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Document Technique Unifié
NF DTU 43.6

NF DTU 43.6 - Étanchéité de planchers intérieurs

Le NF DTU 43.6 « Étanchéité des planchers intérieurs en maçonnerie par produits hydrocarbonés » (indice P 84-210, mars 2007) traite l'étanchéité des planchers intermédiaires accessibles aux piétons et aux véhicules légers — parkings couverts, zones techniques, cuisines collectives, locaux exposés aux projections d'eau — au moyen d'asphalte coulé ou de bicouches en bitume modifié SBS. Ce n'est ni un DTU de salle de bains ni un texte sur les systèmes de protection à l'eau sous carrelage. Il fixe les pentes (1 à 3 % en zones techniques, 2 à 3 % en zones véhicules et piétons pour les complexes normalisés), les compositions 5+15 et 15+25, la hauteur des relevés (au moins 0,10 m au-dessus du fini) et les protections. Une pente inférieure à 2 % produit en service des contre-pentes et des retenues d'eau ; un relevé arrêté trop bas fait passer l'eau derrière l'étanchéité.

Domaine d'application

Étanchéité des planchers intérieurs et niveaux intermédiaires sur éléments porteurs en maçonnerie, accessibles aux piétons et aux véhicules légers, par revêtements à base de produits hydrocarbonés — asphalte coulé ou bicouche en bitume modifié par élastomère SBS — avec leur protection et leurs ouvrages particuliers (relevés, collecte et évacuation des eaux, joints de dilatation, traversées et pénétrations). Applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, DOM compris. Exclut les plages de piscine et les salles d'hydrothérapie

Mis à jour le 15 janvier 2024
Applicable depuis le 1 mars 2019
étanchéité
plancher intermédiaire
asphalte
bitume SBS
parking
zone technique
relevé
NF P 84-210
protection lourde
pente

Règles principales

Domaine d'application et destinations visées

Obligatoire

Planchers intermédiaires de bâtiments d'usage courant, sur éléments porteurs en maçonnerie, accessibles aux piétons ou aux véhicules légers, dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, DOM compris. Zones techniques : locaux à interventions fréquentes ou séjour régulier de piétons (aéro-réfrigérants, installations de cuisine, agroalimentaires, sanitaires, laboratoires, marchés couverts). Véhicules légers : charge maximale conventionnelle de 20 kN par essieu

Exceptions :

  • • Plages de piscine et salles d'hydrothérapie: Hors domaine du NF DTU 43.6
  • • Installation technique ne concernant qu'une partie du local: Seule cette partie peut être considérée comme zone technique ; les DPM fixent le choix, l'implantation, les chemins et aires d'accès
Références : NF DTU 43.6 P1-1 (mars 2007), Office des Asphaltes, fascicule 2, édition 2019

Pentes du support selon la destination

Obligatoire

Complexes normalisés : 1,0 à 3 % en zones techniques ; 2,0 à 3 % en zones véhicules légers et piétonnes. Complexes sous recommandations professionnelles : 1 à 5 % en zones techniques ; 2 à 5 % en zones piétons et véhicules. Noues et caniveaux : pente ≥ 0,5 %. Marches et gradins : pente minimale 1,5 %.

Exceptions :

  • • Pente inférieure à 2 %: Admise mais le texte avertit que, du fait des tolérances de planéité des supports et des conditions d'exécution, ces surfaces peuvent présenter en service des contre-pentes, flaches et retenues d'eau
  • • Noues, chéneaux et caniveaux de pente ≤ 2 %: Peuvent présenter flaches et retenues d'eau ; cette présence est systématique en pente nulle
  • • Rampes: Localement, les rampes peuvent présenter des pentes hors des limites indiquées
Références : NF DTU 43.6 P1-1, NF DTU 20.12, Office des Asphaltes, fascicule 2, tableaux 2 et 6

Compositions normalisées 5+15 et 15+25

Obligatoire

5+15 (sous protection lourde, zones techniques) : 2 papiers kraft ou 1 papier entre-deux sans fil, 5 mm d'asphalte pur terrasse AP 2 à 10-12 kg/m², 15 mm d'asphalte sablé terrasse AS 2 à 33-35 kg/m², joints décalés de 0,10 m. 15+25 (autoprotégé, véhicules et piétons) : mêmes papiers, 15 mm d'AS 2, grille de verre, 25 mm d'asphalte gravillonné AG 2 à environ 58 kg/m².

