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Document Technique Unifié
NF DTU 43.3

NF DTU 43.3 - Mise en oeuvre des toitures en tôles d'acier nervurées avec revêtement d'étanchéité

Le NF DTU 43.3 P1-1 (avril 2008, indice de classement P 84-206-1-1, Amendement A1 de décembre 2017 inclus) propose les clauses types de mise en oeuvre des toitures dont l'élément porteur est constitué de tôles d'acier nervurées recevant un revêtement d'étanchéité. L'ouvrage complet comprend les tôles d'acier nervurées, éventuellement un pare-vapeur, des panneaux isolants non porteurs, un revêtement d'étanchéité et éventuellement une protection lourde, ainsi que les ouvrages particuliers. Le document fixe la pente minimale des versants à 3 % sur plan avec une pente réelle in situ toujours supérieure à 1 %, les limitations de flèche (1/150 au montage, 1/200 et 1/250 en exploitation), le recouvrement transversal des tôles à 50 mm minimum au droit des appuis, le couturage des emboîtements longitudinaux tous les 1 m environ, la hauteur minimale des relevés à 0,15 m au-dessus de la protection, et les surfaces maximales collectées par entrée d'eaux pluviales (700 m² en fond de noue, 350 m² en déversoir).

Domaine d'application

Ouvrages de toitures comportant des éléments porteurs en tôle d'acier nervurée recevant un revêtement d'étanchéité : tôles d'acier nervurées, éventuellement un pare-vapeur, panneaux isolants non porteurs, revêtement d'étanchéité et éventuellement protection lourde, ouvrages particuliers (noues, reliefs, joints de dilatation de l'ossature, lanterneaux, dispositifs d'évacuation des eaux pluviales, traversées de toiture). Applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises à l'exception des zones équatoriales et cycloniques — le domaine ne couvre donc pas les DOM. Hors domaine : les toitures réalisées en climat de montagne (altitude supérieure à 900 m), les toitures des locaux à température contrôlée négative, les terrasses à rétention temporaire des eaux pluviales, ainsi que la participation des tôles d'acier nervurées à la stabilité d'ensemble ou locale de l'ossature

Mis à jour le 1 mars 2024
Applicable depuis le 12 avril 2008
tôle d'acier nervurée
TAN
étanchéité de toiture
bac acier
panneaux isolants non porteurs
pare-vapeur
bitume SBS
asphalte
protection lourde
relevé d'étanchéité
costière
classement FIT
P 84-206-1-1
entrée d'eaux pluviales

Règles principales

Domaine d'application et composition de l'ouvrage

Obligatoire

3 P1-1 propose des clauses types de spécifications de mise en oeuvre pour les marchés de travaux d'ouvrages de toitures comportant des éléments porteurs en tôle d'acier nervurée recevant un revêtement d'étanchéité.

Ces ouvrages comportent des tôles d'acier nervurées, éventuellement un pare-vapeur, des panneaux isolants non porteurs, un revêtement d'étanchéité et éventuellement une protection lourde, ainsi que des ouvrages particuliers comprenant notamment les noues, reliefs, joints de dilatation de l'ossature, lanterneaux, dispositifs d'évacuation des eaux pluviales et traversées de toiture.

Le document est applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises à l'exception des zones équatoriales et cycloniques, le domaine d'utilisation ne couvrant donc pas les DOM. Il ne s'applique ni aux toitures réalisées dans les régions sous climat de montagne (altitude supérieure à 900 m), ni aux toitures des locaux à température contrôlée négative, ni aux terrasses à rétention temporaire des eaux pluviales.

La participation des tôles d'acier nervurées à la stabilité d'ensemble de l'ossature (contreventement) ou à sa stabilité locale (non-déversement des pannes) n'est pas traitée.

Références : Article 1

Classement des toitures selon accessibilité et pente

Obligatoire

Du point de vue de l'accessibilité, trois catégories sont distinguées : les toitures non accessibles sauf pour l'entretien normal, dites inaccessibles ; les aires ou chemins de circulation, de pentes inférieures ou égales à 50 %, soumis aux passages nécessaires à l'entretien courant des appareils et installations en toiture ; les zones techniques, de pentes inférieures ou égales à 5 %, soumises à une activité conduisant à une majoration des charges d'entretien.

Les documents particuliers du marché fixent l'implantation de ces zones et les charges à prendre en compte.

Du point de vue de la pente, deux catégories : toitures-terrasses plates de pente inférieure ou égale à 5 %, et toitures inclinées de pente supérieure à 5 % ; si des versants dont la longueur n'excède pas 2 m ont une pente inférieure à 5 % et se raccordent à des éléments de pente supérieure à 5 %, ils sont classés dans la catégorie des toitures inclinées.

Trois types de noues sont distingués (pente nulle pour 0 ≤ p < 0,5 %, pente de 0,5 à 1,5 %, pente > 1,5 %) et deux types de chéneaux (pente nulle pour 0 ≤ p < 0,5 %, chéneaux en pente dont le fond présente une pente au moins égale à 0,5 %).

Références : Article 3.2, Article 3.3

Pentes minimales des versants, noues et chéneaux

Obligatoire

Les pentes sont directement données par l'ossature, aussi bien pour les parties courantes que pour les noues et les chéneaux. Dans le cas général, les pentes des versants sont au minimum de 3 % sur plan ; compte tenu des actions directes (charges normales) et indirectes (fluage de l'ossature) et des tolérances d'exécution, la pente réelle in situ doit toujours rester supérieure à 1 %.

Dans le cas des toitures avec noues de pente supérieure ou égale à 0,5 % et tôles d'acier nervurées posées perpendiculairement à cette noue, la pente minimale de versant au droit de l'entrée d'eau pluviale est de 3 % sur plan, et au-delà elle peut diminuer régulièrement jusqu'à atteindre éventuellement une pente nulle au droit du point haut de la noue.

Pour les chéneaux, toutes les pentes en fond de chéneau sont admises, y compris la pente nulle. Les noues et les fonds de chéneaux de pente inférieure ou égale à 2 % peuvent présenter en service des flaches et retenues d'eau ; pour les noues à pente nulle, ces phénomènes sont inévitables.

Références : Annexe C.1.1, Annexe C.1.2, Annexe C.1.3

Implantation des émergences et des évacuations

Obligatoire

La réalisation et l'entretien courant des ouvrages d'étanchéité obligent à respecter une distance minimale entre ouvrages émergents voisins : lanterneaux, joints de dilatation, acrotères et autres doivent être implantés de telle manière qu'un passage de 1 m soit réservé entre eux, cette distance pouvant être réduite à 0,50 m pour les ouvrages unitaires de petites dimensions.

Les ouvrages émergents unitaires — traversées de toiture, souches, lanterneaux, aérateurs — doivent être implantés à plus de 1 m des noues.

Les reliefs linéaires filants perpendiculaires à la pente, autres que ceux situés en faîtage, doivent être de longueur inférieure ou égale à 10 m afin de permettre l'évacuation des eaux pluviales et une circulation plus aisée lors des travaux et de l'entretien ; ils doivent être traités comme des noues de rive du point de vue de leur hauteur.

La surface maximale collectée par entrée d'eaux pluviales est de 700 m² en fond de noue et de 350 m² en déversoir (latérale). Le passage des eaux d'une toiture sur une autre toiture située au même niveau, à travers les costières d'un joint de dilatation, est interdit.

Les chéneaux, ouvrages exceptionnels pour ce type de toiture, sont implantés en encorbellement et conçus de façon que le débordement éventuel se produise toujours du côté extérieur du bâtiment ; les chéneaux intérieurs ne sont pas visés.

Références : Article 5.2.1, Article 5.2.2, Article 5.2.3

Charges, portées et limitations de flèche des tôles

Obligatoire

3 P1-2 (CGM), où le principe des états limites ultimes et de service a été retenu.

Les limitations de flèche à mi-portée sont : 1/150 de la portée en situation de montage sous les charges descendantes de montage ; 1/200 de la portée en situation d'exploitation sous les charges descendantes ; 1/250 de la portée en situation d'exploitation sous la charge d'exploitation la plus élevée entre la charge d'entretien et la charge climatique de neige.

