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thermal 🔴 Avancé Premium 15 min Mis à jour le 20 mars 2024

Calcul confort d'été RE2020

Calcul de l'indicateur DH (Degrés·Heures d'inconfort) du confort d'été selon RE2020 et règles Th-BCE 2020. À partir de l'orientation, des protections solaires, de l'inertie thermique et de la zone climatique, l'outil estime le surconfort estival et vérifie le seuil DH ≤ 350 °C·h (ou 1250 °C·h en zone chaude). Utilisé pour concevoir des bâtiments passifs sans climatisation et anticiper les vagues de chaleur en logements neufs.

confort été RE2020 surconfort climatisation inertie

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Formule utilisée

Surconfort = f(Surface, Orientation, Inertie, Surface vitrée)

Paramètres du calcul

Paramètre Unité Description
Surface de plancher Surface de plancher
Orientation principale Orientation principale
Type de paroi Type de paroi
Surface vitrée Surface vitrée

Exemples d'application

Appartement sud

Appartement de 75m² orienté sud avec parois moyennes

Comprendre cet outil

Les calculs thermiques évaluent la performance énergétique d'un bâtiment : besoin bioclimatique (Bbio), consommation conventionnelle (Cep), impact carbone (Ic) et déperditions, conformément à la RE2020 et aux réglementations thermiques antérieures.

Calcul confort d'été RE2020 apporte une estimation préliminaire utile en phase d'esquisse. L'étude thermique réglementaire complète, indispensable au dépôt de permis, doit être confiée à un bureau d'études certifié.

Progineer et votre projet

Progineer pilote l'étude thermique réglementaire et oriente les choix d'enveloppe, d'équipements et de matériaux pour atteindre la performance visée.

Prestations associées

Questions fréquentes

À quoi sert l'outil « Calcul confort d'été RE2020 » ?

Calcul de l'indicateur DH (Degrés·Heures d'inconfort) du confort d'été selon RE2020 et règles Th-BCE 2020. À partir de l'orientation, des protections solaires, de l'inertie thermique et de la zone climatique, l'outil estime le surconfort estival et vérifie le seuil DH ≤ 350 °C·h (ou 1250 °C·h en zone chaude). Utilisé pour concevoir des bâtiments passifs sans climatisation et anticiper les vagues de chaleur en logements neufs.

Le résultat a-t-il une valeur réglementaire ou contractuelle ?

Non. Cet outil fournit un ordre de grandeur préliminaire utile en phase de pré-dimensionnement. La conformité réglementaire ou la valeur contractuelle suppose une étude complète signée par un professionnel qualifié engageant sa responsabilité.

Comment Progineer intervient-il sur un projet concerné ?

Comme maître d'œuvre, Progineer pilote la conception et le suivi de chantier, coordonne les bureaux d'études techniques et garantit l'application des référentiels normatifs sur l'ensemble de l'opération.

Le confort d’été d’un bâtiment neuf s’évalue en France par un indicateur unique : les degrés-heures d’inconfort, notés DH et exprimés en degrés Celsius-heure (°C.h). Il ne mesure pas une température maximale, mais un cumul : sur toute la saison chaude, on additionne heure par heure l’écart entre la température ressentie à l’intérieur et un seuil de confort de référence. Un bâtiment qui dépasse le seuil de confort d’un degré pendant cent heures et un bâtiment qui le dépasse de dix degrés pendant dix heures obtiennent le même DH — c’est à la fois la force de l’indicateur, qui intègre la durée d’exposition, et sa principale limite de lecture. Cette page explique la méthode, donne des exemples de calcul arithmétiquement vérifiables, situe le cadre réglementaire, et dit clairement ce que nous ne publions pas faute de source ouverte consultée.

Méthode de calcul des degrés-heures : principe, variables et unités

L’indicateur DH n’est pas une formule que l’on applique à la main sur une paroi : c’est le résultat d’une simulation thermique dynamique du bâtiment complet, conduite sur un fichier météo conventionnel et un scénario d’occupation conventionnel. Ce que l’on peut expliciter — et vérifier — c’est la façon dont le cumul est construit à partir des températures horaires produites par cette simulation.

La grandeur cumulée, heure par heure

Pour chaque heure de la période considérée, la simulation fournit une température intérieure ressentie, dite température opérative, qui combine la température de l’air et l’effet des parois environnantes. On la compare à une température de référence de confort, notée ici Tref. Si la température opérative est inférieure ou égale à Tref, la contribution de l’heure est nulle. Si elle est supérieure, la contribution vaut l’écart, en degrés.

DH est la somme de toutes ces contributions horaires : DH = Σ max(0 ; Top(h) − Tref(h)). L’unité est le degré Celsius multiplié par l’heure, °C.h, puisque chaque terme est un écart de température appliqué pendant une heure. C’est une intégrale de dépassement, pas une moyenne : elle croît avec l’intensité du surchauffe et avec sa durée, et elle ne peut jamais diminuer.

