NF DTU 43.1 - Étanchéité des toitures-terrasses et toitures inclinées avec éléments porteurs en maçonnerie
Le NF DTU 43.1 (NF P 84-204-1-1, novembre 2004) définit les clauses techniques d'exécution des ouvrages d'étanchéité de toitures-terrasses et toitures inclinées établis sur éléments porteurs en maçonnerie, en climat de plaine — conventionnellement à une altitude inférieure ou égale à 900 m. Il classe les toitures selon leur destination (inaccessibles, techniques ou à zones techniques, accessibles aux piétons, aux véhicules légers ou lourds, jardins, rampes) et selon leur pente (pente nulle < 1 %, terrasse plate de 1 à 5 %, toiture inclinée > 5 %), puis fixe pour chaque cas le pare-vapeur, l'isolant, le revêtement d'étanchéité (asphalte ou bicouche bitume SBS), la protection, les relevés, les évacuations d'eaux pluviales et les épreuves d'étanchéité à l'eau. Il précise que les ouvrages d'étanchéité ne peuvent pas corriger les tolérances du gros œuvre : un support hors tolérance reste hors tolérance sous l'étanchéité.
Domaine d'application
Ouvrages d'étanchéité des toitures-terrasses et toitures inclinées établis sur éléments porteurs en maçonnerie, en climat de plaine (altitude ≤ 900 m) — toitures inaccessibles, techniques ou à zones techniques, accessibles aux piétons, accessibles aux véhicules légers (≤ 20 kN/essieu) ou lourds (20 à 135 kN/essieu), toitures-terrasses jardins, rampes de pente 5 à 18 % et toitures destinées à la retenue temporaire des eaux pluviales — revêtements en asphalte ou en bicouche bitume modifié SBS, avec ou sans isolation thermique, y compris isolation inversée ; ne vise pas les véhicules de plus de 135 kN par essieu
Règles principales
Domaine d'application et classifications
1 P1-1 définit les clauses techniques d'exécution des ouvrages d'étanchéité de toitures-terrasses et toitures inclinées, établis sur éléments porteurs en maçonnerie, en climat de plaine — conventionnellement les bâtiments implantés à une altitude inférieure ou égale à 900 m, certaines toitures situées en dessous de cette altitude pouvant toutefois être considérées comme toitures sous climat de montagne en fonction de conditions microclimatiques particulières mentionnées aux documents particuliers du marché.
Les toitures sont classées selon leur destination : inaccessibles (circulation réduite à l'entretien normal, interventions de l'ordre d'une à deux fois par an), techniques ou à zones techniques (interventions fréquentes sur aéroréfrigérants, dispositifs de nettoyage de façade, capteurs solaires, machineries d'ascenseurs, jardinières), accessibles aux piétons, accessibles aux véhicules légers (charge maximale conventionnelle de 20 kN par essieu), accessibles aux véhicules lourds (20 à 135 kN par essieu, le cas des véhicules à plus de 135 kN n'étant pas visé), jardins, et rampes (pente comprise entre 5 et 18 %).
Elles sont également classées selon la pente : toiture-terrasse à pente nulle en dessous de 1 %, toiture-terrasse plate de 1 à 5 % limites incluses, toiture inclinée au-delà de 5 %.
Support et tolérances du gros œuvre
Le support de l'étanchéité peut être constitué par l'élément porteur en maçonnerie proprement dit, par des ouvrages en maçonnerie rapportés sur l'élément porteur tels que les formes de pente, ou par des panneaux isolants non porteurs. 12) : leur respect incombe à l'entreprise de gros œuvre, et les ouvrages d'étanchéité ne peuvent pas corriger ces tolérances. L'isolation thermique est située au-dessus de l'élément porteur.
12 et, pour les véhicules lourds, celles du Cahier du CSTB n° 2892 qui limite l'usage de tels planchers aux véhicules à charge par essieu inférieure ou égale à 30 kN ; sur terrasse accessible aux véhicules avec revêtement autoprotégé en asphalte, ils doivent être complétés par une dalle rapportée adhérente en béton armé.
Lors de la mise en œuvre des ouvrages d'étanchéité, les reliefs doivent être propres et secs, réalisés en béton de parement courant exempt d'huile de décoffrage ou de produit de cure, ou en maçonnerie revêtue d'un enduit ciment.
Pentes en partie courante, noues, chêneaux et caniveaux
Les pentes sont celles indiquées sur les plans et sont réalisées par le gros œuvre, soit directement par l'élément porteur, soit par une forme de pente rapportée. Les pentes admises en partie courante dépendent de la destination de la toiture et sont données par le tableau 1.
Dans les noues, la pente doit être supérieure ou égale à 0,5 % pour les toitures-terrasses accessibles aux piétons avec protection autre que par dalles sur plots et pour les toitures accessibles aux véhicules ; elle peut être quelconque, y compris nulle, pour les toitures inaccessibles, techniques ou à zones techniques, accessibles aux piétons avec protection par dalles sur plots, et jardins.
Dans les chêneaux, toutes les pentes sont admises, y compris la pente nulle. Dans les caniveaux, la pente doit être supérieure ou égale à 0,5 %. Sur marches et gradins, la pente minimale est de 1,5 %. Les noues, chêneaux et caniveaux de pente inférieure ou égale à 2 % peuvent présenter des flaches et retenues d'eau, cette présence étant systématique en pente nulle.
Isolation thermique : épaisseur, point de rosée et pose
Les documents particuliers du marché définissent la résistance thermique de la couche isolante, dont découle l'épaisseur selon la nature des panneaux. Dans tous les cas, le point de rosée, calculé pour la température extérieure minimale de base, doit se situer au-dessus de l'élément porteur ou des éventuels ouvrages en maçonnerie rapportés sur celui-ci.
Sauf pour le liège, le domaine d'emploi des panneaux isolants est défini par leur Document Technique d'Application ; pour le liège, il est limité aux toitures inaccessibles, techniques ou accessibles aux piétons et au séjour, la somme des charges permanentes et d'exploitation étant limitée à 4,5 kN/m² et l'épaisseur totale de l'isolation à 0,08 m.
En pose sur un seul lit, les joints sont décalés dans un sens (quinconce) ; en plusieurs lits, chaque lit est disposé en quinconce, les joints de deux lits successifs n'étant pas superposés ; les panneaux sont posés à joints serrés. La pose de la première couche du revêtement d'étanchéité doit suivre la pose des panneaux, de façon à les protéger des intempéries et à éviter d'enfermer l'humidité sous l'étanchéité.
En isolation inversée, la pente maximale est de 5 % et les panneaux sont posés en un seul lit, libres, à joints serrés décalés dans un seul sens, en respectant le recouvrement des feuillures alternées.
Exceptions :
- • Toitures de pente supérieure à 100 %: Les panneaux isolants sont fixés mécaniquement, ou par collage à bain d'EAC si leur Document Technique d'Application le prévoit, et des butées sont disposées perpendiculairement à la ligne de plus grande pente, l'écartement des lignes de butées n'excédant pas 5 m (article 6.4.3.1.3).
Modes de liaison des panneaux isolants et interdictions
Les modes de liaison des panneaux et leurs limites d'emploi éventuelles — exposition au vent, pente, nombre de lits, limitation de surface en pose libre — sont définis dans leur Document Technique d'Application.
Les possibilités sont la fixation à l'EAC à raison de 1,2 kg/m² minimum en zones régulièrement réparties (pentes limitées à 40 %), la fixation par collage à bain d'EAC, la fixation par colle à froid, les fixations mécaniques selon la répartition du tableau 3, et la pose libre sous protection lourde ; pour le liège, la fixation se fait par collage à l'EAC.
Les fixations mécaniques ne sont pas admises sur plancher comportant des corps creux, sur dalle mince en béton précontraint, sur plancher comportant une distribution électrique noyée (planchers chauffants), sur locaux à très forte hygrométrie, ni sur les formes de pente rapportées.
Sur toitures courbes, la largeur du panneau devant suivre la courbure est limitée par une formule fonction du rayon de courbure et d'un coefficient dépendant du mode de fixation (1/100 pour une fixation à l'EAC ou à bain d'EAC, 1/50 pour des fixations mécaniques seules).