Lorsque les portées dépassent 5,0 m, cette dernière limitation devient 0,02 m de 5,0 m à 6,0 m de portée, puis 1/300 de la portée au-delà de 6,0 m.

Les revêtements d'étanchéité en asphalte et certains panneaux isolants exigent des conditions de flèche plus sévères : ces exigences sont satisfaites en majorant la charge descendante de calcul de 0,60 kN/m² pour les revêtements en asphalte, et de la valeur spécifiée dans les Documents Techniques d'Application pour les panneaux isolants concernés.

Pour les bâtiments de 20 m de hauteur maximum, le choix des tôles peut n'être effectué qu'en considérant les charges descendantes lorsque celles-ci dépassent 1,1 kN/m² (bâtiments fermés, ou bâtiments ouverts en zone 1 de vent ou zone 2 site normal), 1,5 kN/m² (bâtiments ouverts en zone 2 site exposé, zones 3 et 4 site normal) ou 1,9 kN/m² (bâtiments ouverts en zones 3 et 4 site exposé).

Références : Article 6.2.2.1.1.3, Article 6.2.2.1.2.1, Article 6.2.2.1.2.2, Article 6.2.2.2.1

Mise en place et recouvrements des tôles d'acier nervurées

Obligatoire

Il n'y a pas de sens privilégié de pose des tôles d'acier nervurées par rapport à la pente ; toutefois, la pose dans le sens de la pente évite d'éventuelles stagnations d'eau dans les nervures lors de la mise en oeuvre. Le recouvrement transversal, qui se fait obligatoirement sur la largeur de l'appui, est de 50 mm minimum.

Le recouvrement latéral se fait par l'emboîtement et la couture des tôles d'acier nervurées entre elles. Lorsque les tôles sont coupées longitudinalement et si le porte-à-faux de la plage coupée excède 0,10 m, la nervure est reconstituée, l'assemblage étant assuré par couturage tous les 0,50 m environ. Les tôles d'acier nervurées précintrées ne sont pas visées par le présent document.

La manutention et le stockage sur les tôles ne peuvent se faire qu'après fixation et couturage définitif de celles-ci.

Références : Article 6.1.2, Article 6.2.3

Fixation des tôles à l'ossature et fixations de couture

Obligatoire

La densité de fixations des tôles d'acier nervurées à l'ossature dépend de la zone de vent et du site, du caractère ouvert ou fermé du bâtiment et de sa hauteur, de la présence ou non d'une protection lourde, et de la forme des versants (plans ou courbes).

Elle est définie par le tableau 1 pour les fixations de résistance caractéristique supérieure ou égale à 600 daN et par le tableau 2 pour celles de résistance comprise entre 300 daN et 600 daN, les résistances caractéristiques étant définies par la norme NF P 30-314.

Dans le cas de fixation toutes les deux nervures, il y en a systématiquement une dans chaque nervure de recouvrement longitudinal des tôles ; pour les nervures intermédiaires, les fixations peuvent être posées en alternance d'une panne à la suivante.

Les natures de fixations admises sont : sur charpente en béton armé ou précontraint avec insert acier, vis autotaraudeuse, vis autoperceuse ou clou à scellement ; sur charpente en acier, vis autotaraudeuse, vis autoperceuse ou clou à scellement ; sur charpente en bois, vis autoperceuse à bois ou tirefond à visser.

Des protections particulières contre la corrosion sont nécessaires dans le cas de locaux à très forte hygrométrie et sur appuis en bois. La fixation par clous à scellement relève de la procédure d'Avis Technique, qui définit notamment l'épaisseur minimale admissible de l'appui. Enfin, les tôles d'acier nervurées sont couturées à leurs emboîtements longitudinaux tous les 1 m environ.

Références : Article 6.2.4.1, Article 6.2.4.2, Article 6.2.5, NF P 30-314

Nécessité et mise en oeuvre du pare-vapeur

Obligatoire

m²), les DPM ou la réglementation définissant la perméabilité à l'air requise ; et sur tôles d'acier nervurées perforées ou crevées, systématiquement. Lorsque la fonction pare-vapeur est nécessaire, elle est assurée par un écran rapporté, posé directement sur les tôles d'acier nervurées ou sur un premier lit d'isolant, avec un recouvrement de 0,10 m, les recouvrements étant liaisonnés par pontage, collage ou soudage.

Les écrans rapportés sont constitués de matériaux en feuilles ; les écrans voile de verre-aluminium sont déroulés parallèlement aux nervures, face aluminium au-dessus, les recouvrements s'effectuant au droit des plages, les recouvrements transversaux se faisant par pontage par bandes rapportées collées. Dans le cas de soudage au chalumeau, la compatibilité de la protection en sous-face des tôles avec la chaleur apportée doit être vérifiée.

Références : Article 5.3, Article 6.3.1.1, Article 6.3.1.2, Amendement A1

Isolation thermique : épaisseurs et pose des panneaux

Obligatoire

Pour les bâtiments concernés et dans les limites de son domaine d'application, la réglementation thermique en vigueur s'applique ; les documents particuliers du marché définissent la résistance thermique utile de la couche isolante ou le coefficient de transmission surfacique global de la paroi, tenant compte des ponts thermiques intégrés courants des fixations des panneaux isolants.

Les épaisseurs des couches isolantes doivent être telles que le point de rosée se situe toujours au-dessus des tôles et du pare-vapeur. Le Document Technique d'Application de l'isolant précise l'épaisseur minimale en fonction de la largeur de vallée des tôles d'acier nervurées. L'isolation peut être réalisée en un ou plusieurs lits de panneaux, de même nature ou de natures différentes.

En pose en un seul lit, les joints doivent être décalés dans un sens (pose en quinconce), les joints alignés étant perpendiculaires aux nervures des tôles ou éventuellement de biais. En pose en plusieurs lits, chaque lit est disposé en quinconce, les joints de deux lits successifs n'étant pas superposés. La pose de la première couche du revêtement d'étanchéité doit suivre la pose des panneaux pour les protéger des intempéries.

Sur les toitures de pente supérieure ou égale à 100 % et de versant de longueur supérieure ou égale à 5 m, les panneaux sont butés à l'égout sur un élément rigide continu préalablement fixé sur l'élément porteur.

Références : Article 6.4.1, Article 6.4.2, Article 6.4.5, Amendement A1

Revêtements d'étanchéité visés et systèmes de pose

Obligatoire

Les revêtements d'étanchéité visés sont l'asphalte et le système bicouche à base de bitume modifié par élastomère SBS faisant l'objet d'un Document Technique d'Application, les feuilles constituant le revêtement devant se référer au même Document Technique d'Application. T. défini au cahier 2358 des Cahiers du CSTB.

Le système de pose indépendant est applicable au revêtement asphalte sur un support présentant une pente de 3 %, et au revêtement bicouche SBS sous protection lourde pour les toitures-terrasses plates de pente inférieure ou égale à 5 %. Le système de pose adhérent est applicable quelle que soit la pente, sur les panneaux isolants dont le Document Technique d'Application vise cette application, aux revêtements bicouches SBS.

Le revêtement asphalte de toiture plate comprend une couche d'asphalte coulé pur d'étanchéité AP1 de 5 mm d'épaisseur et une couche d'asphalte coulé sablé AS1 de 15 mm d'épaisseur, soit une masse totale au mètre carré d'environ 45 kg ; ce revêtement reçoit une protection lourde. Les revêtements appliqués en noues sont identiques à ceux des parties courantes.

Références : Article 6.5.1, Article 6.5.2, Article 6.5.4.1.3, Cahier CSTB 2358

Conditions de pose du revêtement d'étanchéité

Obligatoire

La pose des revêtements doit se faire sur des supports dont la siccité est convenable et la surface propre. Aucun travail d'étanchéité ne doit être entrepris lorsque le support est à une température inférieure à + 2 °C. La température de chauffage de l'EAC est de 220 °C ± 30 °C. Le recouvrement entre lés de la couche d'indépendance est de 0,10 m environ.

Les joints de reprise des couches successives d'asphalte doivent être décalés d'au moins 0,10 m les uns par rapport aux autres. Les feuilles d'étanchéité constituant une même couche doivent être posées à recouvrement de 0,06 m minimum ; en pose à lits parallèles, les joints des deux couches successives ne doivent pas se superposer mais être décalés.

