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thermal 🔴 Avancé Premium 20 min Mis à jour le 15 février 2024

Calcul bilan énergétique RE2020 — Bbio Cep Ic en ligne

Calcul du bilan énergétique réglementaire RE2020 (successeur de la RT 2012) : Bbio (besoin bioclimatique), Cep,nr (consommation conventionnelle) et Ic énergie (impact carbone). Ce calcul évalue les besoins en chauffage, les besoins en refroidissement, les besoins d'éclairage et les apports solaires. À partir de la surface, de la compacité, de la zone climatique et du type de bâtiment, l'outil évalue la conformité aux seuils Bbio_max et Cep_max. Le Bbio se calcule indépendamment des systèmes (conception du bâti). Ce calculateur RE2020 permet de réduire le besoin en chauffage et d'optimiser la conception. Utilisé pour les études de faisabilité, le permis de construire et l'attestation RE2020 des maisons et logements collectifs neufs.

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m³/m²

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Paramètres du calcul

Paramètre Unité Description
Surface habitable Surface habitable
Zone climatique Zone climatique
Compacité du bâtiment m³/m² Compacité du bâtiment

Comprendre cet outil

Les calculs thermiques évaluent la performance énergétique d'un bâtiment : besoin bioclimatique (Bbio), consommation conventionnelle (Cep), impact carbone (Ic) et déperditions, conformément à la RE2020 et aux réglementations thermiques antérieures.

Calcul bilan énergétique RE2020 — Bbio Cep Ic en ligne apporte une estimation préliminaire utile en phase d'esquisse. L'étude thermique réglementaire complète, indispensable au dépôt de permis, doit être confiée à un bureau d'études certifié.

Progineer et votre projet

Progineer pilote l'étude thermique réglementaire et oriente les choix d'enveloppe, d'équipements et de matériaux pour atteindre la performance visée.

Prestations associées

Questions fréquentes

À quoi sert l'outil « Calcul bilan énergétique RE2020 — Bbio Cep Ic en ligne » ?

Calcul du bilan énergétique réglementaire RE2020 (successeur de la RT 2012) : Bbio (besoin bioclimatique), Cep,nr (consommation conventionnelle) et Ic énergie (impact carbone). Ce calcul évalue les besoins en chauffage, les besoins en refroidissement, les besoins d'éclairage et les apports solaires. À partir de la surface, de la compacité, de la zone climatique et du type de bâtiment, l'outil évalue la conformité aux seuils Bbio_max et Cep_max. Le Bbio se calcule indépendamment des systèmes (conception du bâti). Ce calculateur RE2020 permet de réduire le besoin en chauffage et d'optimiser la conception. Utilisé pour les études de faisabilité, le permis de construire et l'attestation RE2020 des maisons et logements collectifs neufs.

Le résultat a-t-il une valeur réglementaire ou contractuelle ?

Non. Cet outil fournit un ordre de grandeur préliminaire utile en phase de pré-dimensionnement. La conformité réglementaire ou la valeur contractuelle suppose une étude complète signée par un professionnel qualifié engageant sa responsabilité.

Comment Progineer intervient-il sur un projet concerné ?

Comme maître d'œuvre, Progineer pilote la conception et le suivi de chantier, coordonne les bureaux d'études techniques et garantit l'application des référentiels normatifs sur l'ensemble de l'opération.

Le bilan énergétique réglementaire d'une construction neuve ne se résume pas à une consommation. La réglementation environnementale RE2020 évalue six indicateurs : le besoin bioclimatique Bbio, les consommations d'énergie primaire Cep et Cep,nr, l'impact carbone des consommations Ic énergie, l'impact carbone des composants Ic construction, et les degrés-heures d'inconfort d'été DH. Chacun doit rester sous un seuil qui n'est pas une constante nationale mais une valeur moyenne modulée selon la géographie, l'altitude, la présence de combles et les surfaces du projet. Cette page détaille la construction de ces seuils, les valeurs moyennes publiées par le ministère, trois exemples de vérification refaisables, le cadre réglementaire et le dispositif d'attestation, puis les limites d'un calcul conventionnel.

Méthode : les six indicateurs, leurs seuils et leurs modulations

La RE2020 fonctionne par exigences de résultat. Pour chaque indicateur, le calcul réglementaire produit une valeur qui est comparée à un seuil propre au projet. Ce seuil se construit en deux temps : une valeur moyenne fixée par usage de bâtiment, puis une modulation qui l'ajuste aux contraintes objectives du projet. Confondre la valeur moyenne publiée avec le seuil applicable est l'erreur d'interprétation la plus répandue.

