NF DTU 40.45 - Couverture en cuivre
Le NF DTU 40.45 (NF P 34-215-1 pour le CCT, NF P 34-215-2 pour le CCS) encadre les couvertures par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en cuivre, exécutées sur support continu selon deux techniques seulement : la couverture à tasseaux et la couverture à joint debout. Il impose la nuance Cu-DHP (NF EN 1172) à l'état R 240 (NF EN 1173), une épaisseur minimale de 0,5 mm en feuilles et longues feuilles, des largeurs normalisées de 0,500 m et 0,670 m, et interdit tout contact — y compris hydraulique en aval — avec le zinc, l'acier galvanisé ou non et l'aluminium. Une couverture cuivre déversant dans une gouttière zinc est non conforme au DTU et perfore le métal aval.
Domaine d'application
Couverture cuivre en feuilles et bandes
Règles principales
Nuance, état de livraison et épaisseurs du cuivre
2), conforme à la NF EN 504. 3) : feuilles et longues feuilles 0,5 mm minimum, épaisseurs courantes 0,5 mm et 0,6 mm ; façonnés 0,4 mm minimum, épaisseurs courantes 0,4 / 0,5 / 0,6 mm. Largeurs : 0,500 m et 0,670 m en partie courante, 0,500 / 0,670 / 0,800 / 1 m pour les ouvrages particuliers, 0,650 m sur commande spécifique.
Longueur courante des feuilles 2 m, maximum 3 m — au-delà, règles de la pose en longues feuilles.
Soudure à l'étain-plomb et brasage fort
1). 2). 4). Ce renforcement par rivetage est inutile dans le cas du brasage fort. 8).
Exceptions :
- • Brasage fort : le rivetage de renfort des soudures de chéneaux et gouttières n'est pas exigé
Assemblages : joint debout, pattes et point fixe
1). Les pattes de fixation, en cuivre de 0,5 mm minimum, sont fixées par 3 clous et serties en même temps que le joint. Le point fixe est constitué de 5 pattes fixes espacées de 33 cm ; première patte à 16,5 cm de l'égout, intervalle de 16,5 cm entre les trois premières, dernière patte à 33 cm du faîtage ou arêtier.
En région de vent III et site exposé, le nombre de pattes est renforcé sur les bords du toit et le long des arêtes. 6).
Longueurs admissibles et libre dilatation
45 ne fixe pas une distance forfaitaire entre joints de dilatation : il plafonne la longueur des longues feuilles. Les longueurs admissibles sont données au tableau V pour la couverture à tasseaux et au tableau X pour le joint debout, en fonction de la largeur et de l'épaisseur des longues feuilles.
En zone de vent 2 site exposé, ainsi qu'en zones de vent 3 et 4 tous sites (règles NV 65 et leur modificatif de décembre 1999), la largeur des longues feuilles est limitée à 0,500 m. 3), les longueurs maximales sont de 8 m pour l'épaisseur 5/10 mm et 13 m pour l'épaisseur 6/10 mm. 2).
3) et les jeux de tête (5 mm en feuilles, 10 mm en longues feuilles au faîtage) sont ce qui garantit la libre dilatation.
Ventilation de la sous-face de couverture
1). 2). Lame d'air libre entre support de couverture et isolant : 4 cm minimum pour les rampants ≤ 12 m, 6 cm pour les rampants > 12 m, en tenant compte du foisonnement éventuel de l'isolant. Chatières conformes à la NF P 37-410, avec relevé périphérique de 10 mm si soudées et de 30 mm si fixées sur pattes.
Entretien de la couverture cuivre après réception
45, qui est contractuelle, met l'entretien à la charge du maître d'ouvrage après la réception de l'ouvrage.
L'entretien normal comporte l'enlèvement périodique des feuilles, herbes, mousses et autres dépôts ou objets étrangers, le maintien en bon état des évacuations d'eau pluviale, le maintien en bon état de la ventilation de la sous-face, le maintien en bon état des ouvrages qui contribuent à l'étanchéité (solins, larmiers, bandeaux) et le maintien en bon état des éléments métalliques, notamment ferreux, émergeant de la couverture.
L'usage normal implique une circulation réduite au strict nécessaire : le DTU recommande des chemins de circulation pour éviter le poinçonnement des parties planes et la déformation des joints, couvre-joints et chatières.
Patine du cuivre : ce que dit — et ne dit pas — le DTU
4 se borne à indiquer que le cuivre est livré brut de laminage et qu'il est adapté à tous les types d'atmosphères normales — urbaines, rurales, industrielles ou marines — seules les atmosphères chimiques particulièrement agressives imposant de consulter le fabricant.
Concrètement, une couverture cuivre neuve est saumon brillant, s'oxyde en brun puis en brun sombre, et n'évolue vers une patine verte que sur des durées longues et très variables selon l'exposition, l'humidité et la teneur de l'air en composés soufrés ou chlorés. Aucune durée ne doit être promise au maître d'ouvrage : le seul engagement contractuel est la conformité au DTU, pas une teinte à une date donnée.
Le point de vigilance du maître d'œuvre est de faire figurer cette évolution d'aspect dans la notice descriptive, particulièrement en secteur ABF où le rendu final est parfois prescrit.
Compatibilité galvanique : interdire contact aval avec zinc et acier galvanisé
45 interdit les contacts directs entre le cuivre et le zinc, l'acier galvanisé ou non, et l'aluminium. Il ajoute expressément que, bien qu'il n'y ait pas contact direct entre la couverture et les gouttières et descentes d'eaux pluviales, l'utilisation de gouttières et descentes réalisées avec ces mêmes métaux n'est pas admise : le ruissellement chargé en ions cuivre suffit à attaquer le métal moins noble situé en aval.
Sont en revanche admis les contacts directs entre le cuivre et l'acier inoxydable, l'étain et le plomb. Une seule tolérance figure au texte : les contacts entre le cuivre et les têtes des fixations du support en acier galvanisé ou non sont admis.
En pratique de chantier : gouttières, descentes, solins et abergements en aval d'une couverture cuivre sont exécutés en cuivre, en plomb ou en inox, jamais en zinc, en acier galvanisé ni en aluminium.
Exceptions :
- • Têtes des fixations du support en acier galvanisé ou non : contact admis (art. 3.2.1)
Épaisseurs, largeurs et longueurs admissibles
45. Feuilles et longues feuilles : épaisseur 0,5 mm minimum, épaisseurs courantes 0,5 mm et 0,6 mm — le 0,5 mm est bien admis en couverture. Façonnés : 0,4 mm minimum, épaisseurs courantes 0,4 / 0,5 / 0,6 mm. Couvre-joints normalisés (NF P 34-403) et non normalisés : 0,5 mm minimum, développé limité généralement à 0,500 m sans excéder 0,670 m.
Largeurs : 0,500 m et 0,670 m en partie courante, 0,500 / 0,670 / 0,800 / 1 m pour les ouvrages particuliers, 0,650 m sur commande spécifique. Feuilles : longueur courante 2 m, maximum 3 m ; au-delà, règles de la pose en longues feuilles. Longueurs admissibles des longues feuilles : tableau V (couverture à tasseaux) et tableau X (joint debout), fonction de la largeur et de l'épaisseur.