Revêtements d'étanchéité : familles, systèmes et recouvrements
Les revêtements d'étanchéité visés sont l'asphalte et le système bicouche à base de bitume modifié par élastomère SBS. Pour les bicouches bitume SBS, le document se réfère à la performance I (indentation) du classement FIT figurant dans leur Document Technique d'Application, classement défini dans les cahiers CSTB 2358 et 2433.
Trois systèmes de pose sont distingués : indépendant (revêtement reposant librement sur son support), adhérent (liaisonné de manière continue) et semi-indépendant (liaisonné de manière discontinue). Les feuilles d'étanchéité constituant une même couche d'un bicouche bitume SBS doivent être posées à recouvrement de 0,06 m minimum, en pose à lits parallèles — les joints des deux couches successives ne devant pas se superposer mais être décalés — ou à lits croisés.
Le recouvrement entre lés de la couche d'indépendance est de 0,10 m environ, de même que pour l'écran VV 50 de semi-indépendance, la couche de semi-indépendance pour asphalte et l'écran thermique ; il est facultatif pour l'écran perforé.
En périphérie de terrasse et autour des émergences, l'écran de semi-indépendance est interrompu à environ 0,50 m des reliefs, ou collé à l'EAC ou soudé en plein sur 0,50 m environ selon le type d'écran. Pour les revêtements asphalte, les joints de reprise des couches successives doivent être décalés d'au moins 0,10 m les uns par rapport aux autres.
Protection lourde meuble et renforcement périphérique
La protection lourde meuble est constituée par une couche de granulats courants, roulés ou concassés, de 0,04 m d'épaisseur minimale, de granularité comprise entre 0,005 m et une dimension au plus égale aux deux tiers de l'épaisseur de la protection, la granularité étant choisie la plus élevée possible.
Lorsque le bâtiment est de hauteur supérieure à 28 m en zone 1 tous sites ou zone 2 site normal, ou de hauteur supérieure à 20 m en zone 2 site exposé ou zone 3 site normal, ou, quelle que soit sa hauteur, en zone 3 site exposé ou zone 4 tous sites, la protection est complétée sur 2 m de largeur au pourtour de la toiture-terrasse et des édicules par des dalles posées à sec, soit directement sur les granulats, soit sur un non-tissé synthétique d'au moins 170 g/m².
Pour les chemins ou aires de circulation, la protection est constituée par des dalles en béton préfabriquées ou en pierre naturelle de classe d'appellation S4 minimum, posées à sec sur une couche de désolidarisation — lit de granulats, non-tissé d'au moins 170 g/m² posé à recouvrement de 0,10 m environ, ou plaque de polystyrène. Une largeur de 0,80 m est généralement admise pour constituer un chemin de circulation.
Protection dure coulée en place : dosage, armature et fractionnement
1. Le dosage du mortier est de 400 kg environ de ciment par mètre cube de sable sec ; le dosage du béton est de 300 kg minimum de ciment par mètre cube de béton. L'armature est un treillis soudé de maille maximale 0,10 m × 0,10 m et de masse minimale 0,250 kg/m², placé sensiblement à mi-épaisseur.
La protection est fractionnée en partie courante par des joints de largeur 0,01 à 0,02 m tous les 4 m maximum dans les deux sens, en limitant les surfaces entre joints à 10 m² environ, et en bordure des reliefs et des émergences par des joints de largeur 0,02 m minimum ; les joints intéressent toute l'épaisseur de la protection, les armatures étant interrompues à leur droit, et ils sont garnis d'un produit ou dispositif imputrescible et apte aux déformations alternées.
La couche de désolidarisation est constituée d'un lit de granulats séparé de la protection dure par un non-tissé posé à recouvrement de 0,10 m environ ; pour les surfaces inférieures à 30 m² (loggias, terrasses en retrait, balcons), elle peut être constituée d'un non-tissé surmonté d'un film, posés à recouvrement de 0,10 m environ.
Protection par dalles sur plots
Les dalles sur plots constituent la protection de l'étanchéité et le revêtement de circulation, et sont mises en œuvre directement sur le revêtement d'étanchéité.
Les plots coulés en place sont en mortier ou béton et peuvent être ponctuels ou linéaires : lorsqu'ils sont ponctuels, leur surface d'appui sur le revêtement d'étanchéité est au minimum de 300 cm² ; lorsqu'ils sont linéaires, ils ne doivent pas faire obstacle à l'écoulement des eaux et leur largeur ne doit pas être inférieure à 0,10 m.
Leur hauteur doit être comprise entre 0,05 m et 0,20 m, le document ne visant pas les plots de hauteur supérieure à 0,20 m. La partie supérieure doit permettre l'appui des dalles supportées, sa surface minimale étant de 100 cm². Les plots sont coulés sur une couche de désolidarisation : feuille bitumineuse, ou non-tissé synthétique d'au moins 170 g/m² surmonté d'un film synthétique d'épaisseur minimale 100 μm.
Il faut vérifier que la surface d'appui est suffisante pour que la pression exercée ne dépasse pas la valeur admise pour le revêtement et pour l'isolant thermique — la pression maximale admise sous les plots pour les revêtements asphalte 5+15+20 ou 15+25 étant de 6 kPa, soit 0,06 daN/cm².
Relevés d'étanchéité : constitution, recouvrements et fixation
Les revêtements appliqués en relevés sont toujours adhérents. Ils habillent la partie des reliefs destinée à les recevoir jusqu'au niveau de l'élément formant rejet d'eau, ou jusqu'à l'arête extérieure de l'acrotère lorsque ce dernier est totalement revêtu.
Ils sont constitués d'éléments distincts de ceux des parties courantes, avec lesquels ils se raccordent par recouvrement soudé, et sont appliqués par longueur maximale correspondant à la largeur des rouleaux avec un recouvrement latéral de 0,06 m minimum.
Sur relief en maçonnerie raccordé à un bicouche bitume SBS, le relevé comprend une couche d'EIF, une équerre de renfort de 0,25 m de développé avec des ailes de 0,10 m minimum soudée, et une feuille de bitume élastomérique 35 autoprotégée soudée sur toute la hauteur, dont le talon de 0,15 m minimum dépasse de 0,05 m le talon de l'équerre de renfort.
Les complexes d'étanchéité autoprotégés apparents appliqués en relevés de hauteur supérieure à 0,50 m sont fixés mécaniquement en tête à raison de 4 fixations par mètre linéaire, situées à 0,03 m minimum du haut des lés et protégées des eaux de ruissellement.
Les joints verticaux des reliefs en maçonnerie (joints d'acrotère préfabriqué) sont pontés dans la hauteur du relevé par une bande de 0,20 m de largeur avec retour en talon de 0,10 m, appliquée dans l'axe du joint en réservant une indépendance d'environ 0,10 m.
Costières métalliques : domaine d'emploi et caractéristiques
L'emploi des costières métalliques peut être admis sur toitures-terrasses inaccessibles, techniques et accessibles aux piétons, et dans les seuls cas suivants : costières de lanterneaux, costières contre acrotère incorporé à un panneau de façade indépendant de la toiture, et costières de joint de dilatation à niveaux décalés lorsque la façade en élévation comporte un bardage démontable étanche descendant jusqu'au niveau de la protection.
Leur emploi est interdit sur toitures-terrasses comportant une protection dure des relevés, avec revêtement de partie courante en asphalte établi sur support en maçonnerie lorsqu'il ne reçoit pas de protection meuble ou dure, sur toitures-terrasses destinées à la retenue temporaire des eaux pluviales, et — dans le cas de costières contre acrotère ou de joint de dilatation — lorsqu'elles sont au contact d'une ambiance intérieure à forte ou très forte hygrométrie.
Elles sont en acier galvanisé de classe au moins Z 275, d'épaisseur minimale 1 mm, avec une aile horizontale de largeur minimale 0,10 m.
Leur hauteur doit permettre un relevé de hauteur H minimale de 0,15 m dans le cas général et de 0,25 m pour les reliefs de noue situés en pied de versants de pente supérieure à 20 % ; la hauteur de la costière au-dessus de la protection doit rester inférieure à 0,20 m si elle n'est pas isolée thermiquement et à 0,35 m si elle l'est.
La longueur des éléments est limitée à 2 m avec un revêtement par feuilles bitumineuses et à 1 m avec un revêtement asphalte.
