NF DTU 40.35 - Couverture en plaques nervurées issues de tôles d'acier revêtues
Le NF DTU 40.35 (NF P 34-205-1 pour le CCT, NF P 34-205-2 pour le CCS) définit les travaux de couverture en plaques nervurées obtenues à partir de tôles d'acier revêtues — bac acier de bâtiments industriels, agricoles, commerciaux et tertiaires. Il s'applique aux bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne réalisés en France métropolitaine à une altitude au plus égale à 900 m. Il impose une épaisseur nominale de tôle d'au moins 0,63 mm, plafonne le rampant à 40 m (30 m si les nervures ont moins de 35 mm de hauteur), limite le porte-à-faux au 1/10 de la portée et fixe les recouvrements transversaux selon la zone climatique de l'annexe E.
Domaine d'application
Plaques nervurées en tôles d'acier revêtues, simple peau et double peau à trames parallèles, hygrométrie faible ou moyenne, altitude ≤ 900 m
Règles principales
Domaine d'application, revêtements visés et exclusions
35 partie 1 (NF P 34-205-1, mai 1997) définit les travaux de couverture en plaques nervurées obtenues à partir de tôles d'acier revêtues. Revêtements visés : métallique (zinc, aluminium, alliage zinc-aluminium) et mixte (métallique + organique).
Il s'applique à tous les bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne réalisés en France métropolitaine, implantés à une altitude au plus égale à 900 m, quelle que soit leur destination, pour les ouvrages de couverture simple peau et de couverture double peau à trames parallèles en ouvrage neuf.
Il NE s'applique PAS : aux couvertures en double peau à trame croisée, aux parois de toiture directement en contact avec le local à basse température d'une chambre froide, ni aux ouvrages de couverture cintrée (traités par l'amendement A1 de juin 2006).
Il ne traite ni de l'isolation et de la correction acoustiques, ni de la collaboration éventuelle des plaques à la résistance aux efforts horizontaux et à la stabilité de la structure.
Alerte du texte : le DTU ne prend pas en compte les risques de condensation en toiture découlant de l'humidité en provenance du sol (nappe phréatique, séchage des bétons, arrosage du sol) — des dispositions adéquates doivent être prises pour en éliminer l'origine.
Charges de montage, d'entretien et charges climatiques
Charges permanentes issues des masses des plaques nervurées et, en double peau, de l'isolant, de l'ossature secondaire et des accessoires. Charges de montage conventionnelles, non cumulables : soit une charge linéaire de 1,5 kN/m disposée à mi-travée des plaques (largeur d'application prise égale à 0,20 m en cas de calcul), soit une charge répartie de 0,75 kN/m².
Sur plusieurs appuis en continuité, seuls deux cas sont considérés : travée isolée chargée, et deux travées successives chargées. Les plaques doivent en outre être soumises à un essai de charge concentrée conforme à la NF P 34-503, interprété selon l'annexe G. Charges d'entretien selon NF P 06-001 : la vérification sous charges de montage est réputée suffisante.
Charges climatiques déterminées par application des Règles Neige et Vent en fonction de la région, du site, de l'altitude, de la hauteur du bâtiment, des conditions d'aggravation et de diminution ; l'annexe F donne une application simplifiée pour le vent, limitée aux bâtiments de hauteur ≤ 20 m et d'élancement ≤ 2,5, avec majoration des sites exposés (1,35 en zone I, 1,30 en zone II, 1,25 en zone III).
Pente minimale, longueur de rampant et porte-à-faux
2, en fonction de la configuration de la couverture et des zones et situations climatiques de l'annexe E normative. Le choix de pentes inférieures à celles indiquées n'est pas visé par le DTU et doit faire l'objet d'une étude particulière.
Le document ne s'applique pas aux longueurs de rampant dépassant 40 m ; lorsque les nervures ont une hauteur inférieure à 35 mm, la longueur du rampant est limitée à 30 m (art. 3). Le porte-à-faux des plaques nervurées ne doit pas être supérieur au 1/10 de l'écartement entre appuis, conformément à la fiche technique (art. 1).
La présence de plaques nervurées en PRV translucides conduit dans certains cas à l'emploi de compléments d'étanchéité aux recouvrements transversaux avec les plaques en acier.
Conditions particulières aux appuis
La pose ne peut avoir lieu que si les surfaces d'appui sont planes et parallèles au plan de la couverture en partie courante, continues et sans saillie — une légère surépaisseur au recouvrement des pannes minces emboîtables est admise. Dimensions minimales (art.
2) : sur profils ouverts et profils creux en acier, épaisseur minimale du profil à l'appui 1,5 mm et largeur d'appui minimale 40 mm ; sur profils incorporés et ancrés dans le béton ou la maçonnerie, épaisseur minimale du support 2,5 mm et largeur minimale d'appui 60 mm, ramenée à 40 mm pour des poutres en béton armé ou précontraint préfabriquées mises en œuvre selon des tolérances de montage compatibles ; sur éléments de charpente en bois, largeur minimale d'appui 60 mm et hauteur minimale sous appui 80 mm lorsqu'on fixe par vis ou tire-fond.
Un appui pour les plaques nervurées doit exister de chaque côté d'éventuelles discontinuités dans la structure (joints de dilatation, différences de niveaux, murs coupe-feu émergents), et dans le cas de coupes biaises (arêtiers, noues) un élément résistant doit permettre l'appui. Un chevêtre est prévu autour des pénétrations intéressant une dimension supérieure à 400 mm.
Plaques nervurées : épaisseur, normes produit et fiche technique
Les plaques nervurées sont fabriquées à partir de tôles d'acier revêtues dont l'épaisseur nominale est au moins égale à 0,63 mm (art. 1). Les tôles doivent répondre à l'une des normes NF EN 10214, NF A 36-345, P 34-301 ou P 34-310.
Les plaques sont conformes à la NF P 34-401 pour la forme, les dimensions et les tolérances ; les tolérances sur épaisseurs sont celles définies comme « Normales » ou « Décalées » par la P 34-310, les tolérances négatives admises étant réduites en valeur absolue de 0,02 mm pour les revêtements aluminiés.
Chaque plaque est identifiée par une fiche technique (annexe G) comportant au moins : désignation commerciale, géométrie du profil avec principales dimensions cotées, acier utilisé (norme de référence, classe d'acier, classe de tolérances d'épaisseur), nature des revêtements, valeurs de calcul et portées utiles selon épaisseurs nominales et charges.
Chaque plaque est commercialisée en une seule classe d'acier et une seule classe de tolérances d'épaisseur, l'utilisation de la classe d'acier immédiatement supérieure étant admise. Flèche limitée à 1/180 de la portée à mi-portée sous charges descendantes non pondérées (annexe G).
Sens de pose et recouvrements
Les plaques sont posées avec les nervures parallèles à la ligne de plus grande pente ; des nervures biaises par rapport à cette ligne exigent des justifications particulières. Le recouvrement longitudinal est donné par l'emboîtement de la nervure de rive « emboîtante » sur la nervure de rive « emboîtée » de la plaque précédente, effectué dans le sens opposé aux vents de pluie dominants (art. 2).
Les recouvrements transversaux se font toujours au droit des appuis (art. 3) : en pose sans complément d'étanchéité, longueur minimale fonction de la zone climatique selon le tableau 4 ; en pose avec complément d'étanchéité, recouvrement compris entre 150 mm et 200 mm, conçu de façon que l'axe des fixations se trouve sensiblement au milieu du recouvrement.
Le complément d'étanchéité se pose sur la plaque inférieure avant pose de la plaque supérieure, sur surfaces propres et sèches, au droit de la panne aussi près que possible de l'axe des fixations, côté bord libre de la plaque supérieure, en comprimant la garniture sans tirer sur le brin, le collage devant épouser parfaitement le profil de la plaque.
Assemblage à l'ossature : mise en œuvre et densité minimale
La circulation ne se fait que lorsque les plaques nervurées sont complètement fixées et couturées. La fixation en plage n'est réalisée que sur les supports en acier (éventuellement incorporés dans le béton) avec des vis autoperceuses ou autotaraudeuses, disposées sur les parties planes de la plage à la base des nervures principales.
Pour les fixations autres que les vis autoperceuses, un préperçage des plaques est obligatoire, avec un diamètre égal au diamètre nominal de la fixation + 1 mm. Les particules métalliques chaudes issues du perçage doivent être empêchées de s'incruster dans le revêtement et enlevées pour éviter leur oxydation.