Dans les systèmes avec EAC, les feuilles sont collées à l'EAC ou soudées en plein sur EAC, seuls les recouvrements étant collés pour la première couche des revêtements indépendants ; les faces présentant un film plastique ne doivent pas être collées à l'EAC sauf si ce film est prévu pour cet usage.

Dans les systèmes sans EAC, les feuilles sont soudées en plein, seuls les recouvrements étant soudés pour la première couche des revêtements indépendants.

Références : Article 6.5.3.1, Article 6.5.3.2, Article 6.5.3.3

Dispositions particulières pour les toitures de forte pente

Obligatoire

Ces dispositions s'appliquent pour des pentes supérieures à 20 % dans le cas de revêtements bicouches à base de bitume modifié par élastomère SBS avec EAC, et supérieures à 40 % dans le cas de revêtements bicouches SBS sans EAC ; toutefois, dans le cas de soudage sur un isolant préalablement surfacé à l'EAC sur chantier, ces dispositions s'appliquent à partir de 20 %.

Dans le cas de pente supérieure à 100 %, soit le revêtement comporte une armature R3 ou R4, soit la longueur des lés est limitée à 5 m. Les têtes de lés de la dernière couche du revêtement d'étanchéité sont fixées avec interposition de rondelles ou plaquettes à raison d'une fixation tous les 0,20 m.

Les têtes de lés d'étanchéité dépassent l'axe des fixations d'au moins 0,05 m, et le lé supérieur recouvre les fixations avec un minimum de 0,06 m au-delà du bord inférieur de la plaquette. La fixation se fait soit par vis autoperceuses, soit par rivets à expansion.

Sur les aires ou chemins de circulation en revêtement autoprotégé, une feuille complémentaire de bitume modifié SBS avec armature R4, autoprotégée par granulat minéral et de couleur différente, est appliquée par soudage.

Références : Article 6.5.5.2, Article 6.5.5.3

Relevés d'étanchéité : composition et hauteurs

Obligatoire

Les supports du relevé sont constitués soit d'une costière en tôle d'acier galvanisée, soit de panneaux isolants ; les costières doivent être solidaires des tôles d'acier nervurées. Les revêtements appliqués en relevés sont toujours en système adhérent. Les revêtements d'étanchéité en relevés, y compris les équerres de renfort, sont distincts des revêtements en feuille des parties courantes avec lesquelles ils se raccordent à la base par recouvrement soudé ou collé.

Les éléments en feuilles des relevés sont appliqués par longueur maximale de 1 m avec recouvrement latéral de 0,06 m minimum, les équerres de renfort pouvant présenter une longueur supérieure.

Lorsque le support du relevé est constitué de panneaux isolants non porteurs de hauteur supérieure à 0,30 m, les complexes d'étanchéité sont fixés aux costières par vis autoperceuses ou rivets à expansion avec plaquettes, disposés en tête des relevés à raison de quatre par mètre, situés à 30 mm minimum du haut du lé et protégés des eaux de ruissellement.

La hauteur H des reliefs doit permettre une hauteur minimale h des relevés d'étanchéité de 0,15 m au-dessus de la protection des parties courantes, avec dans tous les cas d ≥ 0,04 m.

En noue de rive et en abouts, la hauteur minimale des relevés est de 0,15 m pour des versants de pente inférieure ou égale à 20 % et de 0,25 m pour des versants de pente supérieure à 20 %.

Références : Article 6.5.6.1, Article 7.2.1.3, Article 7.5.2

Forme des reliefs et étanchéité des chéneaux

Obligatoire

Les reliefs doivent comporter, à leur partie supérieure, un dispositif qui écarte l'eau ruisselant sur les éléments placés au-dessus d'eux, afin d'éviter l'introduction d'eau derrière le relevé d'étanchéité.

La partie du dispositif faisant larmier doit présenter un recouvrement d'au moins 0,04 m et être en saillie de 0,04 m minimum par rapport au support d'étanchéité, à l'exclusion des bandes de solin et des couronnements d'acrotère pour lesquels la saillie peut être limitée à 0,01 m.

Dans le cas de partie verticale de hauteur supérieure à la hauteur maximale de costière admise, il est procédé à la mise en oeuvre d'un contre-bardage.

Sur les chéneaux, les éléments en feuille sont appliqués sur les parois verticales par bandes de largeur au plus égale à 1 m ; dans le cas de chéneau de faible section, chaque couche du revêtement du fond et des parois latérales peut être réalisée transversalement à partir d'une même feuille.

Les complexes d'étanchéité appliqués sur parois latérales doivent être fixés mécaniquement aux supports lorsque la hauteur du revêtement dépasse 0,30 m sur isolant ou 0,60 m sans isolant, ces fixations étant réparties en tête des relevés à raison de quatre par mètre, situées à 30 mm minimum du haut du lé.

Références : Article 6.5.6.2, Article 7.5.3, Article 7.5.4.2

Protection des revêtements d'étanchéité

Obligatoire

Les protections lourdes doivent être exécutées dès que possible et, en tout cas, dès la fin de l'exécution des revêtements d'étanchéité. Sur toiture inaccessible, la protection rapportée meuble est assurée par une couche de granulats courants, roulés ou concassés, de 0,04 m d'épaisseur minimale, de granularité comprise entre 5 mm et une dimension au plus égale aux 2/3 de l'épaisseur de la protection.

Cette protection doit être complétée, sur 2 m de largeur au pourtour de la toiture-terrasse et des édicules, par des dalles posées à sec — directement sur les granulats ou sur un écran synthétique de désolidarisation — dans les cas suivants : bâtiment de hauteur supérieure à 28 m en zone 1 tous sites ou zone 2 site normal ; bâtiment de hauteur supérieure à 20 m en zone 2 site exposé ou zone 3 site normal ; ou, quelle que soit sa hauteur, en zone 3 site exposé ou zone 4 tous sites.

Sur les aires ou chemins de circulation et zones techniques, la protection rapportée dure est assurée par des dalles préfabriquées en béton posées à sec, à joints secs, sur couche de désolidarisation, une largeur de deux dalles de 0,40 m étant généralement admise pour constituer un chemin de circulation. Sur toitures inclinées de pente supérieure à 5 %, la protection est assurée par l'autoprotection du revêtement.

La mise en place d'équipements lourds fait l'objet d'une étude particulière non visée par le document, les charges des équipements devant être reportées sur l'ossature.

Références : Article 6.5.7, Article 6.5.7.1.1.1, Article 6.5.7.1.1.2, Article 6.5.7.2

Équipements de toiture et épreuves d'étanchéité à l'eau

Obligatoire

Pour les toitures à zones techniques, un passage de largeur au moins égale à 1 m doit être réservé entre les rangées d'équipements.

Afin de pouvoir effectuer les opérations d'entretien de la toiture et les éventuelles réfections, une hauteur minimale h doit être prévue entre le bas des équipements et la protection du revêtement d'étanchéité des parties courantes : si les équipements sont fixes, h = 0,40 m lorsque la longueur d'encombrement horizontal L est inférieure ou égale à 1,20 m, et h = 0,80 m lorsque L est supérieure à 1,20 m ; si les équipements peuvent être démontés lors de la réfection, cette hauteur peut être ramenée à 0,30 m.

Les charges des équipements disposés sur ces toitures doivent être reportées directement sur l'ossature.

En matière d'épreuves, ce genre de toiture ne se prête pas aux mises en eau générales : lorsque cela est spécifié aux documents particuliers du marché, seules des mises en eau localisées — noues et chéneaux exclusivement — peuvent être effectuées, et uniquement si la tête des relevés d'étanchéité règne à un niveau horizontal dans la portion de toiture intéressée.

La hauteur d'eau maximale pour de tels essais est de 0,06 m, les DPM précisant la hauteur d'eau maximale admissible pour la résistance de l'ossature ; ce niveau est maintenu pendant trois heures sous surveillance conjointe du maître d'oeuvre et de l'entreprise.