Les éléments sont posés avec un recouvrement minimal de 0,04 m, fixés par clouage de l'aile horizontale à raison de 3 fixations par mètre en quinconce, les ailes verticales étant couturées par rivets à expansion en acier de diamètre minimal 4,8 mm, avec au moins un rivet en tête et un espacement maximal de 0,20 m.
Évacuation des eaux pluviales : surfaces, distances et redondance
Chaque entrée d'eau intéresse une surface collectée au plus égale à 700 m², ramenée à 200 m² dans le cas de toitures accessibles aux piétons avec protection par dalles sur plots.
Tout point d'une terrasse se trouve à moins de 30 m du dispositif de collecte (chêneau, caniveau, retombées) ou des entrées d'eaux pluviales — 20 m dans le cas de toitures accessibles aux piétons avec protection par dalles sur plots ; la distance maximale entre deux descentes dans un chêneau ou caniveau est de 30 m.
Le passage des eaux d'une toiture sur une autre toiture à travers les costières d'un joint de dilatation est interdit, de même que la réalisation de traversées de poutres saillantes par des manchons lorsque la terrasse est composée de compartiments délimités par des poutres en allège.
L'eau accumulée par l'engorgement d'une descente doit pouvoir s'évacuer soit par une descente voisine, soit par un trop-plein : en conséquence, chaque terrasse, chêneau ou caniveau comporte au moins 2 descentes, ou 1 descente obligatoirement complétée par un trop-plein. Ces dispositions s'appliquent également aux portions de terrasse, chêneau ou caniveau délimitées par des éléments ne permettant pas l'écoulement normal de l'eau.
Entrées d'eaux pluviales, crapaudines et trop-pleins
Les entrées d'eaux pluviales sont constituées d'une platine et d'un moignon assemblés de façon étanche et ne comportent pas de manchon isolant thermique. 11.
La distance entre le bord du trou d'évacuation et le bord extrême de la platine ne doit pas être inférieure à 0,12 m, valeur réductible à 0,10 m lorsque l'entrée traverse un relief ou se situe contre un relief de faible hauteur, le bord supérieur de la platine devant alors permettre le raccord de l'étanchéité sur le relief sur 0,05 m minimum.
Lorsqu'il traverse une dalle, le moignon doit dépasser la sous-face de 0,15 m minimum, et le raccord entre moignon et descente doit être aisément visitable : il est interdit de le situer dans l'épaisseur des dalles, parois ou faux plafonds non démontables.
Toute évacuation doit être munie d'un dispositif d'arrêt des débris dont le niveau supérieur dépasse d'au moins 0,05 m le niveau du revêtement d'étanchéité ; si la galerie comporte un couvercle ou une grille, la section totale des ouvertures doit être supérieure de 50 % à celle de l'entrée d'eau, cette section devant être au moins égale à celle de l'entrée d'eau dans le cas de protection dure ou asphalte.
Les trop-pleins ont une section d'écoulement au moins égale à celle de la descente concernée, avec une section minimale de 28 cm² par trop-plein, une distance d'au moins 0,12 m entre le bord du trou et les bords extrêmes de la platine, un moignon dépassant le parement extérieur de 0,05 m minimum et une pente supérieure à 30 % pour former goutte d'eau.
Épreuve d'étanchéité à l'eau et contrôle du revêtement
Sur prescription des documents particuliers du marché, il est effectué à l'achèvement des travaux d'étanchéité, avant mise en place des protections ou des couches drainantes dans le cas des terrasses-jardins, une épreuve d'étanchéité par terrasse, sanctionnée par un procès-verbal.
Les épreuves sont effectuées par mise en eau : on établit le niveau à 0,05 m au-dessous de la partie supérieure du point le plus bas des relevés, en veillant à ce que la charge d'eau créée ne dépasse pas celle admise pour les calculs de résistance, les DPM indiquant les hauteurs admissibles.
Ce niveau est maintenu 24 heures au minimum, l'obstruction des entrées d'eaux pluviales devant se faire par un système permettant d'évacuer les eaux lorsque le niveau dépasse celui prévu. La vidange est faite progressivement pour éviter tout refoulement dans les colonnes d'évacuation.
Aucune fuite ne doit apparaître, tant en sous-face de la terrasse que dans un mur ou une cloison ; en cas d'ambiguïté sur la provenance de l'humidité, les épreuves peuvent être refaites à l'eau teintée.
Le contrôle du revêtement, de type destructif par prélèvement, ne doit être effectué qu'exceptionnellement, en pleine partie courante hors des noues et de préférence aux points hauts : un échantillon de 0,30 m × 0,30 m est prélevé, mesuré à 0,5 mm près et pesé à 1 g près.
Pour l'asphalte, les épaisseurs moyennes ne doivent pas être inférieures de plus de 20 % aux épaisseurs indiquées pour les couches d'asphalte pur, ni de plus de 10 % pour les couches d'asphalte sablé ou gravillonné.
Entretien et usage : condition de la durabilité
La condition de durabilité ne peut être pleinement satisfaite que si les ouvrages sont entretenus et que si leur usage est conforme à leur destination.
L'entretien est à la charge du maître d'ouvrage ou de ses ayants droit après réception, et comporte des visites périodiques de surveillance au moins une fois par an ; les terrasses à pente nulle ou les noues à pente nulle avec revêtement autoprotégé peuvent nécessiter un entretien plus fréquent, et s'il n'est prévu qu'une seule visite par an, elle est effectuée de préférence à la fin de l'automne pour les bâtiments situés à proximité d'arbres.
L'entretien comporte au moins l'examen général des ouvrages d'étanchéité visibles, l'inspection des ouvrages complémentaires (souches, édicules, lanterneaux, acrotères, ventilations, zinguerie, bandeaux), la vérification des relevés, la vérification et le nettoyage des entrées d'eaux pluviales et trop-pleins, l'enlèvement des mousses, herbes et végétation, l'enlèvement des boues et limons sur revêtements autoprotégés apparents, l'enlèvement des détritus et menus objets et la remise en ordre éventuelle des protections meubles.
Il est recommandé qu'un contrat d'entretien soit passé entre le maître d'ouvrage et l'entreprise. L'arrosage du revêtement d'étanchéité autoprotégé des toitures surchauffées en été, dans le but de rafraîchir l'ambiance intérieure, est préjudiciable au bon comportement du revêtement et est déconseillé.
