Déterminer la puissance électrique d'un logement, c'est répondre à deux questions différentes que l'on confond en permanence : quelle puissance l'installation doit-elle pouvoir distribuer, et quelle puissance faut-il faire venir du réseau. La première relève du bilan de puissance et du dimensionnement du tableau, encadré par la NF C 15-100. La seconde relève de la puissance de raccordement et de la puissance souscrite, qui appartiennent au gestionnaire de réseau et au fournisseur. Entre les deux se trouve le foisonnement : la puissance installée dépasse toujours, et de loin, la puissance simultanément appelée. Cette page détaille la chaîne de calcul, ses unités — le watt n'est pas le voltampère —, trois exemples chiffrés refaisables, le cadre normatif fortement remanié depuis la nouvelle série NF C 15-100, les limites de l'exercice et les erreurs qui font qu'un branchement neuf disjoncte le jour de l'emménagement.
Méthode de calcul : du bilan de puissance à la puissance de raccordement
Le calcul se mène en trois temps. On inventorie d'abord les puissances installées, circuit par circuit. On applique ensuite un foisonnement qui traduit la non-simultanéité des usages. On confronte enfin le résultat aux puissances de raccordement effectivement disponibles, qui ne forment pas un continuum mais une grille de valeurs discrètes.
Puissance active, puissance apparente et facteur de puissance
La puissance active P s'exprime en watts (W) : c'est l'énergie réellement convertie en chaleur, en lumière ou en mouvement par unité de temps. La puissance apparente S s'exprime en voltampères (VA) : c'est le produit de la tension par le courant, indépendamment du déphasage. Les deux sont reliées par le facteur de puissance : S = P / cos φ.
Cette distinction n'est pas académique : les abonnements et les disjoncteurs de branchement sont exprimés en kVA, jamais en kW, parce que c'est le courant qui échauffe les conducteurs et fait déclencher la protection. Pour des charges purement résistives — convecteurs, plaques de cuisson à résistance, chauffe-eau, éclairage incandescent — cos φ vaut sensiblement 1 et les deux grandeurs se confondent numériquement. Pour des charges à moteur ou à électronique de puissance — pompes à chaleur, ventilation, informatique, éclairage LED de mauvaise qualité —, cos φ est inférieur à 1 et la puissance apparente dépasse la puissance active.
Le calcul de la puissance à souscrire se fait donc toujours en kVA. Convertir 12 kW en 12 kVA revient à supposer cos φ = 1 sur l'ensemble de l'installation : c'est une hypothèse, elle doit être écrite comme telle.
Du kVA à l'ampère : monophasé et triphasé
En monophasé, l'intensité se déduit de la puissance apparente par I = S / U, où U est la tension nominale entre phase et neutre, soit 230 V. Une puissance apparente de 6 000 VA correspond ainsi à 6 000 / 230 = 26,1 A, et 12 000 VA à 12 000 / 230 = 52,2 A.
En triphasé, la relation devient I = S / (√3 × U), où U est la tension composée entre phases, soit 400 V. Une puissance apparente de 36 000 VA correspond à 36 000 / (1,7321 × 400) = 36 000 / 692,8 = 52,0 A par phase. On observe que 12 kVA en monophasé et 36 kVA en triphasé conduisent au même ordre d'intensité par conducteur : c'est précisément pourquoi ces deux puissances de raccordement correspondent au même réglage de disjoncteur de branchement, à 60 A.
Le triphasé n'apporte donc pas de la puissance « en plus » à intensité égale : il permet de tripler la puissance transmissible pour un même calibre par conducteur, en répartissant les charges sur trois phases. Encore faut-il que cette répartition soit effective — un tableau triphasé dont toutes les charges lourdes sont sur la même phase se comporte comme un monophasé mal dimensionné.
