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Document Technique Unifié
NF P 10-210-1 et NF P 10-210-2 (mai 1993) — DTU 22.1, avec le Mémento de conception P 10-210/MEM (juin 1980)

NF DTU 22.1 (NF P 10-210) — Murs extérieurs en panneaux préfabriqués de grandes dimensions en béton

Le NF DTU 22.1 encadre la fabrication, la manutention et la mise en oeuvre des murs extérieurs en panneaux préfabriqués de grandes dimensions du type plaque pleine ou nervurée en béton ordinaire. Il réunit deux normes homologuées de mai 1993 — NF P 10-210-1, cahier des charges, et NF P 10-210-2, clauses spéciales — et un texte indissociable, le Mémento pour la conception des ouvrages P 10-210/MEM de juin 1980. C'est l'un des rares corpus normatifs français qui traite l'étanchéité d'une façade par la forme du joint plutôt que par un mastic : rejingot, retombée, chambre de décompression et bavette de croisement y sont chiffrés au millimètre. Un rejingot trop bas, une cannelure aux arêtes molles ou une bavette trop étroite produisent des infiltrations en tête de joint vertical qu'aucune reprise de mastic ne corrige.

Domaine d'application

Murs extérieurs en élévation réalisés avec des panneaux préfabriqués du type plaque pleine ou nervurée en béton plein de granulats lourds courants répondant à la définition du Mémento n° 22.1 : longueur maximale de l'ordre de 8 m, hauteur utile d'une hauteur d'étage, surface inférieure à 30 m². Les panneaux peuvent être porteurs ou en remplissage, à menuiserie incorporée ou non. Sont exclus les murs de fondation, les ouvrages de génie civil, les panneaux hors définition du Mémento (Avis Technique) et les constructions hors France métropolitaine.

Mis à jour le 28 août 2026
Applicable depuis le 5 mai 1993
panneau préfabriqué
grand panneau
béton
mur extérieur
façade
préfabrication
joint vertical
joint horizontal
rejingot
retombée
chambre de décompression
bavette
boucle de levage
chaînage
étanchéité à la pluie
NF P 10-210

Règles principales

Domaine d'application et articulation des trois documents

Obligatoire

1. Les murs de fondation et les ouvrages de génie civil tels que les murs de soutènement ne sont pas visés ; les panneaux hors définition du Mémento relèvent de l'Avis Technique. Point capital : le Titre I, Fabrication, ne s'applique pas aux panneaux issus d'une fabrication contrôlée en usine titulaire d'un certificat de qualification délivré par un organisme certificateur agréé.

Le Titre III, Mise en oeuvre, s'applique dans tous les cas.

Exceptions :

  • • Panneaux d'usine sous certificat de qualification : le Titre I ne s'applique pas
  • • Panneaux hors définition du Mémento n° 22.1 : Avis Technique
  • • Constructions hors France métropolitaine : hors domaine
Références : NF P 10-210-1 Titre 0, NF P 10-210-1 Titre I, NF P 10-210-1 Titre III ch. I, P 10-210/MEM art. 1.1

Béton : des dosages minimaux, pas une classe de résistance

Obligatoire

2 n'impose aucune classe de résistance normalisée moderne : il fixe des objectifs de compacité, d'imperméabilité et de faible fissurabilité, et avertit qu'une résistance suffisante au regard de la stabilité ne garantit pas la durabilité. Sauf justification fondée sur l'expérience, deux valeurs s'appliquent : dosage en ciment d'au moins 300 kg par mètre cube de béton en place et affaissement au cône d'Abrams inférieur à 12 cm.

Le béton prêt à l'emploi à caractéristiques normalisées doit être de catégorie fine ou moyenne, de consistance F ou P et de classe de résistance au moins égale à B 250. Les liaisons coulées en oeuvre sont plus exigeantes : 350 kg/m³ au moins pour les liaisons et chaînages, 400 kg/m³ au moins pour le mortier de bourrage des joints.

Références : NF P 10-210-1 art. 3.2, NF P 10-210-1 Titre III art. 2.2, NF P 10-210-1 Titre III art. 2.3, NF P 18-305

Enrobage : 2,5 cm effectifs en face extérieure, 1 cm en face intérieure

Obligatoire

3 distingue deux notions que le langage de chantier confond. L'enrobage effectif, mesuré sur le panneau fini, doit être d'au moins 2,5 cm sur les faces extérieures et 1 cm sur les faces intérieures ; l'enrobage nominal, porté au plan de ferraillage, est de 3 cm et 1,5 cm, l'écart maximal admissible étant de −0,5 cm.

Si la face extérieure est en granulats apparents, la cote effective passe à 3 cm et se compte depuis le fond des creux ; avec un revêtement scellé, l'épaisseur du revêtement compte pour 0,5 cm dans les 2,5 cm. Ces cotes sont à augmenter en atmosphère agressive, le DTU renvoyant à l'article A 71 des Règles BAEL.

Exceptions :

  • • Granulats apparents : cote effective portée à 3 cm depuis le fond des creux
  • • Revêtement scellé : son épaisseur compte pour 0,5 cm dans les 2,5 cm
  • • Atmosphère agressive : cotes à augmenter
Références : NF P 10-210-1 art. 4.4.1.3, Règles BAEL art. A 71

Dispositions minimales d'armatures et nervuration

Obligatoire

Le chapitre II du Mémento fixe, indépendamment des calculs de stabilité, les armatures qui conservent la cohésion du mur sous les sollicitations thermiques, climatiques et de retrait. Plaque pleine : nappe dans la demi-épaisseur extérieure, aciers de diamètre 3 mm au moins espacés de 25 cm au plus, armatures périphériques de 0,50 cm² au moins, masse minimale 1 kg/m².

