Bouches d'extraction, entrées d'air et passages de transit — quel référentiel applicable ?
AVERTISSEMENT DE SOURCE : la référence « NF DTU 67.2 » circule pour désigner un document technique unifié consacré à la pose des bouches de VMC. Nous ne l'avons trouvée ni dans les catalogues d'éditeurs de DTU consultés, ni dans notre bibliothèque de 349 DTU, où la série 67 n'existe pas pour la ventilation : la série de ventilation est la série 68 et le document en vigueur y est le NF DTU 68.3. Cette fiche décrit le référentiel réellement mobilisable pour les terminaux d'une installation de ventilation résidentielle : l'arrêté du 24 mars 1982 modifié pour les débits, le NF DTU 68.3 P1-1-1 pour l'emplacement des dispositifs d'extraction (hauteur minimale 1,80 m, écartement 20 cm des angles), les amenées d'air et les passages de transit, le NF DTU 68.3 P1-1-2 pour le dimensionnement des entrées d'air (somme des modules ≥ 22 m³/h par pièce principale) et des passages de transit (5 Pa et 2,5 Pa), le NF DTU 68.3 P1-2 et les normes NF E 51-711, NF E 51-713, NF E 51-732 et NF EN 13141-1 pour les caractéristiques produits.
Domaine d'application
Terminaux d'une installation de ventilation résidentielle par balayage : bouches et dispositifs d'extraction en pièces de service, entrées d'air et amenées d'air en pièces principales, passages de transit au droit des portes intérieures, commandes manuelles de débit, pièces d'adaptation et manchettes de raccordement. Couvre le choix produit (marquage, plage de pression, conformité normative), l'emplacement, la fixation, l'étanchéité des jonctions, le dimensionnement aéraulique et acoustique, ainsi que les interdictions de raccordement. La présente fiche recense le référentiel applicable en l'absence de NF DTU spécifiquement consacré à la pose des bouches de VMC.
Règles principales
Avertissement de source : pas de NF DTU 67.2 identifié
2 » n'a été trouvée ni dans les catalogues d'éditeurs de DTU consultés, ni dans la bibliothèque de 349 DTU de Progineer, où la série 67 n'existe pas pour la ventilation. 3 (P 50-413), dont les parties datent du 22 juin 2013.
Débits : base réglementaire et débit total QM
L'arrêté du 24 mars 1982 modifié fixe les débits.
Son article 3 dispose que les débits extraits dans chaque pièce de service doivent pouvoir atteindre, simultanément ou non, les valeurs d'un tableau fonction du nombre de pièces principales, avec cinq colonnes : cuisine, salle de bains ou de douches même commune avec un cabinet d'aisances, autre salle d'eau, cabinet d'aisances unique, cabinet d'aisances multiple ; des cabinets d'aisances sont multiples s'il en existe au moins deux dans le logement, même si l'un est situé dans une salle d'eau.
Les valeurs cellule par cellule doivent être lues directement dans la version en vigueur sur Légifrance.
Emplacement des dispositifs d'extraction
Dispositifs disposés dans les pièces de service, en partie haute d'une paroi verticale ou, dans certains cas, au plafond. Hauteur d'au moins 1,80 m au-dessus du sol. Espacement d'au moins 20 cm par rapport aux angles de la paroi — prescription destinée à faciliter la mesure du débit extrait lors des opérations de contrôle, applicable aussi en montage au plafond. Dispositifs ACCESSIBLES, conçus pour permettre leur nettoyage et leur entretien.
Hotte de cuisine statique : point bas de la surface de captation à au moins 1,80 m au-dessus du sol. Sécurité électrique selon NF C 15-100 (liaisons équipotentielles, volumes de sécurité) ; conduit principal, dérivation ou piquage métalliques reliés à la liaison équipotentielle de la pièce d'eau.
Caractéristiques exigibles des bouches
Pour chaque bouche, les limites d'utilisation en pression sont définies dans le rapport d'essai. Les bouches présentent, D'ORIGINE, un marquage spécifiant au minimum leur débit nominal et leur plage de fonctionnement en pression. Bouches desservant des appareils à gaz raccordés à la VMC : conformes à la NF E 51-711.
Bouches autoréglables ne desservant pas d'appareils à gaz raccordés et non asservies à la mesure d'un polluant atmosphérique : conformes à la NF E 51-713. Pièces d'adaptation (cadre de fixation, virole) en alliages d'aluminium, acier laqué, acier inoxydable, acier galvanisé ou plastique, la jonction avec la bouche devant être ÉTANCHE À L'AIR.
Étanchéité à l'air de la jonction terminale
Dans tous les cas, la jonction entre le dispositif d'extraction et le conduit doit être étanche à l'air. En présence d'un conduit de liaison : jonction entre celui-ci et la paroi support étanche à l'air ; manchette de raccordement recommandée et SCELLÉE pour assurer l'étanchéité entre le logement et la paroi support, tout autre système équivalent étant admis sous réserve de maintenir l'AMOVIBILITÉ du dispositif d'extraction.
En l'absence de conduit de liaison : jonction dispositif / paroi support étanche à l'air, un cadre de fixation pouvant être utilisé.
Caractéristiques exigibles des entrées d'air
Entrées d'air équipées d'un auvent extérieur destiné à prévenir la pénétration d'eau de pluie et d'un déflecteur intérieur, ces éléments devant être facilement démontables pour permettre leur nettoyage régulier. Essai de caractérisation aéraulique selon NF EN 13141-1, accessoires compris (grilles anti-insectes, manchons acoustiques), avec mention du débit-type.
Entrées d'air non asservies conformes à la NF E 51-732 : caractérisées par leur nature fixe ou autoréglable, par leur module (débit sous 20 Pa) et, en zone de bruit, par leur isolement acoustique Dn,e,w+Ctr.
Implantation des amenées d'air
Toutes les pièces principales doivent être munies d'au moins une amenée d'air répondant aux exigences acoustiques de la façade considérée. Les pièces de service ou de dégagement NE COMPORTENT PAS d'entrées d'air, sauf dispositions particulières — afin de respecter le balayage et de limiter, en période ventée, les refoulements d'air vicié vers les pièces principales.
Aucun élément de la construction (orifices de passage d'air, volets pleins, doubles fenêtres, coffres de volet roulant) ne doit diminuer de façon sensible le débit traversant ; leur emploi suppose un essai de caractérisation de l'ensemble. Pas de maillage inférieur à 3 mm, grilles accessibles et démontables DE L'INTÉRIEUR.
Installation évitant les courants d'air gênants, notamment en hiver en façade — prescription réputée satisfaite en partie haute avec jet dirigé vers le haut.
Dimensionnement des entrées d'air
Calcul mené pour une dépression ΔP au maximum égale à 20 Pa, au débit d'air maximal QM susceptible d'être extrait du logement (somme des valeurs nominales maximales des débits extraits à chaque bouche).
La somme S des modules des entrées d'air du logement, sous 20 Pa, doit satisfaire S ≥ QM − Qf, Qf étant le débit de fuite de l'enveloppe sous 20 Pa (valeurs minimales tabulées, majorables sur justifications particulières notamment en réhabilitation). EXIGENCE PLANCHER PAR PIÈCE : chaque pièce principale équipée d'au moins une entrée d'air, la somme des modules de ces entrées devant être égale ou supérieure à 22 m³/h.
Passages de transit : solutions et critères de dimensionnement
Trois solutions admises au droit des portes intérieures : grille de transit ; blocs-portes présentant, DE CONSTRUCTION, des passages d'air sur leur périphérie ; rehaussement des huisseries de porte ménageant un passage d'air en partie basse de l'ouvrant. La hauteur d'un passage en partie inférieure se calcule PAR RAPPORT AU SOL FINI. La modification des menuiseries de portes sur chantier est à éviter ; une retaille est admise en rénovation.
Dimensionnement par différence de pression, porte fermée : inférieure à 5 Pa pour les portes desservant les pièces de service, au débit maximal de la bouche d'extraction ; inférieure à 2,5 Pa pour les autres portes, pour un débit égal à la somme des modules des entrées d'air équipant la pièce.