Le foisonnement : une méthode, pas une constante
La somme arithmétique des puissances installées d'un logement n'a aucune signification opérationnelle : personne ne fait fonctionner simultanément le four, les plaques, le lave-linge, le sèche-linge, le chauffe-eau, la pompe à chaleur et la borne de recharge. Le bilan de puissance applique donc à chaque catégorie d'usage un facteur de simultanéité, puis somme les contributions foisonnées.
Les valeurs de ces facteurs ne sont pas restituées ici. Elles figurent dans les tableaux du référentiel normatif et de son guide d'application, et leur détermination suppose, comme le rappelle le guide lui-même, une connaissance détaillée de l'installation considérée et une expérience des conditions d'exploitation — en particulier pour les moteurs et les prises de courant. Reproduire de mémoire un tableau de coefficients serait la meilleure façon de produire un bilan faux avec l'apparence de la rigueur : sur un projet, ces valeurs se lisent dans le document normatif.
Ce que l'on peut affirmer sans tableau, en revanche, c'est la structure du raisonnement : certains postes ne se foisonnent pas (le chauffage, qui fonctionne en même temps dans toutes les pièces par temps froid), certains se foisonnent fortement (les prises de courant), et certains sont soustraits du bilan par un dispositif technique plutôt que par une statistique — c'est le rôle du délestage.
Puissance de raccordement, puissance souscrite, puissance limitée
Trois notions se superposent et n'ont ni le même titulaire ni le même effet. La puissance de raccordement est la capacité maximale que l'ouvrage de branchement peut acheminer ; elle est fixée à la construction du branchement par le gestionnaire de réseau de distribution. La puissance souscrite est celle que le client choisit auprès de son fournisseur, dans la limite de la puissance de raccordement. Le disjoncteur de branchement, réglé en conséquence, matérialise cette limite.
Les branchements à puissance limitée couvrent les puissances inférieures ou égales à 36 kVA : ils ne permettent pas de dépassement et coupent l'alimentation en cas de franchissement. Pour l'habitat, l'usage est de raccorder en monophasé jusqu'à 12 kVA inclus, le triphasé devenant nécessaire au-delà. La grille résidentielle courante va de 3 à 36 kVA, les valeurs monophasées usuelles étant 3, 6, 9 et 12 kVA, et les valeurs triphasées 15, 18, 24, 30 et 36 kVA.
Conséquence de conception : la puissance n'est pas une variable continue. Un bilan qui aboutit à 13 kVA n'ouvre pas droit à un abonnement de 13 kVA ; il impose de passer en triphasé, avec les conséquences que cela emporte sur le tableau, sur les protections et parfois sur le coût du branchement. C'est un franchissement de seuil, pas un ajustement.
Enchaînement complet du bilan
- 1. Inventorier tous les circuits du logement, en distinguant éclairage, prises de courant, circuits spécialisés et circuits de forte puissance (cuisson, chauffage, ECS, IRVE).
- 2. Relever pour chaque poste la puissance active installée, en watts, à partir des plaques signalétiques ou des fiches techniques — jamais de valeurs de mémoire.
- 3. Convertir en puissance apparente en divisant par le facteur de puissance de l'usage, ou expliciter l'hypothèse cos φ = 1 pour les charges résistives.
- 4. Appliquer, poste par poste, le facteur de simultanéité issu du référentiel normatif applicable.
- 5. Sommer les contributions foisonnées pour obtenir la puissance apparente maximale appelée, en kVA.
- 6. Identifier les charges susceptibles d'être délestées ou pilotées (ECS, IRVE, sèche-linge) et recalculer le bilan avec cette gestion active.
- 7. Comparer le résultat à la grille des puissances de raccordement disponibles et retenir la valeur immédiatement supérieure.
- 8. Vérifier le régime : monophasé jusqu'à 12 kVA inclus, triphasé au-delà, avec équilibrage des charges entre phases.
- 9. Calculer l'intensité correspondante — I = S / 230 en monophasé, I = S / (√3 × 400) en triphasé — pour dimensionner la liaison au tableau.
