NF DTU 40.41 - Couvertures par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en zinc
Le NF DTU 40.41 (NF P 34-211-1, septembre 2004) définit les travaux de couverture en zinc laminé relevant des deux techniques exécutées sur support continu : la couverture à tasseaux et couvre-joints et la couverture à joint debout, ainsi que la protection en zinc des parties indépendantes de la couverture. Il fixe les pentes minimales par système d'assemblage et par zone de concomitance vent-pluie, les dimensions de feuilles, l'espacement des pattes, les compatibilités de contact et les sections de ventilation. Il ne vise que le zinc : le cuivre relève du NF DTU 40.45, l'acier inoxydable du NF DTU 40.44 et le plomb du NF DTU 40.46.
Domaine d'application
Travaux de couverture en zinc laminé exécutés sur support continu selon deux techniques — couverture à tasseaux et couvre-joints, couverture à joint debout — et protection en zinc laminé des parties indépendantes de la couverture. Toutes couvertures planes ou cintrées de tous les bâtiments réalisés en France métropolitaine, pour les bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne. Ne traite ni de l'interface avec des couvertures en autres matériaux, ni des chéneaux, gouttières et descentes d'eaux pluviales, ni de la ventilation des bâtiments à forte et très forte hygrométrie
Règles principales
Zinc conforme à la NF EN 988 et dimensions normalisées
Les feuilles ou longues feuilles en zinc laminé en continu doivent être conformes à la NF EN 988 (coefficient de dilatation 22 × 10⁻⁶ m/m/°C). Longueurs : feuilles 3,00 m maximum (courante 2,00 m), longues feuilles au-delà de 3,00 m. Largeurs : 0,500 m et 0,650 m en parties courantes ; 0,400, 0,500, 0,650, 0,800 et 1,00 m pour les ouvrages particuliers.
Épaisseurs courantes en parties courantes (tasseaux comme joint debout) : 0,65, 0,70 et 0,80 mm ; ouvrages particuliers 0,65 mm minimum.
Domaine limité au zinc et à deux techniques sur support continu
Le document définit les travaux de couverture en zinc laminé relevant de deux techniques exécutées sur support continu — couverture à tasseaux et couvre-joints, couverture à joint debout — et la protection en zinc laminé des parties indépendantes de la couverture. Il vise toutes les couvertures planes ou cintrées de tous les bâtiments réalisés en France métropolitaine, pour les bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne.
Exceptions :
- • Climat de montagne: Seules sont traitées les couvertures établies suivant la conception de la toiture froide à double ventilation avec étanchéité complémentaire ventilée sur ses deux faces (chapitre 6)
- • Panneaux dérivés du bois et supports non bois en support direct: Les panneaux de particules, de contreplaqué et les panneaux composites avec isolation intégrée en support direct ne sont pas visés et relèvent de l'Avis Technique, tout comme la pose directe sur maçonnerie de grande surface, isolant, membrane neutre ou bois non compatibles
Pentes minimales — couvertures à tasseaux et couvre-joints
Valeurs en m/m selon système d'assemblage transversal, situation locale et zone de concomitance vent-pluie (tableau 4) : agrafure simple 40 mm (couverture en feuilles) 0,25 dans toutes zones et situations ; agrafure simple 50 mm (feuille) et 60 mm (longues feuilles) 0,20 en situation protégée, 0,20 à 0,25 en normale, 0,25 en exposée ; recouvrement avec double agrafure 0,08 à 0,10 en protégée, 0,10 à 0,14 en normale, 0,14 à 0,20 en exposée ; ressaut ou travée continue 0,05 en protégée et normale (0,06 en zone 3 normale), 0,06 à 0,10 en exposée
Exceptions :
- • Hauteur minimum des ressauts (couverture à tasseaux): 0,100 m pour les couvertures réalisées avec des tasseaux de 50 mm et 0,080 m pour celles réalisées avec des tasseaux de 40 mm
Pentes minimales — couvertures à joint debout
Valeurs en m/m (tableau 5) : agrafure simple 0,47 dans toutes situations et toutes zones ; recouvrement avec double agrafure 0,20 en zones 1 et 2, 0,25 en zone 3 ; recouvrement avec double agrafure renforcée de 250 mm 0,10 en zone 1 toutes situations, 0,10 à 0,15 en zone 2, 0,15 en zone 3 ; ressaut ou travée continue 0,05 dans toutes situations et toutes zones
Exceptions :
- • Agrafure simple à joint debout: Valeur de 40 mm minimum, admise seulement lorsque la longueur du rampant est inférieure ou égale à la longueur admissible des feuilles ; sinon, et pour des pentes ≥ 173 %, une agrafure simple de 60 mm avec sertissage simple pli peut être utilisée
- • Hauteur minimum des ressauts (joint debout): 0,080 m, abaissable à 0,050 m pour les pentes ≥ 10 % dans les conditions du § 5.4.2.3.1
Dimensions des feuilles selon la pente et le point fixe
Tableau 6 : feuilles, toute pente, épaisseur minimale 0,65 mm, longueur 3 m en aval du point fixe et 0 m en amont, largeurs 500 ou 650 mm.
Longues feuilles : 5 ≤ p ≤ 20 % → 0,65 mm, 10 m en aval, 5 m en amont avec ressauts, 0 m avec agrafures ; 20 < p ≤ 60 % → 10 m en aval, 3 m en amont avec ressauts ; 60 < p ≤ 173 % → 10 m en aval, 0 m en amont ; p > 173 % → épaisseur minimale 0,70 mm, 6 m en aval, largeur 500 mm.
Largeurs autorisées : 500 mm toutes zones et sites, 650 mm sauf en zone 4 tous sites et zone 3 site exposé (zones et sites au sens des règles NV 65).
Compatibilité de contact du zinc
Le contact zinc-fer (acier non protégé) est interdit, cette interdiction ne visant pas les clous de fixation. Le contact zinc-cuivre est interdit : toutes les pattes de fixation en cuivre doivent être étamées. Contacts admis : zinc-plomb, zinc-acier inoxydable, zinc-aluminium, zinc-étain, zinc-acier laqué et zinc-aluminium laqué. Le contact direct zinc-plâtre et zinc-mortier de ciment est interdit.