Pourquoi la température de référence n’est pas une constante

Le seuil de confort utilisé n’est pas figé à une valeur unique toute l’année. La méthode réglementaire retient une approche dite adaptative : plus les journées précédentes ont été chaudes, plus le corps humain tolère une température intérieure élevée, et plus le seuil de référence remonte. Deux plages sont également distinguées, la journée et la nuit, le seuil de nuit étant plus bas parce que le sommeil est le moment où l’inconfort thermique est le plus pénalisant.

Conséquence méthodologique : deux bâtiments identiques implantés dans deux zones climatiques différentes n’ont pas le même seuil de référence au même moment. Comparer des DH bruts entre deux projets situés dans des climats différents n’a donc pas de sens sans préciser la zone climatique et le fichier météo utilisés.

Ce qui fait varier le DH d’un projet

  • Les apports solaires : surface, orientation et facteur solaire des baies. C’est le levier de très loin le plus puissant sur un logement.
  • Les protections solaires : débords, casquettes, brise-soleil, volets et stores extérieurs. Une protection mobile extérieure est prise en compte selon un scénario conventionnel de manœuvre, pas selon le comportement réel des occupants.
  • L’inertie thermique : la capacité des parois lourdes accessibles à stocker la fraîcheur nocturne et à écrêter le pic de l’après-midi.
  • La ventilation nocturne : possibilité d’ouvrir les baies la nuit, surventilation mécanique, traversant ou non du logement.
  • Les apports internes : occupants, éclairage, équipements, selon un scénario conventionnel.
  • L’isolation et l’étanchéité à l’air, qui jouent dans les deux sens : elles freinent l’entrée de chaleur le jour mais aussi son évacuation la nuit.

Ce que calcule réellement une simulation thermique dynamique

Derrière le DH il y a un bilan d’énergie écrit pour chaque zone thermique et résolu à chaque pas de temps horaire. Sur une heure, la variation d’énergie stockée par la zone est égale à la somme algébrique de ce qui entre et de ce qui sort : apports solaires transmis par les baies, apports internes des occupants et des équipements, échanges par conduction à travers les parois, échanges par renouvellement d’air, échanges avec la masse des parois lourdes. Formellement, C × dT/dt = Φsolaire + Φinternes − Φtransmission − Φventilation ± Φstockage, où C est la capacité thermique de la zone en joules par kelvin (J/K) et où chaque Φ est une puissance en watts (W).

Trois conséquences pratiques découlent de cette écriture. D’abord, le résultat dépend autant de la capacité C que des flux : deux bâtiments recevant les mêmes apports n’atteignent pas la même température s’ils n’ont pas la même masse mobilisable. Ensuite, aucun terme n’est isolable — on ne peut pas affirmer que « l’isolation vaut tant de degrés-heures » indépendamment du reste, parce que les termes se compensent et changent de signe au cours de la journée. Enfin, l’équation est intégrée heure par heure sur les 8 760 heures de l’année : une erreur de saisie sur un seul terme ne produit pas une erreur ponctuelle, elle se propage à toute la série et donc au cumul.

Le pas de temps horaire est lui-même une convention. Il suffit à décrire l’alternance jour-nuit, qui est le phénomène dominant du confort d’été, mais il lisse tout ce qui est plus rapide : une ouverture brève de baie, une occultation manœuvrée en milieu d’heure, un passage nuageux de vingt minutes. Le DH ne les voit pas, ni en bien ni en mal.

Enfin, la simulation raisonne par zone thermique et non par pièce. Deux pièces regroupées dans une même zone échangent implicitement leur air et leur chaleur ; une chambre nord et un séjour plein sud placés dans la même zone donnent une température moyennée qui n’existe dans aucune des deux. Le découpage en zones est donc une décision de modélisation, pas un détail de saisie : c’est souvent là que se joue l’écart entre deux études portant sur le même bâtiment.

Déphasage et amortissement : la physique de l’inertie, en équations

L’inertie ne se résume pas à « une paroi lourde, c’est mieux ». Elle se quantifie par deux grandeurs issues de la propagation d’une onde de température dans un mur, l’une et l’autre calculables à la main. La diffusivité thermique du matériau vaut a = λ / (ρ × c), en m²/s, où λ est la conductivité thermique en W/(m.K), ρ la masse volumique en kg/m³ et c la capacité thermique massique en J/(kg.K).

Pour une sollicitation périodique de période T — 86 400 s pour le cycle journalier —, l’épaisseur de peau vaut δ = racine(a × T / π), en mètres. Le déphasage introduit par une épaisseur e de ce matériau vaut alors Δt = (e / δ) × T / (2π), en secondes, et le facteur d’amortissement de l’amplitude vaut A = exp(− e / δ), sans dimension.