- 10. Poursuivre par le dimensionnement des circuits, des sections de conducteurs et des protections, qui est un calcul distinct.
Trois exemples chiffrés complets et vérifiables
Les trois cas ci-dessous n'utilisent que des relations exactes — S = P / cos φ, I = S / U en monophasé, I = S / (√3 U) en triphasé — et des puissances installées données en hypothèse explicite. Aucun coefficient de simultanéité n'y est chiffré, pour la raison exposée plus haut : ces valeurs se lisent dans le référentiel normatif, elles ne s'inventent pas.
Exemple 1 — La grille des puissances et les intensités correspondantes
Hypothèse : facteur de puissance égal à 1, tension nominale 230 V en monophasé et 400 V entre phases en triphasé.
Monophasé, I = S / 230 : 3 kVA → 3 000 / 230 = 13,0 A ; 6 kVA → 26,1 A ; 9 kVA → 39,1 A ; 12 kVA → 52,2 A.
Triphasé, I = S / (√3 × 400) = S / 692,8 : 15 kVA → 21,7 A par phase ; 18 kVA → 26,0 A ; 24 kVA → 34,6 A ; 30 kVA → 43,3 A ; 36 kVA → 52,0 A.
Lecture du résultat : 12 kVA en monophasé et 36 kVA en triphasé donnent respectivement 52,2 A et 52,0 A par conducteur — des valeurs quasi identiques. C'est cette équivalence en courant, et non une équivalence en puissance, qui explique que ces deux puissances de raccordement correspondent au même réglage de disjoncteur de branchement, à 60 A. Passer en triphasé, c'est tripler la puissance sans changer le calibre par conducteur.
Exemple 2 — Maison tout électrique : pourquoi la somme brute n'a pas de sens
Hypothèses de puissances installées, à relever sur les plaques signalétiques d'un projet réel : pompe à chaleur air/eau 3,0 kW absorbés ; chauffe-eau électrique 2,4 kW ; plaque à induction 7,4 kW ; four 3,0 kW ; lave-linge 2,2 kW ; lave-vaisselle 2,2 kW ; sèche-linge 2,5 kW ; éclairage et prises diverses 2,0 kW ; borne de recharge de véhicule électrique 7,4 kW.
Étape 1 — Somme brute des puissances installées : 3,0 + 2,4 + 7,4 + 3,0 + 2,2 + 2,2 + 2,5 + 2,0 + 7,4 = 32,1 kW.
Étape 2 — Intensité correspondante en monophasé, sous l'hypothèse cos φ = 1 : I = 32 100 / 230 = 139,6 A. C'est plus du double du calibre maximal d'un branchement monophasé à puissance limitée (60 A pour 12 kVA).
Étape 3 — Poids relatif des postes lourds. La borne de recharge seule appelle 7 400 / 230 = 32,2 A, soit 62 % d'un abonnement de 12 kVA. La plaque à induction seule appelle 32,2 A également. Ces deux appareils, utilisés simultanément, saturent à eux seuls un branchement 12 kVA.
Lecture du résultat : la somme brute de 32,1 kW ne correspond à aucune puissance de raccordement existante et n'a aucune valeur de dimensionnement. Trois voies s'ouvrent, et le projet doit en choisir une explicitement : passer en triphasé et répartir les charges, mettre en place un gestionnaire d'énergie qui déleste le chauffe-eau et la borne de recharge lorsque les usages prioritaires fonctionnent, ou réduire la puissance des équipements les plus lourds. La troisième est souvent la moins coûteuse et la moins souvent envisagée.
Exemple 3 — Recharge de véhicule électrique : le poste qui change le bilan
Hypothèse : facteur de puissance égal à 1, tension 230 V en monophasé et 400 V en triphasé.
