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Document Technique Unifié
NF DTU 68.3 (P 50-413) — remplace le DTU 68.2 / NF P 50-411-1 et -2

DTU 68.2 - Exécution des installations de ventilation mécanique (remplacé par le NF DTU 68.3)

Le DTU 68.2 « Exécution des installations de ventilation mécanique » correspondait aux normes homologuées NF P 50-411-1 et NF P 50-411-2 de mai 1993. Il n'est plus le référentiel applicable : les normes homologuées NF DTU 68.3 P1-1-1, P1-1-2, P1-1-3, P1-2 et P2 du 22 juin 2013 remplacent la norme expérimentale XP P 50-410 (DTU 68.1) de juillet 1995 ainsi que les NF P 50-411-1 et NF P 50-411-2 (DTU 68.2) de mai 1993. Cette fiche conserve l'entrée « DTU 68.2 » pour les lecteurs qui recherchent encore cette référence et expose le référentiel réellement applicable à l'EXÉCUTION d'un réseau de ventilation : étanchéité à l'air des conduits, montage des accessoires, matériaux et épaisseurs, trappes de visite, alarme, rejet d'air, essais et vérifications, mise en service et mise en main.

Domaine d'application

Exécution des installations de ventilation résidentielle par balayage : mise en oeuvre des amenées d'air, des passages de transit et des dispositifs d'extraction, réalisation et étanchéité à l'air du réseau de conduits, montage étanche des accessoires, trappes de visite et accès à l'entretien, alarme de défaillance en installation collective, emplacement du rejet d'air extrait et des prises d'air neuf, essais et vérifications de bon achèvement, mise en service et mise en main au maître d'ouvrage. Le NF DTU 68.3 comprend les cahiers P1-1-1 (règles générales), P1-1-2 (VMC autoréglable simple flux), P1-1-3 (VMC gaz) et P1-1-4 (VMC autoréglable double flux), complétés par le P1-2 (critères de choix des matériaux) et le P2 (clauses administratives spéciales types).

Mis à jour le 28 août 2026
Applicable depuis le 22 juin 2013
VMC
ventilation mécanique
exécution
réseau de conduits
étanchéité à l'air
DTU 68.2
NF DTU 68.3
NF P 50-411
P 50-413
NF EN 12237
trappe de visite
rejet d'air
accessoires à joints
FD E 51-767

Règles principales

Statut : DTU 68.2 remplacé par le NF DTU 68.3

Obligatoire

2 correspondait aux normes homologuées NF P 50-411-1 et NF P 50-411-2 de mai 1993. 2) de mai 1993, avec la mention « refonte complète ».

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, page de statut, NF DTU 68.3 P1-2, art. 1

Matériaux et nuances des conduits

Obligatoire

Réseaux collecteurs des installations collectives en conduits RIGIDES : aluminium, acier inoxydable, ou acier galvanisé dans les cas définis au tableau 1 de la P1-2. Diamètres nominaux selon NF EN 1506 et NF EN 12237. Aluminium de nuance AW-1050, AW-3003 ou AW-8011 selon NF EN 573. 8 austénitique au chrome nickel, ferritique F17 également admis.

Acier galvanisé : condition réputée respectée si, après 98 heures de brouillard salin selon NF EN ISO 9227, moins de 30 % de la surface du composant est recouvert de rouille rouge.

Références : NF DTU 68.3 P1-2, art. 3.3, NF DTU 68.3 P1-2, art. 3.5, NF DTU 68.3 P1-2, art. 3.6, NF EN 573, NF EN ISO 9227

Conduits semi-rigides et flexibles : épaisseurs minimales

Obligatoire

L'emploi de conduits semi-rigides ou flexibles n'est admis que si les caractéristiques minimales sont respectées. Conduits ne desservant pas d'appareil à gaz raccordé : aluminium d'épaisseur minimale 0,12 mm ou acier inoxydable d'épaisseur minimale 0,1 mm. Conduits desservant des appareils à gaz de type classique : aluminium d'épaisseur minimale 0,3 mm ou acier inoxydable d'épaisseur minimale 0,1 mm. Diamètres des conduits flexibles définis par la NF EN 13180.

Manchettes souples de raccordement classées M0 (A2-s1, d0).

Références : NF DTU 68.3 P1-2, art. 3.5.2, NF DTU 68.3 P1-2, art. 3.5.3, NF EN 13180

Matériaux d'étanchéité : quatre exigences cumulatives

Obligatoire

Les matériaux utilisés pour assurer l'étanchéité à l'air des conduits et équipements doivent présenter : une tenue aux températures compatibles avec les appareils à gaz raccordés ; une tenue chimique à l'eau condensée lorsque le conduit traverse des volumes non chauffés ; une tenue aux agents atmosphériques pour les matériaux exposés ; une tenue au vieillissement.

Exigences réputées satisfaites avec bandes adhésives, bandes thermorétractables, mastic silicone, colle, bagues de joint à lèvre ou autres garnitures dont le fabricant spécifie explicitement l'emploi en ventilation.

Références : NF DTU 68.3 P1-2, art. 3.2, NF DTU 68.3 P1-1-1, Annexe C.2.2

Étanchéité à l'air du réseau et taux de fuite de calcul

Obligatoire

Les assemblages doivent permettre d'atteindre DURABLEMENT la classe d'étanchéité visée ; la détermination de la classe se fait par mesures suivant le FD E 51-767, la NF EN 12237 distinguant les classes A, B, C et D. Emboîtements complets (bords de conduits en contact avec les bords d'arrêt) et maintenus par une liaison mécanique (rivets, encoches).

Priorité aux accessoires intégrant des dispositifs d'étanchéité ; bandes rétractables, adhésives et joints mastic rapportés utilisables seulement si l'espace autour du conduit le permet. Jonction dispositif d'extraction / conduit étanche à l'air dans tous les cas ; manchette de raccordement scellée recommandée entre conduit de liaison et paroi support.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.4.1, NF DTU 68.3 P1-1-2, art. 5.1.5.1, FD E 51-767, NF EN 12237

Montage étanche des accessoires (Annexe C normative)

Obligatoire

Stockage des conduits et accessoires en zone propre et sans risque de dommage ; ne pas utiliser d'élément endommagé compromettant l'étanchéité ou la résistance structurale. Diamètres ≥ 630 mm : corriger la déformation de l'emboîtement avant assemblage. PIQUAGES EXPRESS INTERDITS sauf contraintes spécifiques de chantier — préférer des raccordements de type té.

Accessoires à joints : insérer le bord d'attaque, vérifier le contact de la lèvre du joint avec le bord du conduit, pousser jusqu'en butée sur le jonc d'arrêt, orienter, puis assurer la tenue mécanique.

Autres montages : enduire le bord d'attaque d'une couche régulière de mastic, insérer et pousser jusqu'en butée ; en extérieur, couvrir le mastic d'une bande adhésive de protection ; au-delà de Ø 315 mm, étanchéité par mastic sur le pourtour extérieur acceptable.

Fixations : supportage selon NF EN 12236, vis et rivets selon NF EN 12097, répartis uniformément, 2 à 4 vis selon le diamètre jusqu'à 630 mm, positionnées à 10 à 20 mm du bord avec accessoires à joints, têtes étanches ou mastiquées, ou clipsage.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, Annexe C, NF EN 12097, NF EN 12236

Mise en oeuvre des dispositifs d'extraction

Obligatoire

Dispositifs disposés dans les pièces de service, en partie haute d'une paroi verticale ou, dans certains cas, au plafond, à une hauteur d'au moins 1,80 m au-dessus du sol et séparés des angles de la paroi par au moins 20 cm (pour permettre la mesure du débit en contrôle). Accessibles pour le nettoyage et l'entretien.

Règles de sécurité électrique NF C 15-100 : liaisons équipotentielles et volumes de sécurité ; conduit principal, dérivation ou piquage métalliques reliés à la liaison équipotentielle de la pièce d'eau. Fixation adaptée aux sollicitations mécaniques, supports conformes à la NF EN 12236. Hotte statique en cuisine : point bas de la surface de captation à au moins 1,80 m du sol.

