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fire 🟡 Intermédiaire 8 min Mis à jour le 15 février 2024

Calcul effectif ERP par catégorie

Calcul de l'effectif d'un ERP (Établissement Recevant du Public) selon les articles GN, AM et le règlement de sécurité du 25 juin 1980. Ce calcul de l'effectif prend en compte la surface en mètre carré accessible au public, le type d'activité (M magasin, N restaurant, O hôtel, R enseignement, L salles de spectacle, U santé) et les situations de handicap. L'outil détermine la catégorie de 5e à 1ère et les exigences pour garantir la sécurité. Utilisé pour les permis de construire, autorisations de travaux et notices de sécurité incendie.

ERP effectif sécurité incendie établissement public catégorie

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Formule utilisée

Effectif = Surface × Densité selon type ERP

Paramètres du calcul

Paramètre Unité Description
Type d'ERP Type d'ERP
Surface accessible au public Surface accessible au public

Comprendre cet outil

Les calculs incendie dimensionnent les dispositions de sécurité d'un ERP : effectif admissible, résistance au feu des structures, désenfumage et évacuation, modulés selon la catégorie d'établissement.

Calcul effectif ERP par catégorie fournit une approche réglementaire indicative. Le dossier soumis à la commission de sécurité doit être établi par un professionnel qualifié intégrant l'ensemble du règlement de sécurité incendie applicable.

Progineer et votre projet

Progineer intègre les exigences de sécurité incendie dès l'esquisse et constitue les dossiers réglementaires soumis à la commission de sécurité.

Prestations associées

Questions fréquentes

À quoi sert l'outil « Calcul effectif ERP par catégorie » ?

Calcul de l'effectif d'un ERP (Établissement Recevant du Public) selon les articles GN, AM et le règlement de sécurité du 25 juin 1980. Ce calcul de l'effectif prend en compte la surface en mètre carré accessible au public, le type d'activité (M magasin, N restaurant, O hôtel, R enseignement, L salles de spectacle, U santé) et les situations de handicap. L'outil détermine la catégorie de 5e à 1ère et les exigences pour garantir la sécurité. Utilisé pour les permis de construire, autorisations de travaux et notices de sécurité incendie.

Le résultat a-t-il une valeur réglementaire ou contractuelle ?

Non. Cet outil fournit un ordre de grandeur préliminaire utile en phase de pré-dimensionnement. La conformité réglementaire ou la valeur contractuelle suppose une étude complète signée par un professionnel qualifié engageant sa responsabilité.

Comment Progineer intervient-il sur un projet concerné ?

Comme maître d'œuvre, Progineer pilote la conception et le suivi de chantier, coordonne les bureaux d'études techniques et garantit l'application des référentiels normatifs sur l'ensemble de l'opération.

L'effectif d'un établissement recevant du public n'est pas une estimation de fréquentation : c'est une grandeur réglementaire, calculée selon des règles propres à chaque type d'exploitation, et c'est elle qui commande tout le reste — la catégorie de l'établissement, le nombre et la largeur des dégagements, les moyens de secours, le régime de contrôle. Le code de la construction et de l'habitation pose le principe, les modes de détermination et les bornes des catégories ; le règlement de sécurité annexé à l'arrêté du 25 juin 1980 modifié fixe, type par type, la règle de calcul. Il n'existe donc aucun ratio universel : un magasin, un restaurant, un plateau de bureaux et une école ne se comptent pas de la même manière. Cette page détaille la méthode et ses variables, les densités en vigueur pour plusieurs types courants, quatre exemples chiffrés refaisables, le cadre réglementaire, le sort particulier des établissements de 5e catégorie, puis les limites et les erreurs qui font revenir un dossier devant la commission de sécurité.

Méthode de calcul de l'effectif ERP : ce que l'on compte, avec quelle règle

La démarche répond à trois questions, dans cet ordre : qui doit être compté, selon quel mode de détermination, et avec quelle densité d'occupation. Les deux premières relèvent du code de la construction et de l'habitation, la troisième du règlement de sécurité. Inverser cet ordre — appliquer d'emblée un ratio mémorisé à une surface — est l'erreur la plus répandue : le ratio n'a de sens qu'une fois le type et la surface de référence identifiés.