Borne monophasée 3,7 kW : I = 3 700 / 230 = 16,1 A. Borne monophasée 7,4 kW : I = 7 400 / 230 = 32,2 A.
Borne triphasée 11 kW : I = 11 000 / 692,8 = 15,9 A par phase. Borne triphasée 22 kW : I = 22 000 / 692,8 = 31,8 A par phase.
Lecture du résultat : une borne triphasée de 11 kW appelle moins de courant par conducteur (15,9 A) qu'une borne monophasée de 7,4 kW (32,2 A), tout en délivrant 50 % de puissance en plus. C'est l'argument technique central en faveur du triphasé dès qu'une IRVE est prévue, avant même la question de la puissance souscrite.
Conséquence de conception : l'infrastructure de recharge fait l'objet d'exigences spécifiques dans la nouvelle série NF C 15-100, qui traite explicitement de ce sujet — il ne s'agit donc plus d'un ajout de circuit spécialisé banal mais d'un domaine normatif à part entière. Anticiper la réservation d'un départ dédié et le passage en triphasé au moment du branchement coûte une fraction de ce que coûte la reprise ultérieure du branchement.
Le cadre normatif et réglementaire
Le dimensionnement électrique d'un logement se joue à l'articulation de trois responsabilités : celle du gestionnaire de réseau pour le branchement, celle du concepteur et de l'installateur pour l'installation intérieure, et celle de l'organisme de contrôle pour la mise sous tension.
NF C 15-100 : une norme profondément restructurée
La NF C 15-100 fixe les règles de conception, de réalisation, de vérification et d'entretien des installations électriques à basse tension. Le point à retenir en 2026 est qu'elle a changé de forme : la série a été publiée en août 2024 — officiellement le 13 septembre 2024 — et se compose désormais de 21 normes, avec une nouvelle structure comportant notamment des parties numérotées 1, 7, 8, 10 et 11. Elle remplace une version de 2002 qui avait connu cinq amendements en une vingtaine d'années.
Depuis septembre 2025, la série NF C 15-100 s'applique aux installations neuves ainsi qu'aux extensions et modifications d'installations. Parmi les évolutions annoncées figurent l'introduction de sujets nouveaux — efficacité énergétique, infrastructures de recharge de véhicules électriques, éclairage à très basse tension —, un renforcement des exigences de protection contre l'incendie fondé sur les euroclasses des conducteurs et câbles, et une modification des méthodes de calcul des sections de câbles pour tenir compte des harmoniques.
Cette dernière évolution est essentielle pour l'usage d'un calculateur : les méthodes de détermination des sections ont changé. Toute méthode ou tout tableau antérieur à cette révision doit être confronté à la partie applicable de la nouvelle série avant d'être utilisé sur un projet neuf.
Le branchement : ce qui relève du gestionnaire de réseau
La puissance de raccordement, la nature du branchement — monophasé ou triphasé — et le réglage du disjoncteur de branchement relèvent du gestionnaire du réseau public de distribution, dans le cadre de sa documentation technique de référence. Les branchements à puissance limitée couvrent les puissances inférieures ou égales à 36 kVA et ne permettent aucun dépassement : le franchissement de la puissance souscrite provoque la coupure.
Les procédures de raccordement distinguent d'ailleurs explicitement les installations de consommation de puissance inférieure ou égale à 36 kVA de celles de puissance supérieure ou raccordées en HTA, qui relèvent d'un processus différent. Franchir le seuil de 36 kVA n'est donc pas une simple augmentation d'abonnement : c'est un changement de régime de raccordement, avec ses délais et ses coûts propres.
La chaîne des vérifications avant mise sous tension
- Conception : bilan de puissance, choix du régime monophasé ou triphasé, définition des circuits et de leurs protections selon la partie applicable de la NF C 15-100.
- Réalisation : mise en œuvre par un installateur, dans le respect des règles de la série normative applicable à la date des travaux.