En zone de vent 2 site exposé et en zones de vent 3 et 4 tous sites (NV 65 modifiées), largeur des longues feuilles limitée à 0,500 m. En montagne (art. 3) : largeur maximale 0,500 m, longueur maximale 8 m en 5/10 mm et 13 m en 6/10 mm.
Support continu et tolérance de planéité de la charpente
3). 1). Lames à plancher de largeur 200 mm maximum. Clouage : longueur des pointes ≥ 2 fois l'épaisseur de l'élément à fixer, 2 pointes pour une largeur de support ≤ 105 mm et 3 au-delà, têtes non désaffleurantes ; sur pannes ou fourrures métalliques, 2 vis autotaraudeuses par appui. 4). En montagne, épaisseur minimale des supports en bois massif portée à 22 mm.
Égout, faîtage, arêtier et noues : cotes opposables
Égout (art.
1) : larmier de 45 ou 60 mm ; jeu de 5 mm en couverture en feuilles et 15 mm en longues feuilles entre le bas de la feuille et le bas du support bois ; si le recouvrement du larmier sur le chéneau est inférieur à 30 mm, interposition d'une bande d'égout ou de battellement ; chemise de garantie en cuivre de 20 × 15 cm avec pince latérale ou 30 × 15 cm sans pince sous chaque extrémité de tasseau.
Égout agrafé admis en longues feuilles pour les pentes ≥ 0,20 m/m. Faîtage et arêtier (art.
3) : tasseaux de faîtage 8 cm de haut, tasseaux d'arêtier 6 ou 8 cm ; relief de tête = hauteur du tasseau moins 1 cm ; jeu de 5 mm en feuilles et 10 mm en longues feuilles ; recouvrement des couvre-joints 8 cm au faîtage et 5 cm à l'arêtier, le sens de recouvrement tenant compte des vents de pluie dominants. Noues (art.
4) : jeu de 5 mm entre feuille et élément de noue, 10 mm entre longue feuille et élément de noue ; noue à agrafure simple, pinces de 4 cm latérales et de tête, 3,5 cm en bas, développement ≥ 33 cm ; noue à double agrafure, pince de 1 cm en tête et 3 cm en bas, développement ≥ 40 cm, recouvrement ≥ 15 cm ; noue encaissée, relevés latéraux ≥ 4,5 cm.
Bandes solins (art. 1) : rive inférieure s'arrêtant à 0,03 m minimum du plat de la couverture, avec pince ou ourlet rechassé ; solin de préférence en mortier bâtard, le plâtre étant réservé aux raccords sur enduits en plâtre.
Partie 2 (CCS) : consistance des travaux du lot couverture
2 du CCT) ; la fourniture, le façonnage et la pose des feuilles, longues feuilles et accessoires en cuivre ; l'exécution des ouvrages en plâtre ou en mortier en raccordement sur la maçonnerie (solins, calfeutrements) ; la fourniture et la pose des accessoires de ventilation de la couverture.
Le CCS rappelle que lorsque le CCT admet plusieurs solutions, les Documents Particuliers du Marché doivent trancher — d'où l'importance d'un CCTP couverture explicite en phase PRO.
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Planéité de la charpente support du voligeage | ≤ 1 cm entre points d'appui | Art. 1.3 — tolérance portée à 1,5 cm en rénovation |
| Désaffleurement entre voliges voisines | ≤ 2 mm sans charge | Art. 3.3.1.1 — pose jointive, écartement maximal à la pose 10 mm |
| Jeu entre tasseau et pli de la feuille | 5 mm | Art. 4.2.3 — relief = hauteur du tasseau moins 5 mm (35 mm pour tasseau 40, 45 mm pour tasseau 50) |
| Jeu entre bases de deux relevés adjacents (joint debout) | 3 à 5 mm | Art. 5.2.1 — relevés inégaux 35 mm et 45 mm, joint fini ≥ 25 mm |
| Jeu à l'égout entre bas de feuille et bas du support bois | 5 mm en feuilles / 15 mm en longues feuilles | Art. 4.8.1.1 — larmier de 45 ou 60 mm |
| Jeu entre relief de tête et tasseau de faîtage | 5 mm en feuilles / 10 mm en longues feuilles | Art. 4.8.3.2 — relief de tête = hauteur du tasseau moins 1 cm |
| Jeu entre larmier et ressaut | 10 mm en feuilles / 15 mm en longues feuilles | Art. 4.5.1 — larmier de 45 mm non entaillé, relief de tête inférieur de 10 mm à la hauteur du ressaut |
| Jeu entre couverture et élément de noue | 5 mm (feuille) / 10 mm (longue feuille) | Art. 4.8.4 — jeu obligatoire pour tous les types de noue |
| Jeu en double agrafure à recouvrement (joint debout, pente ≥ 20 %) | 10 à 15 mm | Art. 5.3.1 — pince de 3 cm en tête, bande d'agrafure soudée de 10 cm, pince de 6 cm en bas |
Dimensions réglementaires
Épaisseur des feuilles et longues feuilles
Art. 2.1.3 : 0,5 mm minimum, épaisseurs courantes 0,5 mm et 0,6 mm. Façonnés : 0,4 mm minimum (courantes 0,4 / 0,5 / 0,6 mm). Couvre-joints : 0,5 mm minimum.
Largeur des feuilles et longues feuilles
Art. 2.1.3 : 0,500 m et 0,670 m en partie courante ; 0,500 / 0,670 / 0,800 / 1 m pour les ouvrages particuliers ; 0,650 m sur commande spécifique. Limitée à 0,500 m en zone de vent 2 site exposé et zones de vent 3 et 4 tous sites.
Longueur des feuilles (couverture à tasseaux)
Art. 2.1.3 et 4.1.4 : longueur courante 2 m, maximum 3 m. Au-delà de 3 m, l'ouvrage relève des règles de la pose en longues feuilles (art. 3.1). Longueurs admissibles des longues feuilles : tableau V (tasseaux) et tableau X (joint debout).
Hauteur des tasseaux
Art. 4.2.1. Tasseaux de faîtage : 8 cm. Tasseaux d'arêtier : 6 cm ou 8 cm (art. 4.8.3.1).
Pattes à tasseaux
Art. 4.2.2 : disposées tous les 50 cm, pattes d'extrémité à environ 10 cm des extrémités du rampant. Feuilles de 2 m : 3 pattes par relief latéral.
Pattes à feuilles
Art. 4.2.4 : utilisées en agrafure simple ou double agrafure.
Hauteur du joint debout fini
Art. 5.2.1 : relevés latéraux inégaux de 35 mm et 45 mm, jeu de 3 à 5 mm entre les bases de deux relevés adjacents.
Espacement des pattes en joint debout
Art. 5.2.2 : point fixe = 5 pattes fixes espacées de 33 cm ; première patte à 16,5 cm de l'égout ; dernière patte à 33 cm du faîtage ou arêtier ; 3 clous par patte. Renforcement en région de vent III et site exposé.
