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Document Technique Unifié
NF DTU 40.46

NF DTU 40.46 — Travaux de couverture en plomb sur support continu

Le NF DTU 40.46 (NF P 34-216-1 pour le cahier des clauses techniques) définit les conditions d'exécution des couvertures en plomb sur support continu : couverture à tasseaux, à baguettes roulées, à ourlets roulés et par agrafage rabattu. Il fixe une épaisseur minimale de plomb de 2,5 mm en couverture et de 3 mm en balcons et chéneaux, impose la soudure autogène comme seul mode d'assemblage des tables, interdit le contact direct du plomb avec l'aluminium, l'acier ordinaire ou galvanisé, le ciment, la chaux hydraulique et le béton, et exige un défaut de planéité du support inférieur à 1 cm.

Domaine d'application

Couvertures en plomb sur support continu (tasseaux, baguettes roulées, ourlets roulés, agrafage rabattu), balcons, dessus de murs, corniches et acrotères, évacuations d'eaux pluviales associées, France métropolitaine hors climat de montagne (> 900 m)

Mis à jour le 15 janvier 2024
Applicable depuis le 5 septembre 1994
plomb
couverture métallique
tasseau
baguette roulée
ourlet roulé
agrafage rabattu
soudure autogène
patte à bretelle
bande de clouage
membrane d'interposition
chéneau
ressaut
NF A 55-401
DTU 40.46

Règles principales

Domaine d'application et exclusions

Obligatoire

46 partie 1 (NF P 34-216-1), homologué le 5 août 1994 pour prendre effet le 5 septembre 1994 et intégrant l'amendement A1 de mai 1999 (Cahier du CSTB n° 3127), s'applique aux travaux de couverture en plomb sur support continu : couverture à tasseaux, couverture à baguettes roulées, couverture à ourlets roulés et agrafage rabattu.

Il traite aussi des conditions d'utilisation du plomb pour la réalisation de couvertures de balcons, dessus de murs, corniches ou acrotères — dénommés balcons et ouvrages assimilés — ainsi que des évacuations d'eaux pluviales associées à une couverture en plomb.

Il ne traite pas de toutes les applications en accessoires de couverture associés à d'autres matériaux que le plomb, ni du bardage, et certaines techniques particulières propres aux Monuments Historiques ne sont pas décrites. Il s'applique aux bâtiments situés en France métropolitaine, non compris les constructions situées en climat de montagne (altitude supérieure à 900 m).

Le plomb est compatible avec tous les types d'atmosphères : urbaine, rurale, industrielle ou marine. 2).

Références : NF DTU 40.46 P1 (NF P 34-216-1) art. 1, Cahier CSTB 3127

Planéité des supports directs

Obligatoire

Le défaut de planéité h, mesuré entre les points d'appui de deux travées consécutives, doit être inférieur en tous points du support de la couverture à 1 cm. Cette tolérance est portée à 1,5 cm dans le cas d'une rénovation. Dans le cas d'une forme courbe, les mêmes tolérances d'écart doivent être respectées par rapport à la ligne moyenne.

Cette exigence est déterminante pour une couverture plomb : matériau très ductile, le plomb épouse et révèle les défauts de son support, et une planéité insuffisante se traduit par des ondulations définitives visibles en toiture.

Références : NF DTU 40.46 P1 art. 1 (dispositions préalables relatives aux charpentes)

Nuances, dimensions et épaisseurs minimales du plomb

Obligatoire

Le plomb utilisé en couverture sous forme de tables est défini dans la norme NF A 55-401.

4, d'ajouter une teneur de 300 g/t à 600 g/t de cuivre au plomb destiné aux travaux de couverture ; en l'absence d'une telle addition, les quatre nuances recommandées sont le plomb doux raffiné à 99,97, le plomb doux raffiné à 99,90, le plomb doux affiné à 99,97 et le plomb doux affiné à 99,90.

Les dimensions des tables admises sont des longueurs de 10 000 mm, 5 000 mm et 2 000 mm et des largeurs de 2 000 mm et 1 000 mm, recoupables à la demande.

Les épaisseurs minimales sont de 2 mm pour les travaux de couverture de corniches, acrotères ou dessus de mur et pour l'étanchéité de pénétration ; de 2,5 mm pour les travaux de couverture ; et de 3 mm pour les couvertures de balcons et chéneaux. Les tables de plomb sont livrées brutes de laminage.

Les accessoires en plomb sont réalisés à partir de bandes conformes à la NF A 55-401, de longueur 10 000 mm, de largeurs 100, 120, 140, 160, 200, 300 et 500 mm, et d'épaisseur minimale 1,5 mm. La densité du plomb étant de 11,35, une table de 2,5 mm pèse 28,4 kg/m² et le poids de plomb dans la couverture représente de 30 à 34 kg/m² pour cette épaisseur.

Références : NF DTU 40.46 P1 art. 5.1, NF DTU 40.46 P1 art. 5.2.1, NF DTU 40.46 P1 art. 4.3.1.1 (note poids), NF A 55-401

Précautions d'emploi et compatibilités matériaux

Obligatoire

Sont interdits les contacts directs entre le plomb et l'aluminium, ainsi qu'entre le plomb et l'acier ordinaire, galvanisé ou non. Sont admis les contacts directs entre le plomb et le zinc, le cuivre étamé ou non, et l'acier inoxydable austénitique. 7 doit être obligatoirement interposée, la seule exception autorisée étant le garnissage des engravures. 3, mais il ne doit pas être peint.

Les essences de bois compatibles couramment utilisées sont le sapin, le pin sylvestre et le peuplier ; le chêne et le châtaignier peuvent être utilisés s'ils sont isolés par une membrane d'interposition. Les bardeaux en châtaignier doivent être flottés et traités préalablement à toute utilisation en amont ou en contact avec le plomb.

Des coulures d'oxyde de plomb peuvent apparaître sur les matériaux disposés en aval ; on peut s'en prémunir par enduction préalable du plomb sur ses deux faces à l'aide d'une huile de patine.

La membrane d'interposition est choisie parmi le feutre sec talqué non sablé, le papier dit « anglais », le papier kraft paraffiné, le papier dit « entre deux sans fil » ou le feutre non tissé polyester, cette liste n'étant pas limitative.

Références : NF DTU 40.46 P1 art. 4.2.1, NF DTU 40.46 P1 art. 4.2.2, NF DTU 40.46 P1 art. 5.3.1.1, NF DTU 40.46 P1 art. 5.7

Support continu en bois massif : pose et fixation

Obligatoire

Les voliges, frises ou planches sont posées de façon dite jointive, avec un écartement maximal à la pose de 2,5 mm, et clouées sur tous les appuis ; en fonction des pentes, de l'épaisseur de la volige et du plomb utilisé, cet écartement peut être supérieur. Le désaffleurement sans charge entre deux éléments voisins ne doit pas être supérieur à 2 mm.

Chaque volige, frise ou planche doit reposer, en partie courante, sur au moins trois appuis, et la largeur minimale de repos sur les appuis est de 40 mm en partie courante et de 30 mm en about ; en cas d'éléments de charpente de largeur d'appui inférieure, il est possible de rapporter des fourrures. Les planchers rainés-bouvetés sont constitués de lames à plancher de largeur 200 mm au maximum.

Les tableaux 2 et 3 donnent les distances maximales des entraxes des appuis en fonction des charges descendantes normales, et prennent également en compte les phénomènes pouvant intervenir au cours de la mise en œuvre, tels que la résonance au clouage ; en restauration de construction existante dont l'entraxe des appuis est supérieur aux valeurs prescrites, un contrelattage est nécessaire.

1, dont la longueur est au moins égale à 2,5 fois l'épaisseur de l'élément à fixer, disposés à raison de deux par appui pour des largeurs de support inférieures ou égales à 105 mm et de trois pour les largeurs supérieures et les extrémités ; les têtes ne doivent pas désaffleurer et doivent être chassées afin d'éviter tout contact avec le plomb.

Fixation sur pannes ou fourrures métalliques : vis autoperceuses à tête fraisée en acier inoxydable austénitique A2 selon le fascicule E 25-033, de diamètre minimal 5,5 mm, à raison de deux par appui.

Les bois doivent être définis par référence aux NF B 50-002, NF B 50-003, NF B 52-001-4 et B 52-001-5, avec un classement technologique de qualité correspondant au moins à la classe C18, une protection fongicide et insecticide répondant à la classe de risque 2 des NF EN 335-1 et NF EN 335-2, et une tolérance sur épaisseur des voliges, planches ou frises de ± 1,5 mm.

Références : NF DTU 40.46 P1 art. 4.3.1, NF DTU 40.46 P1 art. 5.3.1, NF DTU 40.46 P1 art. 5.4, NF EN 335-2, E 25-033

Supports en maçonnerie, béton, plâtre et panneaux

Obligatoire

Le support doit être bien sec. 7 est obligatoire. 2. L'utilisation de la pierre en support direct implique généralement un ragréage pour corriger l'état de surface.

Le plâtre peut être utilisé comme support localisé sur bois et pour le ragréage des balcons en pierre ou les fonçures de chéneaux, de préférence en plâtre THD (Très Haute Dureté) conforme aux NF B 12-301 et NF B 12-401 ; l'utilisation du plâtre sur béton est interdite.

Pour les supports en panneaux dérivés du bois, il convient de se reporter aux prescriptions de mise en œuvre de l'Avis Technique du panneau utilisé : l'emploi de panneaux de particules, de contreplaqués ou de panneaux composites avec isolation thermique intégrée en support direct de couverture relève de l'Avis Technique appréciant notamment la compatibilité entre le support et la couverture en plomb.

Pour les tourelles et dômes, lorsque des épaisseurs de support plus faibles sont nécessaires, le support est généralement posé en double ou triple épaisseur croisée.

Références : NF DTU 40.46 P1 art. 4.3.2, NF DTU 40.46 P1 art. 4.3.3, NF DTU 40.46 P1 art. 4.3.4, NF DTU 40.46 P1 art. 5.3.2, NF DTU 40.46 P1 art. 5.3.3

Soudure autogène et brasage : rôles distincts

Obligatoire

La seule soudure autorisée, pour la soudure de pattes en plomb ou pour le raccordement de tables ou parties de tables entre elles, est la soudure autogène : soudure effectuée soit sans métal d'apport, soit avec un métal d'apport de même nature que les tables à assembler, à l'aide d'un chalumeau oxyacétylénique ou oxypropane.

Pour des cas particuliers où la soudure n'est pas sollicitée mécaniquement, la brasure à l'étain-plomb peut être admise. Le brasage n'est utilisé que pour la fixation sur la table en plomb des pattes ou bandes de clouage en cuivre étamé ou en acier inoxydable étamé, et s'effectue avec un alliage d'apport étain-plomb contenant au moins 28 % d'étain.

Les soudures autogènes doivent toujours être positionnées en pleine feuille, à 50 mm au minimum du bord ; elles ne seront jamais positionnées dans l'angle formé par deux plans convergents, sauf pour des éléments de longueur inférieure à 1 m. Les soudures autogènes exécutées avec recouvrement doivent obligatoirement comporter deux passes décalées d'une demi-largeur de cordon.