Qui est compté : le public, puis le personnel

L'article R. 143-2 du code de la construction et de l'habitation définit les ERP comme « tous bâtiments, locaux et enceintes dans lesquels des personnes sont admises, soit librement, soit moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non », et précise que « sont considérées comme faisant partie du public toutes les personnes admises dans l'établissement à quelque titre que ce soit en plus du personnel ». Le public au sens réglementaire est donc plus large que la clientèle.

L'article R. 143-19 ajoute une règle qui pèse lourd : « il y a lieu de majorer l'effectif du public de celui du personnel n'occupant pas des locaux indépendants qui posséderaient leurs propres dégagements ». Le personnel n'est donc pas systématiquement ajouté : il l'est dès lors qu'il partage les locaux ou les dégagements du public. La conception des locaux de personnel et de leurs sorties propres est ainsi un paramètre de classement. Exception notable : en 5e catégorie, l'effectif du personnel n'entre pas dans le classement.

Les trois modes de détermination admis par le code

L'article R. 143-19 énonce que « l'effectif du public est déterminé, suivant le cas, d'après le nombre de places assises, la surface réservée au public, la déclaration contrôlée du chef de l'établissement ou d'après l'ensemble de ces indications », et renvoie au règlement de sécurité pour les règles propres à chaque nature d'établissement.

Le comptage des places assises vise les salles à sièges fixes. La densité rapportée à une surface domine dans les types recevant un public debout ou mobile : elle exige de savoir quelle surface le texte vise, ce qui n'est presque jamais la surface de plancher totale. La déclaration contrôlée transfère la détermination au maître d'ouvrage ou au chef d'établissement : elle engage son auteur et devient opposable, puisqu'elle fixera le dimensionnement des dégagements.

La densité d'occupation dépend du type : les règles en vigueur

Les règles ci-dessous sont celles des dispositions particulières du règlement de sécurité. Elles ne sont ni interchangeables ni extrapolables d'un type à l'autre.

Type M, magasins de vente et centres commerciaux (article M 2) : l'effectif est déterminé en fonction de la surface de vente, à raison d'une personne pour 3 m² au sous-sol, au rez-de-chaussée et au 1er étage, d'une personne pour 6 m² au deuxième étage et d'une personne pour 15 m² aux étages supérieurs. Dans les centres commerciaux, une personne pour 5 m² pour les mails rapportée à leur surface totale ; les locaux de vente suivent la règle générale, mais les boutiques d'une surface inférieure à 300 m² sont décomptées, quel que soit le niveau, à raison d'une personne pour 6 m². Les magasins à faible densité de public relèvent d'une personne pour 9 m².

Type N, restaurants et débits de boissons (article N 2) : déduction faite des estrades des musiciens et des aménagements fixes autres que les tables et les sièges, une personne par mètre carré en zone à restauration assise, deux personnes par mètre carré en zone à restauration debout, trois personnes par mètre carré pour les files d'attente.

Type W, administrations, banques et bureaux (article W 2) : l'effectif suit la déclaration du maître d'ouvrage ou, à défaut, une personne pour 10 m² de locaux spécialement aménagés pour recevoir du public — halls, guichets, salles d'attente — et une personne pour 100 m² de surface de planchers pour les aménagements non prévus pour l'accueil du public.

Types R et U : aucun des deux ne procède par densité surfacique. L'article R 2 retient la déclaration contrôlée du maître d'ouvrage ou du chef d'établissement, précisant la capacité d'accueil maximale par niveau. L'article U 2 construit un forfait à partir du nombre de lits, du personnel, des visiteurs et des postes de consultation ou d'exploration externe.

Enchaînement complet de la méthode

  • 1. Vérifier que le local relève de la définition de l'article R. 143-2 du code de la construction et de l'habitation.
  • 2. Déterminer le ou les types d'exploitation : un établissement peut abriter plusieurs activités relevant chacune de son type.
  • 3. Identifier, pour chaque type, la règle de calcul de l'article « 2 » de ses dispositions particulières (M 2, N 2, R 2, U 2, W 2…).
  • 4. Relever la surface exacte visée par le texte — surface de vente, zone réservée au public, surface de planchers — et non la surface de plancher totale.
  • 5. Appliquer la densité niveau par niveau quand le texte la fait varier, comme en type M, puis additionner par zone et par niveau.
  • 6. Majorer de l'effectif du personnel ne disposant pas de locaux indépendants dotés de leurs propres dégagements, sauf en 5e catégorie.
  • 7. Comparer l'effectif du public aux seuils du premier groupe, puis lire la catégorie sur les bornes de l'article R. 143-19.
  • 8. Reporter l'effectif retenu dans la notice de sécurité, puis en tirer les dégagements et les moyens de secours.

