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Document Technique Unifié
NF DTU 43.5

NF DTU 43.5 — Réfection des ouvrages d'étanchéité des toitures-terrasses ou inclinées

Le NF DTU 43.5 (NF P 84-208-1 pour le cahier des clauses techniques) définit les clauses techniques d'exécution des nouveaux ouvrages à réaliser pour la réfection des revêtements d'étanchéité de toitures plates ou inclinées, en France métropolitaine et en climat de plaine (altitude ≤ 900 m). Il impose une étude préalable de stabilité fournie à la consultation, limite à deux le nombre de réfections rapportées successives sur élément porteur en béton ou maçonnerie et à une sur acier, bois, béton cellulaire ou hourdis céramique, exige une résistance thermique d'au moins 1 m².K/W pour tout nouvel isolant support d'étanchéité rapporté, et interdit les fixations mécaniques dans les planchers chauffants, le béton précontraint, les hourdis céramiques armés et les formes fractionnées.

Domaine d'application

Réfection des revêtements d'étanchéité de toitures plates ou inclinées sur éléments porteurs en maçonnerie, tôles d'acier nervurées, bois et panneaux dérivés du bois, dalles de béton cellulaire autoclavé armé et hourdis céramiques armés ; toitures inaccessibles, accessibles piétons et véhicules, toitures jardin, toitures techniques et zones techniques

Mis à jour le 15 janvier 2024
Applicable depuis le 5 novembre 2002
réfection étanchéité
toiture-terrasse
diagnostic
étude préalable de stabilité
revêtement conservé
pare-vapeur
relevé
acrotère
protection lourde
isolation inversée
NF P 84-208-1
DTU 43.5

Règles principales

Domaine d'application et articulation avec les DTU du neuf

Obligatoire

5 partie 1 (NF P 84-208-1), homologué le 5 septembre 2002 pour prendre effet le 5 novembre 2002 et intégrant l'amendement A1 de septembre 2007, a pour objet de définir les clauses techniques d'exécution des nouveaux ouvrages à réaliser pour la réfection des revêtements d'étanchéité de toitures plates ou inclinées.

Il complète les documents normatifs existants qui définissent la nature et la mise en œuvre des revêtements d'étanchéité, de leur protection et des panneaux isolants thermiques, dans la mesure où ces documents ne traitent que des ouvrages neufs. Il est valable pour des constructions en France métropolitaine en climat de plaine, conventionnellement défini par une altitude inférieure ou égale à 900 m.

12 puis dans la NF P 10-203, aux toitures en éléments porteurs en tôles d'acier nervurées, aux toitures en éléments porteurs en bois, panneaux dérivés du bois ou panneaux composites, aux toitures en éléments porteurs en dalles de béton cellulaire autoclavé armé, et aux toitures en hourdis céramiques armés.

Les ouvrages concernés peuvent être des toitures inaccessibles, accessibles aux piétons et aux véhicules, des toitures jardin, et des toitures techniques et zones techniques. 4) selon la nature de l'élément porteur et de la pente, ou aux Avis Techniques favorables pour les emplois prévus.

Références : NF DTU 43.5 P1 (NF P 84-208-1) art. 1, NF DTU 43.5 P1 art. 3, NF P 10-203 (DTU 20.12), NF P 84-204 (DTU 43.1), NF P 84-206 (DTU 43.3), NF P 84-207 (DTU 43.4)

Données techniques essentielles à la consultation des entreprises

Obligatoire

Les données techniques essentielles fournies lors de la consultation des entreprises d'étanchéité sont : la désignation et la localisation des ouvrages à traiter ainsi que les conditions particulières liées à l'exploitation et à l'environnement du bâtiment ; une étude préalable de la stabilité de l'ossature et des éléments porteurs de la toiture, l'annexe A fournissant un guide pour son établissement ; la description des travaux confortatifs ou modificatifs qui seront éventuellement réalisés sur la toiture ou les ouvrages environnants avant l'intervention de l'entreprise d'étanchéité ; le réemploi de certains matériaux ; pour les éléments non scellés de la protection lourde et pour les dallettes sur plots à réemployer, les éléments permettant d'assurer qu'ils sont conformes à la norme en vigueur pour l'usage prévu ; la valeur de la résistance thermique surfacique et linéique de la toiture à obtenir ; les conditions hygrométriques des locaux sous toiture ; la désignation et la localisation des équipements et massifs qui doivent rester en place ainsi que les dispositions retenues pour assurer la continuité de la fonction étanchéité, ces dernières pouvant concerner d'autres corps d'état (charpentier, couvreur).

L'annexe E fournit un mémento pour la rédaction du dossier de consultation et l'établissement du marché.

Références : NF DTU 43.5 P1 art. 4, NF DTU 43.5 P1 annexe A (informative), NF DTU 43.5 P1 annexe E

Étude des ouvrages d'étanchéité existants

Obligatoire

L'étude concernant la stabilité de l'ossature et des éléments porteurs du bâtiment ne relève pas de la compétence de l'entrepreneur d'étanchéité. L'étude de l'existant, réalisée par l'entrepreneur d'étanchéité, a pour objet de définir avant le début des travaux les solutions constructives relatives aux nouveaux ouvrages d'étanchéité.

Elle consiste en l'examen, notamment par des sondages, de la pente de la toiture, de la protection, de la configuration des reliefs (état, nature, hauteur, implantation, dispositif permettant d'écarter les eaux de ruissellement sur les relevés), du revêtement d'étanchéité, de l'isolation thermique et de son pare-vapeur éventuel, du liaisonnement du revêtement d'étanchéité existant et de l'isolant éventuel et de son pare-vapeur entre eux et à l'élément porteur lorsque la technique de réfection le nécessite, des formes en maçonnerie éventuelles, des éléments porteurs hors stabilité, des éléments porteurs constitués d'un plancher chauffant, des ouvrages annexes, et des équipements et massifs que le maître d'ouvrage a choisi de laisser en place.

Cet examen est complété, si possible, par la consultation des pièces écrites relatives aux ouvrages existants et par enquête auprès des utilisateurs, notamment sur l'ancienneté des ouvrages, la nature des désordres éventuels et la recherche du nombre de réfections ayant déjà eu lieu.

Références : NF DTU 43.5 P1 art. 5.1, NF DTU 43.5 P1 art. 4

Nombre de réfections successives admises

Obligatoire

Sur éléments porteurs en béton ou maçonnerie, la présence de deux réfections rapportées sur les ouvrages d'étanchéité d'origine oblige, pour une troisième réfection, à enlever tous les ouvrages d'étanchéité existants au-dessus de l'élément porteur ou de la forme de pente éventuelle. Sur éléments porteurs en tôles d'acier nervurées, bois ou dérivés du bois, béton cellulaire ou hourdis céramique, cette obligation s'impose pour une deuxième réfection.

Dans tous les cas, l'exécution d'une réfection rapportée sur l'ouvrage existant est tributaire du résultat de l'étude préalable de stabilité et de l'étude des ouvrages d'étanchéité existants.

Références : NF DTU 43.5 P1 art. 5.2.1

Pente, planimétrie et limites de la réfection

Obligatoire

Les seuls ouvrages d'étanchéité ne sont pas en général susceptibles de corriger les pentes ou la planimétrie. Certains panneaux en matériaux isolants avec pente intégrée permettent de corriger certains défauts de planimétrie, dans les conditions de leurs Avis Techniques. Dans le cas de toitures accessibles avec protection autre que par dalles sur plots, la pente minimale est de 1 %.

Dans le cas des éléments porteurs en acier ou bois, l'étude préalable de stabilité définit les dispositions à adopter concernant les pentes.

Pour les toitures avec éléments porteurs en tôles d'acier nervurées, bois ou panneaux dérivés du bois dont les dispositions constructives ne sont plus visées par les documents en vigueur, les dispositions retenues pour effectuer la réfection ne devront en tout état de cause jamais conduire à une réduction de la capacité d'évacuation des eaux pluviales du dispositif existant ; l'annexe B donne des exemples de principes constructifs pour orienter ou compléter les dispositions résultant de l'étude préalable, mais en cas de contradiction les dispositions de l'étude préalable prévalent.

Références : NF DTU 43.5 P1 art. 5.2.2, NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.6.3, NF DTU 43.5 P1 annexe B (informative)

Dispositions liées à l'hygrométrie des locaux

Obligatoire

Sous réserve que l'étude de l'existant ait démontré un comportement satisfaisant des ouvrages, les dispositions techniques du document s'appliquent aux locaux à faible, moyenne ou forte hygrométrie.

Dans le cas des locaux à très forte hygrométrie, si l'examen de l'existant a démontré un comportement satisfaisant des ouvrages, l'ancienne étanchéité peut être conservée ; dans ce cas sont appliquées les dispositions constructives générales, sauf la fixation mécanique des nouveaux ouvrages qui est exclue.

Dans le cas de comportement non satisfaisant de l'ouvrage existant, ce dernier est déposé et la réfection est réalisée conformément aux normes DTU concernées de la série 43 ; dans le cas de l'acier, l'élément porteur pourra toutefois être conservé si l'étude préalable de stabilité l'a jugé apte à cet emploi.

Exceptions :

  • • Locaux à très forte hygrométrie : conservation possible de l'ancienne étanchéité si le comportement des ouvrages est satisfaisant, mais fixation mécanique des nouveaux ouvrages exclue
  • • Élément porteur en acier : conservation possible même en cas de comportement non satisfaisant de l'ouvrage, si l'étude préalable de stabilité l'a jugé apte
Références : NF DTU 43.5 P1 art. 5.2.3

Interdiction des fixations mécaniques

Obligatoire

L'utilisation de fixations mécaniques, notamment pour fixer un revêtement ou un isolant, est interdite dans les éléments porteurs suivants : planchers chauffants, éléments en béton précontraint, dalles en hourdis céramique armé, formes fractionnées. Elle est également interdite pour les locaux à très forte hygrométrie quel que soit l'élément porteur.

En conséquence, les nouveaux revêtements d'étanchéité apparents ne peuvent s'envisager que si tous les ouvrages d'étanchéité existants sont liés à l'élément porteur — par fixations mécaniques et/ou collage —, ou bien s'ils sont constitués par un revêtement asphalte, ou si les nouveaux ouvrages d'étanchéité sont eux-mêmes fixés mécaniquement dans l'élément porteur, avec les exclusions ci-dessus.

Références : NF DTU 43.5 P1 art. 5.2.4, NF DTU 43.5 P1 art. 5.2.5

Exigences thermiques et position du point de rosée

Obligatoire

Dans le cas de dépose des panneaux isolants, il est obligatoire de disposer une nouvelle couche isolante de résistance thermique au moins égale à l'ancienne. K/W, l'épaisseur moyenne étant prise en compte pour les panneaux à pente intégrée.

