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accessibility 🟡 Intermédiaire 10 min Mis à jour le 15 février 2024

Calcul rampe PMR : Accessibilité handicapés

Dimensionnement d'une rampe d'accès PMR selon l'arrêté du 8 décembre 2014 (ERP existants) et l'arrêté du 20 avril 2017 (ERP neufs). À partir du dénivelé à franchir et de l'usage (ERP, BHC, logement), l'outil calcule la pente admissible (5 %, 8 %, 10 %), la longueur de rampe et les paliers de repos obligatoires (1,40 m tous les 10 m). Utilisé pour la mise en accessibilité de commerces, bureaux et entrées d'immeubles d'habitation.

PMR accessibilité rampe pente handicap réglementation
cm
m

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Formule utilisée

Pente = dénivelé / longueur × 100

Paramètres du calcul

Paramètre Unité Description
Dénivelé à franchir cm Dénivelé à franchir
Longueur disponible m Longueur disponible
Type d'usage - Type d'usage

Comprendre cet outil

Les calculs d'accessibilité vérifient le respect des prescriptions PMR : pentes, largeurs de passage, dimensions sanitaires et signalétique, distincts selon le neuf et le bâti existant.

Calcul rampe PMR : Accessibilité handicapés aide à dimensionner les ouvrages en phase de conception. L'attestation d'accessibilité ou la demande de dérogation est délivrée sur la base du dossier de demande d'autorisation.

Progineer et votre projet

Progineer conçoit des aménagements accessibles et monte les dossiers d'autorisation, y compris les demandes de dérogation motivées en bâti existant.

Prestations associées

Questions fréquentes

À quoi sert l'outil « Calcul rampe PMR : Accessibilité handicapés » ?

Dimensionnement d'une rampe d'accès PMR selon l'arrêté du 8 décembre 2014 (ERP existants) et l'arrêté du 20 avril 2017 (ERP neufs). À partir du dénivelé à franchir et de l'usage (ERP, BHC, logement), l'outil calcule la pente admissible (5 %, 8 %, 10 %), la longueur de rampe et les paliers de repos obligatoires (1,40 m tous les 10 m). Utilisé pour la mise en accessibilité de commerces, bureaux et entrées d'immeubles d'habitation.

Le résultat a-t-il une valeur réglementaire ou contractuelle ?

Non. Cet outil fournit un ordre de grandeur préliminaire utile en phase de pré-dimensionnement. La conformité réglementaire ou la valeur contractuelle suppose une étude complète signée par un professionnel qualifié engageant sa responsabilité.

Comment Progineer intervient-il sur un projet concerné ?

Comme maître d'œuvre, Progineer pilote la conception et le suivi de chantier, coordonne les bureaux d'études techniques et garantit l'application des référentiels normatifs sur l'ensemble de l'opération.

Dimensionner une rampe d'accès pour personnes à mobilité réduite, ce n'est pas choisir une pente confortable : c'est vérifier qu'un dénivelé donné peut être franchi dans l'emprise disponible, sous une pente plafonnée par le texte applicable au bâtiment, avec les paliers de repos, la largeur, le dévers et le traitement des ressauts que ce même texte impose. Trois régimes coexistent et n'ont pas les mêmes valeurs : arrêté du 20 avril 2017 pour les établissements recevant du public neufs, arrêté du 8 décembre 2014 pour ceux situés dans un cadre bâti existant, arrêté du 24 décembre 2015 pour les bâtiments d'habitation collectifs et maisons individuelles neufs. Cette page détaille la méthode, l'emprise réellement consommée par une rampe conforme, trois exemples chiffrés refaisables, le cadre réglementaire régime par régime, puis les limites d'un calcul purement géométrique.

Méthode de dimensionnement d'une rampe PMR : formules, variables et unités

Le calcul d'une rampe est géométrique et tient en trois relations. La difficulté n'est jamais dans l'arithmétique : elle est dans le fait que la longueur du plan incliné n'est qu'une partie de l'emprise à réserver, et que la pente maximale admissible dépend du régime réglementaire du bâtiment, pas du confort d'usage.

Pente, dénivelé et longueur : la relation de base

H est le dénivelé à franchir, en mètres, mesuré sol fini à sol fini. L est la longueur horizontale du plan incliné, en mètres : c'est la projection au sol, pas la longueur développée. p est la pente, en pourcentage.