Quatre exemples chiffrés complets et vérifiables

Les quatre cas ci-dessous sont refaisables à la calculatrice. Les surfaces sont des hypothèses explicites, à remplacer sur un projet réel par les surfaces relevées sur plans. L'effectif s'exprime en personnes entières ; l'arrondi à l'entier supérieur est une pratique de sécurité, pas une prescription du texte.

Exemple 1 — Magasin de vente sur trois niveaux (type M)

Hypothèses : surface de vente de 420 m² au rez-de-chaussée, 260 m² au premier étage, 180 m² au deuxième étage ; douze salariés partageant les dégagements du public.

Rez-de-chaussée : 420 / 3 = 140 personnes. Premier étage, même densité : 260 / 3 = 86,67, arrondi à 87 personnes. Deuxième étage, une personne pour 6 m² : 180 / 6 = 30 personnes. Effectif du public : 140 + 87 + 30 = 257 personnes, dont 117 en étages.

Les seuils du premier groupe pour le type M étant de 100 personnes en sous-sol, 100 en étage et 200 au total, l'effectif en étage (117) et l'effectif total (257) dépassent chacun leur seuil : l'établissement relève du premier groupe. Majoré du personnel, 257 + 12 = 269 personnes, soit une 4e catégorie au sens de l'article R. 143-19 (300 personnes et au-dessous, hors 5e catégorie).

Lecture : le rez-de-chaussée pèse 140 des 257 personnes, soit 54 % de l'effectif sur 47 % de la surface de vente. Déplacer de la surface de vente vers le deuxième étage divise sa contribution par deux.

Exemple 2 — Restaurant à zones mixtes (type N) et bascule de groupe

Hypothèses : établissement de plain-pied, 96 m² de salle à restauration assise, 24 m² de comptoir à restauration debout, 6 m² de file d'attente, estrades et aménagements fixes déjà déduits conformément à l'article N 2.

Zone assise : 96 × 1 = 96 personnes. Zone debout : 24 × 2 = 48 personnes. File d'attente : 6 × 3 = 18 personnes. Effectif du public : 96 + 48 + 18 = 162 personnes. Les seuils du type N étant de 100 en sous-sol, 200 en étages et 200 au total, l'établissement de plain-pied reste en 5e catégorie, où l'effectif du personnel n'entre pas dans le classement.

Contre-épreuve : si le comptoir debout passait de 24 à 44 m², l'effectif deviendrait 96 + 88 + 18 = 202 personnes, au-delà du seuil de 200. L'établissement basculerait dans le premier groupe, en 4e catégorie. Vingt mètres carrés de comptoir suffisent à changer de régime réglementaire : le classement est une décision de conception, pas une conséquence subie.

Exemple 3 — Immeuble de bureaux avec zone d'accueil (type W)

Hypothèses : 180 m² de hall, guichets et salle d'attente spécialement aménagés pour recevoir du public ; 1 400 m² de plateaux de bureaux non prévus pour l'accueil du public ; aucune déclaration du maître d'ouvrage, on applique donc la densité par défaut de l'article W 2.

Locaux d'accueil : 180 / 10 = 18 personnes. Plateaux non prévus pour l'accueil : 1 400 / 100 = 14 personnes. Effectif du public : 18 + 14 = 32 personnes. Les seuils du type W étant de 100 en sous-sol, 100 en étage et 200 au total, l'établissement relève de la 5e catégorie.

Lecture : 1 580 m² de bâtiment produisent un effectif réglementaire de 32 personnes. Ce n'est pas la surface qui détermine la catégorie, c'est la densité applicable au type. Le même bâtiment reconverti en surface commerciale relèverait du type M et changerait de catégorie sans qu'un mètre carré soit ajouté.