RACCORDEMENT PROSCRIT de dispositifs mécaniques individuels (hotte, sèche-linge, extracteurs ponctuels motorisés) au conduit d'extraction collectif, à tirage naturel ou mécanique.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.3.1, NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.3.2, NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.3.3, NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.3.4, NF C 15-100

Amenées d'air et passages de transit à l'exécution

Obligatoire

Amenées d'air installées de façon à éviter les courants d'air gênants, notamment en hiver en façade ; prescription réputée satisfaite pour les amenées en partie haute avec jet dirigé vers le haut. Percement dans l'enveloppe hors menuiseries : section en tous points égale ou supérieure au gabarit de pose ou aux prescriptions du fabricant.

En rénovation, inspection visuelle des joints de portes palières, des menuiseries et de la présence d'un vide-ordures.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.1, NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.2

Trappes de visite, accessibilité et alarme

Obligatoire

Accès au réseau et à ses composants prévu dès la conception conformément à la NF EN 12097. Accès au ventilateur, à l'extracteur, aux échangeurs ou filtres : sécurisé, facile, éclairé, avec espace suffisant pour le passage, le démontage, l'entretien et le remplacement.

En résidentiel collectif : trappe de visite accessible au pied de chaque partie du conduit collectif vertical ; extracteurs, tés-souches, purges d'eau et organes de réglage accessibles depuis les parties communes, avec chemin d'accès aménagé et éclairage. Implantation des trappes selon NF EN 12097 (typologie, dimensions, nombre de panneaux, nettoyabilité, vis et rivets) — dispositions applicables aussi aux conduits neufs maçonnés.

Panneaux d'accès ouvrables et refermables à plusieurs reprises sans couper ni endommager le conduit.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 5.3, NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.4.2, NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.4.3, NF EN 12097

Emplacement du rejet d'air extrait et des prises d'air neuf

Obligatoire

Air extrait rejeté à l'extérieur de façon à éviter la reprise d'air vicié par les ouvrants, entrées d'air et prises d'air neuf. Amenée d'air débouchant directement sur l'extérieur, sauf espaces tampons dont il faut vérifier l'absence de pollution spécifique. Rejet direct ou par conduit de refoulement. REJET ET PRISE D'AIR NEUF INTERDITS en combles, en garages et en vides sanitaires.

Distances minimales : 0,40 m de toute baie ouvrante et 0,60 m de toute entrée d'air de ventilation, de l'axe de l'orifice au point le plus proche.

Rejet orienté de façon que le vent dominant ne crée pas de surpression : exigence réputée satisfaite si le jet est dirigé vers le haut ou dans une couronne de 360° d'axe vertical ; sinon, ajouter 20 Pa de perte de charge au calcul. Rejet horizontal : distances minimales aux obstacles en toiture distants de moins de 8 m selon la figure 7.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 5.1.11, NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.5.1, NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 6.5.2, NF DTU 68.3 P1-2, art. 3.8.5

Réutilisation d'un réseau existant

Obligatoire

Diagnostic préliminaire visuel obligatoire : vacuité, étanchéité à l'air, propreté ; vérifier la compatibilité de l'étanchéité obtenue avec les règles de dimensionnement.

Réseau VMC métallique existant : soit mesure d'étanchéité selon FD E 51-767 — au-delà de 30 % du débit nominal réduit, PROSCRIRE la réutilisation en l'état ; en deçà, répartir la fuite au droit de chaque bouche au prorata du débit foisonné — soit prise en compte forfaitaire d'un débit de fuite de 30 % du débit nominal réduit.

Réseau maçonné existant : même seuil de 30 % ; à défaut de mesure, débit de fuite complémentaire calculé selon la NF E 51-766.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-2, art. 5.1.5.2, FD E 51-767, NF E 51-766

Essais, vérifications et contrôle de bon achèvement

Obligatoire

Pour tout type d'installation terminée, trois niveaux de contrôle. Contrôle de bon achèvement : dossier technique conforme à l'art.

4 transmis au maître d'ouvrage ; instructions de fonctionnement et de maintenance fournies, précisant les spécificités de l'installation, ce qu'il ne faut pas faire, les obligations d'entretien périodique et la documentation des fabricants ; contrôles visuels de la conformité aux spécifications de conception et de dimensionnement, de l'aptitude à fonctionner et à être maintenu en sécurité, du bon état, de l'emplacement, de la fixation et de la propreté des éléments, et de l'accessibilité du système et des commandes.

Contrôles fonctionnels après ajustages, équilibrages et réglages : dispositifs centraux, ventilateurs, filtres, clapets coupe-feu, bouches, régulation et extracteurs capables de fonctionner conformément aux spécifications ; en présence d'appareils à gaz raccordés, vérification des sécurités d'asservissement. Mesures fonctionnelles TOUTES PORTES EXTÉRIEURES ET FENÊTRES FERMÉES : débit d'air (pression de fonctionnement de la bouche), sens du débit, régulation et durée de fonctionnement pour certains dispositifs.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 7.1, NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 7.2, NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 7.3

Mise en service et mise en main

Obligatoire

L'entrepreneur remet au maître d'ouvrage ou à son représentant le dossier technique de l'installation. La mise en service définitive doit être accompagnée de la mise en main aux utilisateurs, techniciens d'exploitation ou de maintenance.

La mise en main commence par une description technique et une explication du fonctionnement (entrées d'air, bouches d'extraction), insiste sur les objectifs de la ventilation — qualité de l'air intérieur, conservation du bâti — et sur son caractère permanent au moins pendant la période où la température extérieure oblige à maintenir les fenêtres fermées, rappelle les consignes d'utilisation (ne pas obstruer les entrées d'air, garder les passages de transit dégagés, absence de moquette rapportée) et les obligations d'entretien et de maintenance périodique du maître d'ouvrage.

Références : NF DTU 68.3 P1-1-1, art. 8, NF DTU 68.3 P1-1-1, Annexe B

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Taux de fuite de calcul — réseau de conduits neufs 12 % du débit foisonné au droit de chaque bouche Ramené à 5 % avec accessoires à joints de classe C minimum sur tout le réseau
Seuil de proscription d'un réseau existant Débit de fuite > 30 % du débit nominal réduit Mesure selon FD E 51-767 ; valeur forfaitaire de 30 % à défaut de mesure
Nombre de vis de fixation d'un accessoire 2 à 4 selon le diamètre, jusqu'à 630 mm Un nombre trop important pénalise l'étanchéité et le temps de montage
Distance des vis au bord du conduit (accessoires à joints) 10 à 20 mm Pour ne pas endommager le joint de l'accessoire
Épaisseur minimale de conduit flexible (hors gaz raccordé) Aluminium 0,12 mm / acier inoxydable 0,1 mm Diamètres selon NF EN 13180
Épaisseur minimale de conduit flexible (appareils gaz classiques) Aluminium 0,3 mm / acier inoxydable 0,1 mm Conduits de liaison desservant des appareils à gaz raccordés
Résistance à la corrosion de l'acier galvanisé < 30 % de la surface couverte de rouille rouge après 98 h Essai au brouillard salin selon NF EN ISO 9227
Perte de charge du rejet d'air et de la prise d'air < 25 Pa Pour un débit de 200 m³/h
Majoration de perte de charge — rejet mal orienté + 20 Pa au calcul de dimensionnement Jet non dirigé vers le haut et horizontal non orientable favorablement
Distance verticale entre deux raccordements sur un même conduit > 1,20 m (recommandé) Raccordement à un même niveau soumis à étude spécifique
Correction de déformation avant assemblage Obligatoire à partir de Ø 630 mm Conduit déformé au niveau de l'emboîtement