Exemple posé, valeurs d’entrée hypothétiques à remplacer par les fiches techniques réelles des produits : λ = 1,65 W/(m.K), ρ = 2 300 kg/m³, c = 1 000 J/(kg.K), épaisseur e = 0,20 m. Diffusivité : a = 1,65 / (2 300 × 1 000) = 7,174 × 10⁻⁷ m²/s. Épaisseur de peau : δ = racine(7,174 × 10⁻⁷ × 86 400 / 3,1416) = racine(0,019729) = 0,1405 m. Rapport e / δ = 0,20 / 0,1405 = 1,4239. Déphasage : Δt = 1,4239 × 86 400 / 6,2832 = 1,4239 × 13 751 = 19 582 s, soit 5 h 26 min. Amortissement : A = exp(−1,4239) = 0,2408, c’est-à-dire une amplitude divisée par 4,15.

Lecture du résultat : 20 cm de ce matériau décalent le pic de température de plus de cinq heures et en divisent l’amplitude par plus de quatre. Le pic extérieur de 16 h ressort à l’intérieur vers 21 h 30, précisément au moment où il redevient possible d’ouvrir. C’est le mécanisme qu’exploite la ventilation nocturne, et c’est pourquoi inertie et ouverture nocturne se conçoivent ensemble : l’une sans l’autre ne produit rien. À l’inverse, 5 cm du même matériau donnent e / δ = 0,356, soit un déphasage de 4 895 s — 1 h 22 — et un amortissement A = exp(−0,356) = 0,700 : autant dire aucun effet utile.

Réserve indispensable : ce calcul est celui d’un mur homogène semi-infini soumis à une sollicitation sinusoïdale parfaite. Une paroi réelle est multicouche, et l’ordre des couches change tout — un isolant posé côté intérieur annule l’inertie du mur situé derrière lui, quelle que soit sa masse. Le calcul réglementaire ne s’appuie pas sur cette formule mais sur la simulation horaire complète. On l’utilise pour comprendre et pour hiérarchiser des partis constructifs, jamais pour justifier une conformité.

Enchaînement complet de la méthode

  • 1. Décrire la géométrie réelle du projet : zones, orientations, surfaces vitrées, masques proches et lointains.
  • 2. Saisir les caractéristiques des parois et des baies, dont le facteur solaire et le type de protection.
  • 3. Retenir la zone climatique et le fichier météo conventionnel correspondant au lieu du projet.
  • 4. Lancer la simulation dynamique horaire avec le moteur de calcul réglementaire et les scénarios conventionnels d’occupation, d’apports et d’ouverture des baies.
  • 5. Cumuler les dépassements horaires pour obtenir le DH, en °C.h.
  • 6. Comparer le DH obtenu aux valeurs de seuil applicables au projet, telles que fixées par le texte en vigueur à la date de dépôt du permis.
  • 7. Si le résultat est défavorable, itérer sur les leviers de conception avant d’envisager un système de refroidissement.

Trois exemples de calcul, vérifiables à la calculatrice

Les exemples ci-dessous portent sur la mécanique du cumul, pas sur des résultats de projet. Ils utilisent des séries de températures posées en hypothèse : ils sont refaisables intégralement, et ils montrent pourquoi le DH se comporte comme il se comporte.

Exemple 1 — Un après-midi de surchauffe

Hypothèse : température de référence de confort Tref = 28 °C, constante sur la plage considérée pour simplifier. Températures opératives simulées de 14 h à 20 h : 27,5 — 28,5 — 29,0 — 30,0 — 29,5 — 28,0 — 27,0 °C.

Contributions horaires : 0 (27,5 ≤ 28) ; 0,5 ; 1,0 ; 2,0 ; 1,5 ; 0 (28,0 n’excède pas 28) ; 0.

Cumul de la journée : DH = 0,5 + 1,0 + 2,0 + 1,5 = 5,0 °C.h.

Lecture : une pointe à 30 °C ne pèse que 2 °C.h. Ce n’est pas le pic qui construit le DH annuel, c’est sa répétition sur des dizaines de journées.

Exemple 2 — Durée contre intensité

Hypothèse : Tref = 28 °C. Bâtiment A dépasse de 1,0 °C pendant 120 heures dans l’année. Bâtiment B dépasse de 6,0 °C pendant 20 heures.

Bâtiment A : DH = 1,0 × 120 = 120 °C.h. Bâtiment B : DH = 6,0 × 20 = 120 °C.h.

Les deux bâtiments obtiennent exactement le même indicateur, alors que le vécu des occupants est très différent : A est tiède longtemps, B est franchement inconfortable par épisodes. C’est une propriété structurelle de l’indicateur, qu’il faut connaître avant de l’interpréter comme une mesure de confort ressenti.