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Tolérances de planéité, horizontalité et pente du gros œuvre | Définies par NF P 10-203-1 (NF DTU 20.12) | Leur respect incombe au gros œuvre ; les ouvrages d'étanchéité ne peuvent pas les corriger (article 5.2.5) |
| Pente minimale dans les noues | ≥ 0,5 % | Terrasses accessibles aux piétons hors dalles sur plots et accessibles aux véhicules ; quelconque y compris nulle pour les autres destinations (article 5.1.2.1) |
| Pente minimale dans les caniveaux | ≥ 0,5 % | Toutes pentes admises dans les chêneaux, y compris la pente nulle (articles 5.1.2.2 et 5.1.2.3) |
| Pente minimale sur marches et gradins | ≥ 1,5 % | Article 5.1.3 |
| Seuil de risque de flaches et retenues d'eau | Pente ≤ 2 % dans les noues, chêneaux et caniveaux | Présence systématique en pente nulle (note de l'article 5.1.2) |
| Recouvrement des lés — bicouche bitume SBS | ≥ 0,06 m | Joints des deux couches successives décalés en pose à lits parallèles (article 6.5.3.6.1) |
| Recouvrement des lés — couches d'indépendance, de semi-indépendance et écran thermique | 0,10 m environ | Recouvrement facultatif pour l'écran perforé (articles 6.5.3.1, 6.5.3.2 et 6.5.3.4) |
| Décalage des joints de reprise — asphalte | ≥ 0,10 m entre couches successives | Article 6.5.3.5 |
| Planéité de la protection dure — mortier | Flèche ≤ 0,007 m sous la règle de 2 m et ≤ 0,002 m sous la règle de 0,20 m | Article 6.6.3.3.2.2 |
| Planéité de la protection dure — béton | Flèche ≤ 0,010 m sous la règle de 2 m et ≤ 0,003 m sous la règle de 0,20 m | Article 6.6.3.3.2.2 |
| Épaisseur de la protection dure | Épaisseur moyenne ≥ épaisseur nominale ; en tout point ≥ nominale − 0,010 m | Épaisseur nominale 0,04 m (article 6.6.3.3.2.2) |
| Pression maximale admise sous les plots | 6 kPa, soit 0,06 daN/cm² | Pour les revêtements asphalte 5+15+20 ou 15+25 (note de l'article 6.6.3.3.3) |
| Tolérance de constitution — asphalte | − 20 % au plus sur les couches d'asphalte pur, − 10 % sur les couches sablées ou gravillonnées | Mesure sur échantillon de 0,30 m × 0,30 m prélevé en œuvre (article 10.3.1) |
| Charges permanentes et d'exploitation admises avec isolant liège | ≤ 4,5 kN/m² | Domaine limité aux toitures inaccessibles, techniques ou accessibles aux piétons et au séjour (article 6.4.1) |
| Pente maximale en isolation inversée | ≤ 5 % | Panneaux posés en un seul lit, libres, à joints serrés (article 6.4.3.2) |
Dimensions réglementaires
Classification des toitures selon la pente
Pente de la ligne de plus grande pente, éventuellement variable (article 3.3)
Épaisseur de la protection lourde meuble
Granularité de 0,005 m à ≤ 2/3 de l'épaisseur de la protection, choisie la plus élevée possible (article 6.6.3.1.2.1)
Renforcement périphérique de la protection meuble
Bâtiments > 28 m en zone 1 tous sites ou zone 2 site normal, > 20 m en zone 2 site exposé ou zone 3 site normal, ou toute hauteur en zone 3 site exposé ou zone 4 (article 6.6.3.1.2.1)
Non-tissé de désolidarisation
Articles 6.6.3.1.2.1, 6.6.3.1.2.2 et 6.6.3.3.3
Protection dure coulée en place
Article 6.6.3.3.2.2
Fractionnement de la protection dure
Joints de 0,02 m minimum en bordure des reliefs et émergences (article 6.6.3.3.2.2)
Plots de dalles sur plots
Plots de hauteur > 0,20 m non visés par le document (article 6.6.3.3.3)
Hauteur minimale de relevé sur costière métallique
Hauteur de costière au-dessus de la protection < 0,20 m si non isolée, < 0,35 m si isolée (article 7.1.1.2.2.2)
Costières métalliques
Recouvrement des éléments ≥ 0,04 m ; 3 fixations par mètre en quinconce ; rivets Ø ≥ 4,8 mm espacés de 0,20 m au maximum (articles 7.1.1.2.2.2 et 7.1.1.2.3)
Équerre de renfort de relevé
Recouvrement latéral des éléments de relevé ≥ 0,06 m (articles 7.1.3.1.1 et 7.1.3.2.1.2)
Fixation mécanique en tête des relevés apparents
Relevés autoprotégés apparents de hauteur > 0,50 m, fixations protégées des eaux de ruissellement (article 7.1.3.2.1.3)
Pontage des joints verticaux d'acrotère
Appliquée dans l'axe du joint en réservant une indépendance d'environ 0,10 m (article 7.1.3.1.2)
Surface collectée par entrée d'eau pluviale
Article 8.6.1
Distance maximale à un dispositif de collecte
Article 8.6.1
Nombre minimal de dispositifs d'évacuation
Par terrasse, chêneau ou caniveau, y compris pour les portions délimitées par des éléments empêchant l'écoulement (article 8.6.1)
Platine d'entrée d'eaux pluviales
Plomb 2,5 mm, inox 1,0 mm, cuivre 0,6 mm, aluminium 1 mm d'épaisseur minimale (article 8.6.2)
Moignon traversant une dalle
Raccord moignon / descente aisément visitable, interdit dans l'épaisseur des dalles, parois ou faux plafonds non démontables (article 8.6.2)
Trop-plein
Distance bord du trou / bords extrêmes de la platine ≥ 0,12 m ; larmier si la pente de 30 % est impossible (article 8.6.4)
Crapaudines et galeries garde-grèves
Article 8.6.3
Épreuve d'étanchéité par mise en eau
Aucune fuite en sous-face ni dans un mur ou une cloison ; charge d'eau limitée aux valeurs admises au calcul (article 10.1)
Épaisseur maximale d'isolation en liège
Fixation par collage à l'EAC ; charges permanentes et d'exploitation ≤ 4,5 kN/m² (articles 6.4.1, 6.4.2 et 6.4.3.1.2.2)
Butées sur toitures de pente > 100 %
Butées disposées perpendiculairement à la ligne de plus grande pente (article 6.4.3.1.3)
Comprendre NF DTU 43.1
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF DTU 43.1, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF DTU 43.1 couvre : Ouvrages d'étanchéité des toitures-terrasses et toitures inclinées établis sur éléments porteurs en maçonnerie, en climat de plaine (altitude ≤ 900 m) — toitures inaccessibles, techniques ou à zones techniques, accessibles aux piétons, accessibles aux véhicules légers (≤ 20 kN/essieu) ou lourds (20 à 135 kN/essieu), toitures-terrasses jardins, rampes de pente 5 à 18 % et toitures destinées à la retenue temporaire des eaux pluviales — revêtements en asphalte ou en bicouche bitume modifié SBS, avec ou sans isolation thermique, y compris isolation inversée ; ne vise pas les véhicules de plus de 135 kN par essieu. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF DTU 43.1
Le NF DTU 43.1 est la norme française de l'étanchéité des toitures-terrasses et toitures inclinées avec éléments porteurs en maçonnerie, en climat de plaine. Sa partie 1-1, cahier des clauses techniques d'indice de classement NF P 84-204-1-1, a été homologuée par décision du Directeur Général d'AFNOR le 20 septembre 2004 pour prendre effet le 20 novembre 2004 ; avec la partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux), elle remplace les normes homologuées NF P 84-204-1 de juillet 1994 et son amendement A1 de mars 2001, ainsi que NF P 84-205-1 de mai 1993. Le corpus se complète du cahier des clauses spéciales (NF P 84-204-2) et d'un guide à l'intention du maître d'ouvrage (FD P 84-204-3).
Le climat de plaine est défini conventionnellement : les toitures en climat de plaine sont celles des bâtiments implantés à une altitude inférieure ou égale à 900 m. Une note nuance immédiatement cette convention — certaines toitures de bâtiments situés en dessous de 900 m peuvent être considérées comme toitures sous climat de montagne en fonction de conditions microclimatiques particulières, les documents particuliers du marché devant alors en faire la mention. Au-delà, ou dans ces cas particuliers, c'est le NF DTU 43.11 qui s'applique.
Le NF DTU 43.1 s'articule autour de deux classifications simultanées. La classification selon la destination distingue les toitures inaccessibles (circulation réduite à l'entretien, une à deux interventions par an), les toitures-terrasses techniques ou à zones techniques (interventions fréquentes sur aéroréfrigérants, capteurs solaires, dispositifs de nettoyage de façade), les toitures accessibles aux piétons, aux véhicules légers (charge maximale conventionnelle de 20 kN par essieu), aux véhicules lourds (de 20 à 135 kN par essieu), les toitures-terrasses jardins et les rampes (pente comprise entre 5 et 18 %). La classification selon la pente distingue la toiture-terrasse à pente nulle (pente inférieure à 1 %), la toiture-terrasse plate (pente de 1 à 5 % limites incluses) et la toiture inclinée (pente supérieure à 5 %). Toute prescription du texte se lit au croisement de ces deux entrées.
Comprendre en détail NF DTU 43.1
Ce que l'étanchéité ne rattrape pas : les tolérances du gros œuvre
L'article 5.2.5 contient l'une des phrases les plus utiles au maître d'œuvre : la norme NF P 10-203-1 (NF DTU 20.12) définit les tolérances de planéité et d'état de surface, les tolérances d'horizontalité et les tolérances de pente ; le respect de ces tolérances incombe à l'entreprise de gros œuvre ; et les ouvrages d'étanchéité ne peuvent pas corriger ces tolérances. Autrement dit, une contre-pente ou une flache créée par le gros œuvre restera une contre-pente sous le complexe d'étanchéité, et la responsabilité en revient au lot qui l'a produite.