Exceptions :

  • • Brasure à l'étain-plomb admise pour les cas particuliers où la soudure n'est pas sollicitée mécaniquement (note de l'art. 5.6.2)
  • • Soudure autogène admise dans l'angle de deux plans convergents pour les éléments de longueur inférieure à 1 m (art. 4.4)
Références : NF DTU 40.46 P1 art. 3.4, NF DTU 40.46 P1 art. 3.5, NF DTU 40.46 P1 art. 4.4, NF DTU 40.46 P1 art. 5.6

Pattes de fixation, pattes de maintien et bandes de clouage

Obligatoire

Les pattes de fixation sont de petits éléments découpés dans une bande de cuivre étamé ou non d'épaisseur minimale 0,5 mm, ou d'acier inoxydable austénitique étamé X5CrNi18-10 + SE d'épaisseur minimale 0,4 mm, qui, brasés sur la sous-face de la table, permettent la fixation de celle-ci soit directement sur le support, soit par l'intermédiaire d'un pontet cloué ou vissé sur le support à l'intérieur duquel la patte peut librement se déplacer (pattes à bretelle).

Les pattes de maintien peuvent être réalisées dans les deux mêmes matériaux ou découpées dans du plomb de la même épaisseur que la table à maintenir ; elles sont brasées (cuivre étamé ou inox austénitique étamé) ou soudées (plomb) sur la table inférieure, puis rabattues sur la table recouvrante, en laissant entre l'extrémité de celle-ci et le pli de la patte un jeu minimal de 5 mm.

La bande de clouage est une bande en cuivre étamé d'épaisseur minimale 0,5 mm ou en acier inoxydable austénitique étamé d'épaisseur minimale 0,4 mm, d'une largeur au moins égale à 30 mm, brasée sur la surface de la table à fixer, le clouage se faisant au travers ; pour la fixation de petits accessoires (passe-corde, passe-barre, bande de filet) et pour les balcons et ouvrages assimilés, elle peut aussi être réalisée en zinc d'épaisseur minimale 0,8 mm, non brasée, et de largeur 15 mm.

Les pattes en plomb ou en cuivre, les bandes de clouage en cuivre et les tables sont fixées avec des clous à tête large en cuivre torsadés ou crantés, ou des vis en laiton à tête fraisée ; les pattes, tables et bandes de clouage en acier inoxydable austénitique avec des clous à tête large crantés ou des vis en inox austénitique A2 ; les bandes de clouage en zinc à l'aide de clous à large tête crantés, de chevilles à frapper ou de vis en inox austénitique A2.

Références : NF DTU 40.46 P1 art. 3.1, NF DTU 40.46 P1 art. 3.2, NF DTU 40.46 P1 art. 3.3, NF DTU 40.46 P1 art. 5.5

Tasseaux : forme, hauteur, disposition et fixation

Obligatoire

Les tasseaux seront au choix de forme demi-ronde (baguette) d'une hauteur égale à 30 mm, ou de forme demi-ronde à base réduite. Pour les longueurs de rampant supérieures à 8 m, la hauteur minimale du tasseau, quel que soit le type, sera de 50 mm.

Ils sont posés suivant la ligne de plus grande pente du versant afin de ne pas créer d'obstacle à l'écoulement naturel des eaux ; toutefois, le tasseau de rive est toujours posé parallèlement à la rive. Dans la couverture à ressauts, les tasseaux sont disposés en quinconce, la pose à tasseaux alignés étant possible mais présentant des difficultés d'exécution.

Chaque tasseau est fixé sur le voligeage à l'aide de pointes traversant perpendiculairement le tasseau et le support, disposées tous les 0,50 m au maximum ; de plus, ce clouage est renforcé par deux pointes en oblique de part et d'autre du tasseau, en alternance avec les pointes perpendiculaires.

Pour les raccordements transversaux à ressaut, la volige constituant la partie supérieure du relief devra comporter un amincissement égal à l'épaisseur du plomb sur une largeur de 50 mm, afin d'y loger la table inférieure sans créer de surépaisseur, cette table devant recouvrir la totalité du défoncé avec un jeu maximal égal à l'épaisseur du plomb utilisé.

Références : NF DTU 40.46 P1 art. 6.1.1, NF DTU 40.46 P1 art. 6.2.1, NF DTU 40.46 P1 art. 6.2.2

Assemblages transversaux et pente minimale

Obligatoire

Il existe trois types d'assemblage transversal : l'assemblage transversal à recouvrement simple, l'assemblage à recouvrement à double agrafure et l'assemblage transversal à ressaut. Pour les pentes comprises entre 1° et 15°, soit de 2 % à 27 %, les assemblages transversaux seront à ressaut. Au-dessus, les valeurs de recouvrement en fonction de la pente devront correspondre aux valeurs définies dans le tableau 6.

Dans les zones climatiques II et III et en toutes zones exposées, il y a lieu de prévoir des recouvrements à double agrafure ou des ressauts. Le tableau 7 donne les dimensions maximales hors tout, jonctions comprises, des tables à mettre en œuvre en partie courante, en fonction de leur épaisseur et de la nature de l'ouvrage à exécuter.

En assemblages transversaux à recouvrement, et afin d'éviter les surépaisseurs au niveau des nœuds d'assemblage, les tables seront disposées en quinconce.

Références : NF DTU 40.46 P1 art. 6.1.2, NF DTU 40.46 P1 art. 6.1.3, NF DTU 40.46 P1 art. 6.1.4, NF DTU 40.46 P1 art. 6.3.4, NF DTU 40.46 P1 tableaux 6 et 7

Maintien latéral et fixations en tête des tables

Obligatoire

Les tasseaux sont recouverts par la superposition des deux tables. La table recouverte est maintenue sur le tasseau par clouage sur le premier tiers amont de sa longueur, soit directement, soit au travers d'une bande de clouage.

La table recouvrante devra déborder de 0,05 m au-delà du tasseau ; elle sera maintenue par des pattes brasées ou soudées, suivant leur nature, sur la table inférieure, puis rabattues, à raison de trois pattes au minimum par mètre de longueur.

Ces pattes ont pour but d'éviter le soulèvement des tables sous l'effet du vent ; il y a lieu de laisser un jeu de 5 mm entre la bordure de la table et le pli de la patte, ces pattes devant être en simple contact avec la surface du plomb, sans serrage.

Les tables sont fixées en tête par l'un des quatre procédés suivants, admis toutes pentes : clouage ou vissage sur une seule ligne au travers d'un feuillard de cuivre d'épaisseur minimale 1 mm, avec un espacement entre clous de 70 mm à 80 mm, ce feuillard ayant été préalablement brasé sur la sous-face de la table ; clouage ou vissage sur une seule ligne avec espacement de 70 mm à 80 mm au travers d'une bande de clouage brasée sur le plomb ; clouage direct avec clous disposés sur deux lignes espacées entre elles de 30 mm, les clous étant espacés de 70 mm à 80 mm et disposés en quinconce, la fixation pouvant aussi être assurée par vissage avec rondelle ; clouage ou vissage à l'envers de la volige.

Dans les zones climatiques II et III et en zone I en situations exposées, seules les fixations 1, 2 ou 4 sont autorisées. Dans le cas des balcons, les dimensions à considérer doivent être inscrites dans une surface maximale tenant compte de la longueur maximale du tableau, afin de permettre la distribution optimale des tables en fonction des ouvertures et des points d'ancrage éventuels des rambardes.

Références : NF DTU 40.46 P1 art. 6.3.1, NF DTU 40.46 P1 art. 6.3.2

Ressauts, larmiers, égout et rives

Obligatoire

Les ressauts sont obtenus à l'aide de coyaux posés sur les chevrons, par recouvrement des chevrons au droit des pannes, ou avec lambourde rapportée contre la panne ; le support de couverture est posé sur les gradins ainsi obtenus, une volige obturant l'about du ressaut, et la hauteur du ressaut doit être adaptée au type de couverture.

Usuellement, la hauteur du ressaut est de 110 mm, ce qui permet de pratiquer un larmier de 50 mm ; exceptionnellement, cette hauteur peut être réduite à l'épaisseur du tasseau augmentée de 10 mm et au minimum à 50 mm, le larmier devant alors être embouti sur le tasseau avec un recouvrement de 50 mm sur le niveau inférieur.

2, cette fixation étant placée sur une partie encastrée dans le support au niveau supérieur du relief de tête.

À l'égout, le raccordement du bas des tables avec les chéneaux ou gouttières se fait par un larmier de 50 mm au minimum ; en cas de raccordement avec une gouttière, si le recouvrement dans le chéneau est inférieur à 40 mm, on interposera une bande d'égout ou une bande de battellement, posées avec recouvrement.

En l'absence de chéneau, le plomb est roulé ou agrafé sur une bande d'égout en cuivre, zinc ou acier inoxydable austénitique.

En rive droite avec tasseau de rive, on place une bande d'agrafage sur le tasseau de rive, fixée au mur soit par une patte d'agrafage fixée sur le support et prise dans l'ourlet, soit par une patte fixée dans le support et soudée sur la patte d'agrafage ; la table vient ensuite recouvrir cette bande et est agrafée ou roulée sur celle-ci.

En rive droite avec bandeau, on place une bande préformée recouvrant le bandeau, l'étanchéité entre le relief de la feuille de rive et cette bande étant assurée par une main-courante.

Les rives biaises que fuit l'eau sont traitées comme les arêtiers pour les raccords de feuilles et couvre-joint, et comme les rives droites pour la bande de rive ; les rives biaises qui reçoivent l'eau sont traitées comme des noues ou des chéneaux.

Références : NF DTU 40.46 P1 art. 4.3.5, NF DTU 40.46 P1 art. 6.3.3, NF DTU 40.46 P1 art. 6.4.1, NF DTU 40.46 P1 art. 6.4.2

Faîtage, arêtiers et couvre-joints

Obligatoire

Le recouvrement du faîtage se fait généralement par débordement des tables d'un versant sur l'autre versant, la valeur du débordement étant fixée en fonction de la pente suivant le tableau 6 ; il peut également être réalisé avec une bande de faîtage. Les arêtiers sont traités avec tasseaux, les tasseaux d'arêtier ayant une hauteur en œuvre supérieure de 20 mm au moins à celle des tasseaux de couverture.

Les tables de chaque versant, aux angles formés par la rencontre des relevés latéraux et du relief d'arêtier, sont traitées soit par découpe et soudure autogène, soit par emboutissage.

Les couvre-joints d'arêtier sont réalisés par longueurs maximales de 1 m et assemblés entre eux par recouvrement, la valeur du recouvrement étant déterminée en fonction de la pente de l'arêtier d'après le tableau 6 ; le recouvrement du couvre-joint sur les tables de versant, y compris le franchissement des tasseaux de couverture par recouvrement, est au minimum de 100 mm.

La forme du couvre-joint est obtenue soit par ajout de goussets ayant le profil des tasseaux, soudés par soudure autogène, soit par emboutissage du plomb sur les tasseaux de couverture.