Rondelles de fixation en plage : diamètre minimal 19 mm pour les plaques de longueur de pose ≤ 12 m, 25 mm pour les plaques > 12 m et ≤ 15 m. Vis autoperceuses et autotaraudeuses posées avec une visseuse munie d'un dispositif de serrage automatique (limiteur de couple ou butée de profondeur), régulièrement contrôlé pendant la mise en œuvre.
Remplacement d'une vis : préperçage avec un foret de diamètre supérieur, vis autotaraudeuse adaptée et nouvelle rondelle d'étanchéité de diamètre supérieur de 3 mm. Un pontet ou une cale d'onde est utilisé en rive de bâtiment si les plaques n'ont pas de pied d'onde, et au recouvrement sur des plaques translucides ou accessoires ponctuels en polyester. Densité minimale (art.
2) : toutes les nervures principales fixées sur la dernière et l'avant-dernière panne avant l'égout extérieur, sur la dernière et l'avant-dernière panne avant un faîtage simple couronnant une façade, et sur chaque panne pour la plaque en rive couronnant un mur pignon sur une largeur ≥ 1 m. Les plaques sont couturées à leurs recouvrements longitudinaux selon l'espacement maximal du tableau 8.
Vérification des fixations : Pk, γm et Se
Chaque type ou système de fixation est caractérisé par sa résistance caractéristique à l'arrachement Pk, déterminée conformément à la XP P 30-310 (assemblage de la fixation sur son support, cas des fixations en sommet de nervure) ou à la XP P 30-314 (assemblages avec fixations en plage).
Le coefficient de matériau γm est égal à 1,15 en général, et à 1,35 pour tenir compte de la qualité du vissage des vis autoperceuses ou autotaraudeuses dans de l'acier d'épaisseur inférieure à 3 mm ainsi que pour les vis et tire-fond fixés dans le bois, sauf valeur supérieure fixée par le fabricant de fixations (fiche technique, annexe K) ou par les DPM.
Une seconde vérification porte sur la limitation forfaitaire des efforts appliqués aux fixations, avec Se, valeur maximale forfaitaire en décanewtons des efforts sollicitant chaque fixation sous les effets du vent extrême (tableau 7). Trois configurations sont distinguées : plaque isolée sur deux appuis, plaque sur deux appuis avec recouvrement transversal, plaque en continuité sur trois appuis ou plus. 16.
La pose n'est réalisée qu'après vérification de l'assemblage en fonction des dépressions normales de vent, du mode et du type de fixation, du nombre de fixations, des épaisseurs de tôle à assembler et de la portée d'utilisation des plaques.
Égout, faîtage, rives, noues et pénétrations
Égout (art.
1) : la partie en saillie de la plaque au niveau de la sablière ne doit dépasser ni le porte-à-faux autorisé ni 0,40 m, et doit être au minimum de 0,10 m ; raccordement aux chéneaux par closoir métallique, bande d'égout faisant larmier avec closoir en mousse, ou bord rabattu de la plaque faisant larmier ; débordement simple de 0,20 m minimum admis pour le raccordement aux gouttières, sauf bâtiment fermé en situation exposée ou couverture de pente inférieure à 10 % avec débordement inférieur à 0,20 m, cas où l'on traite comme un raccordement à chéneau.
Débord latéral des plaques ou larmiers par rapport aux chéneaux ou gouttières : 50 mm au moins. Ouverture minimale sur les chéneaux : 80 mm. Hauteur minimale des larmiers ou retombées faisant larmier : 40 mm environ. Faîtage (art.
2) : faîtières fixées en même temps que les plaques ; faîtières à bords emboutis et faîtières cintrées sans limitation de pente, avec complément d'étanchéité sous 7 % ; faîtières à bords découpés admises à partir de 5 % avec plaques à bords relevés et contre-closoirs en mousse, 7 % avec plaques à bords relevés, 10 % dans tous les cas ; recouvrement des faîtières sur les plaques ≥ 120 mm ; recouvrement de faîtière à faîtière ≥ 100 mm dans le sens opposé aux vents de pluie dominants ; relevé des faîtages contre mur ≥ 100 mm, recouvert par une bande porte-solin.
Rives (art. 3) : bandes de rive recouvrant la nervure extrême de la dernière plaque, fixées de façon que la distance entre nervure de rive et rive de toiture soit ≤ 350 mm (découpe d'une plaque si nécessaire) ; rives contre mur avec relevé ≥ 100 mm recouvert par bande porte-solin. Noues (art.
5) : obligatoirement du type encaissé, exécutées selon P 34-211, P 34-212 et P 34-213, section satisfaisant au P 40-202 sans profondeur inférieure à 60 mm ni largeur inférieure à 200 mm ; larmier de 40 mm minimum, débord latéral 50 mm minimum, ouverture entre bords des plaques 80 mm minimum.
Pénétrations : chevêtre au-delà de 400 mm ; platine de renforcement si une seule nervure est coupée ; recouvrement supporté d'au moins 200 mm environ entre demi-éléments préfabriqués de raccord aux souches.
Condensation et ventilation de la couverture
Bâtiments non isolés (art. 2) : risque important de condensation en sous-face avec chutes de gouttes d'eau ; traitement par régulateur de condensation sous la plaque nervurée ou feutre tendu sur pannes, et ventilation obligatoire de la sous-face pour les bâtiments fermés. Couverture isolée sous pannes (art. 1) : toiture froide obligatoire, avec barrière de vapeur sous l'isolant et ventilation du plénum ou du volume entre couche isolante et couverture.
Couvertures isolées sur pannes ou entre pannes (art. 3) : toiture chaude, closoirs en mousse en périphérie de toiture et le long des faîtages, calfeutrement de tous les points singuliers, pénétrations, accessoires et jonctions avec les plaques éclairantes, barrière de vapeur sous l'isolant en isolation entre pannes. Ventilation (art.
7) : bâtiments fermés non isolés, section minimale de chaque série d'ouvertures ≥ 1/500 de la surface projetée du versant, sans dépasser 400 cm² par mètre linéaire ; bâtiments isolés sous pannes, 1/2000 en entrée et 1/2000 en sortie pour la faible hygrométrie, 1/1000 en entrée et 1/1000 en sortie pour la moyenne hygrométrie, plafond de 400 cm² par mètre linéaire ; épaisseur de la lame d'air continue entre l'isolant et la sous-face du support de couverture au moins égale à 4 cm, en tenant compte du foisonnement possible des isolants.
Ouvertures constituées par faîtages ventilés, chatières ou nervures des plaques (tableaux 12 et 13) ; en haut de versant, disposition possible en partie haute de pignons si ceux-ci ne sont pas distants de plus de 12 m ; grillage à mailles fines lorsque la plus petite dimension des ouvertures dépasse 20 mm. La ventilation est difficilement réalisable et parfois inadaptée pour certaines géométries : pyramides, acrotères, voûtes.
Choix des revêtements selon l'exposition atmosphérique
Annexe A normative. Revêtements métalliques minimaux de la tôle d'acier : zinc de masse nominale 100 g/m² ou 225 g/m² double face (désignation Z 100 ou Z 225 selon P 34-310) ; alliage zinc-aluminium de masse nominale 200 g/m² double face (ZA 200 selon NF EN 10214) ; aluminium de masse nominale 195 g/m² double face (AL 195 selon NF A 36-345).
D'autres revêtements sont admis à condition de faire l'objet d'un rapport d'évaluation du CSTB. Revêtements organiques : primaire d'accrochage, finition colorée (polyester, PVDF, plastisol de PVC) et envers de bande, ce dernier étant systématiquement appliqué sur la face verso exposée aux ambiances intérieures sauf spécification contraire à la commande. 1 selon l'atmosphère ou l'ambiance.
Accessoires : ceux en tôle d'acier avec revêtement métallique seul ne doivent pas être utilisés en atmosphères urbaines ou industrielles sévères, ni en bord de mer en atmosphères mixtes ou particulières, ni en ambiances intérieures agressives, et leur emploi est limité aux parties non visibles ; contacts à éviter avec le cuivre et l'acier nu.
Les accessoires issus de tôles non revêtues au préalable sont galvanisés à chaud au trempé après façonnage selon NF A 91-121, avec un revêtement minimal de zinc de 300 g/m² par face.
Après soudage (réalisé en atelier), la zone de revêtement détruite est reconstituée par une peinture contenant au moins 92 % en masse de poudre de zinc, puis une peinture de finition de même nature que le revêtement, appliquée à froid.