Commandes manuelles de débit
La mise en oeuvre d'une bouche équipée de commande manuelle doit être telle que le passage d'un débit à l'autre puisse s'effectuer aisément. Tous les dispositifs de commande, ou ceux nécessitant une manoeuvre de l'usager (passage au débit nominal en cuisine, déclenchement des temporisations), doivent être situés à une hauteur comprise entre 0,90 m et 1,30 m du sol et être manoeuvrables en position debout comme en position assis.
Les DPM précisent s'il convient de situer la commande à plus de 0,40 m d'un angle rentrant de parois ou de tout autre obstacle à l'approche d'un fauteuil roulant ; l'emplacement se fait conformément à l'arrêté du 1er août 2006 relatif à l'accessibilité.
Foisonnement et bouches temporisées
Le foisonnement n'est pris en compte que pour des dispositifs temporisés ou asservis à un paramètre physique (humidité, CO2) assurant à tout moment le débit réglementaire requis ; des dispositifs manuels sans temporisation, comme une commande centralisée seule, n'entraînent aucun foisonnement.
Coefficients applicables uniquement si l'ouverture au débit maximal est temporisée entre 20 et 30 minutes, sinon k = 1 : k = 1 pour 1 à 3 dispositifs, 0,8 pour 4, 0,6 pour 5, 0,5 pour 6 ou plus, avec Qdf = k × QMf + (1 − k) × Qmf. Bouche bi-débit temporisée : QMf = débit maximum de la bouche, Qmf = débit minimum.
Bouche à un seul débit : Qdf égal au débit nominal. Le dimensionnement du raccordement individuel de chaque dispositif au réseau principal se fait SANS foisonnement. Le foisonnement ne s'applique pas aux colonnes dont au moins une bouche est raccordée à un appareil à gaz.
Interdictions et cas particuliers
Raccordement PROSCRIT de dispositifs mécaniques individuels (hotte, sèche-linge, extracteurs ponctuels motorisés) au conduit d'extraction collectif, à tirage naturel ou mécanique. Vide-ordures situé dans le logement : l'installation n'est effectuée que si ce vide-ordures est PRÉALABLEMENT CONDAMNÉ.
En habitat collectif, les points d'extraction desservant un même logement ne peuvent être raccordés à des extracteurs distincts que si le fonctionnement de l'ensemble est interrompu par un asservissement en cas d'arrêt accidentel de l'un d'eux ; disposition recommandée en logement individuel.
Le système doit fournir l'air comburant pour les appareils fixes à combustion non étanches ; en présence d'un appareil à circuit de combustion étanche, ou d'un appareil raccordé situé dans un local isolé des locaux ventilés par VMC, le dimensionnement est réalisé indépendamment de cet appareil.
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Somme des modules d'entrées d'air par pièce principale | ≥ 22 m³/h | Au moins une entrée d'air par pièce principale |
| Dépression de dimensionnement des entrées d'air | ΔP ≤ 20 Pa | Au débit d'air maximal QM extrait du logement ; S ≥ QM − Qf |
| Différence de pression — portes de pièces de service | < 5 Pa | Porte fermée, au débit maximal de la bouche d'extraction |
| Différence de pression — autres portes | < 2,5 Pa | Porte fermée, au débit égal à la somme des modules des entrées d'air de la pièce |
| Maillage minimal des grilles d'entrée d'air | ≥ 3 mm | Contre l'obstruction rapide par encrassement ; grilles démontables de l'intérieur |
| Section de deux entrées d'air en série (espace tampon) | > 1,4 × section d'une amenée directe équivalente | Chacune répondant aux exigences de classement acoustique de la façade |
| Coefficient de foisonnement k | 1 (1 à 3 dispositifs) / 0,8 (4) / 0,6 (5) / 0,5 (≥ 6) | Uniquement si ouverture au débit maximal temporisée entre 20 et 30 min |
| Taux de fuite de calcul au droit de chaque bouche | 12 % du débit foisonné (réseau neuf) | Ramené à 5 % avec accessoires à joints de classe C minimum sur tout le réseau |
| Débit total maximal QM — 2 pièces principales | 120 m³/h | 1 salle de bains, 1 cabinet d'aisances séparé (Annexe D, tableau D.1) |
| Débit total maximal QM — 4 pièces principales | 150 à 180 m³/h | Selon nombre de salles de bains et cabinets communs ou séparés |
| Débit total maximal QM — 5 pièces principales | 180 à 210 m³/h | Selon nombre de salles de bains et cabinets communs ou séparés |
Dimensions réglementaires
Hauteur d'implantation d'une bouche d'extraction
Partie haute d'une paroi verticale ou, dans certains cas, au plafond
Écartement bouche / angle de paroi
Pour permettre la mesure du débit extrait ; applicable aussi au plafond
Hauteur du point bas d'une hotte de cuisine statique
Bouche d'extraction intégrée, sans ventilateur
Hauteur des commandes manuelles de débit
Manoeuvrables debout comme assis ; DPM pour l'écart de 0,40 m aux obstacles
Référence de mesure du passage de transit en partie basse
Dimensionnement par les critères de 5 Pa et 2,5 Pa, non par une cote forfaitaire
Module d'une entrée d'air autoréglable
Définition de la NF E 51-732 ; essai selon NF EN 13141-1
Section de percement pour une amenée d'air
En tous points de l'orifice, hors menuiseries
Matériaux admis pour les pièces d'adaptation
Jonction avec la bouche étanche à l'air
Comprendre Arrêté du 24 mars 1982 modifié / NF DTU 68.3 P1-1-1, P1-1-2 et P1-2 / NF E 51-711, NF E 51-713, NF E 51-732
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour Arrêté du 24 mars 1982 modifié / NF DTU 68.3 P1-1-1, P1-1-2 et P1-2 / NF E 51-711, NF E 51-713, NF E 51-732, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de Arrêté du 24 mars 1982 modifié / NF DTU 68.3 P1-1-1, P1-1-2 et P1-2 / NF E 51-711, NF E 51-713, NF E 51-732 couvre : Terminaux d'une installation de ventilation résidentielle par balayage : bouches et dispositifs d'extraction en pièces de service, entrées d'air et amenées d'air en pièces principales, passages de transit au droit des portes intérieures, commandes manuelles de débit, pièces d'adaptation et manchettes de raccordement. Couvre le choix produit (marquage, plage de pression, conformité normative), l'emplacement, la fixation, l'étanchéité des jonctions, le dimensionnement aéraulique et acoustique, ainsi que les interdictions de raccordement. La présente fiche recense le référentiel applicable en l'absence de NF DTU spécifiquement consacré à la pose des bouches de VMC.. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur Arrêté du 24 mars 1982 modifié / NF DTU 68.3 P1-1-1, P1-1-2 et P1-2 / NF E 51-711, NF E 51-713, NF E 51-732
Cette fiche commence par une mise au point de sourcing. La référence « NF DTU 67.2 — Pose des bouches de VMC » circule dans des documents techniques et sur le web. Nous ne l'avons trouvée ni dans les catalogues d'éditeurs de DTU que nous avons pu interroger, ni dans la bibliothèque de 349 documents techniques unifiés dont dispose Progineer, où la série 67 n'apparaît pas pour la ventilation. La série de ventilation est la série 68, et le document en vigueur y est le NF DTU 68.3 « Installations de ventilation mécanique » (indice de classement P 50-413), dont les parties datent du 22 juin 2013.
Les terminaux d'une installation de ventilation ne sont pas pour autant hors référentiel — au contraire, ils sont l'objet de prescriptions précises réparties entre plusieurs textes. La réglementation d'aération des logements, l'arrêté du 24 mars 1982 modifié, fixe les débits à atteindre. Le NF DTU 68.3 P1-1-1 fixe l'emplacement des dispositifs d'extraction, les règles des amenées d'air et celles des passages de transit. Le NF DTU 68.3 P1-1-2 fixe le dimensionnement des entrées d'air et des passages de transit en VMC autoréglable simple flux. Le NF DTU 68.3 P1-2 et les normes produits NF E 51-711, NF E 51-713, NF E 51-732 et NF EN 13141-1 fixent les caractéristiques exigibles des composants.