Les couvre-joints sont maintenus par clouage en tête sur le tasseau d'arêtier et par une patte de maintien à l'extrémité aval, soudée ou brasée sur l'élément de couvre-joint inférieur ; des pattes sont disposées parallèlement au tasseau d'arêtier, brasées ou soudées sur le plomb de couverture puis rabattues sur le couvre-joint.

Références : NF DTU 40.46 P1 art. 6.4.3.1, NF DTU 40.46 P1 art. 6.4.3.2, NF DTU 40.46 P1 tableau 6

Noues : types, développés et pentes différentes

Obligatoire

11. Le choix du modèle de noue est fonction de la pente de la noue et des versants, de la situation du bâtiment, de la zone climatique et de la nature de l'ouvrage, le tableau 8 définissant le type de noue à exécuter. Quel que soit le type de noue, les prescriptions générales relatives aux épaisseurs, aux dimensions maximales et aux fixations doivent être respectées.

La noue encaissée peut être à ressauts, établie à la jonction de deux pans de comble à ressauts, ou à recouvrement, l'intervalle entre abouts des chevrons étant alors masqué par une planche ; les tables des versants se prolongent par un larmier venant en recouvrement sur les reliefs de la noue, et les tables constituant la noue sont fixées par clouage en tête et sur le tiers supérieur, puis par un dispositif permettant la libre dilatation (pattes à bretelles par exemple) sur la longueur restante.

La noue à recouvrement s'effectue sur rampants dont la projection horizontale est inférieure à 8 m et son développé est de 0,50 m au minimum ; les tables comportent un pli en leur milieu et sont fixées uniquement en tête et sur le premier tiers de leur longueur, la valeur du recouvrement étant déterminée par le tableau 6 avec la pente prise dans le fond de noue.

Lorsque la différence de pente des deux versants est inférieure à 27 % ou 15°, la noue doit être encaissée ou réalisée à tasseau de fond, exécutée en deux travées séparées par un tasseau de fond de 0,08 m de hauteur minimale recouvert par la table du versant de noue le plus incliné ; lorsque cette différence est supérieure ou égale à 27 % ou 15°, la noue est exécutée selon les méthodes précédentes ou avec un tasseau de hauteur minimale 0,08 m déporté sur le versant de plus faible pente.

Références : NF DTU 40.46 P1 art. 6.4.4, NF DTU 40.46 P1 tableau 8, DTU P 40-202 (DTU 60.11)

Raccordements sur pénétrations continues et membrons

Obligatoire

Le raccordement de la couverture au droit d'une pénétration continue se fait par relevé d'une hauteur au moins égale à 0,09 m, complété soit par une bande porte-solin, soit par une bande à rabattre.

Les bandes porte-solins sont généralement en plomb : dans ce cas, elles sont posées par longueurs maximales de 1 m en 1,5 mm d'épaisseur, ou de 1,5 m en 2 mm d'épaisseur, le recouvrement entre bandes successives étant de 0,07 m au minimum. Elles peuvent être en zinc, auquel cas elles sont de 2 m de longueur, ou en acier inoxydable austénitique ou en cuivre, d'une longueur de 2 m.

En raccord brisis-terrasson avec continuité des tasseaux, le raccord est réalisé par recouvrement avec création d'un larmier au-dessous de la ligne de bris, en alternant des tables d'une longueur maximale avec des tables d'une longueur inférieure de la valeur donnée au décalage entre tables successives, afin d'obtenir la disposition en quinconce.

En raccord avec le larmier, il est possible d'interposer un membron : les membrons sont posés par longueurs de 1 m et sont raccordés soit par baguette roulée et recouvrement, soit par agrafure rabattue avec chemise de garantie uniquement pour des pentes supérieures à 175 %, soit en bord à bord avec chemise de garantie et patte d'agrafage dans la jonction, également uniquement pour des pentes supérieures à 175 %.

Références : NF DTU 40.46 P1 art. 6.4.5, NF DTU 40.46 P1 art. 6.4.6

Baguettes roulées, ourlets roulés et agrafage rabattu

Obligatoire

Couverture à baguettes roulées : toutes les prescriptions de l'article 6 relatives à la couverture sur tasseaux sont également valables. Pour certains ouvrages de rampant réduit et recevant peu d'eau, comme les corniches, la hauteur de la baguette pourra être ramenée à 0,015 m. Les assemblages transversaux sont, en fonction de la pente et de la zone climatique, à recouvrement ou à ressauts.

2 ; par ailleurs, sur le tiers supérieur de la table, des pattes de fixation sont brasées sur la sous-face de la table au niveau de la baguette roulée avec un intervalle maximal de 0,33 m, puis clouées ou vissées latéralement sur le support.

La table recouvrante est maintenue tout au long de la baguette roulée par des pattes de maintien soudées ou brasées sur la table inférieure, à raison de deux par mètre au minimum. Avec les baguettes roulées de 0,03 m, les rives, faîtages, noues et raccords contre murs sont traités comme pour les couvertures à tasseaux.

Couverture à ourlet roulé : les tasseaux sont remplacés par un ourlet obtenu par roulage simultané des deux tables contiguës en une spire complète ; ce type de couverture est interdit pour les couvertures à faible pente, inférieure à 27 %, ainsi que pour les balcons et terrasses accessibles, sauf en cas d'utilisation d'ourlets roulés pleins. 3.

Latéralement, les fixations sont assurées par des pattes en cuivre ou acier inoxydable fixées sur le support et roulées en même temps que le plomb lors de la confection de l'ourlet, réparties à raison de trois pattes par mètre sur toute la longueur de la table. Une chanlatte trapézoïdale peut être utilisée lorsque l'on désire une garde d'eau supplémentaire.

Agrafage simple rabattu : en couverture, cette jonction ne peut être réalisée que pour des pentes supérieures ou égales à 175 %, avec adjonction d'une chemise de garantie ; la largeur de l'agrafage une fois rabattu ne sera pas inférieure à 0,025 m.

Références : NF DTU 40.46 P1 art. 7, NF DTU 40.46 P1 art. 8, NF DTU 40.46 P1 art. 9

Chéneaux en plomb : section, pente et ressauts

Obligatoire

11). La pente minimale à donner au chéneau est de 0,5 %, cette pente minimale ne permettant pas de s'affranchir du risque de flaches compte tenu des tolérances d'exécution. 11. 7, particulièrement en ce qui concerne la mise en place de membranes d'interposition ; les angles vifs entre le fond de chéneau et les reliefs doivent être évités.

La conception du support doit permettre la réalisation de ressauts distants entre eux au maximum des valeurs du tableau 4, en fonction du matériau du support et de l'épaisseur du plomb prévue, et doit permettre l'encastrement de la partie amont du relief de tête sur une longueur minimale de 50 mm.

L'épaisseur minimale du plomb pour la réalisation du chéneau est de 3 mm, la hauteur minimale des ressauts est de 50 mm, et le recouvrement sur la table inférieure est de 50 mm. Si la largeur développée excède les valeurs prévues au tableau 4, il doit être procédé à la réalisation d'une ou deux banquettes.

Références : NF DTU 40.46 P1 art. 4.7, NF DTU 40.46 P1 tableau 4, DTU P 40-202 (DTU 60.11)

Balcons et ouvrages assimilés

Obligatoire

Pour les balcons, la pente minimale est de 2 %. Cependant, pour des travaux de rénovation et lorsque la largeur du balcon n'excède pas un mètre, il est admis une pente de 1 %, cette pente ne permettant toutefois pas toujours de s'affranchir du risque de flaches compte tenu des tolérances d'exécution.

7, particulièrement en ce qui concerne la mise en place de membranes d'interposition et l'utilisation de plâtre pour le ragréage. L'épaisseur minimale du plomb pour les couvertures de balcons est de 3 mm. Les dimensions des tables sont définies conformément au tableau 7.

Les piètements de garde-corps constituent des points fixes susceptibles de s'opposer à la libre dilatation du plomb : le calepinage des tables doit donc en tenir compte en faisant en sorte qu'il n'y ait pas plus d'un piètement par table.

Exceptions :

  • • Travaux de rénovation avec balcon de largeur n'excédant pas un mètre : pente ramenée à 1 % admise (note de l'art. 10.1)
Références : NF DTU 40.46 P1 art. 10.1, NF DTU 40.46 P1 art. 10.2, NF DTU 40.46 P1 art. 10.3, NF DTU 40.46 P1 art. 5.1.2

Ventilation de la couverture et ouvrages d'aération

Obligatoire

Les dispositions de ventilation s'appliquent aux couvertures de bâtiments à faible ou moyenne hygrométrie.

Cas de la couverture sur comble perdu : la section totale des orifices de passage d'air doit être au moins égale à 1/5 000 de la surface projetée de la couverture sur un plan horizontal ; la ventilation peut être assurée soit par une entrée d'air en partie basse et une sortie d'air en partie haute, la section totale des orifices étant répartie par moitié en partie haute et basse, soit par des ouvertures en pignons, la distance maximale entre ceux-ci devant être de 12 m.

Cas de la couverture avec une isolation thermique sous rampant : la surface totale des orifices de passage d'air doit être au moins égale à 1/3 000 de la surface projetée sur un plan horizontal, la surface totale étant répartie par moitié en partie haute et basse de couverture ; on réservera, lors de la conception, entre le support de la couverture et l'isolant, un espace destiné à assurer le libre passage de l'air dont l'épaisseur est de 4 cm pour les longueurs de rampant inférieures ou égales à 12 m et de 6 cm pour les longueurs de rampant supérieures à 12 m, certains isolants pouvant présenter des possibilités de foisonnement dont il y a lieu de tenir compte.

L'aération en sous-face s'effectue soit à l'aide de chatières conformes à la norme NF P 37-410, soit de façon linéaire par une entrée d'air continue à l'égout et une sortie d'air continue au faîtage, ou par l'intermédiaire de chatières, passe-barres ou passe-cordes d'une surface d'ouverture au moins équivalente à l'entrée d'air et disposés en amont près du faîtage, ou par des grilles en partie haute des pignons si ceux-ci ne sont pas distants de plus de 12 m.

Dans le cas où l'entrée d'air est constituée par une fente, sa largeur est au minimum de 10 mm ; si cette largeur excède 30 mm, un dispositif tel qu'un grillage à mailles fines destiné à s'opposer à l'intrusion de petits animaux doit être mis en place. Les chatières, passe-barres et passe-cordes doivent être disposés de façon à faciliter la mise en place des dispositifs de sécurité lors d'interventions.