Recouvrement en double agrafure
Art. 4.4.2.2 : 14 cm pour pente ≥ 0,11 m/m et 16 cm pour pente < 0,11 m/m en longues feuilles à tasseaux. Art. 5.3.1 : 14 cm minimum en joint debout pour pente ≥ 20 %.
Hauteur du ressaut (joint debout)
Art. 5.3.1, applicable pour 5 % ≤ pente < 20 %.
Développement des noues
Art. 4.8.4 : noue à double agrafure, recouvrement minimal 15 cm ; noue encaissée, relevés latéraux ≥ 4,5 cm.
Chemise de garantie à l'égout
Art. 4.8.1.2 : assure l'étanchéité et raidit le larmier.
Lame d'air de ventilation sous couverture isolée
Art. 7.2 : orifices de ventilation ≥ 1/3000 de la surface projetée horizontale (1/5000 sur comble perdu, art. 7.1). Tenir compte du foisonnement éventuel de l'isolant.
Rive inférieure des bandes solins
Art. 6.1.1 : la bande de solin est munie d'une pince ou d'un ourlet rechassé ; solin de préférence en mortier bâtard.
Couverture en région de montagne (> 900 m)
Art. 8.4.3 : largeur maximale ramenée à 0,500 m ; support bois massif de 22 mm minimum ; point fixe d'au moins 5 pattes fixes espacées de 33 cm, soit 1,32 m ; relevés contre pénétration ≥ 20 cm.
Comprendre NF DTU 40.45
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF DTU 40.45, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF DTU 40.45 couvre : Couverture cuivre en feuilles et bandes. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF DTU 40.45
Le NF DTU 40.45, publié sous l'indice de classement NF P 34-215-1 (partie 1 : cahier des clauses techniques) et NF P 34-215-2 (partie 2 : cahier des clauses spéciales), est la norme française qui encadre les couvertures par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en cuivre. La norme a été homologuée par décision du Directeur Général de l'AFNOR le 5 avril 1993 pour prendre effet le 5 mai 1993, reprenant sans modification le DTU 40.45 de juin 1989 ; la partie 1 intègre l'amendement A1 de septembre 2001 paru dans le Cahier du CSTB n° 3369. Le texte de 1993 avait lui-même profondément révisé l'édition d'origine de 1965.
Le DTU 40.45 ne traite que de deux techniques, toutes deux exécutées sur support continu : la couverture à tasseaux (en feuilles ou en longues feuilles) et la couverture en longues feuilles à joint debout. Son article 1.1 exclut explicitement de son domaine les couvertures formées d'éléments préfaçonnés autoportants, les évacuations d'eaux pluviales, et les ouvrages de raccordement en cuivre avec d'autres matériaux de couverture. Le domaine d'application couvre l'ensemble des bâtiments situés en France métropolitaine, les prescriptions propres aux bâtiments implantés au-dessus de 900 m d'altitude étant rassemblées dans un chapitre dédié à la couverture en région de montagne.
Pour un maître d'œuvre, le DTU 40.45 est un document à double lecture. La partie 1 fixe les prescriptions techniques opposables : nuance et état métallurgique du cuivre, épaisseurs, largeurs et longueurs admissibles, pentes minimales, choix des assemblages transversaux, dimensions des tasseaux et des pattes, ventilation de la sous-face. La partie 2 (CCS) définit les clauses administratives spéciales aux marchés privés : consistance des travaux, documents particuliers du marché, coordination avec les autres entreprises, mise à exécution. Une couverture cuivre hors DTU 40.45 fragilise la réception, la garantie de parfait achèvement et la responsabilité décennale du couvreur.
Comprendre en détail NF DTU 40.45
Structure du NF DTU 40.45 : partie 1 (CCT) et partie 2 (CCS)
Contrairement aux NF DTU récents découpés en P1-1 (CCT), P1-2 (CGM — critères généraux de choix des matériaux) et P2 (CCS), le DTU 40.45 conserve la structure historique en deux parties. La partie 1, NF P 34-215-1, est le Cahier des Clauses Techniques : huit chapitres (prescriptions générales, matériaux, mise en œuvre commune, couverture à tasseaux, couverture à joint debout, ouvrages complémentaires, ventilation, région de montagne) complétés de trois annexes. Les annexes 1 (conditions d'usage et d'entretien) et 2 (zones climatiques) sont contractuelles, donc normatives ; l'annexe 3 (textes normatifs cités) est informative.
La partie 2, NF P 34-215-2, est le Cahier des Clauses Spéciales applicable aux marchés privés. Son article 2 détaille la consistance des travaux : études et plans de détails de couverture établis à partir du plan de toiture inclus dans les Documents Particuliers du Marché, fourniture et pose des supports et formes de pente, fourniture et pose des membranes dites « neutres » entre le cuivre et les supports autres que le bois, fourniture-façonnage-pose des feuilles, longues feuilles et accessoires, exécution des ouvrages en plâtre ou en mortier de raccordement sur la maçonnerie (solins, calfeutrements), et fourniture-pose des accessoires de ventilation de la couverture.
Cette répartition a une conséquence contractuelle directe : les études de détail de couverture font partie du lot couverture, à partir du plan de toiture que le maître d'œuvre doit avoir intégré aux DPM. Lorsque le CCT admet plusieurs solutions — c'est fréquent sur les assemblages transversaux et les modèles de noue — la partie 2 rappelle que les Documents Particuliers du Marché doivent trancher. C'est le rôle du CCTP rédigé en phase PRO.
Matériau : nuance Cu-DHP, état R240 et épaisseurs réelles
L'article 2.1.1 est sans ambiguïté : le cuivre utilisé en couverture sous forme de feuilles ou de longues feuilles est du type Cu-DHP, cuivre désoxydé au phosphore, défini par la norme NF EN 1172 (cuivre et alliages de cuivre — tôles et bandes pour le bâtiment). L'article 2.1.2 impose l'état métallurgique de livraison R 240 au sens de la norme NF EN 1173. Les produits doivent en outre être conformes à la NF EN 504 (produits de couverture en tôle métallique — spécification pour les produits de couverture en feuille de cuivre totalement supportées).
Les épaisseurs de l'article 2.1.3 sont souvent mal citées sur le web. Le texte dit : feuilles et longues feuilles, 0,5 mm minimum, les épaisseurs courantes étant 0,5 mm et 0,6 mm ; façonnés, 0,4 mm minimum, les épaisseurs courantes étant 0,4 mm, 0,5 mm et 0,6 mm. Les couvre-joints normalisés relevant de la NF P 34-403 ont une épaisseur minimale de 0,5 mm. Les bandes façonnées et couvre-joints non normalisés doivent eux aussi rester au minimum à 0,5 mm, avec un développé limité généralement à 0,500 m sans excéder 0,670 m.