Il faut vérifier par le calcul que, pour les conditions hygrothermiques du local et compte tenu de la résistance thermique de la nouvelle couche isolante, le pare-vapeur est à une température supérieure à la température de rosée dans quatre cas : sur locaux à forte ou très forte hygrométrie, sur tous les locaux où se manifestaient des condensations en sous-face, en cas de changement de destination des locaux, et dans le cas de membrane synthétique sur isolant.

L'ajout d'un isolant complémentaire apporte alors une augmentation de la résistance thermique.

Références : NF DTU 43.5 P1 art. 5.2.6, NF DTU 43.5 P1 art. 5.2.7, NF DTU 43.5 P1 art. 5.2.8

Protections existantes en partie courante

Obligatoire

Les protections lourdes existantes seront systématiquement déposées, les chemins de roulement en béton pour appareils d'entretien de façades ainsi que les socles et jardinières en béton étant inclus dans cette disposition.

Protection lourde meuble : réutilisable si sa granularité est conforme aux textes en vigueur au moment de la réfection ; en cas de sous-couche en sable, l'ensemble est évacué ; les documents particuliers du marché peuvent imposer le remplacement pour des raisons d'esthétique ou de propreté.

Protection stabilisée (légère ou lourde) par liants hydrauliques ou produits bitumineux : retirée et non réutilisée ; toutefois, si l'enlèvement complet des gravillons se révèle très difficile, les gravillons restant incrustés peuvent être conservés à condition de rapporter un panneau isolant ou un platelage en matériau isolant bénéficiant d'un Avis Technique, collé ou fixé mécaniquement dans l'élément porteur, servant de support au nouveau revêtement.

Protection lourde dure : les éléments préfabriqués non scellés en bon état et les dallettes sur plots en bon état peuvent être réutilisés s'ils sont conformes à la norme en vigueur pour la destination de la terrasse ; les éléments scellés doivent être démolis et évacués ; en cas de plots sur chape ciment coulée en place, la chape est démolie et évacuée ; en cas de dalles scellées sur plots ou longrines en maçonnerie, l'ensemble est démoli et évacué.

Lorsque la protection se révèle adhérente, même partiellement, à l'ancien revêtement d'étanchéité en cas d'apport d'une nouvelle isolation, l'ancien revêtement ne peut pas servir de pare-vapeur. Les protections en enrobés sont systématiquement déposées et évacuées. Dans le cas d'isolation inversée existante, les panneaux sont systématiquement déposés et évacués, y compris lorsqu'ils comportent en surface un lestage en mortier.

Références : NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.1.1, NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.1.2, NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.2, NF DTU 43.5 P1 art. 6.2.1

Traitement des protections asphalte selon le complexe et la destination

Obligatoire

Complexe 5 + 15 + 20 : en terrasse accessible et terrasse parking, démolition complète du revêtement jusqu'à l'élément porteur et évacuation ; en terrasse jardin, démolition de l'asphalte gravillonné de 20 mm et évacuation lorsqu'il n'y a pas d'isolant support du revêtement, démolition complète du revêtement 5 + 15 + 20 et évacuation lorsqu'il y a un isolant support.

Complexes homogènes asphalte (5 + 20 ou 15 + 25) ou complexes mixtes (chapes bitumineuses + asphalte gravillonné) : en terrasse accessible et terrasse parking, démolition complète du complexe jusqu'à l'élément porteur et évacuation ; en terrasse jardin sans isolant support, conservation du complexe si le jardin est seul, démolition totale et évacuation si le jardin est associé à une terrasse accessible ; en terrasse jardin avec isolant support du revêtement, démolition complète du complexe et évacuation.

Les protections en enrobés sont systématiquement déposées et évacuées, en particulier les complexes mixtes chapes bitumineuses + enrobés, démolis et évacués dans leur totalité.

Références : NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.1.2.4, NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.1.2.5, NF DTU 43.5 P1 art. 6.2.1.5

Autoprotections en partie courante et en relevés

Obligatoire

En partie courante, si l'ancien revêtement est conservé : l'autoprotection métallique ou mixte (granulats collés sur aluminium) sera enlevée, y compris lorsqu'elle est revêtue de granulats minéraux, sauf lorsque l'ancien revêtement servira de pare-vapeur sous isolants fixés mécaniquement, ou lorsque le nouveau revêtement sera appliqué en système indépendant ou semi-indépendant fixé mécaniquement ; l'autoprotection minérale pourra être conservée avec l'ancien revêtement, elle est alors brossée et les résidus évacués.

En relevés : les protections en ciment sont déposées et évacuées ; les cas de conservation des autoprotections ne peuvent s'envisager que pour des relevés effectivement adhérents ; s'il est prévu de garder le relevé existant en tant que support d'un nouveau relevé adhérent, l'autoprotection métallique sera enlevée y compris revêtue de granulats minéraux, tandis que l'autoprotection minérale pourra être conservée, brossée, les résidus évacués et l'autoprotection minérale subsistant incrustée par chauffage au chalumeau et travail à la spatule.

Pour les relevés insuffisamment adhérents, les parties non adhérentes du revêtement sont arrachées et évacuées, les parties adhérentes étant conservées avec le même traitement. Les relevés en membranes synthétiques sont déposés et évacués. Les autres protections (bardages, pierres agrafées) doivent dans tous les cas être déposées sur la hauteur du relevé par un entrepreneur spécialisé.

Références : NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.1.2.6, NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.1.3, NF DTU 43.5 P1 art. 6.2.2

Configuration, nature et hauteur des reliefs supports de relevés

Obligatoire

En règle générale, la nature des reliefs doit être conforme aux normes DTU et Avis Techniques en vigueur au moment de la réfection ; dans des cas particuliers de constitutions ne correspondant pas aux spécifications des documents en vigueur, ils pourront être conservés comme support des nouveaux relevés si aucun désordre lié à leur nature n'a été constaté — par exemple relevés sur maçonnerie creuse ou sur costière métallique en terrasse accessible.

La hauteur des reliefs destinés à recevoir les nouveaux relevés devra être conforme aux règles en vigueur au moment de la réfection ; si elle n'est pas suffisante, il faut définir les adaptations pour la rendre suffisante : bouchement des engravures, reconstitution de costières, rehaussement.

Si cette hauteur n'a pas été à l'origine de désordres, dans le cas d'éléments porteurs en tôles d'acier nervurées et d'une réfection en partie courante sans apport d'isolant, la mise en conformité pouvant s'avérer difficile à réaliser sauf modification de façades, ces reliefs peuvent être conservés s'ils permettent une hauteur minimale de relevé de 0,10 m, ou 0,15 m dans le cas de noue, cette hauteur étant portée à 0,20 m minimum pour les relevés en noue de rive sur des versants de pente supérieure ou égale à 20 %.

Les reliefs après réfection devront comporter à leur partie supérieure un ouvrage étanche qui écarte l'eau ruisselant sur les éléments placés au-dessus d'eux ; si la hauteur du relief permet de conserver le dispositif existant, il faut vérifier son état (larmier, fissures, décollements) et sa nature, et prévoir sa remise en état ou son remplacement en cas de mauvais état ou de non-conformité ; si le dispositif ne peut être conservé par suite d'une hauteur insuffisante, il faut soit adapter le relief, soit déposer le dispositif et mettre en œuvre à hauteur suffisante un nouveau dispositif conforme aux normes DTU en vigueur.

Exceptions :

  • • Éléments porteurs en tôles d'acier nervurées, réfection en partie courante sans apport d'isolant et hauteur n'ayant pas été à l'origine de désordres : conservation possible avec relevé de 0,10 m minimum (0,15 m en noue ; 0,20 m en noue de rive sur versants de pente ≥ 20 %)
Références : NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.3.1, NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.3.2, NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.3.3

Revêtements d'étanchéité conservés ou non conservés

Obligatoire

2, ils peuvent remplir la nouvelle fonction qui leur est affectée : support d'un nouvel isolant, servant alors de pare-vapeur sauf pour les anciens revêtements en ciment volcanique, enduit pâteux ou membrane synthétique ; support direct d'un nouvel isolant dans le cas d'élément porteur en tôles d'acier nervurées lorsqu'un pare-vapeur n'est pas nécessaire ; support d'un nouveau pare-vapeur ; support d'un nouveau revêtement d'étanchéité.

Les possibilités d'association entre anciens revêtements et nouveaux systèmes sont données dans le tableau 1.

Certains revêtements ne peuvent remplir aucune de ces fonctions et devront être déposés et évacués : revêtement fortement cloqué ; revêtement chimiquement incompatible avec les nouveaux ouvrages prévus, à l'exception des enduits pâteux et ciments volcaniques qui peuvent être conservés dans les conditions du document ; revêtement décomposé ; revêtement fortement fissuré ; revêtement en mousse projetée in situ ; revêtement en membrane synthétique fortement plissé ; et d'une manière générale revêtement nécessitant une intervention importante.

Dans le cas où l'ancien revêtement reposait sur un isolant thermique collé ou fixé mécaniquement, ce dernier doit être enlevé et un nouveau pare-vapeur est mis en œuvre s'il est prévu par les normes DTU en vigueur ; si le panneau isolant était posé librement sur le pare-vapeur, ce dernier peut être conservé si le pare-vapeur est encore en bon état et si sa nature est conforme à sa nouvelle destination.

Dans le cas d'isolation en plusieurs lits, les mêmes principes s'appliquent.

Références : NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.4.1, NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.4.2, NF DTU 43.5 P1 tableau 1

Anciens relevés d'étanchéité

Obligatoire

Pour pouvoir servir de support au nouveau relevé d'étanchéité, l'ancien relevé devra être compatible chimiquement avec le nouveau — ce n'est pas le cas des relevés en membrane synthétique — et en bon état. Par bon état, on entend en particulier l'absence des défauts suivants : adhérence insuffisante à l'ancien support, cloquage important, décomposition, humidité dans les armatures putrescibles.

Dans les zones où ces conditions ne sont pas remplies, il faut prévoir soit de déposer et évacuer l'ancien relevé ainsi que l'isolant thermique éventuel support du relevé, soit de mettre en œuvre un nouveau support de relevé devant l'ancien relevé : panneau isolant apte à cet emploi, fixé mécaniquement et d'épaisseur compatible avec le dispositif permettant d'écarter les eaux de ruissellement ; costière métallique, réservée aux toitures-terrasses inaccessibles ou techniques ; ou autre solution.