Exceptions :
- • Solins et engravures: L'interdiction de contact zinc-plâtre et zinc-mortier de ciment ne s'applique pas à ces ouvrages
Interdiction d'interposer un écran entre zinc et voligeage
L'interposition d'un élément intermédiaire (feutre ou film plastique) entre le zinc et le voligeage est interdite. À l'inverse, pour les supports localisés autres que le bois — mortier de ciment, plâtre — on interposera entre le zinc et ces supports une membrane dite « neutre » (feutre imprégné, papier « entre-deux sans fil », papier kraft paraffiné, papier dit « anglais »).
Support en bois massif : essences, sections et entraxes
Classement d'aspect des bois correspondant au moins à la catégorie ST-II (classe de résistance C24). Essences interdites : chêne, châtaignier, red cedar, douglas, bouleau, mélèze. Épaisseurs nominales minimales : 12 mm pour les voliges, 18 mm pour les frises, 22 mm pour les planches ; largeur maximale 200 mm ; planches bouvetées en bois massif d'épaisseur au moins égale à 23 mm avec tolérance ± 0,2 mm.
Exceptions :
- • Élément de charpente de largeur inférieure à 30 mm: Il convient de rajouter des fourrures bois, qui ne font pas partie du lot couverture
- • Peuplier: Employé en voliges ou feuillets dans certains cas particuliers (dômes et tourelles) : les épaisseurs de support sont plus faibles et le support est généralement posé en double épaisseur
Planéité préalable de la charpente
En l'absence de dispositions au moins analogues dans les DTU de charpente (NF DTU 31.1, 32.1, 32.2), la pose ne peut se faire que si le défaut de planitude des éléments de charpente support direct du voligeage est inférieur ou égal, en tout point du support de la couverture, à 1 cm de la portée des voliges, frises ou planches. En rénovation, cette valeur est portée à 1,5 cm
Pose et hauteur des tasseaux
Les tasseaux, généralement trapézoïdaux, sont placés suivant la ligne de plus grande pente du versant afin de ne pas créer d'obstacle à l'écoulement naturel des eaux ; le tasseau de rive est toujours posé parallèlement à la rive.
La hauteur du tasseau doit être égale à la hauteur du relief des feuilles augmentée de 5 mm : tasseaux de 40 mm avec reliefs latéraux de 35 mm, ou tasseaux de 50 mm avec reliefs latéraux de 45 mm. Pour des versants de longueur supérieure à 8,00 m en projection horizontale, on utilisera des tasseaux de 50 mm de hauteur.
Espacement des pattes de fixation en joint debout
Les pattes fixes ou coulissantes sont disposées tous les 0,33 m en partie courante et en rive de couverture. À l'égout de versant ou de ressaut, l'entraxe entre pattes est de 0,165 m sur une longueur de 0,50 m (3 pattes), la première patte étant placée au plus à un demi-espacement de l'égout.
En tête de longue feuille, la dernière patte (fixe ou coulissante) doit être placée à 0,33 m au plus du faîtage ou de la jonction avec les éléments supérieurs, espacement ramené à 0,25 m en cas de renforcement.
Exceptions :
- • Couverture hors des limites de hauteur du tableau 13: La largeur des feuilles est limitée à 500 mm et l'espacement entre pattes est calculé en fonction de la dépression de vent (règles NV 65 modifiées 99) et de la résistance admissible au vent extrême de 50 daN des pattes, sans pouvoir dépasser 0,33 m
Partie fixe et répartition des mouvements thermiques
Pour répartir les effets des mouvements thermiques (dilatations, retraits), une « partie fixe » doit être réalisée à l'aide de cinq pattes fixes, quel que soit le profil et le type de patte. Sa position est déterminée par la longueur des longues feuilles et par la pente du versant : pour une pente comprise entre 5 % et 60 %, la partie fixe est positionnée au plus à 10 m de la partie basse des longues feuilles, les pattes coulissantes étant réparties de part et d'autre ; pour une pente supérieure à 60 %, la partie fixe est située en tête des longues feuilles
Joints de dilatation en toiture
Des dispositions doivent être prises pour poursuivre en toiture les joints de construction des murs porteurs. Les dispositifs de dilatation ne doivent pas porter atteinte à l'étanchéité du toit, ni par leur forme ni par leur fixation. La fermeture du joint est assurée par un profil en zinc comportant obligatoirement une dilatation, qui vient s'agrafer dans des bandes d'agrafes ou dans le relevé latéral des feuilles de zinc.
Les fixations doivent permettre la libre dilatation du joint lui-même ainsi que celle des raccords et agrafes des bords.
Sections de ventilation de la couverture
Couverture (plane ou cintrée) sur comble perdu : section totale des orifices de passage d'air au moins égale à 1/5000 de la surface projetée de la couverture sur un plan horizontal. Couverture plane avec isolation thermique sous rampant : section totale au moins égale à 1/3000 de cette même surface. Dans tous les cas la section totale est répartie par moitié en partie haute et en partie basse.
Exceptions :
- • Ouvertures en pignons: Utilisables seulement si la distance entre les murs est inférieure ou égale à 12 m et à condition qu'il n'y ait pas d'écran entre les deux murs ; la ventilation par ouvertures en pignon avec isolation sous rampant nécessite au faîtage un espace libre sous les chevrons de 50 cm minimum
- • Couverture cintrée ventilée par chatières au faîtage: Les chatières sont disposées de façon à avoir au maximum 3 mètres d'écart entre lignes de chatières de part et d'autre du faîtage
Lame d'air sous support en isolation sous rampant
Un espace destiné à assurer le libre passage de l'air doit être réservé dès la conception entre le dessous du support de la couverture et le dessus de l'isolant, d'épaisseur minimale de 4 cm pour les longueurs de rampant inférieures ou égales à 12 m et de 6 cm pour les longueurs de rampant supérieures à 12 m.
Le foisonnement possible de certains isolants doit être pris en compte dans le dimensionnement de cette lame d'air.
Chatières et aération linéaire
Les chatières conformes à la NF P 37-410 sont destinées à être posées pour des pentes supérieures ou égales à 5 %.
