982 modifié pour les débits d'extraction minimaux. Le DTU fournit les règles de dimensionnement, de mise en œuvre et de vérification permettant d'atteindre ces débits, mais ne les fixe pas.

Comment s'équilibrent les débits d'une VMC double flux ?

Par une double inégalité et non par un pourcentage. Les débits de soufflage doivent respecter, par logement et y compris au débit maximal : Qsou ≥ Qext − Qf, afin d'atteindre les débits d'extraction en tenant compte des fuites du bâtiment ; et Qext ≥ Qsou, afin d'assurer le balayage et d'éviter la mise en surpression du logement. Le débit de fuite Qf peut être pris forfaitairement à 15 % du débit extrait.

Quelle tolérance de mesure sur les débits à la réception ?

La note du NF DTU 68.3 P1-1-4 indique que la tolérance de mesure en soufflage est communément prise à 20 %. La tolérance de réglage correspond à la précision du moyen mis en œuvre pour assurer l'équilibre des débits, et la tolérance totale résultant de la mesure et du réglage ne doit pas dépasser 30 %. À petit débit, la dépression à l'aval de la bouche la plus favorisée doit s'écarter de moins de 5 Pa de la valeur spécifiée au dimensionnement.

Quel taux de fuite retenir pour un réseau de VMC ?

Les défauts d'étanchéité du réseau doivent être considérés au droit de chaque bouche d'extraction et correspondre à 12 % du débit foisonné Qdf de la bouche. Cette valeur forfaitaire peut être ramenée à 5 % en cas d'utilisation, sur la TOTALITÉ du réseau, d'accessoires à joints de classe C au minimum et du respect des règles de montage de l'Annexe C de la partie 1-1-1. Le taux de fuite est considéré identique à l'insufflation et à l'extraction.

Peut-on réutiliser un conduit de ventilation existant ?

Oui, sous conditions. Un diagnostic préliminaire visuel doit vérifier la vacuité, l'étanchéité à l'air et la propreté du conduit. Pour toute réutilisation d'un réseau VMC métallique ou maçonné existant, une mesure d'étanchéité selon le FD E 51-767 est réalisée : si le débit de fuite mesuré est supérieur à 12 % du débit nominal réduit, il faut proscrire la réutilisation en l'état ou mener des actions correctives permettant de revenir a minima à ce seuil après mesure.

Où peut-on rejeter l'air extrait ?

À l'extérieur de l'immeuble, de façon à éviter la reprise d'air vicié par les ouvrants, les entrées d'air et les prises d'air neuf. Le rejet d'air extrait comme la prise d'air neuf ne sont admis NI dans les combles, NI dans les garages, NI dans les vides sanitaires. Distances minimales du rejet : 0,40 m de toute baie ouvrante et 0,60 m de toute entrée d'air de ventilation, mesurées de l'axe de l'orifice au point le plus proche. En double flux : 0,60 m des prises d'air neuf individuelles et 4 m des prises d'air neuf collectives.

À quelle hauteur poser une bouche d'extraction ?

Les dispositifs d'extraction doivent être disposés dans les pièces de service, en partie haute d'une paroi verticale ou, dans certains cas, au plafond, à une hauteur d'au moins 1,80 m au-dessus du sol, et séparés des angles de la paroi par un espacement d'au moins 20 cm — cette dernière prescription visant à faciliter la mesure du débit extrait lors des contrôles. Lorsque l'extraction en cuisine passe par une hotte statique, le point bas de la surface de captation doit être à au moins 1,80 m du sol.

Où placer les bouches de soufflage en double flux ?

Elles sont non obturables et disposées pour éviter les courants d'air gênants. Sur un mur vertical : axe entre 20 cm et 30 cm du plafond et des parois. Au plafond : axe entre 20 cm et 30 cm du plafond et des parois. Sous un rampant : axe entre 20 cm et 30 cm de tout angle de paroi, à 90 cm du sol au minimum, bouche orientable. Au sol : axe entre 20 cm et 30 cm de tout angle de paroi. Chaque pièce principale doit être équipée d'au moins une amenée d'air, la somme des débits de ces amenées d'air devant être supérieure ou égale à 18 m³/h par pièce principale.

Comment dimensionner un passage de transit ?