Dimensions réglementaires

Hauteur d'implantation d'un dispositif d'extraction

Dimension : ≥ 1,80 m au-dessus du sol
Minimum : 1,80 m

Partie haute d'une paroi verticale ou, dans certains cas, au plafond

Espacement bouche / angle de paroi

Dimension : ≥ 20 cm
Minimum : 20 cm

Pour permettre la mesure du débit extrait en contrôle

Hauteur du point bas d'une hotte statique de cuisine

Dimension : ≥ 1,80 m au-dessus du sol
Minimum : 1,80 m

Bouche d'extraction intégrée à une hotte sans ventilateur

Hauteur des commandes manuelles

Dimension : 0,90 m à 1,30 m du sol
Minimum : 0,90 m

Manoeuvrables en position debout comme assis

Distance minimale rejet / baie ouvrante

Dimension : ≥ 0,40 m
Minimum : 0,40 m

De l'axe de l'orifice d'évacuation au point le plus proche de l'ouvrant

Distance minimale rejet / entrée d'air de ventilation

Dimension : ≥ 0,60 m
Minimum : 0,60 m

De l'axe de l'orifice d'évacuation à l'orifice d'entrée d'air

Seuil de prise en compte des obstacles en toiture

Dimension : Obstacles distants de moins de 8 m
Minimum : -

Distances minimales de la figure 7 en cas de rejet horizontal

Seuil d'étanchéité par mastic sur pourtour extérieur

Dimension : Ø > 315 mm
Minimum : -

Alternative acceptable au mastic sur bord d'attaque

Comprendre NF DTU 68.3 (P 50-413) — remplace le DTU 68.2 / NF P 50-411-1 et -2

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 68.3 (P 50-413) — remplace le DTU 68.2 / NF P 50-411-1 et -2, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 68.3 (P 50-413) — remplace le DTU 68.2 / NF P 50-411-1 et -2 couvre : Exécution des installations de ventilation résidentielle par balayage : mise en oeuvre des amenées d'air, des passages de transit et des dispositifs d'extraction, réalisation et étanchéité à l'air du réseau de conduits, montage étanche des accessoires, trappes de visite et accès à l'entretien, alarme de défaillance en installation collective, emplacement du rejet d'air extrait et des prises d'air neuf, essais et vérifications de bon achèvement, mise en service et mise en main au maître d'ouvrage. Le NF DTU 68.3 comprend les cahiers P1-1-1 (règles générales), P1-1-2 (VMC autoréglable simple flux), P1-1-3 (VMC gaz) et P1-1-4 (VMC autoréglable double flux), complétés par le P1-2 (critères de choix des matériaux) et le P2 (clauses administratives spéciales types).. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 68.3 (P 50-413) — remplace le DTU 68.2 / NF P 50-411-1 et -2

Le DTU 68.2 n'existe plus en tant que référentiel opposable, et c'est la première information à retenir avant d'ouvrir un CCTP. Historiquement, le DTU 68.2 « Exécution des installations de ventilation mécanique » correspondait aux normes homologuées NF P 50-411-1 et NF P 50-411-2, toutes deux de mai 1993, tandis que le DTU 68.1 — norme expérimentale XP P 50-410 de juillet 1995 — traitait de la conception des installations de ventilation mécanique contrôlée.

Les deux ont été remplacés simultanément. La page de statut du NF DTU 68.3 P1-1-1 l'indique explicitement : avec les normes homologuées NF DTU 68.3 P1-1-2, P1-1-3, P1-2 et P2 de juin 2013, ce document remplace la norme expérimentale XP P 50-410 (DTU 68.1) de juillet 1995 et les normes homologuées NF P 50-411-1 et NF P 50-411-2 (DTU 68.2) de mai 1993. Les parties du NF DTU 68.3 portent la date du 22 juin 2013 et la mention « refonte complète » par rapport aux documents remplacés.

Le NF DTU 68.3 « Installations de ventilation mécanique » porte l'indice de classement P 50-413. Il se compose de quatre cahiers de clauses techniques : la partie P1-1-1 pour les règles générales de calcul, de dimensionnement et de mise en oeuvre ; la partie P1-1-2 pour la VMC autoréglable simple flux ; la partie P1-1-3 pour la VMC gaz ; la partie P1-1-4 pour la VMC autoréglable double flux. Elles sont complétées par la partie P1-2, qui fixe les critères généraux de choix des matériaux, et par la partie P2, cahier des clauses administratives spéciales types.

Cette fiche adopte l'angle qui était celui du DTU 68.2 — l'EXÉCUTION — et laisse la conception, le dimensionnement et le foisonnement à la fiche consacrée au DTU 68.1. Elle traite donc de ce qui se passe sur le chantier : quels matériaux et quelles épaisseurs pour les conduits, comment monter un accessoire de manière étanche, où placer les trappes de visite, comment orienter un rejet, quelle alarme installer en collectif, quels contrôles réaliser avant réception et quel dossier remettre au maître d'ouvrage.

Comprendre en détail NF DTU 68.3 (P 50-413) — remplace le DTU 68.2 / NF P 50-411-1 et -2

Filiation des documents : 68.1, 68.2, 68.3

Trois références circulent encore dans les pièces écrites et il faut les distinguer. Le DTU 68.1 correspondait à la norme expérimentale XP P 50-410 de juillet 1995 et traitait des installations de ventilation mécanique contrôlée sous l'angle de la conception. Le DTU 68.2 correspondait aux normes homologuées NF P 50-411-1 et NF P 50-411-2 de mai 1993 et traitait de leur exécution. Le NF DTU 68.3, homologué en juin 2013 sous l'indice P 50-413, les remplace tous les deux et fusionne conception, dimensionnement, mise en oeuvre et mise en service dans un même corpus.

La conséquence contractuelle est simple : viser le « DTU 68.2 » dans un CCTP lot ventilation revient à viser une norme retirée depuis plus de dix ans. Le visa correct est celui du NF DTU 68.3, en précisant les parties applicables au système retenu — P1-1-1 dans tous les cas, plus P1-1-2 pour une VMC autoréglable simple flux, P1-1-3 pour une VMC gaz, P1-1-4 pour une VMC autoréglable double flux, ainsi que P1-2 et P2.

Le NF DTU 68.3 propose des clauses types de spécifications de mise en oeuvre pour les travaux d'exécution des installations de ventilation, et il précise que, à la date de publication, il n'existait pas de travaux de normalisation internationaux ou européens traitant du même sujet. C'est donc un document strictement français, sans équivalent européen à opposer en variante.

Matériaux et épaisseurs des conduits (partie 1-2)

La partie 1-2 fixe les critères généraux de choix des matériaux, et ses prescriptions sont directement vérifiables à la livraison sur chantier. Les réseaux collecteurs des installations collectives sont réalisés en conduits rigides, dans l'un des matériaux suivants : aluminium, acier inoxydable, ou acier galvanisé dans les cas définis par son tableau 1. Quel que soit le matériau, les diamètres nominaux retenus sont ceux des normes NF EN 1506 et NF EN 12237.

Les nuances sont précisées. Les conduits en aluminium doivent être de nuance AW-1050, AW-3003 ou AW-8011 selon la NF EN 573 — correspondant respectivement aux anciennes appellations françaises A5, A-M1 ou A-Fe Si. Les conduits en acier inoxydable doivent être de nuance 18.8, acier austénitique au chrome nickel, l'acier ferritique au chrome à 17 % (F17) étant également admis. Les conduits en acier galvanisé doivent avoir une nuance, associée ou non à un traitement de surface, garantissant l'intégrité et la pérennité du réseau : cette condition est réputée respectée si, après 98 heures de test au brouillard salin selon la NF EN ISO 9227, moins de 30 % de la surface du composant testé est recouvert de rouille rouge.

Pour les conduits de liaison, l'emploi de conduits semi-rigides ou flexibles n'est admis que si leurs caractéristiques minimales sont respectées. Pour les conduits ne desservant pas d'appareil à gaz raccordé : aluminium d'épaisseur minimale 0,12 mm ou acier inoxydable d'épaisseur minimale 0,1 mm. Pour les conduits desservant des appareils à gaz de type classique : aluminium d'épaisseur minimale 0,3 mm ou acier inoxydable d'épaisseur minimale 0,1 mm. Les diamètres des conduits flexibles sont définis par la NF EN 13180. Lorsque les réseaux individuels sont situés à l'intérieur du logement, ils peuvent être rigides, semi-rigides ou souples ; lorsqu'ils traversent une partie commune à plusieurs logements — combles d'un immeuble collectif par exemple —, ils doivent répondre aux prescriptions des réseaux collectifs.

Les matériaux utilisés pour assurer l'étanchéité à l'air des conduits et équipements doivent répondre à quatre exigences cumulatives : tenue aux températures compatibles avec les appareils à gaz raccordés ; tenue chimique à l'eau condensée lorsque le conduit traverse des volumes non chauffés ; tenue aux agents atmosphériques pour les matériaux qui y sont exposés ; tenue au vieillissement. Ces exigences sont réputées satisfaites avec des bandes adhésives, bandes thermorétractables, mastic silicone, colle, bagues de joint à lèvre ou autres garnitures dont le fabricant spécifie explicitement qu'ils peuvent être employés pour une installation de ventilation. Les souches — té ou caisson — sont équipées d'un couvercle permettant leur visite, et les manchettes souples de raccordement sont classées M0, soit A2-s1, d0 dans le classement européen.