Bbio — le besoin bioclimatique, indépendant des systèmes

Le Bbio évalue les besoins de chauffage, de refroidissement et d'éclairage du bâtiment, indépendamment des systèmes installés. Il s'exprime en points et ne dépend que de la conception du bâti : compacité, orientation, surfaces vitrées, performance de l'enveloppe, inertie, protections solaires. Une particularité de la RE2020 par rapport à la RT 2012 est que les besoins de froid y sont comptabilisés que le bâtiment soit climatisé ou non, ce qui pénalise les partis architecturaux exposés à la surchauffe.

Le guide RE2020 publié par le ministère chargé de la construction fixe les valeurs de Bbio_maxmoyen : 63 points pour les maisons individuelles ou accolées, 65 points pour les logements collectifs, 95 points pour les bureaux et 68 points pour l'enseignement primaire et secondaire.

Le seuil applicable se calcule ensuite par Bbio_max = Bbio_maxmoyen × (1 + Mbgéo + Mbcombles + Mbsurf_moy + Mbsurf_tot + Mbbruit), où Mbgéo module selon la zone géographique et l'altitude, Mbcombles selon la surface de plancher de combles aménagés en maison individuelle, Mbsurf_moy selon la surface moyenne des logements, Mbsurf_tot selon la surface totale du bâtiment — nul en maison individuelle — et Mbbruit selon l'exposition au bruit des infrastructures de transport, modulation nouvelle qui compense les contraintes limitant la ventilation naturelle par ouverture des fenêtres.

Cep, Cep,nr et Ic énergie — le volet consommations

Cep est la consommation d'énergie primaire totale, Cep,nr la part non renouvelable, toutes deux en kWhep/(m².an). Le guide RE2020 précise le périmètre : les cinq usages de la RT 2012 — chauffage, refroidissement, eau chaude sanitaire, éclairage, ventilation et auxiliaires — auxquels s'ajoutent l'éclairage et la ventilation des parkings, l'éclairage des circulations en collectif et l'électricité des ascenseurs et escalators.

Les valeurs moyennes publiées sont, pour Cep,nr_maxmoyen : 55 kWhep/(m².an) en maison individuelle ou accolée, 70 en logement collectif, 75 en bureaux, 65 en enseignement primaire et 63 en enseignement secondaire. Pour Cep_maxmoyen : 75 kWhep/(m².an) en maison individuelle, 85 en logement collectif, 85 en bureaux et 72 en enseignement primaire et secondaire.

Ic énergie évalue l'impact sur le changement climatique des consommations d'énergie sur toute la durée de vie conventionnelle du bâtiment, soit 50 ans, en kg éq. CO2/m². Les valeurs de Icénergie_maxmoyen dépendent de la période et du raccordement à un réseau de chaleur urbain. Pour les maisons individuelles ou accolées hors réseau de chaleur, la valeur est de 160 kg CO2/m² sur l'ensemble des périodes. Pour les logements collectifs hors réseau de chaleur, elle passe de 560 kg CO2/m² sur 2022-2024 à 260 kg CO2/m² à partir de 2025. Pour les logements collectifs raccordés à un réseau de chaleur urbain, la trajectoire est de 560 puis 320 sur 2025-2027 puis 260 kg CO2/m² à partir de 2028.

Ces trois indicateurs partagent la même famille de modulations : Cep,nr_max = Cep,nr_maxmoyen × (1 + Mcgéo + Mccombles + Mcsurf_moy + Mcsurf_tot + Mccat), et la formule est identique pour Cep_max et Icénergie_max. Mccat module selon la catégorie de contraintes extérieures, reformulation des anciennes catégories CE1 et CE2 de la RT 2012.

Ic construction — le volet carbone des composants

Ic construction agrège l'impact sur le changement climatique des produits de construction et équipements et de leur mise en œuvre : c'est la somme des contributions Composants et Chantier de l'analyse de cycle de vie du bâtiment. Il s'exprime en kg éq. CO2/m² de SHAB ou de SU.