L'ouverture pratiquée sur la feuille de zinc comporte tout autour un relevé de 10 mm quand les chatières sont soudées (sauf sur le devant) et de 30 mm quand elles sont fixées par pattes ; le relevé intérieur derrière la grille doit être positionné de façon à éviter que la pluie ne pénètre directement dans le comble.
Exceptions :
- • Couvertures cintrées: La pente minimale de pose des chatières peut être ramenée à 2,5 % sous réserve que les chatières soient soudées et que le relevé autour de l'ouverture de ventilation soit de 50 mm minimum
Bandes façonnées, couvre-joints et accessoires
Le zinc constitutif des bandes façonnées et des couvre-joints doit être conforme à la NF EN 988. Les bandes façonnées normalisées répondent à la NF P 34-402 pour leurs profils et développés ; les couvre-joints normalisés répondent à la NF P 34-403, avec une épaisseur minimale de 0,65 mm et des épaisseurs courantes de 0,65, 0,70 et 0,80 mm.
Les bandes façonnées et couvre-joints non normalisés ont une épaisseur au minimum de 0,65 mm et un développé généralement limité à 0,500 m sans excéder 0,650 m. Pour les accessoires ponctuels non normalisés, l'épaisseur minimale est de 0,65 mm.
Atmosphères extérieures et traitement de surface
Le zinc naturel, le zinc prépatiné et le zinc prélaqué sont adaptés aux atmosphères rurales non polluées, industrielles ou urbaines normales, ainsi qu'à l'atmosphère marine ; dans les autres cas d'atmosphères, il y a lieu d'obtenir l'accord du fabricant. Les documents particuliers du marché doivent préciser l'exposition atmosphérique ainsi que la nature du traitement de surface éventuel.
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Défaut de planitude de la charpente support du voligeage | ≤ 1 cm de la portée des voliges, frises ou planches | En tout point du support ; valeur portée à 1,5 cm en rénovation (§ 3) |
| Désaffleurement entre deux éléments de voligeage voisins | < 2 mm | Sans charge, en pose jointive (§ 5.1.3.1.1) |
| Écartement entre voliges en pose jointive | 5 à 10 mm environ | Éléments cloués sur les appuis |
| Entraxe maximal des appuis du voligeage | ≤ 1,20 m | Chaque volige, frise ou planche reposant sur au moins trois appuis en partie courante |
| Hauteur du tasseau par rapport au relief des feuilles | Relief + 5 mm | Couples courants : tasseau 40 mm / relief 35 mm, tasseau 50 mm / relief 45 mm (§ 5.3.1.1) |
| Épaisseur des planches bouvetées en bois massif | ± 0,2 mm | Épaisseur au moins égale à 23 mm (§ 4.6.2.2) |
| Pente minimale — couverture à tasseaux | 0,05 à 0,25 m/m | Selon système d'assemblage, situation locale et zone de concomitance vent-pluie (tableau 4) |
| Pente minimale — couverture à joint debout | 0,05 à 0,47 m/m | Selon système d'assemblage, situation locale et zone de concomitance vent-pluie (tableau 5) |
| Résistance admissible des pattes au vent extrême | 50 daN | Base de calcul de l'espacement hors limites de hauteur du tableau 13 (§ 5.4.2.2.2) |
Dimensions réglementaires
Épaisseur du zinc en partie courante
Couvertures à tasseaux comme à joint debout ; 0,70 mm minimum pour les pentes > 173 %
Largeurs de feuilles en partie courante
650 mm sauf en zone 4 tous sites et zone 3 site exposé (zones et sites au sens des règles NV 65)
Longueur des feuilles
Au-delà de 3,00 m, on parle de longues feuilles (§ 4.1.2 et 5.1.1)
Longueur des longues feuilles en aval du point fixe
Tableau 6 ; en amont du point fixe : 5 m, 3 m ou 0 m selon la pente et le type de jonction
Longueur maximale des rampants en projection horizontale
Prescription commune aux couvertures à tasseaux et à joint debout (§ 5.2)
Espacement des pattes de fixation en joint debout
0,165 m sur 0,50 m (3 pattes) à l'égout de versant ou de ressaut (§ 5.4.2.2.2)
Partie fixe en joint debout
À 10 m au plus de la partie basse des longues feuilles pour 5 % ≤ p ≤ 60 % ; en tête pour p > 60 %
Hauteur des tasseaux
Tasseaux de 50 mm obligatoires pour des versants de longueur > 8,00 m en projection horizontale
Hauteur minimum des ressauts
En joint debout, 0,050 m admis pour les pentes ≥ 10 % dans les conditions du § 5.4.2.3.1
Recouvrement en double agrafure (couverture à tasseaux)
Quelle que soit la pente, pente minimale 0,080 m/m (tableau 4)
Épaisseurs minimales du support bois
Largeur maximale 200 mm ; classement ST-II (C24) au minimum
Largeur de repos du voligeage sur les appuis
Fourrures bois à ajouter si la largeur de l'élément de charpente est inférieure à 30 mm
Section de ventilation — comble perdu
Répartie par moitié en partie haute et en partie basse (§ 5.6.2)
Section de ventilation — isolation sous rampant
Répartie par moitié en partie haute et en partie basse (§ 5.6.3)
Lame d'air entre support et isolant
Espace de libre passage de l'air à réserver dès la conception (§ 5.6.3)
Relevé autour de l'ouverture de chatière
50 mm minimum pour une chatière soudée en couverture cintrée à 2,5 % de pente
Fente d'aération linéaire
Grillage à mailles fines obligatoire si cette dimension dépasse 20 mm
Recouvrement des éléments de joint de dilatation
Jonctions entre éléments du profil de fermeture (§ 5.5.3)
Comprendre NF DTU 40.41 (NF P 34-211-1 / NF P 34-211-2)
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF DTU 40.41 (NF P 34-211-1 / NF P 34-211-2), le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF DTU 40.41 (NF P 34-211-1 / NF P 34-211-2) couvre : Travaux de couverture en zinc laminé exécutés sur support continu selon deux techniques — couverture à tasseaux et couvre-joints, couverture à joint debout — et protection en zinc laminé des parties indépendantes de la couverture. Toutes couvertures planes ou cintrées de tous les bâtiments réalisés en France métropolitaine, pour les bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne. Ne traite ni de l'interface avec des couvertures en autres matériaux, ni des chéneaux, gouttières et descentes d'eaux pluviales, ni de la ventilation des bâtiments à forte et très forte hygrométrie. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF DTU 40.41 (NF P 34-211-1 / NF P 34-211-2)
Le NF DTU 40.41 « Travaux de bâtiment — Couvertures par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en zinc » comprend une partie 1 (cahier des clauses techniques, indice de classement NF P 34-211-1) et une partie 2 (cahier des clauses spéciales, NF P 34-211-2). La partie 1 est datée de septembre 2004 et a été homologuée par décision du Directeur Général de l'AFNOR le 20 juillet 2004 pour prendre effet le 20 septembre 2004. Elle annule et remplace le DTU 40.41 (P 34-211) de juin 1987.