Encadrements et appuis de baie : deux barres à haute adhérence au moins, de section totale 1 cm², ancrées au-delà des angles.

Panneau nervuré courant : même nappe de 1 kg/m², nervures à deux aciers de 0,50 cm² unitaire en périphérie et 0,25 cm² en intermédiaire ; pour les autres panneaux nervurés, nappe de 2 kg/m² et aciers à 0,40 % et 0,20 % de la section de béton, sans descendre sous 1 cm² et 0,5 cm².

Références : P 10-210/MEM art. 2.2.1, P 10-210/MEM art. 2.2.2, P 10-210/MEM art. 2.3.1, P 10-210/MEM art. 2.3.2.1, P 10-210/MEM art. 2.3.2.2

Boucles de levage : nuance, diamètre, force portante, angle des élingues

Obligatoire

Les boucles sont fabriquées à partir de ronds lisses de nuance Fe E 24, de diamètre minimal 10 mm, enroulés autour d'un mandrin de diamètre supérieur à 4 fois celui de la barre, le façonnage étant interdit sous 0 °C.

Au palonnier, élingues parallèles, la force portante maximale par boucle est de 1 500 daN pour un rond de 10 mm, 2 200 daN pour 12 mm, 3 000 daN pour 14 mm, 4 000 daN pour 16 mm et 6 000 daN pour 20 mm.

En élingage direct, la charge est multipliée par 1,08 à 45°, 1,15 à 60°, 1,41 à 90° et 2 à 120° ; un angle supérieur à 120° est proscrit. Les boucles ne doivent pas sortir en tête de panneau dans l'épaisseur du rejingot, l'angle entre leur axe et l'élingue est limité à 45°, et il est interdit de les utiliser pour relever un panneau depuis une position voisine de l'horizontale.

Lorsque les marques d'identification ne permettent pas de distinguer à coup sûr les nuances Fe E 22 et Fe E 24, la nuance Fe E 24 doit seule être utilisée, et le rayon de courbure du crochet au contact de la boucle doit rester compris entre 0,30 et 0,50 fois le diamètre intérieur de celle-ci.

Références : NF P 10-210-1 art. 2.4, NF P 10-210-1 art. 4.5, NF P 10-210-1 Titre II art. 1.2, P 10-210/MEM art. 2.7.2

Traitement thermique et démoulage

Obligatoire

Cinq conditions cumulatives encadrent le durcissement accéléré : moule chauffant au plus 20 °C au-dessus de la température du béton lors de la mise en place ; montée en température n'excédant pas 25 °C par heure durant les deux premières heures ; température du béton n'excédant en aucun point 70 °C ; écarts entre deux points d'un même panneau n'excédant pas 20 °C ; bétons préchauffés à 45 °C au plus.

La température du béton doit rester en tout point au moins égale à 5 °C pendant les vingt-quatre heures suivant la mise en place. Le démoulage exige une résistance suffisante : le DTU indique que, sauf cas particuliers, 7,5 à 10,0 MPa sont généralement suffisants.

Références : NF P 10-210-1 art. 4.2, NF P 10-210-1 art. 4.4.4, NF P 10-210-1 art. 4.5

Pose et étaiement provisoire

Obligatoire

La stabilité de chaque panneau doit être assurée indépendamment de celle des autres au moyen de dispositifs rigides résistants aux efforts de compression comme de traction, ce qui exclut expressément les tirants constitués par un câble ou une chaîne.

Ils comprennent un étayage équilibrant les efforts de basculement et un dispositif empêchant le ripage de pied, avec au moins deux étais de tête par panneau ; leur enlèvement ne peut intervenir que lorsque les liaisons définitives donnent au panneau une stabilité propre certaine.

Les panneaux ne doivent pas être soulevés à la pince tant qu'un dispositif anti-ripage n'existe pas, et l'usage de coins engagés à force dans le joint horizontal est proscrit.

Références : NF P 10-210-1 Titre III art. 5.2, NF P 10-210-1 Titre III art. 6.3

Joints horizontaux : le rejingot de 5 cm et le jeu de 1 cm

Obligatoire

1 est une étanchéité de forme : le Mémento écarte explicitement les joints « bout à bout » à remplissage de mastic ou serrage de cordon adhérent comme insuffisamment sûrs pour les joints courants. Pour un joint horizontal courant, la hauteur minimale du rejingot est de 5 cm — le Mémento ne fixe pas d'épaisseur minimale mais recommande 4,5 cm à la naissance et 3,5 cm à la crête.

Le glacis situé en contrebas doit être en pente vers l'extérieur, et l'inclinaison de la face extérieure du rejingot ne doit pas excéder 20° sur la verticale si le joint n'est pas garni extérieurement. La distance nominale minimale entre la face arrière de la retombée et la face avant du rejingot est de 1 cm : c'est ce jeu qui interdit la remontée capillaire.

Références : P 10-210/MEM art. 3.3.2.1, P 10-210/MEM art. 3.3.2.2.4, NF P 10-210-1 Titre III art. 8.2

Joints verticaux, croisements et exutoires

Obligatoire

Deux dispositifs sont retenus. Le premier associe un pare-pluie près du parement extérieur, une chambre de décompression, un dispositif d'étanchéité à l'air à l'arrière et, éventuellement, une bande étanche.

Les cannelures délimitant la chambre doivent avoir une largeur d'au moins 15 mm, une profondeur d'au moins 5 mm voisine de la demi-largeur, des arêtes vives et une inclinaison n'excédant pas 10° ; la bande étanche doit avoir une largeur au moins égale à celle du joint augmentée de 2 fois 6 cm.

Le second dispositif, à glissières et languette, impose un enrobage béton de 2,5 cm au minimum vers l'extérieur et 1 cm vers l'intérieur, et une inclinaison n'excédant pas 15°.

