NF DTU 20.12 - Gros œuvre en maçonnerie des toitures destinées à recevoir un revêtement d'étanchéité
Le DTU 20.12 traite des maçonneries servant de support d'étanchéité aux toitures-terrasses : acrotères, costières, dallages de couverture et reliefs. Il précise les hauteurs minimales, les chaînages, les solins et les liaisons avec le complexe d'étanchéité. Un acrotère sous-dimensionné ou mal ferraillé provoque fissuration, décollement des relevés et infiltrations en sous-face de la dalle de toiture.
Domaine d'application
Supports maçonnés pour étanchéité toitures-terrasses
Règles principales
Pentes et horizontalité du support
1 selon la destination de la toiture. Il attire en revanche l'attention sur le fait que, par suite des tolérances de planéité des supports et des conditions d'exécution des revêtements, les toitures-terrasses de pente inférieure à 2 % peuvent présenter en service des contre-pentes, des flaches et des retenues d'eau.
2 impose une horizontalité telle qu'il ne puisse en aucun cas y avoir de retenue d'eau de plus de 2 cm de profondeur, vérification effectuée après une pluie abondante ou après arrosage. La déformation des éléments de grande portée, de l'ordre de 8 mètres, peut être compensée par une contre-flèche.
Planéité et état de surface du support
1 fixe, lorsque l'élément porteur reçoit directement l'étanchéité, trois exigences distinctes : la planéité générale est satisfaite si une règle de 2,00 m déplacée en tous sens ne fait pas apparaître de flèches de plus de 10 mm ; la planéité locale est satisfaite si une réglette de 0,20 m déplacée en tous sens ne fait pas apparaître de flèches de plus de 3 mm ; le désaffleurement au droit des joints doit être inférieur ou égal à 3 mm.
L'état de surface doit être celui d'un parement courant de béton surfacé au sens du NF DTU 21. 2). 3).
Reliefs et hauteur des relevés
4 définit la hauteur H comme la distance verticale comprise entre le dessus de la protection des parties courantes du revêtement d'étanchéité au voisinage du relief et le dispositif écartant les eaux de ruissellement. Les valeurs de H sont données par le tableau 2 du DTU en fonction de la pente et de l'accessibilité de la terrasse.
La réservation totale H' à prévoir dans le gros oeuvre doit tenir compte de la valeur du becquet, de la valeur H, du type et de l'épaisseur de la protection, de l'épaisseur du revêtement d'étanchéité, de l'isolation thermique et du pare-vapeur, de l'épaisseur de la forme de pente éventuelle et de tout autre élément tel que la terre végétale.
4 C admet de réduire la hauteur H à 50 mm lorsque le revêtement d'étanchéité revêt le relief de façon continue et que ce relief ne forme pas une noue de rive — cas des acrotères de faible hauteur et des doubles costières de joint plat surélevé.
Collecte et évacuation des eaux pluviales
2 impose que les caniveaux et chéneaux soient réalisés en béton armé et ne comportent ni joints plats ni joints plats surélevés.
L'annexe C fixe les règles d'implantation : chaque entrée d'eau ne peut collecter plus de 200 mètres carrés en cas de protection par dalles sur plots et plus de 700 mètres carrés pour les autres protections ; la distance entre deux entrées d'eau ne doit pas excéder 30 mètres ; la distance entre une entrée d'eau et l'extrémité de l'ouvrage de collecte ne doit pas excéder 20 mètres en protection par dalles sur plots et 30 mètres dans les autres cas ; le parcours des eaux de pluie entre tout point de la toiture et l'ouvrage de collecte doit rester limité à 30 mètres.
L'annexe C limite par ailleurs la largeur utile des chéneaux et caniveaux entre 0,30 m et 1,00 m, la profondeur utile ne devant pas excéder la largeur utile. L'eau accumulée par l'engorgement possible d'une descente doit pouvoir s'évacuer soit par une descente voisine, soit par un trop-plein.
Joints de gros oeuvre et fractionnement des acrotères
1 pour la maçonnerie d'éléments. 2 impose que l'espacement des joints verticaux de la partie supérieure ne dépasse pas 8 mètres dans les régions sèches ou à forte opposition de température et 12 mètres dans les régions humides ou tempérées, et que les joints transversaux soient calfeutrés sur tout leur développé par un mastic élastomère de 1re catégorie.
4 traite les joints de gros oeuvre en toiture, par double costière ou par joints de niveaux décalés.
Isolation thermique et sollicitations d'origine thermique
1 B impose, lorsque les murs du dernier étage sous toiture-terrasse comportent de la maçonnerie d'éléments porteuse ou de remplissage, ou des voiles en béton non armé, que l'isolation thermique surmontant l'élément porteur présente, indépendamment de toute autre exigence réglementaire, une résistance thermique au moins égale à 1 m²·°C/W.