Le guide RE2020 publie la trajectoire de Icconstruction_maxmoyen. Pour les maisons individuelles ou accolées : 640 kg éq. CO2/m² sur 2022-2024, 530 sur la période suivante, 475 sur 2028-2030 et 415 à partir de 2031. Pour les logements collectifs : 740, puis 650, 580 et 490 kg éq. CO2/m². Pour les bureaux : 980, puis 810, 710 et 600 kg éq. CO2/m².

La modulation obéit ici à une formule différente, additive sur plusieurs termes : Icconstruction_max = Icconstruction_maxmoyen × (1 + Micombles + Misurf_moy + Misurf_tot) + Miinfra + Mivrd + Migéo + Mipv + Mided. Les termes additifs corrigent l'impact des fondations et sous-sols, de la voirie et des réseaux, de la géographie, de l'installation de panneaux photovoltaïques et du recours aux données environnementales par défaut.

DH — l'indicateur de confort d'été

Le DH cumule, sur la période estivale, chaque degré inconfortable de chaque heure, de jour comme de nuit. Le guide RE2020 précise que les degrés inconfortables sont conventionnellement ceux qui dépassent une température de confort variant généralement entre 26 et 28 °C selon les températures extérieures. L'unité est le °C.h.

Deux seuils encadrent l'indicateur. En dessous de 350 °C.h, le bâtiment est jugé confortable en période caniculaire. Entre 350 °C.h et le seuil haut DH_max, le bâtiment reste réglementaire mais un forfait de refroidissement est ajouté à ses consommations d'énergie, afin d'inciter au recours à des leviers passifs. Au-delà de DH_max, le bâtiment n'est pas réglementaire.

Pour les maisons individuelles ou accolées, DH_max vaut 1 250 °C.h en catégorie 1, dite sans contrainte extérieure, et 1 850 °C.h en catégorie 2, avec contrainte extérieure. Pour les logements collectifs, la valeur dépend de la catégorie, du caractère climatisé et de la surface moyenne des logements : 1 250 °C.h en catégorie 1, jusqu'à 2 600 °C.h en catégorie 2 pour des logements de surface moyenne inférieure ou égale à 20 m², avec des formules interpolées entre 20 et 60 m².

Enchaînement complet de la vérification

  • 1. Identifier l'usage de la partie de bâtiment : maison individuelle ou accolée, logement collectif, bureaux, enseignement.
  • 2. Relever la valeur moyenne applicable à chaque indicateur dans le guide RE2020 et les arrêtés.
  • 3. Déterminer les coefficients de modulation propres au projet : géographie et altitude, combles, surfaces, bruit, catégorie de contraintes extérieures.
  • 4. Calculer les seuils du projet en appliquant les formules de modulation.
  • 5. Faire produire par le bureau d'études thermiques les valeurs calculées de Bbio, Cep, Cep,nr, Ic énergie et DH par la méthode réglementaire.
  • 6. Faire produire l'analyse de cycle de vie pour Ic construction.
  • 7. Comparer indicateur par indicateur ; toute non-conformité, même sur un seul indicateur, rend le projet non réglementaire.
  • 8. Établir les attestations : au dépôt de la demande de permis de construire, puis à l'achèvement des travaux.

Trois vérifications chiffrées complètes

Les coefficients de modulation utilisés ci-dessous sont des hypothèses de calcul explicites, destinées à rendre les opérations vérifiables. Leurs valeurs réelles se lisent dans les tableaux de l'arrêté du 4 août 2021 et dépendent de la localisation exacte, de l'altitude et de la géométrie du projet : elles ne peuvent pas être devinées, et seul le calcul réglementaire les établit.

Exemple 1 — Vérification du Bbio d'une maison individuelle

Hypothèses : maison individuelle, Bbio_maxmoyen = 63 points selon le guide RE2020 ; coefficients de modulation supposés Mbgéo = 0,15, Mbcombles = 0, Mbsurf_moy = 0,05, Mbsurf_tot = 0 puisque nul en maison individuelle, Mbbruit = 0.

Étape 1 — Somme des modulations : 0,15 + 0 + 0,05 + 0 + 0 = 0,20.

Étape 2 — Seuil du projet : Bbio_max = 63 × (1 + 0,20) = 63 × 1,20 = 75,6 points.

Étape 3 — Comparaison : si le calcul réglementaire donne Bbio = 68,2 points, le projet est conforme avec une marge de 75,6 − 68,2 = 7,4 points, soit 9,8 % du seuil.