Au croisement des joints, lorsque la chambre n'est pas moulée dans l'épaisseur du rejingot, une bavette collée sur 12 cm au moins de part et d'autre du joint vertical rétablit la continuité de forme ; si le joint horizontal est fermé par une garniture extérieure, des exutoires en tube de 8 mm de diamètre intérieur au moins sont exigés à chaque croisement.

Exceptions :

  • • Le système à glissières et languette n'est pas couramment utilisable entre façade en panneaux et pignon banché, ni entre files adjacentes dont les joints horizontaux sont décalés
Références : P 10-210/MEM art. 3.3.3.1.1.2, P 10-210/MEM art. 3.3.3.1.1.4, P 10-210/MEM art. 3.3.3.1.2, P 10-210/MEM art. 3.3.4.1.1.2, NF P 10-210-1 art. 8.4, NF P 84-311

Mastics : classes, largeur et profondeur de la garniture

Obligatoire

Le DTU distingue les mastics assurant la fonction d'étanchéité — élastiques à hautes performances dits E1, seuls admis lorsque la garniture assure à elle seule l'étanchéité, notamment en appui d'allège, sous balcon, sous bandeau ou acrotère saillant — et les mastics de complément, qui peuvent être E1, E2 ou plastiques P1.

La largeur effective du joint doit être comprise entre 10 et 30 mm, le Mémento jugeant une largeur nominale de 15 à 20 mm généralement convenable. La profondeur nominale doit être voisine de la largeur si celle-ci est inférieure à 12 mm et, sans être inférieure à 8 mm, voisine de la moitié de la largeur dans les autres cas.

L'application s'effectue au-dessus de 5 °C, sans pluie ni bruine, et est déconseillée au-delà de 30 °C.

Références : NF P 10-210-1 art. 2.5.1, NF P 10-210-1 art. 8.3.3.3.1, NF P 10-210-1 art. 8.3.3.3.2, NF P 10-210-1 art. 8.3.3.3.3, NF P 10-210-1 art. 8.3.3.3.4

Liaisons, chaînages et joints de dilatation

Obligatoire

Les armatures en attente des liaisons continues sont de diamètre au moins égal à 5 mm, espacées par exemple de 40 cm au plus pour des attentes de diamètre 5, et une liaison bétonnée verticale doit présenter une section de béton supérieure à 100 cm², la plus petite dimension n'étant pas inférieure à 8 cm.

Pour les liaisons mécaniques, les plats et équerres ont une épaisseur minimale de 6 mm et une largeur utile minimale de 40 mm, les boulons et douilles un diamètre minimal de 10 mm ; la boulonnerie est protégée par cadmiage ou galvanisation, les platines et soudures par une protection au moins équivalente à une peinture au minium contenant au moins 70 % de minium, de 80 μm d'épaisseur totale.

Un chaînage horizontal continu ceinture les façades à chaque étage, de largeur nominale minimale 8 cm, avec interdiction d'y faire passer des canalisations. Les joints de dilatation sont espacés de 30 m au plus en régions sèches ou à forte opposition de température et de 60 m au plus en régions humides et tempérées.

Références : P 10-210/MEM art. 2.8, P 10-210/MEM art. 2.9, P 10-210/MEM art. 5.2.1, P 10-210/MEM art. 5.2.4.2, P 10-210/MEM art. 5.2.4.3

Conception vis-à-vis des risques de condensation

Obligatoire

Le chapitre IV du Mémento s'applique aux parois recevant une isolation rapportée en face intérieure — la configuration normale du grand panneau. Des condensations sur la face intérieure du panneau y sont reconnues inévitables, le rythme restant dans les cas les plus défavorables de l'ordre de 2 g/m²·h.

Trois règles en découlent : le facteur de température superficielle doit rester inférieur à 0,20, la résistance superficielle intérieure étant prise à 0,11 m²·°C/W, ce qui conduit à prévoir un isolant au pourtour de l'encadrement de baie ; la résistance thermique de l'isolant, lame d'air incluse, doit être supérieure à 3 fois celle de la paroi intérieure ; aucune prescription n'est imposée contre la condensation en face intérieure du panneau lorsque 3 fois la résistance thermique de l'élément préfabriqué est supérieure ou égale à la somme des résistances de l'isolant et de la paroi intérieure, sinon il faut limiter le flux de vapeur ou évacuer l'eau de fusion en partie basse du mur.

Exceptions :

  • • Locaux à faible hygrométrie et à hygrométrie moyenne : aucune règle particulière
  • • Locaux à très forte hygrométrie (plus de 7,5 g/m³) : étude cas par cas
Références : P 10-210/MEM art. 4.3.1, P 10-210/MEM art. 4.3.2, P 10-210/MEM art. 4.3.3, P 10-210/MEM art. 4.3.4

Menuiseries incorporées : classement de façade et systèmes 1, 2, 3

Obligatoire

Une façade ne peut être dite abritée que si sa hauteur au-dessus du sol ne dépasse pas 28 m et qu'elle est protégée du vent de pluie, par son orientation, par des constructions en vis-à-vis situées au plus à 30 m ou par le relief ; les façades à plus de 100 m s'étudient cas par cas, et les fonds de balcon ou de loggia ne sont pas abrités en front de mer ni au-delà de 18 m.

3 croise ce classement avec la hauteur de la baie : le système 1, pénétration du béton dans une gorge au pourtour du dormant, suffit jusqu'à 28 m en façade abritée mais n'est admis que jusqu'à 6 m et hors bord de mer en façade non abritée ; au-delà, les systèmes 2 (lame embrevée) ou 3 (garniture extérieure de mastic) s'imposent.