La première erreur de prescription à éviter est d'attribuer à ce DTU l'ensemble des couvertures métalliques en feuilles. Son intitulé et son domaine d'application sont sans ambiguïté : il vise le zinc laminé. Les couvertures par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en acier inoxydable relèvent du NF DTU 40.44, celles en cuivre du NF DTU 40.45, et les travaux de couverture en plomb sur support continu du NF DTU 40.46.
Le texte vise toutes les couvertures planes ou cintrées de tous les bâtiments réalisés en France métropolitaine, mais uniquement pour les bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne : la ventilation des bâtiments à forte et très forte hygrométrie n'y est pas traitée. Pour les couvertures en climat de montagne, il ne traite que des couvertures établies suivant la conception de la toiture froide à double ventilation, avec étanchéité complémentaire ventilée sur ses deux faces.
Deux exclusions complètent le champ : l'interface des ouvrages en zinc avec des couvertures en autres matériaux, et les ouvrages de chéneaux, gouttières et descentes d'eaux pluviales — ces derniers relevant du NF DTU 40.5. Enfin, les panneaux de particules, de contreplaqué ou les panneaux composites avec isolation thermique intégrée en support direct de couverture ne sont pas visés et relèvent de l'Avis Technique, tout comme la pose directe sur maçonnerie de grande surface, isolant, membrane neutre ou bois non compatibles.
Comprendre en détail NF DTU 40.41 (NF P 34-211-1 / NF P 34-211-2)
Les pentes minimales : une matrice, pas une valeur unique
C'est le point où les CCTP se trompent le plus souvent. Le NF DTU 40.41 ne donne pas « une » pente minimale : il donne deux tableaux croisant le système d'assemblage transversal en partie courante, la situation locale (protégée, normale, exposée) et la zone de concomitance vent-pluie (zones 1, 2 et 3 définies à l'annexe E normative). Les valeurs sont exprimées en m/m.
Pour les couvertures à tasseaux et couvre-joints (tableau 4), l'agrafure simple de 40 mm en couverture en feuilles exige 0,25 m/m soit 25 % dans toutes les zones et toutes les situations. L'agrafure simple de 50 mm en feuille et de 60 mm en longues feuilles exige 0,20 m/m en situation protégée toutes zones, 0,20 à 0,25 selon la zone en situation normale, et 0,25 en situation exposée. Le système à recouvrement avec agrafure dite « à double agrafure » descend à 0,08 m/m en situation protégée zone 1 et monte à 0,20 m/m en situation exposée zone 3. Le système à ressaut ou travée continue autorise 0,05 m/m, sauf en situation exposée où la valeur monte à 0,06, 0,08 ou 0,10 m/m selon la zone.
Pour les couvertures à joint debout (tableau 5), l'agrafure simple exige 0,47 m/m dans toutes situations et toutes zones. Le recouvrement avec double agrafure exige 0,20 m/m en zones 1 et 2 et 0,25 m/m en zone 3. Le recouvrement avec double agrafure renforcée de 250 mm descend à 0,10 m/m en zone 1 toutes situations, 0,10 à 0,15 m/m en zone 2 et 0,15 m/m en zone 3. Le système à ressaut ou travée continue autorise 0,05 m/m dans toutes situations et toutes zones.
Deux notes de bas de tableau conditionnent l'emploi de ces valeurs. Pour les couvertures à tasseaux, la hauteur minimum des ressauts est de 0,100 m avec des tasseaux de 50 mm et de 0,080 m avec des tasseaux de 40 mm. Pour le joint debout, la hauteur minimum des ressauts est de 0,080 m, abaissable à 0,050 m pour les pentes supérieures ou égales à 10 % dans les conditions du paragraphe 5.4.2.3.1. L'agrafure simple à joint debout, de 40 mm minimum, n'est admise que lorsque la longueur du rampant est inférieure ou égale à la longueur admissible des feuilles.
Matériaux : caractéristiques et dimensions normalisées du zinc
Les feuilles ou longues feuilles en zinc laminé en continu doivent être conformes à la norme NF EN 988. Le document rappelle en note que le coefficient de dilatation du zinc est de 22 × 10⁻⁶ m/m/°C — c'est cette valeur qui justifie toute l'organisation des pattes fixes et coulissantes et la limitation des longueurs de feuilles.
Les dimensions conformes à la NF EN 988 sont énumérées. En longueur : feuilles 3,00 m maximum, longueur courante 2,00 m ; longues feuilles au-delà de 3,00 m. En largeur : 0,500 m et 0,650 m pour les parties courantes ; 0,400 m, 0,500 m, 0,650 m, 0,800 m et 1,00 m pour les ouvrages particuliers. En épaisseur : 0,65 mm, 0,70 mm et 0,80 mm pour les parties courantes des couvertures à tasseaux comme à joint debout ; 0,65 mm minimum, 0,70 mm, 0,80 mm et 1,00 mm pour les ouvrages particuliers. La couverture en feuilles se définit comme le système mettant en œuvre des éléments de zinc laminé dont la longueur n'excède pas 3,00 m.
Le tableau 6 croise ces dimensions avec la pente et la position du point fixe. Pour des feuilles, toute pente, épaisseur minimale 0,65 mm : longueur 3 m en aval du point fixe, 0 m en amont, largeurs autorisées 500 ou 650 mm. Pour des longues feuilles de pente comprise entre 5 et 20 %, épaisseur minimale 0,65 mm : 10 m en aval du point fixe, 5 m en amont si la jonction se fait avec ressauts, 0 m si elle se fait avec agrafures. Pour 20 < p ≤ 60 % : 10 m en aval, 3 m en amont avec ressauts. Pour 60 < p ≤ 173 % : 10 m en aval, 0 m en amont. Au-delà de 173 % de pente, l'épaisseur minimale passe à 0,70 mm et la longueur en aval du point fixe est limitée à 6 m, la largeur autorisée étant alors de 500 mm.