La relation s'écrit p = 100 × H / L, et sa forme inverse, celle du chantier, L = 100 × H / p. Une pente de 5 % correspond à 1 pour 20, une pente de 6 % à 1 pour 16,7 environ, une pente de 8 % à 1 pour 12,5. La longueur développée, celle du garde-corps ou du platelage à commander, vaut Ld = L × racine(1 + (p/100)²) : à 5 %, l'écart avec la projection horizontale n'est que de 0,125 %, négligeable en pré-dimensionnement mais pas en métré de fourniture.

Le sens du calcul importe. En conception neuve, où l'emprise se négocie, on part de la pente pour trouver la longueur. En mise en accessibilité d'un existant, où l'emprise est subie, on part de la longueur disponible : on calcule p = 100 × H / L et on compare au plafond applicable. Si le plafond est dépassé, la rampe fixe n'est pas la solution, il faut changer de stratégie, pas forcer la pente.

Paliers de repos : ce qui fait vraiment l'emprise

Un palier de repos est nécessaire en haut et en bas de chaque plan incliné, quelle qu'en soit la longueur. C'est une règle absolue des trois arrêtés, et l'oubli le plus coûteux du dimensionnement : deux paliers d'extrémité s'ajoutent systématiquement à la pente. S'y ajoutent des paliers intermédiaires tous les 10 mètres dès que la pente atteint un seuil : 4 % en établissement recevant du public neuf et en bâtiment d'habitation neuf, 5 % en établissement recevant du public existant.

Le nombre de paliers intermédiaires vaut n = partie entière supérieure de (L / 10) moins 1 : une rampe de 12 m de projection horizontale en appelle un, une rampe de 24 m en appelle deux. L'emprise longitudinale totale vaut alors E = L + (n + 2) × Lp, où Lp est la longueur du palier dans le sens de circulation.

Les trois arrêtés définissent le palier de repos, à leur annexe 2, comme un espace rectangulaire de dimensions minimales 1,20 m sur 1,40 m qui s'insère en intégralité dans le cheminement. Le texte ne dit pas laquelle des deux dimensions se prend dans le sens de circulation : c'est une ambiguïté réelle, que nous ne tranchons pas. Les exemples ci-après retiennent Lp = 1,40 m, hypothèse défavorable et donc sûre pour réserver l'emprise.

Largeur, dévers, ressauts : les trois contrôles qui accompagnent la pente

La largeur du cheminement accessible dont la rampe fait partie est de 1,40 m libre de tout obstacle en établissement recevant du public neuf, avec rétrécissement ponctuel possible entre 1,20 m et 1,40 m sur une faible longueur. Elle est de 1,20 m en établissement recevant du public existant comme en bâtiment d'habitation collectif neuf, avec rétrécissement ponctuel entre 0,90 m et 1,20 m. Ce sont des largeurs libres : garde-corps, main courante ou bordure les réduisent d'autant.

Le dévers, pente transversale destinée à évacuer l'eau, est plafonné à 2 % en établissement recevant du public neuf et en habitation neuve, à 3 % en établissement recevant du public existant ; les paliers et espaces de manœuvre sont eux-mêmes horizontaux à ce dévers près. Le ressaut, rupture de niveau brutale que le plan incliné a précisément pour objet d'éviter, est limité à 2 cm, porté à 4 cm si le ressaut comporte sur toute sa hauteur une pente d'au plus 33 %, avec bord arrondi ou chanfrein. Deux ressauts successifs sont distants d'au moins 2,50 m et séparés par des paliers de repos ; les pentes à ressauts successifs, dites « pas d'âne », sont interdites. Un plan incliné ne présente de ressaut ni en haut ni en bas, sauf seuils et pas de porte.

Enchaînement complet de la méthode

  • 1. Identifier le régime applicable, établissement recevant du public neuf, établissement recevant du public existant, bâtiment d'habitation neuf : les plafonds de pente diffèrent.
  • 2. Mesurer H sol fini à sol fini et relever la longueur réellement disponible, obstacles et limites de propriété compris.
  • 3. Calculer L = 100 × H / p avec la pente courante du régime, puis vérifier que L tient dans l'emprise.
  • 4. Ajouter les deux paliers d'extrémité, puis les paliers intermédiaires si la pente atteint le seuil de 4 % ou 5 % selon le régime.
  • 5. Vérifier la largeur libre, le dévers, l'absence de ressaut en tête et en pied, et la distance entre ressauts éventuels.
  • 6. Vérifier les espaces de manœuvre de porte en tête et en pied, et l'espace de manœuvre avec possibilité de demi-tour là où un choix d'itinéraire est donné.
  • 7. Si la pente nécessaire dépasse le plafond, ne pas ajuster la pente : examiner la reprise du niveau, l'appareil élévateur vertical, puis seulement la dérogation motivée en bâti existant.