Les largeurs sont normalisées : 0,500 m et 0,670 m pour les parties courantes ; 0,500 m, 0,670 m, 0,800 m et 1 m pour les ouvrages particuliers ; la largeur de 0,650 m peut être obtenue sur commande spécifique. La longueur courante des feuilles est de 2 m, avec un maximum fixé à 3 m par l'article 4.1.4 : au-delà de 3 m, l'ouvrage relève des règles de la pose en longues feuilles (article 3.1). Le cuivre est livré brut de laminage et convient à toutes les atmosphères normales — urbaines, rurales, industrielles ou marines ; seules les atmosphères chimiques particulièrement agressives imposent de consulter le fabricant.
Compatibilité des métaux : l'article 3.2.1, point de contrôle n° 1
L'article 3.2.1 du DTU 40.45 dresse une liste fermée. Sont interdits les contacts directs entre le cuivre et le zinc, l'acier galvanisé ou non, et l'aluminium. Sont admis les contacts directs entre le cuivre et l'acier inoxydable, l'étain et le plomb. Une seule tolérance : les contacts entre le cuivre et les têtes des fixations du support en acier galvanisé ou non sont admis.
Le point le plus souvent manqué en chantier figure juste après : « bien qu'il n'y ait pas contact direct entre la couverture et les gouttières et descentes d'eaux pluviales, l'utilisation de gouttières et descentes réalisées avec les métaux précités n'est pas admise ». Autrement dit, une couverture cuivre ne peut pas déverser dans une gouttière zinc, acier galvanisé ou aluminium, même sans contact physique : le ruissellement chargé en ions cuivre suffit à percer le métal moins noble en aval. C'est une interdiction normative, pas une recommandation d'usage.
Vis-à-vis des autres matériaux, l'article 3.2.2 est plus permissif : le plâtre, le ciment, le béton et la chaux peuvent être mis en contact direct avec le cuivre (solins, relevés contre murs). Lorsqu'ils servent de support localisé — acrotère, entablement — on interpose un feutre ou une membrane de protection pour éviter l'abrasion. Les autres matériaux de couverture (ardoise naturelle, ardoise fibre-ciment, tuile de terre cuite, tuile béton, bardeaux bitumés, lauzes, bardeaux de bois) peuvent être mis en contact avec le cuivre.
Support continu : voligeage, panneaux et tolérances de charpente
Le DTU 40.45 s'exécute exclusivement sur support continu. L'article 1.3 pose une tolérance amont incontournable : les défauts de planéité des éléments de charpente supports directs du voligeage ne doivent pas dépasser 1 cm entre les différents points d'appui, tolérance portée à 1,5 cm dans le cas d'une rénovation. Cette valeur se vérifie à la règle avant toute commande de cuivre — la déformation d'un support se lit sur une couverture métallique en lumière rasante et ne se rattrape pas.
Pour le support en bois massif (article 3.3.1), les voliges, frises et planches sont posées de façon dite jointive, avec un écartement maximal à la pose de 10 mm, et clouées sur tous les appuis. Le désaffleurement sans charge entre deux éléments voisins ne doit pas être supérieur à 2 mm. Chaque volige, frise ou planche doit reposer en partie courante sur au moins trois appuis, avec une largeur minimale de repos de 40 mm en partie courante et 20 mm en about. Les planchers rainés-bouvetés sont constitués de lames de largeur 200 mm maximum.
Le clouage (article 3.3.1.3) impose une longueur de pointe au moins égale à deux fois l'épaisseur de l'élément à fixer, à raison de 2 pointes pour des largeurs de support inférieures ou égales à 105 mm et 3 pointes au-delà ; les têtes ne doivent pas désaffleurer. Sur pannes ou fourrures métalliques, les vis autotaraudeuses sont disposées à raison de 2 par appui. Enfin, l'article 3.3.4 interdit la pose directe sur maçonnerie de grande surface (coques, voûtes, voiles minces en béton armé) : il faut alors interposer un support bois avec une lame d'air ventilée, dont l'épaisseur relève de l'article 7.2.
Couverture à tasseaux : dimensions, pattes et reliefs
La hauteur des tasseaux dépend de la longueur de la projection horizontale du versant (article 4.2.1) : versant dont la projection horizontale est inférieure ou égale à 8 m, tasseau de 4 cm minimum ; versant dont la projection horizontale est supérieure à 8 m, tasseau de 5 cm minimum. Les tasseaux sont posés suivant la ligne de plus grande pente pour ne pas créer d'obstacle à l'écoulement, à l'exception du tasseau de rive, toujours posé parallèlement à la rive. En couverture à ressauts, les tasseaux sont généralement disposés en quinconce.
Les pattes à tasseaux (article 4.2.2) sont en cuivre de 0,5 mm d'épaisseur minimale et de 4 cm de largeur. Leur longueur initiale suit la hauteur du tasseau : 16 cm pour un tasseau de 4, 18 cm pour un tasseau de 5. Elles sont disposées tous les 50 cm, les pattes d'extrémité étant placées à environ 10 cm des extrémités du rampant ; les feuilles de 2 m peuvent être maintenues par 3 pattes à tasseaux par relief latéral. Les pattes à feuilles (article 4.2.4), utilisées en agrafure simple ou double, sont en cuivre de 0,5 mm minimum, de largeur minimale 4 cm et de longueur 12 ou 13 cm.
Les feuilles sont toujours posées avec deux reliefs latéraux dont la hauteur est égale à la hauteur du tasseau diminuée de 5 mm : relevé de 35 mm pour un tasseau de 40 mm, relevé de 45 mm pour un tasseau de 50 mm. Ce jeu de 5 mm entre le tasseau et le pli de la feuille est ce qui permet la libre dilatation du métal — le supprimer, c'est provoquer le voilement. Les reliefs au droit des tasseaux ne sont pas cloués : ils sont maintenus par les pattes à tasseaux, seul un clou en tête de feuille étant admis.
Assemblages transversaux et recouvrements chiffrés
Trois assemblages transversaux existent en travée discontinue : agrafure simple, double agrafure et ressaut. Le choix dépend du site, de la pente et de la zone climatique, et fait l'objet du tableau IV pour la couverture à tasseaux et du tableau XI pour le joint debout. En agrafure simple (article 4.3.1), les agrafures sont dites de 4 cm ou 5 cm en couverture à tasseaux en feuilles, et de 6 cm en couverture à tasseaux en longues feuilles.
En double agrafure sur longues feuilles (article 4.4.2.2), le recouvrement minimal est de 14 cm pour les pentes supérieures ou égales à 0,11 m/m et de 16 cm pour les pentes inférieures à 0,11 m/m. La fixation peut se faire par une bande de feuillard cuivre de 25 mm × 1,5 mm placée à l'intérieur de la pince de tête, la pince étant ensuite rabattue sur le feuillard. En assemblage à ressaut (article 4.5.1), la feuille comporte en tête un relief d'une hauteur inférieure de 10 mm à celle du ressaut avec un jeu de 10 mm, et en bas un larmier de 45 mm qui ne doit pas être entaillé, avec un jeu de 10 mm en couverture en feuilles et 15 mm en longues feuilles.