Références : NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.4.3

Conservation de l'isolant thermique et du pare-vapeur existants

Obligatoire

Premier cas, dépose prévue de l'ancien revêtement d'étanchéité : l'isolant thermique existant doit être déposé.

Si l'isolant était posé librement sur le pare-vapeur, ce dernier pourra être conservé si, moyennant une intervention de faible importance, il pourra remplir sa nouvelle fonction, si les Avis Techniques du nouvel isolant et du nouveau revêtement d'étanchéité admettent ce type de pare-vapeur en nature et mode de pose, et s'il répond aux exigences induites par l'hygrométrie du local sous-jacent.

Lorsqu'un pare-vapeur adhérent ou semi-indépendant existe et qu'il est envisagé un nouvel isolant non fixé mécaniquement avec un nouveau revêtement apparent non fixé mécaniquement, il faut vérifier la qualité de la liaison existante du pare-vapeur à son support, et le déposer et remplacer dans les zones d'adhérence insuffisante. 8.

Si l'une des conditions n'est pas remplie, l'ancien revêtement et l'ancienne isolation thermique devront être déposés et évacués ; si les défauts sont ponctuels, la dépose peut n'être que ponctuelle. Dans tous les cas de dépose de l'isolation thermique, lorsqu'elle est solidarisée à l'ancien pare-vapeur, celui-ci n'est plus considéré apte à remplir sa fonction.

Références : NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.5

Traitement des éléments porteurs selon leur conformité

Obligatoire

S'il est prévu de conserver l'ancien revêtement, l'élément porteur ayant été vérifié dans le cadre de l'étude préalable de stabilité, il n'y a pas de vérification complémentaire à faire, mais des dispositions particulières peuvent être nécessaires. K/W, ces dispositions ne visant pas les locaux à forte et très forte hygrométrie.

Éléments porteurs de type D : si l'ancien revêtement est prévu comme pare-vapeur ou comme support d'un nouveau revêtement adhérent, il doit être examiné attentivement et ses fissures repérées dans les zones d'appui, ces fissures devant être pontées.

S'il est prévu de déposer l'ancien revêtement : lorsque l'élément porteur est conforme à une norme DTU ou à un Avis Technique en vigueur, il est conservé et l'on se trouve dans les conditions d'exécution des travaux neufs. K/W.

Références : NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.6.1, NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.6.2

Ouvrages annexes existants : dépose, conservation, remplacement

Obligatoire

Couronnements d'acrotère : conservables s'ils sont en bon état et s'ils n'empêchent pas la réalisation des travaux à venir ; sinon déposés, et réemployables uniquement s'il s'agit d'éléments préfabriqués avec raccords démontables (coulisseaux, clips) et si leur état le permet.

Bandes d'égout : une nouvelle bande d'égout doit être prévue dans tous les cas, l'ancienne étant enlevée et évacuée ; toutefois, dans le cas où l'ancien revêtement est conservé, l'ancienne bande d'égout pourra être laissée en place si elle ne fait pas obstacle à l'écoulement des eaux pluviales, la nouvelle bande venant en recouvrement sur elle. Bandes de rives : systématiquement déposées et évacuées, et éventuellement remplacées.

Entrées d'eaux pluviales : déposées et remplacées ; les trop-pleins doivent être vérifiés en nombre, section, emplacement et mise en œuvre.

Joints de dilatation : lorsque le joint existant est recouvert par un couronnement maçonné ou métallique, les dispositions relatives aux couronnements s'appliquent ; lorsque le revêtement existant est continu au droit du joint, le dispositif doit être déposé et remplacé ; en double costière métallique à recouvrement, il faut vérifier la conformité aux documents en vigueur et déposer et remplacer en cas de non-conformité.

Lanterneaux : vérification de l'état et de la hauteur des costières au regard de la P 37-418, des normes DTU de la série 43 et des Avis Techniques, la mise en conformité des coupoles et dispositifs d'ouverture avec la réglementation n'étant pas visée par le document. 2) et aux autres normes concernées, et mise au point de solutions particulières lorsque ces équipements ne peuvent être déposés.

Socles, massifs, supports de conduits, chemins de nacelles et jardinières reposant sur l'étanchéité : déposés, déplacés ou démolis, éventuellement stockés pour réemploi ; lorsqu'un massif supportant des équipements très lourds ou dont le fonctionnement ne doit pas être interrompu doit rester en place, il faut réaliser la continuité de la fonction étanchéité, les documents particuliers du marché indiquant les équipements concernés et les dispositions retenues.

Équipements gênant les travaux : déplacés ou déposés par des entreprises compétentes, les fixations lors de la remise en place devant être réalisées en dehors du revêtement d'étanchéité.

Terre végétale, végétaux et murets de retenue : les murets reposant sur l'étanchéité doivent être déposés ou démolis et les végétaux éventuellement mis en jauge par une entreprise spécialisée ; en cas de réemploi prévu aux DPM, il convient de vérifier la résistance mécanique des zones envisagées pour le stockage temporaire.

Références : NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.7, NF DTU 43.5 P1 art. 6.1, NF P 50-411 (DTU 68.2), P 37-418

Mise en conformité des reliefs et des acrotères

Obligatoire

Nature non conforme : un nouveau relief doit être créé, soit en remplacement de l'existant, soit en doublement de l'existant conservé (costière rapportée).

Les reliefs après réfection doivent comporter un dispositif conforme aux règles en vigueur protégeant la tête du relevé contre l'introduction de l'eau ; l'état ou la nature du dispositif existant, ainsi que la hauteur à laquelle il est situé, peuvent nécessiter la mise en place d'un nouveau dispositif ou l'habillage de la totalité du relief, y compris sa face supérieure, par le relevé lorsque la géométrie le permet.

Hauteur non conforme, acrotère ou bordure de rive de hauteur insuffisante — acrotère ou rive habillé par le revêtement jusqu'à l'arête extérieure dont la garde d'eau minimale ne peut être respectée : il doit être rehaussé avec des éléments en béton, des fourrures de bois traité classe 2 selon la NF EN 335-2 de longueur inférieure ou égale à 2 m, de qualité charpente correspondant à la classe de résistance 24 selon la NF EN 338 et de teneur en eau maximale 18 %, ou des dispositifs métalliques, et comporter une pente orientée vers l'intérieur ; ce rehaussement doit être solidement liaisonné à la structure existante, la nature du support de relevé doit être homogène dans la hauteur du relevé, et sur terrasse accessible ou terrasse jardin la rehausse est nécessairement en béton armé.

4 de la NF P 10-203-1 lorsque l'acrotère n'est pas revêtu totalement jusqu'à l'arête extérieure ; si le dispositif existant est un bandeau saillant ou un retrait, il faut soit boucher le vide sous le dispositif — en maçonnerie de béton ou de mortier avec dépose de l'ancien relevé, ou à l'aide d'un isolant thermique apte à recevoir un revêtement adhérent par soudage, fixé mécaniquement ou collé sur le relevé existant conservé —, soit supprimer le bandeau saillant par démolition.

Dans le cas d'un support porteur en acier, il est mis en œuvre une bande porte-solin bénéficiant d'un Avis Technique.

Références : NF DTU 43.5 P1 art. 6.3.1, NF DTU 43.5 P1 art. 6.3.2, NF EN 335-2, NF EN 338, NF P 10-203-1 § 7.2.3.2.4

Reliefs servant de garde-corps et sécurité

Obligatoire

Les travaux de réfection peuvent modifier le niveau de la circulation et rendre la hauteur de garde-corps inférieure à la hauteur réglementaire : la remise en conformité du garde-corps est alors nécessaire.

En l'absence de maître d'œuvre, l'entrepreneur d'étanchéité doit attirer l'attention du maître d'ouvrage sur la nécessité de mise en conformité par une entreprise spécialisée, et les travaux de mise en conformité éventuelle du garde-corps doivent être concomitants aux travaux d'étanchéité.

Dans le cas de reliefs servant également de garde-corps, il convient de vérifier que la hauteur réglementaire au sens de la NF P 01-012 est et sera respectée après les travaux de réfection, une remise en conformité par rapport aux normes NF P 01-012 et NF P 01-013 pouvant s'avérer nécessaire. L'annexe D du document traite par ailleurs la sécurité des personnes contre les chutes.

Références : NF DTU 43.5 P1 art. 5.3.7.11, NF DTU 43.5 P1 art. 6.3.2, NF DTU 43.5 P1 annexe D (informative), NF P 01-012, NF P 01-013

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Nombre de réfections rapportées successives — béton ou maçonnerie 2 maximum avant dépose totale Art. 5.2.1 — la troisième réfection impose d'enlever tous les ouvrages d'étanchéité au-dessus de l'élément porteur ou de la forme de pente
Nombre de réfections rapportées successives — acier, bois, béton cellulaire, hourdis céramique 1 maximum avant dépose totale Art. 5.2.1 — la deuxième réfection impose la dépose de tous les ouvrages d'étanchéité existants
Résistance thermique minimale d'un nouvel isolant rapporté ≥ 1 m².K/W Art. 5.2.7, 5.3.6.1.1, 5.3.6.2.2.2, 5.3.6.2.2.3.3 et 5.3.6.2.2.3.4 — épaisseur moyenne prise en compte pour les panneaux à pente intégrée
Résistance thermique en cas de dépose des panneaux isolants ≥ résistance thermique de l'ancienne couche Art. 5.2.6 — obligation de disposer une nouvelle couche isolante
Pente minimale des toitures accessibles après réfection ≥ 1 % Art. 5.2.2 et 5.3.6.2.2.3.1 — protection autre que par dalles sur plots
Hauteur de relevé conservable sur tôles d'acier nervurées ≥ 0,10 m (0,15 m en noue ; 0,20 m en noue de rive sur versants de pente ≥ 20 %) Art. 5.3.3.2 — uniquement en réfection de partie courante sans apport d'isolant et si la hauteur n'a pas été à l'origine de désordres
Teneur en eau des fourrures bois de rehausse d'acrotère ≤ 18 % Art. 6.3.2.1.1 — bois traité classe 2 selon NF EN 335-2, qualité charpente classe de résistance 24 selon NF EN 338
Longueur des fourrures bois de rehausse ≤ 2 m Art. 6.3.2.1.1 — rehaussement solidement liaisonné à la structure existante, avec pente orientée vers l'intérieur
Capacité d'évacuation des eaux pluviales après réfection Jamais inférieure à celle du dispositif existant Art. 5.3.6.3 — toitures en tôles d'acier nervurées, bois ou panneaux dérivés du bois dont les dispositions ne sont plus visées par les documents en vigueur
Pente maximale historique des toitures plates sur maçonnerie 5 % depuis 1973 (3 % avant le DTU 43 de décembre 1973) Note de l'art. 2.2 — repère de diagnostic pour identifier l'époque du complexe existant

Dimensions réglementaires

Réfections rapportées successives admises

Dimension : Nombre avant dépose totale obligatoire
Minimum : 1 sur acier, bois, béton cellulaire ou hourdis céramique
Maximum : 2 sur béton ou maçonnerie

Art. 5.2.1 : l'exécution d'une réfection rapportée reste tributaire du résultat de l'étude préalable de stabilité et de l'étude des ouvrages existants.