Trois exemples chiffrés complets et vérifiables

Les trois cas ci-dessous sont refaisables à la calculatrice. Les valeurs de pente, de palier, de largeur et de ressaut sont issues des arrêtés cités ; les dénivelés et les emprises disponibles sont des hypothèses de projet, à remplacer par un relevé réel.

Exemple 1 : Petit dénivelé d'entrée en établissement recevant du public neuf

Hypothèse : un seuil d'entrée de H = 0,16 m, régime de l'arrêté du 20 avril 2017.

Solution à la pente courante de 5 % : L = 100 × 0,16 / 5 = 3,20 m. La pente atteignant 4 %, la règle du palier tous les 10 m s'applique, mais L reste inférieure à 10 m : aucun palier intermédiaire. Emprise : E = 3,20 + 2 × 1,40 = 6,00 m, sur une largeur libre de 1,40 m, soit 8,40 m² à réserver.

Solution par la tolérance de 8 %, admise sur une longueur inférieure ou égale à 2 m : L = 100 × 0,16 / 8 = 2,00 m, exactement la longueur maximale tolérée. Le cas illustre une propriété utile : la tolérance à 8 % sur 2 m permet de franchir au plus 0,16 m, celle à 10 % sur 0,50 m au plus 0,05 m. Emprise : E = 2,00 + 2 × 1,40 = 4,80 m, soit 1,20 m gagné.

Lecture du résultat : sur un seuil de 16 cm, le choix entre 5 % et 8 % ne se joue pas sur la conformité mais sur l'emprise et sur le confort réel d'usage. La tolérance existe pour les cas contraints ; l'employer par défaut en neuf, où l'emprise existe, est un choix de conception discutable.

Exemple 2 : Dénivelé de 0,60 m et déclenchement du palier intermédiaire

Hypothèse : accès à un plateau surélevé de H = 0,60 m dans un établissement recevant du public neuf, emprise libre à définir.

Étape 1, Longueur du plan incliné à 5 % : L = 100 × 0,60 / 5 = 12,00 m.

Étape 2, Paliers intermédiaires : la pente de 5 % étant supérieure ou égale à 4 %, un palier est nécessaire tous les 10 m, soit n = partie entière supérieure de (12,00 / 10) moins 1 = 1 palier intermédiaire.

Étape 3, Emprise : E = 12,00 + (1 + 2) × 1,40 = 16,20 m. Sur une largeur libre de 1,40 m, la surface à réserver atteint 22,68 m².

Lecture du résultat : les paliers représentent 4,20 m sur 16,20 m, soit 26 % de l'emprise. C'est ce qui fait tomber la plupart des projets de rampe en rénovation : on dimensionne les 12 m de pente, on oublie les 4,20 m de paliers, et l'ouvrage ne tient plus dans la parcelle. Une variante à 4 % donnerait L = 15,00 m, un palier intermédiaire, E = 19,20 m : la pente plus douce coûte 3 m d'emprise supplémentaire.

Exemple 3 : Mise en accessibilité d'un commerce existant : le calcul qui ne passe pas

Hypothèse : commerce en pied d'immeuble, régime de l'arrêté du 8 décembre 2014, dénivelé du seuil H = 0,34 m, emprise disponible sur le domaine public devant la vitrine 4,00 m.

Étape 1, Longueur nécessaire à 6 % : L = 100 × 0,34 / 6 = 5,67 m. La pente étant supérieure ou égale à 5 %, un palier serait nécessaire tous les 10 m ; L restant inférieure à 10 m, aucun palier intermédiaire. Emprise théorique : E = 5,67 + 2 × 1,40 = 8,47 m.