Étanchéité à l'air du réseau : ce que le DTU exige réellement

L'article 6.4.1 du P1-1-1 formule l'exigence en termes d'objectif, pas de classe imposée : les assemblages entre les éléments de réseau doivent permettre d'atteindre DURABLEMENT la classe d'étanchéité à l'air visée. Pour déterminer la classe d'étanchéité du réseau, il convient de procéder à des mesures suivant le fascicule documentaire FD E 51-767. L'Annexe C rappelle que la norme NF EN 12237 distingue quatre classes de réseaux — A, B, C et D — correspondant à différentes valeurs du coefficient K.

Les prescriptions d'exécution qui en découlent sont concrètes. Les emboîtements doivent être complets, bords de conduits en contact avec les bords d'arrêt, et maintenus par une liaison mécanique — rivets, encoches. Il est préférable de privilégier l'utilisation d'accessoires intégrant des dispositifs d'étanchéité ; les bandes rétractables et adhésives et les joints mastic rapportés ne peuvent être utilisés que si l'espace disponible autour du conduit permet leur mise en oeuvre dans des conditions normales.

La jonction entre le dispositif d'extraction et le conduit doit être étanche à l'air dans tous les cas. En présence d'un conduit de liaison, la jonction entre celui-ci et la paroi support doit être étanche à l'air ; il est recommandé d'utiliser une manchette de raccordement scellée afin d'assurer l'étanchéité entre le logement et la paroi support, tout autre système équivalent maintenant l'amovibilité du dispositif d'extraction étant admis. En l'absence de conduit de liaison, la jonction entre le dispositif d'extraction et la paroi support doit être étanche à l'air, un cadre de fixation pouvant être utilisé.

Côté calcul, la partie P1-1-2 chiffre le défaut d'étanchéité à prendre en compte au droit de chaque bouche : 12 % du débit foisonné de la bouche pour un réseau de conduits neufs. Cette valeur forfaitaire peut être ramenée à 5 % du débit foisonné en cas d'utilisation, sur la TOTALITÉ du réseau, d'accessoires à joints de classe C au minimum et de respect des règles de montage de l'Annexe C. En démarche qualité sur l'étanchéité, la classe d'engagement retenue permet de calculer le débit de fuite global sous la dépression définie par le FD E 51-767, réparti au droit de chaque bouche au prorata du débit foisonné.

Montage étanche des accessoires : la gamme de l'Annexe C

L'Annexe C, normative, décrit le montage étanche des accessoires de réseaux. Elle commence par le stockage : il est nécessaire de conserver les conduits et accessoires dans une zone sans risque de dommage et propre, et il ne faut pas utiliser de conduits ou accessoires endommagés au point de compromettre l'étanchéité à l'air ou la résistance structurale de l'ensemble du réseau. Pour les grands diamètres, à partir de 630 mm, lorsque le conduit est déformé au niveau de l'emboîtement, il est nécessaire de corriger la déformation avant assemblage.

Une interdiction structurante figure en tête du paragraphe C.2 : pour assurer la bonne étanchéité à l'air et la maintenabilité des réseaux aérauliques, l'emploi de piquages express est INTERDIT, sauf contraintes spécifiques de chantier ; il est recommandé d'utiliser des raccordements de type té. Les risques cités sont explicites : une découpe non adaptée au diamètre du piquage, ou une découpe qui ripe et crée une prise d'air. La note ajoute qu'en maintenance, l'irrégularité de la découpe peut créer un risque d'accrochage des appareils ou des personnes assurant l'entretien.

Pour les accessoires à joints, la gamme est la suivante : insérer le bord d'attaque de l'accessoire dans le conduit ; vérifier que la lèvre du joint est en contact avec le bord du conduit ; pousser jusqu'en butée sur le jonc d'arrêt ; orienter l'accessoire si nécessaire ; assurer la tenue mécanique du conduit sur l'accessoire. Pour les autres cas de montage, il faut enduire le bord d'attaque — partie mâle de l'accessoire — d'une couche régulière de mastic, l'insérer et pousser jusqu'en butée. Pour les conduits placés à l'extérieur du bâtiment, le mastic doit être couvert d'une bande adhésive adaptée assurant une fonction de protection contre les UV et les températures. Sur les grands diamètres, au-delà de 315 mm, il est également acceptable de réaliser l'étanchéité par mastic sur le pourtour extérieur. Une note avertit que les bandes adhésives aluminium ne sont généralement pas adaptées pour assurer une fonction d'étanchéité.

Le paragraphe C.3 traite des fixations. Le supportage de l'ensemble du réseau doit être conforme à la NF EN 12236, et les vis ou rivets de fixation doivent être conformes à la NF EN 12097, répartis uniformément sur la circonférence du conduit. Une note précise qu'un nombre trop important de vis pénalise le temps de montage ET l'étanchéité, et recommande d'utiliser 2 à 4 vis selon le diamètre, jusqu'à 630 mm. Avec des accessoires à joints, les vis ou rivets doivent être positionnés à une distance suffisante — de 10 à 20 mm — du bord du conduit, afin de ne pas endommager le joint. Le montage doit être verrouillé avec des vis ou rivets possédant un dispositif d'étanchéité au niveau de la tête, à défaut mastiquées, ou par un système de clipsage. En cas de repositionnement, l'étanchéité doit être rétablie et les trous du précédent montage rebouchés au mastic ou au ruban.

Mise en oeuvre des dispositifs d'extraction et des amenées d'air

L'article 6.3.1 fixe l'emplacement des dispositifs d'extraction. Ils doivent être disposés dans les pièces de service, en partie haute d'une paroi verticale ou, dans certains cas, au plafond, et situés à une hauteur d'au moins 1,80 m au-dessus du sol. Ils doivent être séparés des angles de la paroi par un espacement d'au moins 20 cm — prescription qui a pour objet de faciliter la mesure du débit extrait lors des opérations de contrôle — et rester accessibles pour leur nettoyage et leur entretien. Lorsque l'extraction en cuisine s'effectue par une bouche intégrée à une hotte statique, le point bas de la surface de captation doit être placé à une hauteur d'au moins 1,80 m au-dessus du sol.

La mise en oeuvre doit répondre aux règles de sécurité électrique de la NF C 15-100 — liaisons équipotentielles et volumes de sécurité notamment —, le conduit principal et la dérivation ou le piquage devant être reliés à la liaison équipotentielle de la pièce d'eau s'ils sont métalliques. La solidité de la fixation des dispositifs d'extraction ou des pièces d'adaptation doit être adaptée aux sollicitations mécaniques subies — démontage pour nettoyage, actionnement manuel —, les supports de fixation étant conformes à la NF EN 12236.

Une interdiction ferme figure à l'article 6.3.3 : le raccordement de dispositifs mécaniques individuels — hotte, sèche-linge, extracteurs ponctuels motorisés — au conduit d'extraction collectif, à tirage naturel ou mécanique, est PROSCRIT. C'est l'une des non-conformités les plus fréquentes en rénovation d'immeuble.

Pour les amenées d'air (article 6.1), l'installation doit éviter les courants d'air gênants, notamment en hiver pour les entrées d'air en façade ; la prescription est réputée satisfaite pour les amenées installées en partie haute avec jet d'air dirigé vers le haut. Si la mise en oeuvre requiert le percement d'un orifice dans l'enveloppe hors menuiseries, sa section doit être en tous points égale ou supérieure au gabarit de pose ou aux prescriptions de montage du fabricant. En rénovation, une inspection visuelle à l'intérieur du logement des joints de portes palières et des menuiseries, ainsi que de la présence d'un vide-ordures, peut être réalisée. Les passages de transit sont assurés au droit des portes intérieures par une grille de transit, par des blocs-portes présentant de construction des passages d'air sur leur périphérie, ou par rehaussement des huisseries de manière à ménager un passage d'air en partie basse de l'ouvrant, la hauteur se calculant par rapport au sol fini.

Trappes de visite, accès à l'entretien et alarme

L'accès au réseau et à ses composants doit être prévu dès la conception, conformément à la NF EN 12097, notamment à partir de trappes de visite correctement sélectionnées et positionnées. L'accès au ventilateur, à l'extracteur, aux éventuels échangeurs ou filtres doit être prévu : il doit être sécurisé, facile d'accès, éclairé, et laisser un espace suffisant au passage comme aux opérations de démontage, d'entretien et de remplacement.