Exceptions :

  • • Dormants en matière plastique : non visés, Avis Technique du procédé de menuiserie
  • • Menuiseries rapportées : hors domaine, NF DTU 36.1 et 37.1
Références : P 10-210/MEM art. 3.4.1.2, P 10-210/MEM art. 3.4.2.1.2, P 10-210/MEM art. 3.4.3

Consistance des travaux et clauses de marché (NF P 10-210-2)

Obligatoire

Sauf spécifications contraires des Documents Particuliers du Marché, les travaux comprennent la fourniture et la pose des panneaux, les mortiers, bétons, armatures et dispositifs de liaison ainsi que leur protection, les garnitures d'étanchéité des joints entre panneaux et avec les menuiseries incorporées, les finitions extérieures, les échafaudages et dispositifs d'étaiement et de prévention, le nettoyage et l'enlèvement des gravois, et le contrôle des orifices de mise en communication de la lame d'air avec l'extérieur.

Sont exclus les doublages, les menuiseries rapportées et l'étanchéité de toiture-terrasse. L'ordre de service est envoyé au moins dix jours avant la date fixée au marché comme début du délai contractuel.

Références : NF P 10-210-2 art. 2.1, NF P 10-210-2 art. 2.2, NF P 10-210-2 art. 4

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Longueur et hauteur des panneaux 10 mm Art. 5.1 : différence entre dimensions maximale et minimale admissibles, soit ± 5 mm autour de la cote nominale
Différence de longueur des diagonales < 0,15 % de leur longueur Art. 5.1, sans engendrer un écart de verticalité des rives latérales supérieur à 5 mm
Dimensions des baies et position de leurs axes 6 mm Art. 5.1, par rapport aux axes des panneaux
Épaisseur des panneaux, du voile et des languettes de rives 6 mm Art. 5.1
Rectitude des arêtes 4 mm Art. 5.1, y compris les arêtes délimitant les feuillures pour menuiserie
Planéité d'ensemble à la règle de 2 m 4 mm Art. 5.1 ; parallélisme d'arêtes prévues parallèles également limité à 4 mm. Panneaux à reliefs : tolérances fixées par les DPM
Planéité locale à la règle de 0,20 m 2 mm Art. 5.2, sauf granulats apparents et revêtements scellés à reliefs
Bullage du parement Pas plus marqué que le n° 3 du jeu de références CIB W 29 Art. 5.3, Cahier du CSTB n° 1189, sauf indication des DPM
Écart de teinte et d'état de surface 2 degrés d'échelle pour les bétons ordinaires, 1 degré pour les bétons blancs ou clairs et les bétons à reliefs Art. 5.3, échelles du Cahier du CSTB n° 1189
Désaffleurement entre panneaux superposés ou adjacents 6 mm Titre III art. 6.4.1
Largeur des joints verticaux 15 mm Titre III art. 6.4.2 ; pour deux joints se prolongeant l'un l'autre, la différence de largeur de part et d'autre du croisement n'excède pas 10 mm
Épaisseur des joints horizontaux 10 mm Titre III art. 6.4.3
Faux-aplomb sur une hauteur d'étage 5 mm Titre III art. 6.4.4.1
Faux-aplomb sur l'ensemble d'un mur 60 mm Titre III art. 6.4.4.2, valeur à ne considérer que pour des bâtiments élevés

Dimensions réglementaires

Longueur maximale et surface du panneau

Dimension : Longueur de l'ordre de 8 m, surface < 30 m²
Maximum : 8 m / 30 m²

Mémento art. 1.2 ; au-delà, le panneau sort de la définition du DTU

Épaisseur des plaques pleines

Dimension : 15 cm courant
Minimum : 12 cm

Mémento art. 1.2 : réductible à 12 cm si la géométrie des joints et la position des panneaux le permettent

Épaisseur des plaques nervurées

Dimension : 6 cm pour le voile, 15 cm au droit des nervures
Minimum : 6 cm (voile)

Mémento art. 1.2 ; 8 cm pour le voile des acrotères

Nervuration des plaques nervurées

Dimension : Entraxe des nervures verticales 1,50 m si le voile fait 6 à moins de 8 cm, 2,50 m à partir de 8 cm ; largeur ≥ 6 cm à mi-hauteur
Maximum : 2,50 m

Mémento art. 2.3.1 ; nervure horizontale intermédiaire requise si la distance entre nervures haute et basse ≥ 3 m

Enrobage effectif des armatures

Dimension : 2,5 cm en face extérieure, 1 cm en face intérieure
Minimum : 2,5 cm / 1 cm

Art. 4.4.1.3 : cotes nominales de 3 et 1,5 cm, écart maximal −0,5 cm ; 3 cm effectifs si granulats apparents

Nappe minimale des plaques pleines et voiles nervurés courants

Dimension : 1 kg/m², aciers Ø ≥ 3 mm espacés de 25 cm au plus
Minimum : 1 kg/m²

Mémento art. 2.2.1 et 2.3.2.1 ; armatures périphériques ≥ 0,50 cm² ; 2 kg/m² pour les autres panneaux nervurés

Dosages en ciment

Dimension : 300 kg/m³ pour les panneaux, 350 kg/m³ pour les liaisons et chaînages, 400 kg/m³ pour le mortier de bourrage
Minimum : 300 kg/m³

Art. 3.2 et Titre III art. 2.2 et 2.3 ; affaissement < 12 cm pour les panneaux, ≤ 20 cm pour le béton de liaison ; BPE normalisé de classe ≥ B 250

Boucles de levage et force portante

Dimension : Rond lisse Fe E 24 Ø ≥ 10 mm — Ø 10 : 1 500 daN, Ø 12 : 2 200 daN, Ø 14 : 3 000 daN, Ø 16 : 4 000 daN, Ø 20 : 6 000 daN
Minimum : 10 mm