Le principe de fonctionnement à garder en tête est celui du BALAYAGE. L'air neuf entre par les pièces principales — séjour, chambres — au moyen d'amenées d'air, traverse le logement par les passages de transit ménagés au droit des portes intérieures, et est extrait dans les pièces de service — cuisine, salle de bains, cabinet d'aisances. Le NF DTU 68.3 P1-1-1 le formule à l'article 5.1.4 : toutes les pièces principales doivent être munies d'au moins une amenée d'air, et les pièces de service ou de dégagement ne comportent pas d'entrées d'air, sauf dispositions particulières. Cette disposition vise à respecter le principe de balayage et à limiter, en période ventée, les refoulements d'air vicié des pièces de service vers les pièces principales.
Une conséquence pratique découle de ce principe et explique la majorité des dysfonctionnements constatés en exploitation : les trois maillons — entrée d'air, passage de transit, bouche d'extraction — forment un système. Une bouche performante alimentée par des entrées d'air sous-dimensionnées ne délivre pas le débit ; des entrées d'air correctes derrière des portes sans passage de transit mettent les pièces principales en dépression sans balayer ; un détalonnage généreux ne compense pas une entrée d'air obturée par l'occupant. Le NF DTU 68.3 traite les trois maillons ensemble, et c'est ainsi qu'il faut lire cette fiche.
Comprendre en détail Arrêté du 24 mars 1982 modifié / NF DTU 68.3 P1-1-1, P1-1-2 et P1-2 / NF E 51-711, NF E 51-713, NF E 51-732
Pourquoi la référence « NF DTU 67.2 » ne tient pas
La numérotation des DTU est peu intuitive et la série 6x rassemble des sujets voisins : la série 60 traite de la plomberie, la 61 du gaz, la 64 de l'assainissement non collectif, la 65 du génie climatique, la 68 de la ventilation et la 70 de l'électricité. Aucun document de la série 67 n'apparaît dans les 349 documents techniques unifiés de la bibliothèque Progineer, ni dans les catalogues d'éditeurs consultés.
Conséquence pour un CCTP : ne pas viser un « NF DTU 67.2 » pour la pose des bouches. Le visa correct combine l'arrêté du 24 mars 1982 modifié pour les débits, le NF DTU 68.3 en précisant les parties applicables — P1-1-1 dans tous les cas, plus P1-1-2 pour une VMC autoréglable simple flux, P1-1-3 pour une VMC gaz, P1-1-4 pour une VMC autoréglable double flux, plus P1-2 et P2 —, et les Avis Techniques ou Documents Techniques d'Application des procédés hygroréglables retenus.
La même remarque vaut pour les références « NF DTU 67.1 » (acoustique des réseaux de ventilation) et « NF DTU 67.3 » (ventilation mécanique répartie), qui ne correspondent à aucun document normatif que nous ayons pu identifier. Elles sont conservées dans cette base documentaire pour orienter les lecteurs qui les recherchent et renvoyées vers le référentiel réel.
Les débits : ce que fixe l'arrêté du 24 mars 1982
L'arrêté du 24 mars 1982 modifié, relatif à l'aération des logements, est le texte qui fixe les exigences de débit. Son article 3 dispose que les débits extraits dans chaque pièce de service doivent pouvoir atteindre, simultanément ou non, les valeurs d'un tableau donné en fonction du nombre de pièces principales du logement, avec cinq colonnes : cuisine, salle de bains ou de douches même commune avec un cabinet d'aisances, autre salle d'eau, cabinet d'aisances unique, cabinet d'aisances multiple. Le texte précise que des cabinets d'aisances sont considérés comme multiples s'il en existe au moins deux dans le logement, même si l'un d'entre eux est situé dans une salle d'eau.
Progineer ne reproduit pas ici les valeurs cellule par cellule de ce tableau : les lectures automatisées du texte consolidé que nous avons pu obtenir n'ont pas été concordantes sur toutes les cellules, en particulier sur les deux colonnes relatives aux cabinets d'aisances. Publier un débit faux sur une page technique reviendrait à induire une erreur de conception. La table doit être lue directement dans la version en vigueur de l'article 3 de l'arrêté du 24 mars 1982 publiée sur Légifrance, à la date du projet.
En revanche, le NF DTU 68.3 P1-1-2 publie en Annexe D une table dérivée qui est directement exploitable et que nous avons pu vérifier : les valeurs QM du débit total extrait du logement lorsque toutes les bouches sont en position d'ouverture maximale, dans le cas d'un dimensionnement strictement conforme à l'arrêté du 24 mars 1982. Pour un logement d'une pièce principale avec une salle de bains et un cabinet d'aisances commun : 90 m³/h ; avec un cabinet d'aisances séparé : 105 m³/h. Deux pièces principales, une salle de bains, un cabinet séparé : 120 m³/h. Trois pièces principales, une salle de bains, cabinet commun : 135 m³/h ; cabinet séparé : 150 m³/h.
Quatre pièces principales, une salle de bains : 150 m³/h avec un cabinet commun, 180 m³/h avec un cabinet séparé, 165 m³/h avec un cabinet commun et un cabinet séparé ; avec deux salles de bains : 165 m³/h avec un cabinet commun, 180 m³/h avec un cabinet commun et un séparé. Cinq pièces principales, une salle de bains : 195 m³/h avec un cabinet séparé, 195 m³/h avec deux cabinets séparés, 180 m³/h avec un cabinet commun et un séparé ; avec deux salles de bains : 210 m³/h avec un cabinet séparé, 210 m³/h avec deux cabinets séparés, 195 m³/h avec un cabinet commun et un séparé. Ces valeurs QM conditionnent le dimensionnement des entrées d'air.
Emplacement des dispositifs d'extraction
L'article 6.3.1 du NF DTU 68.3 P1-1-1 pose les règles d'implantation, et ce sont elles — et non les cotes couramment citées par rapport au plafond — qui font foi. Les dispositifs d'extraction doivent être disposés dans les pièces de service, en partie haute d'une paroi verticale ou, dans certains cas, au plafond. Ils doivent être situés à une hauteur d'au moins 1,80 m au-dessus du sol.
Deuxième règle : les dispositifs doivent être séparés des angles de la paroi par un espacement d'au moins 20 cm. La norme en donne la raison, qui n'est pas esthétique : cette prescription a pour objet de faciliter la mesure du débit extrait lors des opérations de contrôle. Une bouche calée dans un angle rend impossible la mise en place correcte d'un débitmètre à cône, donc impossible la démonstration de conformité. Les mêmes distances doivent être appliquées en cas de montage au plafond.
Troisième règle : les dispositifs d'extraction doivent être accessibles, et ils sont conçus afin de permettre leur nettoyage et leur entretien. Lorsque l'extraction en cuisine s'effectue par une bouche d'extraction intégrée à une hotte de cuisine statique — c'est-à-dire sans ventilateur d'extraction —, le point bas de la surface de captation de la hotte doit être placé à une hauteur d'au moins 1,80 m au-dessus du sol.
La mise en oeuvre doit enfin répondre aux règles de sécurité électrique conformément à la norme NF C 15-100, notamment les liaisons équipotentielles et les volumes de sécurité. Le conduit principal et la dérivation ou le piquage doivent être reliés à la liaison équipotentielle de la pièce d'eau s'ils sont métalliques. La solidité de la fixation des dispositifs d'extraction, ou des pièces d'adaptation, doit être adaptée aux sollicitations mécaniques qu'ils peuvent subir — opérations de démontage pour nettoyage, actionnement manuel du dispositif —, les supports de fixation devant être conformes à la norme NF EN 12236 ; cette prescription vise notamment les dispositifs disposés au plafond.
Caractéristiques exigibles des bouches (partie 1-2)
La partie P1-2 du NF DTU 68.3 fixe les critères de choix des bouches, et son article 3.4 est directement vérifiable à la réception des produits. Pour chaque bouche, les limites d'utilisation en pression sont définies dans le rapport d'essai. Les bouches mises en oeuvre présentent, D'ORIGINE, un marquage spécifiant au minimum leur débit nominal et leur plage de fonctionnement en pression. Une bouche sans ce marquage n'est pas conforme au DTU.