Le gros œuvre commande également le reste de l'ouvrage. Les éléments porteurs en partie courante sont classés en quatre types A, B, C et D selon leur susceptibilité à la fissuration, au sens du NF DTU 20.12. Les éléments porteurs de type D ne sont admis que sous réserve de vérifier les dispositions particulières de ce même DTU et, dans le cas des véhicules lourds, celles du Cahier du CSTB n° 2892 — lequel limite l'usage de tels planchers aux véhicules à charge par essieu inférieure ou égale à 30 kN. Dans le cas particulier d'une terrasse accessible aux véhicules avec revêtement autoprotégé en asphalte, les éléments porteurs de type D doivent être complétés par une dalle rapportée adhérente en béton armé.
Enfin, l'implantation des ouvrages particuliers — reliefs, rives sans acrotères, joints de gros œuvre, dispositifs de collecte et d'évacuation des eaux pluviales, pénétrations, balcons, rampes, fosses à arbres — relève également du NF DTU 20.12, et les réservations pour les dispositifs d'évacuation des eaux pluviales sont prévues au lot gros œuvre. L'entreprise d'étanchéité reçoit ces informations transcrites sur le plan de la toiture. Un plan de toiture muet sur ces points transfère à l'étanchéiste des décisions qui ne lui appartiennent pas.
Pentes : une valeur par destination, et trois cas particuliers
Les pentes sont celles indiquées sur les plans et sont réalisées par le gros œuvre, soit directement par l'élément porteur, soit par une forme de pente rapportée. En partie courante, les pentes admises dépendent de la destination de la toiture et sont données par le tableau 1 du DTU. La classification générale, elle, est chiffrée : pente nulle en dessous de 1 %, terrasse plate de 1 à 5 % limites incluses, toiture inclinée au-delà de 5 %, la pente considérée étant celle de la ligne de plus grande pente, éventuellement variable.
Trois cas particuliers sont traités à part. Dans les noues, la pente doit être supérieure ou égale à 0,5 % pour les toitures-terrasses accessibles aux piétons avec protection autre que par dalles sur plots, et pour les toitures accessibles aux véhicules ; elle peut être quelconque, y compris nulle, pour les toitures inaccessibles, techniques ou à zones techniques, accessibles aux piétons avec protection par dalles sur plots, et jardins. Dans les chêneaux, toutes les pentes sont admises, y compris la pente nulle. Dans les caniveaux, la pente doit être supérieure ou égale à 0,5 %. Sur marches et gradins, la pente minimale de ces surfaces est de 1,5 %.
Une note du DTU pose un avertissement à reprendre au client : les noues, chêneaux et caniveaux de pente inférieure ou égale à 2 % peuvent présenter des flaches et retenues d'eau, cette présence étant systématique dans le cas de pente nulle. Sur une terrasse à pente nulle, la stagnation n'est donc pas un désordre mais une conséquence assumée du parti retenu — à condition que ce parti ait été expliqué et accepté en conception.
Pare-vapeur, isolant et point de rosée
L'isolation thermique est située au-dessus de l'élément porteur, les cas particuliers sans isolation étant traités par le NF DTU 20.12. Les documents particuliers du marché définissent la résistance thermique de la couche isolante, et l'épaisseur en découle selon la nature des panneaux. Le DTU pose ensuite une contrainte physique que les logiciels de calcul thermique ne vérifient pas toujours : dans tous les cas, le point de rosée, calculé pour la température extérieure minimale de base, doit se situer au-dessus de l'élément porteur ou des éventuels ouvrages en maçonnerie rapportés sur l'élément porteur.
Sauf pour le liège, le domaine d'emploi des panneaux isolants est défini par leur Document Technique d'Application ; en présence d'un chemin de nacelle, ce document doit prévoir spécifiquement l'utilisation de l'isolant sous chemin de nacelle. Pour le liège, le domaine d'emploi est limité aux toitures inaccessibles, techniques ou accessibles aux piétons et au séjour, la somme des charges permanentes et d'exploitation étant limitée à 4,5 kN/m², et l'épaisseur totale de l'isolation étant limitée à 0,08 m.
La pose est encadrée : en un seul lit, les joints sont décalés dans un sens, en quinconce ; en plusieurs lits, chaque lit est disposé en quinconce, les joints de deux lits successifs n'étant pas superposés ; les panneaux sont posés à joints serrés. La pose de la première couche du revêtement d'étanchéité doit suivre la pose des panneaux, de façon à les protéger des intempéries et à éviter d'enfermer l'humidité sous l'étanchéité. Les fixations mécaniques des panneaux ne sont pas admises sur plancher comportant des corps creux, sur dalle mince en béton précontraint, sur plancher comportant une distribution électrique noyée, sur locaux à très forte hygrométrie, ni sur les formes de pente rapportées. Au-delà de 100 % de pente, des butées sont disposées perpendiculairement à la ligne de plus grande pente, l'écartement des lignes de butées n'excédant pas 5 m. En isolation inversée, la pente maximale est de 5 % et les panneaux sont posés en un seul lit, libres, à joints serrés décalés dans un seul sens.
Revêtements d'étanchéité : asphalte ou bicouche bitume SBS
Le NF DTU 43.1 ne vise que deux familles de revêtements : l'asphalte, et le système bicouche à base de bitume modifié par élastomère SBS, communément appelé bicouche bitume SBS. Pour ces derniers, le texte se réfère à la performance I (indentation) du classement FIT figurant dans leur Document Technique d'Application, classement défini dans les cahiers 2358 et 2433 du CSTB, qui permet de choisir qualitativement le système en fonction du comportement attendu vis-à-vis des sollicitations extérieures. Les revêtements sont décrits dans le document à partir de la couche en contact avec le support.
Trois systèmes de pose sont distingués par la terminologie de l'article 3.1.4 : le système indépendant, où le revêtement repose librement sur son support sans liaison ; le système adhérent, où il est liaisonné de manière continue ; et le système semi-indépendant, où il est liaisonné de manière discontinue. Les couches associées sont définies dans la foulée : couche d'indépendance, couche de semi-indépendance, écran thermique — cette dernière étant disposée entre l'isolant et le revêtement pour protéger certains isolants des effets thermiques lors de la mise en œuvre à chaud.
Les recouvrements sont chiffrés et diffèrent selon la couche. Pour les feuilles d'étanchéité constituant une même couche d'un bicouche bitume SBS, le recouvrement est de 0,06 m minimum, avec deux modes de pose possibles : à lits parallèles, les joints des deux couches successives ne devant pas se superposer mais être décalés, ou à lits croisés. Pour la couche d'indépendance, le recouvrement entre lés est de 0,10 m environ ; il en va de même pour l'écran VV 50 de semi-indépendance et pour la couche de semi-indépendance pour asphalte, tandis que le recouvrement est facultatif pour l'écran perforé. L'écran thermique se recouvre également sur 0,10 m. Pour les revêtements asphalte, les joints de reprise des couches successives doivent être décalés d'au moins 0,10 m les uns par rapport aux autres. En périphérie de terrasse et autour des émergences, l'écran de semi-indépendance est interrompu à environ 0,50 m des reliefs, ou collé ou soudé sur cette même largeur selon le type d'écran.
Protection : meuble, dure, dalles sur plots
La protection lourde meuble est constituée par une couche de granulats courants, roulés ou concassés, de 0,04 m d'épaisseur minimale, de granularité comprise entre 0,005 m et une dimension au plus égale aux deux tiers de l'épaisseur de la protection, la granularité étant choisie la plus élevée possible. Le DTU impose un renforcement en périphérie dans les configurations exposées : lorsque le bâtiment est de hauteur supérieure à 28 m en zone 1 tous sites ou zone 2 site normal, ou de hauteur supérieure à 20 m en zone 2 site exposé ou zone 3 site normal, ou, quelle que soit sa hauteur, en zone 3 site exposé ou zone 4 tous sites, la protection est complétée sur 2 m de largeur au pourtour de la toiture-terrasse et des édicules par des dalles posées à sec, soit directement sur les granulats, soit sur un non-tissé synthétique d'au moins 170 g/m².