En résidentiel collectif, une trappe de visite accessible doit être aménagée au pied de chaque partie du conduit collectif vertical. Les extracteurs, tés-souches, purges éventuelles d'eau et organes de réglage doivent être accessibles depuis les parties communes de l'immeuble, avec un chemin d'accès aménagé, un éclairage et une distance suffisante aux poutres ou à la toiture en cas d'installation en combles sous toiture inclinée.

Sur les nouveaux réseaux ou parties de réseaux aérauliques en habitat collectif, l'implantation des trappes de visite doit se faire conformément à la NF EN 12097, qui précise la typologie des ouvertures et leurs dimensions selon le conduit, l'emplacement et le nombre de panneaux d'accès nécessaires pour un réseau donné, ainsi que la nettoyabilité des réseaux et la sécurité des personnes en précisant le type et la mise en oeuvre des vis et rivets. Une note ajoute que les parties de cette norme applicables aux conduits métalliques rectangulaires le sont aussi aux conduits neufs maçonnés. Les panneaux d'accès doivent pouvoir être ouverts ou fermés à plusieurs reprises sans couper ni endommager le conduit.

L'article 6.4.3 impose une alarme : les installations collectives de ventilation doivent être équipées d'un système d'alarme fonctionnant automatiquement en cas d'arrêt de l'extracteur. Cette alarme doit être soit télétransmise dans un local de fonction, soit visible et lumineuse et alors disposée dans chaque hall d'entrée, soit sonore et alors disposée en partie haute de chaque cage d'escalier, dans chaque hall d'entrée ou en façade extérieure — cette dernière localisation n'étant admise qu'en l'absence de cage d'escalier intérieure. La puissance du signal sonore doit être adaptée à l'environnement, et l'alarme a pour objet de déclencher l'intervention des services de maintenance.

Rejet de l'air extrait et prise d'air neuf

L'article 6.5.1 pose le principe : l'air extrait doit être rejeté à l'extérieur de l'immeuble de façon à éviter la reprise d'air vicié par les ouvrants, les entrées d'air et les prises d'air neuf. L'amenée d'air doit déboucher directement sur l'extérieur, à l'exception des espaces tampons, pour lesquels il est nécessaire de s'assurer que l'espace — loggia, double fenêtre, véranda — n'est pas le lieu d'une pollution spécifique : poussière, humidité, monoxyde de carbone.

Trois interdictions et deux distances structurent la mise en oeuvre. Le rejet d'air extrait ainsi que la prise d'air neuf ne sont admis NI dans les combles, NI dans les garages, NI dans les vides sanitaires. Et le rejet ne doit pas constituer une gêne pour les occupants : il est admis que deux conditions minimales soient satisfaites, une distance de 0,40 m de toute baie ouvrante et de 0,60 m de toute entrée d'air de ventilation, ces distances s'entendant de l'axe de l'orifice d'évacuation au point le plus proche de la partie ouvrante — porte, fenêtre, châssis — ou de l'orifice d'entrée d'air.

Le rejet doit également s'effectuer de façon que le vent dominant ne crée pas de surpression dans le réseau. Cette exigence est réputée satisfaite si l'orifice de rejet — conduit de refoulement ou grille de rejet de l'extracteur — est situé dans un plan horizontal de façon que le jet soit dirigé vers le haut, ou dans une couronne de 360° d'axe vertical autour du rejet. Si le jet ne peut pas être dirigé vers le haut et que le jet horizontal ne peut être orienté favorablement, il convient d'ajouter une perte de charge supplémentaire de 20 Pa au calcul de dimensionnement. Il en va de même s'il n'est pas possible de satisfaire aux dispositions relatives à l'effet d'obstacle.

En cas de rejet horizontal, il convient de respecter les distances minimales entre le point de rejet et les obstacles en toiture distants de moins de 8 m — souches de cheminées, machinerie d'ascenseurs, murs mitoyens —, spécifiées par la figure 7 de la norme. En implantation en terrasse, les distances minimales des extracteurs, souches et supports de conduits par rapport aux émergences sont données par la figure 1 et le tableau 2, en fonction de la plus grande dimension en vis-à-vis ; cette disposition vise à rendre possible la réalisation et l'entretien courant des ouvrages d'étanchéité, et lorsque la distance minimale ne peut être respectée, des dispositions particulières sont à envisager. Enfin, la partie 1-2 fixe une performance produit : le rejet d'air et la prise d'air doivent avoir une perte de charge inférieure à 25 Pa pour un débit de 200 m³/h.

Essais, vérifications et contrôle de bon achèvement

L'article 7 impose, pour tout type d'installation une fois terminée, la réalisation de trois niveaux de contrôle. Le contrôle de bon achèvement porte d'abord sur les documents : le dossier technique à transmettre au maître d'ouvrage doit être conforme à l'article 5.4, et les instructions relatives au fonctionnement de l'installation et à sa maintenance doivent être fournies — elles doivent préciser les spécificités de l'installation, la manière de l'utiliser en indiquant clairement les choses à ne pas faire et les obligations d'entretien périodique incombant au maître d'ouvrage, et comprendre la documentation appropriée fournie par les fabricants de chaque composant.

Le contrôle de bon achèvement porte ensuite sur quatre points vérifiés visuellement : la conformité du système aux spécifications de conception et de dimensionnement ; l'aptitude du système à fonctionner et à être maintenu en toute sécurité, notamment vis-à-vis de la protection mécanique et des risques d'électrocution ; le bon état des éléments constituant le système, leur emplacement, leur fixation et leur propreté ; l'accessibilité du système et des commandes pour le fonctionnement, le nettoyage et l'entretien.

Les contrôles fonctionnels (article 7.2) sont réalisés après les divers ajustages, équilibrages et réglages nécessaires. Ils vérifient que les dispositifs centraux, ventilateurs, filtres à air, clapets coupe-feu, bouches d'air, dispositifs de régulation et de commande et extracteurs sont capables de fonctionner conformément aux spécifications et sont correctement assemblés et installés. En présence d'appareils à gaz raccordés, le bon fonctionnement des sécurités d'asservissement en rapport avec le système de ventilation installé doit être vérifié.

Les mesures fonctionnelles (article 7.3) se réalisent toutes portes extérieures et fenêtres fermées. Elles concernent le débit d'air — via la pression de fonctionnement de la bouche —, le sens du débit et, pour certains dispositifs, la régulation et la durée de fonctionnement. D'autres aspects de performance peuvent être traités par des mesures spéciales : étanchéité du réseau de conduits, niveaux de pression acoustiques, puissances électriques. Le résultat des contrôles visuels, les réglages effectués et les résultats des essais doivent être indiqués dans des rapports d'autocontrôles, qui constituent une partie du dossier technique à remettre au maître d'ouvrage.

Réutilisation d'un réseau existant : le diagnostic préalable

En rénovation, la partie P1-1-2 encadre la reprise de conduits existants. Un diagnostic préliminaire de l'installation doit être réalisé visuellement afin de s'assurer notamment de leur vacuité, de leur étanchéité à l'air et de leur propreté, et il convient de vérifier que l'étanchéité obtenue est compatible avec les règles de dimensionnement. Une note avertit que les conduits collectifs à raccordements individuels de hauteur d'étage — les « shunts » — ou individuels peuvent présenter des caractéristiques d'étanchéité à l'air ou de perte de charge notablement différentes de celles des conduits habituellement utilisés en VMC.

Pour toute réutilisation d'un réseau VMC métallique existant, deux voies sont ouvertes. Soit une mesure d'étanchéité à l'air du réseau est réalisée selon le FD E 51-767 : si le débit de fuite mesuré est SUPÉRIEUR à 30 % du débit nominal réduit, il faut proscrire la réutilisation du conduit en l'état ; s'il est inférieur, il doit être réparti au droit de chaque bouche au prorata du débit foisonné retenu. Soit un débit de fuite par défaut équivalent à 30 % du débit nominal réduit est pris en compte et réparti de la même manière.

Pour la réutilisation d'un réseau maçonné existant, la même mesure selon le FD E 51-767 s'applique avec le même seuil de 30 % ; en l'absence de mesure d'étanchéité, un débit de fuite complémentaire est ajouté au droit de chaque bouche selon les dispositions de calcul prévues par la norme NF E 51-766.

Enfin, le raccordement à un même étage et sur un même conduit vertical de deux conduits de liaison desservant des logements différents est admis sous réserve de respecter les exigences limitant les transmissions phoniques entre logements. Une note recommande de respecter une distance verticale supérieure à 1,20 m entre les raccordements, et une autre indique que ce raccordement à un même niveau demande une étude spécifique, complétée éventuellement par des essais, fournie par la maîtrise d'ouvrage.