Les conformités normatives sont différenciées selon l'usage. Les bouches d'extraction desservant des appareils à gaz raccordés à la VMC doivent être conformes à la NF E 51-711, norme relative aux bouches d'extraction pour VMC gaz. Les bouches d'extraction autoréglables ne desservant pas d'appareils à gaz raccordés, et qui ne sont pas des bouches asservies à la mesure d'un polluant atmosphérique, doivent être conformes à la NF E 51-713. Les procédés hygroréglables, asservis à l'humidité relative, relèvent quant à eux des Avis Techniques ou Documents Techniques d'Application des systèmes concernés.
Lorsque la mise en oeuvre des bouches nécessite l'emploi d'une ou plusieurs pièces d'adaptation — cadre de fixation, virole —, ces pièces doivent être réalisées dans l'un des matériaux suivants : alliages d'aluminium, acier laqué, acier inoxydable, acier galvanisé, ou plastique. La jonction entre ces pièces et la bouche doit être ÉTANCHE À L'AIR ; une note indique que les pièces d'adaptation proposées par le fabricant de bouches sont réputées présenter les caractéristiques requises d'étanchéité.
Deux autres composants terminaux sont encadrés. Les clapets terminaux sont associés à une bouche d'extraction, les caractéristiques aérauliques et acoustiques de l'ensemble étant déterminées de la même façon que pour les bouches d'extraction autoréglables, leur classement au feu étant caractérisé par leur degré coupe-feu. Les organes d'équilibrage — bouches, têtes des branches, registre du ventilateur — sont choisis en fonction de leurs caractéristiques par rapport à la conception du réseau : débits des bouches, pressions en amont des registres, tension, intensité et vitesse du ventilateur, température du réseau lors de l'opération ; le concepteur spécifie la perte de charge de ces organes dans les conditions de fonctionnement de l'installation, ou la gamme de pression pour les régulateurs autoréglables.
Étanchéité de la jonction bouche / conduit
L'article 6.4.1 du P1-1-1 traite l'étanchéité au droit du terminal, qui est l'un des points de fuite les plus fréquents d'un réseau. Dans tous les cas, la jonction entre le dispositif d'extraction et le conduit doit être étanche à l'air.
En présence d'un conduit de liaison, la jonction entre celui-ci et la paroi support doit être étanche à l'air. Il est recommandé d'utiliser une manchette de raccordement afin d'assurer une jonction correcte entre le dispositif d'extraction et le conduit ; cette manchette doit être scellée afin d'assurer l'étanchéité entre le logement et la paroi support. À défaut, tout autre système d'étanchéité équivalent est admis, sous réserve de maintenir l'AMOVIBILITÉ du dispositif d'extraction — c'est-à-dire de permettre le démontage de la bouche pour nettoyage.
En l'absence de conduit de liaison, la jonction entre le dispositif d'extraction et la paroi support doit être étanche à l'air, et un cadre de fixation peut être utilisé pour y parvenir. Une note rappelle que certains dispositifs d'extraction intègrent leurs propres moyens d'étanchéité : joints, serrage, manchette intégrée au flexible.
L'enjeu chiffré est donné par la partie P1-1-2 : les défauts d'étanchéité du réseau doivent être considérés au droit de chaque bouche d'extraction et correspondre à une valeur de 12 % du débit foisonné de la bouche en réseau neuf. Cette valeur forfaitaire peut être ramenée à 5 % en cas d'utilisation, sur la totalité du réseau, d'accessoires à joints de classe C au minimum et de respect des règles de montage de l'Annexe C du P1-1-1. Autrement dit, une pose soignée des terminaux et des accessoires divise par plus de deux la perte de débit forfaitaire prise en compte au calcul.
Entrées d'air : caractéristiques produits et implantation
L'article 3.1 de la partie P1-2 fixe les caractéristiques des entrées d'air. Elles sont équipées d'un auvent extérieur destiné à prévenir la pénétration d'eau de pluie, et d'un déflecteur intérieur ; ces éléments doivent être facilement démontables de façon à permettre leur nettoyage régulier. Les entrées d'air utilisées doivent, associées le cas échéant à leurs accessoires — grilles anti-insectes, manchons acoustiques —, avoir fait l'objet d'un essai de caractérisation aéraulique selon la norme d'essai NF EN 13141-1, avec mention de leur débit-type.
Les entrées d'air non asservies doivent satisfaire les critères définis dans la NF E 51-732, qui s'appuie sur la NF EN 13141-1. Elles sont caractérisées par leur nature fixe ou autoréglable, par leur module, et — pour celles destinées à être utilisées en zone de bruit — par leur isolement acoustique Dn,e,w+Ctr. Selon la NF E 51-732, le module d'une entrée d'air autoréglable est égal au débit, exprimé en mètres cubes par heure, traversant cette entrée d'air lorsqu'on lui applique une différence de pression de 20 Pa.
En vue d'assurer une protection contre les courants d'air gênants, ces entrées d'air doivent être soit de type autoréglable, soit d'une protection au moins équivalente à celle d'entrées d'air autoréglables vis-à-vis des courants d'air gênants — information que l'on trouve, le cas échéant, dans l'Avis Technique du produit. La prescription d'implantation qui complète ce point figure à l'article 6.1 du P1-1-1 : les amenées d'air doivent être installées de façon à éviter les courants d'air gênants, notamment en hiver pour les entrées d'air en façade, cette prescription étant réputée satisfaite pour les amenées installées en partie haute avec jet d'air dirigé vers le haut.
Trois autres règles complètent l'implantation. Les amenées d'air doivent être disposées de façon qu'aucun élément de la construction — orifices de passage d'air, volets pleins, doubles fenêtres, coffres de volet roulant — ne puisse diminuer de façon sensible le débit les traversant ; ceux-ci ne pourraient être utilisés qu'à condition d'avoir fait l'objet, associés à l'élément considéré, d'un essai de caractérisation. Pour éviter l'obstruction rapide par encrassement, les entrées d'air ne doivent pas être équipées de maillage inférieur à 3 mm, et ces grilles doivent être accessibles et démontables DE L'INTÉRIEUR. Enfin, si la mise en oeuvre requiert le percement d'un orifice dans l'enveloppe hors menuiseries, sa section doit être en tous points égale ou supérieure au gabarit de pose ou aux prescriptions de montage fournies par le fabricant.
Dimensionner les entrées d'air : le module et la règle des 22 m³/h
Le calcul du dimensionnement des entrées d'air présentes dans un même logement doit être mené pour une dépression ΔP égale au maximum à 20 Pa, au débit d'air maximal QM susceptible d'être extrait du logement — ce débit étant pris égal à la somme des valeurs nominales maximales des débits extraits à chaque bouche, dont les valeurs pour un dimensionnement strictement réglementaire figurent en Annexe D du P1-1-2.
En pratique, le respect de cette exigence s'apprécie en tenant compte des infiltrations d'air à travers l'enveloppe. La somme S des modules des entrées d'air présentes dans le logement, pour une valeur maximale de la différence de pression fixée à 20 Pa, doit satisfaire l'inégalité S ≥ QM − Qf, où Qf est le débit de fuite sous 20 Pa de l'ensemble de l'enveloppe. Les valeurs de Qf retenues par le DTU sont des valeurs minimales, basées sur des mesures de perméabilité effectuées en immeubles collectifs et maisons individuelles de construction courante ; en réhabilitation notamment, la perméabilité peut être plus importante et des valeurs plus élevées peuvent être retenues sur justifications particulières.
Une exigence plancher s'ajoute, pièce par pièce, et c'est celle qu'un maître d'oeuvre doit vérifier au visa des plans : chaque pièce principale doit être équipée au moins d'une entrée d'air, et la somme des modules de ces entrées d'air doit être égale ou supérieure à 22 m³/h. Une chambre équipée d'une seule entrée d'air de module 15 ne respecte donc pas cette exigence, même si le bilan global du logement est satisfait.
Dans le cas de réseaux de soufflage ou d'espaces tampons tels que loggias, doubles fenêtres ou vérandas, les caractéristiques aérauliques et acoustiques des amenées d'air doivent être déterminées par un essai ou un calcul portant sur l'ensemble constitué par l'amenée d'air, le cheminement, les accessoires et les éléments de construction, afin de garantir le débit de dimensionnement et les exigences acoustiques. Une solution admise consiste à installer deux entrées d'air en série : pour tenir compte de la perte de charge résultante, la section de chaque entrée d'air doit être supérieure à 1,4 fois la section d'une amenée d'air directe équivalente, l'installation étant réputée satisfaisante si les deux entrées répondent chacune aux exigences éventuelles de classement acoustique de la façade extérieure.