- Attestation de conformité : établie pour toute installation neuve ou entièrement rénovée, elle conditionne la mise sous tension par le gestionnaire de réseau.
- Raccordement : la demande auprès du gestionnaire de réseau fixe la puissance de raccordement, qui borne définitivement la puissance souscrite possible.
- Exploitation : la puissance souscrite peut être ajustée auprès du fournisseur dans la limite de la puissance de raccordement, mais l'augmenter au-delà suppose de reprendre le branchement.
Puissance électrique et projet de maîtrise d'œuvre
Le bilan de puissance est l'un des rares calculs dont l'erreur ne se rattrape pas sans travaux. Une section de câble se recalcule sur plan, un tableau se réorganise, mais un branchement monophasé 12 kVA ne devient pas triphasé 36 kVA sans intervention du gestionnaire de réseau, avec ses délais et son coût. C'est pourquoi le régime de raccordement se décide au dépôt du permis, sur la base d'un bilan qui intègre les usages à dix ans — recharge de véhicule, climatisation, éventuelle production photovoltaïque avec autoconsommation — et non les seuls usages du jour de la livraison.
Sur les opérations qu'elle suit, Progineer exige un bilan de puissance écrit, avec la liste des équipements, leurs puissances relevées sur plaque signalétique, l'hypothèse de facteur de puissance et le régime de raccordement retenu. Ce document sert deux fois : à la demande de raccordement, où il justifie la puissance demandée, et au visa des plans du lot électricité, où il permet de vérifier que le tableau distribue bien ce que le branchement peut amener.
En rénovation, la question se pose différemment et plus tôt. Avant même de dessiner, il faut connaître la puissance de raccordement existante, la nature du branchement et l'état de l'installation intérieure. Un projet qui ajoute une pompe à chaleur et une borne de recharge sur un branchement monophasé 9 kVA n'est pas un projet électrique, c'est un projet de branchement — et ce point doit apparaître dans l'estimation initiale, pas en cours de chantier.
Glossaire technique
- Puissance active (P)
- Puissance réellement convertie en chaleur, lumière ou mouvement, exprimée en watts. C'est elle qui détermine la consommation d'énergie.
- Puissance apparente (S)
- Produit de la tension par le courant, exprimé en voltampères. S = P / cos φ. C'est l'unité des abonnements et des disjoncteurs de branchement.
- Facteur de puissance (cos φ)
- Rapport de la puissance active à la puissance apparente. Voisin de 1 pour les charges résistives, inférieur à 1 pour les moteurs et l'électronique de puissance.
- Facteur de simultanéité
- Coefficient réducteur traduisant le fait que les usages ne fonctionnent pas tous en même temps. Ses valeurs figurent dans le référentiel normatif et supposent une connaissance des conditions d'exploitation.
- Puissance de raccordement
- Capacité maximale que l'ouvrage de branchement peut acheminer, fixée par le gestionnaire du réseau public de distribution. Elle borne la puissance souscrite possible.
- Puissance souscrite
- Puissance choisie par le client auprès de son fournisseur, dans la limite de la puissance de raccordement. Elle détermine le réglage du disjoncteur de branchement.
- Branchement à puissance limitée
- Branchement de puissance inférieure ou égale à 36 kVA, qui ne permet aucun dépassement et coupe l'alimentation en cas de franchissement.
- Délestage
- Coupure temporaire et automatique de charges non prioritaires (chauffe-eau, recharge de véhicule) pour éviter le dépassement de la puissance souscrite. C'est un moyen technique de réduire le bilan appelé.
- IRVE
- Infrastructure de recharge de véhicules électriques. Traitée comme un domaine à part entière dans la nouvelle série NF C 15-100, et non comme un simple circuit spécialisé.
- Déséquilibre entre phases
- Répartition inégale des charges sur les trois phases d'une installation triphasée. Il fait déclencher la protection avant l'atteinte de la puissance nominale globale.