Mise en service et mise en main au maître d'ouvrage

L'article 8 clôt le processus par une obligation trop souvent réduite à la remise d'un classeur. L'entrepreneur doit remettre au maître d'ouvrage ou à son représentant le dossier technique de l'installation. La mise en service définitive doit être accompagnée de la mise en main de l'installation aux utilisateurs, aux techniciens d'exploitation ou de maintenance.

La mise en main doit commencer par une description technique et une explication du fonctionnement de l'installation : entrées d'air, bouches d'extraction, etc. La présentation doit insister sur les objectifs de la ventilation — qualité de l'air intérieur, conservation du bâti — et sur son caractère permanent, au moins pendant la période où la température extérieure oblige à maintenir les fenêtres fermées.

L'entrepreneur doit rappeler les spécificités de l'installation et les consignes d'utilisation : ne pas obstruer les entrées d'air, veiller à ce que les passages de transit restent dégagés — absence de moquette rapportée notamment. Il doit également rappeler les obligations d'entretien et de maintenance périodique qui incombent au maître d'ouvrage.

Une note ajoute une recommandation à forte portée juridique : la remise par l'entreprise au maître d'ouvrage d'une fiche synthétisant les instructions d'utilisation et les obligations de maintenance est conseillée, car elle traduit l'accomplissement du devoir de conseil auquel l'entreprise est tenue. Il convient que cette fiche soit consignée d'une mention spécifiant que le maître d'ouvrage en a bien pris connaissance, et qu'elle soit ajoutée et conservée au dossier technique pour assurer la traçabilité de l'action.

Les erreurs les plus fréquentes à l'exécution d'un réseau de ventilation

La première erreur est documentaire : viser le DTU 68.2 ou le DTU 68.1 dans un CCTP, alors que ces documents ont été remplacés par le NF DTU 68.3 depuis le 22 juin 2013. Il en découle souvent une seconde erreur, celle de ne pas préciser les parties applicables — P1-1-1, plus P1-1-2, P1-1-3 ou P1-1-4 selon le système, plus P1-2 et P2.

La deuxième famille d'erreurs concerne l'étanchéité : réaliser des piquages express alors qu'ils sont interdits sauf contrainte de chantier spécifique ; emboîter partiellement sans liaison mécanique ; assurer l'étanchéité à la bande adhésive aluminium, généralement inadaptée à cette fonction ; multiplier les vis, ce qui pénalise l'étanchéité autant que le temps de montage ; percer à moins de 10 mm du bord et blesser le joint de l'accessoire ; laisser un mastic extérieur non protégé par une bande adhésive ; ne pas reboucher les trous d'un montage repositionné.

La troisième famille concerne la mise en oeuvre des terminaux : bouche implantée à moins de 1,80 m du sol ou à moins de 20 cm d'un angle, ce qui rend la mesure de débit impossible en contrôle ; jonction bouche/conduit non étanche ; raccordement d'une hotte motorisée ou d'un sèche-linge sur le conduit collectif, expressément proscrit ; commande manuelle implantée hors de la plage de 0,90 à 1,30 m du sol.

La quatrième famille concerne le rejet : rejet en comble, en garage ou en vide sanitaire, tous trois interdits ; orifice à moins de 0,40 m d'une baie ouvrante ou de 0,60 m d'une entrée d'air ; jet horizontal orienté défavorablement sans que la perte de charge supplémentaire de 20 Pa ait été intégrée au calcul ; obstacle en toiture à moins de 8 m sans vérification des distances de la figure 7.

La cinquième famille concerne la réception : absence de dossier technique et de rapports d'autocontrôles ; mesures de débit réalisées portes ou fenêtres ouvertes ; absence d'alarme automatique en installation collective ; absence de trappe de visite au pied de chaque conduit collectif vertical ; réutilisation d'un réseau existant sans diagnostic ni mesure d'étanchéité selon le FD E 51-767, alors qu'un débit de fuite supérieur à 30 % du débit nominal réduit doit conduire à proscrire la réutilisation en l'état. Sur les projets suivis par Progineer, la mesure de débit à réception et la remise du dossier technique sont des points d'arrêt contractuels du lot ventilation.

Glossaire NF DTU 68.3 (P 50-413) — remplace le DTU 68.2 / NF P 50-411-1 et -2

DTU 68.2 (NF P 50-411-1 et -2)
Normes homologuées de mai 1993 relatives à l'exécution des installations de ventilation mécanique, remplacées le 22 juin 2013 par les parties du NF DTU 68.3.
NF DTU 68.3 (P 50-413)
Norme en vigueur, « Installations de ventilation mécanique », composée des cahiers P1-1-1, P1-1-2, P1-1-3, P1-1-4, P1-2 et P2. Remplace le DTU 68.1 (XP P 50-410) et le DTU 68.2 (NF P 50-411-1 et -2).
Étanchéité à l'air du réseau
Résistance aéraulique du réseau au passage de l'air à travers l'enveloppe des conduits, caractérisée par un débit de fuite par unité de surface sous une certaine pression. Mesurée selon le FD E 51-767 ; classes A, B, C, D selon la NF EN 12237.
Débit foisonné (Qdf)
Débit de dimensionnement au droit d'une bouche, calculé selon l'article 5.1.8 du NF DTU 68.3 P1-1-1 en tenant compte du coefficient de foisonnement. Le taux de fuite forfaitaire s'y applique : 12 % en réseau neuf, 5 % avec accessoires à joints de classe C sur la totalité du réseau.
Accessoire à joints
Raccord (té, coude, manchon) intégrant d'origine un dispositif d'étanchéité à lèvre. Son emploi améliore l'étanchéité à l'air et permet, selon le mode constructif, de compenser les déformations d'emboîtement liées au stockage ou au transport.
Piquage express
Raccordement réalisé par découpe directe dans la paroi d'un conduit. Son emploi est interdit par l'Annexe C du NF DTU 68.3, sauf contraintes spécifiques de chantier, au profit de raccordements de type té.
Jonc d'arrêt
Butée de l'accessoire contre laquelle le conduit doit être poussé lors du montage, garantissant la profondeur d'emboîtement et le contact de la lèvre du joint avec le bord du conduit.
Té-souche
Composant du réseau collectif horizontal reliant les parties horizontales aux parties verticales et permettant l'accès à celui-ci. Doit être accessible depuis les parties communes et équipé d'un couvercle permettant sa visite.
Conduit de liaison
En installations collectives, conduit reliant le réseau collectif au réseau individuel ou à la bouche d'extraction. Sa jonction avec la paroi support doit être étanche à l'air, de préférence par manchette de raccordement scellée.
Manchette souple de raccordement
Pièce en matériau élastique reliant un caisson de ventilateur à un conduit et limitant la transmission des vibrations du moteur dans le réseau. Classée M0, soit A2-s1, d0 en classement européen.
FD E 51-767
Fascicule documentaire auquel le NF DTU 68.3 renvoie pour la mesure de l'étanchéité à l'air d'un réseau de conduits et la détermination de sa classe.
NF EN 12097
Norme définissant l'implantation des trappes de visite : typologie et dimensions des ouvertures selon le conduit, emplacement et nombre de panneaux d'accès, nettoyabilité des réseaux, type et mise en oeuvre des vis et rivets.
NF EN 12236
Norme applicable aux supports de fixation des dispositifs d'extraction et au supportage de l'ensemble du réseau aéraulique.
NF EN 12237
Norme « Ventilation des bâtiments — Réseau de conduits — Résistance et étanchéité des conduits circulaires en tôle » (indice E 51-717), qui distingue quatre classes de réseaux A, B, C, D.
Débit nominal réduit
Débit de référence utilisé pour apprécier l'admissibilité d'un réseau existant : au-delà de 30 % de fuite mesurée par rapport à ce débit, la réutilisation du conduit en l'état doit être proscrite.
Rapport d'autocontrôle
Document consignant les résultats des contrôles visuels, les réglages effectués et les résultats des essais. Il constitue une partie du dossier technique remis au maître d'ouvrage.

Questions fréquentes sur NF DTU 68.3 (P 50-413) — remplace le DTU 68.2 / NF P 50-411-1 et -2

Qu'est-ce que NF DTU 68.3 (P 50-413) — remplace le DTU 68.2 / NF P 50-411-1 et -2 ?