Mémento art. 2.7.2 ; valeurs pour élingues parallèles au palonnier. En élingage direct, charge à multiplier par 1,08 à 45°, 1,15 à 60°, 1,41 à 90° et 2 à 120°

Résistance du béton au démoulage

Dimension : 7,5 à 10,0 MPa
Minimum : 7,5 MPa

Art. 4.5, valeur généralement suffisante sauf cas particuliers

Rejingot de joint horizontal courant

Dimension : Hauteur ≥ 5 cm
Minimum : 5 cm

Mémento art. 3.3.2.1 ; épaisseurs recommandées 4,5 cm à la naissance et 3,5 cm à la crête ; inclinaison de la face extérieure ≤ 20° si le joint n'est pas garni ; jeu retombée / rejingot ≥ 1 cm

Cannelure de chambre de décompression

Dimension : Largeur ≥ 15 mm, profondeur ≥ 5 mm et voisine de la demi-largeur
Minimum : 15 mm de largeur

Mémento art. 3.3.3.1.1.2 ; arêtes vives, inclinaison ≤ 10°, en partie basse dans l'épaisseur de la retombée

Garniture de mastic

Dimension : Largeur effective 10 à 30 mm ; profondeur voisine de la largeur si celle-ci < 12 mm, sinon voisine de la demi-largeur
Minimum : 10 mm de largeur, 8 mm de profondeur
Maximum : 30 mm de largeur

Art. 8.3.3.3.2 et 8.3.3.3.3 ; largeur nominale de 15 à 20 mm jugée généralement convenable par le Mémento

Bande étanche, bavette et exutoire

Dimension : Bande étanche : largeur du joint + 2 × 6 cm. Bavette : ≥ 12 cm de part et d'autre du joint vertical. Exutoire : tube de Ø intérieur ≥ 8 mm
Minimum : 12 cm de part et d'autre

Mémento art. 3.3.3.1.1.4 et 3.3.4.1.1.2, NF P 10-210-1 art. 8.4 ; bitume armé type 40 TV-VV selon NF P 84-311, butyle ou polyisobutylène équivalent

Liaisons bétonnées et mécaniques

Dimension : Section de béton de liaison > 100 cm² (plus petite dimension ≥ 8 cm) ; plats et équerres ≥ 6 mm × 40 mm ; boulons et douilles Ø ≥ 10 mm
Minimum : 100 cm² / 6 mm / Ø 10 mm

Mémento art. 5.2.1.3, 5.2.4.2 et 5.2.4.3 ; armatures en attente Ø ≥ 5 mm ; protection des platines au minium ≥ 70 %, 80 μm

Chaînages et joints de dilatation

Dimension : Chaînage bétonné en oeuvre de largeur nominale ≥ 8 cm ; joints de dilatation espacés de 30 m (régions sèches) à 60 m (régions humides et tempérées)
Maximum : 60 m

Mémento art. 2.8.2 et 2.9 ; largeur de chaînage réductible à 6 cm en partie inférieure en cas de larges évidements ; canalisations interdites dans la partie active

Appui de baie et larmier des menuiseries incorporées

Dimension : Appui : pente > 1/10, rejingot de 2,5 cm de hauteur et 3 cm d'épaisseur au moins. Larmier : cannelure ≥ 3 cm × 1,5 cm
Minimum : 2,5 cm de rejingot

Mémento art. 3.4.2.1.1 et 3.4.2.1.2 ; larmier distant d'au moins 2,5 cm du parement extérieur

Hauteur limite de la notion de façade abritée

Dimension : 28 m au-dessus du sol
Maximum : 28 m

Mémento art. 3.4.1.2.2 ; vis-à-vis à 30 m au plus ; balcons et loggias non abrités en front de mer et au-delà de 18 m

Comprendre NF P 10-210-1 et NF P 10-210-2 (mai 1993) — DTU 22.1, avec le Mémento de conception P 10-210/MEM (juin 1980)

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF P 10-210-1 et NF P 10-210-2 (mai 1993) — DTU 22.1, avec le Mémento de conception P 10-210/MEM (juin 1980), le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF P 10-210-1 et NF P 10-210-2 (mai 1993) — DTU 22.1, avec le Mémento de conception P 10-210/MEM (juin 1980) couvre : Murs extérieurs en élévation réalisés avec des panneaux préfabriqués du type plaque pleine ou nervurée en béton plein de granulats lourds courants répondant à la définition du Mémento n° 22.1 : longueur maximale de l'ordre de 8 m, hauteur utile d'une hauteur d'étage, surface inférieure à 30 m². Les panneaux peuvent être porteurs ou en remplissage, à menuiserie incorporée ou non. Sont exclus les murs de fondation, les ouvrages de génie civil, les panneaux hors définition du Mémento (Avis Technique) et les constructions hors France métropolitaine.. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF P 10-210-1 et NF P 10-210-2 (mai 1993) — DTU 22.1, avec le Mémento de conception P 10-210/MEM (juin 1980)

Le NF DTU 22.1 n'est pas un document unique mais un ensemble de trois textes qu'il faut lire ensemble. La NF P 10-210-1, cahier des charges, et la NF P 10-210-2, cahier des clauses spéciales, ont été homologuées par décision du directeur général de l'AFNOR le 5 avril 1993 pour prendre effet le 5 mai 1993, en reprenant sans modification le DTU 22.1 d'avril 1981. Le troisième texte, le Mémento pour la conception des ouvrages P 10-210/MEM de juin 1980 — intégrant l'erratum de septembre 1980 et l'additif n° 1 d'octobre 1984 paru au Cahier du CSTB n° 1953 —, n'a jamais été transformé en norme, mais le cahier des charges y renvoie dès son Titre 0 : un panneau qui ne répond pas à la définition du Mémento sort du domaine du DTU et relève de l'Avis Technique. Selon la base NormInfo de l'AFNOR, la NF P 10-210-1 a été confirmée le 30 novembre 2018, son prochain réexamen étant programmé pour mai 2028.