Références : Article 8.5, Article 9

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Pente minimale des versants ≥ 3 % sur plan ; pente réelle in situ toujours > 1 % Compte tenu des actions directes et indirectes et des tolérances d'exécution (annexe C.1.1)
Recouvrement transversal des tôles d'acier nervurées ≥ 50 mm Obligatoirement sur la largeur de l'appui (article 6.2.3)
Flèche à mi-portée — situation de montage ≤ 1/150 de la portée Sous les charges descendantes de montage (article 6.2.2.1.2.1)
Flèche à mi-portée — situation d'exploitation ≤ 1/200 de la portée sous charges descendantes ; ≤ 1/250 sous la charge d'exploitation la plus élevée Charge d'entretien ou charge climatique de neige (article 6.2.2.1.2.1)
Flèche à mi-portée — grandes portées 0,02 m de 5,0 m à 6,0 m de portée ; 1/300 de la portée au-delà de 6,0 m Cas c) du cas général (article 6.2.2.1.2.2)
Température minimale du support pour les travaux d'étanchéité ≥ + 2 °C Aucun travail d'étanchéité en dessous ; siccité convenable et surface propre (article 6.5.3.1)
Température de chauffage de l'EAC 220 °C ± 30 °C Produits appliqués à l'état de fusion (article 6.5.3.2)
Recouvrement entre feuilles d'une même couche ≥ 0,06 m Joints des deux couches successives décalés en pose à lits parallèles (article 6.5.3.3.3.1)
Recouvrement entre lés de la couche d'indépendance 0,10 m environ Joints de reprise des couches d'asphalte décalés d'au moins 0,10 m (articles 6.5.3.3.1 et 6.5.3.3.2)
Hauteur minimale des relevés d'étanchéité ≥ 0,15 m au-dessus de la protection des parties courantes Avec d ≥ 0,04 m dans tous les cas ; 0,25 m en noue de rive si la pente du versant dépasse 20 % (articles 7.2.1.3 et 7.5.2)
Perméabilité à l'air déclenchant le pare-vapeur Q4Pa-surf requise ≤ 1,4 m³/(h.m²) Sur tôles d'acier nervurées pleines en bâtiment à faible ou moyenne hygrométrie (article 5.3)
Hauteur d'eau maximale des épreuves localisées 0,06 m, maintenue 3 heures Noues et chéneaux exclusivement, si spécifié aux DPM, sous surveillance conjointe (article 9)

Dimensions réglementaires

Surface maximale collectée par entrée d'eaux pluviales

Dimension : 700 m² en fond de noue ; 350 m² en déversoir (latérale)
Maximum : 700 m²

Article 5.2.2.1

Passage entre ouvrages émergents voisins

Dimension : ≥ 1 m
Minimum : 0,50 m pour les ouvrages unitaires de petites dimensions

Émergents unitaires implantés à plus de 1 m des noues (article 5.2.1)

Longueur maximale des reliefs linéaires filants perpendiculaires à la pente

Dimension : ≤ 10 m
Maximum : 10 m

Hors faîtage ; traités comme des noues de rive pour leur hauteur (article 5.2.1)

Espacement des fixations de couture des tôles

Dimension : Tous les 1 m environ

Emboîtements longitudinaux ; couturage tous les 0,50 m environ pour une nervure reconstituée (articles 6.2.3 et 6.2.5)

Porte-à-faux de plage coupée déclenchant la reconstitution de nervure

Dimension : > 0,10 m

Coupe longitudinale des tôles (article 6.2.3)

Recouvrement du pare-vapeur

Dimension : 0,10 m

Recouvrements liaisonnés par pontage, collage ou soudage (article 6.3.1.1)

Majoration de charge descendante pour revêtement asphalte

Dimension : + 0,60 kN/m²

Conditions de flèche plus sévères que le cas général (article 6.2.2.1.1.3)

Composition du revêtement asphalte de toiture plate

Dimension : Asphalte coulé pur AP1 de 5 mm + asphalte coulé sablé AS1 de 15 mm

Masse totale au mètre carré de 45 kg environ ; reçoit une protection lourde (article 6.5.4.1.3)

Fixation des têtes de lés en forte pente

Dimension : Une fixation tous les 0,20 m avec rondelles ou plaquettes
Minimum : Têtes de lés dépassant l'axe des fixations d'au moins 0,05 m ; recouvrement du lé supérieur d'au moins 0,06 m au-delà du bord inférieur de la plaquette

Vis autoperceuses ou rivets à expansion (article 6.5.5.3)

Longueur maximale des lés en pente supérieure à 100 %

Dimension : 5 m, sauf revêtement à armature R3 ou R4
Maximum : 5 m

Article 6.5.5.3

Éléments en feuille des relevés

Dimension : Longueur maximale 1 m, recouvrement latéral ≥ 0,06 m

Équerres de renfort pouvant présenter une longueur supérieure (article 6.5.6.1.1)

Fixations en tête de relevé

Dimension : 4 par mètre, à 30 mm minimum du haut du lé

Lorsque le support est constitué de panneaux isolants non porteurs de hauteur > 0,30 m ; en chéneau, dès que la hauteur du revêtement dépasse 0,30 m sur isolant ou 0,60 m sans isolant (articles 6.5.6.1.2 et 6.5.6.2)

Larmier en partie supérieure des reliefs

Dimension : Recouvrement ≥ 0,04 m et saillie ≥ 0,04 m par rapport au support d'étanchéité
Minimum : 0,01 m de saillie pour les bandes de solin et couronnements d'acrotère

Article 7.5.3

Protection rapportée meuble sur toiture inaccessible

Dimension : ≥ 0,04 m d'épaisseur de granulats roulés ou concassés
Minimum : Granularité entre 5 mm et une dimension ≤ 2/3 de l'épaisseur de la protection

Complétée par des dalles posées à sec sur 2 m au pourtour selon la hauteur du bâtiment et la zone de vent (article 6.5.7.1.1.1)

Chemin de circulation en protection dure

Dimension : Deux dalles de 0,40 m de largeur généralement admises

Dalles préfabriquées en béton posées à sec, à joints secs, sur couche de désolidarisation (article 6.5.7.1.1.2)

Hauteur libre sous équipements techniques

Dimension : 0,40 m si L ≤ 1,20 m ; 0,80 m si L > 1,20 m
Minimum : 0,30 m si les équipements peuvent être démontés lors de la réfection

L = longueur d'encombrement horizontal ; passage de 1 m entre rangées d'équipements (article 8.5)

Seuils de charge descendante permettant d'ignorer les charges ascendantes

Dimension : > 1,1 kN/m² (bâtiments fermés, ou ouverts en zone 1 ou zone 2 site normal) ; > 1,5 kN/m² (ouverts zone 2 site exposé, zones 3 et 4 site normal) ; > 1,9 kN/m² (ouverts zones 3 et 4 site exposé)

Bâtiments de 20 m de hauteur maximum (article 6.2.2.2.1)

Butée des panneaux isolants en forte pente

Dimension : Élément rigide continu à l'égout pour pente ≥ 100 % et versant de longueur ≥ 5 m

Fixé sur l'élément porteur avant ou après le pare-vapeur (article 6.4.5)

Comprendre NF DTU 43.3

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 43.3, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 43.3 couvre : Ouvrages de toitures comportant des éléments porteurs en tôle d'acier nervurée recevant un revêtement d'étanchéité : tôles d'acier nervurées, éventuellement un pare-vapeur, panneaux isolants non porteurs, revêtement d'étanchéité et éventuellement protection lourde, ouvrages particuliers (noues, reliefs, joints de dilatation de l'ossature, lanterneaux, dispositifs d'évacuation des eaux pluviales, traversées de toiture). Applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises à l'exception des zones équatoriales et cycloniques — le domaine ne couvre donc pas les DOM. Hors domaine : les toitures réalisées en climat de montagne (altitude supérieure à 900 m), les toitures des locaux à température contrôlée négative, les terrasses à rétention temporaire des eaux pluviales, ainsi que la participation des tôles d'acier nervurées à la stabilité d'ensemble ou locale de l'ossature. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 43.3

Le NF DTU 43.3 est la norme française de mise en oeuvre des toitures en tôles d'acier nervurées avec revêtement d'étanchéité. Sa partie 1-1, cahier des clauses techniques types d'indice de classement P 84-206-1-1, a été homologuée par décision du Directeur Général d'AFNOR le 12 mars 2008 pour prendre effet le 12 avril 2008 ; avec la norme NF DTU 43.3 P1-2 d'avril 2008, elle remplace la norme NF P 84-206-1 de juin 1995. Le texte consolidé intègre l'Amendement A1 de décembre 2017, qui a introduit la fonction pare-vapeur et l'a reliée à la perméabilité à l'air de l'enveloppe.