Pour les pentes supérieures à 1,75 m/m en agrafure simple, l'article 4.3.2.1 impose de loger les deux pattes à tasseaux de tête dans deux encoches pratiquées dans les reliefs et d'ajouter une troisième patte à feuille. Le point fixe des longues feuilles à tasseaux (article 4.3.2.2) est réalisé par clouage des relevés dans les tasseaux aux 2/3 minimum de la longueur à partir du bas de la longue feuille, avec au minimum 4 clous par côté répartis sur une longueur de 30 cm environ.
Couverture à joint debout : relevés, pattes et pentes
En joint debout (chapitre 5), les longues feuilles sont toujours posées avec deux relevés latéraux inégaux, l'un de 35 mm, l'autre de 45 mm, avec un jeu de 3 à 5 mm laissé entre les bases de deux relevés adjacents. Le joint fini a une hauteur minimale de 25 mm. Deux profils d'outillage sont admis : le type a, exécuté en deux passes, et le type b, serti en une seule passe.
Les pattes de fixation (article 5.2.2) sont en cuivre de 0,5 mm d'épaisseur minimum, de deux types : pattes fixes destinées à créer un point fixe sur le support, et pattes coulissantes permettant le libre mouvement des longues feuilles. Elles sont fixées à raison de trois clous par patte et serties en même temps que le joint. Le point fixe est créé à l'aide de 5 pattes fixes espacées chacune de 33 cm ; en amont et en aval, les pattes coulissantes sont disposées avec le même écartement. Dans tous les cas, la première patte est placée à 16,5 cm de l'égout, l'intervalle entre les trois premières pattes est fixé à 16,5 cm, et la dernière patte est placée à 33 cm du faîtage ou de l'arêtier. En région de vent III et en site exposé, le nombre de pattes est renforcé sur les bords du toit et le long des arêtes.
L'article 5.3 fixe le choix de l'assemblage en fonction de la pente. Lorsque la longueur du rampant est supérieure à la longueur admissible des longues feuilles : pour 5 % ≤ pente < 20 %, l'assemblage est exécuté à ressaut, d'une hauteur de 8 cm minimum ; pour une pente ≥ 20 %, l'assemblage peut être à ressaut ou à double agrafure à recouvrement, avec une pince de 3 cm en tête, une bande d'agrafure soudée de 10 cm, une pince de 6 cm en bas des feuilles supérieures, un jeu de 10 à 15 mm et un recouvrement minimal de 14 cm. Lorsque le rampant est inférieur à la longueur admissible, la travée est continue ; pour une pente ≥ 20 % la travée peut être fractionnée en double agrafure à recouvrement (pince de 3 cm en tête, bande d'agrafure de 6 cm de large remontant de 2 cm sur les reliefs, recouvrement de 10 cm minimum), et pour une pente ≥ 47 % l'agrafure simple de 4 cm minimum est admise.
Égout, faîtage, noues : les points singuliers chiffrés
À l'égout (article 4.8.1), le raccordement du bas des feuilles et longues feuilles avec les chéneaux ou gouttières se fait par un larmier de 45 ou 60 mm, avec un jeu de 5 mm pour la couverture en feuilles et 15 mm pour la couverture en longues feuilles entre le bas de la feuille et le bas du support bois. Si le recouvrement du larmier sur le chéneau est inférieur à 30 mm, on interpose une bande d'égout ou une bande de battellement. Sous chaque extrémité de tasseau, une chemise de garantie en cuivre de 20 × 15 cm avec pince latérale, ou 30 × 15 cm sans pince, assure l'étanchéité et raidit le larmier. En longues feuilles et pour des pentes au moins égales à 0,20 m/m, le larmier peut être remplacé par un égout agrafé.
Au faîtage et à l'arêtier (article 4.8.3), les tasseaux de faîtage ont 8 cm de haut et les tasseaux d'arêtier 6 cm ou 8 cm. Les feuilles comportent en tête un relief de faîtage d'une hauteur égale à celle du tasseau moins 1 cm, avec un jeu de 5 mm en couverture en feuilles et 10 mm en longues feuilles. Les angles formés par la rencontre des relevés latéraux et du relief de faîtage sont soudés ou exécutés en coin de mouchoir. Les couvre-joints placés sur un tasseau de faîtage sont posés avec un recouvrement de 8 cm, contre 5 cm sur un tasseau d'arêtier, le sens de recouvrement tenant compte des vents de pluie dominants.
En noue (article 4.8.4), il faut prévoir un jeu entre les feuilles et les éléments de noue : 5 mm pour une agrafure entre feuille et élément de noue, 10 mm entre longue feuille et élément de noue. La noue à agrafure simple présente des pinces de 4 cm sur les rives latérales et de tête et une pince de 3,5 cm en bas, pour un développement de 33 cm minimum. La noue à double agrafure comporte une pince de 1 cm en tête et de 3 cm en bas, un développement qui ne doit pas être inférieur à 40 cm et un recouvrement minimal de 15 cm. La noue encaissée comporte deux relevés latéraux de 4,5 cm minimum.
Ventilation de la sous-face : 1/5000 et 1/3000
Le chapitre 7 du DTU 40.45 fixe deux ratios que le maître d'œuvre doit vérifier en phase conception, car ils déterminent la géométrie de la charpente. En couverture sur comble perdu (article 7.1), la surface totale des orifices de passage d'air doit être au moins égale à 1/5000 de la surface projetée de la couverture sur un plan horizontal. La ventilation est assurée soit par une entrée d'air en partie basse et une sortie d'air en partie haute, la section totale étant répartie par moitié, soit par des ouvertures en pignons.
En couverture avec isolation thermique sous rampant (article 7.2), le ratio passe à 1/3000 de la surface projetée, la surface totale des orifices étant répartie par moitié en partie haute et en partie basse de couverture. Surtout, il faut réserver entre le support de la couverture et l'isolant un espace destiné à assurer le libre passage de l'air, dont l'épaisseur minimale est de 4 cm pour les longueurs de rampant inférieures ou égales à 12 m et de 6 cm pour les longueurs de rampant supérieures à 12 m. Le DTU rappelle que certains isolants peuvent foisonner et qu'il faut en tenir compte dans le dimensionnement de la lame d'air.
Les dispositifs de ventilation eux-mêmes sont normés : les chatières sont conformes à la NF P 37-410, l'ouverture pratiquée sur la feuille de cuivre comportant tout autour un relevé de 10 mm quand les chatières sont soudées et de 30 mm quand elles sont fixées sur pattes. Le relevé situé derrière la grille doit être en retrait de celle-ci pour éviter que la pluie ne pénètre directement dans le comble. En aération linéaire, un grillage à mailles fines destiné à s'opposer à l'intrusion de petits animaux est imposé dès que la plus petite dimension des orifices dépasse 50 mm.
Zones climatiques de l'annexe 2 : la Provence en zone 3
L'annexe 2 du DTU 40.45, qui est contractuelle, divise la France en trois zones climatiques au regard de la concomitance vent-pluie. La zone 1 couvre tout l'intérieur du pays situé à une altitude inférieure à 200 m. La zone 2 couvre la côte Atlantique sur 20 km de profondeur, de Lorient à la frontière espagnole, la transition d'environ 20 km entre zone 1 et zone 3 pour les côtes de la Manche, de la Bretagne et de la mer du Nord, et les altitudes comprises entre 200 et 500 m.