Lecture du résultat : le Bbio ne dépend d'aucun système. Améliorer la chaudière ou la pompe à chaleur ne le fait pas bouger d'un point. Les seuls leviers sont l'enveloppe, la compacité, l'orientation, la répartition et la protection des surfaces vitrées, et l'inertie. C'est pourquoi il se traite en esquisse, avant tout choix d'équipement.

Exemple 2 — Vérification de Cep,nr, Cep et Ic énergie

Hypothèses : même maison individuelle ; valeurs moyennes du guide RE2020, Cep,nr_maxmoyen = 55 et Cep_maxmoyen = 75 kWhep/(m².an), Icénergie_maxmoyen = 160 kg CO2/m² pour une maison non raccordée à un réseau de chaleur urbain ; coefficients de modulation supposés Mcgéo = 0,10, Mccombles = 0, Mcsurf_moy = 0,05, Mcsurf_tot = 0, Mccat = 0, soit une somme de 0,15.

Étape 1 — Seuil Cep,nr du projet : 55 × 1,15 = 63,25 kWhep/(m².an).

Étape 2 — Seuil Cep du projet : 75 × 1,15 = 86,25 kWhep/(m².an).

Étape 3 — Seuil Ic énergie du projet : 160 × 1,15 = 184,0 kg CO2/m².

Étape 4 — Comparaison avec des résultats de calcul supposés Cep,nr = 58,4, Cep = 71,9 et Ic énergie = 121 : les trois indicateurs passent, avec des marges respectives de 4,85 kWhep/(m².an), 14,35 kWhep/(m².an) et 63 kg CO2/m².

Lecture du résultat : la marge la plus faible est sur Cep,nr, ce qui est cohérent avec la logique du texte — c'est l'indicateur qui pousse à la décarbonation, puisqu'il ne compte que la part non renouvelable. Un projet qui passerait Cep confortablement mais échouerait sur Cep,nr signalerait un mix énergétique trop carboné, pas une enveloppe insuffisante.

Exemple 3 — Vérification du Ic construction et du DH

Hypothèses carbone : maison individuelle dont le permis relève de la période où Icconstruction_maxmoyen vaut 530 kg éq. CO2/m² selon le guide RE2020 ; coefficients supposés Micombles = 0, Misurf_moy = 0, Misurf_tot = 0,04, et termes additifs Miinfra = 15, Mivrd = 10, Migéo = 0, Mipv = 0, Mided = 0 kg éq. CO2/m².

Étape 1 — Terme multiplicatif : 530 × (1 + 0 + 0 + 0,04) = 530 × 1,04 = 551,2 kg éq. CO2/m².

Étape 2 — Ajout des termes additifs : 551,2 + 15 + 10 + 0 + 0 + 0 = 576,2 kg éq. CO2/m².

Étape 3 — Comparaison : un Ic construction calculé à 548 kg éq. CO2/m² passe avec 28,2 kg éq. CO2/m² de marge ; un Ic construction à 592 échoue de 15,8 kg éq. CO2/m².

Hypothèses confort d'été : maison individuelle en catégorie 1, sans contrainte extérieure, donc DH_max = 1 250 °C.h. Un DH calculé à 980 °C.h est réglementaire, mais supérieur au seuil bas de 350 °C.h : un forfait de refroidissement est alors ajouté aux consommations d'énergie du bâtiment, ce qui dégrade mécaniquement Cep et Cep,nr. Un DH calculé à 1 410 °C.h n'est pas réglementaire.

Lecture du résultat : ce couplage entre DH et Cep est la mécanique la plus contre-intuitive de la RE2020. Un bâtiment inconfortable en été n'est pas seulement moins agréable : il consomme davantage dans le calcul réglementaire, même s'il n'est pas climatisé. Traiter le confort d'été par des protections solaires et de l'inertie améliore donc simultanément deux indicateurs.

Le cadre réglementaire et le dispositif d'attestation

La RE2020 s'applique aux bâtiments à usage d'habitation depuis le 1er janvier 2022, aux bureaux et à l'enseignement primaire ou secondaire depuis le 1er juillet 2022, puis avec des exigences adaptées aux constructions et extensions de petite surface à partir du 1er janvier 2023 et aux constructions provisoires et habitations légères de loisirs à partir du 1er juillet 2023.