Étape 2 : Confrontation à l'emprise réelle : 8,47 m demandés contre 4,00 m disponibles. Contrainte aux 4,00 m, la pente vaudrait p = 100 × 0,34 / 4,00 = 8,5 %, au-delà du plafond de 6 %, et les tolérances ne sauvent pas le cas : 10 % ne vaut que sur 2 m au plus, soit 0,20 m, et 12 % que sur 0,50 m au plus, soit 0,06 m.

Étape 3, Conséquence : la rampe fixe est écartée. Restent l'abaissement du niveau d'entrée ou la reprise du trottoir en accord avec le gestionnaire de voirie, l'appareil élévateur vertical, ou la dérogation motivée au titre de l'article R. 164-3 du code de la construction et de l'habitation, qui suppose de démontrer une impossibilité technique, une contrainte de conservation du patrimoine architectural ou une disproportion manifeste. Une rampe amovible sortie à la demande n'est pas une solution de plein droit : elle s'apprécie dans le cadre d'une dérogation instruite.

Le cadre réglementaire : trois régimes, trois jeux de valeurs

Depuis la recodification opérée par le décret n° 2021-872 du 30 juin 2021, les anciens articles R. 111-19 et suivants du code de la construction et de l'habitation ont changé de numérotation : établissements recevant du public neufs aux articles R. 162-8 à R. 162-13, bâtiments d'habitation collectifs neufs aux articles R. 162-1 à R. 162-4, maisons individuelles neuves aux articles R. 162-5 à R. 162-7, établissements recevant du public existants aux articles R. 164-1 à R. 164-6. Beaucoup de guides en circulation citent encore l'ancienne numérotation.

Établissements recevant du public neufs, arrêté du 20 avril 2017

Le cheminement accessible est horizontal et sans ressaut. Lorsqu'une dénivellation ne peut être évitée, un plan incliné de pente inférieure ou égale à 5 % est aménagé. Sont tolérées exceptionnellement les pentes jusqu'à 8 % sur 2 m au plus et jusqu'à 10 % sur 0,50 m au plus.

Un palier de repos est nécessaire en haut et en bas de chaque plan incliné quelle qu'en soit la longueur ; en cas de pente supérieure ou égale à 4 %, un palier est nécessaire tous les 10 m. La largeur minimale du cheminement est de 1,40 m libre de tout obstacle, avec rétrécissement ponctuel possible entre 1,20 m et 1,40 m sur une faible longueur, et le dévers est inférieur ou égal à 2 %. Lorsque le cheminement est bordé à moins de 0,90 m par une rupture de niveau vers le bas de plus de 0,25 m, un dispositif de protection est implanté pour alerter du risque de chute.

Établissements recevant du public existants, arrêté du 8 décembre 2014

Le régime du bâti existant assouplit les valeurs sans les supprimer. La pente courante admissible passe à 6 %, avec des tolérances exceptionnelles jusqu'à 10 % sur 2 m au plus et jusqu'à 12 % sur 0,50 m au plus. Le seuil de déclenchement des paliers intermédiaires tous les 10 m passe de 4 % à 5 %.

La largeur minimale du cheminement descend à 1,20 m libre de tout obstacle, avec rétrécissement ponctuel possible entre 0,90 m et 1,20 m, et le dévers admissible monte à 3 %. En revanche le palier garde ses dimensions minimales de 1,20 m sur 1,40 m, le ressaut reste plafonné à 2 cm (4 cm avec une pente d'au plus 33 %) et la distance minimale de 2,50 m entre deux ressauts demeure. Ce régime ne vaut que pour les établissements situés dans un cadre bâti existant : le neuf ne peut pas s'en réclamer.

Bâtiments d'habitation collectifs et maisons individuelles neufs, arrêté du 24 décembre 2015

En habitation neuve, la pente courante est de 5 %, avec les mêmes tolérances qu'en établissement recevant du public neuf : 8 % sur 2 m au plus, 10 % sur 0,50 m au plus. Le palier est exigé en haut et en bas de chaque plan incliné, puis tous les 10 m dès que la pente atteint 4 %. Le ressaut suit le même régime, avec 2,50 m au minimum entre deux ressauts successifs et l'interdiction des pas d'âne.