Références : NF DTU 40.46 P1 art. 4.5, NF DTU 40.46 P1 art. 4.6, NF P 37-410

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Défaut de planéité du support < 1 cm (1,5 cm en rénovation) Art. 1 — mesuré entre les points d'appui de deux travées consécutives ; en forme courbe, mêmes tolérances par rapport à la ligne moyenne
Écartement à la pose des voliges, frises ou planches ≤ 2,5 mm Art. 4.3.1.1 — pose dite jointive ; cet écartement peut être supérieur selon la pente, l'épaisseur de la volige et du plomb
Désaffleurement entre éléments de support voisins ≤ 2 mm sans charge Art. 4.3.1.1 — les têtes de clous ne doivent pas désaffleurer et doivent être chassées
Tolérance sur épaisseur des voliges, planches ou frises ± 1,5 mm Art. 5.3.1.3 — classement technologique correspondant au moins à la classe C18
Position des soudures autogènes par rapport au bord ≥ 50 mm Art. 4.4 — toujours en pleine feuille, jamais dans l'angle de deux plans convergents sauf éléments de longueur < 1 m
Jeu entre bordure de table et pli de la patte de maintien 5 mm minimum Art. 3.2 et 6.3.1 — pattes en simple contact avec la surface du plomb, sans serrage
Jeu de la table inférieure dans le défoncé de ressaut ≤ épaisseur du plomb utilisé Art. 6.2.2 et 6.3.3.2 — la table inférieure doit recouvrir la totalité du défoncé
Espacement des clous en fixation de tête 70 mm à 80 mm Art. 6.3.2 — procédés 1, 2 et 3 ; en clouage direct, deux lignes espacées de 30 mm avec clous en quinconce
Espacement des pointes de fixation des tasseaux ≤ 0,50 m Art. 6.2.1 — pointes perpendiculaires, renforcées par deux pointes obliques en alternance de part et d'autre du tasseau
Teneur en cuivre recommandée du plomb de couverture 300 g/t à 600 g/t Art. 5.1.1 — recommandation n° 1 du § 1.4 de la NF A 55-401 ; à défaut, quatre nuances de plomb doux raffiné ou affiné à 99,97 ou 99,90
Teneur minimale en étain de l'alliage de brasage ≥ 28 % Sn Art. 3.5 et 5.6.1 — brasage réservé à la fixation des pattes et bandes de clouage en cuivre ou inox étamés
Largeur des fentes d'entrée d'air ≥ 10 mm ; grillage obligatoire au-delà de 30 mm Art. 4.6.1 — grillage à mailles fines destiné à s'opposer à l'intrusion de petits animaux

Dimensions réglementaires

Épaisseur minimale du plomb en tables

Dimension : Selon la nature de l'ouvrage
Minimum : 2 mm pour corniches, acrotères, dessus de mur et étanchéité de pénétration
Maximum : 2,5 mm en travaux de couverture ; 3 mm en balcons et chéneaux

Art. 5.1.2 : plomb conforme à la NF A 55-401, livré brut de laminage.

Bandes d'accessoires en plomb

Dimension : Longueur, largeurs et épaisseur
Minimum : Épaisseur 1,5 mm
Maximum : Longueur 10 000 mm ; largeurs 100, 120, 140, 160, 200, 300 et 500 mm

Art. 5.2.1 : bande à rabattre, bande porte-solin, bande de rive, bande d'égout.

Tables de plomb

Dimension : Dimensions admises
Minimum : Longueur 2 000 mm ; largeur 1 000 mm
Maximum : Longueur 10 000 mm ; largeur 2 000 mm

Art. 5.1.2 : ces dimensions peuvent être recoupées à la demande. Le tableau 7 donne les dimensions maximales hors tout des tables en partie courante selon l'épaisseur et l'ouvrage.

Poids d'une couverture en plomb

Dimension : Charge permanente indicative (densité 11,35)
Minimum : 28,4 kg/m² pour une table de 2,5 mm
Maximum : 30 à 34 kg/m² en œuvre selon la pente

Note de l'art. 4.3.1.1 : valeur à intégrer à la descente de charges de la charpente.

Largeur de repos du support sur appuis

Dimension : Appui des voliges, frises ou planches
Minimum : 30 mm en about
Maximum : 40 mm en partie courante

Art. 4.3.1.1 : trois appuis minimum en partie courante ; fourrures possibles si la charpente est plus étroite.

Hauteur des tasseaux

Dimension : Hauteur de la baguette demi-ronde
Minimum : 30 mm en cas général
Maximum : 50 mm pour les rampants de plus de 8 m

Art. 6.1.1 : les tasseaux d'arêtier dépassent d'au moins 20 mm ceux de couverture (art. 6.4.3.2.1).

Hauteur du ressaut

Dimension : Gradin d'assemblage transversal
Minimum : 50 mm en cas exceptionnel (épaisseur du tasseau + 10 mm)
Maximum : 110 mm usuellement, permettant un larmier de 50 mm

Art. 6.3.3.1 : en hauteur réduite, le larmier doit être embouti sur le tasseau avec recouvrement de 50 mm sur le niveau inférieur.

Larmier de raccordement à l'égout

Dimension : Longueur du larmier
Minimum : 50 mm
Maximum :

Art. 6.4.1.1 : si le recouvrement dans le chéneau est inférieur à 40 mm, interposer une bande d'égout ou de battellement.

Débordement de la table recouvrante

Dimension : Débordement au-delà du tasseau
Minimum : 0,05 m
Maximum :

Art. 6.3.1 : maintien par au minimum trois pattes par mètre, avec jeu de 5 mm et sans serrage.

Pattes de fixation et de maintien

Dimension : Épaisseur du matériau
Minimum : 0,4 mm en inox austénitique étamé X5CrNi18-10 + SE
Maximum : 0,5 mm en cuivre étamé ou non

Art. 3.1 et 3.2 : les pattes de maintien peuvent aussi être découpées dans du plomb de même épaisseur que la table à maintenir.

Bande de clouage

Dimension : Épaisseur et largeur
Minimum : 0,4 mm en inox étamé, largeur 30 mm
Maximum : 0,5 mm en cuivre étamé ; en zinc non brasé 0,8 mm et 15 mm de largeur pour petits accessoires et balcons

Art. 3.3 : brasée sur la table à fixer, le clouage se faisant au travers.

Feuillard de cuivre de fixation en tête

Dimension : Épaisseur
Minimum : 1 mm
Maximum :

Art. 6.3.2 procédé 1 : brasé sur la sous-face de la table, clouage ou vissage sur une seule ligne tous les 70 à 80 mm.

Vis autoperceuses sur charpente métallique

Dimension : Diamètre minimal
Minimum : 5,5 mm
Maximum :

Art. 5.4.2 : tête fraisée, acier inoxydable austénitique A2 selon le fascicule E 25-033, deux vis par appui.

Recouvrement du couvre-joint d'arêtier sur les tables

Dimension : Recouvrement, franchissement des tasseaux compris
Minimum : 100 mm
Maximum :

Art. 6.4.3.2.2 : couvre-joints réalisés par longueurs maximales de 1 m, assemblés entre eux par recouvrement selon le tableau 6.

Noue à recouvrement

Dimension : Développé et projection horizontale du rampant
Minimum : Développé 0,50 m
Maximum : Projection horizontale du rampant < 8 m

Art. 6.4.4.2 : tables comportant un pli en leur milieu, fixées uniquement en tête et sur le premier tiers de leur longueur.

Tasseau de fond de noue

Dimension : Hauteur
Minimum : 0,08 m
Maximum :

Art. 6.4.4.3 : imposé lorsque la différence de pente des deux versants est inférieure à 27 % ou 15° ; peut être déporté sur le versant de plus faible pente au-delà.

Relevé au droit d'une pénétration continue

Dimension : Hauteur du relevé
Minimum : 0,09 m
Maximum :

Art. 6.4.6 : complété par une bande porte-solin ou une bande à rabattre.

Bandes porte-solins en plomb

Dimension : Longueur de pose et recouvrement
Minimum : Recouvrement entre bandes successives 0,07 m
Maximum : 1 m en 1,5 mm d'épaisseur ; 1,5 m en 2 mm d'épaisseur

Art. 6.4.6.1 : les bandes en zinc, inox austénitique ou cuivre sont de 2 m de longueur.

Chéneau en plomb

Dimension : Pente, ressauts et recouvrement
Minimum : Pente 0,5 % ; épaisseur 3 mm ; ressauts de 50 mm
Maximum : Débit de calcul 3 l/min et par m² de toiture prise en plan

Art. 4.7 : recouvrement sur table inférieure 50 mm ; encastrement du relief de tête 50 mm minimum ; une ou deux banquettes si la largeur développée excède le tableau 4.

Pente minimale des balcons

Dimension : Pente d'écoulement
Minimum : 1 % en rénovation, largeur de balcon ≤ 1 m
Maximum : 2 % en cas général

Art. 10.1 : la pente de 1 % ne permet pas toujours de s'affranchir du risque de flaches compte tenu des tolérances d'exécution.

Baguette roulée

Dimension : Hauteur
Minimum : 0,015 m pour les ouvrages de rampant réduit recevant peu d'eau (corniches)
Maximum : 0,03 m en cas général

Art. 7.1 et 7.4 : pattes de fixation brasées avec intervalle maximal de 0,33 m sur le tiers supérieur ; deux pattes de maintien par mètre au minimum.

Ventilation de la couverture

Dimension : Section totale des orifices de passage d'air
Minimum : 1/5 000 de la surface projetée sur comble perdu
Maximum : 1/3 000 de la surface projetée avec isolation sous rampant

Art. 4.5 : section répartie par moitié en partie haute et basse ; ouvertures en pignons admises si ceux-ci ne sont pas distants de plus de 12 m.

Lame d'air entre support de couverture et isolant

Dimension : Épaisseur réservée au libre passage de l'air
Minimum : 4 cm pour les rampants ≤ 12 m
Maximum : 6 cm pour les rampants > 12 m

Art. 4.5.2 : tenir compte du foisonnement possible de certains isolants dans le dimensionnement de la lame d'air.

Agrafage simple rabattu

Dimension : Largeur de l'agrafage rabattu et pente d'emploi
Minimum : Largeur 0,025 m
Maximum : Réservé aux pentes ≥ 175 % en couverture

Art. 9 : adjonction obligatoire d'une chemise de garantie ; utilisable aussi pour de petits ouvrages de faibles pente et développement (bandeaux, corniches).

Comprendre NF DTU 40.46

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 40.46, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 40.46 couvre : Couvertures en plomb sur support continu (tasseaux, baguettes roulées, ourlets roulés, agrafage rabattu), balcons, dessus de murs, corniches et acrotères, évacuations d'eaux pluviales associées, France métropolitaine hors climat de montagne (> 900 m). Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 40.46

Le NF DTU 40.46 est la norme française des travaux de couverture en plomb sur support continu. Sa partie 1, cahier des clauses techniques (indice de classement NF P 34-216-1), a été homologuée par décision du Directeur Général de l'AFNOR le 5 août 1994 pour prendre effet le 5 septembre 1994. Le texte consolidé intègre l'amendement A1 de mai 1999, paru dans le Cahier du CSTB n° 3127. Le document définit les conditions techniques auxquelles doivent satisfaire les travaux de couverture par éléments métalliques en feuilles ou tables de plomb.