Les textes fondateurs et leurs révisions

Le socle réglementaire est constitué du décret n° 2021-1004 du 29 juillet 2021 et de l'arrêté du 4 août 2021, qui fixe les exigences et approuve la méthode de calcul prévue à l'article R. 172-6 du code de la construction et de l'habitation. Les indicateurs eux-mêmes sont définis à l'article R. 172-4 du même code et au chapitre Ier de son annexe.

Le dispositif a été ajusté à la suite du retour d'expérience des premières années d'application : l'arrêté du 30 décembre 2024 a notamment remplacé le coefficient unique Misurf par deux coefficients distincts, Misurf_moy et Misurf_tot, pour corriger des difficultés à respecter le Ic construction sur certains immeubles collectifs. Le guide ministériel indique par exemple que Misurf_moy ajoute environ 50 kg CO2/m² au seuil pour un bâtiment dont les logements font 20 m² en moyenne, et que Misurf_tot en ajoute environ 30 pour un bâtiment de 500 m² de surface totale.

Le même retour d'expérience a assoupli Icénergie_maxmoyen sur la période 2025-2027 pour faciliter le raccordement des maisons à un réseau de chaleur, et ajusté la modulation Mcgéo afin de rendre le Cep,nr max moins exigeant pour les maisons individuelles situées en zones H2d et H3 à moins de 400 mètres d'altitude.

Les deux attestations obligatoires

L'attestation établie au dépôt de la demande de permis de construire est produite par le maître d'ouvrage ou par le maître d'œuvre lorsque celui-ci est chargé d'une mission de conception. Elle atteste de l'engagement à avoir réalisé l'étude de faisabilité des approvisionnements en énergie, du respect des seuils pour les indicateurs Bbio et DH, de l'engagement à pouvoir justifier du respect du seuil Ic construction après la déclaration d'ouverture de chantier, de l'exigence d'accès à l'éclairage naturel, et de l'engagement à prendre en compte les exigences sur les systèmes de ventilation.

L'attestation établie à l'achèvement des travaux est produite pour le compte du maître d'ouvrage par un architecte, un diagnostiqueur de performance énergétique pour les maisons individuelles ou accolées, un bureau de contrôle ou un organisme de certification. Elle atteste du respect des six indicateurs et s'appuie sur les résultats du calcul réglementaire, sur des justificatifs et sur une visite du site. Le professionnel vérifie également l'isolation des parois opaques, les protections solaires et le système de ventilation par contrôle visuel, ainsi que, pour les bâtiments d'habitation, la perméabilité à l'air de l'enveloppe et le système de ventilation par exploitation du rapport de mesure d'un professionnel qualifié. Un contrôle de cohérence de dix données environnementales utilisées dans l'analyse de cycle de vie y est intégré.

Les exigences de moyens qui complètent les indicateurs

  • Accès à l'éclairage naturel en habitation : surface de baies représentant 1/6 de la surface de référence, ou 1/3 de la surface de façade disponible si la surface de référence est inférieure à 25 m².
  • Ponts thermiques : article 22 de l'arrêté du 4 août 2021, Ratio ψ ≤ 0,33 W/(m².Sref.K) et Ψ9 ≤ 0,6 W/(m linéaire.K), en alternative au critère de température de surface supérieure à 15 °C.
  • Perméabilité à l'air sous 4 Pa : Q4Pa-surf ≤ 0,6 m³/(h.m²) en maison individuelle et ≤ 1 m³/(h.m²) en logement collectif, exigences inchangées par rapport à la RT 2012.
  • Vérification du système de ventilation du bâtiment, avec mesure de ses performances pour l'habitation — nouveauté de la RE2020.
  • Systèmes de mesure ou d'estimation des consommations par logement et information mensuelle de l'occupant, par type d'énergie et par usage.

Limites et hypothèses du calcul réglementaire

La RE2020 produit une valeur conventionnelle, pas une prévision. Les scénarios d'occupation, de température de consigne, de puisage d'eau chaude et de météo sont normalisés pour permettre la comparaison entre projets, pas pour prédire une facture.