Exceptions :

  • • Liant de point éclair supérieur à 240 °C (hors asphaltes polymères ou de couleur): Il peut être dérogé à la température maximale de 200 °C à condition de respecter la relation T ≤ T point éclair − 30 °C
  • • Complexes mixtes ou monocouches: Relèvent de recommandations professionnelles sous Avis Technique, rapport d'enquête technique spécialisée ou ATEX, avec des plages de pente élargies
Références : NF DTU 43.6 P1-1, NF EN 12970, Office des Asphaltes, fascicules 2 et 10

Éléments porteurs et réception du support

Obligatoire

Éléments porteurs en maçonnerie classés A, B, C ou D selon leur susceptibilité à la fissuration (NF DTU 20.12). Le respect des tolérances de planéité, d'état de surface, d'horizontalité et de pente incombe à l'entreprise de gros œuvre : les ouvrages d'étanchéité ne peuvent pas corriger ces tolérances. Les formes de pente rapportées sont conformes au NF DTU 20.12 et adhérentes au support

Exceptions :

  • • Élément porteur de type D sous plancher accessible aux véhicules: Doit être complété par une dalle rapportée adhérente en béton armé, avec pontage nécessaire sur les appuis en extrémité des dalles
  • • Entrevous porteurs en béton (type C): Des chaînages transversaux intermédiaires coulés entre entrevous borgnes doivent être réalisés tous les 2 m au plus
  • • Planchers à bacs métalliques collaborants: Nécessitent un délai de séchage plus long qu'une dalle béton traditionnelle, pour permettre l'évacuation de l'eau en surplus
Références : NF DTU 43.6 P1-1, NF P 10-203-1 (NF DTU 20.12) art. 5.8

Hauteur des relevés selon la destination du local

Obligatoire

H ≥ 0,10 m au-dessus de la pomme de douche en zone technique de douche ; ≥ 0,10 m au-dessus du fini de la protection dure dans un local d'activités diverses ; ≥ 0,10 m au-dessus des projections d'eau estimées dans un local à risque de projection ; ≥ 0,10 m au-dessus du fini de la protection dure ou de l'autoprotection en circulation et stationnement ; ≥ 0,10 m au-dessus des chasse-roues ou de l'autoprotection sur rampe

Références : NF DTU 43.6 P1-1, NF DTU 20.12 art. 7.2.3.2.3

Composition et protection des relevés

Obligatoire

Relevé traditionnel : 1 couche d'EIF, 1 feuille de bitume SBS type BE 35 soudée sur toute la hauteur avec talon ≥ 0,10 m sur l'asphalte, 1 feuille de bitume élastomérique 35 autoprotégée soudée sur toute la hauteur avec talon ≥ 0,15 m dépassant de 0,05 m le talon de la première couche. Protection jusqu'à 0,40 m : enduit mortier d'épaisseur moyenne 0,03 m armé grillage hexagonal ou treillis soudé 0,9 × 0,9 mm maille 50 × 50 mm (~220 g/m²), au moins 3 fixations par mètre linéaire

Exceptions :

  • • Relevé de hauteur > 0,40 m et ≤ 2 m: Enduit d'épaisseur moyenne 0,05 m armé de métal déployé ou de treillis soudé 0,9 × 0,9 mm maille 50 × 50 mm (~220 g/m²), à l'exclusion du grillage type cage à poules ; raccordement à la protection courante par un joint large d'au moins 0,01 m garni d'un produit apte aux déformations alternées
  • • Enduit grillagé de hauteur ≤ 0,20 m comportant un talon ou un fruit: La fixation dans le support au-dessus du relevé est facultative
  • • Relevé en résine de synthèse: Procédé d'étanchéité liquide pour relevés (PEL) admis suivant CCT et Avis Technique ou ATEX du procédé
Références : NF DTU 43.6 art. 7.1.2.1, Office des Asphaltes, fascicule 2, § 2.3 et 2.4.2

Protection des revêtements en partie courante

Obligatoire

1. Zones de circulation ou de stationnement de véhicules et de piétons : dalle en béton armé de 6 cm minimum sur couche de désolidarisation. Couche de désolidarisation : non-tissé synthétique ≥ 170 g/m² ou film synthétique ≥ 100 µm.