Exemple 3 — Effet d’un abaissement du pic par la conception

Hypothèse : Tref = 28 °C. Une pièce présente, sur une séquence de 8 heures, les températures opératives suivantes en l’état : 29,0 — 30,5 — 31,5 — 32,0 — 31,0 — 30,0 — 29,0 — 28,5 °C.

DH de la séquence : 1,0 + 2,5 + 3,5 + 4,0 + 3,0 + 2,0 + 1,0 + 0,5 = 17,5 °C.h.

On suppose ensuite qu’une protection solaire extérieure et une ventilation nocturne abaissent uniformément chaque valeur de 2,0 °C : 27,0 — 28,5 — 29,5 — 30,0 — 29,0 — 28,0 — 27,0 — 26,5 °C.

Nouveau DH : 0 + 0,5 + 1,5 + 2,0 + 1,0 + 0 + 0 + 0 = 5,0 °C.h.

Un abaissement de 2 °C fait chuter le cumul de 17,5 à 5,0 °C.h, soit une réduction de 71 %. La non-linéarité vient du fait que les heures qui repassent sous le seuil sortent entièrement du cumul. C’est la raison pour laquelle les actions sur les apports solaires ont un rendement bien supérieur à ce que l’intuition suggère.

Exemple 4 — Le poids réel des apports solaires, en watts

Hypothèses posées, sans valeur normative : baie orientée au sud de 6,00 m² de surface totale, facteur solaire de la baie protections comprises Sw = 0,45, éclairement solaire sur le plan de la baie posé à 500 W/m² à un instant donné.

Apport solaire transmis : Φs = 6,00 × 0,45 × 500 = 1 350 W.

Comparaison avec les apports internes : quatre occupants à 80 W de puissance métabolique sensible chacun, soit 320 W, plus 200 W d’équipements et d’éclairage, soit 520 W au total. L’apport solaire représente 1 350 / 520 = 2,6 fois les apports internes de la pièce.

Effet d’une protection solaire extérieure ramenant le facteur solaire à Sw = 0,12 : Φs = 6,00 × 0,12 × 500 = 360 W, soit 990 W de moins. Rapporté aux apports internes, on passe de 2,6 fois à 0,69 fois : la hiérarchie des contributions s’inverse.

Ce que la ventilation peut évacuer : pour une pièce de 60 m³ ventilée à 1 volume par heure, le débit vaut 60 / 3 600 = 0,01667 m³/s. Avec ρ × c de l’air pris à 1 200 J/(m³.K), la puissance évacuée par degré d’écart entre l’air entrant et l’air sortant vaut 0,01667 × 1 200 = 20 W/K. Pour évacuer 1 350 W, il faudrait donc 1 350 / 20 = 67,5 K d’écart : c’est impossible, la ventilation courante n’est pas dimensionnée pour cela.

En surventilation à 10 volumes par heure, la puissance évacuée par degré passe à 200 W/K : les 1 350 W demandent alors 6,75 K d’écart, ce qui reste hors d’atteinte en journée, tandis que les 360 W du cas protégé ne demandent plus que 1,80 K, ce qui devient plausible la nuit. Lecture : la ventilation ne corrige pas un défaut de protection solaire, elle évacue un résidu. L’ordre des leviers n’est pas une opinion, il se lit dans les watts.

Exemple 5 — Du profil horaire au cumul saisonnier

Hypothèses posées pour rendre le cumul lisible : sur une saison chaude, un logement dépasse le seuil de confort pendant 60 journées, à raison de 8 heures par jour, avec un dépassement moyen de 1,5 °C sur ces heures.

Cumul : DH = 60 × 8 × 1,5 = 720 °C.h.

Variante A — la conception réduit le dépassement moyen de 1,5 à 1,0 °C, à nombre d’heures inchangé : DH = 60 × 8 × 1,0 = 480 °C.h, soit −33,3 %.

Variante B — la conception supprime totalement l’inconfort sur 20 des 60 journées, sans rien changer aux 40 autres : DH = 40 × 8 × 1,5 = 480 °C.h, soit également −33,3 %.

Variante C — les deux effets se cumulent : DH = 40 × 8 × 1,0 = 320 °C.h, soit −55,6 % par rapport à la situation initiale. Le gain combiné (−55,6 %) est inférieur à la somme des gains isolés (−66,6 %) : les leviers ne s’additionnent pas linéairement, parce qu’ils agissent sur les mêmes heures.

Lecture : deux chemins très différents produisent le même indicateur. La variante A décrit un bâtiment mieux protégé toute la saison ; la variante B décrit un bâtiment qui encaisse les journées ordinaires mais reste vulnérable aux vagues de chaleur. Le DH ne les distingue pas. C’est pourquoi la lecture d’un résultat doit toujours s’accompagner de l’examen du profil horaire, et non du seul cumul.