Résistance thermique du nouvel isolant support d'étanchéité

Dimension : Résistance thermique moyenne
Minimum : 1 m².K/W
Maximum :

Art. 5.2.7, 5.3.6.1.1, 5.3.6.2.2.2, 5.3.6.2.2.3.3 et 5.3.6.2.2.3.4 : suppression de protection lourde, dalles flottantes ou formes de pente sur isolant, bois de stabilité dimensionnelle insuffisante, défauts de béton cellulaire, forme de pente adhérente non conforme.

Hauteur minimale de relevé conservable (TAN)

Dimension : Hauteur de relevé
Minimum : 0,10 m en partie courante
Maximum : 0,15 m en noue ; 0,20 m en noue de rive sur versants de pente ≥ 20 %

Art. 5.3.3.2 : dérogation réservée aux éléments porteurs en tôles d'acier nervurées, réfection en partie courante sans apport d'isolant, hauteur n'ayant pas été à l'origine de désordres.

Pente minimale des toitures accessibles

Dimension : Pente après réfection
Minimum : 1 %
Maximum :

Art. 5.2.2 et 5.3.6.2.2.3.1 : protection autre que par dalles sur plots. Les seuls ouvrages d'étanchéité ne sont pas en général susceptibles de corriger les pentes ou la planimétrie.

Fourrures bois de rehausse d'acrotère

Dimension : Longueur et teneur en eau
Minimum :
Maximum : Longueur 2 m ; teneur en eau 18 %

Art. 6.3.2.1.1 : bois traité classe 2 selon NF EN 335-2, qualité charpente classe de résistance 24 selon NF EN 338. Sur terrasse accessible ou jardin, la rehausse est nécessairement en béton armé.

Complexe asphalte 5 + 15 + 20 en terrasse jardin

Dimension : Épaisseur d'asphalte gravillonné à démolir
Minimum : 20 mm sans isolant support
Maximum : Démolition complète du complexe avec isolant support

Art. 5.3.1.2.4.1 : en terrasse accessible et terrasse parking, démolition complète jusqu'à l'élément porteur dans tous les cas.

Complexes homogènes asphalte

Dimension : Épaisseurs de complexes visés
Minimum : 5 + 20 mm
Maximum : 15 + 25 mm

Art. 5.3.1.2.4.2 : conservation possible en terrasse jardin seule sans isolant support ; démolition complète dans tous les autres cas.

Conditions cumulatives de conservation de l'isolant existant

Dimension : Nombre de conditions à réunir
Minimum : 7 conditions, toutes obligatoires
Maximum :

Art. 5.3.5 : domaine d'emploi compatible, panneaux secs, pas de variation de dimensions, pas de tassement ni délaminage, pas de déplacement, compatibilité chimique et de mise en œuvre, pare-vapeur conforme dans les cas du 5.2.8.

Cas de vérification obligatoire du point de rosée

Dimension : Situations imposant le calcul
Minimum : 4 situations
Maximum :

Art. 5.2.8 : locaux à forte ou très forte hygrométrie ; locaux où se manifestaient des condensations en sous-face ; changement de destination des locaux ; membrane synthétique sur isolant.

Éléments porteurs interdisant les fixations mécaniques

Dimension : Nombre de supports visés
Minimum : 4 types d'éléments porteurs
Maximum :

Art. 5.2.4 : planchers chauffants, éléments en béton précontraint, dalles en hourdis céramique armé, formes fractionnées ; interdiction également pour les locaux à très forte hygrométrie quel que soit l'élément porteur.

Repères historiques de diagnostic

Dimension : Pente des toitures-terrasses plates
Minimum : 3 % maximum avant le DTU 43 de décembre 1973
Maximum : 5 % maximum depuis 1973 sur élément porteur en maçonnerie

Note de l'art. 2.2 : les protections légères par 2 cm de gravillons admises entre 1 et 3 % avant 1973, les pentes de 0,5 % des toitures accessibles avec protection lourde autre que par dalles sur plots et les revêtements en ciment volcanique ou enduit pâteux ne sont plus admis.

Altitude limite d'application

Dimension : Climat de plaine
Minimum :
Maximum : 900 m

Art. 1 : au-delà, le document n'est pas applicable ; il vise uniquement les constructions en France métropolitaine.

Comprendre NF DTU 43.5

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 43.5, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 43.5 couvre : Réfection des revêtements d'étanchéité de toitures plates ou inclinées sur éléments porteurs en maçonnerie, tôles d'acier nervurées, bois et panneaux dérivés du bois, dalles de béton cellulaire autoclavé armé et hourdis céramiques armés ; toitures inaccessibles, accessibles piétons et véhicules, toitures jardin, toitures techniques et zones techniques. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 43.5

Le NF DTU 43.5 est la norme française de la réfection des ouvrages d'étanchéité des toitures-terrasses ou inclinées. Sa partie 1, cahier des clauses techniques (indice de classement NF P 84-208-1), a été homologuée par décision du Directeur Général d'AFNOR le 5 septembre 2002 pour prendre effet le 5 novembre 2002. Le texte consolidé inclut l'amendement A1 de septembre 2007, pris pour effet le 29 septembre 2007.

Sa raison d'être est explicitement énoncée à l'article 1 : le document complète les documents normatifs existants qui définissent la nature et la mise en œuvre des revêtements d'étanchéité, de leur protection et des panneaux isolants thermiques, dans la mesure où ces documents ne traitent que des ouvrages neufs. C'est donc le texte de référence chaque fois que l'on intervient sur une toiture existante — et non le NF DTU 43.1, 43.3 ou 43.4, qui ne visent que le neuf. Il est valable pour des constructions en France métropolitaine en climat de plaine, conventionnellement défini par une altitude inférieure ou égale à 900 m.

Le champ des supports couverts est large : toitures en éléments porteurs en maçonnerie au sens du DTU 20.12 puis de la NF P 10-203, toitures en éléments porteurs en tôles d'acier nervurées, toitures en éléments porteurs en bois, panneaux dérivés du bois ou panneaux composites, toitures en éléments porteurs en dalles de béton cellulaire autoclavé armé, et toitures en hourdis céramiques armés. Les ouvrages concernés peuvent être des toitures inaccessibles, accessibles aux piétons et aux véhicules, des toitures jardin, ainsi que des toitures techniques et zones techniques. Une note d'une grande utilité pratique rappelle l'histoire des textes : avant le DTU 43 de décembre 1973, les pentes des toitures-terrasses plates étaient limitées à 3 %, les protections légères par 2 cm de gravillons étaient admises entre 1 et 3 %, et les revêtements pouvaient être constitués de ciment volcanique ou d'enduit pâteux à base de brai de houille — autant de configurations que l'on rencontre encore en diagnostic et qui n'ont plus d'équivalent normatif aujourd'hui.

Comprendre en détail NF DTU 43.5

Ce que le maître d'ouvrage doit fournir à la consultation

L'article 4 énumère les données techniques essentielles à fournir lors de la consultation des entreprises d'étanchéité. En tête de liste, et c'est le point structurant de tout le DTU : une étude préalable de la stabilité de l'ossature et des éléments porteurs de la toiture. L'annexe A fournit un guide pour l'établissement de cette étude, et l'article 5.1 rappelle explicitement que l'étude concernant la stabilité de l'ossature et des éléments porteurs du bâtiment ne relève pas de la compétence de l'entrepreneur d'étanchéité.

Les autres données à fournir sont la désignation et la localisation des ouvrages à traiter ainsi que les conditions particulières liées à l'exploitation et à l'environnement du bâtiment ; la description des travaux confortatifs ou modificatifs qui seront éventuellement réalisés sur la toiture ou les ouvrages environnants avant l'intervention de l'entreprise d'étanchéité ; le réemploi de certains matériaux ; pour les éléments non scellés de la protection lourde et pour les dallettes sur plots à réemployer, les éléments permettant d'assurer qu'ils sont conformes à la norme en vigueur pour l'usage prévu ; la valeur de la résistance thermique surfacique et linéique de la toiture à obtenir ; les conditions hygrométriques des locaux sous toiture ; et la désignation et la localisation des équipements et massifs qui doivent rester en place ainsi que les dispositions retenues pour assurer la continuité de la fonction étanchéité, ces dernières pouvant concerner d'autres corps d'état — charpentier, couvreur.

En maîtrise d'œuvre, cette liste est un bordereau de dossier de consultation. Une consultation de réfection lancée sans étude de stabilité et sans indication de la classe d'hygrométrie des locaux n'est pas conforme au DTU 43.5, et elle expose l'opération à des avenants immédiats. L'annexe E fournit d'ailleurs un mémento pour la rédaction du dossier de consultation et l'établissement du marché.

L'étude de l'existant : ce que l'étancheur doit examiner

L'étude de l'existant, réalisée par l'entrepreneur d'étanchéité, a pour objet de définir avant le début des travaux les solutions constructives relatives aux nouveaux ouvrages d'étanchéité. L'article 5.1 en fixe le contenu : elle consiste en l'examen, notamment par des sondages, de la pente de la toiture ; de la protection ; de la configuration des reliefs — état, nature, hauteur, implantation, dispositif permettant d'écarter les eaux de ruissellement sur les relevés ; du revêtement d'étanchéité ; de l'isolation thermique et de son pare-vapeur éventuel ; du liaisonnement du revêtement d'étanchéité existant, de l'isolant éventuel et de son pare-vapeur, entre eux et à l'élément porteur lorsque la technique de réfection le nécessite ; des formes en maçonnerie éventuelles ; des éléments porteurs hors stabilité ; des éléments porteurs constitués d'un plancher chauffant ; des ouvrages annexes ; et des équipements et massifs que le maître d'ouvrage a choisi de laisser en place.

Cet examen est complété, si possible, par la consultation des pièces écrites relatives aux ouvrages existants et par enquête auprès des utilisateurs, notamment sur l'ancienneté des ouvrages, la nature des désordres éventuels, et la recherche du nombre de réfections ayant déjà eu lieu.