Le domaine d'application couvre quatre systèmes : la couverture à tasseaux, la couverture à baguettes roulées, la couverture à ourlets roulés et l'agrafage rabattu. Il traite également des conditions d'utilisation du plomb pour la réalisation de couvertures de balcons, dessus de murs, corniches ou acrotères — dénommées « balcons et ouvrages assimilés » dans le document — ainsi que des évacuations d'eaux pluviales associées à une couverture en plomb. Il s'applique aux bâtiments situés en France métropolitaine, non compris les constructions situées en climat de montagne, c'est-à-dire à plus de 900 m d'altitude. Une note précise en revanche que le plomb est compatible avec tous les types d'atmosphères : urbaine, rurale, industrielle ou marine.

Deux exclusions sont explicites et souvent décisives en réhabilitation patrimoniale. Le document ne traite pas de toutes les applications en accessoires de couverture associés à d'autres matériaux que le plomb, ni du bardage. Et surtout, certaines techniques particulières propres aux Monuments Historiques ne sont pas décrites dans le présent document : sur un édifice protégé, le NF DTU 40.46 sert de base de bonne pratique mais ne peut pas tenir lieu de cahier des charges complet, la maîtrise d'œuvre devant compléter par des clauses spécifiques établies avec l'architecte en chef ou l'ACMH.

Comprendre en détail NF DTU 40.46

Épaisseurs de plomb : les vraies valeurs, hors codes britanniques

Le plomb utilisé en couverture sous forme de tables est défini dans la norme NF A 55-401 — et non par le système de codes numériques d'origine britannique que l'on rencontre parfois dans les CCTP. La NF A 55-401 recommande, à son paragraphe 1.4, d'ajouter une teneur de 300 g/t à 600 g/t de cuivre au plomb destiné aux réalisations de travaux de couverture ; en l'absence d'une telle addition, quatre nuances sont recommandées : plomb doux raffiné à 99,97, plomb doux raffiné à 99,90, plomb doux affiné à 99,97 et plomb doux affiné à 99,90.

Les épaisseurs minimales sont chiffrées à l'article 5.1.2 selon la nature de l'ouvrage : 2 mm pour les travaux de couverture de corniches, acrotères ou dessus de mur et pour l'étanchéité de pénétration ; 2,5 mm pour les travaux de couverture proprement dits ; 3 mm pour les couvertures de balcons et chéneaux. L'article 4.7.3 confirme cette dernière valeur : l'épaisseur minimale du plomb pour la réalisation du chéneau est de 3 mm. Les tables sont livrées brutes de laminage.

Les dimensions des tables admises, conformément à la NF A 55-401, sont des longueurs de 10 000 mm, 5 000 mm et 2 000 mm, et des largeurs de 2 000 mm et 1 000 mm, ces dimensions pouvant être recoupées à la demande. Les accessoires en plomb — bande à rabattre, bande porte-solin, bande de rive, bande d'égout — sont réalisés à partir de bandes conformes à la NF A 55-401, de 10 000 mm de longueur, de largeurs 100, 120, 140, 160, 200, 300 et 500 mm, et d'épaisseur minimale 1,5 mm. Le DTU donne enfin un ordre de grandeur utile en descente de charges : la densité du plomb étant de 11,35, une table de plomb de 2,5 mm d'épaisseur pèse 28,4 kg/m², et suivant la pente le poids de plomb dans la couverture représente de 30 kg/m² à 34 kg/m² pour cette épaisseur.

Compatibilités : ce que le plomb ne doit jamais toucher

L'article 4.2.1 dresse une liste d'interdits et d'admis en contact avec d'autres métaux. Sont interdits les contacts directs entre le plomb et l'aluminium, ainsi qu'entre le plomb et l'acier ordinaire, galvanisé ou non. Sont en revanche admis les contacts directs entre le plomb et le zinc, le cuivre étamé ou non, et l'acier inoxydable austénitique. Cette règle commande le choix de toute la zinguerie associée : une bande d'égout en acier galvanisé sous une couverture plomb constitue une non-conformité directe.

Côté matériaux de gros œuvre (article 4.2.2.2), l'interdiction est encore plus large : le plomb est interdit au contact du ciment, de la chaux hydraulique et du béton, même secs. Une membrane neutre du type décrit au paragraphe 5.7 doit être obligatoirement interposée entre le plomb et ces matériaux. La seule exception autorisée à cette interdiction est le garnissage des engravures. Le plâtre, lui, peut être utilisé dans les conditions prévues au paragraphe 5.3.3, mais il ne doit pas être peint.

Les essences de bois compatibles couramment utilisées sont le sapin, le pin sylvestre et le peuplier (article 5.3.1.1). Le chêne et le châtaignier peuvent être utilisés s'ils sont isolés par une membrane d'interposition. Les bardeaux en châtaignier doivent être flottés et traités préalablement à toute utilisation en amont ou en contact avec le plomb. Le DTU signale enfin un phénomène esthétique à anticiper : des coulures d'oxyde de plomb peuvent apparaître sur les matériaux disposés en aval, et l'on peut s'en prémunir par enduction préalable du plomb sur ses deux faces à l'aide d'une huile de patine. La membrane d'interposition est choisie parmi le feutre sec talqué non sablé, le papier dit « anglais », le papier kraft paraffiné, le papier dit « entre deux sans fil » ou le feutre non tissé polyester, cette liste n'étant pas limitative.

Support continu : planéité, appuis et fixation

L'article 1 fixe la planéité exigée des supports directs du support de la couverture : le défaut de planéité h, mesuré entre les points d'appui de deux travées consécutives, doit être inférieur en tous points du support de la couverture à 1 cm. Cette tolérance est portée à 1,5 cm dans le cas d'une rénovation. Dans le cas d'une forme courbe, les mêmes tolérances d'écart doivent être respectées par rapport à la ligne moyenne. C'est une valeur essentielle, car le plomb, matériau très ductile, épouse et révèle les défauts de son support.

Les voliges, frises ou planches sont posées de façon dite jointive, avec un écartement maximal à la pose de 2,5 mm, et clouées sur tous les appuis (article 4.3.1.1). Le DTU note qu'en fonction des pentes, de l'épaisseur de la volige et du plomb utilisé, cet écartement peut être supérieur. Le désaffleurement sans charge entre deux éléments voisins ne doit pas être supérieur à 2 mm. Chaque volige, frise ou planche doit reposer, en partie courante, sur au moins trois appuis, et la largeur minimale de repos sur les appuis est de 40 mm en partie courante et de 30 mm en about. Lorsque les éléments de charpente ont une largeur d'appui inférieure, il est possible de rapporter des fourrures. Les tableaux 2 et 3 donnent les distances maximales des entraxes des appuis en fonction des charges descendantes normales, respectivement pour les voliges, frises et planches et pour les planchers rainés-bouvetés constitués de lames à plancher de largeur 200 mm au maximum.

La fixation des supports en bois massif est chiffrée à l'article 4.3.1.3. Sur chevrons, pannes ou fourrures bois, la longueur des clous est au moins égale à 2,5 fois l'épaisseur de l'élément à fixer, et les clous sont disposés à raison de deux par appui pour des largeurs de support inférieures ou égales à 105 mm et de trois pour les largeurs supérieures et les extrémités ; leurs têtes ne doivent pas désaffleurer, et il faut prendre soin de les chasser afin d'éviter tout contact avec le plomb. Sur pannes ou fourrures métalliques, les éléments sont fixés par des vis autoperceuses à tête fraisée en acier inoxydable austénitique A2 selon le fascicule E 25-033, de diamètre minimal 5,5 mm, disposées à raison de deux par appui. Les bois utilisés doivent être définis par référence aux NF B 50-002, NF B 50-003, NF B 52-001-4 et B 52-001-5, avec un classement technologique de qualité correspondant au moins à la classe C18, la tolérance sur épaisseur des voliges, planches ou frises étant fixée à ± 1,5 mm.

Supports en maçonnerie, béton et plâtre

L'article 4.3.4 est catégorique sur un point souvent mal compris : la pose directe sur maçonnerie traditionnelle et sur support en béton ou béton armé est interdite. Le support doit être bien sec, il doit être ventilé en sous-face, et l'interposition d'une membrane telle que définie au paragraphe 5.7 est obligatoire.

Dans le cas de combles habités, il est nécessaire de prévoir un support bois avec une lame d'air ventilée entre le support bois de couverture et le béton, l'épaisseur de cette lame étant fixée au paragraphe 4.5.2. L'utilisation de la pierre en support direct implique généralement un ragréage pour corriger l'état de surface.

Le plâtre peut être utilisé comme support localisé sur bois, et également pour le ragréage des balcons en pierre ou les fonçures de chéneaux ; on utilisera de préférence le plâtre THD (Très Haute Dureté) conforme aux normes NF B 12-301 et NF B 12-401. L'utilisation du plâtre sur béton est en revanche interdite. Pour les supports en panneaux dérivés du bois (article 4.3.3), il convient de se reporter aux prescriptions de mise en œuvre de l'Avis Technique du panneau utilisé : l'emploi de panneaux de particules, de contreplaqués ou de panneaux composites avec isolation thermique intégrée en support direct de couverture relève de l'Avis Technique appréciant notamment la compatibilité entre le support et la couverture en plomb.

Soudure autogène : le seul assemblage admis entre tables

L'article 5.6.2 pose la règle centrale : la seule soudure autorisée, pour la soudure de pattes en plomb ou pour le raccordement de tables ou parties de tables entre elles, est la soudure autogène. Le DTU la définit comme une soudure effectuée soit sans métal d'apport, soit avec un métal d'apport de même nature que les tables à assembler, à l'aide d'un chalumeau oxyacétylénique ou oxypropane. Une note ouvre une exception étroite : pour des cas particuliers où la soudure n'est pas sollicitée mécaniquement, la brasure à l'étain-plomb peut être admise.

Le brasage a un rôle distinct et limité (article 5.6.1) : il n'est utilisé que pour la fixation sur la table en plomb des pattes ou bandes de clouage en cuivre étamé ou en acier inoxydable étamé, et il s'effectue avec un alliage d'apport étain-plomb contenant au moins 28 % d'étain. Le brasage n'est donc jamais un mode d'assemblage entre deux tables de plomb.

L'exécution des soudures est encadrée à l'article 4.4. Les soudures autogènes doivent toujours être positionnées en pleine feuille, à 50 mm au minimum du bord. Elles ne seront jamais positionnées dans l'angle formé par deux plans convergents, sauf pour des éléments de longueur inférieure à 1 m. Les soudures autogènes exécutées avec recouvrement doivent obligatoirement comporter deux passes décalées d'une demi-largeur de cordon. Ces trois règles — 50 mm du bord, jamais en angle rentrant, deux passes décalées — constituent le socle du contrôle visuel d'une couverture plomb.

Pattes de fixation, pattes de maintien et bandes de clouage

Le DTU définit trois familles d'accessoires de liaison. Les pattes de fixation (article 3.1) sont de petits éléments découpés dans une bande de cuivre étamé ou non, d'épaisseur minimale 0,5 mm, ou d'acier inoxydable austénitique étamé X5CrNi18-10 + SE, d'épaisseur minimale 0,4 mm, qui, brasés sur la sous-face de la table, permettent la fixation de celle-ci soit directement sur le support, soit par l'intermédiaire d'un pontet cloué ou vissé sur le support à l'intérieur duquel la patte peut librement se déplacer — c'est la patte à bretelle, dispositif clé de la libre dilatation.