La différence porte sur le gabarit du cheminement : largeur minimale de 1,20 m libre de tout obstacle, rétrécissement ponctuel possible entre 0,90 m et 1,20 m, dévers inférieur ou égal à 2 %. Depuis le décret n° 2019-305 du 11 avril 2019, l'article R. 162-4 du code de la construction et de l'habitation impose que 20 % des logements situés en rez-de-chaussée ou en étage desservi par ascenseur, et au moins un logement, soient accessibles, les autres étant évolutifs. La rampe d'accès au bâtiment reste due dans tous les cas : elle conditionne l'accès aux parties communes.

Limites et hypothèses du calcul de rampe

Le calcul est exact mais purement géométrique : il décrit une pente et une emprise, pas un ouvrage réalisable ni un usage confortable. Les limites ci-dessous expliquent l'essentiel des écarts entre une note de dimensionnement et un chantier.

  • La pente réglementaire est un plafond, pas un objectif. Une pente de 5 % sur 12 m reste physiquement exigeante en fauteuil manuel non assisté : le texte fixe une limite de conformité, il ne garantit pas l'autonomie de tous les usagers.
  • Le calcul suppose une pente constante. Un profil réel comporte des raccordements en tête et en pied qui consomment de la longueur et créent des points durs de dévers, à traiter au calepinage.
  • L'emprise calculée est une emprise nette de circulation : elle n'inclut ni l'épaisseur des joues et murets, ni les fondations, ni la collecte des eaux pluviales, ni le débattement des portes desservies.
  • Les arrêtés n'imposent pas de main courante sur un plan incliné, cette exigence vise les escaliers. La protection contre la chute relève d'un garde-corps dont la hauteur et la résistance sont fixées par la norme NF P01-012, dont nous ne reproduisons pas les valeurs.
  • L'orientation du palier de repos dans le sens de circulation n'est pas fixée par le texte. Tant que le point n'est pas arbitré au dossier, retenir la valeur défavorable est la seule position sûre.
  • Le dimensionnement ne dit rien de l'antidérapance, de la tenue au gel, de l'écoulement des eaux ni du contraste visuel du revêtement, exigences distinctes du même arrêté, ni de l'évacuation en cas d'incendie, qui relève du règlement de sécurité et des espaces d'attente sécurisés.

Erreurs fréquentes dans le dimensionnement d'une rampe PMR

  • Oublier les deux paliers d'extrémité et ne réserver que la longueur du plan incliné, l'erreur la plus fréquente, et celle qui coûte le plus cher à corriger.
  • Appliquer les tolérances de 8 % ou 10 % sur toute la longueur de la rampe, alors qu'elles ne valent que sur 2 m et 0,50 m respectivement.
  • Cumuler plusieurs tronçons en tolérance pour franchir un dénivelé important : la tolérance est une exception ponctuelle, pas un mode de dimensionnement.
  • Utiliser les valeurs du bâti existant, plus permissives, sur un projet neuf, ou l'inverse. Chaque régime a son arrêté et ses seuils.
  • Confondre le seuil de déclenchement des paliers intermédiaires : 4 % en neuf, 5 % en établissement recevant du public existant, ou mesurer la largeur garde-corps et mains courantes compris alors que la largeur exigée est libre de tout obstacle.
  • Laisser un ressaut en tête ou en pied de plan incliné, expressément interdit hors seuils et pas de porte, ou enchaîner des ressauts à moins de 2,50 m, ce qui reconstitue un pas d'âne.
  • Négliger le dévers : une rampe conforme en pente longitudinale mais dévoyée à 3 % en établissement recevant du public neuf est non conforme.
  • Citer les anciens articles R. 111-19 et suivants dans une notice d'accessibilité alors que la numérotation en vigueur est R. 162-8 et suivants pour le neuf, R. 164-1 et suivants pour l'existant.

Rampe PMR et projet de maîtrise d'œuvre

Une rampe n'est presque jamais un ouvrage isolé : elle arbitre entre le niveau du seuil, le niveau du terrain, la limite de propriété, le stationnement adapté et la porte d'entrée. En construction neuve, le bon moment pour la traiter est l'esquisse, quand le calage altimétrique du rez-de-chaussée est encore négociable, c'est souvent là qu'un abaissement de quelques centimètres supprime le besoin de rampe. Sur un existant, la question est inverse : l'emprise est donnée, et le travail consiste à démontrer ce qui est possible avant d'envisager une dérogation.