Contrôle de cohérence utile en réunion de projet : un dépassement moyen de 1 °C pendant 8 h par jour sur 60 jours vaut 480 °C.h. Cet ancrage mental permet de repérer immédiatement un résultat aberrant — un DH annoncé à quelques dizaines de °C.h sur un logement plein sud sans protection, ou à plusieurs dizaines de milliers, signale une erreur de saisie avant même de regarder les hypothèses.

Le cadre réglementaire qui impose ce calcul

Le confort d’été est l’un des trois objectifs affichés de la réglementation environnementale RE2020, aux côtés de la sobriété énergétique et de la réduction de l’impact carbone : le ministère chargé de l’écologie le formule comme une garantie de confort en cas de forte chaleur. Il ne s’agit donc pas d’un critère optionnel de confort, mais d’une exigence de la réglementation applicable aux bâtiments neufs.

Les textes

  • Arrêté du 4 août 2021 relatif aux exigences de performance énergétique et environnementale des constructions de bâtiments en France métropolitaine — texte qui porte les exigences et la méthode de calcul.
  • Arrêté du 14 août 2024 dit « habitations légères de loisirs », qui modifie l’arrêté du 4 août 2021.
  • Décret n° 2024-1258 du 30 décembre 2024, dit « RETEX RE2020 », publié au Journal officiel du 31 décembre 2024, qui tire les conséquences des premières années d’application.
  • Champ d’application progressif : logements d’abord, puis bureaux et bâtiments d’enseignement, puis d’autres bâtiments tertiaires (hôtellerie, commerce, salles de sport).

Ce que nous ne publions pas ici — et pourquoi

Les valeurs numériques des seuils de DH applicables sont fixées par le texte réglementaire et non par une doctrine professionnelle. Nous n’avons pas pu consulter, dans une source publique librement accessible, la version consolidée à jour de l’arrêté portant ces valeurs. Nous ne les reproduisons donc pas : publier un seuil de mémoire exposerait à valider un projet non conforme, ou à en refuser un qui l’est.

La marche à suivre est simple et sûre : lire les valeurs de seuil dans la version en vigueur de l’arrêté du 4 août 2021 à la date de dépôt de la demande d’autorisation d’urbanisme, et les faire confirmer par le bureau d’études thermiques qui produit l’étude réglementaire. C’est cette étude, réalisée avec un moteur de calcul évalué, qui fait foi — jamais un pré-calcul en ligne.

La même réserve vaut pour le découpage climatique. La méthode réglementaire s’appuie sur des zones climatiques et sur une prise en compte de l’altitude, définies par le texte et associées à des fichiers météo conventionnels. Nous ne reproduisons ni le zonage ni les fichiers : ils se lisent dans les pièces d’application publiées sur le portail des réglementations énergétiques et environnementales du bâtiment, et c’est le moteur de calcul qui les mobilise. Retenir la mauvaise zone est une erreur silencieuse : le calcul aboutit, le résultat est simplement faux.

Le cas des bâtiments existants : aucune exigence de DH

La RE2020 s’applique aux constructions neuves. Un logement existant qui surchauffe n’est soumis à aucune exigence de degrés-heures : il n’existe pas, à ce jour, de seuil réglementaire de confort d’été opposable en rénovation. Cela ne signifie pas que le sujet est absent des textes, mais qu’il y est traité autrement.

Le diagnostic de performance énergétique comporte, depuis sa refonte de 2021, une appréciation qualitative du confort d’été, restituée en trois niveaux. Ce n’est pas un DH : c’est une appréciation fondée sur des caractéristiques du logement — inertie, protections solaires, traversant, position des baies — et non sur une simulation horaire. Elle informe l’acquéreur ou le locataire, elle ne conditionne rien.

Conséquence pratique en rénovation : le confort d’été relève d’un objectif de projet contractualisé entre le maître d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, pas d’une conformité à démontrer. Le risque est alors inverse de celui du neuf. En neuf, on peut être tenté de viser le seuil et rien de plus. En rénovation, faute de seuil, le sujet disparaît purement et simplement du programme — jusqu’au premier été suivant la réception. Écrire l’objectif dans le programme, même sans valeur réglementaire à atteindre, est la seule façon de le faire exister.

Un point mérite une vigilance particulière : une rénovation énergétique mal conçue peut dégrader le confort d’été. Renforcer l’isolation par l’intérieur d’un bâtiment ancien en pierre supprime l’inertie accessible et transforme un bâtiment naturellement tempéré en boîte qui surchauffe. Le calcul du déphasage présenté plus haut permet de mesurer ce que l’on perd avant de le perdre.