Sécurité du personnel, stockage et manutention
Les dispositions constructives de la toiture doivent permettre de satisfaire aux exigences réglementaires concernant la protection contre les chutes du personnel amené à travailler ou à circuler sur la toiture (art.
2), au titre du décret n° 65-48 du 8 janvier 1965 complété par le décret n° 81-989 du 30 octobre 1981 et modifié par les décrets n° 92-767 du 29 juillet 1992 et n° 93-41 du 11 janvier 1993, relatifs à l'exécution des dispositions du Livre II du Code du Travail (titre II « Hygiène et sécurité des travailleurs »).
Lorsque la couverture comporte des plaques éclairantes ou d'autres accessoires en polyester armé de fibres de verre, il ne faut pas prendre appui directement sur ces matériaux. Stockage et manutention (art.
3) : colis stockés à l'abri de l'humidité (magasin couvert, bâche), inclinés sur l'horizontale pour favoriser leur séchage et séparés du sol par un calage ménageant un espace suffisant pour une bonne aération, tout en évitant toute déformation permanente des plaques ; stockage à l'abri du soleil si une protection par film pelable est prévue, le film devant être enlevé dès que possible selon les instructions de l'emballage ; veiller à ne pas choquer ou griffer la laque ni à déformer les bords et nervures de rive.
Découpe et usinage sur chantier déconseillés (art. 1) : un calepinage préalable permet de les éviter en grande partie, et l'utilisation d'une grignoteuse est conseillée si des découpes sont nécessaires, avec protection du revêtement et ébavurage.
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Flèche des plaques nervurées à mi-portée | ≤ 1/180 de la portée | Annexe G — sous l'action des charges descendantes non pondérées |
| Porte-à-faux des plaques nervurées | ≤ 1/10 de l'écartement entre appuis | Art. 4.4.1 et 6.1.1.1 — portée indiquée par la fiche technique de la plaque |
| Longueur de rampant | ≤ 40 m (≤ 30 m si hauteur de nervure < 35 mm) | Art. 4.4.3 — au-delà, le DTU ne s'applique pas |
| Diamètre de préperçage des plaques | Diamètre nominal de la fixation + 1 mm | Art. 6.1.4.1 — pour toute fixation autre qu'une vis autoperceuse |
| Distance entre nervure de rive et rive de toiture | ≤ 350 mm | Art. 6.2.2.3 — découpe d'une plaque si nécessaire pour obtenir cette valeur |
| Coefficient de matériau γm sur les fixations | 1,15 en général / 1,35 en acier < 3 mm et dans le bois | Art. 6.1.4.3.2 — sauf valeur supérieure fixée par le fabricant (fiche technique annexe K) ou par les DPM |
| Épaisseur nominale de la tôle | ≥ 0,63 mm | Art. 5.1.2.1 — tolérances « Normales » ou « Décalées » selon P 34-310, tolérance négative réduite de 0,02 mm pour les revêtements aluminiés |
| Domaine de l'annexe F (règles vent simplifiées) | Hauteur ≤ 20 m et élancement ≤ 2,5 | Majoration des sites exposés : 1,35 en zone I, 1,30 en zone II, 1,25 en zone III |
Dimensions réglementaires
Épaisseur nominale des tôles d'acier revêtues
Art. 5.1.2.1 : tôles conformes à NF EN 10214, NF A 36-345, P 34-301 ou P 34-310 ; plaques conformes à NF P 34-401.
Largeur d'appui minimale
Art. 4.4.4.2 : 40 mm admis sur poutres béton préfabriquées ; hauteur minimale sous appui bois de 80 mm en fixation par vis ou tire-fond.
Longueur de rampant
Art. 4.4.3 : au-delà, l'ouvrage sort du domaine d'application.
Recouvrement transversal avec complément d'étanchéité
Art. 6.1.3 : axe des fixations sensiblement au milieu du recouvrement. Sans complément d'étanchéité, valeurs minimales du tableau 4 selon la zone climatique.
Rondelles de fixation en plage
Art. 6.1.4.2.1 : fixations disposées sur les parties planes de la plage, à la base des nervures principales.
Saillie de plaque à l'égout au droit de la sablière
Art. 6.2.2.1 : raccordement à la gouttière par débordement simple de 0,20 m minimum dans le cas général.
Débord latéral et ouverture sur chéneau
Art. 6.2.2.1 : larmiers ou retombées faisant larmier d'une hauteur minimale de 40 mm environ.
Recouvrement des faîtières
Art. 6.2.2.2 : recouvrement exécuté dans le sens opposé aux vents de pluie dominants. Relevé des faîtages contre mur ≥ 100 mm, recouvert par une bande porte-solin.
Pente d'emploi des faîtières à bords découpés
Art. 6.2.2.2 : 7 % avec plaques à bords relevés. Les faîtières à bords emboutis et cintrées sont admises sans limitation de pente, avec complément d'étanchéité sous 7 %.
Noue encaissée
Art. 6.2.2.5 : section satisfaisant au DTU 60.11 (P 40-202) ; larmier de 40 mm minimum, débord latéral 50 mm minimum, ouverture entre bords des plaques 80 mm minimum.
Chevêtre autour des pénétrations
Art. 4.4.1 et 6.2.2.6.2 : au-delà de 400 mm en largeur ou en longueur, chevêtre obligatoire. Une seule nervure coupée : platine de renforcement.
Ossature secondaire double peau (fausse panne, entretoise)
Art. 5.3 : tôle d'acier galvanisée revêtement Z 275 selon NF EN 10147, profils Z, C ou Ω, formes et dimensions définies par étude préalable.
Ventilation — bâtiment fermé non isolé
Art. 6.7.2.1 : entrée et sortie d'air par versant.
Ventilation — bâtiment isolé sous pannes
Art. 6.7.2.2 : lame d'air continue entre isolant et sous-face du support de couverture d'au moins 4 cm, foisonnement des isolants à prendre en compte.
Revêtements métalliques minimaux de la tôle
Annexe A : autres revêtements admis avec rapport d'évaluation du CSTB. Accessoires galvanisés à chaud au trempé après façonnage : 300 g/m² de zinc par face minimum.
Manchons d'étanchéité pour sorties de toiture
Art. 6.2.2.6.2 : EPDM (−50 °C à +120 °C, +135 °C en intermittence) ou silicone (−70 °C à +225 °C, +260 °C en intermittence) ; une seule nervure recouverte au plus, largeur d'écoulement ≥ 3 cm de part et d'autre ; fixation par vis autoperceuse Ø 6,3 × 22 mm à pointe réduite avec rondelle d'étanchéité.
Comprendre NF DTU 40.35
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF DTU 40.35, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF DTU 40.35 couvre : Plaques nervurées en tôles d'acier revêtues, simple peau et double peau à trames parallèles, hygrométrie faible ou moyenne, altitude ≤ 900 m. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF DTU 40.35
Le NF DTU 40.35 est la norme française des couvertures en plaques nervurées issues de tôles d'acier revêtues — ce que le chantier appelle couramment le bac acier. Sa partie 1 (cahier des clauses techniques, indice de classement NF P 34-205-1) a été homologuée par décision du Directeur Général de l'AFNOR le 20 avril 1997 pour prendre effet le 20 mai 1997 ; elle remplace le DTU 40.35 de septembre 1983 dont elle constitue une révision complète. L'amendement A1 (NF P 34-205-1/A1), homologué le 20 mai 2006 pour prendre effet le 20 juin 2006, ajoute les dispositions particulières et complémentaires applicables aux couvertures cintrées. La partie 2 (NF P 34-205-2) est le cahier des clauses spéciales pour marchés privés.
Les revêtements visés par l'article 1 sont d'une part les revêtements métalliques — zinc, aluminium, alliage zinc-aluminium — et d'autre part les revêtements mixtes, associant un revêtement métallique et un revêtement organique (prélaquage). Le document s'applique à tous les bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne réalisés en France métropolitaine, implantés à une altitude au plus égale à 900 m, quelle que soit leur destination. Il couvre les ouvrages de couverture simple peau et les ouvrages de couverture double peau à trames parallèles en ouvrage neuf.
Ses exclusions sont aussi importantes que son domaine. Le NF DTU 40.35 ne s'applique pas aux ouvrages de couverture constitués par des plaques nervurées disposées en double peau à trame croisée, ni aux parois de toiture directement en contact avec le local à basse température d'une chambre froide, ni — dans sa version de 1997 — aux ouvrages de couverture cintrée, qui relèvent de l'amendement A1 de 2006. Il ne traite pas non plus de l'isolation acoustique et de la correction acoustique, ni de la collaboration éventuelle des plaques nervurées à la résistance aux efforts horizontaux et à la stabilité de la structure.