Ce dernier point n'est pas anodin, car il conditionne la faisabilité même d'une réfection rapportée. L'article 5.2.1 pose une règle de comptage : sur éléments porteurs en béton ou maçonnerie, la présence de deux réfections rapportées sur les ouvrages d'étanchéité d'origine oblige, pour une troisième réfection, à enlever tous les ouvrages d'étanchéité existants au-dessus de l'élément porteur ou de la forme de pente éventuelle. Sur éléments porteurs en tôles d'acier nervurées, bois ou dérivés du bois, béton cellulaire ou hourdis céramique, cette obligation s'impose dès la deuxième réfection. Dans tous les cas, l'exécution d'une réfection rapportée reste tributaire du résultat de l'étude préalable et de l'étude des ouvrages existants.

Fixations mécaniques : quatre supports où elles sont interdites

L'article 5.2.4 dresse une liste courte et sans exception. L'utilisation de fixations mécaniques, notamment pour fixer un revêtement ou un isolant, est interdite dans les éléments porteurs suivants : planchers chauffants, éléments en béton précontraint, dalles en hourdis céramique armé, et formes fractionnées. Le document rappelle qu'elle est également interdite pour les locaux à très forte hygrométrie, quel que soit l'élément porteur.

Cette interdiction commande directement la solution constructive : sur un plancher chauffant ou une dalle précontrainte, l'ensemble du complexe devra être collé ou indépendant lesté, ce qui change le poids, la conception des reliefs et le coût. C'est une des premières questions à poser en diagnostic, avant même l'état du revêtement.

Elle a une conséquence en cascade sur l'article 5.2.5 relatif aux nouveaux revêtements apparents : ceux-ci ne peuvent s'envisager que si tous les ouvrages d'étanchéité existants sont liés à l'élément porteur, par fixations mécaniques ou par collage, ou bien s'ils sont constitués par un revêtement asphalte, ou encore si les nouveaux ouvrages d'étanchéité sont eux-mêmes fixés mécaniquement dans l'élément porteur — avec les exclusions du 5.2.4. Sur un plancher chauffant recouvert d'un ancien complexe indépendant, un nouveau revêtement apparent est donc exclu.

Hygrométrie des locaux et position du point de rosée

L'article 5.2.3 fixe une règle d'admission souple mais conditionnée. Sous réserve que l'étude de l'existant ait démontré un comportement satisfaisant des ouvrages, les dispositions techniques du document s'appliquent aux locaux à faible, moyenne ou forte hygrométrie. Dans le cas des locaux à très forte hygrométrie, si l'examen de l'existant a démontré un comportement satisfaisant, l'ancienne étanchéité peut être conservée : sont alors appliquées les dispositions constructives générales, sauf la fixation mécanique des nouveaux ouvrages, qui est exclue.

En cas de comportement non satisfaisant de l'ouvrage existant, ce dernier est déposé et la réfection est réalisée conformément aux normes DTU de la série 43. Une exception est ménagée pour l'acier : l'élément porteur pourra toutefois être conservé si l'étude préalable de stabilité l'a jugé apte à cet emploi.

L'article 5.2.8 énumère quatre situations dans lesquelles il faut vérifier par le calcul que, pour les conditions hygrothermiques du local et compte tenu de la résistance thermique de la nouvelle couche isolante, le pare-vapeur est à une température supérieure à la température de rosée : sur locaux à forte ou très forte hygrométrie ; sur tous les locaux où se manifestaient des condensations en sous-face ; en cas de changement de destination des locaux ; et dans le cas de membrane synthétique sur isolant. Le document note que l'ajout d'un isolant complémentaire apporte alors une augmentation de la résistance thermique, ce qui déplace favorablement le point de rosée.

Le seuil des 1 m².K/W : la règle thermique du DTU 43.5

Une valeur revient à cinq reprises dans le document et constitue son marqueur le plus reconnaissable : la résistance thermique minimale de 1 m².K/W du nouvel isolant rapporté. Elle s'applique dans des configurations distinctes qu'il faut savoir identifier en diagnostic.

Premier cas, article 5.2.7 : la suppression de la protection lourde, ou son remplacement par une protection en asphalte, modifie le régime thermique de la toiture ; dans ce cas, il est nécessaire de mettre en œuvre une couche d'isolation thermique complémentaire de résistance thermique moyenne supérieure ou égale à 1 m².K/W. Pour les panneaux à pente intégrée, c'est l'épaisseur moyenne qui est prise en compte pour l'évaluation de la résistance thermique. Deuxième cas, article 5.3.6.1.1 : en présence de dalles flottantes ou de formes de pente sur panneaux isolants — anciens modes constructifs codifiés dans le DTU 20.12 de septembre 1977 —, il faut prévoir de rapporter un nouvel isolant thermique support des nouveaux ouvrages d'étanchéité, de résistance thermique minimale 1 m².K/W ; ces dispositions ne visent pas les locaux à forte et très forte hygrométrie.

Troisième cas, article 5.3.6.2.2.2 : sur éléments porteurs en bois ou panneaux dérivés du bois, la mise en œuvre du revêtement d'étanchéité directement sur ces éléments ne peut être envisagée que si l'étude préalable a conclu à leur stabilité dimensionnelle satisfaisante ; dans le cas contraire, il faut mettre en œuvre un panneau isolant support d'étanchéité posé sur pare-vapeur, de résistance thermique minimale 1 m².K/W. Quatrième cas, article 5.3.6.2.2.3.3 : lorsque des défauts sont constatés sur les dalles de béton cellulaire — désaffleurements entre dalles, largeur excessive des joints —, il faut mettre en œuvre un panneau isolant support d'étanchéité sur pare-vapeur de résistance thermique minimale 1 m².K/W. Cinquième cas, article 5.3.6.2.2.3.4 : en cas de non-conformité d'une forme de pente adhérente à la NF P 10-203, même exigence. Enfin, l'article 5.2.6 impose, en cas de dépose des panneaux isolants, de disposer une nouvelle couche isolante de résistance thermique au moins égale à l'ancienne.

Protections existantes : ce qui se dépose et ce qui se réutilise

L'article 5.3.1.1 pose un principe général : les protections lourdes existantes seront systématiquement déposées, y compris les chemins de roulement en béton pour appareils d'entretien de façades, les socles et les jardinières en béton. Les exceptions sont ensuite précisées par type de protection. La protection lourde meuble pourra être réutilisée si sa granularité est conforme aux textes en vigueur au moment de la réfection ; en cas de sous-couche en sable, l'ensemble sera évacué. Les protections stabilisées par liants hydrauliques ou produits bitumineux seront retirées et non réutilisées ; toutefois, si l'enlèvement complet des gravillons se révèle très difficile, les gravillons restant incrustés peuvent être conservés à condition de rapporter un panneau isolant ou un platelage en matériau isolant bénéficiant d'un Avis Technique, collé ou fixé mécaniquement dans l'élément porteur, qui servira de support au nouveau revêtement.

Les protections lourdes dures en éléments préfabriqués non scellés et en bon état, ainsi que les dallettes sur plots en bon état, peuvent être réutilisées si elles sont conformes à la norme en vigueur relative à ces éléments en fonction de la destination de la terrasse ; les éléments scellés doivent être démolis et évacués. En cas de plots sur chape ciment coulée en place, la chape est démolie et évacuée ; en cas de dalles scellées sur plots ou longrines en maçonnerie, l'ensemble est démoli et évacué. Le DTU prévient d'un point souvent source de litige : en cas de remplacement partiel, les nouveaux éléments présentent souvent un aspect différent de ceux conservés, et les documents particuliers du marché peuvent imposer le remplacement de la protection existante pour des raisons d'esthétique ou de propreté.

Les protections asphalte font l'objet d'un traitement chiffré par complexe et par destination. Pour un complexe 5 + 15 + 20 : en terrasse accessible et terrasse parking, démolition complète du revêtement jusqu'à l'élément porteur et évacuation ; en terrasse jardin, démolition de l'asphalte gravillonné de 20 mm et évacuation s'il n'y a pas d'isolant support, démolition complète s'il y en a un. Pour les complexes homogènes asphalte (5 + 20 ou 15 + 25) ou les complexes mixtes (chapes bitumineuses + asphalte gravillonné) : en terrasse accessible et parking, démolition complète jusqu'à l'élément porteur ; en terrasse jardin, conservation du complexe si le jardin est seul et sans isolant support, démolition totale si le jardin est associé à une terrasse accessible ou s'il y a un isolant support. Les protections en enrobés sont systématiquement déposées et évacuées. Enfin, dans le cas d'une isolation inversée existante, les panneaux seront systématiquement déposés et évacués, y compris lorsqu'ils comportent en surface un lestage en mortier.

Autoprotections : métallique enlevée, minérale conservable

L'article 5.3.1.2.6 traite les autoprotections lorsque l'ancien revêtement est conservé, avec une distinction nette selon la nature. L'autoprotection métallique ou mixte, granulats collés sur aluminium : la feuille métallique sera enlevée, y compris lorsqu'elle est revêtue de granulats minéraux, sauf dans deux cas — lorsque l'ancien revêtement servira de pare-vapeur sous isolants fixés mécaniquement, et lorsque le nouveau revêtement sera appliqué en système indépendant ou semi-indépendant fixé mécaniquement. L'autoprotection minérale, elle, pourra être conservée avec l'ancien revêtement.

En travaux préparatoires (article 6.2.1.6), l'autoprotection minérale est brossée et les résidus évacués ; l'autoprotection métallique, revêtue éventuellement de granulats, est enlevée ou non selon les dispositions du 6.6.2.2.3.

Pour les relevés, le régime est différent et plus strict (article 5.3.1.3). Les protections en ciment sont déposées et évacuées. Les cas de conservation des autoprotections ne peuvent s'envisager que pour des relevés effectivement adhérents : s'il est prévu de garder le relevé existant comme support d'un nouveau relevé adhérent, l'autoprotection métallique sera enlevée, y compris revêtue de granulats minéraux, tandis que l'autoprotection minérale pourra être conservée. En travaux préparatoires, l'autoprotection minérale d'un relevé adhérent est brossée, les résidus évacués, et l'autoprotection minérale subsistant est incrustée par chauffage au chalumeau et travail à la spatule ; pour les relevés insuffisamment adhérents, les parties non adhérentes du revêtement sont arrachées et évacuées, les parties adhérentes étant conservées avec le même traitement. Les relevés en membranes synthétiques, eux, sont déposés et évacués. Les autres protections — bardages, pierres agrafées — doivent dans tous les cas être déposées sur la hauteur du relevé par un entrepreneur spécialisé.