Limites et hypothèses de l’indicateur DH

  • Indicateur conventionnel, pas une prévision. Le DH est calculé sur un fichier météo type et des scénarios normalisés d’occupation, d’apports internes et d’ouverture des baies. Il ne prédit pas la température qu’il fera réellement dans le logement lors d’une canicule donnée.
  • Insensible à la répartition. Deux profils très différents peuvent donner le même DH, comme le montre l’exemple 2. L’indicateur ne dit rien du nombre de nuits consécutives inconfortables, qui est pourtant le facteur sanitaire déterminant.
  • Dépendant du scénario de manœuvre. Les protections mobiles et l’ouverture nocturne des baies sont prises en compte selon des règles conventionnelles. Un occupant qui n’ouvre jamais ses fenêtres la nuit, ou qui laisse ses stores relevés, vivra une réalité plus défavorable que le calcul.
  • Sensible à la qualité de la saisie. Masques proches, débords réels, facteur solaire effectif des vitrages, inertie réellement accessible : une saisie approximative fait varier le résultat davantage que la plupart des choix de conception.
  • Ne remplace pas une étude de risque canicule. Pour un établissement accueillant des personnes vulnérables, l’analyse de confort d’été doit aller au-delà de l’indicateur réglementaire.
  • Ne préjuge pas de l’absence de climatisation. Un DH conforme n’interdit pas l’installation ultérieure d’un système de refroidissement, et ne garantit pas qu’il sera inutile.
  • Dépendant du découpage en zones thermiques. Regrouper une chambre nord et un séjour plein sud dans une même zone produit une température moyennée qui n’existe dans aucune des deux pièces et sous-estime l’inconfort de la plus exposée.
  • Le fichier météo est conventionnel et représente un climat de référence, pas la tendance observée. Un bâtiment livré aujourd’hui sera exploité plusieurs décennies : la marge prise par rapport au seuil est un choix de projet, pas un luxe.
  • Les formules de déphasage et d’amortissement données sur cette page valent pour un mur homogène soumis à une sollicitation sinusoïdale. Elles servent à hiérarchiser des partis constructifs, jamais à justifier une conformité.
  • L’indicateur porte sur le bâtiment, pas sur l’îlot. L’albédo des sols environnants, la minéralisation des abords, l’absence de végétation et le rayonnement des façades voisines pèsent réellement sur la température ressentie et ne sont pas décrits par le DH.
  • Le calcul suppose une enveloppe conforme au projet. Un défaut d’exécution sur une protection solaire, un store non posé ou un ouvrant condamné pour des raisons de sécurité annulent une part du résultat sans que rien ne le signale.

Erreurs fréquentes sur le confort d’été

  • Traiter le confort d’été après avoir figé les façades. Les leviers efficaces — orientation, taux de vitrage, débords, traversant — sont des décisions d’esquisse, pas des correctifs de fin de projet.
  • Confondre isolation et confort d’été : renforcer l’isolation sans traiter les apports solaires peut dégrader le résultat en piégeant la chaleur entrante.
  • Compter sur des stores intérieurs : la protection efficace se joue à l’extérieur du vitrage, avant que le rayonnement n’entre.
  • Négliger l’inertie accessible : une dalle lourde recouverte d’un isolant et d’un plafond suspendu ne joue plus son rôle de volant thermique.
  • Oublier la ventilation nocturne dans la conception : sans possibilité d’ouvrir en sécurité la nuit, la stratégie passive s’effondre.
  • Comparer des DH entre projets situés dans des zones climatiques différentes sans mentionner la zone et le fichier météo.
  • Prendre un pré-calcul en ligne pour une étude réglementaire : seule l’étude thermique produite par un bureau d’études avec un moteur évalué est opposable.
  • Reproduire un seuil de DH lu dans un article de blog plutôt que dans le texte en vigueur à la date du dépôt de permis.
  • Regrouper dans une même zone thermique des pièces d’orientations opposées, ce qui moyenne l’inconfort et fait disparaître le point dur du logement.
  • Poser un isolant en doublage intérieur sur un mur lourd existant sans mesurer l’inertie ainsi perdue, en rénovation énergétique de bâti ancien.
  • Attendre la simulation pour arbitrer : quand l’étude thermique arrive, les façades sont dessinées et les leviers efficaces sont déjà consommés.
  • Considérer que la ventilation nocturne compensera un défaut de protection solaire, alors qu’un simple bilan en watts montre que les ordres de grandeur ne se rejoignent pas.
  • Confondre le confort d’été de la RE2020, qui est une exigence de résultat calculée, et l’appréciation qualitative portée par le diagnostic de performance énergétique, qui est une information et non une conformité.

Confort d’été et maîtrise d’œuvre

Le confort d’été est un sujet de conception avant d’être un sujet de calcul. Progineer le traite dès l’esquisse : implantation et orientation, dimensionnement des baies par façade, débords et protections intégrés à l’architecture plutôt que rapportés, choix d’une inertie réellement accessible, et vérification que la ventilation nocturne est possible sans compromettre la sécurité ni l’acoustique. Le bureau d’études thermiques produit ensuite l’étude réglementaire, que la maîtrise d’œuvre coordonne et confronte aux arbitrages de projet.