Les pattes de maintien (article 3.2) peuvent être réalisées dans les deux mêmes matériaux ou découpées dans du plomb de la même épaisseur que la table à maintenir. Elles sont brasées, pour le cuivre étamé et l'inox austénitique étamé, ou soudées, pour le plomb, sur la table inférieure, puis rabattues sur la table recouvrante, en prenant soin de laisser entre l'extrémité de celle-ci et le pli de la patte un jeu minimal de 5 mm. Ce jeu de 5 mm est capital : c'est lui qui autorise le mouvement thermique du plomb sans mise en contrainte.

La bande de clouage (article 3.3) est une bande en cuivre étamé d'épaisseur minimale 0,5 mm ou en acier inoxydable austénitique étamé X5CrNi18-10 + SE d'épaisseur minimale 0,4 mm, d'une largeur au moins égale à 30 mm, brasée sur la surface de la table à fixer, le clouage se faisant ensuite au travers de cette bande. Pour la fixation de petits accessoires — passe-corde, passe-barre, bande de filet — et pour les balcons et ouvrages assimilés, la bande de clouage peut aussi être réalisée en zinc d'épaisseur minimale 0,8 mm, non brasée, et avoir une largeur de 15 mm. Les fixations elles-mêmes suivent la compatibilité galvanique : les pattes en plomb ou en cuivre, les bandes de clouage en cuivre et les tables sont fixées avec des clous à tête large en cuivre, torsadés ou crantés, ou des vis en laiton à tête fraisée ; les pattes, tables et bandes de clouage en acier inoxydable austénitique sont fixées avec des clous à tête large crantés ou des vis en acier inoxydable austénitique A2.

Couverture à tasseaux : hauteurs, quinconce et clouage

L'article 6.1.1 fixe la forme et les dimensions des tasseaux : ils seront au choix de forme demi-ronde (baguette), d'une hauteur égale à 30 mm, ou de forme demi-ronde à base réduite. Une majoration est imposée pour les grands rampants : pour les longueurs de rampant supérieures à 8 m, la hauteur minimale du tasseau, quel que soit le type, sera de 50 mm.

Les tasseaux sont posés suivant la ligne de plus grande pente du versant afin de ne pas créer d'obstacle à l'écoulement naturel des eaux ; toutefois, le tasseau de rive est toujours posé parallèlement à la rive. Dans la couverture à ressauts, les tasseaux sont disposés en quinconce, le DTU notant que la pose à tasseaux alignés, bien que possible, présente des difficultés d'exécution. Chaque tasseau est fixé sur le voligeage à l'aide de pointes traversant perpendiculairement le tasseau et le support, disposées tous les 0,50 m au maximum, ce clouage étant renforcé par deux pointes en oblique de part et d'autre du tasseau en alternance avec les pointes perpendiculaires.

Le maintien latéral des tables (article 6.3.1) répond à une logique de point fixe unique. Les tasseaux sont recouverts par la superposition des deux tables. La table recouverte est maintenue sur le tasseau par clouage sur le premier tiers amont de sa longueur, soit directement, soit au travers d'une bande de clouage. La table recouvrante devra déborder de 0,05 m au-delà du tasseau ; elle sera maintenue par des pattes brasées ou soudées sur la table inférieure puis rabattues, à raison de trois pattes au minimum par mètre de longueur. Ces pattes ont pour but d'éviter le soulèvement des tables sous l'effet du vent ; il y a lieu de laisser un jeu de 5 mm entre la bordure de la table et le pli de la patte, et ces pattes doivent être en simple contact avec la surface du plomb, sans serrage.

Fixations en tête et exigence renforcée en zones II et III

L'article 6.3.2 énumère quatre procédés de fixation en tête des tables, admis toutes pentes. Premier procédé : clouage ou vissage sur une seule ligne au travers d'un feuillard de cuivre d'épaisseur minimale 1 mm, avec un espacement entre clous de 70 mm à 80 mm, ce feuillard ayant été préalablement brasé sur la sous-face de la table. Deuxième procédé : clouage ou vissage sur une seule ligne avec le même espacement de 70 à 80 mm au travers d'une bande de clouage, cette dernière devant être brasée sur le plomb pour renforcer la solidité de la fixation.

Troisième procédé : clouage direct avec clous disposés sur deux lignes espacées entre elles de 30 mm, les clous étant eux-mêmes espacés de 70 mm à 80 mm et disposés en quinconce ; la fixation peut également être assurée par vissage avec rondelle. Quatrième procédé : clouage ou vissage à l'envers de la volige.

Vient ensuite une restriction géographique déterminante : dans les zones climatiques II et III et en zone I en situations exposées, seules les fixations 1, 2 ou 4 sont autorisées. Le clouage direct sur deux lignes est donc proscrit dès que l'on quitte la zone I en situation normale ou protégée. La même logique gouverne les assemblages transversaux : pour les pentes comprises entre 1° et 15°, soit de 2 % à 27 %, les assemblages transversaux seront à ressaut ; au-dessus, les valeurs de recouvrement en fonction de la pente doivent correspondre aux valeurs du tableau 6 ; et dans les zones climatiques II et III et en toutes zones exposées, il y a lieu de prévoir des recouvrements à double agrafure ou des ressauts.

Ressauts, larmiers et raccords d'ouvrages continus

L'article 6.3.3.1 donne la hauteur usuelle du ressaut : 110 mm, ce qui permet de pratiquer un larmier de 50 mm. Exceptionnellement, cette hauteur peut être réduite à l'épaisseur du tasseau augmentée de 10 mm, et au minimum à 50 mm ; dans ce cas, le larmier doit être embouti sur le tasseau et il doit être pratiqué un recouvrement de 50 mm sur le niveau inférieur. Les ressauts eux-mêmes sont obtenus à l'aide de coyaux posés sur les chevrons, par recouvrement des chevrons au droit des pannes, ou avec lambourde rapportée contre la panne, le support étant posé sur les gradins ainsi obtenus et une volige obturant l'about du ressaut.

Pour préparer un raccordement transversal à ressaut (article 6.2.2), la volige constituant la partie supérieure du relief devra comporter un amincissement égal à l'épaisseur du plomb sur une largeur de 50 mm, afin de pouvoir y loger la table inférieure sans créer de surépaisseur ; la table inférieure doit recouvrir la totalité du défoncé avec un jeu maximal égal à l'épaisseur du plomb utilisé. En assemblages transversaux à recouvrement (article 6.3.4), et afin d'éviter les surépaisseurs au niveau des nœuds d'assemblage, les tables sont disposées en quinconce.

À l'égout (article 6.4.1), le raccordement du bas des tables avec les chéneaux ou gouttières se fait par un larmier de 50 mm au minimum ; dans le cas d'un raccordement avec une gouttière, si le recouvrement dans le chéneau est inférieur à 40 mm, on interposera une bande d'égout ou une bande de battellement, posées avec recouvrement. En l'absence de chéneau, le plomb est roulé ou agrafé sur une bande d'égout en cuivre, zinc ou acier inoxydable austénitique. Le raccordement au droit d'une pénétration continue (article 6.4.6) se fait par relevé d'une hauteur au moins égale à 0,09 m, complété soit par une bande porte-solin, soit par une bande à rabattre ; les bandes porte-solins en plomb sont posées par longueurs maximales de 1 m en 1,5 mm d'épaisseur, ou de 1,5 m en 2 mm d'épaisseur, avec un recouvrement entre bandes successives de 0,07 m au minimum, tandis que celles en zinc, en acier inoxydable austénitique ou en cuivre sont de 2 m de longueur.

Arêtiers, noues et raccords brisis-terrasson

Les arêtiers sont traités avec tasseaux (article 6.4.3.2). Les tasseaux d'arêtier ont une hauteur en œuvre supérieure de 20 mm au moins à celle des tasseaux de couverture. Les tables de chaque versant, aux angles formés par la rencontre des relevés latéraux et du relief d'arêtier, sont traitées soit par découpe et soudure autogène, soit par emboutissage. Les couvre-joints d'arêtier sont réalisés par longueurs maximales de 1 m et assemblés entre eux par recouvrement, la valeur du recouvrement étant déterminée en fonction de la pente de l'arêtier d'après le tableau 6 ; le recouvrement du couvre-joint sur les tables de versant, y compris le franchissement des tasseaux de couverture par recouvrement, est au minimum de 100 mm. Les couvre-joints sont maintenus par clouage en tête sur le tasseau d'arêtier et par une patte de maintien à l'extrémité aval, soudée ou brasée sur l'élément de couvre-joint inférieur.

Au faîtage (article 6.4.3.1), le recouvrement se fait généralement par débordement des tables d'un versant sur l'autre versant, la valeur du débordement étant fixée en fonction de la pente suivant le tableau 6. La noue (article 6.4.4) constitue un point singulier qui reçoit une grande quantité d'eau et dont la pente est inférieure à celle des deux rampants qui la constituent ; son développé est fonction de la surface des versants desservis. Le tableau 8 définit le type de noue à exécuter en fonction de la pente de la noue et des versants, de la situation du bâtiment, de la zone climatique et de la nature de l'ouvrage. La noue à recouvrement s'effectue sur rampants dont la projection horizontale est inférieure à 8 m, et son développé est de 0,50 m au minimum ; les tables constituant la noue comportent un pli en leur milieu et sont fixées uniquement en tête et sur le premier tiers de leur longueur. En noue encaissée à recouvrement, les tables sont fixées par clouage en tête et sur le tiers supérieur, puis par un dispositif permettant la libre dilatation, par exemple des pattes à bretelles, sur la longueur restante.

Le cas des pentes différentes sur les deux versants (article 6.4.4.3) est chiffré. Lorsque la différence de pente des deux versants est inférieure à 27 %, soit 15°, la noue doit être encaissée ou réalisée à tasseau de fond ; dans ce cas, elle est exécutée en deux travées séparées par un tasseau de fond de 0,08 m de hauteur minimale, recouvert par la table du versant de noue le plus incliné. Lorsque la différence de pente est supérieure ou égale à 27 % ou 15°, la noue est exécutée soit selon les méthodes précédentes, soit avec un tasseau de hauteur minimale 0,08 m déporté sur le versant de plus faible pente. En raccord brisis-terrasson, les membrons sont posés par longueurs de 1 m et raccordés par baguette roulée et recouvrement, ou par agrafure rabattue avec chemise de garantie, ou bord à bord avec chemise de garantie et patte d'agrafage, ces deux derniers modes étant réservés aux pentes supérieures à 175 %.