Les largeurs autorisées dépendent également de l'exposition : 500 mm dans toutes zones et sites, 650 mm sauf en zone 4 tous sites et en zone 3 site exposé, les zones et sites correspondant aux zones de vent et aux sites des règles NV 65. Les bandes façonnées normalisées répondent à la NF P 34-402, les couvre-joints normalisés à la NF P 34-403 avec une épaisseur minimale de 0,65 mm, et les chatières normalisées à la NF P 37-410 ; pour les accessoires non normalisés, l'épaisseur est au minimum de 0,65 mm, le développé des bandes façonnées et couvre-joints étant généralement limité à 0,500 m sans excéder 0,650 m.
Compatibilités de contact : ce que le zinc ne supporte pas
Le paragraphe 5.1.2.2 est l'un des plus courts et des plus décisifs du document. Le contact zinc-fer, c'est-à-dire avec de l'acier non protégé, est interdit — cette interdiction ne visant pas les clous de fixation. Le contact zinc-cuivre est également interdit : en conséquence, toutes les pattes de fixation en cuivre doivent être étamées.
Les contacts admis sont explicitement listés : zinc-plomb, zinc-acier inoxydable, zinc-aluminium, zinc-étain, zinc-acier laqué et zinc-aluminium laqué. Côté gros œuvre, lorsqu'il s'agit d'un support en plâtre ou en mortier de ciment, le contact direct zinc-plâtre et zinc-mortier de ciment est interdit, ces interdictions ne s'appliquant pas aux ouvrages tels que solins et engravures.
Le zinc peut en revanche être mis en contact avec les autres matériaux de couverture : ardoise, tuiles de terre cuite, tuiles béton, bardeaux bitumés, lauzes, ardoises en fibres-ciment. Le zinc naturel, prépatiné et prélaqué est adapté aux atmosphères rurales non polluées, industrielles ou urbaines normales, ainsi qu'à l'atmosphère marine ; dans les autres cas d'atmosphères il y a lieu d'obtenir l'accord du fabricant. Les documents particuliers du marché doivent préciser l'exposition atmosphérique ainsi que la nature du traitement de surface éventuel.
Une interdiction complémentaire, systématiquement enfreinte sur chantier, figure au paragraphe 5.1.3.1.1 : l'interposition d'un élément intermédiaire — feutre ou film plastique — entre le zinc et le voligeage est interdite. Un écran de sous-toiture posé directement sous la feuille de zinc en partie courante est donc contraire au DTU. Pour les supports localisés autres que le bois (mortier de ciment, plâtre), on interpose au contraire une membrane dite « neutre » : feutre imprégné, papier « entre-deux sans fil », papier kraft paraffiné, papier dit « anglais ».
Support de couverture : voligeage, entraxes et planéité
Le NF DTU 40.41 impose une condition de planéité au support de charpente avant toute pose, en l'absence de dispositions au moins analogues dans les DTU de charpente : le défaut de planitude des éléments de charpente support direct du voligeage doit être inférieur ou égal, en tout point du support, à 1 cm de la portée des voliges, frises ou planches ; en rénovation, cette valeur est portée à 1,5 cm.
La qualité du bois doit être définie aux documents particuliers du marché, le classement d'aspect devant correspondre au moins à la catégorie ST-II, soit la classe de résistance C24. Six essences sont interdites : le chêne, le châtaignier, le red cedar, le douglas, le bouleau et le mélèze. Les épaisseurs nominales minimales sont de 12 mm pour les voliges, 18 mm pour les frises et 22 mm pour les planches, la largeur maximale étant de 200 mm. Les planches bouvetées en bois massif ont une épaisseur au moins égale à 23 mm avec une tolérance de ± 0,2 mm.
En pose jointive, les voliges, frises et planches sont posées avec un écartement de 5 à 10 mm environ et clouées sur les appuis ; le désaffleurement sans charge entre deux éléments voisins doit être inférieur à 2 mm. L'écartement d'axe en axe des appuis ne peut dépasser 1,20 m, chaque volige, frise ou planche devant reposer en partie courante sur au moins trois appuis. La largeur minimale de repos sur les appuis est de 35 mm en partie courante et 30 mm en about ; lorsque la largeur de l'élément de charpente est inférieure à 30 mm, il convient de rajouter des fourrures bois, qui ne font pas partie du lot couverture.
Sur maçonnerie de grande surface (coques en béton armé, voûtes) et sur matériaux isolants, il est nécessaire de prévoir une lame d'air ventilée entre le voligeage support et le béton et/ou l'isolant, dont l'épaisseur est fixée au chapitre 5.6. Les formes de pente en plâtre sont interdites sur les supports en béton armé et sur les supports métalliques, même avec interposition d'une membrane neutre : la pente sera réalisée en mortier de ciment ou en bois sur béton armé, et en bois sur support métallique. La pose de zinc sur maçonnerie est limitée aux recouvrements d'entablement, de couronnement de murs, de joint de dilatation à double costière, d'appuis de baies et autres petits ouvrages.
Pattes de fixation et gestion de la dilatation en joint debout
La longueur maximale des rampants en projection horizontale est limitée à 40 m, toutes techniques confondues. Sur cette base, la gestion des mouvements thermiques repose sur la distinction entre pattes fixes et pattes coulissantes, et sur la réalisation d'une « partie fixe ».
En joint debout, les pattes fixes ou coulissantes sont disposées tous les 0,33 m en partie courante et en rive de couverture. À l'égout de versant ou de ressaut, l'entraxe entre pattes est de 0,165 m sur une longueur de 0,50 m, soit trois pattes ; la première patte est placée au plus à un demi-espacement de l'égout. En tête de longue feuille, la dernière patte, fixe ou coulissante, doit être placée à 0,33 m au plus du faîtage ou de la jonction avec les éléments supérieurs, cet espacement étant ramené à 0,25 m en cas de renforcement.