Revêtements d'étanchéité conservés : quatre fonctions possibles

L'article 5.3.4.1 fixe le raisonnement central du DTU 43.5. Sous réserve des prescriptions propres à l'asphalte, les revêtements d'étanchéité pourront être conservés si, moyennant une intervention de faible importance telle que définie au 6.6.2, ils peuvent remplir la nouvelle fonction qui leur est affectée. Quatre fonctions sont envisageables : support d'un nouvel isolant — il sert alors de pare-vapeur, sauf dans le cas d'anciens revêtements en ciment volcanique, enduit pâteux ou membrane synthétique ; support direct d'un nouvel isolant dans le cas d'élément porteur en tôles d'acier nervurées lorsqu'un pare-vapeur n'est pas nécessaire ; support d'un nouveau pare-vapeur ; support d'un nouveau revêtement d'étanchéité. Le choix de cette nouvelle fonction oriente fortement la solution constructive qui sera retenue, et les possibilités d'association entre anciens revêtements et nouveaux systèmes sont données par le tableau 1.

L'article 5.3.4.2 liste à l'inverse les revêtements qui ne peuvent remplir aucune de ces fonctions et devront être déposés et évacués : revêtement fortement cloqué ; revêtement chimiquement incompatible avec les nouveaux ouvrages d'étanchéité prévus, à l'exception des enduits pâteux et ciments volcaniques qui peuvent être conservés dans les conditions du document ; revêtement décomposé ; revêtement fortement fissuré ; revêtement en mousse projetée in situ ; revêtement en membrane synthétique fortement plissé ; et, d'une manière générale, revêtement nécessitant une intervention importante pour remplir les nouvelles fonctions demandées.

Dans le cas où l'ancien revêtement reposait sur un isolant thermique collé ou fixé mécaniquement, ce dernier doit être enlevé et un nouveau pare-vapeur est mis en œuvre s'il est prévu par les normes DTU en vigueur au moment de la réfection. Si le panneau isolant était posé librement sur le pare-vapeur, ce dernier peut être conservé à deux conditions cumulatives : il est encore en bon état, et sa nature est conforme à sa nouvelle destination. Dans le cas d'isolation en plusieurs lits, les mêmes principes s'appliquent.

Conservation de l'isolant existant : sept conditions cumulatives

L'article 5.3.5 distingue deux cas selon le sort réservé à l'ancien revêtement. Premier cas, dépose de l'ancien revêtement : l'isolant thermique existant doit être déposé ; si l'isolant était posé librement sur le pare-vapeur, celui-ci pourra être conservé si, moyennant une intervention de faible importance, il pourra remplir sa nouvelle fonction, si les Avis Techniques du nouvel isolant et du nouveau revêtement admettent ce type de pare-vapeur en nature et en mode de pose, et s'il répond aux exigences induites par l'hygrométrie du local sous-jacent. Lorsqu'un pare-vapeur adhérent ou semi-indépendant existe et qu'il est envisagé un nouvel isolant non fixé mécaniquement avec un nouveau revêtement apparent non fixé mécaniquement, il faut vérifier la qualité de la liaison existante du pare-vapeur à son support, et le déposer et le remplacer dans les zones d'adhérence insuffisante.

Second cas, conservation de l'ancien revêtement : il faut faire des sondages pour apprécier la qualité d'ensemble de l'isolation thermique. Celle-ci ne pourra être conservée que si sept conditions sont toutes réunies : le domaine d'emploi de l'isolant existant est compatible avec la destination actuelle de la toiture ; les panneaux isolants sont apparemment secs ; ils n'ont subi aucune variation notable de dimensions en longueur, largeur ou épaisseur ; ils n'ont subi aucun tassement ou délaminage les rendant impropres à leur destination ; ils n'ont pas subi de déplacements ; la compatibilité chimique et de mise en œuvre du produit qui viendra au-dessus est assurée ; et il existe un pare-vapeur conforme aux exigences liées à l'hygrométrie des ambiances intérieures, cette dernière condition n'étant à vérifier que dans les cas décrits au 5.2.8.

Si l'une de ces conditions n'est pas remplie, l'ancien revêtement et l'ancienne isolation thermique devront être déposés et évacués ; si les défauts nécessitant réparation ou remplacement des panneaux sont ponctuels, la dépose peut n'être que ponctuelle. Le DTU pose enfin une règle sèche : dans tous les cas de dépose de l'isolation thermique, lorsqu'elle est solidarisée à l'ancien pare-vapeur, celui-ci n'est plus considéré apte à remplir sa fonction.

Reliefs et relevés : hauteurs conservables et mise en conformité

L'article 5.3.3.1 admet une souplesse sur la nature des reliefs. En règle générale, celle-ci doit être conforme aux normes DTU et Avis Techniques en vigueur au moment de la réfection ; mais dans des cas particuliers de constitutions ne correspondant pas aux spécifications des documents en vigueur, les reliefs pourront être conservés comme support des nouveaux relevés si aucun désordre lié à leur nature n'a été constaté — le DTU citant les relevés sur maçonnerie creuse ou sur costière métallique en terrasse accessible.

L'article 5.3.3.2 traite la hauteur. La hauteur des reliefs destinés à recevoir les nouveaux relevés devra être conforme aux règles en vigueur au moment de la réfection ; si elle n'est pas suffisante, il faut définir les adaptations pour la rendre suffisante — bouchement des engravures, reconstitution de costières, rehaussement. Une dérogation chiffrée est ouverte, limitée à un cas précis : si cette hauteur n'a pas été à l'origine de désordres, dans le cas d'éléments porteurs en tôles d'acier nervurées et d'une réfection en partie courante sans apport d'isolant, la mise en conformité pouvant s'avérer difficile à réaliser sauf modification de façades, ces reliefs peuvent être conservés s'ils permettent une hauteur minimale de relevé de 0,10 m, ou 0,15 m dans le cas de noue, cette hauteur étant portée à 0,20 m minimum pour les relevés en noue de rive sur des versants de pente supérieure ou égale à 20 %.

Les reliefs après réfection devront comporter à leur partie supérieure un ouvrage étanche qui écarte l'eau ruisselant sur les éléments placés au-dessus d'eux. Si la hauteur du relief permet de conserver le dispositif existant, il faut vérifier son état — larmier, présence de fissures, décollements — et sa nature, et prévoir sa remise en état ou son remplacement s'il est en mauvais état ou non conforme. Si le dispositif ne peut être conservé par suite d'une hauteur insuffisante du relief, il faut soit adapter le relief pour rendre la hauteur suffisante, soit déposer le dispositif et mettre en œuvre à hauteur suffisante un nouveau dispositif conforme aux normes DTU en vigueur.

Mise en conformité des acrotères : rehausse et bouchement

L'article 6.3.2.1.1 traite l'acrotère ou la bordure de rive de hauteur insuffisante, c'est-à-dire habillé par le revêtement d'étanchéité jusqu'à l'arête extérieure et dont la garde d'eau minimale ne peut être respectée. Un tel acrotère doit être rehaussé, et le DTU chiffre les matériaux admis : éléments en béton ; fourrures de bois traité classe 2 selon la NF EN 335-2, de longueur inférieure ou égale à 2 m, de qualité charpente correspondant à la classe de résistance 24 selon la NF EN 338, et dont la teneur en eau maximale est de 18 % ; ou dispositifs métalliques. Le rehaussement doit comporter une pente orientée vers l'intérieur et être solidement liaisonné à la structure existante, et la nature du support de relevé doit être homogène dans la hauteur du relevé. Sur terrasse accessible ou sur terrasse jardin, la rehausse est nécessairement en béton armé.

L'article 6.3.2.1.2 vise l'acrotère comportant un dispositif destiné à écarter les eaux de ruissellement situé à une hauteur insuffisante. Si le dispositif existant est constitué d'une bande porte-solin, cette bande doit être déposée et évacuée, et un nouveau dispositif est ensuite mis en place à une hauteur conforme aux dispositions du paragraphe 7.2.3.2.4 de la NF P 10-203-1 (référence DTU 20.12) lorsque l'acrotère n'est pas revêtu totalement jusqu'à l'arête extérieure. Si le dispositif existant est constitué d'un bandeau saillant ou d'un retrait, il faut soit boucher le vide sous le dispositif, soit supprimer le bandeau saillant par démolition. Le bouchement est réalisé soit en maçonnerie de béton ou de mortier — l'ancien relevé étant alors déposé —, soit à l'aide d'un isolant thermique apte à recevoir un revêtement d'étanchéité adhérent par soudage, fixé mécaniquement ou collé sur le relevé existant si ce dernier est conservé.

Lorsqu'un relief sert également de garde-corps, deux vérifications s'imposent. L'article 6.3.2 rappelle qu'il convient de vérifier que la hauteur réglementaire au sens de la NF P 01-012 est et sera respectée après les travaux de réfection, une remise en conformité par rapport aux NF P 01-012 et NF P 01-013 pouvant s'avérer nécessaire ; en l'absence de maître d'œuvre, il appartient à l'entrepreneur d'étanchéité d'en informer le maître d'ouvrage. L'article 5.3.7.11 précise que les travaux de réfection peuvent modifier le niveau de la circulation et rendre la hauteur de garde-corps inférieure à la hauteur réglementaire : la remise en conformité est alors nécessaire, et les travaux correspondants doivent être concomitants aux travaux d'étanchéité.

Ouvrages annexes : ce qui se remplace systématiquement

L'article 5.3.7 passe en revue les ouvrages annexes existants avec, pour chacun, une règle claire. Les couronnements d'acrotère peuvent être conservés s'ils sont en bon état et s'ils n'empêchent pas la réalisation des travaux à venir ; s'ils doivent être déposés, ils ne peuvent être réemployés que s'il s'agit d'éléments préfabriqués avec raccords démontables (coulisseaux, clips) et si leur état le permet. Une nouvelle bande d'égout doit être prévue dans tous les cas, l'ancienne étant enlevée et évacuée ; toutefois, dans le cas où l'ancien revêtement d'étanchéité est conservé, l'ancienne bande d'égout pourra être laissée en place si elle ne fait pas obstacle à l'écoulement des eaux pluviales, la nouvelle bande venant en recouvrement sur elle. Les bandes de rives devront être systématiquement déposées et évacuées, et éventuellement remplacées.