Baguettes roulées, ourlets roulés et agrafage rabattu

La couverture à baguettes roulées suit les prescriptions de la couverture sur tasseaux, la baguette de hauteur 0,03 m se substituant au tasseau. Pour certains ouvrages de rampant réduit et recevant peu d'eau, comme les corniches, la hauteur de la baguette pourra être ramenée à 0,015 m. Les fixations sont faites en tête de table par l'une des techniques de l'article 6.3.2 ; par ailleurs, sur le tiers supérieur de la table, des pattes de fixation sont brasées sur la sous-face de la table au niveau de la baguette roulée, avec un intervalle maximal de 0,33 m, puis clouées ou vissées latéralement sur le support. La table recouvrante est maintenue tout au long de la baguette roulée par des pattes de maintien soudées ou brasées sur la table inférieure, à raison de deux par mètre au minimum. Avec les baguettes roulées de 0,03 m, les rives, faîtages, noues et raccords contre murs sont traités comme pour les couvertures à tasseaux.

Dans la couverture à ourlet roulé (article 8), les tasseaux sont remplacés par un ourlet obtenu par roulage simultané des deux tables contiguës en une spire complète. Les prescriptions des articles 1 à 4 s'appliquent, mais le DTU pose une exclusion nette : ce type de couverture est interdit pour les couvertures à faible pente, inférieure à 27 %, ainsi que pour les balcons et terrasses accessibles, sauf en cas d'utilisation d'ourlets roulés pleins. Les assemblages transversaux sont à recouvrement, avec des valeurs conformes aux prescriptions du paragraphe 6.1.3. Latéralement, les fixations sont assurées par des pattes en cuivre ou acier inoxydable fixées sur le support et roulées en même temps que le plomb lors de la confection de l'ourlet, réparties à raison de trois pattes par mètre sur toute la longueur de la table. Lorsque l'on désire une garde d'eau supplémentaire, l'assemblage à ourlet roulé peut être réalisé sur une chanlatte trapézoïdale.

L'agrafage simple rabattu (article 9) est réservé aux très fortes pentes : en couverture, cette jonction ne peut être réalisée que pour des pentes supérieures ou égales à 175 %, avec adjonction d'une chemise de garantie. Le DTU note que ce type d'assemblage peut également être utilisé dans la réalisation de petits ouvrages de faibles pente et développement, tels que bandeaux ou corniches. La largeur de l'agrafage une fois rabattu ne sera pas inférieure à 0,025 m.

Chéneaux, balcons et ventilation de la couverture

L'article 4.7 encadre les chéneaux en plomb. La section du chéneau doit être calculée de façon à pouvoir évacuer jusqu'à 3 litres d'eau par minute et par mètre carré de toiture prise en plan, conformément aux prescriptions du DTU 60.11. La pente minimale à donner au chéneau est de 0,5 %, le DTU précisant que cette pente minimale ne permet pas de s'affranchir du risque de flaches, compte tenu des tolérances d'exécution. En cas de descente unique, il y a lieu de prévoir un dispositif de trop-plein. L'épaisseur minimale du plomb pour la réalisation du chéneau est de 3 mm, la hauteur minimale des ressauts est de 50 mm, le recouvrement sur la table inférieure est de 50 mm, et la longueur minimale de l'encastrement de la partie amont du relief de tête est de 50 mm. Les angles vifs entre le fond de chéneau et les reliefs doivent être évités. Si la largeur développée excède les valeurs prévues au tableau 4, il doit être procédé à la réalisation d'une ou deux banquettes.

Pour les balcons (article 10.1), la pente minimale est de 2 % ; cependant, pour des travaux de rénovation et lorsque la largeur du balcon n'excède pas un mètre, il est admis une pente de 1 %, cette pente ne permettant toutefois pas toujours de s'affranchir du risque de flaches compte tenu des tolérances d'exécution. Les piètements de garde-corps constituent des points fixes susceptibles de s'opposer à la libre dilatation du plomb : le calepinage des tables doit en tenir compte en faisant en sorte qu'il n'y ait pas plus d'un piètement par table.

La ventilation de la couverture (article 4.5) est dimensionnée selon deux régimes, les dispositions s'appliquant aux couvertures de bâtiments à faible ou moyenne hygrométrie. Sur comble perdu, la section totale des orifices de passage d'air doit être au moins égale à 1/5 000 de la surface projetée de la couverture sur un plan horizontal, la ventilation étant assurée soit par une entrée d'air en partie basse et une sortie d'air en partie haute avec section répartie par moitié, soit par des ouvertures en pignons, la distance maximale entre ceux-ci devant être de 12 m. Avec une isolation thermique sous rampant, la surface totale des orifices doit être au moins égale à 1/3 000 de la surface projetée, répartie par moitié en partie haute et basse ; on réservera entre le support de la couverture et l'isolant un espace destiné à assurer le libre passage de l'air dont l'épaisseur est de 4 cm pour les longueurs de rampant inférieures ou égales à 12 m, et de 6 cm pour les longueurs de rampant supérieures à 12 m. En aération linéaire, si l'entrée d'air est constituée par une fente, sa largeur est au minimum de 10 mm ; si cette largeur excède 30 mm, un dispositif tel qu'un grillage à mailles fines destiné à s'opposer à l'intrusion de petits animaux doit être mis en place. Les chatières doivent être conformes à la norme NF P 37-410.

Glossaire NF DTU 40.46

Patte de fixation
Petit élément découpé dans une bande de cuivre étamé ou non d'épaisseur minimale 0,5 mm, ou d'acier inoxydable austénitique étamé X5CrNi18-10 + SE d'épaisseur minimale 0,4 mm, brasé sur la sous-face de la table pour la fixer au support (art. 3.1).
Patte à bretelle
Patte de fixation liée au support par l'intermédiaire d'un pontet cloué ou vissé, à l'intérieur duquel la patte peut librement se déplacer. C'est le dispositif de référence permettant la libre dilatation du plomb (art. 3.1).
Patte de maintien
Patte en cuivre étamé, inox austénitique étamé ou plomb de même épaisseur que la table, brasée ou soudée sur la table inférieure puis rabattue sur la table recouvrante, en laissant un jeu minimal de 5 mm entre l'extrémité de celle-ci et le pli de la patte (art. 3.2).
Bande de clouage
Bande en cuivre étamé d'épaisseur minimale 0,5 mm ou en inox austénitique étamé d'épaisseur minimale 0,4 mm, de largeur au moins égale à 30 mm, brasée sur la table à fixer, le clouage se faisant au travers. En zinc non brasé de 0,8 mm et 15 mm de largeur pour les petits accessoires et les balcons (art. 3.3).
Soudure autogène
Soudure effectuée sans métal d'apport, ou avec un métal d'apport de même nature que les tables à assembler, au chalumeau oxyacétylénique ou oxypropane. Seul mode d'assemblage autorisé entre tables de plomb (art. 3.4 et 5.6.2).
Brasure
Assemblage réalisé par fusion d'un métal d'apport de composition différente du métal de base et dont le point de fusion est inférieur à celui du plomb, généralement un alliage Pb à 28 % Sn. Réservée à la fixation des pattes et bandes de clouage en cuivre ou inox étamés (art. 3.5 et 5.6.1).
Membrane d'interposition
Matériau en feuille mince destiné à isoler le plomb de son support (art. 3.6). Feutre sec talqué non sablé, papier dit « anglais », papier kraft paraffiné, papier dit « entre deux sans fil » ou feutre non tissé polyester, liste non limitative (art. 5.7).
Tasseau
Élément de forme demi-ronde (baguette) d'une hauteur égale à 30 mm, ou de forme demi-ronde à base réduite, posé suivant la ligne de plus grande pente. Hauteur minimale portée à 50 mm pour les rampants de plus de 8 m ; les tasseaux d'arêtier dépassent de 20 mm au moins ceux de couverture (art. 6.1.1 et 6.4.3.2.1).
Baguette roulée
Système d'assemblage longitudinal de hauteur 0,03 m se substituant au tasseau, ramené à 0,015 m pour certains ouvrages de rampant réduit recevant peu d'eau comme les corniches (art. 7).
Ourlet roulé
Assemblage longitudinal obtenu par roulage simultané des deux tables contiguës en une spire complète. Interdit pour les couvertures de pente inférieure à 27 %, les balcons et terrasses accessibles, sauf ourlets roulés pleins (art. 8.1).
Ressaut
Assemblage transversal en gradin, obtenu à l'aide de coyaux posés sur les chevrons, par recouvrement des chevrons au droit des pannes, ou avec lambourde rapportée contre la panne. Hauteur usuelle 110 mm permettant un larmier de 50 mm ; minimum absolu 50 mm (art. 4.3.5 et 6.3.3.1).
Larmier
Rejet d'eau formé en partie basse de table. Le raccordement du bas des tables avec les chéneaux ou gouttières se fait par un larmier de 50 mm au minimum (art. 6.4.1.1).
Chemise de garantie
Élément complémentaire adjoint à l'agrafage simple rabattu, admis en couverture uniquement pour des pentes supérieures ou égales à 175 % (art. 9), ainsi qu'aux raccordements de membrons bord à bord ou par agrafure rabattue.
Banquette de chéneau
Ouvrage réalisé — à une ou deux banquettes — lorsque la largeur développée du chéneau excède les valeurs du tableau 4 en fonction du matériau support et de l'épaisseur du plomb (art. 4.7.3).
Tasseau de fond de noue
Tasseau de 0,08 m de hauteur minimale séparant la noue en deux travées lorsque la différence de pente des deux versants est inférieure à 27 % ou 15° ; il peut être déporté sur le versant de plus faible pente au-delà de cette différence (art. 6.4.4.3).

Questions fréquentes sur NF DTU 40.46

Qu'est-ce que NF DTU 40.46 ?

NF DTU 40.46 — Travaux de couverture en plomb sur support continu. Le NF DTU 40.46 (NF P 34-216-1 pour le cahier des clauses techniques) définit les conditions d'exécution des couvertures en plomb sur support continu : couverture à tasseaux, à baguettes roulées, à ourlets roulés et par agrafage rabattu. Il fixe une épaisseur minimale de plomb de 2,5 mm en couverture et de 3 mm en balcons et chéneaux, impose la soudure autogène comme seul mode d'assemblage des tables, interdit le contact direct du plomb avec l'aluminium, l'acier ordinaire ou galvanisé, le ciment, la chaux hydraulique et le béton, et exige un défaut de planéité du support inférieur à 1 cm. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 40.46 ?

Le domaine d'application couvre : Couvertures en plomb sur support continu (tasseaux, baguettes roulées, ourlets roulés, agrafage rabattu), balcons, dessus de murs, corniches et acrotères, évacuations d'eaux pluviales associées, France métropolitaine hors climat de montagne (> 900 m). Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 40.46 sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Quelle est la version applicable du NF DTU 40.46 ?

La partie 1 (NF P 34-216-1) date de septembre 1994 : homologuée le 5 août 1994 pour prendre effet le 5 septembre 1994. Le texte consolidé intègre l'amendement A1 de mai 1999 paru dans le Cahier du CSTB n° 3127. Le plomb utilisé est défini par la norme NF A 55-401, et non par un système de codes numériques d'origine étrangère.

Quelles épaisseurs minimales de plomb en couverture ?

Article 5.1.2 : 2 mm pour les travaux de couverture de corniches, acrotères ou dessus de mur et pour l'étanchéité de pénétration ; 2,5 mm pour les travaux de couverture ; 3 mm pour les couvertures de balcons et chéneaux. Les accessoires réalisés à partir de bandes ont une épaisseur minimale de 1,5 mm (art. 5.2.1). L'article 4.7.3 confirme les 3 mm minimum pour la réalisation d'un chéneau.