La partie fixe est réalisée à l'aide de cinq pattes fixes, quel que soit le profil et le type de patte. Son positionnement dépend de la pente : pour une pente comprise entre 5 % et 60 %, la partie fixe est positionnée au plus à 10 m de la partie basse des longues feuilles, les pattes coulissantes étant réparties de part et d'autre ; pour une pente supérieure à 60 %, la partie fixe est située en tête des longues feuilles.
Hors des limites de hauteur de bâtiment du tableau 13, trois règles s'imposent : la largeur des feuilles est limitée à 500 mm, l'espacement entre pattes est calculé en fonction de la dépression de vent déterminée selon les règles NV 65 modifiées 99 et de la résistance admissible au vent extrême de 50 daN des pattes, et cet espacement ne peut en aucun cas dépasser 0,33 m. À la pose, un jeu entre les pattes et la base des reliefs latéraux doit être ménagé, les pattes fixes et coulissantes étant serties en même temps que le joint, et les têtes de fixation ne devant pas désaffleurer par rapport au plan des voliges.
Couverture à tasseaux : hauteurs et règles d'exécution
Les tasseaux, généralement trapézoïdaux, sont placés suivant la ligne de plus grande pente du versant afin de ne pas créer d'obstacle à l'écoulement naturel des eaux ; seul le tasseau de rive est toujours posé parallèlement à la rive. Les tasseaux de faîtages et d'arêtiers peuvent être évidés.
La règle dimensionnelle est simple et directement contrôlable : la hauteur du tasseau doit être égale à la hauteur du relief des feuilles augmentée de 5 mm. En général, deux couples sont utilisés — tasseaux de 40 mm avec reliefs latéraux de 35 mm, et tasseaux de 50 mm avec reliefs latéraux de 45 mm. Pour des versants de longueur supérieure à 8,00 m en projection horizontale, on utilisera des tasseaux de 50 mm de hauteur.
Le recouvrement en système à double agrafure est fixé à 0,180 m minimum quelle que soit la pente, pour une pente minimale de 0,080 m/m. Les couvre-joints normalisés répondent à la NF P 34-403 et leur épaisseur minimale est de 0,65 mm ; dans le cas de couvertures en feuilles et longues feuilles, l'épaisseur des façonnés et couvre-joints peut être différente de celle des feuilles tout en restant supérieure ou égale à 0,65 mm.
Les assemblages par soudure relèvent du soudo-brasage traité au paragraphe 5.3.3. Pour les joints de dilatation, des dispositions doivent être prises pour poursuivre en toiture les joints de construction des murs porteurs ; les dispositifs de dilatation ne doivent porter atteinte à l'étanchéité du toit ni par leur forme ni par leur fixation. La fermeture du joint est assurée par un profil en zinc comportant obligatoirement une dilatation, qui vient s'agrafer dans des bandes d'agrafes ou dans le relevé latéral des feuilles ; les fixations doivent permettre la libre dilatation du joint lui-même ainsi que celle des raccords et agrafes des bords, et les jonctions entre éléments s'effectuent par recouvrement de 0,10 m.
Ventilation de la couverture : 1/5000 ou 1/3000 selon la configuration
Les dispositions de ventilation s'appliquent aux couvertures planes ou cintrées de bâtiments à faible ou moyenne hygrométrie, et distinguent deux cas : la couverture sur comble perdu avec ou sans isolation sur plancher, et la couverture avec isolation thermique sous rampant. L'objectif est de maintenir les bois de charpente et de support à un taux de siccité convenable et d'éviter la présence permanente d'eau de condensation entre le support et la sous-face du zinc.
Pour une couverture sur comble perdu, la section totale des orifices de passage d'air doit être au moins égale à 1/5000 de la surface projetée de la couverture sur un plan horizontal. Elle peut être assurée par des chatières réparties régulièrement, par une entrée d'air linéaire en partie basse et une sortie linéaire en partie haute, ou par des ouvertures en pignons — ces dernières n'étant utilisables que si la distance entre les murs est inférieure ou égale à 12 m et à condition qu'il n'y ait pas d'écran entre les deux murs. Dans tous les cas, la section totale est répartie par moitié en partie haute et en partie basse.
Pour une couverture plane avec isolation thermique sous rampant, la section totale des orifices doit être au moins égale à 1/3000 de la surface projetée. La ventilation est assurée soit par entrée et sortie d'air linéaires, soit par entrée linéaire en partie basse et sortie ponctuelle en faîtage (chatière ou ouvertures en pignon), la ventilation par ouvertures en pignon nécessitant la création au faîtage d'un espace libre sous les chevrons de 50 cm minimum. Un espace destiné à assurer le libre passage de l'air doit être réservé dès la conception entre le dessous du support de couverture et le dessus de l'isolant, d'épaisseur minimale de 4 cm pour les longueurs de rampant inférieures ou égales à 12 m, et 6 cm pour les longueurs de rampant supérieures à 12 m. Le foisonnement possible de certains isolants doit être pris en compte dans ce dimensionnement.
Les mêmes dispositions s'appliquent aux couvertures cintrées avec isolation sous rampant ; lorsque la ventilation au faîtage est assurée par des chatières, celles-ci sont disposées de façon à avoir au maximum 3 mètres d'écart entre lignes de chatières de part et d'autre du faîtage. Les chatières conformes à la NF P 37-410 sont destinées à être posées pour des pentes supérieures ou égales à 5 % ; l'ouverture pratiquée sur la feuille comporte tout autour un relevé de 10 mm quand les chatières sont soudées (sauf sur le devant) et de 30 mm quand elles sont fixées par pattes. Pour les couvertures cintrées, la pente minimale de pose des chatières peut être ramenée à 2,5 % à condition que les chatières soient soudées et que le relevé autour de l'ouverture soit de 50 mm minimum. En aération linéaire par fente, la plus petite dimension des orifices est au minimum de 10 mm, et un grillage à mailles fines doit être disposé si cette dimension dépasse 20 mm.
Erreurs fréquentes sur les couvertures zinc
La première erreur est de prescrire « NF DTU 40.41 » pour une couverture en cuivre, en acier inoxydable ou en plomb. Ce DTU ne vise que le zinc laminé : le cuivre relève du NF DTU 40.45, l'acier inoxydable du NF DTU 40.44, le plomb sur support continu du NF DTU 40.46, et les plaques nervurées en acier ou aluminium des NF DTU 40.35 et 40.36.