Passages de transit : trois solutions, deux critères de pression
L'article 6.2 du P1-1-1 énumère limitativement les trois façons d'assurer les passages de transit permettant la circulation de l'air d'une pièce à l'autre, au droit des portes intérieures : utilisation d'une grille de transit ; utilisation de blocs-portes présentant, DE CONSTRUCTION, des passages d'air sur leur périphérie ; rehaussement des huisseries de porte de manière à ménager un passage d'air en partie basse de l'ouvrant. La hauteur à prendre en compte pour un passage d'air en partie inférieure doit être calculée par rapport au SOL FINI — précision décisive lorsque le revêtement de sol n'est pas encore posé au moment de la pose des portes.
Une note ajoute une recommandation forte : la modification des menuiseries de portes sur chantier est à éviter. Cependant, en cas de rénovation, une retaille sur chantier pour satisfaire aux prescriptions correspondant au système de ventilation est admise. En construction neuve, le passage de transit se commande donc avec le bloc-porte, il ne se rattrape pas à la scie circulaire.
Le dimensionnement n'est pas exprimé en centimètres de détalonnage mais en différence de pression, ce qui est plus rigoureux et souvent ignoré. Selon le P1-1-2, les passages de transit doivent être dimensionnés de façon que la différence de pression de part et d'autre de la porte, EN POSITION FERMÉE, soit inférieure à 5 Pa pour les portes desservant les pièces de service — au débit maximal de la bouche d'extraction —, et inférieure à 2,5 Pa pour les autres portes — pour un débit d'air égal à la somme des modules des entrées d'air équipant la pièce.
Les exigences relatives au dimensionnement des passages de transit sont réputées satisfaites si ce dimensionnement est effectué conformément au tableau 4 du P1-1-2, qui donne des exemples courants. Autrement dit : soit on applique la table d'exemples du DTU, soit on justifie par le calcul que les deux critères de perte de charge sont tenus. Une cote de détalonnage reprise d'une habitude de chantier ne constitue ni l'un ni l'autre.
Commandes manuelles et accessibilité
L'article 6.3.4 du P1-1-1 traite des bouches équipées d'une commande manuelle du débit. La mise en oeuvre doit être telle que le passage d'un débit à l'autre puisse s'effectuer aisément.
Tous les dispositifs de commande, ou ceux nécessitant une manoeuvre de l'usager — passage au débit nominal en cuisine, déclenchement des temporisations —, doivent être situés à une hauteur comprise entre 0,90 m et 1,30 m du sol, et être manoeuvrables en position debout comme en position assis. Une note précise que les Documents Particuliers du Marché indiquent s'il convient de situer la commande à plus de 0,40 m d'un angle rentrant de parois ou de tout autre obstacle à l'approche d'un fauteuil roulant, et une seconde note renvoie à l'arrêté du 1er août 2006 relatif à l'accessibilité aux personnes handicapées des bâtiments d'habitation collectifs et des maisons individuelles lors de leur construction.
Dans le cas où le débit est commandé manuellement par une cordelette, si la bouche est disposée à l'aplomb d'un ouvrant — porte ou baie — ou d'un passage, un dispositif de renvoi de la cordelette doit être prévu. C'est un détail de pose qui conditionne l'usage réel du débit de pointe en cuisine.
Foisonnement et bouches temporisées
Le foisonnement désigne le fait que, en présence de dispositifs locaux de variation automatique de débit, les variations de débit sont statistiquement réduites lorsque ces débits sont repris ou soufflés dans un même réseau. Il permet de dimensionner les réseaux collectifs et les ventilateurs à une valeur réaliste et non maximale.
Le NF DTU 68.3 P1-1-1 en encadre strictement l'emploi. Le foisonnement doit être pris en compte uniquement dans le cas de dispositifs temporisés ou asservis à un paramètre physique tel que le climat ou l'occupation du logement — humidité, CO2 —, ces dispositifs pouvant assurer à tout moment le débit réglementaire requis. Des dispositifs manuels sans temporisation ne peuvent donner lieu à aucun foisonnement, dans la mesure où ils peuvent être tous ouverts au maximum en même temps. Une commande centralisée seule ne peut pas non plus entraîner de foisonnement.
Le coefficient k dépend du nombre N de bouches concernées, raccordées à la même colonne, et n'est applicable que lorsque l'ouverture au débit maximal est temporisée entre 20 et 30 minutes ; pour toute temporisation différente, aucun coefficient n'est donné et l'on retient k = 1. Les valeurs sont : k = 1 pour 1 à 3 dispositifs, k = 0,8 pour 4 dispositifs, k = 0,6 pour 5 dispositifs, k = 0,5 pour 6 dispositifs ou plus. Le débit de dimensionnement se calcule par Qdf = k × QMf + (1 − k) × Qmf. Dans le cas d'une bouche bi-débit temporisée, QMf est égal au débit maximum de la bouche et Qmf à son débit minimum ; dans le cas d'une bouche à un seul débit, Qdf est égal au débit nominal.
Deux restrictions closent le sujet. Au niveau du raccordement individuel de chaque dispositif au réseau principal, le dimensionnement doit être fait SANS foisonnement. Et le foisonnement ne s'applique pas aux colonnes dont au moins une bouche est raccordée à un appareil à gaz. En cas de foisonnement, l'emploi d'une colonne à diamètre variable est proscrit pour les trois niveaux les plus défavorisés du bâtiment.
Interdictions et cas particuliers
Deux interdictions structurent l'installation des terminaux. La première, à l'article 6.3.3 du P1-1-1 : le raccordement de dispositifs mécaniques individuels — par exemple hotte, sèche-linge ou extracteurs ponctuels motorisés — au conduit d'extraction collectif, à tirage naturel ou mécanique, est PROSCRIT. Une hotte motorisée refoulant dans un shunt met en surpression le conduit et renvoie l'air vicié chez les voisins.
La seconde concerne le vide-ordures : si un vide-ordures est situé dans le logement, l'installation de ventilation ne sera effectuée que si ce vide-ordures est préalablement condamné. C'est une condition préalable, pas une recommandation.
Deux configurations particulières appellent une vigilance supplémentaire. Dans l'habitat collectif, les points d'extraction desservant un même logement ne peuvent être raccordés à des extracteurs distincts que si le fonctionnement de l'ensemble de ces extracteurs est, en cas d'arrêt accidentel de l'un d'entre eux, interrompu par un asservissement ; en logement individuel, cette disposition est recommandée. Et en présence d'appareils à combustion, le système doit fournir l'air comburant pour les appareils fixes à combustion non étanches ; les appareils à circuit de combustion étanche, comme ceux situés dans un local isolé des locaux ventilés par VMC, permettent en revanche un dimensionnement de la ventilation indépendant de leur présence.
Enfin, les appareils utilisant des combustibles gazeux ou des hydrocarbures liquéfiés, raccordés ou non, sont soumis à la réglementation relative aux règles techniques et de sécurité applicables aux installations de gaz combustibles situées à l'intérieur des bâtiments d'habitation — le NF DTU 68.3 renvoyant, à la date de sa publication, à l'arrêté du 2 août 1977. Les bouches desservant des appareils à gaz raccordés relèvent alors de la NF E 51-711 et de la partie P1-1-3 du NF DTU 68.3.
Les erreurs les plus fréquentes sur les terminaux d'une VMC
La première erreur est documentaire : viser un « NF DTU 67.2 » inexistant, ou dimensionner les bouches sur les seules plages de débit d'un catalogue hygroréglable sans remonter à l'arrêté du 24 mars 1982 et aux Avis Techniques des procédés.
La deuxième famille d'erreurs relève de l'implantation : bouche posée à moins de 1,80 m du sol ; bouche calée à moins de 20 cm d'un angle, ce qui empêche la mesure de débit à la réception ; bouche inaccessible pour le nettoyage ; hotte statique dont le point bas de captation est inférieur à 1,80 m ; commande manuelle hors de la plage 0,90 à 1,30 m ; cordelette pendant à l'aplomb d'une porte sans dispositif de renvoi.