DTU 68.2 - Exécution des installations de ventilation mécanique (remplacé par le NF DTU 68.3). Le DTU 68.2 « Exécution des installations de ventilation mécanique » correspondait aux normes homologuées NF P 50-411-1 et NF P 50-411-2 de mai 1993. Il n'est plus le référentiel applicable : les normes homologuées NF DTU 68.3 P1-1-1, P1-1-2, P1-1-3, P1-2 et P2 du 22 juin 2013 remplacent la norme expérimentale XP P 50-410 (DTU 68.1) de juillet 1995 ainsi que les NF P 50-411-1 et NF P 50-411-2 (DTU 68.2) de mai 1993. Cette fiche conserve l'entrée « DTU 68.2 » pour les lecteurs qui recherchent encore cette référence et expose le référentiel réellement applicable à l'EXÉCUTION d'un réseau de ventilation : étanchéité à l'air des conduits, montage des accessoires, matériaux et épaisseurs, trappes de visite, alarme, rejet d'air, essais et vérifications, mise en service et mise en main. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 68.3 (P 50-413) — remplace le DTU 68.2 / NF P 50-411-1 et -2 ?

Le domaine d'application couvre : Exécution des installations de ventilation résidentielle par balayage : mise en oeuvre des amenées d'air, des passages de transit et des dispositifs d'extraction, réalisation et étanchéité à l'air du réseau de conduits, montage étanche des accessoires, trappes de visite et accès à l'entretien, alarme de défaillance en installation collective, emplacement du rejet d'air extrait et des prises d'air neuf, essais et vérifications de bon achèvement, mise en service et mise en main au maître d'ouvrage. Le NF DTU 68.3 comprend les cahiers P1-1-1 (règles générales), P1-1-2 (VMC autoréglable simple flux), P1-1-3 (VMC gaz) et P1-1-4 (VMC autoréglable double flux), complétés par le P1-2 (critères de choix des matériaux) et le P2 (clauses administratives spéciales types).. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 68.3 (P 50-413) — remplace le DTU 68.2 / NF P 50-411-1 et -2 sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Le DTU 68.2 est-il encore applicable ?

Non. Le DTU 68.2 correspondait aux normes homologuées NF P 50-411-1 et NF P 50-411-2 de mai 1993. Les normes homologuées NF DTU 68.3 P1-1-1, P1-1-2, P1-1-3, P1-2 et P2 du 22 juin 2013 remplacent ces deux normes ainsi que la norme expérimentale XP P 50-410 (DTU 68.1) de juillet 1995. Le référentiel à viser aujourd'hui est le NF DTU 68.3, indice de classement P 50-413.

Quelles sont les parties du NF DTU 68.3 ?

Quatre cahiers de clauses techniques : P1-1-1 pour les règles générales de calcul, de dimensionnement et de mise en oeuvre ; P1-1-2 pour la VMC autoréglable simple flux ; P1-1-3 pour la VMC gaz ; P1-1-4 pour la VMC autoréglable double flux. Ils sont complétés par le P1-2, critères généraux de choix des matériaux, et par le P2, cahier des clauses administratives spéciales types.

Le NF DTU 68.3 impose-t-il une classe d'étanchéité minimale du réseau ?

Il n'impose pas une classe chiffrée : il exige que les assemblages permettent d'atteindre durablement la classe visée, et renvoie au fascicule documentaire FD E 51-767 pour la mesure. La NF EN 12237 distingue quatre classes de réseaux — A, B, C et D — correspondant à différentes valeurs de K. La classe visée relève donc du marché, pas d'un minimum normatif du DTU.

Quel taux de fuite prendre en compte au calcul sur un réseau neuf ?

12 % du débit foisonné de la bouche, appliqué au droit de chaque bouche d'extraction. Cette valeur forfaitaire peut être ramenée à 5 % du débit foisonné en cas d'utilisation, sur la totalité du réseau, d'accessoires à joints de classe C au minimum et de respect des règles de montage de l'Annexe C du NF DTU 68.3 P1-1-1.

Les piquages express sont-ils autorisés ?

Non, sauf contraintes spécifiques de chantier. L'Annexe C du NF DTU 68.3 P1-1-1 interdit leur emploi pour assurer la bonne étanchéité à l'air et la maintenabilité des réseaux, et recommande d'utiliser des raccordements de type té. Les risques cités sont une découpe non adaptée au diamètre du piquage, une découpe qui ripe et crée une prise d'air, et en maintenance un risque d'accrochage des appareils ou des personnes.

Combien de vis pour fixer un accessoire sur un conduit circulaire ?

Il est recommandé d'utiliser 2 à 4 vis selon le diamètre, jusqu'à 630 mm, réparties uniformément sur la circonférence. Un nombre trop important de vis pénalise le temps de montage et l'étanchéité. Avec des accessoires à joints, les vis ou rivets doivent être positionnés à une distance de 10 à 20 mm du bord du conduit pour ne pas endommager le joint. Les vis et rivets doivent être conformes à la NF EN 12097 et le supportage à la NF EN 12236.

Peut-on utiliser du ruban adhésif aluminium pour étancher un réseau ?

L'Annexe C avertit que les bandes adhésives aluminium ne sont généralement pas adaptées pour assurer une fonction d'étanchéité. Les matériaux d'étanchéité admis sont ceux dont le fabricant spécifie explicitement qu'ils peuvent être employés pour la réalisation d'une installation de ventilation — bandes adhésives adaptées, bandes thermorétractables, mastic silicone, colle, bagues de joint à lèvre ou autres garnitures — et qui tiennent la température, l'eau condensée, les agents atmosphériques et le vieillissement.

À quelle hauteur poser une bouche d'extraction ?

Les dispositifs d'extraction doivent être disposés dans les pièces de service, en partie haute d'une paroi verticale ou, dans certains cas, au plafond, à une hauteur d'au moins 1,80 m au-dessus du sol, et séparés des angles de la paroi par un espacement d'au moins 20 cm — afin de faciliter la mesure du débit lors des contrôles. Ils doivent rester accessibles pour le nettoyage et l'entretien.

Peut-on raccorder une hotte motorisée ou un sèche-linge sur le conduit collectif ?

Non. Le raccordement de dispositifs mécaniques individuels — hotte, sèche-linge, extracteurs ponctuels motorisés — au conduit d'extraction collectif, à tirage naturel ou mécanique, est proscrit par l'article 6.3.3 du NF DTU 68.3 P1-1-1.

Où peut-on rejeter l'air extrait d'une VMC ?

À l'extérieur de l'immeuble, directement ou par un conduit de refoulement, jamais dans les combles, les garages ou les vides sanitaires — interdiction qui vaut aussi pour la prise d'air neuf. Deux distances minimales sont à respecter : 0,40 m de toute baie ouvrante et 0,60 m de toute entrée d'air de ventilation, mesurées de l'axe de l'orifice d'évacuation au point le plus proche.

Faut-il une alarme sur une VMC collective ?

Oui. Les installations collectives de ventilation doivent être équipées d'un système d'alarme fonctionnant automatiquement en cas d'arrêt de l'extracteur. Elle doit être soit télétransmise dans un local de fonction, soit visible et lumineuse et disposée dans chaque hall d'entrée, soit sonore et disposée en partie haute de chaque cage d'escalier, dans chaque hall d'entrée ou en façade extérieure — cette dernière option n'étant admise qu'en l'absence de cage d'escalier intérieure.

Où placer les trappes de visite d'un réseau de ventilation ?

Conformément à la NF EN 12097, qui précise la typologie des ouvertures et leurs dimensions selon le conduit, l'emplacement et le nombre de panneaux d'accès nécessaires. En habitat collectif, une trappe de visite accessible doit en outre être aménagée au pied de chaque partie du conduit collectif vertical. Les panneaux d'accès doivent pouvoir être ouverts ou fermés à plusieurs reprises sans couper ni endommager le conduit.

Quelle épaisseur minimale pour un conduit flexible de liaison ?

Pour les conduits ne desservant pas d'appareil à gaz raccordé : aluminium d'épaisseur minimale 0,12 mm ou acier inoxydable d'épaisseur minimale 0,1 mm. Pour les conduits desservant des appareils à gaz de type classique : aluminium d'épaisseur minimale 0,3 mm ou acier inoxydable d'épaisseur minimale 0,1 mm. Les diamètres des conduits flexibles sont définis par la NF EN 13180.