La zone 3, la plus contraignante, regroupe les côtes de la mer du Nord, de la Manche et de l'Atlantique jusqu'à Lorient sur une profondeur de 20 km, la vallée du Rhône jusqu'à la pointe des trois départements Isère, Drôme et Ardèche, la Provence, le Languedoc, le Roussillon, la Corse, et toutes les altitudes au-dessus de 500 m. Conséquence directe pour les projets suivis par Progineer : une couverture cuivre en Provence-Alpes-Côte d'Azur relève systématiquement de la zone 3, la colonne la plus exigeante des tableaux IV, VII, IX et XI — pentes minimales relevées et recouvrements majorés par rapport à un chantier de plaine intérieure.
À ces zones se superposent trois situations locales. La situation protégée correspond à un fond de cuvette entouré de collines sur tout son pourtour. La situation normale correspond à une plaine ou un plateau pouvant présenter des dénivellations peu importantes. La situation exposée vise, au voisinage de la mer, le littoral sur une profondeur d'environ 5 km, le sommet des falaises, les îles ou presqu'îles étroites, les estuaires ou baies encaissées ; et, à l'intérieur du pays, les vallées étroites où le vent s'engouffre, les montagnes isolées et élevées — le DTU cite nommément le mont Aigoual et le mont Ventoux — ainsi que certains cols. Le DTU précise qu'en cas d'incertitude sur l'appartenance d'un lieu à une zone, il appartient aux Documents Particuliers du Marché de le préciser.
Couverture cuivre en région de montagne (chapitre 8)
Le chapitre 8 s'applique aux bâtiments implantés à une altitude supérieure à 900 m, et le DTU précise que certaines toitures situées à une altitude inférieure ou égale à 900 m peuvent être considérées comme toitures sous climat de montagne en fonction de conditions microclimatiques particulières, les Documents Particuliers du Marché en faisant alors mention. Seuls deux systèmes de couverture sont admis en montagne : la couverture à joint debout en longues feuilles et la couverture à tasseau à couvre-joint agrafé.
Le principe retenu est celui de la double toiture froide ventilée : la lame d'air comprise entre la sous-face du support de couverture et l'étanchéité complémentaire communique avec l'extérieur par des entrées d'air en parties basses et des sorties d'air en parties hautes. L'épaisseur minimale des supports en bois massif est portée à 22 mm. La largeur maximale des feuilles et longues feuilles est ramenée à 0,500 m, et les longueurs maximales des longues feuilles sont de 8 m pour l'épaisseur 5/10 mm et 13 m pour l'épaisseur 6/10 mm.
Les arrêts de neige, lorsqu'ils sont prévus par les règlements ou les habitudes locales, doivent être fixés sur la charpente et non sur le platelage support de couverture, et posés de façon à ne pas entraver la dilatation des longues feuilles. Le nombre de pattes constituant le point fixe est déterminé pour résister au cisaillement résultant des forces engendrées par le glissement de la neige, dont la valeur est F = P × sin α, P étant le poids de la neige sur l'ensemble d'une travée et α la pente. Dans tous les cas, le nombre de pattes fixes ne peut être inférieur à 5, espacées de 33 cm, soit une partie fixe totale de 1,32 m. Les relevés contre pénétration sont portés à 20 cm minimum.
Entretien, usage et responsabilités après réception
L'annexe 1 du DTU 40.45, contractuelle, rappelle que la condition de durabilité ne peut être pleinement satisfaite que si les ouvrages sont entretenus et si leur usage est conforme à leur destination. L'entretien est explicitement à la charge du maître d'ouvrage après la réception de l'ouvrage. Cette clause est celle que l'expert d'assurance ouvre en premier lorsqu'un désordre apparaît sur une couverture métallique.
L'entretien normal comporte l'enlèvement périodique des feuilles, herbes, mousses et autres dépôts ou objets étrangers ; le maintien en bon état des évacuations d'eau pluviale ; s'il y a lieu, le maintien en bon état de la ventilation de la sous-face de la couverture ; le maintien en bon état des ouvrages qui contribuent à l'étanchéité (solins, larmiers, bandeaux) ; et le maintien en bon état de tous les éléments métalliques, notamment ferreux, émergeant de la couverture en cuivre — antennes, supports de panneaux, arrêts de neige.
L'usage normal implique une circulation réduite au strict nécessaire. Le DTU met en garde contre le poinçonnement des parties planes et les déformations de joints, couvre-joints et chatières, et recommande le recours à des chemins de circulation, notamment lorsque des équipements techniques nécessitant des visites fréquentes (installations de conditionnement d'air) sont installés sur la couverture. L'annexe rappelle également qu'on ne doit pas prendre appui directement sur les parties éclairantes ou accessoires en polyester armé de fibres de verre, et renvoie en commentaire au décret n° 65-48 du 8 janvier 1965 relatif à la protection des travailleurs du bâtiment.
Textes cités en référence par le DTU 40.45
L'annexe 3 recense les textes normatifs cités. Côté Documents Techniques Unifiés : DTU 31.1 (charpente et escaliers en bois), DTU 32.1 (construction métallique : charpente en acier), DTU 32.2 (construction métallique : charpente en alliages d'aluminium), Règles CB 71 (règles de calcul des charpentes en bois et modificatifs) et Règles CM 66 (règles de calcul des constructions en acier et additif).
Côté normes : NF EN 1172 (cuivre et alliages de cuivre — tôles et bandes pour le bâtiment), NF EN 1173 (désignation des états métallurgiques), NF EN 504 (produits de couverture en feuille de cuivre totalement supportées), NF B 50-002 et NF B 50-003 (bois — vocabulaire), NF B 50-100 (analyse des risques biologiques), NF B 52-001 (règles d'utilisation du bois dans les constructions), NF B 54-000 (lames à parquet en bois massif), NF E 27-951 (pointes pour usage courant), NF P 34-402 (bandes métalliques façonnées), NF P 34-403 (couvre-joints métalliques) et NF P 37-410 (chatière à grille métallique).
S'y ajoutent, pour la limitation de largeur des longues feuilles, les règles NV 65 avec leur modificatif de décembre 1999 : en zone de vent 2 site exposé ainsi qu'en zones de vent 3 et 4 tous sites, la largeur des longues feuilles est limitée à 0,500 m, aussi bien en couverture à tasseaux qu'en joint debout. Pour un projet neuf, les actions de vent se calculent aujourd'hui selon l'Eurocode 1 partie 1-4 et son annexe nationale, mais le zonage de vent auquel renvoie le DTU 40.45 reste celui des règles NV 65 modifiées.
Glossaire NF DTU 40.45
- Cu-DHP
- Cuivre désoxydé au phosphore à teneur résiduelle élevée en phosphore, nuance imposée par l'article 2.1.1 du DTU 40.45 pour les feuilles et longues feuilles de couverture, définie par la norme NF EN 1172.