L'ouvrage visé est un complexe, non un seul produit. Il comporte des tôles d'acier nervurées, éventuellement un pare-vapeur, des panneaux isolants non porteurs, un revêtement d'étanchéité et éventuellement une protection lourde, ainsi que des ouvrages particuliers qui comprennent notamment les noues, les reliefs, les joints de dilatation de l'ossature, les lanterneaux, les dispositifs d'évacuation des eaux pluviales et les traversées de toiture. Les tôles d'acier nervurées y sont définies comme les éléments métalliques en tôle d'acier protégée nervurée, fixés sur l'ossature et assemblés entre eux de façon à fournir un platelage continu destiné à recevoir les panneaux isolants supports du revêtement d'étanchéité.

Le domaine d'application est bordé par quatre exclusions. Le document est applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises à l'exception des zones équatoriales et cycloniques, ce qui exclut les DOM. Il ne s'applique ni aux toitures réalisées en climat de montagne, conventionnellement au-dessus de 900 m d'altitude, ni aux toitures des locaux à température contrôlée négative, ni aux terrasses à rétention temporaire des eaux pluviales. Enfin, la participation des tôles d'acier nervurées à la stabilité d'ensemble de l'ossature — contreventement — ou à sa stabilité locale — non-déversement des pannes — n'est pas traitée par le présent document.

Comprendre en détail NF DTU 43.3

Classer la toiture : accessibilité et pente

Du point de vue de l'accessibilité, l'article 3.2 distingue trois catégories. Les toitures non accessibles sauf pour l'entretien normal, dites toitures inaccessibles, ne reçoivent qu'une circulation réduite à l'entretien normal du revêtement d'étanchéité et de ses accessoires. Les aires ou chemins de circulation, de pentes inférieures ou égales à 50 %, sont des zones soumises à des passages nécessaires à l'entretien courant des appareils et installations en toiture. Les zones techniques, de pentes inférieures ou égales à 5 %, sont soumises à une activité conduisant à une majoration des charges d'entretien : entretien d'appareils, circulation intense. Les documents particuliers du marché fixent l'implantation de ces différentes zones et les charges à prendre en compte pour chaque cas.

Du point de vue de la pente (article 3.3.1), deux catégories : les toitures-terrasses plates de pente inférieure ou égale à 5 %, et les toitures inclinées de pente supérieure à 5 %. Dans le cas de toitures à versants plans de pentes différentes, chaque plan est traité selon sa catégorie ; cependant, si des versants dont la longueur n'excède pas 2 m ont une pente inférieure à 5 % et se raccordent à des éléments de pente supérieure à 5 %, les premiers sont classés dans la catégorie des toitures inclinées. Dans le cas de toitures courbes dont la pente varie de façon continue, la pente maximale détermine la catégorie, la partie formant fil d'eau devant être considérée comme une noue.

Les noues et les chéneaux ont leurs propres classes de pente. Trois types de noues sont distingués : noue dite à pente nulle pour 0 ≤ p < 0,5 %, noue de pente comprise entre 0,5 % et 1,5 %, et noue de pente supérieure à 1,5 % ; le choix a des conséquences sur la vérification éventuelle de l'ossature sous accumulation d'eau, sur le nombre et l'implantation des entrées d'eaux pluviales et sur la longueur des noues entre point haut et point bas. Deux types de chéneaux sont distingués : chéneaux dits à pente nulle pour 0 ≤ p < 0,5 %, et chéneaux en pente dont le fond présente une pente au moins égale à 0,5 %.

Pentes : 3 % sur plan, 1 % in situ

L'annexe C, normative, fixe les conditions nécessaires à l'exécution des travaux. Les pentes sont directement données par l'ossature, aussi bien pour les parties courantes que pour les noues et les chéneaux. Dans le cas général (article C.1.1), les pentes des versants sont au minimum de 3 % sur plan ; compte tenu des actions directes (charges normales) et indirectes (fluage de l'ossature) et des tolérances d'exécution, la pente réelle in situ doit toujours rester supérieure à 1 %. Ce sont deux valeurs distinctes, et non un arrondi : 3 % est une valeur de conception sur plan, 1 % un plancher de réalité après déformation.

Un cas particulier est prévu (article C.1.2) : pour les toitures avec noues de pente supérieure ou égale à 0,5 % et tôles d'acier nervurées posées perpendiculairement à cette noue, la pente minimale de versant au droit de l'entrée d'eau pluviale est de 3 % sur plan ; au-delà, elle peut diminuer régulièrement jusqu'à atteindre éventuellement une pente nulle au droit du point haut de la noue. L'élément d'ossature au droit de la noue donne la pente de la noue, et les premiers éléments d'ossature adjacents doivent généralement présenter également une pente pour éviter des contre-pentes en versant.

Pour les chéneaux (article C.1.3), toutes les pentes en fond de chéneau sont admises, y compris la pente nulle. Le DTU assortit ces libertés d'un avertissement de service : les noues de pente inférieure ou égale à 2 % peuvent présenter en service des flaches et retenues d'eau, et pour les noues à pente nulle ces phénomènes sont inévitables. Il en va de même des fonds de chéneaux de pente inférieure ou égale à 2 %.

Implanter : émergences, entrées d'eaux pluviales, chéneaux

La réalisation et l'entretien courant des ouvrages d'étanchéité obligent à respecter une distance minimale entre ouvrages émergents voisins (article 5.2.1) : les lanterneaux, joints de dilatation, acrotères et autres émergences doivent être implantés de telle manière qu'un passage de 1 m soit réservé entre eux, cette distance pouvant être réduite à 0,50 m pour les ouvrages unitaires de petites dimensions. Les ouvrages émergents unitaires — traversées de toiture, souches, lanterneaux, aérateurs — doivent être implantés à plus de 1 m des noues. Les reliefs linéaires filants perpendiculaires à la pente, autres que ceux situés en faîtage, doivent être de longueur L inférieure ou égale à 10 m, afin de permettre l'évacuation des eaux pluviales et une circulation plus aisée lors des travaux et de l'entretien ; ils doivent en outre être traités comme des noues de rive du point de vue de leur hauteur.

Les dispositifs d'évacuation des eaux pluviales sont bornés par une surface maximale collectée (article 5.2.2.1) : 700 m² par entrée d'eaux pluviales en fond de noue, et 350 m² par entrée d'eaux pluviales en déversoir, c'est-à-dire latérale. Le passage des eaux d'une toiture sur une autre toiture située au même niveau, à travers les costières d'un joint de dilatation, est interdit.

Les chéneaux sont présentés comme des ouvrages exceptionnels pour ce type de toiture, celle-ci se prêtant mieux à la réalisation de noues qui permettent d'assurer la continuité de l'isolation et de l'étanchéité. Lorsque des chéneaux sont prévus, ils sont implantés en encorbellement et conçus de façon que le débordement éventuel se produise toujours du côté extérieur du bâtiment, la paroi latérale extérieure étant de hauteur inférieure à celle intérieure. Les chéneaux intérieurs ne sont pas visés par le document.

Les tôles d'acier nervurées : flèches, recouvrements, fixations

Les portées limites utiles des tôles sont définies en fonction des charges appliquées conformément à l'annexe A du NF DTU 43.3 P1-2, où le principe des états limites ultimes et de service a été retenu. Les limitations de flèche à mi-portée sont chiffrées à l'article 6.2.2.1.2.1 : 1/150 de la portée en situation de montage sous charges descendantes ; 1/200 de la portée en situation d'exploitation sous charges descendantes ; 1/250 de la portée en situation d'exploitation sous la charge d'exploitation la plus élevée entre charge d'entretien et charge climatique de neige. Pour les grandes portées, au-delà de 5,0 m, cette dernière limitation devient 0,02 m de 5,0 m à 6,0 m de portée, puis 1/300 de la portée au-delà de 6,0 m. Les revêtements d'étanchéité en asphalte imposent en outre de majorer la charge descendante de calcul de 0,60 kN/m².