2 n'admet l'absence d'isolation au-dessus de l'élément porteur que dans deux cas : les ouvrages de faibles dimensions, dont la dimension maximale mesurée en diagonale est de l'ordre de 6 mètres, et les ouvrages de dimensions courantes couvrant des locaux non chauffés avec éléments porteurs verticaux en béton armé, moyennant une étude particulière des effets du retrait et des variations de température.
L'isolation placée en sous-face de l'élément porteur n'est pas traitée par la norme et a souvent donné lieu à des désordres.
Exceptions :
- • Ouvrages de faibles dimensions (diagonale de l'ordre de 6 m)
- • Locaux non chauffés avec éléments porteurs verticaux en béton armé, sous étude particulière
Souches et murs de locaux divers
1, armé d'un grillage à mailles rectangulaires. 1. Un ouvrage de protection doit être prévu à la partie supérieure de la souche pour éviter toute infiltration entre les conduits et leur habillage. Lorsque la souche est désolidarisée de l'élément porteur — cas d'un conduit de fumée librement dilatable — elle doit être entourée de costières solidaires de l'élément porteur destinées à recevoir le relevé d'étanchéité. 1.
Acrotères et costières : épaisseurs et ferraillage
2 distingue les acrotères bas, dont la hauteur au-dessus de la protection de l'étanchéité ne dépasse pas 300 mm, et les acrotères hauts qui excèdent cette valeur.
1 impose que les acrotères bas soient obligatoirement en béton armé, d'épaisseur minimale « b » égale à 100 mm, avec des armatures longitudinales obligatoirement à haute adhérence dont l'espacement maximal est égal à la plus faible des deux valeurs suivantes : 250 mm ou 2,5 fois l'épaisseur b.
1 fixe l'épaisseur minimale des costières à 100 mm lorsqu'elles sont en béton et à 150 mm lorsqu'elles sont en maçonnerie, la face recevant l'étanchéité devant alors comporter un enduit en mortier de ciment ; les costières sont en béton armé sur les terrasses accessibles.
2 b), la hauteur au-dessus de la protection du revêtement est comprise entre 150 et 200 mm si la costière n'est pas isolée thermiquement, et entre 150 et 350 mm si elle l'est.
Formes de pente rapportées et ragréages
1 impose que la surface de l'élément porteur soit rugueuse pour permettre l'accrochage de la forme rapportée, et qu'elle soit nettoyée et humidifiée avant mise en oeuvre. 2 fixe une épaisseur minimale de 1 cm et impose la réalisation en béton de gravillons lorsque l'épaisseur est supérieure ou égale à 30 mm, et en mortier à adhérence améliorée lorsqu'elle est comprise entre 10 et 30 mm.
3 fixe les dosages : 200 à 250 kg de ciment courant de classe 32,5 minimum par mètre cube pour les formes en béton, 350 kg pour les formes en mortier. 2 impose de recourir à un ragréage au moyen de mortiers de résine pour rattraper des irrégularités de surface de moins de 1 cm.
Les formes de pente rapportées ne sont pas admises sur les éléments porteurs du type D.
Réservations et percements dans le gros oeuvre
9 impose que, sauf justifications particulières, toutes les réservations nécessaires à l'organisation des ouvrages d'étanchéité de toiture — passages de canalisations, gaines, souches débouchant en toiture — soient exécutées lors de la mise en oeuvre des éléments porteurs. Pour les éléments en béton précontraint, les percements effectués après mise en oeuvre ne sont pas admis.
1 tolère les percements après coup de petites sections dans les éléments porteurs en béton armé, et les interdit dans ceux en béton précontraint. 3 impose de prévoir un encuvement lorsque le revêtement d'étanchéité est posé directement sur l'élément porteur, afin de mettre en place la platine du dispositif d'entrée d'eau sans surépaisseur.
Classification des éléments porteurs (annexe A)
L'annexe A, normative, classe les éléments porteurs en quatre types selon leur susceptibilité croissante à la fissuration. Le type A désigne les éléments dont au moins la partie supérieure de la section résistante est réalisée en béton armé coulé en oeuvre de façon continue : dalles pleines, dalles sur prédalles, planchers à poutrelles avec dalle de répartition complète, planchers à bacs métalliques collaborants.
Le type C désigne les éléments préfabriqués jointifs solidarisés par blocages et chaînages transversaux réalisés in situ, comme les planchers à poutrelles et entrevous porteurs sans dalle de répartition — avec chaînages transversaux intermédiaires tous les 2 mètres au plus pour les entrevous porteurs en béton.
Le type D désigne les éléments préfabriqués posés jointifs et solidarisés par clefs continues en béton, sans continuité sur appuis : dalles alvéolées sans dalle collaborante, éléments en T ou double T.
2 B limite à 1,5 mm l'ouverture des fissures sur appuis déterminée par le calcul, la part résultant des charges mobiles ne devant pas excéder le tiers de l'ouverture totale, et impose que les zones d'appuis soient repérées et matérialisées.