La protection dure coulée en place, sur les toitures accessibles aux piétons, est réalisée en mortier armé ou en béton armé de 0,04 m d'épaisseur nominale, tirée à la règle et laissée brute en attente du revêtement de sol scellé. Le dosage du mortier est de 400 kg environ de ciment par mètre cube de sable sec, celui du béton de 300 kg minimum de ciment par mètre cube de béton ; l'armature est un treillis soudé de maille maximale 0,10 m × 0,10 m et de masse minimale 0,250 kg/m², placé sensiblement à mi-épaisseur. Le fractionnement est chiffré : en partie courante, des joints de 0,01 à 0,02 m de largeur tous les 4 m maximum dans les deux sens, en limitant les surfaces entre joints à 10 m² environ ; en bordure des reliefs et des émergences, des joints de 0,02 m minimum. Les joints intéressent toute l'épaisseur de la protection, les armatures étant interrompues à leur droit, et ils sont garnis d'un produit imputrescible apte aux déformations alternées. Les tolérances de planéité de cette protection sont de 7 mm sous la règle de 2 m et 2 mm sous la règle de 0,20 m pour le mortier, et de 10 mm et 3 mm pour le béton.
Les dalles sur plots constituent à la fois la protection de l'étanchéité et le revêtement de circulation, et sont mises en œuvre directement sur le revêtement d'étanchéité. Les plots coulés en place doivent présenter, lorsqu'ils sont ponctuels, une surface d'appui sur le revêtement d'au minimum 300 cm², et une surface supérieure d'appui des dalles d'au minimum 100 cm² ; lorsqu'ils sont linéaires, ils ne doivent pas faire obstacle à l'écoulement des eaux et leur largeur ne doit pas être inférieure à 0,10 m. Leur hauteur doit être comprise entre 0,05 m et 0,20 m, le document ne visant pas les plots de hauteur supérieure à 0,20 m. Les plots sont coulés sur une couche de désolidarisation : feuille bitumineuse, ou non-tissé synthétique d'au moins 170 g/m² surmonté d'un film synthétique d'épaisseur minimale 100 μm. Une note donne la pression maximale admise sous les plots pour les revêtements asphalte 5+15+20 ou 15+25 : 6 kPa, soit 0,06 daN/cm².
Relevés : hauteurs, recouvrements et fixation en tête
Les revêtements appliqués en relevés sont toujours adhérents. Ils habillent la partie des reliefs destinée à les recevoir jusqu'au niveau de l'élément formant rejet d'eau, ou jusqu'à l'arête extérieure de l'acrotère lorsque celui-ci est totalement revêtu. Ils sont constitués d'éléments distincts de ceux des parties courantes, avec lesquels ils se raccordent par recouvrement soudé, et sont appliqués par longueur maximale correspondant à la largeur des rouleaux, avec un recouvrement latéral de 0,06 m minimum. La hauteur d'un relevé se mesure comme la distance verticale comprise entre le dessus de la protection des parties courantes du revêtement d'étanchéité au voisinage du relief et le dispositif écartant les eaux de ruissellement.
Les costières métalliques ont leur propre jeu de valeurs. Leur hauteur doit permettre la réalisation d'un relevé de hauteur H minimale de 0,15 m dans le cas général, et de 0,25 m dans le cas particulier de reliefs de noue situés en pied de versants de pente supérieure à 20 %. Par ailleurs, la hauteur de la costière au-dessus de la protection des parties courantes doit être inférieure à 0,20 m lorsque la costière n'est pas isolée thermiquement, et à 0,35 m lorsqu'elle l'est. Elles sont en acier galvanisé de classe au moins Z 275, d'épaisseur minimale 1 mm, avec une aile horizontale de largeur minimale 0,10 m ; la longueur des éléments est limitée à 2 m avec un revêtement de partie courante par feuilles bitumineuses et à 1 m avec un revêtement asphalte. Elles sont posées avec un recouvrement minimal de 0,04 m, fixées par clouage de l'aile horizontale à raison de 3 fixations par mètre en quinconce, les ailes verticales étant couturées par rivets à expansion en acier de 4,8 mm de diamètre minimal, avec au moins un rivet en tête et un espacement maximal de 0,20 m.
La composition des relevés est détaillée par cas. Sur relief en maçonnerie raccordé à un bicouche bitume SBS, elle comprend une couche d'EIF, une équerre de renfort de 0,25 m de développé avec des ailes de 0,10 m minimum soudée, et une feuille de bitume élastomérique 35 autoprotégée soudée sur toute la hauteur, dont le talon de 0,15 m minimum dépasse de 0,05 m le talon de l'équerre de renfort. Une règle de fixation s'ajoute au-delà d'une certaine hauteur : les complexes d'étanchéité autoprotégés apparents appliqués en relevés de hauteur supérieure à 0,50 m sont fixés mécaniquement en tête, à raison de 4 fixations par mètre linéaire, situées à 0,03 m minimum du haut des lés et protégées des eaux de ruissellement. Enfin, les joints verticaux des reliefs en maçonnerie — joints d'acrotère préfabriqué — sont pontés dans la hauteur du relevé par une bande de 0,20 m de largeur avec retour en talon de 0,10 m, appliquée dans l'axe du joint en réservant une indépendance d'environ 0,10 m.
Évacuation des eaux pluviales : les règles de surface et de distance
Les dispositions générales de l'article 8.6.1 reprennent l'annexe C du NF DTU 20.12 et constituent le socle de tout plan de toiture. Chaque entrée d'eau intéresse une surface collectée au plus égale à 700 m², ramenée à 200 m² dans le cas de toitures accessibles aux piétons avec protection par dalles sur plots. Tout point d'une terrasse se trouve à moins de 30 m du dispositif de collecte — chêneau, caniveau, retombées — ou des entrées d'eaux pluviales, distance ramenée à 20 m avec des dalles sur plots ; et la distance maximale entre deux descentes dans un chêneau ou un caniveau est de 30 m.
Deux interdictions et une règle de redondance complètent le dispositif. Le passage des eaux d'une toiture sur une autre toiture à travers les costières d'un joint de dilatation est interdit. Lorsque la terrasse est composée de compartiments délimités par des poutres en allège, la réalisation de traversées de ces poutres saillantes par des manchons est interdite. Et l'eau accumulée par l'engorgement d'une descente doit pouvoir s'évacuer, soit par une descente voisine, soit par un trop-plein : en conséquence, chaque terrasse, chêneau ou caniveau comporte au moins soit 2 descentes, soit 1 descente obligatoirement complétée par un trop-plein. Ces dispositions s'appliquent aussi aux portions de terrasse délimitées par des éléments ne permettant pas l'écoulement normal de l'eau, comme une costière de joint de dilatation.
Les entrées d'eaux pluviales sont constituées d'une platine et d'un moignon assemblés de façon étanche, sans manchon isolant thermique. Les matériaux et épaisseurs minimales sont chiffrés : plomb de 2,5 mm, acier inoxydable de 1,0 mm, cuivre de 0,6 mm, aluminium de 1 mm — plomb et aluminium étant badigeonnés intérieurement d'EIF. Leur section doit être conforme au DTU 60.11. La distance entre le bord du trou d'évacuation et le bord extrême de la platine ne doit pas être inférieure à 0,12 m, valeur réductible à 0,10 m lorsque l'entrée traverse un relief ou se situe contre un relief de faible hauteur, le bord supérieur de la platine devant alors permettre le raccord de l'étanchéité sur le relief sur 0,05 m minimum. Lorsqu'il traverse une dalle, le moignon doit dépasser la sous-face de 0,15 m minimum, et le raccord entre moignon et descente doit être aisément visitable : il est interdit de le situer dans l'épaisseur des dalles, parois ou faux plafonds non démontables.
Crapaudines et trop-pleins : les sections opposables
Toute évacuation doit être munie d'un dispositif destiné à arrêter les débris capables de provoquer un engorgement des descentes, ce dispositif devant permettre l'évacuation des eaux de surface du revêtement ainsi que de celles pouvant circuler dans l'épaisseur de la protection, sans entraîner de matériaux constitutifs de celle-ci. Le niveau supérieur des crapaudines et garde-grèves doit dépasser d'au moins 0,05 m le niveau du revêtement d'étanchéité.
Les sections sont chiffrées : si la galerie comporte un couvercle ou une grille, ce dernier doit être ajouré et la section totale des ouvertures du couvercle et de la galerie garde-grève doit être supérieure de 50 % à celle de l'entrée d'eau ; dans le cas de protection dure ou asphalte, la section des ouvertures de la grille doit être au moins égale à celle de l'entrée d'eau.