La mise en place n'a pas de sens privilégié par rapport à la pente, la pose dans le sens de la pente évitant toutefois d'éventuelles stagnations d'eau dans les nervures lors de la mise en oeuvre. Le recouvrement transversal, qui se fait obligatoirement sur la largeur de l'appui, est de 50 mm minimum ; le recouvrement latéral se fait par l'emboîtement et la couture des tôles entre elles. Lorsque les tôles sont coupées longitudinalement et que le porte-à-faux de la plage coupée excède 0,10 m, la nervure doit être reconstituée, l'assemblage étant assuré par couturage tous les 0,50 m environ. Les tôles d'acier nervurées précintrées ne sont pas visées par le document.

La densité des fixations à l'ossature dépend de la zone de vent et du site, du caractère ouvert ou fermé du bâtiment et de sa hauteur, de la présence ou non d'une protection lourde, et de la forme des versants ; elle est donnée par le tableau 1 pour les fixations de résistance caractéristique supérieure ou égale à 600 daN et par le tableau 2 pour celles de résistance comprise entre 300 et 600 daN, au sens de la NF P 30-314. Dans le cas de fixation toutes les deux nervures, il y en a systématiquement une dans chaque nervure de recouvrement longitudinal des tôles, les nervures intermédiaires pouvant être fixées en alternance d'une panne à la suivante. Les natures de fixations admises dépendent du support : vis autotaraudeuse, vis autoperceuse ou clou à scellement sur charpente en béton armé ou précontraint avec insert acier comme sur charpente en acier ; vis autoperceuse à bois ou tirefond à visser sur charpente en bois. Enfin, les tôles sont couturées à leurs emboîtements longitudinaux tous les 1 m environ.

Quand le pare-vapeur devient obligatoire

L'Amendement A1 de décembre 2017 a réécrit l'article 5.3 et l'a relié à la performance d'étanchéité à l'air de l'enveloppe. Un dispositif pare-vapeur est nécessaire dans trois situations. Sur les bâtiments à forte ou très forte hygrométrie, sans condition. Sur les bâtiments à faible ou moyenne hygrométrie, sur tôles d'acier nervurées pleines, sur tout bâtiment dont la perméabilité à l'air requise Q4Pa-surf est inférieure ou égale à 1,4 m³/(h.m²) — les DPM ou la réglementation définissant cette perméabilité requise. Et sur tôles d'acier nervurées perforées ou crevées, systématiquement.

La mise en oeuvre est décrite à l'article 6.3.1.1 : lorsque la fonction pare-vapeur est nécessaire, elle est assurée par un écran rapporté, posé directement sur les tôles d'acier nervurées ou sur un premier lit d'isolant, avec un recouvrement de 0,10 m, les recouvrements étant liaisonnés par pontage, collage ou soudage. Les écrans rapportés sont constitués de matériaux en feuilles. Les écrans voile de verre-aluminium sont déroulés parallèlement aux nervures, face aluminium au-dessus, les recouvrements s'effectuant au droit des plages, les recouvrements transversaux se faisant par pontage par bandes rapportées collées. Dans le cas de soudage au chalumeau, la compatibilité de la protection en sous-face des tôles avec la chaleur apportée doit être vérifiée.

L'isolation thermique est traitée à l'article 6.4. L'Amendement A1 a ajouté une exigence de physique du bâtiment : les épaisseurs des couches isolantes doivent être telles que le point de rosée se situe toujours au-dessus des tôles et du pare-vapeur. La pose en un seul lit impose des joints décalés en quinconce, les joints alignés étant perpendiculaires aux nervures des tôles, ou éventuellement de biais ; la pose en plusieurs lits impose que chaque lit soit disposé en quinconce, les joints de deux lits successifs n'étant pas superposés. La pose de la première couche du revêtement d'étanchéité doit suivre la pose des panneaux pour les protéger des intempéries. Sur les toitures de pente supérieure ou égale à 100 % et de versant de longueur supérieure ou égale à 5 m, les panneaux sont butés à l'égout sur un élément rigide continu préalablement fixé sur l'élément porteur.

Revêtements d'étanchéité : asphalte et bicouche SBS

Deux familles de revêtements sont visées (article 6.5.1) : l'asphalte, et le système bicouche à base de bitume modifié par élastomère SBS faisant l'objet d'un Document Technique d'Application, les feuilles constituant le revêtement devant se référer au même Document Technique d'Application. Pour les systèmes bicouches SBS, le document se réfère à la performance I — indentation — du classement F.I.T., défini dans le cahier 2358 des Cahiers du CSTB, qui permet un choix qualitatif du système au regard des sollicitations extérieures.

Le système de pose indépendant n'est applicable qu'au revêtement asphalte sur un support présentant une pente de 3 %, et au revêtement bicouche SBS sous protection lourde pour les toitures-terrasses plates de pente inférieure ou égale à 5 %. Le système adhérent est applicable quelle que soit la pente, sur les panneaux isolants dont le Document Technique d'Application vise cette application, pour les revêtements bicouches SBS.

Les conditions de pose sont chiffrées à l'article 6.5.3 : la pose des revêtements doit se faire sur des supports dont la siccité est convenable et la surface propre ; aucun travail d'étanchéité ne doit être entrepris lorsque le support est à une température inférieure à + 2 °C ; la température de chauffage de l'enrobé à chaud (EAC) est de 220 °C ± 30 °C. Le recouvrement entre lés de la couche d'indépendance est de 0,10 m environ ; les joints de reprise des couches successives d'asphalte doivent être décalés d'au moins 0,10 m les uns par rapport aux autres ; les feuilles d'étanchéité constituant une même couche doivent être posées à recouvrement de 0,06 m minimum. Le revêtement asphalte sur toiture plate comprend une couche d'asphalte coulé pur d'étanchéité AP1 de 5 mm d'épaisseur et une couche d'asphalte coulé sablé AS1 de 15 mm, soit une masse totale d'environ 45 kg/m² ; il reçoit obligatoirement une protection lourde.

Fortes pentes, relevés et chéneaux

Des dispositions particulières s'appliquent aux toitures de forte pente (article 6.5.5.3) : au-delà de 20 % dans le cas de revêtements bicouches SBS avec EAC, et au-delà de 40 % sans EAC — ce seuil revenant toutefois à 20 % dans le cas de soudage sur un isolant préalablement surfacé à l'EAC sur chantier. Dans le cas de pente supérieure à 100 %, soit le revêtement comporte une armature R3 ou R4, soit la longueur des lés est limitée à 5 m. Les têtes de lés de la dernière couche sont fixées avec interposition de rondelles ou plaquettes à raison d'une fixation tous les 0,20 m ; elles dépassent l'axe des fixations d'au moins 0,05 m, et le lé supérieur recouvre les fixations avec un minimum de 0,06 m au-delà du bord inférieur de la plaquette. La fixation se fait soit par vis autoperceuses, soit par rivets à expansion.

Les relevés d'étanchéité sont toujours en système adhérent (article 6.5.6.1). Leurs supports sont constitués soit d'une costière en tôle d'acier galvanisée, soit de panneaux isolants. Les revêtements en relevés, y compris les équerres de renfort, sont distincts des revêtements en feuille des parties courantes avec lesquelles ils se raccordent à la base par recouvrement soudé ou collé. Les éléments en feuilles des relevés sont appliqués par longueur maximale de 1 m avec recouvrement latéral de 0,06 m minimum, les équerres de renfort pouvant présenter une longueur supérieure. Lorsque le support du relevé est constitué de panneaux isolants non porteurs de hauteur supérieure à 0,30 m, les complexes d'étanchéité sont fixés aux costières par vis autoperceuses ou rivets à expansion avec plaquettes, disposés en tête des relevés à raison de quatre par mètre, situés à 30 mm minimum du haut du lé et protégés des eaux de ruissellement.

La hauteur des relevés est fixée à l'article 7.5.2 : la hauteur H des reliefs doit permettre une hauteur minimale h des relevés d'étanchéité de 0,15 m au-dessus de la protection des parties courantes, avec dans tous les cas d ≥ 0,04 m. Cette hauteur est plus importante en noue de rive : la hauteur minimale des relevés en noue de rive et abouts est de 0,15 m dans le cas de versants de pente inférieure ou égale à 20 %, et de 0,25 m dans le cas de versants de pente supérieure à 20 % (article 7.2.1.3). Sur les chéneaux, les éléments en feuille sont appliqués sur parois verticales par bandes de largeur au plus égale à 1 m, et les complexes doivent être fixés mécaniquement lorsque la hauteur du revêtement dépasse 0,30 m sur isolant ou 0,60 m sans isolant, à raison de quatre fixations par mètre situées à 30 mm minimum du haut du lé.