Cette architecture explique une confusion fréquente en CCTP : la plupart des valeurs que l'on cite comme « du DTU 22.1 » — hauteur du rejingot, largeur de la cannelure de décompression, sections d'armatures minimales, espacement des joints de dilatation, force portante des boucles de levage — figurent en réalité dans le Mémento de conception, pas dans le cahier des charges, qui porte la fabrication, les tolérances, la manutention et la mise en oeuvre. La connaissance fine de ce corpus est d'abord un outil de diagnostic sur le parc existant : savoir que le rejingot doit faire 5 cm, que la chambre de décompression doit avoir des arêtes vives et que la bavette doit couvrir 12 cm de part et d'autre du joint vertical permet d'expliquer une infiltration en tête de joint que des années de reprises de mastic n'ont pas résolue.

Deux précautions de lecture pour finir. Il ne faut pas confondre le NF DTU 22.1 avec la norme produit européenne : la NF EN 14992+A1 « Produits préfabriqués en béton — Éléments de mur », publiée le 18 août 2012, encadre le produit fabriqué en usine, quand le DTU encadre l'ouvrage. Et le DTU rappelle en tête de son Titre II que la prévention des accidents relève du décret du 8 janvier 1965 ; ce décret n° 65-48 a été abrogé par le décret n° 2008-244 du 7 mars 2008 avec effet au 1er mai 2008, le levage comme l'étaiement relevant désormais du code du travail. Les prescriptions techniques du DTU sur les boucles, les élingues et l'étaiement restent en revanche pleinement pertinentes.

Comprendre en détail NF P 10-210-1 et NF P 10-210-2 (mai 1993) — DTU 22.1, avec le Mémento de conception P 10-210/MEM (juin 1980)

L'étanchéité par la forme : rejingot, chambre de décompression, bavette

Le Mémento est explicite : ne sont visés que les joints où la forme joue un rôle prépondérant. Les joints « bout à bout » à remplissage de mastic ou serrage de cordon adhérent, sans disposition complémentaire, ne sont pas considérés comme assez sûrement satisfaisants dans les conditions usuelles pour les joints courants. C'est la différence fondamentale avec une façade légère : le mastic est un complément, la géométrie est l'étanchéité.

Le joint horizontal courant repose sur trois pièces : la retombée, saillie vers le bas de la tranche inférieure d'un élément ; le rejingot, saillie vers le haut de la tranche supérieure, nécessairement en retrait du plan de parement ; et le glacis situé au pied du rejingot, en pente vers l'extérieur. Trois cotes commandent le fonctionnement : rejingot d'au moins 5 cm, jeu nominal d'au moins 1 cm entre face arrière de la retombée et face avant du rejingot, inclinaison de la face extérieure du rejingot n'excédant pas 20° lorsque le joint n'est pas garni extérieurement.

Le joint vertical à chambre de décompression associe un pare-pluie près du parement, la chambre proprement dite, un dispositif d'étanchéité à l'air à l'arrière et, le cas échéant, une bande étanche. La cannelure qui délimite la chambre doit mesurer au moins 15 mm de large et 5 mm de profondeur, avec des arêtes vives et une inclinaison n'excédant pas 10°. Le Mémento souligne que l'efficacité de la chambre est d'autant plus grande que le moulage donne des arêtes nettes : une arête arrondie par un moule fatigué ou un ragréage maladroit annule la coupure de capillarité.

Le croisement des deux joints est le point faible statistique de la façade. Lorsque la chambre de décompression n'est pas entièrement moulée dans l'épaisseur du rejingot, il faut rétablir la continuité de la tranche supérieure par une bavette collée sur 12 cm au moins de part et d'autre du joint vertical, en bitume armé type 40 à double armature de tissu et voile de verre selon la NF P 84-311, ou en butyle ou polyisobutylène équivalent. Si le joint horizontal est fermé par une garniture extérieure, des exutoires sont exigés à tous les croisements : tube durable de 8 mm de diamètre intérieur au moins, en pente vers l'extérieur, extrémité orientée vers le bas.

Erreurs fréquentes sur les murs en grands panneaux préfabriqués

Prescrire « béton C25/30, classe XC4, enrobage 30 mm, aciers HA B500 » en citant le NF DTU 22.1 : aucune de ces quatre valeurs n'y figure. Le DTU prescrit 300 kg de ciment par mètre cube au moins, un affaissement inférieur à 12 cm, un enrobage effectif de 2,5 cm en face extérieure et 1 cm en face intérieure, et des nappes de 1 kg/m² en aciers de diamètre 3 mm au moins.

Annoncer une tolérance de planéité de 3 mm sous la règle de 2 m, alors que l'article 5.1 retient 4 mm sous la règle de 2 m et l'article 5.2 retient 2 mm sous la règle de 0,20 m. Retenir une tolérance de verticalité de 10 mm par étage, alors que l'article 6.4.4 fixe 5 mm sur une hauteur d'étage et 60 mm sur l'ensemble d'un mur.

Dimensionner des panneaux de 3,20 m sur 12 m, ou descendre une plaque pleine à 14 cm sans analyse. Le Mémento borne le grand panneau à une longueur de l'ordre de 8 m et une surface inférieure à 30 m², et fixe l'épaisseur minimale courante de base à 15 cm, la descente à 12 cm n'étant admise que si la géométrie des joints et la position des panneaux le permettent.

Admettre des joints jusqu'à 40 mm de largeur, ou imposer une profondeur de mastic de 15 mm quelle que soit la largeur : la largeur effective doit être comprise entre 10 et 30 mm, et la profondeur nominale doit être voisine de la largeur si celle-ci est inférieure à 12 mm et, sans descendre sous 8 mm, voisine de la demi-largeur dans les autres cas.