Comprendre en détail NF DTU 40.35
Domaine d'application, exclusions et alerte condensation
Le NF DTU 40.35 définit à son article 3 les notions structurantes de toiture froide et de toiture chaude. Une toiture froide est caractérisée par la présence en sous-face de la plaque nervurée d'une lame d'air ventilée avec l'air extérieur. Une toiture chaude est isolée en sous-face des plaques nervurées et caractérisée très généralement par l'absence d'une lame d'air entre la sous-face de la couverture et l'isolation ; lorsqu'une lame d'air existe, elle n'est pas ventilée avec l'air extérieur. Ce choix conditionne tout le reste : ventilation, barrière de vapeur, régulateur de condensation.
Le document comporte une note d'alerte que le maître d'œuvre a intérêt à reprendre dans sa notice descriptive : l'attention du maître d'ouvrage doit être attirée sur les risques de condensation en toiture découlant de l'humidité en provenance du sol — eau de la nappe phréatique migrant naturellement en l'absence de barrière de vapeur, eau en excès dans les bétons pendant leur séchage, arrosage du sol. Le DTU ne prend pas en compte ce phénomène, et des dispositions adéquates doivent être prises pour en éliminer l'origine. Sur un bâtiment agricole ou un hangar de stockage sur dallage neuf, c'est le premier sujet à traiter.
Le classement d'hygrométrie du local se lit à l'annexe D. Les atmosphères extérieures y sont également définies : atmosphère rurale non polluée, atmosphère urbaine ou industrielle normale, atmosphère urbaine ou industrielle sévère (raffineries, usines d'incinération, distilleries, engrais, cimenteries, papeteries), atmosphères marines déclinées en trois bandes — entre 10 et 20 km du littoral, entre 3 et 10 km, et bord de mer à moins de 3 km hors attaque directe par l'eau de mer —, atmosphère mixte et atmosphères particulières (abrasion, températures élevées, hygrométries élevées, dépôts de poussière, embruns en front de mer).
Charges à prendre en compte : montage, entretien, climat
L'article 4.1 fixe les charges de vérification. Les charges permanentes sont issues des masses respectives des plaques nervurées et, pour les couvertures double peau, de l'isolant, de l'ossature secondaire et des divers accessoires. Les charges de montage sont conventionnelles et non cumulables entre elles : soit une charge linéaire de 1,5 kN/m disposée à mi-travée des plaques nervurées — la largeur d'application étant prise égale à 0,20 m en cas de calcul —, soit une charge répartie de 0,75 kN/m². Lorsque les plaques sont posées sur plusieurs appuis en continuité, seuls deux cas sont considérés : travée isolée chargée, et deux travées successives chargées.
Le DTU ajoute une exigence d'essai : par mesure de sécurité, les plaques nervurées doivent être soumises à un essai de charge concentrée exécuté conformément à la norme NF P 34-503 et interprété selon les modalités spécifiques de l'annexe G. Pour les charges d'entretien, définies par la NF P 06-001, il est admis que la vérification du comportement sous charges de montage est suffisante et qu'il n'y a pas lieu d'effectuer une vérification complémentaire.
Les charges climatiques sont déterminées, sauf spécifications plus contraignantes du marché, par application des Règles Neige et Vent, en fonction de la région et du site, de l'altitude, de la hauteur du bâtiment, des conditions d'aggravation (accumulation de neige, actions locales dues au vent, ouvertures) et des conditions de diminution (effet de masque, effet de dimension). L'annexe F, normative, donne une application simplifiée pour le vent, applicable aux seuls bâtiments de hauteur inférieure ou égale à 20 m et d'élancement inférieur ou égal à 2,5, avec majoration des sites exposés par les coefficients 1,35 en zone I, 1,30 en zone II et 1,25 en zone III.
Conditions préalables : pente, rampant, appuis
Les pentes minimales figurent au tableau 1 de l'article 4.4.2, en fonction de la configuration de la couverture et des zones et situations climatiques de l'annexe E. Le DTU est explicite sur la limite de son domaine : le choix de pentes inférieures à celles indiquées n'est pas visé par le présent document et doit faire l'objet d'une étude particulière. La présence de plaques nervurées en PRV translucides conduit dans certains cas à l'emploi de compléments d'étanchéité aux recouvrements transversaux avec les plaques en acier.
L'article 4.4.3 pose deux plafonds de rampant : le document ne s'applique pas aux longueurs de rampant dépassant 40 m, et lorsque les nervures ont une hauteur inférieure à 35 mm, la longueur du rampant est limitée à 30 m. Sur un bâtiment industriel de grande portée, cette limite se vérifie dès l'esquisse. Par ailleurs, le porte-à-faux des plaques nervurées ne doit pas être supérieur au 1/10 de l'écartement entre appuis, conformément à la fiche technique de la plaque.
Les conditions d'appui sont chiffrées à l'article 4.4.4. La pose ne peut avoir lieu que si les surfaces d'appui sont planes et parallèles au plan de la couverture en partie courante, continues et sans saillie — une légère surépaisseur au recouvrement des pannes minces emboîtables étant admise. Sur profils ouverts et profils creux en acier : épaisseur minimale du profil à l'appui 1,5 mm, largeur d'appui minimale 40 mm. Sur profils incorporés et ancrés dans le béton ou la maçonnerie : épaisseur minimale du support 2,5 mm, largeur minimale d'appui 60 mm — ramenée à 40 mm pour des poutres en béton armé ou précontraint préfabriquées mises en œuvre selon des tolérances de montage compatibles. Sur éléments de charpente en bois : largeur minimale d'appui 60 mm et hauteur minimale sous appui 80 mm lorsqu'on fixe par vis ou tire-fond. Enfin, un appui doit exister de chaque côté des discontinuités de structure (joints de dilatation, différences de niveaux, murs coupe-feu émergents), un élément résistant doit permettre l'appui des coupes biaises en arêtier et en noue, et un chevêtre est prévu autour des pénétrations intéressant une dimension supérieure à 400 mm.
Plaques nervurées : épaisseur, fiche technique et flèche
L'article 5.1.2.1 pose la valeur la plus souvent citée du DTU 40.35 : les plaques nervurées sont fabriquées à partir de tôles d'acier revêtues dont l'épaisseur nominale est au moins égale à 0,63 mm. Les tôles doivent répondre à l'une des normes NF EN 10214, NF A 36-345, P 34-301 ou P 34-310. Les plaques sont conformes à la norme NF P 34-401 pour la forme, les dimensions et les tolérances, les tolérances sur épaisseurs étant celles définies comme « Normales » ou « Décalées » par la P 34-310, les tolérances négatives admises étant réduites en valeur absolue de 0,02 mm pour les revêtements aluminiés.
Chaque plaque nervurée est identifiée par une fiche technique (annexe G) qui comporte au moins la désignation commerciale, la géométrie du profil avec ses principales dimensions cotées, l'acier utilisé (norme de référence, classe d'acier, classe de tolérances d'épaisseur), la nature des revêtements et les valeurs de calcul et portées utiles en fonction des épaisseurs nominales et des charges pour les cas les plus usuels. Chaque plaque est commercialisée en une seule classe d'acier et une seule classe de tolérances d'épaisseur, l'utilisation de la classe d'acier immédiatement supérieure étant admise. Cette fiche technique est la pièce à exiger de l'entreprise en phase VISA : c'est elle qui justifie la portée retenue.
Du point de vue de la flexibilité, l'annexe G prend en considération une limitation de flèche à mi-portée de 1/180 de la portée sous l'action des charges descendantes non pondérées. Concernant les effets du vent, sont prises en compte les actions moyennes et les actions locales en rive pour le vent parallèle aux génératrices de la couverture ; ne sont pas prises en compte les actions locales en rive pour le vent perpendiculaire aux génératrices, ni les actions locales en angle. Les vérifications sont conduites soit par le calcul selon les Règles CM 66 (P 22-701) et les Règles 1564 (P 22-703), soit par comparaison à des tableaux d'utilisation déterminés à partir d'essais NF P 34-503 interprétés selon l'annexe G.