Les entrées d'eaux pluviales devront être déposées et remplacées, et les trop-pleins devront être vérifiés en nombre, section, emplacement et mise en œuvre. Pour les joints de dilatation : lorsque le joint existant est recouvert par un couronnement maçonné ou métallique, les dispositions relatives aux couronnements sont applicables ; lorsque le revêtement d'étanchéité existant est continu au droit du joint, le dispositif doit être déposé et remplacé ; dans le cas de double costière métallique à recouvrement, il faut vérifier la conformité aux dispositions des documents en vigueur, et en cas de non-conformité déposer et remplacer le dispositif.

Les lanterneaux appellent une vérification de l'état et de la hauteur des costières au regard de la P 37-418, des normes DTU de la série 43 et des Avis Techniques, la mise en conformité des coupoles et des dispositifs d'ouverture avec la réglementation n'étant pas visée par le document. Pour les équipements techniques raccordés à l'étanchéité — VMC, mâts haubanés, antennes —, il faut vérifier l'état et la hauteur des supports constituant des reliefs, ainsi que les traversées et les hauteurs libres sous équipements par rapport aux normes DTU de la série 43, à la NF P 50-411 (référence DTU 68.2) et aux autres normes concernées, et mettre au point les solutions particulières lorsque ces équipements ne peuvent être déposés. Les socles, massifs supports d'équipements, chemins de nacelles et jardinières reposant sur l'étanchéité seront déposés, déplacés ou démolis, éventuellement stockés pour réemploi ; lorsque des massifs supportant des équipements très lourds ou dont le fonctionnement ne doit pas être interrompu doivent être laissés en place, il faut réaliser la continuité de la fonction étanchéité, les documents particuliers du marché indiquant les équipements concernés et les dispositions retenues.

Pentes, planimétrie et éléments porteurs non conformes

L'article 5.2.2 pose une limite qu'il faut expliquer au maître d'ouvrage dès le diagnostic : les seuls ouvrages d'étanchéité ne sont pas en général susceptibles de corriger les pentes ou la planimétrie. Certains panneaux en matériaux isolants avec pente intégrée permettent de corriger certains défauts de planimétrie, dans les conditions de leurs Avis Techniques. Dans le cas de toitures accessibles avec protection autre que par dalles sur plots, la pente minimale est de 1 %. Dans le cas des éléments porteurs en acier ou bois, c'est l'étude préalable de stabilité qui définit les dispositions à adopter concernant les pentes.

L'article 5.3.6.2 organise le traitement des éléments porteurs après dépose de l'ancien revêtement. Lorsque l'élément porteur est conforme à une norme DTU ou à un Avis Technique en vigueur au moment de la réfection, il est conservé et l'on se trouve dans les conditions d'exécution des travaux neufs. Lorsqu'il ne l'est pas ou ne relève plus d'aucun texte, les interventions dépendent de sa nature. Sur tôles d'acier nervurées, dans les conditions de conservation résultant de l'étude préalable de stabilité, l'exécution des ouvrages d'isolation, d'étanchéité et de protection doit être conforme aux dispositions générales des travaux neufs. Sur bois ou panneaux dérivés du bois, ces éléments sont conservés ou modifiés dans les conditions résultant de l'étude préalable, la mise en œuvre du revêtement directement sur ces éléments n'étant envisageable que si l'étude a conclu à une stabilité dimensionnelle satisfaisante ; à défaut, un panneau isolant support d'étanchéité posé sur pare-vapeur, de résistance thermique minimale 1 m².K/W, est nécessaire.

Sur maçonnerie, pour les éléments porteurs de type A, B, C ou D, la pente minimale des toitures-terrasses accessibles avec protection autre que par dalles sur plots est de 1 %, les documents particuliers du marché pouvant prévoir des travaux complémentaires en fonction de la planimétrie — réalisation d'une forme de pente, mise en place de panneau isolant à pente intégrée, création de descentes d'eaux pluviales. Pour les éléments porteurs de type D, la surface doit être examinée pour déceler les défauts éventuels en référence à la NF P 10-203 : désaffleurements entre éléments, fissures à l'aplomb des appuis, fissures des clefs en béton ; en cas de non-conformité, il faut prévoir le rattrapage de niveau des désaffleurs au moyen de mortier de ciment adjuvanté ou de mortier de résine, le pontage des fissures, et la réfection des clefs en béton — ces derniers travaux, qui concernent la stabilité de l'élément porteur, ne relevant ni de la compétence ni de la charge de l'étancheur. Enfin, pour les toitures avec éléments porteurs en tôles d'acier nervurées, bois ou panneaux dérivés du bois dont les dispositions constructives ne sont plus visées par les documents en vigueur, le DTU pose une règle absolue : en tout état de cause, les dispositions retenues pour effectuer la réfection ne devront jamais conduire à une réduction de la capacité d'évacuation des eaux pluviales du dispositif existant.

Glossaire NF DTU 43.5

Réfection rapportée
Réfection réalisée en conservant tout ou partie des ouvrages d'étanchéité existants. Limitée à deux occurrences successives sur élément porteur en béton ou maçonnerie, et à une seule sur acier, bois, béton cellulaire ou hourdis céramique (art. 5.2.1).
Étude préalable de stabilité
Étude de la stabilité de l'ossature et des éléments porteurs de la toiture, fournie par le maître d'ouvrage lors de la consultation. Elle ne relève pas de la compétence de l'entrepreneur d'étanchéité (art. 4 et 5.1) ; l'annexe A en fournit le guide d'établissement.
Étude de l'existant
Étude réalisée par l'entrepreneur d'étanchéité, notamment par sondages, pour définir avant travaux les solutions constructives : pente, protection, configuration des reliefs, revêtement, isolation et pare-vapeur, liaisonnement, formes en maçonnerie, éléments porteurs hors stabilité, ouvrages annexes (art. 5.1).
Isolation inversée
Configuration où l'isolant est disposé au-dessus du revêtement d'étanchéité. En réfection, les panneaux sont systématiquement déposés et évacués, y compris lorsqu'ils comportent en surface un lestage en mortier (art. 5.3.2 et 5.3.1.2.2).
Protection stabilisée
Protection légère ou lourde stabilisée par liants hydrauliques ou produits bitumineux. Elle est retirée et non réutilisée ; si l'enlèvement complet des gravillons est très difficile, les gravillons incrustés peuvent être conservés sous réserve de rapporter un panneau isolant ou un platelage isolant sous Avis Technique (art. 5.3.1.2.2).
Autoprotection métallique / minérale
L'autoprotection métallique ou mixte (granulats collés sur aluminium) est enlevée, sauf si l'ancien revêtement sert de pare-vapeur sous isolants fixés mécaniquement ou si le nouveau revêtement est indépendant ou semi-indépendant fixé mécaniquement. L'autoprotection minérale peut être conservée avec l'ancien revêtement (art. 5.3.1.2.6).
Complexe asphalte 5 + 15 + 20
Complexe historique associant asphalte pur et asphalte gravillonné. Son traitement en réfection dépend de la destination : démolition complète jusqu'à l'élément porteur en terrasse accessible et parking ; en terrasse jardin, démolition de l'asphalte gravillonné de 20 mm sans isolant support, démolition complète avec isolant support (art. 5.3.1.2.4.1).
Élément porteur de type D
Catégorie d'élément porteur en maçonnerie dont la surface doit être examinée en réfection pour déceler désaffleurements entre éléments, fissures à l'aplomb des appuis et fissures des clefs en béton, en référence à la NF P 10-203 (art. 5.3.6.2.2.3.2).
Forme fractionnée
Ancien mode constructif de forme de pente sur panneaux isolants, supprimé par la NF P 10-203 en 1993. Les fixations mécaniques y sont interdites (art. 5.2.4) et un nouvel isolant support d'étanchéité doit y être rapporté (art. 5.3.6.2.2.3.5).
Platelage en matériau isolant
Élément bénéficiant obligatoirement d'un Avis Technique, collé ou fixé mécaniquement dans l'élément porteur, servant de support au nouveau revêtement notamment lorsque des gravillons incrustés d'une protection stabilisée n'ont pu être totalement enlevés (art. 3 et 5.3.1.2.2).
Dispositif d'écartement des eaux de ruissellement
Ouvrage étanche que les reliefs doivent comporter à leur partie supérieure pour éviter l'introduction d'eau derrière le relevé. Son état (larmier, fissures, décollements) et sa nature doivent être vérifiés en réfection, et il doit être remis en état ou remplacé si nécessaire (art. 5.3.3.3).
Bouchement sous bandeau saillant
Traitement d'un acrotère dont le dispositif d'écartement des eaux est trop bas, réalisé soit en maçonnerie de béton ou de mortier avec dépose de l'ancien relevé, soit à l'aide d'un isolant thermique apte à recevoir un revêtement adhérent par soudage, fixé mécaniquement ou collé sur le relevé existant conservé (art. 6.3.2.1.2).
Terrasse jardin
L'une des quatre destinations visées par le DTU 43.5, avec les toitures inaccessibles, accessibles aux piétons et véhicules, et les toitures techniques et zones techniques. Elle bénéficie de règles spécifiques de traitement des protections asphalte et relève des Règles Professionnelles pour l'aménagement des toitures-terrasses jardins (CSNE-UNEP, juin 1997).
Résistance thermique minimale de 1 m².K/W
Valeur plancher du nouvel isolant support d'étanchéité rapporté, imposée dans cinq configurations : suppression de la protection lourde, dalles flottantes ou formes de pente sur isolant, éléments porteurs bois de stabilité dimensionnelle insuffisante, défauts sur dalles de béton cellulaire, forme de pente adhérente non conforme.

Questions fréquentes sur NF DTU 43.5

Qu'est-ce que NF DTU 43.5 ?

NF DTU 43.5 — Réfection des ouvrages d'étanchéité des toitures-terrasses ou inclinées. Le NF DTU 43.5 (NF P 84-208-1 pour le cahier des clauses techniques) définit les clauses techniques d'exécution des nouveaux ouvrages à réaliser pour la réfection des revêtements d'étanchéité de toitures plates ou inclinées, en France métropolitaine et en climat de plaine (altitude ≤ 900 m). Il impose une étude préalable de stabilité fournie à la consultation, limite à deux le nombre de réfections rapportées successives sur élément porteur en béton ou maçonnerie et à une sur acier, bois, béton cellulaire ou hourdis céramique, exige une résistance thermique d'au moins 1 m².K/W pour tout nouvel isolant support d'étanchéité rapporté, et interdit les fixations mécaniques dans les planchers chauffants, le béton précontraint, les hourdis céramiques armés et les formes fractionnées. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 43.5 ?