Traiter les joints uniquement au mastic sans rejingot ni chambre de décompression, coller une bavette de croisement sur 5 ou 6 cm au lieu des 12 cm exigés de part et d'autre, ou oublier les exutoires lorsque le joint horizontal est fermé par une garniture extérieure.

Utiliser les boucles de levage pour relever un panneau depuis la position horizontale, ou élinguer à plus de 120° — le premier est interdit, le second proscrit. Ne prévoir qu'un seul étai de tête par panneau, ou un tirant en câble : le DTU impose au moins deux étais de tête et des dispositifs rigides résistant à la traction comme à la compression.

Glossaire NF P 10-210-1 et NF P 10-210-2 (mai 1993) — DTU 22.1, avec le Mémento de conception P 10-210/MEM (juin 1980)

Retombée
Saillie affectant vers le bas toute la longueur de la tranche inférieure d'un élément, généralement située dans le plan du parement extérieur (Mémento art. 3.3.1.1).
Rejingot
Saillie affectant vers le haut toute la longueur de la tranche supérieure d'un élément, nécessairement en retrait du plan de parement ; avec le glacis situé en son pied, il forme le complément de la retombée. Hauteur minimale 5 cm en joint horizontal courant (Mémento art. 3.3.1.2 et 3.3.2.1).
Chambre de décompression
Volume continu ménagé dans un joint entre les extrémités des panneaux, qui équilibre les pressions, coupe la capillarité et draine. Délimitée par des cannelures de largeur ≥ 15 mm et de profondeur ≥ 5 mm à arêtes vives (Mémento art. 3.3.1.3 et 3.3.3.1.1.2).
Pare-pluie
Dispositif placé au voisinage du parement extérieur qui empêche l'entrée directe de l'eau dans le joint vertical : cordon de mastic collé et écrasé, ou lame insérée dans un jeu de cannelures (Mémento art. 3.3.3.1.1.1).
Bavette
Bande étanche collée au sommet des panneaux sur 12 cm au moins de part et d'autre du joint vertical, qui rétablit la continuité de la forme de la tranche supérieure au croisement des joints (Mémento art. 3.3.4.1.1.2 b).
Exutoire
Segment de tube durable de 8 mm de diamètre intérieur au moins, en pente vers l'extérieur, mis en place à chaque croisement de joints lorsque le joint horizontal est fermé par une garniture extérieure (NF P 10-210-1 art. 8.4.2).
Glissières et languette
Système d'étanchéité de joint vertical constitué d'une languette enfilée dans des glissières scellées dans les flancs du joint, à enrobage béton de 2,5 cm vers l'extérieur et 1 cm vers l'intérieur (Mémento art. 3.3.3.1.2).
Panneau nervuré courant
Panneau dont la hauteur des nervures n'excède pas environ 2,5 fois l'épaisseur du voile, dont le rapport entre section en saillie des nervures et section du voile n'excède pas environ 1/3, et dont l'élancement de section des nervures n'est pas supérieur à 2 (Mémento art. 2.3.2.1).
Boucle de levage
Dispositif de manutention fermé extérieurement, réalisé à partir de rond à béton lisse de nuance Fe E 24 et de diamètre minimal 10 mm, à diamètre intérieur au moins égal à 4 fois celui du rond (Mémento art. 2.7.2).
Façade abritée
Façade dont la hauteur au-dessus du sol ne dépasse pas 28 m et qui est protégée du vent de pluie, par son orientation, par une construction en vis-à-vis située à 30 m au plus, ou par le relief. Détermine le système d'étanchéité admis entre dormant incorporé et béton (Mémento art. 3.4.1.2.2).

Questions fréquentes sur NF P 10-210-1 et NF P 10-210-2 (mai 1993) — DTU 22.1, avec le Mémento de conception P 10-210/MEM (juin 1980)

Qu'est-ce que NF P 10-210-1 et NF P 10-210-2 (mai 1993) — DTU 22.1, avec le Mémento de conception P 10-210/MEM (juin 1980) ?

NF DTU 22.1 (NF P 10-210) — Murs extérieurs en panneaux préfabriqués de grandes dimensions en béton. Le NF DTU 22.1 encadre la fabrication, la manutention et la mise en oeuvre des murs extérieurs en panneaux préfabriqués de grandes dimensions du type plaque pleine ou nervurée en béton ordinaire. Il réunit deux normes homologuées de mai 1993 — NF P 10-210-1, cahier des charges, et NF P 10-210-2, clauses spéciales — et un texte indissociable, le Mémento pour la conception des ouvrages P 10-210/MEM de juin 1980. C'est l'un des rares corpus normatifs français qui traite l'étanchéité d'une façade par la forme du joint plutôt que par un mastic : rejingot, retombée, chambre de décompression et bavette de croisement y sont chiffrés au millimètre. Un rejingot trop bas, une cannelure aux arêtes molles ou une bavette trop étroite produisent des infiltrations en tête de joint vertical qu'aucune reprise de mastic ne corrige. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF P 10-210-1 et NF P 10-210-2 (mai 1993) — DTU 22.1, avec le Mémento de conception P 10-210/MEM (juin 1980) ?

Le domaine d'application couvre : Murs extérieurs en élévation réalisés avec des panneaux préfabriqués du type plaque pleine ou nervurée en béton plein de granulats lourds courants répondant à la définition du Mémento n° 22.1 : longueur maximale de l'ordre de 8 m, hauteur utile d'une hauteur d'étage, surface inférieure à 30 m². Les panneaux peuvent être porteurs ou en remplissage, à menuiserie incorporée ou non. Sont exclus les murs de fondation, les ouvrages de génie civil, les panneaux hors définition du Mémento (Avis Technique) et les constructions hors France métropolitaine.. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF P 10-210-1 et NF P 10-210-2 (mai 1993) — DTU 22.1, avec le Mémento de conception P 10-210/MEM (juin 1980) sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Le NF DTU 22.1 est-il toujours en vigueur ?