  • Caractère conventionnel. Les consommations calculées ne se comparent pas directement à des consommations réelles : le comportement des occupants, souvent le premier facteur de variation, n'est pas modélisé individuellement.
  • Discontinuité avec la RT 2012. Le guide RE2020 précise que les niveaux calculés ne sont pas directement comparables à ceux de la RT 2012 ; en ordre de grandeur, un bâtiment conforme à la RE2020 modélisé avec la méthode RT 2012 verrait ses besoins environ 30 % plus bas que le seuil réglementaire de cette dernière.
  • Périmètre des usages. Cep couvre les usages réglementaires listés par le texte, pas l'électroménager ni l'informatique : la consommation réelle du logement sera supérieure.
  • Seuils non devinables. Les coefficients de modulation dépendent de tableaux réglementaires liés à la localisation exacte, à l'altitude et à la géométrie ; aucun ordre de grandeur ne remplace leur lecture.
  • Ic construction dépend de la qualité des données. Le recours massif à des données environnementales par défaut est pénalisé par le coefficient Mided, et l'attestation de fin de travaux intègre un contrôle de cohérence sur dix données environnementales.
  • DH et météo conventionnelle. Le calcul du confort d'été utilise des fichiers météorologiques intégrant une séquence caniculaire, mais reste un scénario conventionnel : il ne prédit pas le comportement du bâtiment lors d'une canicule réelle donnée.
  • Un seul indicateur en échec suffit. Il n'existe pas de compensation entre indicateurs : la conformité est l'intersection de six conditions.

Erreurs fréquentes dans l'interprétation du bilan RE2020

  • Prendre la valeur moyenne publiée pour le seuil du projet : Bbio_maxmoyen de 63 points n'est pas Bbio_max, qui s'obtient après application des modulations.
  • Croire que la RE2020 impose des résistances thermiques ou des coefficients U minimaux paroi par paroi en logement : elle impose des résultats globaux et quelques exigences de moyens.
  • Chercher à améliorer le Bbio par le choix d'un système de chauffage : le Bbio est calculé indépendamment des systèmes.
  • Confondre Cep et Cep,nr : le second ne compte que la part non renouvelable et pilote la décarbonation du mix.
  • Oublier que le confort d'été rétroagit sur les consommations : au-delà de 350 °C.h, un forfait de refroidissement est ajouté au Cep.
  • Traiter Ic construction en fin de projet : les choix structurels et de matériaux qui le déterminent sont pris très en amont et sont difficilement réversibles.
  • Appliquer les seuils Ic construction d'une période à un permis relevant d'une autre : la trajectoire est décroissante et l'échéance dépend de la date de dépôt.
  • Ignorer les exigences de moyens — éclairage naturel, ponts thermiques, perméabilité à l'air, ventilation — qui sont vérifiées à l'achèvement.
  • Considérer le calcul réglementaire comme une prévision de facture : c'est un calcul conventionnel destiné à comparer des projets.
  • Faire l'impasse sur la mesure de perméabilité à l'air et sur la vérification du système de ventilation, toutes deux obligatoires en habitation et exigées à l'attestation de fin de travaux.

Bilan RE2020 et projet de maîtrise d'œuvre

Le bilan RE2020 n'est pas une formalité de fin d'études : c'est une contrainte de conception qui doit être introduite dès l'esquisse. Le Bbio et le DH se jouent sur l'implantation, la compacité, l'orientation et le traitement des baies — des décisions prises avant le dépôt du permis et impossibles à rattraper ensuite. Ic construction se joue sur le système constructif et les matériaux principaux, choisis en avant-projet. Cep et Cep,nr sont les seuls indicateurs qui restent partiellement ajustables tardivement, par les systèmes, et c'est précisément pour cela qu'ils ne doivent pas servir de variable d'ajustement de dernière minute.

Progineer pilote cet enchaînement en maîtrise d'œuvre : cadrage des cibles avec le maître d'ouvrage, désignation et coordination du bureau d'études thermiques qui produit le calcul réglementaire et l'analyse de cycle de vie, arbitrage des variantes enveloppe/systèmes/matériaux au regard du budget, production de l'attestation jointe au permis de construire, traduction des exigences en clauses opposables dans les pièces écrites, puis suivi de l'exécution jusqu'à la mesure de perméabilité à l'air et à l'attestation d'achèvement. Les tensions ne sont pas les mêmes selon les territoires : en Provence-Alpes-Côte d'Azur, le DH et les protections solaires concentrent l'effort ; en Auvergne-Rhône-Alpes et en altitude, ce sont le Bbio et le Cep,nr qui commandent.

FAQ technique — Bilan énergétique RE2020

Quels sont les six indicateurs de la RE2020 ?