Sens de pose, recouvrements longitudinaux et transversaux
Les plaques sont posées avec les nervures parallèles à la ligne de plus grande pente ; dans le cas de nervures biaises par rapport à cette ligne, des justifications particulières sont nécessaires. Le recouvrement longitudinal est donné par l'emboîtement de la nervure de rive « emboîtante » sur la nervure de rive « emboîtée » de la plaque précédente, et il est effectué dans le sens opposé aux vents de pluie dominants (article 6.1.2).
Les recouvrements transversaux se font toujours au droit des appuis. En pose sans complément d'étanchéité, ils doivent avoir une longueur minimale fonction de la zone climatique où est érigé l'ouvrage, donnée au tableau 4. En pose avec complément d'étanchéité, le recouvrement transversal a une valeur comprise entre 150 mm et 200 mm, le complément devant être conforme à la norme visée au paragraphe 5.6.3 et le recouvrement étant conçu de façon que l'axe des fixations se trouve sensiblement au milieu du recouvrement.
La pose du complément d'étanchéité obéit à un mode opératoire précis : elle s'effectue sur la plaque nervurée inférieure avant pose de la plaque supérieure, après s'être assuré que les surfaces sont propres et sèches, en posant le complément au droit de la panne aussi près que possible de l'axe des fixations, côté bord libre de la plaque supérieure. La pose doit être réalisée en comprimant la garniture d'étanchéité sur la plaque sans tirer sur le brin, et le collage doit être réalisé sur l'ensemble de la plaque de façon à épouser parfaitement le profil. Un complément posé en traction se rétracte et laisse passer l'eau au premier hiver.
Fixations : types, densité minimale et couture
L'article 6.1.4 impose d'abord une règle de chantier : afin de ne pas détériorer les plaques nervurées et leurs revêtements, la circulation ne se fait que lorsque les plaques sont complètement fixées et couturées. La fixation en plage n'est réalisée que sur les supports en acier, éventuellement incorporés dans le béton, avec des vis autoperceuses ou autotaraudeuses. Pour les fixations autres que les vis autoperceuses, un préperçage des plaques doit être réalisé, avec un diamètre de perçage égal au diamètre nominal de la fixation majoré de 1 mm.
Deux points de finition conditionnent la durabilité. D'une part, des dispositions doivent être prises pour éviter l'incrustation dans le revêtement de particules métalliques chaudes provenant d'un perçage, et ces particules doivent être enlevées pour ne pas risquer leur oxydation sur le revêtement — c'est la cause classique des piqûres de rouille apparaissant sur un bac acier neuf. D'autre part, les vis autoperceuses et autotaraudeuses doivent être posées avec une visseuse munie d'un dispositif de serrage automatique faisant appel soit à un limiteur de couple, soit à une butée de profondeur, dispositifs qui doivent être régulièrement contrôlés pendant la mise en œuvre. Pour les fixations en plage, les rondelles doivent avoir un diamètre minimal de 19 mm pour des plaques de longueur de pose inférieure ou égale à 12 m, et de 25 mm pour des plaques de longueur de pose supérieure à 12 m et inférieure ou égale à 15 m.
La densité minimale de fixation (article 6.1.4.3.2) est forfaitairement renforcée en rive pour tenir compte des efforts accrus du vent : toutes les nervures principales doivent être fixées sur la dernière et l'avant-dernière panne avant l'égout extérieur, sur la dernière et l'avant-dernière panne avant un faîtage simple couronnant une façade, et sur chaque panne pour la plaque située en rive couronnant un mur pignon, sur une largeur au moins égale à 1 m. Dans le cas de pénétrations qui coupent au moins deux nervures principales contiguës, toutes les nervures doivent être fixées sur le chevêtre. Les plaques sont par ailleurs couturées à leurs recouvrements longitudinaux selon l'espacement maximal du tableau 8, la fixation sur panne des nervures de recouvrement longitudinal comptant comme fixation de couture lorsqu'elle est située en sommet de nervure.
Vérification des fixations : Pk, γm et effort forfaitaire Se
Le DTU 40.35 impose une vérification quantifiée des assemblages, ce qui le distingue des DTU de couverture en petits éléments. Pour un mode de fixation donné, chaque type ou système de fixation est caractérisé par sa résistance caractéristique à l'arrachement Pk, déterminée conformément à la XP P 30-310 pour l'assemblage de la fixation sur son support (fixations en sommet de nervure) et à la XP P 30-314 pour les assemblages avec fixations en plage.
Le coefficient de matériau γm vaut 1,15 en général, et 1,35 pour tenir compte de la qualité du vissage des vis autoperceuses ou autotaraudeuses dans de l'acier d'épaisseur inférieure à 3 mm, ainsi que pour les vis et les tire-fond fixés dans le bois — sauf valeur supérieure fixée par le fabricant de fixations dans sa fiche technique (annexe K) ou par les Documents Particuliers du Marché. C'est une majoration de 17 % de sécurité sur les cas les plus courants du bâtiment agricole : vissage dans de la panne bois ou dans de la tôle mince.
Une seconde vérification porte sur la limitation forfaitaire des efforts appliqués aux fixations, avec Se, valeur maximale forfaitaire en décanewtons des efforts sollicitant chacune des fixations sous les effets du vent extrême, donnée au tableau 7. Le DTU précise que lorsque la résistance de calcul Pk/γm des fixations est supérieure ou égale à la valeur minimale du tableau G.17, ces vérifications ne sont pas à effectuer pour les portées et charges prévues par les tableaux G.15 et G.16 de l'annexe G. Trois configurations sont distinguées dans les formules : plaque isolée posée sur deux appuis, plaque posée sur deux appuis avec recouvrement transversal, et plaque posée en continuité sur trois appuis ou plus.
Égout, faîtage, rives : les cotes opposables
À l'égout (article 6.2.2.1), la partie en saillie de la plaque au niveau de la sablière ne doit dépasser ni le porte-à-faux autorisé ni 0,40 m, et elle doit être au minimum de 0,10 m. Le raccordement de la couverture aux chéneaux est traité soit avec un closoir métallique, soit avec une bande d'égout faisant larmier avec un closoir en mousse, soit par un bord rabattu de la plaque nervurée faisant larmier. Dans le cas général, le raccordement à la gouttière peut être traité par débordement simple de 0,20 m minimum ; cependant, pour les bâtiments fermés, le raccordement aux gouttières est traité comme un raccordement aux chéneaux lorsque le bâtiment est en situation exposée, ou lorsque la couverture a une pente inférieure à 10 % avec un débordement inférieur à 0,20 m.
Trois cotes complètent l'égout : le débord latéral des plaques ou des larmiers par rapport aux chéneaux ou aux gouttières est de 50 mm au moins ; l'ouverture minimale sur les chéneaux est de 80 mm ; les larmiers ou retombées faisant larmier ont une hauteur minimale de 40 mm environ. Les closoirs ou bandes d'égout sont fixés sur les pannes les plus basses de chaque versant en même temps que les plaques nervurées.
Au faîtage (article 6.2.2.2), les faîtières sont fixées en même temps que les plaques. Les faîtières à bords emboutis et les faîtières en plaques nervurées cintrées peuvent être posées sans limitation spécifique de pente, avec complément d'étanchéité pour les pentes inférieures à 7 %. Les faîtières à bords découpés sont admises à partir de 5 % de pente si l'on utilise des plaques à bords relevés avec contre-closoirs en mousse, à partir de 7 % avec des plaques à bords relevés, et à partir de 10 % dans tous les cas. Le recouvrement des faîtières sur les plaques doit être de 120 mm au moins, le recouvrement de faîtière à faîtière de 100 mm au moins, exécuté dans le sens opposé aux vents de pluie dominants. La hauteur minimale du relevé des faîtages contre mur est de 100 mm, recouvert par une bande porte-solin. En rives, les bandes de rive recouvrent la nervure extrême de la dernière plaque de partie courante et sont fixées de façon que la distance entre la nervure de rive et la rive de la toiture soit inférieure ou égale à 350 mm — le cas échéant, il est nécessaire de découper une plaque pour obtenir cette valeur. Les rives contre mur sont habillées de bandes de rive possédant un relevé de 100 mm au moins, recouvert par une bande porte-solin.