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Planéité générale du support | Flèches ≤ 10 mm sous règle de 2,00 m déplacée en tous sens | § 5.8.1.1, élément porteur recevant directement l'étanchéité ou des panneaux isolants supports |
| Planéité locale du support | Flèches ≤ 3 mm sous réglette de 0,20 m déplacée en tous sens | § 5.8.1.1 |
| Désaffleurement au droit des joints | ≤ 3 mm | § 5.8.1.1 |
| Horizontalité des terrasses à pente nulle | Aucune retenue d'eau de plus de 2 cm de profondeur | § 5.8.2, vérification après pluie abondante ou arrosage |
| Ouverture des fissures sur appuis des éléments porteurs de type D | ≤ 1,5 mm | § 5.7.2 B ; la part due aux charges mobiles ne doit pas excéder le tiers de l'ouverture totale |
Dimensions réglementaires
Épaisseur minimale des acrotères bas en béton armé
§ 7.2.4.1.1 ; espacement des armatures longitudinales ≤ min(250 mm ; 2,5 b)
Hauteur définissant un acrotère bas
§ 7.2.2 ; au-delà, l'acrotère est dit haut
Épaisseur minimale des costières
§ 7.2.5.1 ; enduit en mortier de ciment obligatoire côté étanchéité en maçonnerie
Hauteur réduite admissible des reliefs revêtus en continu
§ 7.2.3.2.4 C ; si le revêtement revêt le relief de façon continue et que le relief ne forme pas noue de rive
Épaisseur des formes de pente rapportées
§ 6.1.2.2 ; béton de gravillons si ≥ 30 mm, mortier à adhérence améliorée entre 10 et 30 mm
Dosage des formes de pente
§ 6.1.2.3, ciment courant de classe 32,5 minimum conforme à la NF EN 197-1
Surface maximale collectée par entrée d'eau
Annexe C § C.3.2
Distance maximale entre deux entrées d'eau
Annexe C § C.3.2 ; parcours des eaux limité à 30 m entre tout point de la toiture et l'ouvrage de collecte
Largeur utile des chéneaux et caniveaux
Annexe C § C.4.1.1.1 ; profondeur utile Pu ≤ Lu
Résistance thermique minimale de l'isolation au-dessus de l'élément porteur
§ 5.4.1 B, lorsque les murs du dernier étage comportent de la maçonnerie d'éléments ou des voiles en béton non armé
Espacement des joints verticaux des acrotères hauts
§ 7.2.4.1.2, calfeutrement par mastic élastomère de 1re catégorie
Rejingot d'appui de baie au droit d'un seuil
§ 7.2.7.1, par renvoi au NF DTU 20.1 ; pente vers l'extérieur de 10 % minimum
Comprendre NF DTU 20.12
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF DTU 20.12, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF DTU 20.12 couvre : Supports maçonnés pour étanchéité toitures-terrasses. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF DTU 20.12
Le NF DTU 20.12, référencé NF P 10-203, traite du gros oeuvre en maçonnerie des toitures destinées à recevoir un revêtement d'étanchéité. Il définit ce qui doit être livré par le lot gros oeuvre au lot étanchéité : élément porteur, forme de pente éventuelle, acrotères, costières, souches, seuils, joints et ouvrages de collecte des eaux pluviales.
C'est un DTU d'interface, et c'est ce qui en fait la difficulté. Il ne décrit ni l'étanchéité — qui relève du NF DTU 43.1 en climat de plaine — ni le calcul de la structure — qui relève des règles de calcul du béton armé ou précontraint. Il fixe les caractéristiques que le support doit présenter pour que l'étanchéité puisse être posée et durer : planéité, horizontalité, état de surface, hauteurs de réservation, épaisseurs et ferraillage des reliefs.
L'article 3 définit précisément le champ : le gros oeuvre des toitures comprend les éléments en béton armé ou précontraint fractionnés ou non, les formes de pente éventuelles rapportées et les ouvrages annexes exécutés en maçonnerie ou en béton — reliefs, émergences et joints de gros oeuvre. La notion de support de l'étanchéité est distincte de celle d'élément porteur : le support peut être l'élément porteur lui-même, une forme de pente rapportée ou des panneaux isolants non porteurs sous Avis Technique.
L'annexe A, normative, classe les éléments porteurs en quatre types selon leur susceptibilité croissante à la fissuration. Ce classement est la clé d'entrée de tout le document : il commande les exigences de planéité, l'admissibilité des formes de pente rapportées, le traitement des zones d'appui et l'ouverture de fissure admissible. Un projet qui n'a pas identifié le type de son élément porteur ne peut pas être vérifié.
Comprendre en détail NF DTU 20.12
Ce que le NF DTU 20.12 couvre — et ce qu'il ne couvre pas
L'article 3.1 définit le gros oeuvre des toitures comme l'ensemble des ouvrages en béton ou maçonnerie situés au-dessus des murs porteurs ou de l'ossature porteuse du dernier étage, destinés à recevoir le revêtement d'étanchéité ou le support de ce dernier lorsque celui-ci n'est pas en maçonnerie.