Progineer intervient comme maître d'œuvre sur cette chaîne : relevé altimétrique du dénivelé réel, vérification du régime applicable, dimensionnement de l'emprise paliers compris, coordination avec le gestionnaire de voirie lorsque la rampe déborde sur le domaine public, rédaction de la notice d'accessibilité, puis contrôle sur chantier des cotes exécutées. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, la contrainte dominante est l'exiguïté des pieds d'immeuble en centre ancien ; en Auvergne-Rhône-Alpes, ce sont les dénivelés de terrain et la tenue du revêtement au gel.

FAQ technique : Calcul et dimensionnement d'une rampe PMR

Quelle est la pente maximale d'une rampe PMR ?

Elle dépend du régime. En établissement recevant du public neuf comme en bâtiment d'habitation neuf, la pente est inférieure ou égale à 5 %, avec des tolérances exceptionnelles jusqu'à 8 % sur 2 m au plus et 10 % sur 0,50 m au plus. En établissement recevant du public existant, la pente courante est de 6 %, avec des tolérances jusqu'à 10 % sur 2 m au plus et 12 % sur 0,50 m au plus.

Comment calculer la longueur d'une rampe pour un dénivelé donné ?

On applique L = 100 × H / p, avec H le dénivelé en mètres et p la pente en pourcentage. Pour un dénivelé de 0,60 m à 5 % : L = 100 × 0,60 / 5 = 12,00 m de projection horizontale. Il faut ensuite ajouter les paliers de repos, en haut et en bas systématiquement, puis tous les 10 m si la pente atteint le seuil applicable.

Quelle emprise totale prévoir pour une rampe PMR ?

L'emprise vaut E = L + (n + 2) × Lp, où n est le nombre de paliers intermédiaires et Lp la longueur d'un palier dans le sens de circulation, le palier étant un rectangle de dimensions minimales 1,20 m sur 1,40 m. Pour une rampe de 12 m à 5 % avec un palier intermédiaire, en retenant 1,40 m par palier, l'emprise atteint 16,20 m.

Quel dénivelé maximal peut-on franchir avec les tolérances de pente ?

La tolérance s'exprime en couple pente-longueur, ce qui borne le dénivelé. En établissement recevant du public neuf, 8 % sur 2 m permet de franchir 0,16 m et 10 % sur 0,50 m permet 0,05 m. En établissement recevant du public existant, 10 % sur 2 m permet 0,20 m et 12 % sur 0,50 m permet 0,06 m.

Quelle largeur pour une rampe PMR ?

La rampe fait partie du cheminement accessible et en reprend la largeur : 1,40 m libre de tout obstacle en établissement recevant du public neuf, avec rétrécissement ponctuel possible entre 1,20 m et 1,40 m ; 1,20 m en établissement recevant du public existant et en bâtiment d'habitation collectif neuf, avec rétrécissement ponctuel entre 0,90 m et 1,20 m. Cette largeur est une largeur libre : garde-corps et mains courantes la réduisent.

Que faire si l'emprise disponible ne permet pas une rampe conforme ?

On n'augmente pas la pente. Les voies à examiner sont l'abaissement du niveau d'entrée, la reprise du cheminement en accord avec le gestionnaire de voirie, l'appareil élévateur vertical, puis, en bâti existant seulement, la dérogation motivée prévue à l'article R. 164-3 du code de la construction et de l'habitation (impossibilité technique, conservation du patrimoine architectural, disproportion manifeste), avec mesures de substitution pour un établissement remplissant une mission de service public.

Le résultat de ce calculateur a-t-il une valeur réglementaire ?

Non. Il donne un pré-dimensionnement géométrique utile en esquisse et en faisabilité. La notice d'accessibilité, le dossier d'autorisation de travaux, l'éventuelle demande de dérogation et l'attestation de respect des règles d'accessibilité jointe à la déclaration d'achèvement, dont les modèles sont fixés par l'arrêté du 26 décembre 2023, relèvent d'un professionnel qualifié et de l'autorité compétente.