Exemple 4 — Centre commercial : de l'effectif à la première catégorie

Hypothèses : mails de 2 400 m² de surface totale ; locaux de vente en rez-de-chaussée totalisant 3 000 m² de surface de vente ; boutiques de moins de 300 m² au premier étage totalisant 1 800 m² ; 140 salariés partageant les dégagements du public.

Mails : 2 400 / 5 = 480 personnes. Locaux de vente en rez-de-chaussée : 3 000 / 3 = 1 000 personnes. Boutiques de moins de 300 m², quel que soit le niveau : 1 800 / 6 = 300 personnes. Effectif du public : 480 + 1 000 + 300 = 1 780 personnes, porté à 1 920 avec le personnel. L'article R. 143-19 classant en 1re catégorie les établissements au-dessus de 1 500 personnes, l'ensemble relève de la 1re catégorie.

Lecture : un mail est une surface de circulation, mais il fabrique de l'effectif à raison d'une personne pour 5 m² — ici 27 % du total. Le dimensionner comme un simple espace de desserte est une erreur fréquente.

Le cadre réglementaire : du code de la construction au règlement de sécurité

Le dispositif fonctionne à deux étages, et les confondre conduit à chercher les valeurs au mauvais endroit. Le code de la construction et de l'habitation définit l'ERP, pose les modes de détermination de l'effectif et fixe les bornes des catégories. Le règlement de sécurité, annexé à l'arrêté du 25 juin 1980 modifié, contient les règles de calcul par type et les prescriptions techniques.

Les textes et leur numérotation en vigueur

La partie réglementaire du livre Ier du code de la construction et de l'habitation a été recodifiée par le décret n° 2021-872 du 30 juin 2021, entré en vigueur le 1er juillet 2021. Les anciens articles R. 123-x sont devenus des articles R. 143-x : définition de l'ERP à l'article R. 143-2, renvoi aux dispositions particulières des établissements n'atteignant pas le seuil du règlement à l'article R. 143-14, classement en catégories à l'article R. 143-19. Une notice qui cite encore R. 123-2 ou R. 123-19 renvoie à des articles abrogés.

Le règlement de sécurité comprend des dispositions générales communes — articles GN, CO pour la construction et les dégagements, AM pour l'aménagement, DF pour le désenfumage, MS pour les moyens de secours — et des dispositions particulières par type, dont l'article « 2 » porte le plus souvent sur le calcul de l'effectif. Les établissements de 5e catégorie relèvent des articles PE, issus de l'arrêté du 22 juin 1990 modifié.

Les catégories et leurs bornes (article R. 143-19)

L'article R. 143-19 dispose que « les établissements sont, en outre, quel que soit leur type, classés en catégories, d'après l'effectif du public et du personnel ». Les bornes sont : 1re catégorie au-dessus de 1 500 personnes ; 2e catégorie de 701 à 1 500 ; 3e catégorie de 301 à 700 ; 4e catégorie 300 personnes et au-dessous, à l'exception des établissements compris dans la 5e catégorie ; 5e catégorie, les établissements faisant l'objet de l'article R. 143-14 dans lesquels l'effectif du public n'atteint pas le chiffre minimum fixé par le règlement de sécurité pour chaque type d'exploitation.

Les quatre premières catégories forment le premier groupe, la cinquième constitue à elle seule le deuxième groupe. Cette frontière ne joue pas sur un degré d'exigence mais sur le corps de règles applicable, et elle se lit sur la comparaison de l'effectif du public aux seuils propres au type, non sur l'effectif total.

Les seuils du premier groupe, type par type

  • Type M, magasins de vente et centres commerciaux : 100 personnes en sous-sol, 100 en étage, 200 au total.
  • Type N, restaurants, cafés, brasseries et débits de boissons : 100 en sous-sol, 200 en étages, 200 au total.
  • Type W, administrations, banques et bureaux : 100 en sous-sol, 100 en étage, 200 au total.
  • Type R : 100 en sous-sol, 100 en étage, 200 au total pour les établissements d'enseignement courants ; écoles maternelles, crèches et haltes-garderies, activité interdite en sous-sol, seuil ramené à 1 personne en étage — porté à 20 si l'établissement ne comporte qu'un seul niveau situé en étage — et 100 au total ; établissements comportant des locaux réservés au sommeil, 30 personnes au total.
  • Type U, établissements de soins : 100 personnes sans hébergement, 20 lits d'hospitalisation avec hébergement.
  • Type L : 100 en sous-sol et 200 au total pour les salles d'audition, de conférences et de réunions ; 20 en sous-sol et 50 au total pour les salles de spectacles, de projections et les cabarets. Type O, hôtels et pensions de famille : 100 au total.
  • Type P, salles de danse et salles de jeux : 20 en sous-sol, 100 en étage, 120 au total. Type V, établissements de culte : 100 / 200 / 300. Types S, T, X et Y, bibliothèques, salles d'expositions, établissements sportifs couverts et musées : 100 / 100 / 200.
  • Règle de lecture : il suffit qu'un seul de ces chiffres soit atteint, pour un seul niveau, pour que l'établissement quitte la 5e catégorie.