Il comprend le gros oeuvre proprement dit constitué d'éléments en béton armé ou précontraint, fractionnés ou non ; les formes de pente éventuelles rapportées ; et les ouvrages annexes exécutés en maçonnerie ou en béton, qui comprennent notamment les reliefs, les émergences et les joints de gros oeuvre. D'autres techniques, comme les voûtes et voûtains en maçonnerie d'éléments, ne sont pas traitées par la norme.
L'article 3.2.2 distingue soigneusement le support de l'étanchéité de l'élément porteur. Le support est l'élément de la construction sur lequel le revêtement d'étanchéité est appliqué directement : il peut s'agir de l'élément porteur en maçonnerie lui-même, d'ouvrages rapportés tels que les formes de pente, ou de panneaux isolants non porteurs bénéficiant d'un Avis Technique pour cet emploi.
L'article 4 renvoie le dimensionnement aux règles en vigueur : règles de calcul du béton armé pour les ouvrages traditionnels, règles du béton précontraint pour les ouvrages précontraints, Avis Techniques renvoyant aux Cahiers des Prescriptions Techniques « Planchers » et « Structures » pour les procédés non traditionnels.
Les quatre types d'éléments porteurs (annexe A)
L'annexe A classe les éléments porteurs selon leur susceptibilité croissante à la fissuration, indépendamment de la présence de joints dans le gros oeuvre.
Le type A regroupe les éléments dont au moins la partie supérieure de la section résistante est réalisée en béton armé coulé en oeuvre de façon continue sur l'ensemble de la surface, avec continuité effective au-dessus de chaque appui intermédiaire et un minimum d'encastrement sur les appuis de rive : dalles pleines coulées en oeuvre, dalles confectionnées à partir de prédalles, planchers à poutrelles avec entrevous de coffrage et dalle de répartition complète, planchers à bacs métalliques collaborants.
Le type C regroupe les éléments préfabriqués jointifs, en matériaux de nature éventuellement différente, solidarisés par des blocages en béton et des chaînages transversaux réalisés in situ : planchers à poutrelles et entrevous porteurs en béton ou en terre cuite, sans dalle de répartition rapportée. Dans le cas d'entrevous porteurs en béton, des chaînages transversaux intermédiaires coulés entre des entrevous borgnes doivent être réalisés tous les 2 mètres au plus.
Le type D regroupe les éléments préfabriqués posés jointifs et solidarisés par des clefs continues en béton, sans continuité sur appuis intermédiaires ni encastrement sur appuis de rive : planchers formés de dalles alvéolées sans dalle collaborante, planchers formés d'éléments en T ou en double T. Une exception importante : un plancher à dalles alvéolées surmonté d'une dalle rapportée collaborante coulée sur toute la surface, qui relèverait du type A par sa constitution, est classé en type D parce que ces planchers sont généralement conçus en travées isostatiques indépendantes ; les zones d'appuis doivent alors être repérées et matérialisées.
Tolérances de planéité, d'horizontalité et de pente (article 5.8)
Le paragraphe 5.8.1.1 fixe, lorsque l'élément porteur reçoit directement l'étanchéité, une planéité générale satisfaite si une règle de 2,00 m déplacée en tous sens ne fait pas apparaître de flèches de plus de 10 mm, une planéité locale satisfaite si une réglette de 0,20 m déplacée en tous sens ne fait pas apparaître de flèches de plus de 3 mm, et un désaffleurement au droit des joints inférieur ou égal à 3 mm.
L'état de surface doit être celui d'un parement courant de béton surfacé au sens du NF DTU 21. Si certains revêtements d'étanchéité nécessitent des tolérances plus faibles, les documents particuliers du marché doivent le préciser. Lorsque l'élément porteur reçoit des panneaux isolants non porteurs supports d'étanchéité, les mêmes tolérances s'appliquent, sauf exigences plus sévères mentionnées dans l'Avis Technique du panneau. Lorsqu'il reçoit une forme de pente adhérente, aucune exigence spécifique de planéité de l'élément porteur n'est requise.
Le paragraphe 5.8.2, qui ne concerne que les terrasses à pente nulle, impose une horizontalité telle qu'il ne puisse en aucun cas y avoir de retenue d'eau de plus de 2 cm de profondeur, la vérification pouvant être effectuée après une pluie suffisamment abondante ou après arrosage de la terrasse. La déformation des éléments de grande portée, de l'ordre de 8 mètres, peut être compensée par une contre-flèche.
Le paragraphe 5.8.3 dispose que les pentes à prévoir sont celles indiquées sur les dessins, et attire l'attention sur le fait que les toitures-terrasses de pente inférieure à 2 % peuvent présenter en service des contre-pentes, des flaches et des retenues d'eau. Le NF DTU 20.12 ne fixe donc pas de valeur de pente : celle-ci résulte de la classification de l'annexe B et du NF DTU 43.1 selon la destination de la toiture.