Noues encaissées et raccordements aux pénétrations
L'article 6.2.2.5 est catégorique : les noues doivent être du type encaissé, ce qui implique que la charpente soit conçue pour respecter cette configuration. Elles sont exécutées conformément aux normes P 34-211 (DTU 40.41 zinc), P 34-212 (DTU 40.42 aluminium) et P 34-213 (DTU 40.43 acier galvanisé). La section des noues doit satisfaire aux prescriptions du P 40-202 (DTU 60.11), sans que la profondeur ne soit inférieure à 60 mm et la largeur à 200 mm. Les plaques nervurées en raccord de noue sont découpées et façonnées de façon à former égout et larmier sur la noue, ce larmier devant avoir une hauteur minimale de 40 mm ; le débord latéral des plaques ou des larmiers par rapport aux parois de la noue doit être de 50 mm minimum, et l'ouverture entre les bords des plaques sur la noue est au minimum de 80 mm.
Les arêtiers et faîtages biais sont étudiés et réalisés selon les mêmes principes que pour les faîtages, chaque ouvrage étant un cas particulier traité avec des pièces spéciales pouvant nécessiter des coupes et des pliages sur chantier. Le DTU déconseille par ailleurs les découpes et usinages sur chantier — un calepinage préalable permet de les éviter en grande partie ; s'il doit y avoir des découpes, l'utilisation d'une grignoteuse est conseillée, le revêtement de protection devant être protégé pour éviter toute incrustation de particules métalliques chaudes, la tôle étant ensuite ébavurée. Le soudage est réalisé en atelier, et après toute opération de soudage il est nécessaire de reconstituer la zone de revêtement détruite par l'application d'une peinture contenant au moins 92 % en masse de poudre de zinc, suivie d'une peinture de finition de même nature que le revêtement, appliquée à froid.
Pour les pénétrations, un chevêtre doit être prévu autour de toute pénétration intéressant une dimension supérieure à 400 mm ; lorsqu'une seule nervure est coupée, elle doit être supportée par une platine de renforcement éventuellement intégrée à l'accessoire. Le raccord aux souches par éléments préfabriqués soudés en atelier impose un recouvrement transversal entre les deux demi-éléments supporté et d'une valeur minimale de 200 mm environ, en général au milieu de la longueur de la souche. Les manchons d'étanchéité pour sorties de toiture, en caoutchouc sécable vulcanisé sur embase déformable, existent en EPDM (résistance de −50 °C à +120 °C, et +135 °C en intermittence) et en silicone (de −70 °C à +225 °C, et +260 °C en intermittence), pour une épaisseur minimale de 2 mm ; leur pose impose de ne recouvrir qu'une seule nervure au plus, de conserver une largeur d'écoulement des eaux d'au moins 3 cm de part et d'autre du manchon, et de ne pas jouxter une nervure de recouvrement lorsque le manchon recouvre plus de la moitié de la plage d'écoulement. La fixation est obtenue par vis autoperceuse Ø 6,3 mm × 22 mm à pointe réduite avec rondelle d'étanchéité.
Condensation et ventilation : les ratios du chapitre 6.7
Le chapitre 6.6 traite les risques de condensation par famille. En bâtiment non isolé, les variations thermiques, hygrométriques et climatiques entraînent un risque important de condensation en sous-face de la couverture avec chutes de gouttes d'eau ; la sous-face peut être traitée par l'apport d'un régulateur de condensation sous la plaque nervurée ou par la mise en œuvre d'un feutre tendu sur pannes, et pour les bâtiments fermés on doit ventiler la sous-face de la couverture. En couverture isolée sous pannes, l'emploi du procédé nécessite la réalisation d'une toiture froide : barrière de vapeur sous l'isolant, ventilation du plénum ou du volume compris entre la couche isolante et la couverture. En couverture isolée sur pannes ou entre pannes, il s'agit d'une toiture chaude : closoirs en mousse en périphérie de toiture et le long des faîtages, calfeutrement de tous les points singuliers, pénétrations, accessoires de toiture et jonctions avec les plaques éclairantes pour éviter les entrées d'air, et barrière de vapeur sous l'isolant pour l'isolation entre pannes.
Le chapitre 6.7 ne concerne que les couvertures ventilées : couvertures non isolées et couvertures isolées sous pannes. Pour les bâtiments fermés non isolés, la section minimale de chaque série d'ouvertures — entrée ou sortie d'air — est égale au moins au 1/500 de la surface projetée du versant considéré, sans toutefois dépasser 400 cm² par mètre linéaire. Pour les bâtiments isolés sous pannes, la section minimale dépend de l'hygrométrie du local sous-jacent : 1/2000 pour les entrées d'air et 1/2000 pour les sorties d'air en faible hygrométrie ; 1/1000 pour les entrées et 1/1000 pour les sorties en moyenne hygrométrie. La section de chaque série d'ouvertures ne dépasse pas 400 cm² par mètre linéaire, et l'épaisseur de la lame d'air continue entre l'isolant et la sous-face du support de couverture est au moins de 4 cm, en tenant compte du foisonnement possible de certains isolants.
Les ouvertures de ventilation peuvent être constituées par des faîtages ventilés, des chatières ou les nervures des plaques nervurées, à condition d'atteindre les sections minimales, selon les tableaux 12 et 13 en fonction des configurations courantes de toiture et du système utilisé pour limiter la condensation. En haut de versant, elles peuvent être disposées en partie haute de pignons si ceux-ci ne sont pas distants de plus de 12 m. Lorsque la plus petite dimension des ouvertures de ventilation est supérieure à 20 mm, un grillage à mailles fines peut être disposé pour s'opposer à l'intrusion de petits animaux. Le DTU signale enfin que la ventilation est difficilement réalisable et parfois inadaptée pour certaines géométries : pyramides, acrotères, voûtes.
Choix des revêtements selon l'exposition atmosphérique (annexe A)
L'annexe A est normative et prescrit le choix des matériaux et des revêtements selon l'exposition atmosphérique. La tôle d'acier doit avoir l'un des revêtements métalliques minimaux suivants : zinc de masse nominale 100 g/m² ou 225 g/m² double face, désignation Z 100 ou Z 225 selon la P 34-310 ; alliage zinc-aluminium de masse nominale 200 g/m² double face, désignation ZA 200 selon la NF EN 10214 ; aluminium de masse nominale 195 g/m² double face, désignation AL 195 selon la NF A 36-345. D'autres revêtements de nature ou de masse différentes peuvent être utilisés à condition de faire l'objet d'un rapport d'évaluation du CSTB.
Les revêtements organiques comportent un primaire destiné notamment à l'accrochage de la finition, une finition colorée dont les principales résines sont le polyester, le PVDF et le plastisol de PVC, et un envers de bande. Sauf spécification contraire à la commande, la face verso, exposée aux ambiances intérieures, est systématiquement revêtue d'un envers de bande. Les tôles et bandes en aciers de construction galvanisées prélaquées sont classées en catégories croissantes de I à VI selon leurs performances au sens de la P 34-301, le choix de la catégorie à employer en couverture étant donné au tableau A.1 en fonction de l'atmosphère ou de l'ambiance.
Pour les accessoires en tôle d'acier, l'annexe A pose une interdiction claire : les accessoires en tôle d'acier avec revêtement métallique seul ne doivent pas être utilisés en cas d'exposition à des atmosphères urbaines ou industrielles sévères, ni en bord de mer à des atmosphères mixtes ou particulières, ni en ambiances intérieures agressives. Pour des raisons d'homogénéité d'aspect, leur emploi est limité au traitement de parties de couvertures non visibles, comme un closoir d'égout. Les contacts sont à éviter avec le cuivre et avec l'acier nu. Les accessoires issus de tôles d'acier non revêtues au préalable sont galvanisés à chaud au trempé après façonnage, conformément à la NF A 91-121, avec un revêtement minimal de zinc de 300 g/m² par face.
Zones climatiques de l'annexe E et double peau
L'annexe E, normative, divise la France en trois zones climatiques eu égard à la concomitance vent-pluie, et le DTU prend soin de préciser que ce découpage ne doit pas être confondu avec le découpage en régions de neige ou de vent des Règles NV. La zone I couvre tout l'intérieur du pays situé à une altitude inférieure à 200 m. La zone II couvre la côte atlantique sur 20 km de profondeur de Lorient à la frontière espagnole, une transition d'environ 20 km entre zone I et zone III pour les côtes de la Manche, de la Bretagne et de la mer du Nord, et les altitudes comprises entre 200 m et 500 m.