La troisième famille relève de l'étanchéité et du choix produit : jonction bouche/conduit non étanche ; manchette de raccordement non scellée, ou scellée au point de rendre la bouche non amovible ; pièce d'adaptation improvisée dans un matériau non admis ; bouche dépourvue du marquage d'origine indiquant le débit nominal et la plage de fonctionnement en pression ; bouche autoréglable non conforme à la NF E 51-713 ou, sur VMC gaz, non conforme à la NF E 51-711.
La quatrième famille relève des entrées d'air : pièce principale sans entrée d'air, ou dont la somme des modules est inférieure à 22 m³/h ; entrée d'air posée en pièce de service ou en dégagement, contre le principe de balayage ; entrée d'air placée derrière un coffre de volet roulant ou un volet plein sans essai de caractérisation de l'ensemble ; maillage inférieur à 3 mm, qui s'encrasse en quelques mois ; grille non démontable de l'intérieur ; entrée d'air en façade posée en partie basse avec jet horizontal, source de courant d'air froid puis d'obturation par l'occupant.
La cinquième famille relève des passages de transit : porte posée sans aucun passage d'air ; hauteur de passage calculée avant pose du revêtement de sol et non par rapport au sol fini ; détalonnage repris d'une habitude de chantier sans vérification des critères de 5 Pa et 2,5 Pa ni application du tableau d'exemples du DTU ; joint de seuil ou barre de seuil obturant le passage après coup ; moquette rapportée réduisant le passage, cas expressément visé par les consignes de mise en main. Sur les projets suivis par Progineer, le tableau entrée d'air / passage de transit / bouche est établi pièce par pièce au visa des plans d'exécution, avant commande des menuiseries intérieures.
Glossaire Arrêté du 24 mars 1982 modifié / NF DTU 68.3 P1-1-1, P1-1-2 et P1-2 / NF E 51-711, NF E 51-713, NF E 51-732
- Balayage
- Principe de la ventilation résidentielle : l'air neuf entre par les pièces principales, transite par les passages de transit et est extrait dans les pièces de service. Il justifie l'absence d'entrée d'air en pièce de service et en dégagement.
- Amenée d'air
- Dispositif spécifique, motorisé ou non, mettant en communication un local avec l'air extérieur, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un conduit. L'entrée d'air est une amenée d'air particulière associée à une menuiserie ou à un conduit très court.
- Module d'une entrée d'air
- Débit, exprimé en m³/h, traversant l'entrée d'air lorsqu'on lui applique une différence de pression de 20 Pa, au sens de la NF E 51-732. La somme des modules d'une pièce principale doit être supérieure ou égale à 22 m³/h.
- Débit-type
- Valeur mentionnée à l'issue de l'essai de caractérisation aéraulique d'une entrée d'air selon la NF EN 13141-1, accessoires compris (grilles anti-insectes, manchons acoustiques).
- QM (débit total maximal extrait)
- Débit total extrait du logement lorsque toutes les bouches d'extraction sont en position d'ouverture maximale. Ses valeurs, pour un dimensionnement strictement conforme à l'arrêté du 24 mars 1982, figurent en Annexe D du NF DTU 68.3 P1-1-2.
- Qf (débit de fuite de l'enveloppe)
- Débit de fuite de l'ensemble de l'enveloppe du logement sous 20 Pa, pris en compte dans l'inégalité de dimensionnement S ≥ QM − Qf. Les valeurs tabulées du DTU sont des minima de construction courante.
- Passage de transit
- Orifice permettant la circulation de l'air depuis les pièces principales jusqu'aux bouches d'extraction : détalonnage de porte, dispositif de transit ou de transfert, généralement ménagé dans une porte intérieure.
- Bouche à réglage manuel
- Appareil ayant des parties mobiles réglables manuellement. Ses commandes doivent être situées entre 0,90 m et 1,30 m du sol et manoeuvrables debout comme assis.
- Bouche fixe
- Bouche d'air sans aucune partie réglable. Le débit de dimensionnement Qdf y est égal à la valeur du débit nominal.
- Foisonnement
- Réduction statistique des variations de débit lorsque plusieurs dispositifs à variation automatique sont raccordés au même réseau. Applicable uniquement aux dispositifs temporisés entre 20 et 30 minutes ou asservis à un paramètre physique ; coefficients k = 1 (1-3), 0,8 (4), 0,6 (5), 0,5 (≥ 6).
- Débit foisonné (Qdf)
- Débit de dimensionnement au droit d'une bouche, calculé par Qdf = k × QMf + (1 − k) × Qmf. Sert de base au taux de fuite forfaitaire de 12 % (ou 5 % avec accessoires à joints de classe C sur tout le réseau).
- NF E 51-713
- Norme « Composants de ventilation mécanique contrôlée — Bouches d'extraction pour VMC — Caractéristiques et aptitude à la fonction », applicable aux bouches autoréglables ne desservant pas d'appareil à gaz raccordé et non asservies à un polluant.
- NF E 51-711
- Norme applicable aux bouches d'extraction pour VMC gaz, exigée pour les bouches desservant des appareils à gaz raccordés à la VMC.
- NF E 51-732
- Norme « Composants de ventilation mécanique contrôlée — Entrées d'air en façade — Caractéristiques et aptitude à la fonction », qui définit notamment le module d'une entrée d'air autoréglable.
- NF EN 13141-1
- Norme d'essai de performance des dispositifs de transfert d'air montés en extérieur et intérieur, support de la caractérisation aéraulique des entrées d'air.
- Pièce d'adaptation
- Cadre de fixation, virole ou équivalent nécessaire à la mise en oeuvre d'une bouche. Réalisée en alliage d'aluminium, acier laqué, inoxydable ou galvanisé, ou plastique ; sa jonction avec la bouche doit être étanche à l'air.
- Clapet terminal
- Dispositif associé à une bouche d'extraction, dont les caractéristiques aérauliques et acoustiques sont déterminées comme pour une bouche autoréglable, et dont le classement au feu est caractérisé par son degré coupe-feu.
Questions fréquentes sur Arrêté du 24 mars 1982 modifié / NF DTU 68.3 P1-1-1, P1-1-2 et P1-2 / NF E 51-711, NF E 51-713, NF E 51-732
Qu'est-ce que Arrêté du 24 mars 1982 modifié / NF DTU 68.3 P1-1-1, P1-1-2 et P1-2 / NF E 51-711, NF E 51-713, NF E 51-732 ?
Bouches d'extraction, entrées d'air et passages de transit — quel référentiel applicable ?. AVERTISSEMENT DE SOURCE : la référence « NF DTU 67.2 » circule pour désigner un document technique unifié consacré à la pose des bouches de VMC. Nous ne l'avons trouvée ni dans les catalogues d'éditeurs de DTU consultés, ni dans notre bibliothèque de 349 DTU, où la série 67 n'existe pas pour la ventilation : la série de ventilation est la série 68 et le document en vigueur y est le NF DTU 68.3. Cette fiche décrit le référentiel réellement mobilisable pour les terminaux d'une installation de ventilation résidentielle : l'arrêté du 24 mars 1982 modifié pour les débits, le NF DTU 68.3 P1-1-1 pour l'emplacement des dispositifs d'extraction (hauteur minimale 1,80 m, écartement 20 cm des angles), les amenées d'air et les passages de transit, le NF DTU 68.3 P1-1-2 pour le dimensionnement des entrées d'air (somme des modules ≥ 22 m³/h par pièce principale) et des passages de transit (5 Pa et 2,5 Pa), le NF DTU 68.3 P1-2 et les normes NF E 51-711, NF E 51-713, NF E 51-732 et NF EN 13141-1 pour les caractéristiques produits. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par Arrêté du 24 mars 1982 modifié / NF DTU 68.3 P1-1-1, P1-1-2 et P1-2 / NF E 51-711, NF E 51-713, NF E 51-732 ?