Limites et hypothèses du calcul de l'effectif

L'effectif réglementaire est une convention de dimensionnement, pas une prévision de fréquentation. Il peut être très supérieur à l'occupation observée un jour ordinaire, et c'est voulu : il sert à dimensionner l'évacuation d'un jour d'affluence.

  • L'effectif calculé ne mesure pas une fréquentation réelle : il ne peut ni être opposé à une étude commerciale, ni s'y substituer.
  • La densité s'applique à la surface que le texte désigne — surface de vente, zone réservée au public, surface de planchers — et non à la surface de plancher au sens de l'urbanisme ni à la surface utile.
  • Une déclaration contrôlée fixe une capacité maximale opposable en exploitation. Un établissement abritant plusieurs activités relève, pour chacune, des dispositions de son type : le calcul se fait activité par activité avant consolidation.
  • L'article M 2 prévoit que des diminutions de la densité d'occupation admise pour les différents niveaux peuvent être autorisées, après avis de la commission de sécurité, sur demande justifiée du chef d'établissement : ce n'est ni un droit ni un automatisme.
  • La majoration d'effectif liée à l'enfouissement d'un niveau en sous-sol, prévue par l'article CO 39, sert au calcul des dégagements de remontée mais n'intervient pas dans la détermination de la catégorie.
  • Le classement n'est pas figé : une extension de surface de vente, la transformation d'une salle assise en zone debout ou l'ajout de locaux à sommeil peuvent faire changer de catégorie sans travaux structurels.

Erreurs fréquentes dans le calcul de l'effectif ERP

  • Appliquer un ratio unique, souvent « une personne par mètre carré », à tous les types : ce chiffre ne correspond qu'à la zone à restauration assise du type N.
  • Utiliser la surface de plancher totale au lieu de la surface de vente en type M, ou de la seule zone réservée au public en type W.
  • Oublier la densité dégressive par niveau du type M et compter les étages supérieurs comme le rez-de-chaussée.
  • Traiter une zone de restauration debout comme une zone assise, ce qui divise l'effectif par deux, ou omettre les files d'attente comptées à trois personnes par mètre carré.
  • Omettre le personnel dans les catégories 1 à 4 alors qu'il partage les dégagements du public, ou à l'inverse l'ajouter pour classer un établissement de 5e catégorie.
  • Ne raisonner que sur le total sans vérifier les seuils par niveau : c'est très souvent le seuil « étage » ou « sous-sol » qui fait basculer l'établissement dans le premier groupe.
  • Confondre, en centre commercial, la règle générale des locaux de vente et celle des boutiques de moins de 300 m², ou oublier de compter les mails.
  • Citer les anciens articles R. 123-2, R. 123-14 ou R. 123-19 sans tenir compte de la recodification en R. 143-x par le décret n° 2021-872 du 30 juin 2021.
  • Considérer qu'un établissement de 5e catégorie n'est soumis à aucune obligation, ou figer l'effectif à l'esquisse sans le recalculer après les arbitrages d'aménagement.

Effectif ERP et maîtrise d'œuvre

L'effectif est la première décision de sécurité incendie d'un projet, et l'une des rares dont toutes les autres découlent. Le fixer tôt permet d'arbitrer en connaissance de cause : une surface de vente supplémentaire, un comptoir debout, un mail généreux ou un étage d'accueil peuvent faire franchir un seuil de groupe ou de catégorie et déclencher un train d'obligations sans rapport avec l'ampleur du geste architectural. À l'inverse, une répartition différente des mêmes mètres carrés peut maintenir un établissement en 5e catégorie et simplifier durablement son exploitation.