La zone III couvre les côtes de la mer du Nord, de la Manche et de l'Atlantique jusqu'à Lorient sur une profondeur de 20 km, la vallée du Rhône jusqu'à la pointe des trois départements Isère, Drôme et Ardèche, ainsi que la Provence, le Languedoc, le Roussillon, la Corse et toutes les altitudes au-dessus de 500 m. Un bâtiment industriel ou agricole couvert en bac acier en Provence-Alpes-Côte d'Azur relève donc de la zone III, la plus exigeante du tableau 1 (pentes minimales) et du tableau 4 (recouvrements transversaux minimaux). En cas d'incertitude quant à l'appartenance d'un lieu à une zone, il appartient aux Documents Particuliers du Marché de le préciser. Trois situations se superposent : protégée, normale, et exposée — cette dernière visant le littoral sur environ 5 km, le sommet des falaises, les îles ou presqu'îles étroites, les estuaires ou baies encaissées, et à l'intérieur du pays les vallées étroites où le vent s'engouffre, les montagnes isolées et élevées (le DTU cite le Mont Aigoual et le Mont Ventoux) et certains cols.
En couverture double peau à trames parallèles, l'ossature secondaire comporte des fausses pannes et éventuellement des entretoises. La fausse panne est une pièce en tôle d'acier galvanisée avec un revêtement Z 275 selon la NF EN 10147, d'épaisseur minimale 1,5 mm, en profil courant de type Z, C ou Ω, les formes et dimensions étant définies par une étude préalable et les largeurs d'appui devant respecter les valeurs minimales de la figure 2. L'entretoise est également en tôle d'acier galvanisée Z 275 d'épaisseur minimale 1,5 mm. Le NF DTU 40.35 ne traite, pour la double peau à trames parallèles, que la réalisation d'une toiture chaude : des dispositions sont prises en égout, au faîtage et autour des pénétrations pour réaliser un calfeutrement à l'air correct, et le raccordement de la peau intérieure à l'égout est traité de telle façon que l'eau provenant d'éventuelles condensations entre les deux peaux soit évacuée dans les chéneaux ou à l'extérieur, tout en minimisant l'entrée d'air frais extérieur entre l'isolant et la peau intérieure.
Stockage, sécurité du personnel et responsabilités
L'article 4.3 encadre le stockage et la manutention : les colis doivent être stockés dans des conditions qui préservent les produits de l'humidité — magasin couvert, bâche —, les colis étant inclinés sur l'horizontale pour favoriser leur séchage et séparés du sol par un calage ménageant un espace suffisant pour permettre une bonne aération tout en évitant toute déformation permanente des plaques. On évite ainsi une altération superficielle des revêtements. Lorsque la protection par film pelable est prévue, le stockage doit être fait à l'abri du soleil et le film enlevé dès que possible selon les instructions figurant sur l'emballage. Il faut veiller à ne pas choquer ou griffer la laque et à ne pas déformer les bords et nervures de rive.
L'article 4.2 rappelle que les dispositions constructives de la toiture doivent permettre de satisfaire aux exigences réglementaires concernant la protection contre les chutes du personnel amené à travailler ou à circuler sur la toiture, en renvoyant au décret n° 65-48 du 8 janvier 1965 complété par le décret n° 81-989 du 30 octobre 1981 et modifié par les décrets n° 92-767 du 29 juillet 1992 et n° 93-41 du 11 janvier 1993, concernant l'exécution des dispositions du Livre II du Code du Travail. Lorsque la couverture comporte des plaques éclairantes ou d'autres accessoires en polyester armé de fibres de verre, il ne faut pas prendre appui directement sur ces matériaux — c'est la première cause d'accident mortel sur toiture en bac acier.
Sur les couvertures en plaques nervurées, l'aspect assurantiel se joue souvent sur trois points : la fiche technique de la plaque justifiant la portée effectivement mise en œuvre, la justification de la densité de fixations vis-à-vis des dépressions de vent, et la cohérence du système toiture froide / toiture chaude avec la réalité du local. Une maîtrise d'œuvre qui exige ces trois éléments en phase VISA élimine l'essentiel du contentieux ultérieur sur les bâtiments industriels et agricoles.
Glossaire NF DTU 40.35
- Plaque nervurée
- Élément nervuré issu de tôle d'acier revêtue par immersion à chaud en continu d'un revêtement métallique, prélaquée ou non, et profilée à froid (art. 3.1). Épaisseur nominale minimale 0,63 mm.
- Toiture froide
- Toiture caractérisée par la présence en sous-face de la plaque nervurée d'une lame d'air ventilée avec l'air extérieur (art. 3.2). Régime imposé pour une couverture isolée sous pannes.
- Toiture chaude
- Toiture isolée en sous-face des plaques nervurées, caractérisée très généralement par l'absence de lame d'air entre la sous-face de la couverture et l'isolation ; lorsqu'une lame d'air existe, elle n'est pas ventilée avec l'air extérieur (art. 3.3).
- Double peau à trames parallèles
- Système à peau intérieure et peau extérieure séparées par une ossature secondaire (fausses pannes et éventuellement entretoises en tôle d'acier galvanisée Z 275 d'épaisseur minimale 1,5 mm). Le DTU 40.35 ne traite la double peau à trames parallèles qu'en toiture chaude, et exclut la trame croisée.
- Fausse panne
- Pièce d'ossature secondaire en tôle d'acier galvanisée revêtement Z 275 selon NF EN 10147, d'épaisseur minimale 1,5 mm, en profil Z, C ou Ω, formes et dimensions définies par une étude préalable (art. 5.3.1).
- Fixation en sommet de nervure / en plage
- Deux emplacements de fixation. La fixation en plage n'est réalisée que sur supports en acier avec vis autoperceuses ou autotaraudeuses, sur les parties planes à la base des nervures principales, avec rondelles de diamètre ≥ 19 mm (plaques ≤ 12 m) ou ≥ 25 mm (plaques > 12 m et ≤ 15 m).
- Fixation de couture
- Fixation reliant deux plaques à leur recouvrement longitudinal, régulièrement répartie selon l'espacement maximal du tableau 8. La fixation sur panne d'une nervure de recouvrement compte comme fixation de couture lorsqu'elle est en sommet de nervure (art. 6.1.5).
- Pontet (cale d'onde)
- Pièce utilisée en fixation de sommet de nervure en rive de bâtiment si les plaques n'ont pas de pied d'onde, ainsi qu'au recouvrement sur des plaques translucides ou des accessoires ponctuels en polyester (art. 6.1.4.2.1).
- Résistance caractéristique Pk
- Résistance caractéristique à l'arrachement d'un système de fixation, déterminée selon la XP P 30-310 (fixations en sommet de nervure) ou la XP P 30-314 (fixations en plage). Elle est divisée par γm = 1,15 en général, 1,35 pour vissage dans acier < 3 mm ou dans le bois.
- Effort forfaitaire Se
- Valeur maximale forfaitaire, en décanewtons, des efforts sollicitant chacune des fixations sous les effets du vent extrême, donnée au tableau 7 du DTU 40.35 pour la vérification de limitation forfaitaire.
- Closoir
- Pièce d'obturation épousant le profil nervuré, métallique ou en mousse, disposée en égout, en périphérie de toiture et le long des faîtages. En toiture chaude, les closoirs en mousse participent au calfeutrement à l'air.
- Régulateur de condensation
- Revêtement appliqué en sous-face de la plaque nervurée pour absorber temporairement la condensation. Ses caractéristiques sont fixées par les Documents Particuliers du Marché sur la base d'une étude préalable intégrant l'utilisation du local, les données météorologiques et les conditions de ventilation.
- Chevêtre
- Renfort de charpente prévu autour des pénétrations intéressant une dimension (largeur ou longueur) supérieure à 400 mm (art. 4.4.1). Toutes les nervures coupées par une pénétration touchant deux nervures contiguës doivent y être fixées.
- Zones climatiques (annexe E)
- Découpage normatif en 3 zones eu égard à la concomitance vent-pluie, à ne pas confondre avec les régions de neige ou de vent des Règles NV. Zone I : intérieur du pays sous 200 m. Zone II : côte atlantique de Lorient à l'Espagne sur 20 km, transition ~20 km Manche/Bretagne/mer du Nord, altitudes 200-500 m. Zone III : côtes mer du Nord/Manche/Atlantique jusqu'à Lorient sur 20 km, vallée du Rhône, Provence, Languedoc, Roussillon, Corse, altitudes > 500 m.
- Catégories I à VI (P 34-301)
- Classement croissant de performance des tôles et bandes en aciers de construction galvanisées prélaquées. Le choix de la catégorie à employer en couverture est donné au tableau A.1 en fonction de l'atmosphère extérieure ou de l'ambiance intérieure.