Les trop-pleins sont constitués d'une platine et d'un moignon assemblés par soudure ou par tout système d'assujettissement étanche, dans les mêmes matériaux que les entrées d'eaux pluviales. La section d'écoulement est au moins égale à celle de la descente concernée et peut être répartie en plusieurs trop-pleins, la section d'écoulement minimale d'un trop-plein étant de 28 cm², de préférence rectangulaire grand côté horizontal. La distance entre le bord du trou d'évacuation et les bords extrêmes latéraux et inférieur de la platine doit être au moins égale à 0,12 m. La longueur du moignon doit être telle qu'une fois posé il dépasse le parement extérieur de la paroi de 0,05 m minimum, et sa pente doit être supérieure à 30 % pour qu'il forme goutte d'eau ; en cas d'impossibilité, un larmier doit être réalisé à la sortie du moignon pour éviter tout retour d'eau à sa sous-face.
Épreuve d'étanchéité à l'eau : un protocole précis
Sur prescription des documents particuliers du marché, il est effectué à l'achèvement des travaux d'étanchéité — avant mise en place des protections ou des couches drainantes dans le cas des terrasses-jardins — une épreuve d'étanchéité par terrasse, sanctionnée par un procès-verbal. C'est un point contractuel : sans prescription aux DPM, l'épreuve n'est pas due.
Le protocole est chiffré. Les épreuves sont effectuées par mise en eau, en établissant le niveau à 0,05 m au-dessous de la partie supérieure du point le plus bas des relevés. Il y a lieu de veiller à ce que la charge d'eau ainsi créée ne dépasse pas celle admise pour les calculs de résistance, les DPM devant indiquer les hauteurs admissibles. Ce niveau est maintenu 24 heures au minimum, l'obstruction des entrées d'eaux pluviales devant se faire par un système permettant d'évacuer les eaux lorsque le niveau dépasse celui prévu — en cas de pluie soudaine par exemple. La vidange est faite progressivement pour éviter tout refoulement dans les colonnes d'évacuation.
Le critère de réussite est absolu : aucune fuite ne doit apparaître, tant en sous-face de la terrasse que dans un mur ou une cloison. En cas d'ambiguïté sur la provenance de l'humidité, le DTU suggère de refaire les épreuves à l'aide d'eau teintée. Le contrôle du revêtement lui-même, étant de type destructif par prélèvement, ne doit être effectué qu'exceptionnellement, en pleine partie courante hors des noues et de préférence aux points hauts : on prélève un échantillon de 0,30 m × 0,30 m, on mesure ses dimensions à 0,5 mm près et on le pèse à 1 g près. Pour l'asphalte, les épaisseurs moyennes mesurées ne doivent pas être inférieures de plus de 20 % aux épaisseurs indiquées pour les couches d'asphalte pur, ni de plus de 10 % pour les couches d'asphalte sablé ou gravillonné.
Entretien : ce qui conditionne la durabilité et la garantie
L'annexe A informative est courte mais décisive en contentieux. Elle rappelle que les prescriptions du cahier des clauses techniques conduisent à la réalisation d'ouvrages de bonne qualité, mais que la condition de durabilité ne peut être pleinement satisfaite que si ces ouvrages sont entretenus et que si leur usage est conforme à leur destination. L'entretien est à la charge du maître d'ouvrage ou de ses ayants droit après réception, et comporte des visites périodiques de surveillance au moins une fois par an.
Deux nuances chiffrées méritent d'être transmises au client. Les terrasses à pente nulle ou les noues à pente nulle avec revêtement d'étanchéité autoprotégé peuvent nécessiter un entretien plus fréquent. Et s'il n'est prévu qu'une seule visite par an, elle est effectuée de préférence à la fin de l'automne pour les bâtiments situés à proximité d'arbres. Le DTU recommande qu'un contrat d'entretien soit passé entre le maître d'ouvrage et l'entreprise, définissant la nature des prestations ; en l'absence d'un tel contrat, le maître d'ouvrage peut être amené à justifier de l'entretien régulier des ouvrages qu'il aura diligenté.
Le contenu minimal de l'entretien est listé : examen général des ouvrages d'étanchéité visibles ; inspection de tous les ouvrages complémentaires visibles (souches, édicules, lanterneaux, acrotères, ventilations, zinguerie, bandeaux) ; vérification des relevés d'étanchéité ; vérification et nettoyage des entrées d'eaux pluviales et trop-pleins ; enlèvement des mousses, herbes et végétation ; enlèvement des boues et limons sur revêtements autoprotégés apparents ; enlèvement des détritus et menus objets ; remise en ordre éventuelle des protections meubles. Une recommandation contre-intuitive complète l'annexe : l'arrosage du revêtement d'étanchéité autoprotégé des toitures surchauffées en été, dans le but de rafraîchir l'ambiance intérieure, est préjudiciable au bon comportement du revêtement et cette opération est déconseillée.
Glossaire NF DTU 43.1
- Élément porteur
- Partie supérieure résistante du gros œuvre de la toiture ; lorsqu'il comporte des éléments chauffants, il est appelé plancher chauffant. Les éléments porteurs sont classés en quatre types A, B, C et D selon leur susceptibilité à la fissuration au sens du NF DTU 20.12 (articles 3.1.2.1 et 5.2.1).
- Support de l'étanchéité
- Élément de la construction sur lequel est appliqué directement le revêtement d'étanchéité : élément porteur en maçonnerie, ouvrages rapportés tels que formes de pente, ou panneaux isolants non porteurs (article 3.1.2.2).
- Relief
- Ouvrage émergent sur lequel l'étanchéité est relevée, ce relevé pouvant être exécuté sur tout ou partie de la hauteur du relief : acrotères, costières, souches et murs, ressauts, poutres saillantes (articles 3.1.2.3 et 7.1.1).
- Relevé
- Revêtement d'étanchéité appliqué sur un relief ; il est toujours adhérent et constitué d'éléments distincts de ceux des parties courantes, raccordés par recouvrement soudé (articles 3.1.4.1 et 7.1.3.1.1).
- Retombée
- Revêtement d'étanchéité appliqué sur une partie en retombée, c'est-à-dire une partie de construction étanchée située en limite d'un terre-plein dont la face verticale extérieure reçoit une étanchéité en continuité avec celle de partie courante (articles 3.1.2.4 et 3.1.4.1).
- Système indépendant / adhérent / semi-indépendant
- Revêtement reposant librement sur son support sans liaison (indépendant), liaisonné de manière continue (adhérent) ou liaisonné de manière discontinue (semi-indépendant) — articles 3.1.4.2 à 3.1.4.4.
- Écran thermique
- Couche disposée entre l'isolant thermique et le revêtement d'étanchéité, destinée à protéger certains isolants des effets thermiques lors de la mise en œuvre à chaud du revêtement ; recouvrement de 0,10 m (articles 3.1.4.7 et 6.5.3.4).
- Isolation inversée
- Panneaux isolants disposés au-dessus du revêtement d'étanchéité, en un seul lit, libres, à joints serrés ; la pente maximale admise est de 5 % (articles 3.1.3.4 et 6.4.3.2).
- Protection lourde meuble
- Protection rapportée constituée par un lit de granulats courants, roulés ou concassés, de 0,04 m d'épaisseur minimale et de granularité comprise entre 0,005 m et les deux tiers de l'épaisseur de la protection (articles 3.1.5.3 et 6.6.3.1.2.1).
- Autoprotection
- Protection mince réalisée en usine sur un matériau d'étanchéité en feuille ; les autoprotections sont constituées soit par des granulats minéraux, soit par des feuilles métalliques minces (article 3.1.5.6).
- Chêneau / caniveau
- Ouvrages de collecte des eaux pluviales de section généralement rectangulaire : le chêneau est implanté sur une toiture inaccessible ; le caniveau, sur une toiture accessible ou en bas de rampe, est recouvert d'une grille amovible permettant la circulation et l'entretien (articles 3.1.2.8 et 3.1.2.9).
- Classement FIT
- Classement des étanchéités de toitures (cahiers CSTB 2358 et 2433) permettant un choix qualitatif du système en fonction de son comportement vis-à-vis des sollicitations extérieures ; le NF DTU 43.1 se réfère à la performance I (indentation) figurant au Document Technique d'Application des bicouches bitume SBS (article 6.5.1).
Questions fréquentes sur NF DTU 43.1
Qu'est-ce que NF DTU 43.1 ?