Le domaine d'application couvre : Terminaux d'une installation de ventilation résidentielle par balayage : bouches et dispositifs d'extraction en pièces de service, entrées d'air et amenées d'air en pièces principales, passages de transit au droit des portes intérieures, commandes manuelles de débit, pièces d'adaptation et manchettes de raccordement. Couvre le choix produit (marquage, plage de pression, conformité normative), l'emplacement, la fixation, l'étanchéité des jonctions, le dimensionnement aéraulique et acoustique, ainsi que les interdictions de raccordement. La présente fiche recense le référentiel applicable en l'absence de NF DTU spécifiquement consacré à la pose des bouches de VMC.. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à Arrêté du 24 mars 1982 modifié / NF DTU 68.3 P1-1-1, P1-1-2 et P1-2 / NF E 51-711, NF E 51-713, NF E 51-732 sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Le NF DTU 67.2 existe-t-il ?
Nous ne l'avons trouvé ni dans les catalogues d'éditeurs de DTU consultés, ni dans la bibliothèque de 349 DTU de Progineer, où la série 67 n'existe pas pour la ventilation. La série de ventilation est la série 68 et le document en vigueur y est le NF DTU 68.3 « Installations de ventilation mécanique » (P 50-413), dont les parties datent du 22 juin 2013. Il ne faut donc pas viser un « NF DTU 67.2 » dans un CCTP.
À quelle hauteur poser une bouche d'extraction ?
À une hauteur d'au moins 1,80 m au-dessus du sol. Le NF DTU 68.3 P1-1-1 (art. 6.3.1) impose que les dispositifs d'extraction soient disposés dans les pièces de service, en partie haute d'une paroi verticale ou, dans certains cas, au plafond, à au moins 1,80 m du sol, et séparés des angles de la paroi par un espacement d'au moins 20 cm. Le DTU ne fixe pas de cote par rapport au plafond.
Pourquoi faut-il 20 cm entre une bouche et l'angle du mur ?
Le NF DTU 68.3 en donne la raison : cette prescription a pour objet de faciliter la mesure du débit extrait lors des opérations de contrôle. Une bouche trop proche d'un angle empêche la mise en place correcte d'un débitmètre à cône et rend impossible la démonstration de conformité à la réception. Ces distances s'appliquent aussi en cas de montage au plafond.
Quel marquage doit porter une bouche d'extraction ?
Les bouches mises en oeuvre présentent, d'origine, un marquage spécifiant au minimum leur débit nominal et leur plage de fonctionnement en pression (NF DTU 68.3 P1-2, art. 3.4.1). Pour chaque bouche, les limites d'utilisation en pression sont définies dans le rapport d'essai. Les bouches autoréglables hors appareils à gaz doivent être conformes à la NF E 51-713 ; celles desservant des appareils à gaz raccordés à la VMC, à la NF E 51-711.
Peut-on raccorder une hotte motorisée ou un sèche-linge au conduit collectif ?
Non. Le NF DTU 68.3 P1-1-1 (art. 6.3.3) proscrit le raccordement de dispositifs mécaniques individuels — hotte, sèche-linge, extracteurs ponctuels motorisés — au conduit d'extraction collectif, qu'il soit à tirage naturel ou mécanique.
Combien d'entrées d'air par pièce principale ?
Au moins une, et la somme des modules de ces entrées d'air doit être égale ou supérieure à 22 m³/h (NF DTU 68.3 P1-1-2, art. 5.1.2.3). Le module d'une entrée d'air autoréglable est, selon la NF E 51-732, le débit en m³/h la traversant sous une différence de pression de 20 Pa. Les pièces de service et les dégagements ne comportent pas d'entrées d'air, sauf dispositions particulières, afin de respecter le principe de balayage.
Comment dimensionne-t-on les entrées d'air d'un logement ?
Le calcul est mené pour une dépression ΔP au maximum égale à 20 Pa, au débit d'air maximal QM susceptible d'être extrait du logement. La somme S des modules des entrées d'air doit satisfaire S ≥ QM − Qf, où Qf est le débit de fuite de l'enveloppe sous 20 Pa. Les valeurs de QM pour un dimensionnement strictement conforme à l'arrêté du 24 mars 1982 figurent en Annexe D du NF DTU 68.3 P1-1-2 : par exemple 120 m³/h pour un T2 avec une salle de bains et un cabinet d'aisances séparé, ou 210 m³/h pour un T5 avec deux salles de bains et un cabinet séparé.
À quelle hauteur poser une entrée d'air en façade ?
Le NF DTU 68.3 ne fixe pas de cote. Il impose que les amenées d'air soient installées de façon à éviter les courants d'air gênants, notamment en hiver pour les entrées d'air en façade, et précise que cette prescription est réputée satisfaite pour les amenées installées en partie haute avec jet d'air dirigé vers le haut. Les entrées d'air doivent en outre être soit de type autoréglable, soit d'une protection au moins équivalente vis-à-vis des courants d'air gênants.
Quel maillage pour une grille d'entrée d'air ?
Pas de maillage inférieur à 3 mm. Le NF DTU 68.3 P1-1-1 (art. 5.1.4) impose cette limite pour éviter l'obstruction rapide par encrassement, et exige que ces grilles soient accessibles et démontables de l'intérieur. Les entrées d'air sont par ailleurs équipées d'un auvent extérieur contre la pénétration d'eau de pluie et d'un déflecteur intérieur, tous deux facilement démontables pour le nettoyage régulier.
Peut-on poser une entrée d'air derrière un coffre de volet roulant ?
Pas sans essai. Le NF DTU 68.3 impose que les amenées d'air soient disposées de façon qu'aucun élément de la construction — orifices de passage d'air, volets pleins, doubles fenêtres, coffres de volet roulant — ne puisse diminuer de façon sensible le débit les traversant. De tels éléments ne peuvent être utilisés qu'à condition d'avoir fait l'objet, associés à l'élément considéré, d'un essai de caractérisation portant sur l'ensemble.
Quel détalonnage de porte pour une VMC ?
Le NF DTU 68.3 ne raisonne pas en centimètres mais en différence de pression. Les passages de transit doivent être dimensionnés de façon que la différence de pression de part et d'autre de la porte fermée soit inférieure à 5 Pa pour les portes desservant les pièces de service — au débit maximal de la bouche — et inférieure à 2,5 Pa pour les autres portes — au débit égal à la somme des modules des entrées d'air de la pièce. Les exigences sont réputées satisfaites si le dimensionnement suit le tableau d'exemples courants du NF DTU 68.3 P1-1-2.
Comment réaliser un passage de transit ?
Trois solutions sont admises au droit des portes intérieures : une grille de transit ; un bloc-porte présentant, de construction, des passages d'air sur sa périphérie ; ou le rehaussement des huisseries de porte de manière à ménager un passage d'air en partie basse de l'ouvrant. La hauteur du passage en partie inférieure se calcule par rapport au SOL FINI. La modification des menuiseries sur chantier est à éviter, une retaille étant admise en rénovation.
À quelle hauteur placer la commande d'une bouche de cuisine ?
Entre 0,90 m et 1,30 m du sol. Tous les dispositifs de commande, ou ceux nécessitant une manoeuvre de l'usager — passage au débit nominal en cuisine, déclenchement des temporisations —, doivent être situés dans cette plage et être manoeuvrables en position debout comme en position assis. Les DPM précisent s'il convient de les situer à plus de 0,40 m d'un angle rentrant ou de tout autre obstacle à l'approche d'un fauteuil roulant. Si la commande se fait par cordelette et que la bouche est à l'aplomb d'un ouvrant ou d'un passage, un dispositif de renvoi doit être prévu.
Quand peut-on appliquer un coefficient de foisonnement ?
Uniquement pour des dispositifs temporisés ou asservis à un paramètre physique (humidité, CO2), et seulement lorsque l'ouverture au débit maximal est temporisée entre 20 et 30 minutes. Les valeurs sont k = 1 pour 1 à 3 dispositifs, 0,8 pour 4, 0,6 pour 5 et 0,5 pour 6 ou plus, avec Qdf = k × QMf + (1 − k) × Qmf. Le dimensionnement du raccordement individuel de chaque bouche se fait sans foisonnement, et le foisonnement ne s'applique pas aux colonnes dont au moins une bouche dessert un appareil à gaz.
Faut-il une manchette pour raccorder une bouche à son conduit ?