Les priorités ne sont pas les mêmes selon le territoire. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la contrainte estivale et l’ensoleillement dominent l’arbitrage d’enveloppe et poussent vers des protections extérieures généreuses et une inertie franche. En Auvergne-Rhône-Alpes, la même exigence coexiste avec des besoins de chauffage nettement plus marqués : les solutions qui protègent l’été sans dégrader les apports solaires utiles d’hiver, comme les débords calculés en fonction de la course du soleil, y prennent tout leur sens.

FAQ technique — Confort d’été et degrés-heures DH

Qu’est-ce que l’indicateur DH de la RE2020 ?

DH signifie degrés-heures d’inconfort. C’est le cumul, heure par heure sur la saison chaude, des écarts entre la température intérieure ressentie et une température de référence de confort. Il s’exprime en °C.h. Plus le DH est élevé, plus le bâtiment est inconfortable en été, en intensité comme en durée.

Comment calcule-t-on des degrés-heures ?

On additionne, pour chaque heure, l’écart positif entre la température opérative et le seuil de confort : DH = Σ max(0 ; Top − Tref). Les heures où la température reste sous le seuil comptent pour zéro. Avec un seuil à 28 °C et des températures de 28,5, 29 et 30 °C sur trois heures, DH = 0,5 + 1 + 2 = 3,5 °C.h.

Quel est le seuil de DH à ne pas dépasser en RE2020 ?

Les valeurs de seuil sont fixées par l’arrêté du 4 août 2021 relatif aux exigences de performance énergétique et environnementale des constructions neuves en France métropolitaine, dans sa version en vigueur. Nous ne les reproduisons pas ici faute d’avoir pu consulter une version consolidée dans une source publique librement accessible : elles doivent être lues dans le texte applicable à la date de dépôt du permis et confirmées par le bureau d’études thermiques.

Quels leviers font baisser le DH le plus efficacement ?

Dans l’ordre habituel d’efficacité sur un logement : réduire et protéger les apports solaires (dimensionnement des baies par orientation, débords, brise-soleil, volets ou stores extérieurs), permettre une ventilation nocturne traversante, et disposer d’une inertie lourde réellement accessible. Ces trois leviers relèvent de l’esquisse, pas des finitions.

Un DH conforme signifie-t-il qu’on n’aura jamais chaud ?

Non. Le DH est calculé sur un fichier météo conventionnel et des scénarios d’usage normalisés. Il qualifie le comportement du bâtiment dans des conditions de référence, pas sa réponse à un épisode caniculaire réel ni à un usage particulier des protections solaires et des ouvrants.

Ce calculateur en ligne remplace-t-il l’étude thermique ?

Non. Il sert à comprendre l’ordre de grandeur et à comparer des partis de conception en amont. Seule l’étude thermique réglementaire, réalisée par un bureau d’études avec un moteur de calcul évalué et déposée avec l’attestation correspondante, a une valeur réglementaire.

Comment calcule-t-on le déphasage d’une paroi ?

Par la propagation d’une onde de température : diffusivité a = λ / (ρ × c) en m²/s, épaisseur de peau δ = racine(a × T / π) avec T = 86 400 s pour le cycle journalier, puis déphasage Δt = (e / δ) × T / (2π). Pour λ = 1,65 W/(m.K), ρ = 2 300 kg/m³, c = 1 000 J/(kg.K) et e = 0,20 m, on obtient a = 7,174 × 10⁻⁷ m²/s, δ = 0,1405 m et Δt = 19 582 s, soit 5 h 26 min. Le calcul vaut pour un mur homogène et sert à hiérarchiser, pas à justifier une conformité.

Le confort d’été est-il réglementé en rénovation ?

Non. La RE2020 s’applique aux constructions neuves ; il n’existe pas de seuil de degrés-heures opposable en rénovation. Le diagnostic de performance énergétique comporte, depuis sa refonte de 2021, une appréciation qualitative du confort d’été en trois niveaux, mais c’est une information destinée à l’acquéreur ou au locataire, pas une exigence à satisfaire. En rénovation, l’objectif de confort d’été relève donc du programme contractuel entre maître d’ouvrage et maîtrise d’œuvre.