Questions fréquentes sur NF DTU 40.35
Qu'est-ce que NF DTU 40.35 ?
NF DTU 40.35 - Couverture en plaques nervurées issues de tôles d'acier revêtues. Le NF DTU 40.35 (NF P 34-205-1 pour le CCT, NF P 34-205-2 pour le CCS) définit les travaux de couverture en plaques nervurées obtenues à partir de tôles d'acier revêtues — bac acier de bâtiments industriels, agricoles, commerciaux et tertiaires. Il s'applique aux bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne réalisés en France métropolitaine à une altitude au plus égale à 900 m. Il impose une épaisseur nominale de tôle d'au moins 0,63 mm, plafonne le rampant à 40 m (30 m si les nervures ont moins de 35 mm de hauteur), limite le porte-à-faux au 1/10 de la portée et fixe les recouvrements transversaux selon la zone climatique de l'annexe E. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF DTU 40.35 ?
Le domaine d'application couvre : Plaques nervurées en tôles d'acier revêtues, simple peau et double peau à trames parallèles, hygrométrie faible ou moyenne, altitude ≤ 900 m. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF DTU 40.35 sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Le DTU 40.35 concerne-t-il le fibre-ciment ?
Non. Le NF DTU 40.35 (NF P 34-205-1) vise les couvertures en plaques nervurées issues de tôles d'acier revêtues — revêtement métallique zinc, aluminium ou alliage zinc-aluminium, éventuellement complété d'un revêtement organique. Les couvertures en plaques ondulées en fibres-ciment relèvent du NF DTU 40.37, et les plaques nervurées d'aluminium prélaqué ou non du NF DTU 40.36 (NF P 34-206).
Quelle épaisseur minimale de tôle pour un bac acier de couverture ?
L'article 5.1.2.1 impose que les plaques nervurées soient fabriquées à partir de tôles d'acier revêtues dont l'épaisseur nominale est au moins égale à 0,63 mm. Les tolérances sur épaisseur sont celles définies comme « Normales » ou « Décalées » par la norme P 34-310, les tolérances négatives admises étant réduites en valeur absolue de 0,02 mm pour les revêtements aluminiés.
Quelle longueur de rampant maximale admet le DTU 40.35 ?
Le document ne s'applique pas aux longueurs de rampant dépassant 40 m. Lorsque les nervures ont une hauteur inférieure à 35 mm, la longueur du rampant est limitée à 30 m (article 4.4.3). Par ailleurs, le porte-à-faux des plaques nervurées ne doit pas être supérieur au 1/10 de l'écartement entre appuis.
Quelle largeur d'appui minimale pour poser des plaques nervurées ?
Sur profils ouverts et profils creux en acier : épaisseur minimale du profil à l'appui de 1,5 mm et largeur d'appui minimale de 40 mm. Sur profils incorporés et ancrés dans le béton ou la maçonnerie : épaisseur minimale du support de 2,5 mm et largeur minimale d'appui de 60 mm, ramenée à 40 mm pour des poutres préfabriquées en béton armé ou précontraint. Sur éléments de charpente en bois : largeur minimale d'appui de 60 mm et hauteur minimale sous appui de 80 mm lorsqu'on fixe par vis ou tire-fond (article 4.4.4.2).
Quel recouvrement transversal entre deux plaques nervurées ?
Les recouvrements transversaux se font toujours au droit des appuis. En pose sans complément d'étanchéité, la longueur minimale dépend de la zone climatique où est érigé l'ouvrage et se lit au tableau 4 du DTU. En pose avec complément d'étanchéité, le recouvrement transversal a une valeur comprise entre 150 mm et 200 mm, l'axe des fixations devant se trouver sensiblement au milieu du recouvrement (article 6.1.3).
Où faut-il fixer toutes les nervures d'un bac acier ?
Pour tenir compte forfaitairement des efforts accrus du vent en rives de toiture, toutes les nervures principales doivent être fixées sur la dernière et l'avant-dernière panne avant l'égout extérieur, sur la dernière et l'avant-dernière panne avant un faîtage simple couronnant une façade, et sur chaque panne pour la plaque située en rive couronnant un mur pignon, sur une largeur au moins égale à 1 m (article 6.1.4.3.2). En outre, lorsqu'une pénétration coupe au moins deux nervures principales contiguës, toutes les nervures doivent être fixées sur le chevêtre.
Quelle est la flèche admissible d'une plaque nervurée ?
L'annexe G prend en considération une limitation de flèche à mi-portée de 1/180 de la portée sous l'action des charges descendantes non pondérées (article 6.1.1.1). Les charges de montage conventionnelles, non cumulables, sont soit une charge linéaire de 1,5 kN/m à mi-travée, soit une charge répartie de 0,75 kN/m².
Quel recouvrement pour les faîtières en bac acier ?
Le recouvrement des faîtières sur les plaques doit être de 120 mm au moins, et le recouvrement de faîtière à faîtière de 100 mm au moins, exécuté dans le sens opposé aux vents de pluie dominants. La hauteur minimale du relevé des faîtages contre mur est de 100 mm, et il doit être recouvert par une bande porte-solin (article 6.2.2.2).
À partir de quelle pente peut-on utiliser une faîtière à bords découpés ?
À partir de 5 % de pente si l'on utilise des plaques à bords relevés avec des contre-closoirs en mousse ; à partir de 7 % avec des plaques à bords relevés ; et à partir de 10 % dans tous les cas. Les faîtières à bords emboutis et les faîtières en plaques nervurées cintrées peuvent être posées sans limitation spécifique de pente, avec complément d'étanchéité pour les pentes inférieures à 7 % (article 6.2.2.2).
Quelles dimensions minimales pour une noue en couverture bac acier ?
Les noues doivent être du type encaissé, ce qui implique que la charpente soit conçue en conséquence. Leur section doit satisfaire aux prescriptions du DTU 60.11 (P 40-202), sans que la profondeur ne soit inférieure à 60 mm et la largeur à 200 mm. Le larmier formé par les plaques en raccord de noue a une hauteur minimale de 40 mm, le débord latéral par rapport aux parois de la noue est de 50 mm minimum et l'ouverture entre les bords des plaques sur la noue est au minimum de 80 mm (article 6.2.2.5).
Quelle ventilation prévoir sous une couverture en plaques nervurées ?
Pour un bâtiment fermé non isolé, la section minimale de chaque série d'ouvertures (entrée ou sortie d'air) est au moins égale au 1/500 de la surface projetée du versant, sans dépasser 400 cm² par mètre linéaire. Pour un bâtiment isolé sous pannes : 1/2000 en entrée et 1/2000 en sortie en faible hygrométrie, 1/1000 en entrée et 1/1000 en sortie en moyenne hygrométrie. L'épaisseur de la lame d'air continue entre l'isolant et la sous-face du support de couverture est au moins de 4 cm (article 6.7.2).
Peut-on couper des plaques nervurées à la meuleuse sur chantier ?
Le DTU déconseille les opérations de découpe et d'usinage sur chantier, qu'un calepinage préalable permet d'éviter en grande partie ; s'il doit y avoir des découpes, l'utilisation d'une grignoteuse est conseillée. Lors des opérations de coupe et de meulage, le revêtement de protection doit être protégé pour éviter toute incrustation de particules métalliques chaudes, la tôle étant ensuite ébavurée. Ces particules doivent être enlevées pour ne pas risquer leur oxydation sur le revêtement (articles 6.2.1.1 et 6.1.4.1).
En bord de mer, quels accessoires sont interdits par le DTU 40.35 ?
L'annexe A précise que les accessoires en tôle d'acier avec revêtement métallique seul ne doivent pas être utilisés en cas d'exposition à des atmosphères urbaines ou industrielles sévères, ni en bord de mer à des atmosphères mixtes ou particulières, ni en ambiances intérieures agressives. Leur emploi est en outre limité, pour des raisons d'homogénéité d'aspect, au traitement de parties de couvertures non visibles. Les contacts sont à éviter avec le cuivre et avec l'acier nu.
Le DTU 40.35 couvre-t-il les toitures cintrées ?
Pas dans sa version de mai 1997, qui exclut explicitement les ouvrages de couverture cintrée. Ces ouvrages relèvent de l'amendement A1 (NF P 34-205-1/A1), homologué le 20 mai 2006 pour prendre effet le 20 juin 2006, qui donne les dispositions particulières et complémentaires pour la réalisation de couvertures cintrées en plaques nervurées issues de tôles d'acier revêtues.
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Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024
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