Le besoin bioclimatique Bbio en points, la consommation d'énergie primaire totale Cep et non renouvelable Cep,nr en kWhep/(m².an), l'impact carbone des consommations d'énergie Ic énergie et l'impact carbone des composants Ic construction en kg éq. CO2/m², et les degrés-heures d'inconfort d'été DH en °C.h. Les six doivent être respectés simultanément.

Quelle est la valeur du Bbio_max à respecter ?

Il n'existe pas de valeur unique. Le guide RE2020 fixe un Bbio_maxmoyen de 63 points en maison individuelle ou accolée et 65 points en logement collectif, mais le seuil du projet s'obtient par Bbio_max = Bbio_maxmoyen × (1 + Mbgéo + Mbcombles + Mbsurf_moy + Mbsurf_tot + Mbbruit), dont les coefficients dépendent de la localisation, de l'altitude, des combles, des surfaces et de l'exposition au bruit.

Quels sont les seuils de consommation Cep et Cep,nr ?

En valeurs moyennes publiées par le guide RE2020 : Cep,nr_maxmoyen de 55 kWhep/(m².an) en maison individuelle ou accolée et 70 en logement collectif ; Cep_maxmoyen de 75 et 85 kWhep/(m².an) respectivement. Ces valeurs sont ensuite modulées selon la zone géographique, l'altitude, les combles, les surfaces et la catégorie de contraintes extérieures.

Quels sont les seuils carbone Ic construction ?

Le guide RE2020 publie une trajectoire décroissante de Icconstruction_maxmoyen : pour les maisons individuelles ou accolées, 640 kg éq. CO2/m² sur 2022-2024, 530 sur la période suivante, 475 sur 2028-2030 et 415 à partir de 2031 ; pour les logements collectifs, 740 puis 650, 580 et 490 kg éq. CO2/m².

Qu'est-ce que le DH et quel est son seuil ?

Le DH cumule sur la saison estivale les degrés inconfortables, heure par heure, au-delà d'une température de confort variant généralement entre 26 et 28 °C selon les températures extérieures. En dessous de 350 °C.h le bâtiment est jugé confortable ; entre 350 °C.h et DH_max il reste réglementaire mais reçoit un forfait de refroidissement ajouté à ses consommations ; au-delà de DH_max il n'est pas réglementaire. DH_max vaut 1 250 °C.h en maison individuelle de catégorie 1 et 1 850 °C.h en catégorie 2.

Le Bbio dépend-il du système de chauffage ?

Non. Le Bbio évalue les besoins de chaud, de froid et d'éclairage indépendamment des systèmes installés. Il ne se pilote que par la conception du bâti : compacité, orientation, enveloppe, surfaces vitrées, protections solaires et inertie.

Quelles attestations faut-il produire ?

Deux. Au dépôt de la demande de permis de construire, une attestation établie par le maître d'ouvrage ou par le maître d'œuvre chargé de la conception, portant notamment sur Bbio, DH, l'éclairage naturel et les engagements sur Ic construction et la ventilation. À l'achèvement des travaux, une attestation établie par un architecte, un diagnostiqueur pour la maison individuelle, un bureau de contrôle ou un organisme de certification, portant sur les six indicateurs et sur plusieurs vérifications sur site.

Le résultat de ce calculateur a-t-il une valeur réglementaire ?

Non. Il permet de situer un projet en phase de faisabilité et de comprendre la mécanique des seuils. Les valeurs opposables ne peuvent être produites que par le calcul réglementaire réalisé avec un logiciel évalué, complété par une analyse de cycle de vie pour Ic construction, sous la responsabilité d'un bureau d'études.

Glossaire technique

Bbio
Besoin bioclimatique, en points : besoins de chauffage, de refroidissement et d'éclairage, calculés indépendamment des systèmes installés.
Cep
Consommation d'énergie primaire totale du bâtiment sur les usages réglementaires, en kWhep/(m².an).
Cep,nr
Part non renouvelable de la consommation d'énergie primaire, en kWhep/(m².an). Indicateur pilote de la décarbonation du mix énergétique.
Ic énergie
Impact sur le changement climatique des consommations d'énergie du bâtiment sur sa durée de vie conventionnelle de 50 ans, en kg éq. CO2/m².
Ic construction
Impact sur le changement climatique des produits de construction et équipements et de leur mise en œuvre : somme des contributions Composants et Chantier, en kg éq. CO2/m².
DH — degrés-heures
Cumul, sur la saison estivale, des degrés dépassant la température de confort, heure par heure, en °C.h. Remplace la Tic de la RT 2012.
Coefficients de modulation Mb, Mc, Mi
Coefficients qui ajustent les seuils moyens aux contraintes du projet : géographie et altitude, combles, surfaces, bruit, catégorie de contraintes extérieures, infrastructures, voirie et réseaux, données par défaut.
Catégorie de contraintes extérieures
Classement du bâtiment selon les contraintes limitant la ventilation naturelle par ouverture des fenêtres. Reformulation des catégories CE1 et CE2 de la RT 2012.
Forfait de refroidissement
Consommation conventionnelle ajoutée au Cep lorsque le DH dépasse le seuil bas de 350 °C.h, afin d'inciter au traitement passif du confort d'été.
Sref — surface de référence
Surface réglementaire servant de dénominateur aux indicateurs RE2020 et aux modulations.