Protection lourde, équipements techniques et épreuves d'étanchéité

Les protections lourdes doivent être exécutées dès que possible et, en tout cas, dès la fin de l'exécution des revêtements d'étanchéité. Sur toiture inaccessible, la protection rapportée meuble est assurée par une couche de granulats courants, roulés ou concassés, de 0,04 m d'épaisseur minimale, de granularité comprise entre 5 mm et une dimension au plus égale aux 2/3 de l'épaisseur de la protection (article 6.5.7.1.1.1). Cette protection doit être complétée, sur 2 m de largeur au pourtour de la toiture-terrasse et des édicules, par des dalles posées à sec dans trois cas : bâtiment de hauteur supérieure à 28 m en zone 1 tous sites ou zone 2 site normal ; bâtiment de hauteur supérieure à 20 m en zone 2 site exposé ou zone 3 site normal ; ou, quelle que soit la hauteur, en zone 3 site exposé ou zone 4 tous sites.

Sur les aires ou chemins de circulation et les zones techniques, la protection rapportée dure est assurée par des dalles préfabriquées en béton posées à sec, à joints secs, sur couche de désolidarisation ; une largeur de deux dalles de 0,40 m est généralement admise pour constituer un chemin de circulation. Sur toitures inclinées de pente supérieure à 5 %, la protection est assurée par l'autoprotection du revêtement.

Deux prescriptions closent le dispositif. Pour les zones techniques, une hauteur libre minimale h doit être ménagée entre le bas des équipements et la protection du revêtement des parties courantes (article 8.5) : si la longueur d'encombrement horizontal L est inférieure ou égale à 1,20 m, h vaut 0,40 m ; si L dépasse 1,20 m, h vaut 0,80 m ; si les équipements peuvent être démontés lors de la réfection, cette hauteur peut être ramenée à 0,30 m. Un passage de largeur au moins égale à 1 m doit par ailleurs être réservé entre les rangées d'équipements. Enfin, l'article 9 précise que ce genre de toiture ne se prête pas aux mises en eau générales : lorsque cela est spécifié aux DPM, seules des mises en eau localisées, en noues et chéneaux exclusivement, peuvent être effectuées, avec une hauteur d'eau maximale de 0,06 m maintenue pendant trois heures sous surveillance conjointe du maître d'oeuvre et de l'entreprise.

Erreurs fréquentes et points à trancher au CCTP

Confondre le NF DTU 43.3 avec un DTU d'étanchéité sur support maçonné. L'étanchéité des toitures-terrasses et toitures inclinées avec éléments porteurs en maçonnerie relève du NF DTU 43.1 en climat de plaine et du NF DTU 43.11 en climat de montagne ; les éléments porteurs en bois et panneaux dérivés du bois relèvent du NF DTU 43.4. Le NF DTU 43.3, lui, ne traite que des éléments porteurs en tôle d'acier nervurée. Prescrire « une étanchéité conforme au NF DTU 43.3 » sur une dalle béton est une erreur de référentiel.

Retenir 1 % comme pente de conception. La pente des versants est au minimum de 3 % sur plan ; le seuil de 1 % est la valeur que la pente réelle in situ doit toujours conserver après prise en compte des charges normales, du fluage de l'ossature et des tolérances d'exécution. Dessiner à 1 % revient à accepter des contre-pentes en service.

Sous-dimensionner les entrées d'eaux pluviales. La surface maximale collectée par entrée est de 700 m² en fond de noue mais tombe à 350 m² dès que l'entrée est en déversoir, c'est-à-dire latérale. Sur une toiture industrielle, ce facteur deux change le nombre d'EEP et donc le tracé des noues.

Oublier l'accessibilité pour l'entretien. Le DTU impose 1 m de passage entre ouvrages émergents voisins — 0,50 m pour les ouvrages unitaires de petites dimensions —, une implantation des émergents unitaires à plus de 1 m des noues, une longueur de relief linéaire filant perpendiculaire à la pente limitée à 10 m hors faîtage, et une hauteur libre sous équipement de 0,40 m ou 0,80 m selon l'encombrement. Ces cotes conditionnent la faisabilité de la réfection future ; elles se traitent en implantation, pas en fin de chantier.

Glossaire NF DTU 43.3

Tôle d'acier nervurée (TAN)
Élément métallique en tôle d'acier protégée nervurée, fixé sur l'ossature et assemblé aux autres de façon à fournir un platelage continu destiné à recevoir les panneaux isolants supports du revêtement d'étanchéité (article 3.1.2.1).
Relief
Ouvrage émergent sur lequel l'étanchéité est relevée. Il doit être solidaire des tôles d'acier nervurées et est constitué de costières en tôle d'acier, éventuellement revêtues de panneaux isolants (article 3.1.2.2).
Relevé
Revêtement d'étanchéité appliqué sur un relief. Il est toujours en système adhérent, distinct du revêtement de partie courante, et raccordé à celui-ci à la base par recouvrement soudé ou collé (articles 3.1.5 et 6.5.6.1).
Costière
Support de relevé d'étanchéité en tôle d'acier galvanisé ou protégé contre la corrosion, éventuellement revêtu de panneaux isolants, obligatoirement solidaire des tôles d'acier nervurées (article 7.5.4.1).
Couche d'indépendance / couche de désolidarisation
La couche d'indépendance est disposée entre le revêtement d'étanchéité et son support pour empêcher leur adhérence ; la couche de désolidarisation est disposée entre le revêtement et la protection lourde (article 3.1.6).
Noue traditionnelle / noue
La noue traditionnelle est la ligne rentrante formée par l'intersection latérale de deux pans de couverture ; la noue est la ligne rentrante, inclinée ou à pente nulle, formée par l'intersection inférieure de deux pans (noue centrale) ou d'un pan et d'une paroi verticale (noue de rive) (article 3.1.8.1).
Contre-bardage
Habillage vertical situé au-dessus d'un relief, permettant de limiter la hauteur du relevé d'étanchéité (article 3.1.9). Il est mis en oeuvre lorsque la partie verticale dépasse la hauteur maximale de costière admise.
Q4Pa-surf
Débit de fuite d'air à travers l'enveloppe rapporté à l'aire de l'enveloppe, à la pression différentielle de 4 Pa, exprimé en m³/(h.m²) selon la NF EN ISO 9972. Une valeur requise ≤ 1,4 m³/(h.m²) rend le pare-vapeur nécessaire sur TAN pleines (articles 3.1.10 et 5.3).
Classement F.I.T.
Classement défini au cahier 2358 des Cahiers du CSTB, permettant un choix qualitatif du système d'étanchéité selon son comportement vis-à-vis des sollicitations extérieures. Le NF DTU 43.3 se réfère à sa performance I (indentation) pour les bicouches SBS (article 6.5.1).
EAC
Enrobé appliqué à chaud, produit d'étanchéité appliqué à l'état de fusion. Sa température de chauffage est de 220 °C ± 30 °C (article 6.5.3.2). Il conditionne les seuils de dispositions particulières en forte pente : > 20 % avec EAC, > 40 % sans EAC.
Zone technique
Zone de toiture de pente ≤ 5 % soumise à une activité conduisant à une majoration des charges d'entretien : entretien d'appareils, circulation intense (article 3.2.3). Les DPM en fixent les surfaces et les charges.
Aire ou chemin de circulation
Zone de pente ≤ 50 % soumise à des passages nécessaires à l'entretien courant des appareils et installations en toiture (article 3.2.2) ; une largeur de deux dalles de 0,40 m est généralement admise pour la constituer.

Questions fréquentes sur NF DTU 43.3

Qu'est-ce que NF DTU 43.3 ?