Sollicitations d'origine thermique et isolation (article 5.4)
Le paragraphe 5.4.1 B impose, lorsque les murs du dernier étage sous toiture-terrasse comportent de la maçonnerie d'éléments porteuse ou de remplissage, ou des voiles en béton non armé, que l'isolation thermique surmontant l'élément porteur présente, indépendamment de toute autre exigence réglementaire, une résistance thermique au moins égale à 1 m²·°C/W.
Cette exigence n'est pas thermique au sens de la performance énergétique : elle est mécanique. Elle vise à limiter l'amplitude des mouvements différentiels entre la dalle de toiture, exposée au rayonnement solaire, et les murs du dernier étage, qui ne le sont pas. Sans isolation au-dessus de l'élément porteur, le différentiel provoque des fissures caractéristiques en tête de mur.
Le paragraphe 5.4.2 n'admet l'absence d'isolation que dans deux cas. Les ouvrages de faibles dimensions, comme les dalles couvrant les machineries d'ascenseur ou les sorties d'escalier en terrasse, dont la dimension maximale mesurée en diagonale est de l'ordre de 6 mètres. Et les ouvrages de dimensions courantes couvrant des locaux non chauffés, comme les parcs de stationnement, à condition que les éléments porteurs verticaux soient en béton armé et qu'une étude particulière tienne compte des effets du retrait et des variations de température en fonction des distances entre joints.
Le paragraphe 5.4.3 écarte l'isolation placée en sous-face de l'élément porteur : cette disposition n'est pas traitée par la norme, et le texte indique explicitement qu'elle a souvent donné lieu à des désordres, en exposant l'élément porteur à d'importantes variations de température. Le paragraphe 5.6 impose enfin que les maçonneries du dernier étage soient chaînées horizontalement selon le NF DTU 20.1.
Acrotères : hauteurs, épaisseurs et ferraillage (article 7.2.4)
Le paragraphe 7.2.2 distingue les acrotères bas, dont la hauteur au-dessus de la protection de l'étanchéité ne dépasse pas 300 mm, et les acrotères hauts qui excèdent cette valeur. Les uns comme les autres peuvent être réalisés en oeuvre ou préfabriqués.
Le paragraphe 7.2.4.1.1 impose que les acrotères bas soient obligatoirement en béton armé, d'épaisseur minimale « b » égale à 100 mm. Les armatures longitudinales sont obligatoirement des aciers à haute adhérence, et leur espacement maximal est égal à la plus faible des deux valeurs suivantes : 250 mm ou 2,5 fois l'épaisseur b. L'assise du plancher et de l'acrotère doit être réalisée sur un mortier dressé avec une bande de désolidarisation dans le cas de murs porteurs ou de remplissage maçonnés.
Le paragraphe 7.2.4.1.2 impose que les acrotères hauts soient réalisés sur toute leur hauteur en béton armé, et ne les admet que s'ils surmontent des murs de façade en béton banché ou à ossature en béton armé avec maçonnerie de remplissage, ou s'ils sont isolés thermiquement sur leurs deux faces. Ils se composent d'une partie basse continue au ferraillage identique à celui des acrotères bas, et d'une partie supérieure fractionnée au-dessus du bandeau, dont les joints verticaux intéressent toute l'épaisseur.
L'espacement des joints verticaux ne peut dépasser 8 mètres dans les régions sèches ou à forte opposition de température, et 12 mètres dans les régions humides ou tempérées, par référence au NF DTU 20.1. Les joints transversaux doivent être calfeutrés sur tout leur développé par un mastic élastomère de 1re catégorie.
Hauteur des relevés et dispositifs anti-ruissellement (article 7.2.3)
Le paragraphe 7.2.3.2.4 définit la hauteur H comme la distance verticale comprise entre le dessus de la protection des parties courantes du revêtement d'étanchéité au voisinage du relief et le dispositif écartant les eaux de ruissellement. Les valeurs de H sont données par le tableau 2 du DTU en fonction de la pente et de l'accessibilité de la terrasse.
La réservation totale H' à prévoir dans le gros oeuvre est nécessairement supérieure à H : elle doit intégrer la valeur du becquet, la valeur H, le type et l'épaisseur de la protection du revêtement, l'épaisseur du revêtement d'étanchéité, de l'isolation thermique et du pare-vapeur, l'épaisseur de la forme de pente éventuelle et tout autre élément tel que la terre végétale en terrasse-jardin. C'est cette cote H' qu'il faut porter sur les plans de coffrage — et c'est l'erreur la plus fréquente que de coffrer H au lieu de H'.
Le paragraphe 7.2.3.2.3 énumère les dispositifs qui empêchent les eaux de ruissellement de s'introduire derrière les relevés : le retrait en partie basse du relief avec becquet formant larmier, dont les dimensions minimales sont données par le tableau 1 en fonction du revêtement et de sa protection ; le bandeau saillant à larmier en béton armé ; le bandeau saillant préfabriqué sous Avis Technique ; l'engravure réservée dans le relief ; et la bande de solin métallique sous Avis Technique.