Glossaire technique

Pente
Rapport du dénivelé à la longueur horizontale, exprimé en pourcentage : p = 100 × H / L. Une pente de 5 % correspond à 1 m de dénivelé pour 20 m de longueur.
Plan incliné
Ouvrage aménagé pour franchir une dénivellation qui ne peut être évitée sur un cheminement accessible. Il ne présente de ressaut ni en haut ni en bas.
Palier de repos
Espace rectangulaire de dimensions minimales 1,20 m sur 1,40 m s'insérant en intégralité dans le cheminement, exigé en haut et en bas de chaque plan incliné puis tous les 10 m au-delà d'un seuil de pente.
Ressaut
Rupture de niveau brutale sur un cheminement. Hauteur limitée à 2 cm, portée à 4 cm si le ressaut comporte sur toute sa hauteur une pente d'au plus 33 %, avec bord arrondi ou chanfrein.
Pas d'âne
Pente comportant plusieurs ressauts successifs, configuration expressément interdite par les trois arrêtés d'accessibilité.
Dévers
Pente transversale du cheminement, destinée à éviter la stagnation d'eau. Plafonné à 2 % en neuf et à 3 % en établissement recevant du public existant.
Cheminement accessible
Parcours permettant d'accéder à l'entrée du bâtiment et à ses prestations. La rampe en fait partie et en reprend les exigences de largeur, de dévers et de sécurité d'usage.
Appareil élévateur vertical
Alternative à la rampe, admise dans des cas et des hauteurs de course encadrés par l'arrêté applicable.
Dérogation
Autorisation exceptionnelle, en bâti existant, de ne pas respecter une règle d'accessibilité pour impossibilité technique, conservation du patrimoine, disproportion manifeste ou refus de l'assemblée des copropriétaires.
Notice d'accessibilité
Pièce du dossier d'autorisation de travaux décrivant, règle par règle, comment le projet satisfait aux exigences et justifiant les dérogations demandées.

Sources et normes de référence

Calculateurs associés

Calcul largeur passage PMR : Circulation accessibilité

Calcul des largeurs minimales de passage et circulations PMR selon l'arrêté du 20 avril 2017 pour les ERP neufs et l'arrêté du 8 décembre 2014 pour les ERP existants. À partir du type de local et de la fréquentation, l'outil détermine la largeur des couloirs (1,40 m courant, 1,20 m local), portes (0,90 m), sas et zones de manoeuvre fauteuil roulant (1,50 m). Utilisé pour les Ad'AP, permis de construire ERP et logements adaptés.

accessibility

Calcul ascenseur PMR : Dimensions cabine et accessibilité

Vérification des dimensions et caractéristiques d'un ascenseur accessible PMR selon l'article 7-2 de l'arrêté du 20 avril 2017 (ERP neufs) et la norme NF EN 81-70. L'outil contrôle la largeur et la profondeur de cabine au regard des types normalisés (type 1 : 1 000 × 1 300 mm ; type 2 : 1 100 × 1 400 mm ; type 3 : 1 100 × 2 100 mm), la largeur de porte (800 ou 900 mm) et les caractéristiques des dispositifs de commande. Il rappelle les seuils d'obligation d'ascenseur : effectif admis en étage d'au moins 50 personnes en ERP (100 en établissement d'enseignement), et bâtiments d'habitation collectifs neufs de plus de deux étages depuis le décret n° 2019-305. Utilisé en construction neuve comme en réhabilitation d'immeubles, de commerces et de petits collectifs.

accessibility

Calcul places parking PMR : Stationnement accessibilité

Calcul du nombre minimal de places de stationnement PMR obligatoires selon l'arrêté du 20 avril 2017 et l'article R. 111-19-2 du Code de la construction. À partir du nombre total de places et du type de bâtiment (ERP, logement, bureau), l'outil applique le ratio réglementaire (2 % minimum, arrondi à l'entier supérieur) et détaille les dimensions obligatoires (3,30 m × 5,00 m). Utilisé pour les parkings d'immeubles, ERP, commerces et bureaux.

accessibility

Calcul sanitaires PMR : WC accessibles

Dimensionnement et aménagement des sanitaires accessibles PMR selon l'arrêté du 20 avril 2017 (ERP neufs) et l'arrêté du 24 décembre 2015 (logements). L'outil contrôle la zone de transfert latérale (0,80 m), l'espace d'usage (1,30 × 0,80 m), la hauteur de cuvette (0,45 à 0,50 m) et la présence de barres d'appui. Utilisé pour la conception de sanitaires dans bureaux, commerces, écoles, restaurants et logements adaptables.

accessibility

Ce calcul prépare un vrai projet ?

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  • fauteuil roulant
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  • bâti existant
  • pente hauteur
  • calculer la longueur
  • accessibilité applicables aux erp
  • établissements recevant du public erp
  • précise les règles techniques