NF DTU 43.3 - Mise en oeuvre des toitures en tôles d'acier nervurées avec revêtement d'étanchéité. Le NF DTU 43.3 P1-1 (avril 2008, indice de classement P 84-206-1-1, Amendement A1 de décembre 2017 inclus) propose les clauses types de mise en oeuvre des toitures dont l'élément porteur est constitué de tôles d'acier nervurées recevant un revêtement d'étanchéité. L'ouvrage complet comprend les tôles d'acier nervurées, éventuellement un pare-vapeur, des panneaux isolants non porteurs, un revêtement d'étanchéité et éventuellement une protection lourde, ainsi que les ouvrages particuliers. Le document fixe la pente minimale des versants à 3 % sur plan avec une pente réelle in situ toujours supérieure à 1 %, les limitations de flèche (1/150 au montage, 1/200 et 1/250 en exploitation), le recouvrement transversal des tôles à 50 mm minimum au droit des appuis, le couturage des emboîtements longitudinaux tous les 1 m environ, la hauteur minimale des relevés à 0,15 m au-dessus de la protection, et les surfaces maximales collectées par entrée d'eaux pluviales (700 m² en fond de noue, 350 m² en déversoir). Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 43.3 ?

Le domaine d'application couvre : Ouvrages de toitures comportant des éléments porteurs en tôle d'acier nervurée recevant un revêtement d'étanchéité : tôles d'acier nervurées, éventuellement un pare-vapeur, panneaux isolants non porteurs, revêtement d'étanchéité et éventuellement protection lourde, ouvrages particuliers (noues, reliefs, joints de dilatation de l'ossature, lanterneaux, dispositifs d'évacuation des eaux pluviales, traversées de toiture). Applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises à l'exception des zones équatoriales et cycloniques — le domaine ne couvre donc pas les DOM. Hors domaine : les toitures réalisées en climat de montagne (altitude supérieure à 900 m), les toitures des locaux à température contrôlée négative, les terrasses à rétention temporaire des eaux pluviales, ainsi que la participation des tôles d'acier nervurées à la stabilité d'ensemble ou locale de l'ossature. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 43.3 sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Quelle est la pente minimale d'une toiture en tôles d'acier nervurées avec étanchéité ?

3 % sur plan. L'annexe C.1.1, normative, fixe la pente minimale des versants à 3 % sur plan et impose en outre que, compte tenu des actions directes (charges normales), indirectes (fluage de l'ossature) et des tolérances d'exécution, la pente réelle in situ reste toujours supérieure à 1 %. Pour les toitures avec noues de pente ≥ 0,5 % et tôles posées perpendiculairement, la pente au droit de l'entrée d'eau pluviale est de 3 % sur plan et peut diminuer régulièrement jusqu'à une pente nulle au point haut de la noue.

Quelle surface maximale peut collecter une entrée d'eaux pluviales ?

700 m² dans le cas d'une entrée d'eaux pluviales en fond de noue, et 350 m² dans le cas d'une entrée en déversoir, c'est-à-dire latérale (article 5.2.2.1). Le passage des eaux d'une toiture sur une autre toiture située au même niveau, à travers les costières d'un joint de dilatation, est interdit.

Quel recouvrement transversal pour des tôles d'acier nervurées ?

50 mm minimum, et il se fait obligatoirement sur la largeur de l'appui (article 6.2.3). Le recouvrement latéral se fait par emboîtement et couture des tôles entre elles, les tôles étant couturées à leurs emboîtements longitudinaux tous les 1 m environ (article 6.2.5). En cas de coupe longitudinale avec un porte-à-faux de plage coupée supérieur à 0,10 m, la nervure doit être reconstituée, l'assemblage étant assuré par couturage tous les 0,50 m environ.

Quelles limitations de flèche pour les tôles d'acier nervurées ?

À mi-portée : 1/150 de la portée en situation de montage sous charges descendantes ; 1/200 en situation d'exploitation sous charges descendantes ; 1/250 sous la charge d'exploitation la plus élevée entre charge d'entretien et charge de neige. Pour les portées supérieures à 5,0 m, cette dernière limite devient 0,02 m de 5,0 à 6,0 m de portée et 1/300 au-delà de 6,0 m (articles 6.2.2.1.2.1 et 6.2.2.1.2.2).

Quand un pare-vapeur est-il obligatoire sur une toiture en TAN ?

Dans trois cas (article 5.3, Amendement A1) : sur les bâtiments à forte ou très forte hygrométrie ; sur les bâtiments à faible ou moyenne hygrométrie avec tôles d'acier nervurées pleines, sur tout bâtiment dont la perméabilité à l'air requise Q4Pa-surf est inférieure ou égale à 1,4 m³/(h.m²) ; et systématiquement sur tôles d'acier nervurées perforées ou crevées. L'écran rapporté est posé directement sur les tôles ou sur un premier lit d'isolant, avec un recouvrement de 0,10 m liaisonné par pontage, collage ou soudage.

Quelle hauteur minimale pour un relevé d'étanchéité sur toiture en TAN ?

0,15 m au-dessus de la protection des parties courantes : la hauteur H des reliefs doit permettre cette hauteur minimale h de relevé, avec dans tous les cas d ≥ 0,04 m (article 7.5.2). En noue de rive et en abouts, la hauteur minimale des relevés est de 0,15 m pour des versants de pente inférieure ou égale à 20 %, et de 0,25 m pour des versants de pente supérieure à 20 % (article 7.2.1.3).

Quelle protection lourde meuble sur une toiture-terrasse en tôles d'acier nervurées ?

Une couche de granulats courants, roulés ou concassés, de 0,04 m d'épaisseur minimale, de granularité comprise entre 5 mm et une dimension au plus égale aux 2/3 de l'épaisseur de la protection. Elle doit être complétée par des dalles posées à sec sur 2 m de largeur au pourtour de la terrasse et des édicules si le bâtiment dépasse 28 m en zone 1 tous sites ou zone 2 site normal, s'il dépasse 20 m en zone 2 site exposé ou zone 3 site normal, ou quelle que soit sa hauteur en zone 3 site exposé ou zone 4 tous sites (article 6.5.7.1.1.1).

Peut-on faire une épreuve d'étanchéité par mise en eau sur ce type de toiture ?

Pas de mise en eau générale : l'article 9 précise que ce genre de toiture ne s'y prête pas. Lorsque cela est spécifié aux documents particuliers du marché, seules des mises en eau localisées — noues et chéneaux exclusivement — peuvent être effectuées, à condition que la tête des relevés règne à un niveau horizontal dans la portion concernée. La hauteur d'eau maximale est de 0,06 m, maintenue pendant trois heures sous surveillance conjointe du maître d'oeuvre et de l'entreprise.

Quelle distance faut-il réserver autour des émergences en toiture ?

Un passage de 1 m doit être réservé entre ouvrages émergents voisins — lanterneaux, joints de dilatation, acrotères —, distance pouvant être réduite à 0,50 m pour les ouvrages unitaires de petites dimensions. Les ouvrages émergents unitaires doivent être implantés à plus de 1 m des noues, et les reliefs linéaires filants perpendiculaires à la pente, hors faîtage, doivent avoir une longueur inférieure ou égale à 10 m (article 5.2.1).

Quels revêtements d'étanchéité sont visés par le NF DTU 43.3 ?

Deux familles seulement (article 6.5.1) : l'asphalte, et le système bicouche à base de bitume modifié par élastomère SBS faisant l'objet d'un Document Technique d'Application, les feuilles d'un même revêtement devant se référer au même DTA. Pour les bicouches SBS, le document se réfère à la performance I (indentation) du classement F.I.T. défini au cahier 2358 des Cahiers du CSTB. Le revêtement asphalte de toiture plate comprend une couche d'asphalte coulé pur AP1 de 5 mm et une couche d'asphalte coulé sablé AS1 de 15 mm, pour une masse totale d'environ 45 kg/m².

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Informations

Référence NF DTU 43.3
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 12 avril 2008

Documents remplacés

NF P 84-206-1 (référence DTU 43.3) de juin 1995

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 1 mars 2024

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

NF DTU 43.3 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. tôle d'acier nervurée, TAN, étanchéité de toiture, bac acier, panneaux isolants non porteurs, pare-vapeur, bitume SBS, asphalte, protection lourde, relevé d'étanchéité, costière, classement FIT, P 84-206-1-1, entrée d'eaux pluviales.

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  • décembre 2017