Sources et normes de référence

Calculateurs associés

Calcul déperditions thermiques bâtiment (RE2020)

Calcul des déperditions thermiques totales d'un bâtiment selon méthode RE2020 et règles Th-BCE. Détermine les pertes par parois opaques, vitrages, ponts thermiques et renouvellement d'air, en fonction de la zone climatique et de la température de base. Résultat exprimé en W/K et W, utilisé pour dimensionner les générateurs de chauffage et vérifier le Ubat des maisons et logements collectifs neufs ou rénovés.

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GES construction (Ic construction)

Calcul des émissions de gaz à effet de serre de la construction selon RE2020

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Calcul résistance thermique (R) — Calculateur isolation RE2020

Calcul de la résistance thermique R d'un matériau ou d'une paroi selon les réglementations thermiques RE2020 et RT 2012. Application de la formule R = e/λ à partir de l'épaisseur et de la conductivité thermique lambda (λ) exprimée en watt par mètre (W/m.K). Ce calculateur d'isolation thermique permet de calculer la résistance et de dimensionner l'isolation des murs, planchers, toitures et combles. Compare les isolants (laine, PSE, polyuréthane, biosourcés) et vérifie la conformité Ubat des maisons individuelles, logements collectifs et bâtiments tertiaires neufs ou rénovés.

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Calcul coefficient U (transmission thermique paroi)

Calcul du coefficient de transmission thermique U d'une paroi multicouche selon RE2020 et NF EN ISO 6946. Ce coefficient permet de quantifier les pertes de chaleur à travers la paroi. À partir des résistances thermiques de chaque couche et des résistances superficielles Rsi/Rse, l'outil calcule U = 1 / ΣR. Permet de vérifier la conformité Ubat des murs extérieurs, planchers bas, toitures et menuiseries. Utilisé en construction neuve et rénovation énergétique BBC/RE2020.

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Calcul pont thermique RE2020

Calcul des ponts thermiques (linéiques et ponctuels) selon RE2020, fascicule Th-Bat et norme NF EN ISO 10211. Ce calcul des ponts thermiques utilise la méthode des éléments finis pour déterminer les flux thermiques à travers les liaisons (plancher/mur, refend, menuiseries, balcons). À partir du coefficient Ψ et du linéaire des liaisons, l'outil chiffre la perte en W/K. Permet d'optimiser l'isolation et de respecter la limite Ψmoyen ≤ 0,28 W/m·K. Utilisé en construction neuve, rénovation BBC et études thermiques réglementaires.

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Calcul infiltrométrie — Test étanchéité air RE2020

Analyse des résultats d'un test d'infiltrométrie (porte soufflante ou blower door) selon la norme NF EN ISO 9972 et la norme NF EN 13829, conforme aux règles Th-BCE. Ce test d'étanchéité permet d'évaluer les performances énergétiques du bâtiment. L'outil prend en compte le type de bâtiment, la pression atmosphérique, et utilise un capteurs de pression pour convertir le débit mesuré à 50 Pa en valeurs réglementaires n50 et Q4Pa,surf. Une caméra thermique peut être utilisée en complément pour détecter les fuites. La conformité RE2020 est vérifiée (≤ 0,6 m³/h·m² maison, ≤ 1,0 m³/h·m² collectif). Utilisé en réception de chantier, autocontrôle d'étanchéité et diagnostic de pathologies sur logements neufs ou rénovés BBC.

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Thématiques associées

Notre expertise couvre également ces thématiques connexes, sur lesquelles nous accompagnons régulièrement nos clients :

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