Le paragraphe 7.2.3.2.4 C admet de réduire la hauteur H à 50 mm lorsque le revêtement d'étanchéité revêt le relief de façon continue et que ce relief ne forme pas une noue de rive. Cette disposition s'applique aux acrotères de faible hauteur et aux doubles costières de joint plat surélevé. Le paragraphe 7.2.3.2.1 impose enfin une distance minimale entre ouvrages émergents voisins, fonction de la dimension en vis-à-vis, qui découle des exigences de réalisation, d'entretien et de réfection de l'étanchéité.
Collecte et évacuation des eaux pluviales (article 7.5 et annexe C)
Le paragraphe 7.5.2 impose que les caniveaux et chéneaux soient réalisés en béton armé et ne comportent ni joints plats ni joints plats surélevés. Le paragraphe 7.5.3 impose de prévoir les réservations nécessaires au raccordement aux canalisations, en tenant compte de l'encombrement des moignons cylindriques ou tronconiques et des tolérances d'implantation, ainsi qu'un encuvement lorsque le revêtement est posé directement sur l'élément porteur.
L'annexe C fixe les règles d'implantation des ouvrages d'évacuation. Chaque entrée d'eau ne peut collecter plus de 200 mètres carrés en cas de protection par dalles sur plots et plus de 700 mètres carrés pour les autres protections. La distance entre deux entrées d'eau ne doit pas excéder 30 mètres. La distance entre une entrée d'eau et l'extrémité de l'ouvrage de collecte ne doit pas excéder 20 mètres en protection par dalles sur plots et 30 mètres dans les autres cas. Le parcours des eaux de pluie entre tout point de la toiture et l'ouvrage de collecte doit rester limité à 30 mètres.
L'annexe C limite la largeur utile des chéneaux et caniveaux entre 0,30 m et 1,00 m, la profondeur utile ne devant pas excéder la largeur utile ; ces dimensions correspondent aux ouvrages finis, compte tenu de l'épaisseur de l'isolation thermique éventuelle, du revêtement d'étanchéité et de sa protection. La limite inférieure de 0,30 m a pour raison de permettre la bonne exécution des travaux d'étanchéité.
L'annexe C impose enfin que l'eau accumulée par l'engorgement possible d'une descente puisse s'évacuer soit par une descente voisine, soit par un trop-plein. Les caniveaux admettent des pentes supérieures ou égales à 0,5 %, tandis que les chéneaux admettent toutes les pentes y compris la pente nulle. Les chéneaux, caniveaux et noues de pente inférieure ou égale à 2 % peuvent présenter en service des flaches et retenues d'eau.
Formes de pente, souches, seuils et réservations
Le paragraphe 6.1.2.1 impose que la surface de l'élément porteur soit rugueuse pour permettre l'accrochage de la forme rapportée, et qu'elle soit nettoyée et humidifiée avant mise en oeuvre. Le paragraphe 6.1.2.2 fixe une épaisseur minimale de 1 cm, la forme étant réalisée en béton de gravillons lorsque son épaisseur est supérieure ou égale à 30 mm et en mortier à adhérence améliorée lorsqu'elle est comprise entre 10 et 30 mm. Le paragraphe 6.1.2.3 fixe les dosages à 200-250 kg de ciment courant de classe 32,5 minimum par mètre cube en béton et à 350 kg en mortier. Les formes de pente rapportées sont exclues sur les éléments porteurs du type D.
Le paragraphe 7.2.6.1 impose que le support du relevé d'une souche soit constitué de béton, et que la partie hors toiture en maçonnerie d'éléments soit revêtue d'un enduit de mortier conforme au NF DTU 26.1 armé d'un grillage à mailles rectangulaires ; lorsque cette maçonnerie a une épaisseur inférieure à 20 cm, l'enduit doit être complété par un revêtement d'imperméabilisation de façade de type I4 au sens du NF DTU 42.1. Un ouvrage de protection doit être prévu en partie supérieure pour éviter toute infiltration entre les conduits et leur habillage.
Le paragraphe 7.2.7.1 traite les seuils : l'appui de baie doit respecter les dispositions du NF DTU 20.1, soit une pente vers l'extérieur de 10 % minimum et un rejingot de hauteur comprise entre 20 mm et 40 mm selon le mode de réalisation de l'appui, la hauteur du seuil devant en outre permettre l'exécution des relevés à la hauteur minimale H définie au paragraphe 7.2.3.2.4.
Le paragraphe 5.9 impose que toutes les réservations nécessaires à l'organisation des ouvrages d'étanchéité soient exécutées lors de la mise en oeuvre des éléments porteurs, et interdit les percements après mise en oeuvre pour les éléments en béton précontraint. Le paragraphe 7.6.1 tolère les percements après coup de petites sections dans les éléments porteurs en béton armé et les interdit dans ceux en béton précontraint. Le paragraphe 7.6.2 impose de traiter comme des terrasses accessibles les balcons recevant un revêtement d'étanchéité traditionnel.