La deuxième erreur est de retenir une pente minimale forfaitaire du type « 5 % en zinc, 3 % en cuivre ». La pente minimale se lit dans les tableaux 4 et 5 en croisant système d'assemblage transversal, situation locale et zone de concomitance vent-pluie : elle s'étend de 0,05 m/m pour une couverture à ressaut ou travée continue en situation protégée jusqu'à 0,47 m/m pour une agrafure simple à joint debout, toutes situations et toutes zones. Prescrire une pente unique revient à ignorer ce croisement.
La troisième erreur consiste à interposer un écran de sous-toiture entre le zinc et le voligeage. Le paragraphe 5.1.3.1.1 interdit l'interposition d'un élément intermédiaire, feutre ou film plastique, entre le zinc et le voligeage. La membrane neutre n'est prescrite que pour les supports localisés autres que le bois, comme le mortier de ciment ou le plâtre.
La quatrième erreur porte sur les longueurs et largeurs. La longueur d'une longue feuille en aval du point fixe est de 10 m pour les pentes de 5 à 173 % et de 6 m au-delà de 173 % de pente, la longueur en amont du point fixe étant de 5 m, 3 m ou 0 m selon la pente et le type de jonction ; les largeurs autorisées sont 500 mm toutes zones et 650 mm sauf en zone 4 tous sites et zone 3 site exposé. La cinquième erreur, enfin, est de traiter les pattes fixes et coulissantes comme une alternance régulière : le DTU impose une « partie fixe » constituée de cinq pattes fixes, positionnée au plus à 10 m de la partie basse des longues feuilles pour les pentes de 5 à 60 %, et en tête des longues feuilles pour les pentes supérieures à 60 %.
Sources officielles et documents liés
Textes de référence : NF DTU 40.41 partie 1 (NF P 34-211-1, septembre 2004, cahier des clauses techniques) et partie 2 (NF P 34-211-2, cahier des clauses spéciales), distribués par le CSTB avec l'autorisation de l'AFNOR. Texte remplacé : DTU 40.41 (P 34-211) de juin 1987.
Normes produit et accessoires : NF EN 988 (zinc laminé en continu), NF EN 501 (marquage), NF P 34-402 (bandes façonnées normalisées), NF P 34-403 (couvre-joints normalisés), NF P 37-410 (chatières).
Normes support et charges : NF B 50-002 et NF B 50-003 (vocabulaire bois), NF B 52-001 (classement visuel pour emploi en structure), NF B 54-000 (lames à parquet en bois massif), NF EN 335-2 (classes de risque d'attaque biologique), NF E 25-601 et NF E 25-604 (vis à bois), Règles CB 71 (DTU P 31-701), Règles CM 66 (DTU P 22-701), Règles NV 65 (DTU P 06-002), Règles N 84 (DTU P 06-006).
DTU liés : NF DTU 31.1 et 31.3 (charpentes bois), NF DTU 32.1 et 32.2 (charpentes et ossatures acier), NF DTU 40.5 pour les travaux d'évacuation des eaux pluviales (chéneaux, gouttières, descentes), NF DTU 40.44 (acier inoxydable), NF DTU 40.45 (cuivre), NF DTU 40.46 (plomb sur support continu). Les annexes du DTU 40.41 comprennent l'annexe D normative (choix des fixations des voliges), l'annexe E normative (zones climatiques de concomitance vent-pluie) et l'annexe F normative (dimensionnement des sections de noues).
Glossaire NF DTU 40.41 (NF P 34-211-1 / NF P 34-211-2)
- Couverture à joint debout
- Technique de couverture en longues feuilles de zinc dont les rives longitudinales sont relevées puis serties l'une sur l'autre. Elle se distingue de la couverture à tasseaux et couvre-joints, où le relief latéral vient s'appuyer contre un tasseau bois recouvert d'un couvre-joint zinc.
- Zone de concomitance vent-pluie
- Zonage normatif (zones 1, 2 et 3) défini à l'annexe E du NF DTU 40.41, croisé avec la situation locale (protégée, normale, exposée) pour déterminer la pente minimale admissible d'un système d'assemblage transversal.
- Partie fixe
- Groupe de cinq pattes fixes destiné à répartir les effets des mouvements thermiques d'une longue feuille. Positionnée au plus à 10 m de la partie basse des longues feuilles pour les pentes de 5 à 60 %, et en tête des longues feuilles pour les pentes supérieures à 60 %.
- Ressaut
- Décrochement transversal du support permettant la jonction de deux feuilles successives à faible pente. Hauteur minimum 0,100 m avec des tasseaux de 50 mm et 0,080 m avec des tasseaux de 40 mm en couverture à tasseaux ; 0,080 m en joint debout, abaissable à 0,050 m pour les pentes ≥ 10 %.
- Double agrafure
- Assemblage transversal à recouvrement avec agrafure permettant de descendre la pente minimale. En couverture à tasseaux, le recouvrement est fixé à 0,180 m minimum quelle que soit la pente ; en joint debout, une variante renforcée de 250 mm permet d'atteindre 0,10 m/m de pente en zone 1.
- Membrane neutre
- Feutre imprégné, papier « entre-deux sans fil », papier kraft paraffiné ou papier dit « anglais », interposé entre le zinc et les supports localisés autres que le bois (mortier de ciment, plâtre). À ne pas confondre avec un écran de sous-toiture, dont l'interposition entre le zinc et le voligeage est interdite.
- Coefficient de dilatation du zinc
- 22 × 10⁻⁶ m/m/°C selon la note du § 4.1.1 du NF DTU 40.41. C'est la valeur qui commande la limitation des longueurs de feuilles et l'organisation des pattes fixes et coulissantes.
- Pose jointive du voligeage
- Pose des voliges, frises ou planches avec un écartement de 5 à 10 mm environ, clouées sur les appuis, avec un désaffleurement sans charge inférieur à 2 mm entre deux éléments voisins et un entraxe d'appuis n'excédant pas 1,20 m.
Questions fréquentes sur NF DTU 40.41 (NF P 34-211-1 / NF P 34-211-2)
Qu'est-ce que NF DTU 40.41 (NF P 34-211-1 / NF P 34-211-2) ?