Progineer intervient comme maître d'œuvre sur cet enchaînement : détermination de l'effectif type par type et niveau par niveau, vérification du groupe et de la catégorie, rédaction de la notice de sécurité jointe au permis de construire ou à l'autorisation de travaux, coordination avec le bureau de contrôle et instruction du dossier devant la commission de sécurité, puis contrôle de la cohérence entre l'effectif déclaré et les dégagements réellement construits. En Provence-Alpes-Côte d'Azur comme en Auvergne-Rhône-Alpes, la question se pose surtout sur les changements de destination — reconversion de locaux commerciaux, création de restauration dans un bâtiment existant, transformation d'un bâtiment tertiaire — où la surface ne bouge pas mais où la règle de calcul change entièrement.

FAQ technique — Calcul de l'effectif ERP et détermination de la catégorie

Comment calcule-t-on l'effectif d'un ERP ?

On identifie d'abord le type d'exploitation, puis on applique la règle de ses dispositions particulières : densité rapportée à la surface visée par le texte, comptage des places assises, ou déclaration contrôlée. On additionne les effectifs par zone et par niveau, puis on majore de l'effectif du personnel n'occupant pas des locaux indépendants dotés de leurs propres dégagements, conformément à l'article R. 143-19 du code de la construction et de l'habitation.

Quelle surface prendre en compte pour un magasin de vente ?

La surface de vente, et non la surface de plancher. L'article M 2 retient une personne pour 3 m² au sous-sol, au rez-de-chaussée et au 1er étage, une personne pour 6 m² au deuxième étage et une personne pour 15 m² aux étages supérieurs. Les magasins de vente à faible densité de public relèvent d'une personne pour 9 m² quel que soit le niveau.

Le personnel compte-t-il dans l'effectif d'un ERP ?

Oui pour les établissements des quatre premières catégories : l'article R. 143-19 impose de majorer l'effectif du public de celui du personnel n'occupant pas des locaux indépendants qui posséderaient leurs propres dégagements. Non pour le classement d'un établissement de 5e catégorie, où seul l'effectif du public est comparé aux seuils du type.

À partir de quel effectif change-t-on de catégorie d'ERP ?

Les bornes de l'article R. 143-19 sont : 1re catégorie au-dessus de 1 500 personnes, 2e catégorie de 701 à 1 500, 3e catégorie de 301 à 700, 4e catégorie 300 personnes et au-dessous hors 5e catégorie. La 5e catégorie correspond aux établissements dans lesquels l'effectif du public n'atteint pas le chiffre minimum fixé par le règlement de sécurité pour le type considéré.

Qu'est-ce qu'un ERP de 5e catégorie ?

C'est un établissement du deuxième groupe, dont l'effectif du public reste inférieur aux seuils de son type — 100 personnes en sous-sol, 100 en étage et 200 au total pour un magasin, 100 en sous-sol, 200 en étages et 200 au total pour un restaurant. Il relève des règles allégées des articles PE, mais reste soumis à des obligations de dégagements, de balisage, de réaction au feu et de moyens de secours.

Comment calcule-t-on l'effectif d'un restaurant ?

Selon l'article N 2, déduction faite des estrades des musiciens et des aménagements fixes autres que les tables et les sièges : une personne par mètre carré en zone à restauration assise, deux personnes par mètre carré en zone à restauration debout, trois personnes par mètre carré pour les files d'attente. Une salle de 96 m² assise, un comptoir de 24 m² debout et 6 m² de file d'attente donnent 96 + 48 + 18 = 162 personnes.

Comment détermine-t-on l'effectif d'une école ou d'un établissement de soins ?

Ni l'un ni l'autre ne procède par densité surfacique. L'article R 2 retient la déclaration contrôlée du maître d'ouvrage ou du chef d'établissement, précisant la capacité d'accueil maximale par niveau ; l'article U 2 construit un forfait à partir du nombre de lits, du personnel, des visiteurs et des postes de consultation.

Le résultat de ce calculateur a-t-il une valeur réglementaire ?