- État R 240
- État métallurgique de livraison imposé par l'article 2.1.2 pour les feuilles et longues feuilles de cuivre de couverture, au sens de la norme NF EN 1173.
- Longue feuille
- Bande de cuivre dont la longueur excède 3 m. En deçà, on parle de feuille et la pose relève des règles de la couverture en feuilles (article 3.1). Les longueurs admissibles des longues feuilles figurent au tableau V (tasseaux) et au tableau X (joint debout).
- Couverture à tasseaux
- Système dans lequel les feuilles sont relevées de part et d'autre contre des tasseaux en bois posés suivant la ligne de plus grande pente, l'ensemble étant coiffé d'un couvre-joint. Hauteur de tasseau : 4 cm minimum si la projection horizontale du versant est ≤ 8 m, 5 cm minimum au-delà.
- Joint debout
- Assemblage longitudinal obtenu par double pliage des reliefs latéraux de deux longues feuilles adjacentes (35 mm et 45 mm), serti en même temps que les pattes de fixation. Hauteur du joint fini : 25 mm minimum.
- Patte à tasseau
- Pièce de cuivre de 0,5 mm d'épaisseur minimale et 4 cm de largeur, de longueur initiale 16 cm (tasseau de 4) ou 18 cm (tasseau de 5), disposée tous les 50 cm et rabattue sur le relief pour maintenir la feuille sans la clouer.
- Patte fixe / patte coulissante
- En joint debout, la patte fixe crée le point fixe de la longue feuille sur le support ; la patte coulissante autorise le libre mouvement thermique. Trois clous par patte, point fixe constitué de 5 pattes fixes espacées de 33 cm.
- Agrafure simple
- Assemblage transversal composé d'une pince rabattue par-dessus en tête de feuille et d'une pince rabattue par-dessous en bas de feuille. Dites de 4 ou 5 cm en couverture à tasseaux en feuilles, de 6 cm en longues feuilles.
- Double agrafure
- Assemblage transversal avec bande d'agrafure soudée sous la pince de tête. En longues feuilles à tasseaux, recouvrement minimal de 14 cm pour une pente ≥ 0,11 m/m et 16 cm en deçà.
- Ressaut
- Décrochement du support (par coyaux, recouvrement de chevrons ou fourrure rapportée contre panne) permettant un assemblage transversal en faible pente. Hauteur minimale de 8 cm en joint debout pour 5 % ≤ pente < 20 %.
- Chemise de garantie
- Pièce de cuivre de 20 × 15 cm avec pince latérale, ou 30 × 15 cm sans pince, disposée à l'égout sous chaque extrémité de tasseau pour assurer l'étanchéité et raidir le larmier (article 4.8.1.2).
- Larmier
- Pli de rive inférieure de la feuille, de 45 ou 60 mm à l'égout, destiné à décrocher la goutte d'eau au-dessus du chéneau ou de la gouttière. Si son recouvrement sur le chéneau est inférieur à 30 mm, une bande d'égout ou de battellement est interposée.
- Bande solin
- Bande façonnée conforme à la NF P 34-402 assurant le raccordement de la couverture contre une maçonnerie. Sa rive inférieure s'arrête à 0,03 m au minimum du plat de la couverture et comporte une pince ou un ourlet rechassé ; le solin est de préférence en mortier bâtard.
- Membrane neutre
- Élément de séparation posé entre le cuivre et un support autre que le bois : feutre sec talqué non sablé, feutre imprégné, papier « entre-deux sans fil », papier « anglais » ou papier kraft paraffiné (article 2.9).
- Double toiture froide ventilée
- Principe imposé en région de montagne (chapitre 8) : la lame d'air comprise entre la sous-face du support de couverture et l'étanchéité complémentaire communique avec l'extérieur par des entrées d'air basses et des sorties d'air hautes.
- Zone climatique (annexe 2)
- Découpage contractuel du DTU 40.45 en 3 zones eu égard à la concomitance vent-pluie. Zone 1 : intérieur du pays sous 200 m. Zone 2 : côte Atlantique de Lorient à l'Espagne sur 20 km, altitudes 200-500 m. Zone 3 : côtes Manche/mer du Nord/Atlantique jusqu'à Lorient, vallée du Rhône, Provence, Languedoc, Roussillon, Corse, altitudes > 500 m.
Questions fréquentes sur NF DTU 40.45
Qu'est-ce que NF DTU 40.45 ?
NF DTU 40.45 - Couverture en cuivre. Le NF DTU 40.45 (NF P 34-215-1 pour le CCT, NF P 34-215-2 pour le CCS) encadre les couvertures par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en cuivre, exécutées sur support continu selon deux techniques seulement : la couverture à tasseaux et la couverture à joint debout. Il impose la nuance Cu-DHP (NF EN 1172) à l'état R 240 (NF EN 1173), une épaisseur minimale de 0,5 mm en feuilles et longues feuilles, des largeurs normalisées de 0,500 m et 0,670 m, et interdit tout contact — y compris hydraulique en aval — avec le zinc, l'acier galvanisé ou non et l'aluminium. Une couverture cuivre déversant dans une gouttière zinc est non conforme au DTU et perfore le métal aval. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF DTU 40.45 ?
Le domaine d'application couvre : Couverture cuivre en feuilles et bandes. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF DTU 40.45 sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Quelle est l'épaisseur minimale du cuivre selon le DTU 40.45 ?
L'article 2.1.3 du NF DTU 40.45 fixe 0,5 mm minimum pour les feuilles et longues feuilles, les épaisseurs courantes étant 0,5 mm et 0,6 mm. Pour les façonnés, le minimum descend à 0,4 mm, les épaisseurs courantes étant 0,4 mm, 0,5 mm et 0,6 mm. Les couvre-joints normalisés relevant de la NF P 34-403 ont une épaisseur minimale de 0,5 mm, et les couvre-joints non normalisés doivent également rester au minimum à 0,5 mm.
Quelle nuance de cuivre le DTU 40.45 impose-t-il ?
Le cuivre de couverture est du type Cu-DHP, cuivre désoxydé au phosphore, défini par la norme NF EN 1172 (article 2.1.1). L'état métallurgique de livraison imposé est l'état R 240 au sens de la NF EN 1173 (article 2.1.2). Les feuilles et longues feuilles doivent en outre être conformes à la NF EN 504 et à la NF EN 1172. Le cuivre est livré brut de laminage.
Peut-on raccorder une couverture cuivre à une gouttière en zinc ?
Non. L'article 3.2.1 interdit les contacts directs entre le cuivre et le zinc, l'acier galvanisé ou non, et l'aluminium. Il ajoute expressément que, bien qu'il n'y ait pas contact direct entre la couverture et les gouttières et descentes d'eaux pluviales, l'utilisation de gouttières et descentes réalisées avec ces métaux n'est pas admise. Seuls l'acier inoxydable, l'étain et le plomb sont admis en contact direct avec le cuivre ; les têtes des fixations du support en acier galvanisé ou non font l'objet d'une tolérance explicite.