Elle est recommandée. Le NF DTU 68.3 P1-1-1 (art. 6.4.1) impose que la jonction entre le dispositif d'extraction et le conduit soit étanche à l'air dans tous les cas ; en présence d'un conduit de liaison, il recommande une manchette de raccordement scellée pour assurer l'étanchéité entre le logement et la paroi support, tout système équivalent étant admis sous réserve de maintenir l'amovibilité de la bouche. En l'absence de conduit de liaison, un cadre de fixation peut être utilisé.
Que faire d'un vide-ordures situé dans le logement ?
Le NF DTU 68.3 P1-1-1 (art. 5.1.5) est explicite : si un vide-ordures est situé dans le logement, l'installation de ventilation ne sera effectuée que si ce vide-ordures est préalablement condamné.
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PÉRIMÈTRE RECTIFIÉ : le NF DTU 68.3 ne se limite pas à la double flux. Il s'intitule « Installations de ventilation mécanique » (indice de classement P 50-413) et se compose de plusieurs parties — P1-1-1 règles générales de calcul, dimensionnement et mise en œuvre (juin 2013), P1-1-2 VMC autoréglable simple flux (juin 2013 + A1 novembre 2017), P1-1-3 VMC gaz (juin 2013), P1-1-4 VMC autoréglable DOUBLE FLUX (avril 2017), P1-2 critères de choix des matériaux (avril 2017) et P2 clauses administratives (avril 2017). Il vise les bâtiments à usage d'habitation en ventilation générale et permanente par balayage. Cette fiche couvre les règles générales et la partie double flux : vitesses d'air limites (4 m/s en réseau individuel, 5 m/s en collectif vertical, 6 m/s en collectif horizontal), taux de fuite forfaitaire de 12 % du débit foisonné (5 % avec accessoires à joints de classe C), équilibrage Qsou ≥ Qext − Qf et Qext ≥ Qsou, isolation des conduits en R (≥ 0,6 et ≥ 1,2 m².K/W selon le flux et la position), distances de rejet et évacuation des condensats.
DTU 68.1 - Installations de ventilation mécanique (remplacé par le NF DTU 68.3)
Le DTU 68.1 « Installations de ventilation mécanique contrôlée » correspondait à la norme expérimentale XP P 50-410 de juillet 1995. Il n'est plus le référentiel applicable : les normes homologuées NF DTU 68.3 P1-1-1, P1-1-2, P1-1-3, P1-2 et P2 de juin 2013 remplacent la norme expérimentale XP P 50-410 (DTU 68.1) de juillet 1995 ainsi que les normes homologuées NF P 50-411-1 et NF P 50-411-2 (DTU 68.2) de mai 1993. Le NF DTU 68.3 « Installations de ventilation mécanique » (indice de classement P 50-413) définit les règles de conception technique, de dimensionnement, de mise en œuvre et de mise en service applicables aux installations de ventilation résidentielle par balayage, ainsi que le dossier technique à remettre au maître d'ouvrage. Cette fiche présente le référentiel réellement applicable aujourd'hui, en conservant l'entrée « DTU 68.1 » pour les lecteurs qui recherchent encore cette référence.
DTU 68.2 - Exécution des installations de ventilation mécanique (remplacé par le NF DTU 68.3)
Le DTU 68.2 « Exécution des installations de ventilation mécanique » correspondait aux normes homologuées NF P 50-411-1 et NF P 50-411-2 de mai 1993. Il n'est plus le référentiel applicable : les normes homologuées NF DTU 68.3 P1-1-1, P1-1-2, P1-1-3, P1-2 et P2 du 22 juin 2013 remplacent la norme expérimentale XP P 50-410 (DTU 68.1) de juillet 1995 ainsi que les NF P 50-411-1 et NF P 50-411-2 (DTU 68.2) de mai 1993. Cette fiche conserve l'entrée « DTU 68.2 » pour les lecteurs qui recherchent encore cette référence et expose le référentiel réellement applicable à l'EXÉCUTION d'un réseau de ventilation : étanchéité à l'air des conduits, montage des accessoires, matériaux et épaisseurs, trappes de visite, alarme, rejet d'air, essais et vérifications, mise en service et mise en main.
Acoustique des réseaux de ventilation — quel référentiel applicable ?
AVERTISSEMENT DE SOURCE : la référence « NF DTU 67.1 » circule pour désigner un document technique unifié consacré à l'isolation acoustique des gaines de ventilation. Nous ne l'avons trouvée ni dans les catalogues d'éditeurs de DTU consultés, ni dans notre bibliothèque de 349 DTU, où la série 67 n'existe pas pour la ventilation : la série de ventilation est la série 68 et le document en vigueur y est le NF DTU 68.3. Cette fiche décrit donc le référentiel réellement mobilisable pour traiter l'acoustique d'une installation de ventilation : l'article 6 de l'arrêté du 30 juin 1999 relatif aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d'habitation pour l'exigence de résultat (LnAT ≤ 30 dB(A) en pièce principale et 35 dB(A) en cuisine, installation en position de débit minimal), le paragraphe 5.2 du NF DTU 68.3 P1-1-1 pour la conception acoustique (vitesses d'air maximales, désolidarisation obligatoire de l'extracteur, isolement entre logements), le paragraphe 3.8.3 du NF DTU 68.3 P1-2 pour les dispositifs atténuateurs de bruit, et l'arrêté du 26 décembre 2023 pour l'attestation acoustique à l'achèvement des travaux.
Ventilation mécanique répartie (VMR) — quel référentiel applicable ?
La ventilation mécanique répartie (VMR) consiste à assurer l'extraction de l'air vicié d'un logement par des extracteurs individuels installés dans chaque pièce de service, au lieu d'un caisson central relié à un réseau de conduits. C'est une solution fréquente en rénovation, lorsqu'aucun réseau collectif n'est disponible. AVERTISSEMENT DE SOURCE : la référence « NF DTU 67.3 » circule pour désigner un document technique unifié consacré à la VMR ; nous n'avons trouvé cette référence ni dans les catalogues d'éditeurs de DTU consultés, ni dans notre bibliothèque de 349 DTU, où la série 67 n'existe pas pour la ventilation. En l'état de nos vérifications, il n'existe pas de NF DTU dédié à la VMR. Cette fiche décrit donc le référentiel réellement mobilisable : l'arrêté du 24 mars 1982 modifié relatif à l'aération des logements pour les débits, le NF DTU 68.3 « Installations de ventilation mécanique » pour les règles de conception, de mise en œuvre et de réception applicables à la ventilation résidentielle par balayage, les Avis Techniques et Documents Techniques d'Application des procédés, et la NF C 15-100 pour la partie électrique.
NF DTU 61.1 - Installations de gaz
Le NF DTU 61.1 « Installations de gaz dans les locaux d'habitation » (indice de classement P 45-204) est le référentiel de mise en œuvre des installations de gaz combustibles et d'hydrocarbures liquéfiés dans les bâtiments d'habitation et leurs dépendances, en aval de l'organe de coupure générale de branchement d'immeuble. Il est composé de sept parties : P1 terminologie, P2 dispositions générales, P3 dispositions particulières hors évacuation des produits de combustion, P4 évacuation des produits de combustion, P5 aménagements généraux, P6 cahier des clauses spéciales, P7 règles de calcul. Il fixe les matériaux et assemblages admis, les diamètres nominaux minimaux, les règles d'accessibilité des robinets de commande, les sections d'amenée d'air et de ventilation des locaux et des gaines, et les modes opératoires des essais de résistance mécanique et d'étanchéité. Un robinet de commande rendu inaccessible par un meuble de cuisine, une amenée d'air obstruée ou un essai d'étanchéité bâclé sont les trois causes de non-conformité les plus relevées à la mise en gaz.
Informations
Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 28 août 2026
Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.
Arrêté du 24 mars 1982 modifié / NF DTU 68.3 P1-1-1, P1-1-2 et P1-2 / NF E 51-711, NF E 51-713, NF E 51-732 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. VMC, bouche d'extraction, entrée d'air, passage de transit, détalonnage, module, débit, arrêté du 24 mars 1982, NF DTU 68.3, NF E 51-713, NF E 51-732, NF EN 13141-1, hygroréglable, autoréglable, DTU 67.2.