La différence de pression de part et d'autre de chaque porte fermée doit être inférieure à 5 Pa. Le tableau 4 de la partie 1-1-4 donne des exemples : 1 cm de détalonnage sur une porte de 83 cm minimum, ou une grille de transfert de 25 cm² à 85 cm² pour des débits de 15 à 60 m³/h ; 2 cm de détalonnage, ou 110 cm² à 190 cm², pour des débits de 75 à 135 m³/h. Pour les autres cas : S = Q × √(10/ΔP), S en cm² et Q en m³/h. Le passage d'air doit être en partie supérieure ou inférieure de la porte, sans changement de la direction de l'écoulement.

Quelle isolation pour les conduits d'une VMC double flux ?

Le NF DTU 68.3 P1-1-4 prescrit une résistance thermique, non une épaisseur. Hors volume chauffé : air neuf et air rejeté R ≥ 0,6 m².K/W ; extraction et soufflage R ≥ 1,2 m².K/W. Dans le volume chauffé : air neuf et air rejeté R ≥ 0,6 m².K/W ; extraction et soufflage R = 0. Une note donne les correspondances indicatives : R > 1,2 m².K/W ≈ 50 mm d'isolant et R > 0,6 m².K/W ≈ 25 mm, avec λ = 0,04 W/m.K.

Comment évacuer les condensats d'un échangeur double flux ?

L'évacuation de condensats doit être raccordée aux eaux pluviales ou aux eaux usées VIA UN SIPHON, et cette évacuation doit être isolée hors du volume chauffé. Les échangeurs rotatifs ne sont pas visés par cette prescription. Dans le cas d'un échangeur indépendant, une inclinaison doit être mise en place selon la conception de l'échangeur ; une pente de 1 % minimum est recommandée pour un bon écoulement sur le tuyau d'évacuation.

Le NF DTU 68.3 impose-t-il une efficacité minimale d'échangeur ou une classe de filtre ?

Non. Le document impose de prendre en compte la perte de charge de l'échangeur au dimensionnement — celle-ci pouvant différer lorsque le flux est bypassé — et de traiter le dégivrage en période hivernale dans le cas d'un échangeur à plaques. Côté filtres, il impose de tenir compte de leurs pertes de charge et de leur encrassement dans le dimensionnement, de les rendre accessibles, et de les changer au minimum une fois par an à l'identique, les filtres de remplacement devant être de performance équivalente en pertes de charge et en efficacité de filtration. Aucune efficacité d'échangeur ni classe de filtration minimale n'est fixée par le DTU.

Quels niveaux sonores viser pour une installation de ventilation ?

Le NF DTU 68.3 renvoie à la réglementation : la note 1 de la partie 1-1-4 rappelle que l'arrêté du 30 juin 1999 fixe le niveau de pression acoustique normalisé LnAT du bruit engendré en position de débit minimal d'un équipement individuel ou collectif ; il ne doit pas dépasser 30 dB(A) dans les pièces principales et 35 dB(A) dans la cuisine de chaque logement. La note 2 conseille de viser 25 dB(A) dans les chambres. La puissance acoustique des bouches installées au centre d'une pièce se calcule par Lw = LnAT − 11 + 10 log(V), V étant le volume du local en m³.

Une alarme est-elle obligatoire sur une VMC collective ?

Oui. Les installations collectives de ventilation doivent être équipées d'un système d'alarme fonctionnant automatiquement en cas d'arrêt de l'extracteur. Elle doit être soit télétransmise dans un local de fonction, soit visible et lumineuse dans chaque hall d'entrée, soit sonore en partie haute de chaque cage d'escalier, dans chaque hall d'entrée, ou en façade extérieure — cette dernière localisation n'étant admise qu'en l'absence de cage d'escalier intérieure. L'alarme a pour objet de déclencher l'intervention des services de maintenance.

Peut-on raccorder une hotte motorisée au réseau de VMC ?

Non. Le raccordement de dispositifs mécaniques individuels — hotte, sèche-linge, extracteurs ponctuels motorisés — au conduit d'extraction collectif, à tirage naturel ou mécanique, est proscrit par la partie 1-1-1. La partie 1-1-4 précise de son côté que l'utilisation de hottes motorisées est proscrite.

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Informations

Référence NF DTU 68.3 (P 50-413), parties P1-1-1 et P1-1-4
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 22 juin 2013

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 28 août 2026

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

NF DTU 68.3 (P 50-413), parties P1-1-1 et P1-1-4 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. VMC, ventilation mécanique, double flux, simple flux, échangeur, balayage, passage de transit, étanchéité des réseaux, débit de fuite, condensats, NF DTU 68.3, P 50-413, FD E 51-767, arrêté du 24 mars 1982, arrêté du 30 juin 1999.

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