Non. Il donne un ordre de grandeur utile en esquisse et pour comparer des scénarios d'aménagement. L'effectif opposable est celui figurant dans la notice de sécurité du dossier d'autorisation, établie sous la responsabilité du maître d'ouvrage et de son maître d'œuvre, puis examinée par la commission de sécurité compétente.

Glossaire technique

ERP
Établissement recevant du public au sens de l'article R. 143-2 du code de la construction et de l'habitation : bâtiment, local ou enceinte où des personnes sont admises librement, contre rétribution, ou pour des réunions ouvertes.
Effectif du public
Nombre de personnes susceptibles d'être admises, déterminé d'après le nombre de places assises, la surface réservée au public, la déclaration contrôlée du chef d'établissement, ou l'ensemble de ces indications.
Effectif théorique
Effectif issu de la règle de calcul du type, indépendamment de la fréquentation observée. C'est lui qui sert au classement et au dimensionnement des dégagements.
Type d'ERP
Classement selon la nature de l'exploitation, désigné par une lettre : M magasins, N restaurants, O hôtels, R enseignement, U soins, W bureaux, L salles de réunion. Chaque type a ses dispositions particulières.
Catégorie d'ERP
Classement selon l'effectif du public et du personnel, de la 1re à la 5e, dont les bornes sont fixées par l'article R. 143-19 du code de la construction et de l'habitation.
Premier groupe / deuxième groupe
Le premier groupe réunit les 1re, 2e, 3e et 4e catégories ; le deuxième groupe est constitué des seuls établissements de 5e catégorie, soumis aux dispositions allégées des articles PE.
Déclaration contrôlée
Mode de détermination par lequel le maître d'ouvrage ou le chef d'établissement déclare la capacité d'accueil maximale, sous le contrôle de l'administration. Elle devient opposable en exploitation.
Surface de vente
Surface de référence du calcul de l'effectif en type M. Elle ne se confond ni avec la surface de plancher, ni avec la surface totale du magasin, ni avec celle des réserves.
Densité d'occupation
Nombre de personnes rapporté à une surface, propre à chaque type et parfois à chaque niveau : une personne pour 3 m², pour 6 m², pour 10 m², deux personnes par mètre carré, etc.
Notice de sécurité
Pièce du dossier d'autorisation de travaux ou de permis de construire exposant le classement retenu, l'effectif calculé et les dispositions de sécurité prévues. C'est elle qui rend l'effectif opposable.

Sources et normes de référence

Calculateurs associés

Calcul dégagement ERP — Issues de secours

Calcul des dégagements d'un ERP selon les articles CO 34 à CO 38 et CO 57 du règlement de sécurité incendie du 25 juin 1980 modifié. Ce calcul en fonction de l'effectif détermine le nombre minimal d'issues de secours, le nombre d'unités de passage (UP) requis et la largeur réglementaire (0,90 m, 1,40 m, 1,80 m). L'outil vérifie également les issues de circulation horizontale par zone et la conformité des portes. Utilisé pour les notices de sécurité incendie, autorisations de travaux et aménagements de magasins, bureaux et salles de spectacle.

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Calcul résistance feu ERP — Sécurité incendie

Détermination des exigences de résistance au feu de la structure et des séparations d'un ERP selon les articles CO 11 à CO 13 du règlement de sécurité et la classification REI/EI (coupe-feu, stable au feu, pare-flammes). Ce calcul prend en compte la catégorie de l'établissement, les locaux à risque, le nombre de niveaux et le feu des structures. L'outil vérifie la réaction au feu des éléments de construction, la propagation du feu et les exigences spécifiques pour les planchers au rez de chaussée. Les degrés requis (SF 1/2 h, CF 1 h, SF 1 h 1/2…) sont restitués pour planchers, poteaux, murs séparatifs et escaliers encloisonnés. Utilisé pour les notices de sécurité incendie et le dossier d'autorisation de travaux ERP.

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Calcul désenfumage ERP — Sécurité incendie

Dimensionnement du désenfumage d'un ERP selon l'instruction technique IT 246 et les articles DF 1 à DF 7 du règlement de sécurité incendie. À partir de la surface du local, du type d'activité et de la hauteur sous plafond, l'outil calcule la surface géométrique d'évacuation des fumées (SUE/SGE) et les débits mécaniques nécessaires. Utilisé pour la conception de locaux à risque, circulations, escaliers encloisonnés et grands volumes en ERP.

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