Le domaine d'application couvre : Réfection des revêtements d'étanchéité de toitures plates ou inclinées sur éléments porteurs en maçonnerie, tôles d'acier nervurées, bois et panneaux dérivés du bois, dalles de béton cellulaire autoclavé armé et hourdis céramiques armés ; toitures inaccessibles, accessibles piétons et véhicules, toitures jardin, toitures techniques et zones techniques. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 43.5 sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Quelle est la version applicable du NF DTU 43.5 ?

La partie 1 (NF P 84-208-1) date de novembre 2002 : homologuée le 5 septembre 2002 pour prendre effet le 5 novembre 2002. Le texte consolidé inclut l'amendement A1 de septembre 2007, pris pour effet le 29 septembre 2007. Le document est valable pour des constructions en France métropolitaine en climat de plaine, conventionnellement défini par une altitude inférieure ou égale à 900 m.

Combien de réfections successives peut-on rapporter sur une toiture ?

Article 5.2.1 : sur éléments porteurs en béton ou maçonnerie, la présence de deux réfections rapportées sur les ouvrages d'étanchéité d'origine oblige, pour une troisième réfection, à enlever tous les ouvrages d'étanchéité existants au-dessus de l'élément porteur ou de la forme de pente éventuelle. Sur éléments porteurs en tôles d'acier nervurées, bois ou dérivés du bois, béton cellulaire ou hourdis céramique, cette obligation s'impose dès la deuxième réfection. Dans tous les cas, l'exécution d'une réfection rapportée est tributaire du résultat de l'étude préalable et de l'étude des ouvrages existants.

Qui doit fournir l'étude de stabilité en réfection d'étanchéité ?

Article 4 : l'étude préalable de la stabilité de l'ossature et des éléments porteurs de la toiture fait partie des données techniques essentielles fournies lors de la consultation des entreprises d'étanchéité, l'annexe A donnant un guide pour son établissement. L'article 5.1 rappelle explicitement que cette étude ne relève pas de la compétence de l'entrepreneur d'étanchéité : elle incombe au maître d'ouvrage, en amont de la consultation.

Dans quels supports les fixations mécaniques sont-elles interdites ?

Article 5.2.4 : l'utilisation de fixations mécaniques, notamment pour fixer un revêtement ou un isolant, est interdite dans les planchers chauffants, les éléments en béton précontraint, les dalles en hourdis céramique armé et les formes fractionnées. Elle est également interdite pour les locaux à très forte hygrométrie, quel que soit l'élément porteur.

Quelle résistance thermique minimale pour un nouvel isolant rapporté ?

La valeur de 1 m².K/W revient dans cinq configurations : suppression de la protection lourde ou remplacement par une protection en asphalte (art. 5.2.7) ; dalles flottantes ou formes de pente sur panneaux isolants (art. 5.3.6.1.1 et 5.3.6.2.2.3.5) ; éléments porteurs bois de stabilité dimensionnelle insatisfaisante (art. 5.3.6.2.2.2) ; défauts sur dalles de béton cellulaire (art. 5.3.6.2.2.3.3) ; forme de pente adhérente non conforme à la NF P 10-203 (art. 5.3.6.2.2.3.4). Par ailleurs, en cas de dépose des panneaux isolants, il est obligatoire de disposer une nouvelle couche isolante de résistance thermique au moins égale à l'ancienne (art. 5.2.6).

Peut-on conserver l'isolant thermique existant ?

Seulement dans le cas où l'ancien revêtement est conservé, et à sept conditions cumulatives (art. 5.3.5) : domaine d'emploi de l'isolant compatible avec la destination actuelle de la toiture ; panneaux apparemment secs ; aucune variation notable de dimensions ; aucun tassement ou délaminage les rendant impropres à leur destination ; aucun déplacement ; compatibilité chimique et de mise en œuvre du produit venant au-dessus ; existence d'un pare-vapeur conforme aux exigences d'hygrométrie, cette dernière condition n'étant à vérifier que dans les cas du 5.2.8. Si l'ancien revêtement est déposé, l'isolant thermique existant doit être déposé.

Quand un ancien revêtement d'étanchéité doit-il être déposé ?

Article 5.3.4.2 : lorsqu'il est fortement cloqué, chimiquement incompatible avec les nouveaux ouvrages prévus (à l'exception des enduits pâteux et ciments volcaniques, conservables dans les conditions du document), décomposé, fortement fissuré, en mousse projetée in situ, en membrane synthétique fortement plissée, et d'une manière générale lorsqu'il nécessite une intervention importante pour remplir les nouvelles fonctions qui lui sont demandées.

L'ancien revêtement peut-il servir de pare-vapeur ?

Oui, dans certaines conditions. L'article 5.3.4.1 prévoit qu'un revêtement conservé comme support d'un nouvel isolant sert alors de pare-vapeur, sauf dans le cas d'anciens revêtements en ciment volcanique, enduit pâteux ou membrane synthétique. L'article 5.3.1.2.3 ajoute une réserve : en cas d'apport d'une nouvelle isolation thermique, lorsque la protection se révèle adhérente, même partiellement, à l'ancien revêtement d'étanchéité (absence ou insuffisance de l'élément de désolidarisation), l'ancien revêtement ne peut pas servir de pare-vapeur.

Quelles protections lourdes existantes peuvent être réutilisées ?

Les protections lourdes existantes sont systématiquement déposées (art. 5.3.1.1). La protection meuble peut être réutilisée si sa granularité est conforme aux textes en vigueur au moment de la réfection, l'ensemble étant évacué s'il existe une sous-couche en sable. Les éléments préfabriqués non scellés en bon état et les dallettes sur plots en bon état peuvent être réutilisés s'ils sont conformes à la norme en vigueur pour la destination de la terrasse ; les éléments scellés doivent être démolis et évacués. Les protections stabilisées et les protections en enrobés sont retirées et non réutilisées. Les panneaux d'une isolation inversée existante sont systématiquement déposés et évacués.

Quelle hauteur de relevé peut-on conserver en réfection ?

La hauteur des reliefs doit être conforme aux règles en vigueur au moment de la réfection (art. 5.3.3.2). Une dérogation existe pour un cas précis : si la hauteur n'a pas été à l'origine de désordres, dans le cas d'éléments porteurs en tôles d'acier nervurées et d'une réfection en partie courante sans apport d'isolant, les reliefs peuvent être conservés s'ils permettent une hauteur minimale de relevé de 0,10 m, ou 0,15 m dans le cas de noue, cette hauteur étant portée à 0,20 m minimum pour les relevés en noue de rive sur des versants de pente supérieure ou égale à 20 %.

Comment rehausser un acrotère de hauteur insuffisante ?

Article 6.3.2.1.1 : le rehaussement se fait avec des éléments en béton, des fourrures de bois traité classe 2 selon la NF EN 335-2 de longueur inférieure ou égale à 2 m, de qualité charpente classe de résistance 24 selon la NF EN 338 et de teneur en eau maximale 18 %, ou des dispositifs métalliques. Il doit comporter une pente orientée vers l'intérieur, être solidement liaisonné à la structure existante, et la nature du support de relevé doit être homogène dans la hauteur du relevé. Sur terrasse accessible ou terrasse jardin, la rehausse est nécessairement en béton armé.

Quels ouvrages annexes doivent être systématiquement remplacés ?

Article 5.3.7 : les bandes de rives doivent être systématiquement déposées et évacuées, et éventuellement remplacées ; les entrées d'eaux pluviales doivent être déposées et remplacées, les trop-pleins devant être vérifiés en nombre, section, emplacement et mise en œuvre ; une nouvelle bande d'égout doit être prévue dans tous les cas, l'ancienne pouvant toutefois rester en place si l'ancien revêtement est conservé et si elle ne fait pas obstacle à l'écoulement, la nouvelle venant en recouvrement.

La pente peut-elle être corrigée par les travaux d'étanchéité ?

Article 5.2.2 : les seuls ouvrages d'étanchéité ne sont pas en général susceptibles de corriger les pentes ou la planimétrie. Certains panneaux en matériaux isolants avec pente intégrée permettent de corriger certains défauts de planimétrie, dans les conditions de leurs Avis Techniques. Dans le cas de toitures accessibles avec protection autre que par dalles sur plots, la pente minimale est de 1 %. Pour les éléments porteurs en acier ou bois, c'est l'étude préalable de stabilité qui définit les dispositions à adopter concernant les pentes.

Que faire lorsqu'un relief sert aussi de garde-corps ?

Les travaux de réfection peuvent modifier le niveau de la circulation et rendre la hauteur de garde-corps inférieure à la hauteur réglementaire : la remise en conformité du garde-corps est alors nécessaire (art. 5.3.7.11), et ces travaux doivent être concomitants aux travaux d'étanchéité. Il convient de vérifier que la hauteur réglementaire au sens de la NF P 01-012 est et sera respectée après travaux, une remise en conformité au regard des NF P 01-012 et NF P 01-013 pouvant s'avérer nécessaire ; en l'absence de maître d'œuvre, il appartient à l'entrepreneur d'étanchéité d'en informer le maître d'ouvrage.

Que dit le DTU 43.5 des anciens modes constructifs disparus ?

Une note de l'article 2.2 retrace l'évolution des textes, utile en diagnostic. Avant le DTU 43 de décembre 1973, les pentes des toitures-terrasses plates étaient limitées à 3 %, les protections légères par 2 cm de gravillons étaient admises entre 1 et 3 %, et les revêtements pouvaient être en ciment volcanique ou en enduit pâteux à base de brai de houille. Depuis 1973, la pente maximale des toitures plates sur élément porteur en maçonnerie est de 5 %, les pentes de 0,5 % des toitures accessibles avec protection lourde autre que par dalles sur plots ne sont plus admises, les protections légères ne sont plus admises et les revêtements en ciment volcanique et enduit pâteux ne sont plus utilisés. En 1993, la NF P 10-203 (DTU 20.12) a supprimé les formes fractionnées sur isolant et les dalles flottantes, les formes de pente en béton de granulats légers et les éléments porteurs en hourdis céramiques.

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Informations

Référence NF DTU 43.5
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 5 novembre 2002

Dernière mise à jour

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NF DTU 43.5 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. réfection étanchéité, toiture-terrasse, diagnostic, étude préalable de stabilité, revêtement conservé, pare-vapeur, relevé, acrotère, protection lourde, isolation inversée, NF P 84-208-1, DTU 43.5.

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  • étanchéité des toitures terrasses
  • ouvrages d étanchéité des toitures
  • dispositions générales
  • écoulement des eaux pluviales
  • dtu 43.1
  • éléments porteurs en maçonnerie
  • terre végétale
  • panneaux isolants
  • joints plats
  • isolation thermique
  • dispositions spécifiques
  • toitures terrasses jardins