Glossaire technique

DH (degrés-heures)
Cumul annuel des écarts horaires entre la température intérieure ressentie et le seuil de confort de référence, exprimé en °C.h. Indicateur réglementaire de confort d’été de la RE2020.
Température opérative
Température ressentie par un occupant, combinant la température de l’air et le rayonnement des parois environnantes. C’est elle, et non la seule température d’air, qui est comparée au seuil de confort.
Confort adaptatif
Approche selon laquelle le seuil de confort admissible dépend des températures extérieures des jours précédents : plus la période a été chaude, plus le seuil intérieur toléré est élevé.
Inertie thermique
Capacité des parois lourdes accessibles à stocker et restituer la chaleur, ce qui écrête le pic de température de l’après-midi et décale son apparition.
Facteur solaire
Part de l’énergie solaire incidente transmise à l’intérieur par une baie, protections comprises. Plus il est faible, moins la baie contribue à la surchauffe.
Ventilation nocturne
Renouvellement d’air renforcé pendant la nuit, par ouverture des baies ou par surventilation mécanique, destiné à décharger l’inertie du bâtiment de la chaleur accumulée.
RE2020
Réglementation environnementale applicable aux bâtiments neufs, portée notamment par l’arrêté du 4 août 2021 et modifiée depuis, qui associe exigences énergétiques, exigences carbone et exigence de confort d’été.
Diffusivité thermique
Grandeur a = λ / (ρ × c), en m²/s, qui mesure la vitesse à laquelle une variation de température se propage dans un matériau. Plus elle est faible, plus le matériau retarde et atténue l’onde de chaleur.
Déphasage
Retard, en heures, entre le pic de température sur la face extérieure d’une paroi et son apparition sur la face intérieure. Pour un mur homogène, Δt = (e / δ) × T / (2π) avec δ = racine(a × T / π).
Zone thermique
Volume traité comme homogène dans la simulation dynamique. Le découpage en zones est une décision de modélisation : regrouper des pièces d’orientations opposées moyenne l’inconfort et masque le point dur du logement.

Sources et normes de référence

Calculateurs associés

Calcul bilan carbone RE2020

Calcul du bilan carbone d'un bâtiment selon RE2020. Évaluation de l'empreinte carbone, des émissions de gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O) sur l'ensemble du cycle de vie (construction, exploitation, fin de vie). Conforme aux exigences réglementaires et aux règles ACV.

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Calcul résistance thermique (R) — Calculateur isolation RE2020

Calcul de la résistance thermique R d'un matériau ou d'une paroi selon les réglementations thermiques RE2020 et RT 2012. Application de la formule R = e/λ à partir de l'épaisseur et de la conductivité thermique lambda (λ) exprimée en watt par mètre (W/m.K). Ce calculateur d'isolation thermique permet de calculer la résistance et de dimensionner l'isolation des murs, planchers, toitures et combles. Compare les isolants (laine, PSE, polyuréthane, biosourcés) et vérifie la conformité Ubat des maisons individuelles, logements collectifs et bâtiments tertiaires neufs ou rénovés.

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Calcul coefficient U (transmission thermique paroi)

Calcul du coefficient de transmission thermique U d'une paroi multicouche selon RE2020 et NF EN ISO 6946. Ce coefficient permet de quantifier les pertes de chaleur à travers la paroi. À partir des résistances thermiques de chaque couche et des résistances superficielles Rsi/Rse, l'outil calcule U = 1 / ΣR. Permet de vérifier la conformité Ubat des murs extérieurs, planchers bas, toitures et menuiseries. Utilisé en construction neuve et rénovation énergétique BBC/RE2020.

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Calcul déperditions thermiques bâtiment (RE2020)

Calcul des déperditions thermiques totales d'un bâtiment selon méthode RE2020 et règles Th-BCE. Détermine les pertes par parois opaques, vitrages, ponts thermiques et renouvellement d'air, en fonction de la zone climatique et de la température de base. Résultat exprimé en W/K et W, utilisé pour dimensionner les générateurs de chauffage et vérifier le Ubat des maisons et logements collectifs neufs ou rénovés.

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Calcul pont thermique RE2020

Calcul des ponts thermiques (linéiques et ponctuels) selon RE2020, fascicule Th-Bat et norme NF EN ISO 10211. Ce calcul des ponts thermiques utilise la méthode des éléments finis pour déterminer les flux thermiques à travers les liaisons (plancher/mur, refend, menuiseries, balcons). À partir du coefficient Ψ et du linéaire des liaisons, l'outil chiffre la perte en W/K. Permet d'optimiser l'isolation et de respecter la limite Ψmoyen ≤ 0,28 W/m·K. Utilisé en construction neuve, rénovation BBC et études thermiques réglementaires.

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Calcul bilan énergétique RE2020 — Bbio Cep Ic en ligne

Calcul du bilan énergétique réglementaire RE2020 (successeur de la RT 2012) : Bbio (besoin bioclimatique), Cep,nr (consommation conventionnelle) et Ic énergie (impact carbone). Ce calcul évalue les besoins en chauffage, les besoins en refroidissement, les besoins d'éclairage et les apports solaires. À partir de la surface, de la compacité, de la zone climatique et du type de bâtiment, l'outil évalue la conformité aux seuils Bbio_max et Cep_max. Le Bbio se calcule indépendamment des systèmes (conception du bâti). Ce calculateur RE2020 permet de réduire le besoin en chauffage et d'optimiser la conception. Utilisé pour les études de faisabilité, le permis de construire et l'attestation RE2020 des maisons et logements collectifs neufs.

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