Erreurs fréquentes sur le gros oeuvre des toitures-terrasses
Prescrire une tolérance de planéité de ± 7 mm sous règle de 2 m. Le paragraphe 5.8.1.1 fixe des flèches n'excédant pas 10 mm sous règle de 2,00 m pour la planéité générale, 3 mm sous réglette de 0,20 m pour la planéité locale, et un désaffleurement au droit des joints inférieur ou égal à 3 mm.
Coffrer la hauteur H au lieu de la réservation totale H'. Le paragraphe 7.2.3.2.4 impose d'ajouter à H l'épaisseur de la protection, du revêtement, de l'isolation, du pare-vapeur, de la forme de pente et de tout autre élément.
Réaliser un acrotère bas d'épaisseur inférieure à 100 mm, ou espacer les armatures longitudinales de plus de la plus faible des deux valeurs 250 mm et 2,5 b (§ 7.2.4.1.1).
Fractionner un acrotère haut à plus de 8 mètres en région sèche ou à plus de 12 mètres en région humide ou tempérée, ou omettre le calfeutrement des joints transversaux par un mastic élastomère de 1re catégorie (§ 7.2.4.1.2).
Omettre l'isolation d'au moins 1 m²·°C/W au-dessus de l'élément porteur lorsque les murs du dernier étage comportent de la maçonnerie d'éléments ou des voiles en béton non armé (§ 5.4.1 B).
Isoler en sous-face de l'élément porteur : la disposition n'est pas traitée par la norme et le paragraphe 5.4.3 signale qu'elle a souvent donné lieu à des désordres.
Dépasser 700 mètres carrés collectés par entrée d'eau, ou 200 mètres carrés en protection par dalles sur plots, ou implanter deux entrées d'eau à plus de 30 mètres l'une de l'autre (annexe C § C.3.2).
Réaliser un chéneau de moins de 0,30 m de largeur utile, ce que l'annexe C exclut pour permettre la bonne exécution des travaux d'étanchéité.
Percer après coup un élément porteur en béton précontraint, ce que les paragraphes 5.9 et 7.6.1 interdisent.
Rapporter une forme de pente adhérente sur un élément porteur du type D, ce que le paragraphe 6.1.1 exclut expressément.
Glossaire NF DTU 20.12
- Élément porteur
- Partie supérieure résistante du gros oeuvre de la toiture (§ 3.2.1). Classé en quatre types A, B, C et D par l'annexe A selon sa susceptibilité à la fissuration.
- Support de l'étanchéité
- Élément sur lequel le revêtement d'étanchéité est appliqué directement : élément porteur lui-même, forme de pente rapportée ou panneaux isolants non porteurs sous Avis Technique (§ 3.2.2).
- Relief
- Ouvrage émergent sur lequel l'étanchéité est relevée, sur tout ou partie de sa hauteur (§ 7.2.1). Comprend acrotères, costières, souches, seuils, canalisations et massifs.
- Acrotère bas / acrotère haut
- Muret en bordure de toiture. Bas lorsque sa hauteur au-dessus de la protection de l'étanchéité ne dépasse pas 300 mm, haut au-delà (§ 7.2.2).
- Costière
- Muret situé le long d'un joint de gros oeuvre, d'une émergence ou autour d'une trémie. Épaisseur minimale 100 mm en béton, 150 mm en maçonnerie (§ 7.2.5.1).
- Hauteur H
- Distance verticale entre le dessus de la protection du revêtement en partie courante et le dispositif écartant les eaux de ruissellement. Valeurs données par le tableau 2 selon la pente et l'accessibilité (§ 7.2.3.2.4).
- Réservation H'
- Hauteur totale à réserver dans le gros oeuvre : elle cumule le becquet, H, la protection, le revêtement, l'isolation, le pare-vapeur, la forme de pente et tout autre élément (§ 7.2.3.2.4).
- Becquet formant larmier
- Retrait en partie basse du relief empêchant les eaux de ruissellement de pénétrer derrière le relevé. Dimensions minimales données par le tableau 1 (§ 7.2.3.2.3.1).
- Joint diapason
- Joint de fractionnement complémentaire situé dans la hauteur du dernier étage, destiné à diviser au moins par deux les distances entre joints principaux sous terrasse (§ 5.4.2.2).
- Encuvement
- Défoncé ménagé dans le support au droit d'une entrée d'eau pluviale, permettant de mettre en place la platine du dispositif sans surépaisseur (§ 7.5.3).
Questions fréquentes sur NF DTU 20.12
Qu'est-ce que NF DTU 20.12 ?
NF DTU 20.12 - Gros œuvre en maçonnerie des toitures destinées à recevoir un revêtement d'étanchéité. Le DTU 20.12 traite des maçonneries servant de support d'étanchéité aux toitures-terrasses : acrotères, costières, dallages de couverture et reliefs. Il précise les hauteurs minimales, les chaînages, les solins et les liaisons avec le complexe d'étanchéité. Un acrotère sous-dimensionné ou mal ferraillé provoque fissuration, décollement des relevés et infiltrations en sous-face de la dalle de toiture. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF DTU 20.12 ?