Oui. La NF P 10-210-1 a été homologuée le 5 avril 1993 pour prendre effet le 5 mai 1993 et, selon la base NormInfo de l'AFNOR, elle a été confirmée le 30 novembre 2018, son prochain réexamen étant programmé pour mai 2028. Elle reprend sans modification le DTU 22.1 d'avril 1981 et reste indissociable du Mémento de conception P 10-210/MEM de juin 1980.

Quelles sont les dimensions maximales d'un grand panneau au sens du DTU 22.1 ?

Le Mémento (art. 1.2) retient une longueur maximale de l'ordre de 8 m, une hauteur utile égale à une hauteur d'étage éventuellement augmentée de l'acrotère et de la retombée, et une surface inférieure à 30 m². Un panneau qui dépasse ces valeurs sort de la définition du DTU et relève de l'Avis Technique.

Quelle épaisseur minimale pour un panneau de façade en béton ?

Pour une plaque pleine, l'épaisseur minimale courante de base est de 15 cm ; elle peut descendre jusqu'à 12 cm, sans jamais aller en dessous, lorsque la géométrie des joints et la position des panneaux le permettent. Pour une plaque nervurée, le voile fait 6 cm au minimum et 15 cm au droit des nervures ; le voile des acrotères fait 8 cm.

Quelle classe de béton pour les panneaux préfabriqués ?

Le DTU n'impose pas de classe de résistance. Il fixe un dosage en ciment d'au moins 300 kg par mètre cube de béton en place et un affaissement au cône d'Abrams inférieur à 12 cm, et exige pour le béton prêt à l'emploi normalisé une classe de résistance au moins égale à B 250 au sens de la NF P 18-305. Les liaisons et chaînages coulés en oeuvre sont dosés à 350 kg/m³ au moins, le mortier de bourrage des joints à 400 kg/m³ au moins.

Quelle hauteur minimale pour le rejingot d'un joint horizontal ?

5 cm (Mémento art. 3.3.2.1). Le glacis situé en contrebas doit être en pente vers l'extérieur, la distance nominale minimale entre la face arrière de la retombée et la face avant du rejingot est de 1 cm, et l'inclinaison de la face extérieure du rejingot sur la verticale ne doit pas excéder 20° lorsque le joint n'est pas garni extérieurement.

Quelle est la force portante admissible d'une boucle de levage ?

Pour une manutention au palonnier à élingues parallèles : 1 500 daN pour un rond de 10 mm, 2 200 daN pour 12 mm, 3 000 daN pour 14 mm, 4 000 daN pour 16 mm et 6 000 daN pour 20 mm (Mémento art. 2.7.2.4). En élingage direct, la charge doit être multipliée par 1,08 à 45°, 1,15 à 60°, 1,41 à 90° et 2 à 120°, un angle supérieur à 120° étant proscrit.

Quel enrobage des armatures le DTU 22.1 impose-t-il ?

Un enrobage effectif d'au moins 2,5 cm sur les faces extérieures et 1 cm sur les faces intérieures, correspondant à des cotes nominales de 3 et 1,5 cm avec un écart maximal admissible de −0,5 cm. La cote effective extérieure passe à 3 cm en parement de granulats apparents, comptée depuis le fond des creux ; un revêtement scellé compte pour 0,5 cm dans les 2,5 cm (art. 4.4.1.3).

Quelle largeur pour un joint vertical entre panneaux ?

La largeur effective du joint garni de mastic doit être comprise entre 10 et 30 mm (art. 8.3.3.3.2), le Mémento indiquant qu'une largeur nominale de 15 à 20 mm est généralement convenable. La tolérance de pose sur la largeur des joints verticaux est de 15 mm, avec une différence n'excédant pas 10 mm de part et d'autre d'un croisement de joints.

Quelles sont les tolérances de pose des panneaux ?

Quatre valeurs (art. 6.4) : désaffleurement entre panneaux superposés ou adjacents 6 mm ; largeur des joints verticaux 15 mm, avec une différence de 10 mm au plus de part et d'autre d'un croisement ; épaisseur des joints horizontaux 10 mm ; faux-aplomb 5 mm sur une hauteur d'étage et 60 mm sur l'ensemble d'un mur.

Le DTU 22.1 couvre-t-il les panneaux sandwichs à isolation intégrée ?

Non au sens strict : le DTU vise les plaques pleines ou nervurées en béton plein de granulats lourds courants, généralement destinées à être complétées en oeuvre par un complexe de doublage isolant ou une contre-cloison. Les panneaux ne répondant pas à cette définition relèvent de l'Avis Technique (Titre 0). Sur le plan du produit, les éléments de mur préfabriqués relèvent de la norme européenne NF EN 14992+A1, publiée le 18 août 2012.

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Informations

Référence NF P 10-210-1 et NF P 10-210-2 (mai 1993) — DTU 22.1, avec le Mémento de conception P 10-210/MEM (juin 1980)
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 5 mai 1993

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 28 août 2026

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

NF P 10-210-1 et NF P 10-210-2 (mai 1993) — DTU 22.1, avec le Mémento de conception P 10-210/MEM (juin 1980) - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. panneau préfabriqué, grand panneau, béton, mur extérieur, façade, préfabrication, joint vertical, joint horizontal, rejingot, retombée, chambre de décompression, bavette, boucle de levage, chaînage, étanchéité à la pluie, NF P 10-210.

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