Quelle est la longueur maximale d'une feuille de cuivre en couverture à tasseaux ?
L'article 4.1.4 fixe la longueur maximale des feuilles à 3 m, pour une largeur maximale de 0,670 m et une épaisseur minimale de 0,5 mm ; la longueur courante des feuilles est de 2 m. Au-delà de 3 m, l'ouvrage relève des règles de la pose en longues feuilles (article 3.1), dont les longueurs admissibles sont données au tableau V en fonction de la largeur et de l'épaisseur.
Quelle hauteur de joint debout impose le DTU 40.45 ?
Les longues feuilles sont posées avec deux relevés latéraux inégaux, l'un de 35 mm, l'autre de 45 mm, avec un jeu de 3 à 5 mm entre les bases de deux relevés adjacents. Le joint fini a une hauteur minimale de 25 mm (article 5.2.1). Deux profils de relief sont admis selon l'outillage : le type a se serti en deux passes, le type b en une seule passe.
Comment se répartissent les pattes de fixation en couverture à joint debout ?
L'article 5.2.2 impose 3 clous par patte, fixe ou coulissante. Le point fixe est constitué de 5 pattes fixes espacées chacune de 33 cm ; en amont et en aval, les pattes coulissantes reprennent le même écartement. Dans tous les cas, la première patte est placée à 16,5 cm de l'égout, l'intervalle entre les trois premières pattes est de 16,5 cm, et la dernière patte est placée à 33 cm du faîtage ou de l'arêtier. En région de vent III et en site exposé, le nombre de pattes est renforcé sur les bords du toit et le long des arêtes.
Quelle pente minimale pour une couverture cuivre à joint debout ?
Le DTU traite la pente par le choix de l'assemblage transversal (article 5.3 et tableau XI). Lorsque la longueur du rampant dépasse la longueur admissible des longues feuilles, l'assemblage à ressaut d'une hauteur de 8 cm minimum s'applique pour 5 % ≤ pente < 20 %. À partir de 20 % de pente, l'assemblage peut être exécuté à ressaut ou à double agrafure à recouvrement (recouvrement minimal 14 cm). À partir de 47 %, l'agrafure simple de 4 cm minimum devient admissible. Les valeurs de pente minimale du tableau IV pour la couverture à tasseaux dépendent en outre de la zone climatique et de la situation.
Quelle ventilation faut-il prévoir sous une couverture cuivre ?
Sur comble perdu, la surface totale des orifices de passage d'air doit être au moins égale à 1/5000 de la surface projetée de la couverture sur un plan horizontal (article 7.1). Avec une isolation thermique sous rampant, le ratio passe à 1/3000, réparti par moitié en partie haute et en partie basse (article 7.2). La lame d'air réservée entre le support de couverture et l'isolant est d'au moins 4 cm pour un rampant ≤ 12 m et 6 cm pour un rampant > 12 m.
Le DTU 40.45 s'applique-t-il en région de montagne ?
Oui, via le chapitre 8, applicable aux bâtiments implantés au-dessus de 900 m d'altitude. Seuls deux systèmes sont admis : le joint debout en longues feuilles et le tasseau à couvre-joint agrafé, exécutés en double toiture froide ventilée. L'épaisseur minimale des supports en bois massif est de 22 mm, la largeur maximale des feuilles est ramenée à 0,500 m et les longueurs maximales des longues feuilles sont de 8 m en 5/10 mm et 13 m en 6/10 mm.
Une couverture cuivre en PACA relève-t-elle d'une zone climatique particulière ?
Oui. L'annexe 2 du DTU 40.45, qui est contractuelle, classe la Provence, le Languedoc, le Roussillon, la Corse, la vallée du Rhône jusqu'à la pointe des départements Isère, Drôme et Ardèche, ainsi que toutes les altitudes supérieures à 500 m, en zone 3 — la plus exigeante des trois. C'est la colonne à lire dans les tableaux de pentes minimales, de recouvrements et de choix de noue. Le littoral sur environ 5 km de profondeur relève en outre de la situation exposée.
Qui prend en charge l'entretien d'une couverture cuivre après réception ?
L'annexe 1 du DTU 40.45 est explicite : l'entretien est à la charge du maître d'ouvrage après la réception de l'ouvrage, et les travaux relèvent des différents corps d'état. L'entretien normal comprend notamment l'enlèvement périodique des feuilles, herbes, mousses et dépôts, le maintien en bon état des évacuations d'eau pluviale et de la ventilation de sous-face, et le maintien en bon état des solins, larmiers et bandeaux.
Quelle soudure utiliser sur une couverture cuivre ?
L'article 2.7.1 prévoit une soudure à l'étain-plomb, alliage contenant au moins 28 % d'étain en poids. Le brasage fort (article 2.7.2) utilise un alliage d'apport cuivre-phosphore, avec éventuellement addition d'argent. Les soudures à l'étain sont exécutées à recouvrement et peuvent être barrées pour augmenter leur résistance mécanique ; les soudures de chéneaux et gouttières sont renforcées par un rivetage, prescription inutile dans le cas du brasage fort (article 3.4).
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Le NF DTU 40.46 (NF P 34-216-1 pour le cahier des clauses techniques) définit les conditions d'exécution des couvertures en plomb sur support continu : couverture à tasseaux, à baguettes roulées, à ourlets roulés et par agrafage rabattu. Il fixe une épaisseur minimale de plomb de 2,5 mm en couverture et de 3 mm en balcons et chéneaux, impose la soudure autogène comme seul mode d'assemblage des tables, interdit le contact direct du plomb avec l'aluminium, l'acier ordinaire ou galvanisé, le ciment, la chaux hydraulique et le béton, et exige un défaut de planéité du support inférieur à 1 cm.
NF DTU 40.13 - Couverture en ardoises en fibres-ciment
Le NF DTU 40.13 P1-1 (décembre 2009, indice de classement P 32-202-1-1) fixe les clauses types de mise en œuvre des couvertures en ardoises de fibres-ciment, ainsi que des habillages de parties verticales dits essentage. Il traite trois systèmes — pureau entier, modèles carrés posés en diagonale dits losangés, claire-voie ordinaire — et quatre modes de fixation : au crochet, à deux clous, à deux clous et un crochet, à deux clous et un crampon-tempête. Le couple pente / recouvrement est donné par trois tableaux croisant la pente, la zone climatique et la situation : la pente minimale descend à 25 % en pose au crochet ou à deux clous et un crampon-tempête en zone I protégée ou normale, et le recouvrement minimal varie de 60 à 160 mm. Un recouvrement sous-évalué, un trou de clou trop près du bord ou une lame d'air ventilée absente produisent infiltrations par capillarité, ruptures d'ardoise et condensation en sous-face.
Informations
Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024
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NF DTU 40.45 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. cuivre, couverture, patine, soudure, joint debout, couverture à tasseaux, Cu-DHP, NF EN 1172, NF P 34-215-1, DTU 40.45, longues feuilles, couvre-joint, corrosion galvanique.