Le domaine d'application couvre : Supports maçonnés pour étanchéité toitures-terrasses. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF DTU 20.12 sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Quelle tolérance de planéité pour un support d'étanchéité ?
Le paragraphe 5.8.1.1 impose une planéité générale sans flèche supérieure à 10 mm sous règle de 2,00 m déplacée en tous sens, une planéité locale sans flèche supérieure à 3 mm sous réglette de 0,20 m, et un désaffleurement au droit des joints inférieur ou égal à 3 mm.
Le NF DTU 20.12 fixe-t-il une pente minimale de toiture-terrasse ?
Non. Le paragraphe 5.8.3 dispose que les pentes à prévoir sont celles indiquées sur les dessins. La classification par pente et destination figure à l'annexe B, en correspondance avec le NF DTU 43.1. Le texte signale que les toitures de pente inférieure à 2 % peuvent présenter contre-pentes, flaches et retenues d'eau.
Quelle épaisseur minimale pour un acrotère ?
Le paragraphe 7.2.4.1.1 impose une épaisseur minimale de 100 mm pour les acrotères bas, obligatoirement en béton armé, avec des armatures longitudinales à haute adhérence dont l'espacement maximal est la plus faible des valeurs 250 mm et 2,5 fois l'épaisseur.
À partir de quelle hauteur un acrotère est-il dit haut ?
Le paragraphe 7.2.2 fixe la limite à 300 mm de hauteur au-dessus de la protection de l'étanchéité. Au-delà, l'acrotère est haut et doit être réalisé en béton armé sur toute sa hauteur, avec une partie supérieure fractionnée.
Quelle hauteur de relevé prévoir dans le gros oeuvre ?
La hauteur H est donnée par le tableau 2 du DTU selon la pente et l'accessibilité de la terrasse. La réservation à coffrer est la hauteur H', qui ajoute à H le becquet, la protection, le revêtement, l'isolation, le pare-vapeur et la forme de pente (§ 7.2.3.2.4).
Peut-on réduire la hauteur du relevé sur un relief de faible hauteur ?
Oui : le paragraphe 7.2.3.2.4 C admet H = 50 mm lorsque le revêtement d'étanchéité revêt le relief de façon continue et que ce relief ne forme pas une noue de rive. Cette disposition vise les acrotères de faible hauteur et les doubles costières de joint plat surélevé.
Quelle surface maximale peut collecter une entrée d'eau pluviale ?
L'annexe C § C.3.2 limite à 700 mètres carrés pour les protections courantes et à 200 mètres carrés en protection par dalles sur plots. La distance entre deux entrées d'eau ne doit pas dépasser 30 mètres, et le parcours des eaux entre tout point de la toiture et l'ouvrage de collecte reste limité à 30 mètres.
Quelle isolation thermique au-dessus de l'élément porteur ?
Le paragraphe 5.4.1 B impose, lorsque les murs du dernier étage comportent de la maçonnerie d'éléments ou des voiles en béton non armé, une résistance thermique au moins égale à 1 m²·°C/W, indépendamment de toute autre exigence réglementaire.
Comment réaliser une forme de pente rapportée ?
Le paragraphe 6.1.2.2 impose une épaisseur minimale de 1 cm, un béton de gravillons au-delà de 30 mm et un mortier à adhérence améliorée entre 10 et 30 mm, sur un support rugueux nettoyé et humidifié. Les dosages sont de 200 à 250 kg/m³ de ciment de classe 32,5 minimum en béton et de 350 kg en mortier (§ 6.1.2.3).
Peut-on percer un élément porteur après coup ?
Le paragraphe 7.6.1 tolère les percements après coup de petites sections dans les éléments porteurs en béton armé, et les interdit dans ceux en béton précontraint. Le paragraphe 5.9 impose que les réservations soient exécutées lors de la mise en oeuvre des éléments porteurs.
Quelles dimensions pour un chéneau ou un caniveau ?
L'annexe C § C.4.1.1.1 impose une largeur utile comprise entre 0,30 m et 1,00 m, la profondeur utile ne devant pas excéder la largeur utile. Ces dimensions s'entendent ouvrage fini, isolation, revêtement et protection compris.
Que traite l'annexe A du NF DTU 20.12 ?
Elle classe les éléments porteurs en quatre types selon leur susceptibilité croissante à la fissuration. Un plancher à dalles alvéolées, même surmonté d'une dalle collaborante coulée sur toute la surface, est classé en type D parce que ces planchers sont conçus en travées isostatiques indépendantes ; les zones d'appuis doivent alors être repérées et matérialisées.
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Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024
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NF DTU 20.12 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. toiture-terrasse, support étanchéité, maçonnerie, pente, évacuation, toiture, acrotère, terrasse, souche de cheminée, costière.