Peut-on réutiliser un réseau de VMC existant en rénovation ?

Sous conditions. Un diagnostic préliminaire visuel doit vérifier la vacuité, l'étanchéité à l'air et la propreté des conduits. Pour un réseau métallique ou maçonné, une mesure d'étanchéité selon le FD E 51-767 est réalisée : si le débit de fuite mesuré est supérieur à 30 % du débit nominal réduit, la réutilisation en l'état doit être proscrite. À défaut de mesure, un débit de fuite par défaut de 30 % du débit nominal réduit est pris en compte pour le métallique, et un calcul selon la NF E 51-766 pour le maçonné.

Comment se réalisent les mesures de débit à la réception ?

Toutes portes extérieures et fenêtres fermées, après réalisation des divers ajustages, équilibrages et réglages. Les mesures portent sur le débit d'air via la pression de fonctionnement de la bouche, le sens du débit et, pour certains dispositifs, la régulation et la durée de fonctionnement. Les résultats, ainsi que les contrôles visuels et les réglages effectués, doivent être indiqués dans des rapports d'autocontrôles qui font partie du dossier technique remis au maître d'ouvrage.

Que doit contenir la mise en main de l'installation ?

Une description technique et une explication du fonctionnement — entrées d'air, bouches d'extraction —, un rappel des objectifs de la ventilation (qualité de l'air intérieur, conservation du bâti) et de son caractère permanent, les consignes d'utilisation (ne pas obstruer les entrées d'air, garder les passages de transit dégagés) et les obligations d'entretien et de maintenance périodique incombant au maître d'ouvrage. La remise d'une fiche de synthèse contresignée est conseillée : elle traduit l'accomplissement du devoir de conseil de l'entreprise.

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NF DTU 68.3 - Installations de ventilation mécanique (règles générales et VMC double flux)

PÉRIMÈTRE RECTIFIÉ : le NF DTU 68.3 ne se limite pas à la double flux. Il s'intitule « Installations de ventilation mécanique » (indice de classement P 50-413) et se compose de plusieurs parties — P1-1-1 règles générales de calcul, dimensionnement et mise en œuvre (juin 2013), P1-1-2 VMC autoréglable simple flux (juin 2013 + A1 novembre 2017), P1-1-3 VMC gaz (juin 2013), P1-1-4 VMC autoréglable DOUBLE FLUX (avril 2017), P1-2 critères de choix des matériaux (avril 2017) et P2 clauses administratives (avril 2017). Il vise les bâtiments à usage d'habitation en ventilation générale et permanente par balayage. Cette fiche couvre les règles générales et la partie double flux : vitesses d'air limites (4 m/s en réseau individuel, 5 m/s en collectif vertical, 6 m/s en collectif horizontal), taux de fuite forfaitaire de 12 % du débit foisonné (5 % avec accessoires à joints de classe C), équilibrage Qsou ≥ Qext − Qf et Qext ≥ Qsou, isolation des conduits en R (≥ 0,6 et ≥ 1,2 m².K/W selon le flux et la position), distances de rejet et évacuation des condensats.

DTU 68.1 - Installations de ventilation mécanique (remplacé par le NF DTU 68.3)

Le DTU 68.1 « Installations de ventilation mécanique contrôlée » correspondait à la norme expérimentale XP P 50-410 de juillet 1995. Il n'est plus le référentiel applicable : les normes homologuées NF DTU 68.3 P1-1-1, P1-1-2, P1-1-3, P1-2 et P2 de juin 2013 remplacent la norme expérimentale XP P 50-410 (DTU 68.1) de juillet 1995 ainsi que les normes homologuées NF P 50-411-1 et NF P 50-411-2 (DTU 68.2) de mai 1993. Le NF DTU 68.3 « Installations de ventilation mécanique » (indice de classement P 50-413) définit les règles de conception technique, de dimensionnement, de mise en œuvre et de mise en service applicables aux installations de ventilation résidentielle par balayage, ainsi que le dossier technique à remettre au maître d'ouvrage. Cette fiche présente le référentiel réellement applicable aujourd'hui, en conservant l'entrée « DTU 68.1 » pour les lecteurs qui recherchent encore cette référence.

Acoustique des réseaux de ventilation — quel référentiel applicable ?

AVERTISSEMENT DE SOURCE : la référence « NF DTU 67.1 » circule pour désigner un document technique unifié consacré à l'isolation acoustique des gaines de ventilation. Nous ne l'avons trouvée ni dans les catalogues d'éditeurs de DTU consultés, ni dans notre bibliothèque de 349 DTU, où la série 67 n'existe pas pour la ventilation : la série de ventilation est la série 68 et le document en vigueur y est le NF DTU 68.3. Cette fiche décrit donc le référentiel réellement mobilisable pour traiter l'acoustique d'une installation de ventilation : l'article 6 de l'arrêté du 30 juin 1999 relatif aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d'habitation pour l'exigence de résultat (LnAT ≤ 30 dB(A) en pièce principale et 35 dB(A) en cuisine, installation en position de débit minimal), le paragraphe 5.2 du NF DTU 68.3 P1-1-1 pour la conception acoustique (vitesses d'air maximales, désolidarisation obligatoire de l'extracteur, isolement entre logements), le paragraphe 3.8.3 du NF DTU 68.3 P1-2 pour les dispositifs atténuateurs de bruit, et l'arrêté du 26 décembre 2023 pour l'attestation acoustique à l'achèvement des travaux.

Bouches d'extraction, entrées d'air et passages de transit — quel référentiel applicable ?

AVERTISSEMENT DE SOURCE : la référence « NF DTU 67.2 » circule pour désigner un document technique unifié consacré à la pose des bouches de VMC. Nous ne l'avons trouvée ni dans les catalogues d'éditeurs de DTU consultés, ni dans notre bibliothèque de 349 DTU, où la série 67 n'existe pas pour la ventilation : la série de ventilation est la série 68 et le document en vigueur y est le NF DTU 68.3. Cette fiche décrit le référentiel réellement mobilisable pour les terminaux d'une installation de ventilation résidentielle : l'arrêté du 24 mars 1982 modifié pour les débits, le NF DTU 68.3 P1-1-1 pour l'emplacement des dispositifs d'extraction (hauteur minimale 1,80 m, écartement 20 cm des angles), les amenées d'air et les passages de transit, le NF DTU 68.3 P1-1-2 pour le dimensionnement des entrées d'air (somme des modules ≥ 22 m³/h par pièce principale) et des passages de transit (5 Pa et 2,5 Pa), le NF DTU 68.3 P1-2 et les normes NF E 51-711, NF E 51-713, NF E 51-732 et NF EN 13141-1 pour les caractéristiques produits.

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NF DTU 61.1 - Installations de gaz

Le NF DTU 61.1 « Installations de gaz dans les locaux d'habitation » (indice de classement P 45-204) est le référentiel de mise en œuvre des installations de gaz combustibles et d'hydrocarbures liquéfiés dans les bâtiments d'habitation et leurs dépendances, en aval de l'organe de coupure générale de branchement d'immeuble. Il est composé de sept parties : P1 terminologie, P2 dispositions générales, P3 dispositions particulières hors évacuation des produits de combustion, P4 évacuation des produits de combustion, P5 aménagements généraux, P6 cahier des clauses spéciales, P7 règles de calcul. Il fixe les matériaux et assemblages admis, les diamètres nominaux minimaux, les règles d'accessibilité des robinets de commande, les sections d'amenée d'air et de ventilation des locaux et des gaines, et les modes opératoires des essais de résistance mécanique et d'étanchéité. Un robinet de commande rendu inaccessible par un meuble de cuisine, une amenée d'air obstruée ou un essai d'étanchéité bâclé sont les trois causes de non-conformité les plus relevées à la mise en gaz.

Informations

Référence NF DTU 68.3 (P 50-413) — remplace le DTU 68.2 / NF P 50-411-1 et -2
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 22 juin 2013

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 28 août 2026

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

NF DTU 68.3 (P 50-413) — remplace le DTU 68.2 / NF P 50-411-1 et -2 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. VMC, ventilation mécanique, exécution, réseau de conduits, étanchéité à l'air, DTU 68.2, NF DTU 68.3, NF P 50-411, P 50-413, NF EN 12237, trappe de visite, rejet d'air, accessoires à joints, FD E 51-767.

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  • ventilation mécanique contrôlée
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