Exceptions :

  • • Complexes 15+25 et mixtes en 25 mm d'asphalte gravillonné: Revêtements autoprotégés : aucune protection rapportée n'est requise
  • • Ouvrages de petites dimensions (largeur de passage ≤ 5 m ou profondeur ≤ 1 m): La protection dure, en partie horizontale comme verticale, est réalisée conformément à l'art. 7.1.4.3 du NF DTU 43.1, complétée sur les parties horizontales par un revêtement de circulation hors lot étanchéité
Références : NF DTU 43.6 art. 6.3.2.2, NF EN 197-1, NF DTU 52.1

Évacuations, joints plats et pénétrations

Obligatoire

Épaisseurs minimales des pièces d'évacuation : plomb 2,5 mm, cuivre 6/10 mm, acier inoxydable X2CrNi 18-10 5/10 mm, avec une distance minimale de 12 cm entre le bord du trou et le périmètre de la platine. Les joints plats sont limités aux longueurs strictement nécessaires à la circulation des véhicules et des personnes, ne doivent pas être coupés par un fil d'eau et ne doivent pas former de baïonnette.

Références : NF DTU 43.6 P1-1, NF DTU 20.12 art. 7.4.3.6 et annexe C

Revêtements normalisés, systèmes sous Avis Technique et confusion à éviter

Obligatoire

6 pour les éléments porteurs en maçonnerie, et les complexes relevant de recommandations professionnelles, admis sous Avis Technique, rapport d'enquête technique spécialisée établi par un bureau de contrôle, ou Appréciation Technique d'Expérimentation. Ces derniers peuvent être mis en œuvre sur les mêmes supports et pour les mêmes destinations, sans exclusion, en travaux neufs comme en réfection.

Exceptions :

  • • Complexes sous recommandations professionnelles: Les prescriptions générales du référentiel professionnel demeurent valables, sauf restriction figurant au CCT du procédé, dûment approuvé par un organisme compétent
Références : NF DTU 43.6 P1-1 et P1-2, Office des Asphaltes, fascicule 2, § 2.1 et 2.2

Conditions de mise en œuvre et délais

Obligatoire

Température ambiante et de surface supérieure à +2 °C. Délai d'attente de 8 jours à 3 semaines après exécution du support avant application. Surfaces propres et sèches. Recouvrement d'au moins 6 cm entre lés des systèmes bicouches ; décalage de 10 cm entre joints de coulée successifs d'asphalte

Exceptions :

  • • Planchers à bacs métalliques collaborants: Délai de séchage supérieur à celui d'une dalle béton traditionnelle
Références : NF DTU 43.6 P1-1

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Pente — complexes normalisés, zones techniques 1,0 à 3 % En deçà de 2 % : risque de contre-pentes et retenues d'eau
Pente — complexes normalisés, zones VL et piétonnes 2,0 à 3 % Complexes sous recommandations professionnelles : 2 à 5 %
Pente des noues et caniveaux ≥ 0,5 % Locaux accessibles aux piétons et aux véhicules
Pente sur marches et gradins ≥ 1,5 % Pente minimale de ces surfaces
Pente des rampes 3,1 à 15 % (asphalte normalisé) / 5 à 18 % (mixte) Dépassements admis localement
Hauteur des relevés ≥ 0,10 m au-dessus du fini de référence Protection dure, autoprotection, projections estimées, pomme de douche ou chasse-roues selon le local
Recouvrement entre lés (bicouche) ≥ 6 cm Joints de coulée d'asphalte décalés de 0,10 m
Température de mise en œuvre > +2 °C (ambiante et surface) ; asphalte ≤ 200 °C Délai de 8 jours à 3 semaines après exécution du support

Dimensions réglementaires

Complexe 5+15

Dimension : 5 mm AP 2 (10-12 kg/m²) + 15 mm AS 2 (33-35 kg/m²)
Minimum : -

Sous protection lourde dure, zones techniques

Complexe 15+25

Dimension : 15 mm AS 2 + grille de verre + 25 mm AG 2 (~58 kg/m²)
Minimum : -

Autoprotégé, zones véhicules et piétons

Protection dalle béton armé

Dimension : ≥ 6 cm
Minimum : 6 cm

Zones de circulation ou de stationnement de véhicules, sur couche de désolidarisation

Talons du relevé traditionnel

Dimension : ≥ 0,10 m (BE 35) puis ≥ 0,15 m (feuille autoprotégée)
Minimum : 0,10 m

La seconde couche dépasse de 0,05 m le talon de la première

Enduit de protection de relevé (ECG)

Dimension : 0,03 m jusqu'à 0,40 m de hauteur / 0,05 m au-delà
Minimum : 0,03 m

Armature grillage hexagonal ou treillis soudé 0,9 × 0,9 mm maille 50 × 50 mm ; ≥ 3 fixations/ml