NF DTU 40.41 - Couvertures par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en zinc. Le NF DTU 40.41 (NF P 34-211-1, septembre 2004) définit les travaux de couverture en zinc laminé relevant des deux techniques exécutées sur support continu : la couverture à tasseaux et couvre-joints et la couverture à joint debout, ainsi que la protection en zinc des parties indépendantes de la couverture. Il fixe les pentes minimales par système d'assemblage et par zone de concomitance vent-pluie, les dimensions de feuilles, l'espacement des pattes, les compatibilités de contact et les sections de ventilation. Il ne vise que le zinc : le cuivre relève du NF DTU 40.45, l'acier inoxydable du NF DTU 40.44 et le plomb du NF DTU 40.46. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF DTU 40.41 (NF P 34-211-1 / NF P 34-211-2) ?
Le domaine d'application couvre : Travaux de couverture en zinc laminé exécutés sur support continu selon deux techniques — couverture à tasseaux et couvre-joints, couverture à joint debout — et protection en zinc laminé des parties indépendantes de la couverture. Toutes couvertures planes ou cintrées de tous les bâtiments réalisés en France métropolitaine, pour les bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne. Ne traite ni de l'interface avec des couvertures en autres matériaux, ni des chéneaux, gouttières et descentes d'eaux pluviales, ni de la ventilation des bâtiments à forte et très forte hygrométrie. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF DTU 40.41 (NF P 34-211-1 / NF P 34-211-2) sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Le NF DTU 40.41 couvre-t-il les couvertures en cuivre ou en aluminium ?
Non. Le NF DTU 40.41 vise exclusivement les couvertures par éléments métalliques en feuilles et longues feuilles en zinc laminé. Les couvertures en acier inoxydable relèvent du NF DTU 40.44, celles en cuivre du NF DTU 40.45, les travaux de couverture en plomb sur support continu du NF DTU 40.46, et les plaques nervurées en acier ou aluminium prélaqué des NF DTU 40.35 et 40.36.
Quelle pente minimale pour une couverture zinc à joint debout ?
Elle dépend du système d'assemblage transversal, de la situation locale et de la zone de concomitance vent-pluie. Selon le tableau 5 : agrafure simple 0,47 m/m toutes situations et toutes zones ; recouvrement avec double agrafure 0,20 m/m en zones 1 et 2 et 0,25 m/m en zone 3 ; double agrafure renforcée de 250 mm de 0,10 à 0,15 m/m selon zone et situation ; ressaut ou travée continue 0,05 m/m toutes situations et toutes zones.
Quelle épaisseur de zinc en partie courante ?
Les épaisseurs courantes des feuilles et longues feuilles pour les parties courantes des couvertures à tasseaux comme à joint debout sont 0,65 mm, 0,70 mm et 0,80 mm. Pour les ouvrages particuliers : 0,65 mm minimum, 0,70 mm, 0,80 mm et 1,00 mm. Au-delà de 173 % de pente, le tableau 6 impose une épaisseur minimale de 0,70 mm.
Quelle longueur maximale pour une longue feuille de zinc ?
Selon le tableau 6, la longueur en aval du point fixe est de 10 m pour les pentes de 5 à 173 %, et de 6 m pour les pentes supérieures à 173 %. En amont du point fixe, elle est de 5 m pour les pentes de 5 à 20 % et 3 m pour les pentes de 20 à 60 % lorsque la jonction se fait avec ressauts, et de 0 m lorsque la jonction se fait avec agrafures. La longueur maximale des rampants en projection horizontale est par ailleurs limitée à 40 m.
Quel espacement entre pattes de fixation en joint debout ?
Les pattes fixes ou coulissantes sont disposées tous les 0,33 m en partie courante et en rive. À l'égout de versant ou de ressaut, l'entraxe est de 0,165 m sur une longueur de 0,50 m, soit trois pattes. En tête de longue feuille, la dernière patte est placée à 0,33 m au plus du faîtage, ou 0,25 m en cas de renforcement. Hors des limites de hauteur du tableau 13, l'espacement se calcule selon la dépression de vent avec une résistance admissible au vent extrême de 50 daN par patte, sans jamais dépasser 0,33 m.
Peut-on poser un écran de sous-toiture sous une couverture zinc ?
Pas entre le zinc et le voligeage : le paragraphe 5.1.3.1.1 interdit expressément l'interposition d'un élément intermédiaire, feutre ou film plastique, entre le zinc et le voligeage. Une membrane dite « neutre » est en revanche prescrite pour les supports localisés autres que le bois, comme le mortier de ciment ou le plâtre.
Quelle section de ventilation prévoir sous une couverture zinc ?
Sur comble perdu : au moins 1/5000 de la surface projetée de la couverture sur un plan horizontal. Avec isolation thermique sous rampant : au moins 1/3000 de cette même surface. Dans les deux cas, la section totale des orifices est répartie par moitié en partie haute et en partie basse.
Quelle lame d'air sous le support en cas d'isolation sous rampant ?
Un espace de libre passage de l'air doit être réservé dès la conception entre le dessous du support de couverture et le dessus de l'isolant : 4 cm au minimum pour les longueurs de rampant inférieures ou égales à 12 m, et 6 cm pour les longueurs de rampant supérieures à 12 m. Le foisonnement éventuel de l'isolant doit être pris en compte dans ce dimensionnement.
Quels contacts de matériaux sont interdits avec le zinc ?
Le contact zinc-fer (acier non protégé) est interdit, hors clous de fixation, et le contact zinc-cuivre est interdit, ce qui impose l'étamage de toutes les pattes de fixation en cuivre. Le contact direct zinc-plâtre et zinc-mortier de ciment est également interdit, sauf pour des ouvrages tels que solins et engravures. Sont admis : zinc-plomb, zinc-acier inoxydable, zinc-aluminium, zinc-étain, zinc-acier laqué et zinc-aluminium laqué.
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Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024
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NF DTU 40.41 (NF P 34-211-1 / NF P 34-211-2) - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. couverture, zinc, joint debout, tasseaux, couvre-joint, pattes coulissantes, ventilation, voligeage, P 34-211, concomitance vent-pluie, dilatation.