Le plomb peut-il être posé directement sur du béton ?

Non. L'article 4.3.4 dispose que la pose directe sur maçonnerie traditionnelle et sur support en béton ou béton armé est interdite. Le support doit être bien sec et ventilé en sous-face, et l'interposition d'une membrane telle que définie au paragraphe 5.7 est obligatoire. L'article 4.2.2.2 précise que le plomb est interdit au contact du ciment, de la chaux hydraulique et du béton, même secs, la seule exception autorisée étant le garnissage des engravures.

Quels métaux ne doivent jamais toucher le plomb ?

Article 4.2.1 : sont interdits les contacts directs entre le plomb et l'aluminium, ainsi qu'entre le plomb et l'acier ordinaire, galvanisé ou non. Sont en revanche admis les contacts directs avec le zinc, le cuivre (étamé ou non) et l'acier inoxydable austénitique. Cette règle commande le choix de toute la zinguerie et de la visserie associées.

Quel mode de soudure est autorisé sur une couverture plomb ?

Article 5.6.2 : la seule soudure autorisée, pour la soudure de pattes en plomb ou pour le raccordement de tables ou parties de tables entre elles, est la soudure autogène — effectuée sans métal d'apport ou avec un métal d'apport de même nature, au chalumeau oxyacétylénique ou oxypropane. La brasure à l'étain-plomb peut être admise pour les cas particuliers où la soudure n'est pas sollicitée mécaniquement. Le brasage (alliage étain-plomb à au moins 28 % d'étain) n'est utilisé que pour fixer sur la table les pattes ou bandes de clouage en cuivre étamé ou en inox étamé (art. 5.6.1).

Où doivent être positionnées les soudures autogènes ?

Article 4.4 : elles doivent toujours être positionnées en pleine feuille, à 50 mm au minimum du bord, et ne jamais l'être dans l'angle formé par deux plans convergents, sauf pour des éléments de longueur inférieure à 1 m. Les soudures autogènes exécutées avec recouvrement doivent obligatoirement comporter deux passes décalées d'une demi-largeur de cordon.

Quelle planéité exiger du support d'une couverture plomb ?

Article 1 : le défaut de planéité h, mesuré entre les points d'appui de deux travées consécutives, doit être inférieur en tous points du support de la couverture à 1 cm. Cette tolérance est portée à 1,5 cm dans le cas d'une rénovation. Dans le cas d'une forme courbe, les mêmes tolérances d'écart doivent être respectées par rapport à la ligne moyenne.

Quelle hauteur pour les tasseaux d'une couverture plomb ?

Article 6.1.1 : les tasseaux sont au choix de forme demi-ronde (baguette) d'une hauteur égale à 30 mm, ou de forme demi-ronde à base réduite. Pour les longueurs de rampant supérieures à 8 m, la hauteur minimale du tasseau, quel que soit le type, sera de 50 mm. Les tasseaux d'arêtier ont une hauteur en œuvre supérieure de 20 mm au moins à celle des tasseaux de couverture (art. 6.4.3.2.1).

Comment fixer les tasseaux et les tables ?

Chaque tasseau est fixé sur le voligeage à l'aide de pointes traversant perpendiculairement le tasseau et le support, disposées tous les 0,50 m au maximum, ce clouage étant renforcé par deux pointes en oblique de part et d'autre du tasseau en alternance (art. 6.2.1). La table recouverte est maintenue sur le tasseau par clouage sur le premier tiers amont de sa longueur ; la table recouvrante déborde de 0,05 m au-delà du tasseau et est maintenue par des pattes brasées ou soudées puis rabattues, à raison de trois pattes au minimum par mètre, avec un jeu de 5 mm entre la bordure de la table et le pli de la patte, en simple contact sans serrage (art. 6.3.1).

Quels procédés de fixation en tête sont autorisés en zone exposée ?

Article 6.3.2 : quatre procédés existent (feuillard de cuivre brasé, bande de clouage brasée, clouage direct sur deux lignes espacées de 30 mm avec clous en quinconce tous les 70 à 80 mm, clouage ou vissage à l'envers de la volige). Mais dans les zones climatiques II et III et en zone I en situations exposées, seules les fixations 1, 2 ou 4 sont autorisées : le clouage direct sur deux lignes est proscrit.

Quelle hauteur de ressaut en couverture à tasseaux ?

Article 6.3.3.1 : usuellement, la hauteur du ressaut est de 110 mm, ce qui permet de pratiquer un larmier de 50 mm. Exceptionnellement, cette hauteur peut être réduite à l'épaisseur du tasseau augmentée de 10 mm, et au minimum à 50 mm ; dans ce cas, le larmier doit être embouti sur le tasseau et un recouvrement de 50 mm doit être pratiqué sur le niveau inférieur. Pour les pentes comprises entre 1° et 15° (2 % à 27 %), les assemblages transversaux sont obligatoirement à ressaut (art. 6.1.3).

Quelle pente minimale pour un chéneau et un balcon en plomb ?

Article 4.7.1 : la pente minimale à donner au chéneau est de 0,5 %, cette pente ne permettant pas de s'affranchir du risque de flaches compte tenu des tolérances d'exécution ; la section doit permettre d'évacuer jusqu'à 3 litres d'eau par minute et par mètre carré de toiture prise en plan selon le DTU 60.11. Article 10.1 : pour les balcons, la pente minimale est de 2 %, ramenée à 1 % en travaux de rénovation lorsque la largeur du balcon n'excède pas un mètre.

Quelle ventilation sous une couverture en plomb ?

Article 4.5 : sur comble perdu, la section totale des orifices doit être au moins égale à 1/5 000 de la surface projetée sur un plan horizontal, répartie par moitié en partie haute et basse, ou assurée par des ouvertures en pignons distants de 12 m au maximum. Avec isolation thermique sous rampant, la surface totale doit être au moins égale à 1/3 000 de la surface projetée, et l'espace entre le support de la couverture et l'isolant doit être de 4 cm pour les rampants de longueur inférieure ou égale à 12 m, et de 6 cm au-delà de 12 m.

La couverture à ourlet roulé est-elle admise à faible pente ?

Non. L'article 8.1 interdit ce type de couverture pour les couvertures à faible pente, inférieure à 27 %, ainsi que pour les balcons et terrasses accessibles, sauf en cas d'utilisation d'ourlets roulés pleins. L'agrafage simple rabattu, lui, ne peut être réalisé en couverture que pour des pentes supérieures ou égales à 175 %, avec adjonction d'une chemise de garantie, la largeur de l'agrafage une fois rabattu n'étant pas inférieure à 0,025 m (art. 9).

Le DTU 40.46 couvre-t-il les Monuments Historiques ?

Partiellement seulement. L'article 1 précise que certaines techniques particulières propres aux Monuments Historiques ne sont pas décrites dans le document. Sur un édifice protégé, le NF DTU 40.46 constitue une base de bonne pratique mais ne peut pas tenir lieu de cahier des charges complet : la maîtrise d'œuvre doit compléter par des clauses spécifiques établies avec l'architecte en chef des Monuments Historiques.

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Le NF DTU 40.41 (NF P 34-211-1, septembre 2004) définit les travaux de couverture en zinc laminé relevant des deux techniques exécutées sur support continu : la couverture à tasseaux et couvre-joints et la couverture à joint debout, ainsi que la protection en zinc des parties indépendantes de la couverture. Il fixe les pentes minimales par système d'assemblage et par zone de concomitance vent-pluie, les dimensions de feuilles, l'espacement des pattes, les compatibilités de contact et les sections de ventilation. Il ne vise que le zinc : le cuivre relève du NF DTU 40.45, l'acier inoxydable du NF DTU 40.44 et le plomb du NF DTU 40.46.

NF DTU 40.5 — Travaux d'évacuation des eaux pluviales

Le DTU 40.5, publié sous forme de norme expérimentale XP P 36-201 en novembre 1993 et intégrant l'amendement A1 de décembre 1997, définit les travaux d'exécution des évacuations d'eaux pluviales sur les couvertures de bâtiments : gouttières et chéneaux métalliques, et tuyaux de descente extérieure. Il fixe les épaisseurs minimales des tôles et bandes selon le métal, les longueurs maximales de libre dilatation, la pente minimale des gouttières et chéneaux (au moins 5 mm par mètre), l'écartement des crochets, la compatibilité chimique entre le chéneau et son support, les types de jonctions et l'obligation de trop-plein. Le dimensionnement des sections est renvoyé au DTU 60.11, dont la partie 3 d'août 2013 retient une intensité pluviométrique minimale de 3 l/m²/min en France européenne. Un chéneau cloué, une descente sans crapaudine ou un trop-plein absent conduisent à des débordements en façade et à des infiltrations à l'intérieur du bâtiment.

NF DTU 31.1 — Charpente en bois

Le NF DTU 31.1, dans sa version du 30 juin 2017, fixe les clauses types de calculs, de construction et de mise en oeuvre des marchés de charpente bois, de structure poteau-poutre, de solivage, de pans de bois, de colombage, de beffroi et de platelage. Il renvoie l'analyse de structure à l'Eurocode 5, encadre la durabilité par une méthode d'affectation des conceptions drainante, moyenne ou piégeante, et fixe les tolérances d'exécution et de pose. Contrairement à une idée répandue, il ne vise ni les charpentes assemblées par connecteurs métalliques (NF DTU 31.3), ni les escaliers en bois (NF DTU 36.3), ni les ossatures bois à voile travaillant (NF DTU 31.2), ni les planchers en bois (NF DTU 51.3).

NF DTU 60.11 - Règles de calcul des installations de plomberie

Le NF DTU 60.11 « Règles de calcul des installations de plomberie sanitaire et d'eaux pluviales » (indice P 40-202, août 2013) est le document de dimensionnement de la plomberie du bâtiment. Il se compose de quatre parties : P1-1 réseaux d'alimentation d'eau froide et d'eau chaude sanitaire, P1-2 conception et dimensionnement des réseaux bouclés d'ECS, P2 évacuation gravitaire des eaux usées et des eaux vannes, P3 évacuation des eaux pluviales. Il fixe les débits minimaux de calcul par appareil, les diamètres intérieurs minimaux, les vitesses limites (2 m/s en sous-sol, vide sanitaire et local technique, 1,5 m/s en colonne montante), la pression statique maximale de 4 bar au point de puisage et la pression minimale de 1 bar à l'entrée de chaque logement en collectif. Un réseau sous-dimensionné ou calculé sans coefficient de simultanéité produit chutes de pression, coups de bélier, sifflements et débits insuffisants aux étages hauts.

Informations

Référence NF DTU 40.46
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 5 septembre 1994

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

NF DTU 40.46 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. plomb, couverture métallique, tasseau, baguette roulée, ourlet roulé, agrafage rabattu, soudure autogène, patte à bretelle, bande de clouage, membrane d'interposition, chéneau, ressaut, NF A 55-401, DTU 40.46.

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