NF DTU 43.1 - Étanchéité des toitures-terrasses et toitures inclinées avec éléments porteurs en maçonnerie. Le NF DTU 43.1 (NF P 84-204-1-1, novembre 2004) définit les clauses techniques d'exécution des ouvrages d'étanchéité de toitures-terrasses et toitures inclinées établis sur éléments porteurs en maçonnerie, en climat de plaine — conventionnellement à une altitude inférieure ou égale à 900 m. Il classe les toitures selon leur destination (inaccessibles, techniques ou à zones techniques, accessibles aux piétons, aux véhicules légers ou lourds, jardins, rampes) et selon leur pente (pente nulle < 1 %, terrasse plate de 1 à 5 %, toiture inclinée > 5 %), puis fixe pour chaque cas le pare-vapeur, l'isolant, le revêtement d'étanchéité (asphalte ou bicouche bitume SBS), la protection, les relevés, les évacuations d'eaux pluviales et les épreuves d'étanchéité à l'eau. Il précise que les ouvrages d'étanchéité ne peuvent pas corriger les tolérances du gros œuvre : un support hors tolérance reste hors tolérance sous l'étanchéité. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF DTU 43.1 ?
Le domaine d'application couvre : Ouvrages d'étanchéité des toitures-terrasses et toitures inclinées établis sur éléments porteurs en maçonnerie, en climat de plaine (altitude ≤ 900 m) — toitures inaccessibles, techniques ou à zones techniques, accessibles aux piétons, accessibles aux véhicules légers (≤ 20 kN/essieu) ou lourds (20 à 135 kN/essieu), toitures-terrasses jardins, rampes de pente 5 à 18 % et toitures destinées à la retenue temporaire des eaux pluviales — revêtements en asphalte ou en bicouche bitume modifié SBS, avec ou sans isolation thermique, y compris isolation inversée ; ne vise pas les véhicules de plus de 135 kN par essieu. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF DTU 43.1 sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Quelle est la pente minimale d'une toiture-terrasse selon le NF DTU 43.1 ?
Il n'existe pas de valeur unique : les pentes admises en partie courante dépendent de la destination de la toiture et sont données par le tableau 1. La classification générale distingue la toiture-terrasse à pente nulle (pente inférieure à 1 %), la toiture-terrasse plate (1 à 5 %, limites incluses) et la toiture inclinée (au-delà de 5 %). Les cas particuliers sont chiffrés : noues ≥ 0,5 % pour les terrasses accessibles aux piétons hors dalles sur plots et aux véhicules, caniveaux ≥ 0,5 %, marches et gradins ≥ 1,5 %, toutes pentes admises dans les chêneaux y compris la pente nulle.
Quelle hauteur de relevé d'étanchéité faut-il respecter ?
La hauteur d'un relevé est la distance verticale entre le dessus de la protection des parties courantes au voisinage du relief et le dispositif écartant les eaux de ruissellement ; sur reliefs en maçonnerie, elle est fixée par le NF DTU 20.12. Pour les costières métalliques, le NF DTU 43.1 chiffre une hauteur H minimale de 0,15 m dans le cas général et de 0,25 m pour les reliefs de noue situés en pied de versants de pente supérieure à 20 %, la hauteur de la costière au-dessus de la protection devant rester inférieure à 0,20 m si elle n'est pas isolée et à 0,35 m si elle l'est.
Quel recouvrement entre lés pour un bicouche bitume SBS ?
Les feuilles d'étanchéité constituant une même couche doivent être posées à recouvrement de 0,06 m minimum (article 6.5.3.6.1). Les couches d'indépendance et de semi-indépendance, ainsi que l'écran thermique, se recouvrent sur 0,10 m environ. En relevé, les éléments sont appliqués avec un recouvrement latéral de 0,06 m minimum. Pour l'asphalte, les joints de reprise des couches successives doivent être décalés d'au moins 0,10 m les uns par rapport aux autres.
Combien d'entrées d'eaux pluviales pour une toiture-terrasse ?
Chaque entrée d'eau intéresse une surface collectée au plus égale à 700 m², ramenée à 200 m² pour les toitures accessibles aux piétons avec protection par dalles sur plots. Tout point de la terrasse doit se trouver à moins de 30 m du dispositif de collecte ou des entrées d'eaux pluviales (20 m avec dalles sur plots), et la distance maximale entre deux descentes dans un chêneau ou caniveau est de 30 m. Chaque terrasse, chêneau ou caniveau comporte au moins 2 descentes, ou 1 descente obligatoirement complétée par un trop-plein.
Quelle section minimale pour un trop-plein de toiture-terrasse ?
La section d'écoulement d'un trop-plein est au moins égale à celle de la descente concernée et peut être répartie en plusieurs trop-pleins, la section d'écoulement minimale d'un trop-plein étant de 28 cm², de préférence rectangulaire grand côté horizontal. Le moignon doit dépasser le parement extérieur de la paroi de 0,05 m minimum et présenter une pente supérieure à 30 % pour former goutte d'eau ; à défaut, un larmier doit être réalisé à sa sortie (article 8.6.4).
Quelle épaisseur de gravillons pour la protection d'une toiture inaccessible ?
La protection lourde meuble est constituée d'une couche de granulats courants, roulés ou concassés, de 0,04 m d'épaisseur minimale, de granularité comprise entre 0,005 m et une dimension au plus égale aux deux tiers de l'épaisseur de la protection. En zones et hauteurs exposées, elle doit être complétée sur 2 m de largeur au pourtour de la toiture et des édicules par des dalles posées à sec, directement sur les granulats ou sur un non-tissé synthétique d'au moins 170 g/m² (article 6.6.3.1.2.1).
Comment se déroule une épreuve d'étanchéité à l'eau ?
Sur prescription des DPM, à l'achèvement des travaux et avant mise en place des protections, une épreuve par terrasse est effectuée par mise en eau : le niveau est établi à 0,05 m au-dessous de la partie supérieure du point le plus bas des relevés et maintenu 24 heures au minimum, sans que la charge d'eau dépasse celle admise pour les calculs de résistance. La vidange est progressive. Aucune fuite ne doit apparaître, ni en sous-face de terrasse ni dans un mur ou une cloison ; en cas d'ambiguïté, l'épreuve peut être refaite à l'eau teintée (article 10.1).
Quelles sont les limites d'emploi des costières métalliques ?
Leur emploi peut être admis sur toitures-terrasses inaccessibles, techniques et accessibles aux piétons, dans trois cas seulement : costières de lanterneaux, costières contre acrotère incorporé à un panneau de façade indépendant de la toiture, et costières de joint de dilatation à niveaux décalés lorsque la façade comporte un bardage démontable étanche. Il est interdit sur toitures comportant une protection dure des relevés, avec revêtement de partie courante en asphalte sur maçonnerie sans protection meuble ou dure, sur toitures destinées à la retenue temporaire des eaux pluviales, et lorsque les costières sont au contact d'une ambiance intérieure à forte ou très forte hygrométrie (article 7.1.1.2.1).
Quelles tolérances pour une protection dure coulée en place ?
La protection en mortier ou béton armé de 0,04 m d'épaisseur nominale doit respecter, en planéité, une flèche maximale de 0,007 m sous la règle de 2 m et 0,002 m sous la règle de 0,20 m pour le mortier, et de 0,010 m et 0,003 m pour le béton. L'épaisseur moyenne doit être au moins égale à l'épaisseur nominale, et l'épaisseur en tout point au moins égale à l'épaisseur nominale moins 0,010 m. Elle est fractionnée par des joints de 0,01 à 0,02 m tous les 4 m maximum dans les deux sens, en limitant les surfaces entre joints à 10 m² environ (article 6.6.3.3.2.2).
L'étanchéité peut-elle rattraper un défaut de pente du gros œuvre ?
Non. L'article 5.2.5 est explicite : les tolérances de planéité, d'état de surface, d'horizontalité et de pente sont définies par le NF DTU 20.12, leur respect incombe à l'entreprise de gros œuvre, et les ouvrages d'étanchéité ne peuvent pas corriger ces tolérances. Un défaut de pente doit donc être repris par le lot gros œuvre, par une forme de pente rapportée ou un ragréage, avant intervention de l'étanchéiste.
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Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 1 mars 2024
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NF DTU 43.1 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. étanchéité, toiture-terrasse, maçonnerie, isolation, évacuation, relevé, acrotère, costière métallique, protection lourde, dalles sur plots, bitume SBS, asphalte, trop-plein, épreuve d'étanchéité, terrasse-jardin, P 84-204-1-1.