Couche de désolidarisation

Dimension : Non-tissé ≥ 170 g/m² ou film ≥ 100 µm
Minimum : 170 g/m² ou 100 µm

Entre revêtement et protection

Feuilles bitumineuses sous asphalte

Dimension : ≥ 2 mm (indépendant) / ≥ 2,5 mm (semi-indépendant) / ≥ 3 mm (adhérent)
Minimum : 2 mm

Épaisseur minimale en partie courante, hors autoprotection

Pièces métalliques d'évacuation

Dimension : Plomb 2,5 mm — cuivre 6/10 mm — inox X2CrNi 18-10 5/10 mm
Minimum : -

Distance ≥ 12 cm entre bord du trou et périmètre de la platine

Charge de calcul des véhicules légers

Dimension : 20 kN par essieu
Minimum : -

Environ 2 tonnes par essieu (valeur conventionnelle)

Section utile de caniveau — exemple 200 m² collectés

Dimension : 363 cm² (pente 0 %) / 204 cm² (> 0,5 %) / 160 cm² (> 1 %)
Minimum : -

Tableau C1 de l'annexe C du NF DTU 20.12

Comprendre NF DTU 43.6

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 43.6, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 43.6 couvre : Étanchéité des planchers intérieurs et niveaux intermédiaires sur éléments porteurs en maçonnerie, accessibles aux piétons et aux véhicules légers, par revêtements à base de produits hydrocarbonés — asphalte coulé ou bicouche en bitume modifié par élastomère SBS — avec leur protection et leurs ouvrages particuliers (relevés, collecte et évacuation des eaux, joints de dilatation, traversées et pénétrations). Applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, DOM compris. Exclut les plages de piscine et les salles d'hydrothérapie. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 43.6

Le NF DTU 43.6 « Travaux de bâtiment — Étanchéité des planchers intérieurs en maçonnerie par produits hydrocarbonés » porte l'indice de classement P 84-210. Ses parties P1-1 (cahier des clauses techniques), P1-2 (critères généraux de choix des matériaux) et P2 (cahier des clauses spéciales) sont homologuées le 5 février 2007 pour prendre effet le 5 mars 2007 ; la partie 3, fascicule de documentation et guide à l'intention du maître d'ouvrage, date de février 2007.

Son objet est souvent mal identifié. Il ne s'agit pas d'un texte sur les salles d'eau de logement : le NF DTU 43.6 vise les planchers intermédiaires de bâtiments d'usage courant, accessibles aux piétons ou aux véhicules légers, dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, DOM compris. Les plages de piscine et les salles d'hydrothérapie en sont exclues.

Les revêtements couverts sont ceux à base de produits hydrocarbonés : asphalte coulé — compositions normalisées 5+15 et 15+25 — et bicouches en bitume modifié par élastomère SBS. L'ouvrage d'étanchéité comporte trois composantes indissociables : le revêtement lui-même, sa protection, et les ouvrages particuliers que sont les relevés, les dispositifs de collecte et d'évacuation des eaux, les joints de dilatation, les traversées et les pénétrations.

C'est le DTU des parkings couverts, des zones techniques accueillant aéro-réfrigérants, installations de cuisine, installations agroalimentaires ou sanitaires, des laboratoires et des marchés couverts. En maîtrise d'œuvre, c'est le texte à mobiliser dès qu'un local humide ou circulé se trouve au-dessus d'un local à protéger — la situation qui produit les sinistres les plus lourds, parce que la fuite se révèle par le plafond du niveau inférieur, longtemps après la réception.

Comprendre en détail NF DTU 43.6

Classification des planchers selon leur destination

Le référentiel professionnel distingue d'abord les planchers techniques ou zones techniques : locaux comportant des appareils ou installations nécessitant des interventions fréquentes ou un séjour régulier de piétons — aéro-réfrigérants de conditionnement d'air, installations de cuisine, installations agroalimentaires, installations sanitaires, laboratoires, zones commerciales et marchés couverts. Si l'installation technique ne concerne qu'une partie du local, seule cette partie peut être traitée en zone technique, les documents particuliers du marché fixant l'implantation et les chemins d'accès.

La seconde famille regroupe les planchers accessibles à la circulation des piétons et à la circulation ou au stationnement de véhicules légers. Les véhicules légers sont conventionnellement caractérisés par une charge maximale de 20 kN par essieu, soit environ 2 tonnes par essieu. On y distingue l'usage normal — usage privé, résidences, parcs réservés au personnel, accès réservé aux véhicules légers sauf exceptionnellement aux véhicules de secours — et l'usage intensif, correspondant aux parkings où les rotations quotidiennes par place dépassent six : parcs publics, centres commerciaux, gares grandes lignes, aéroports.

Les rampes constituent une troisième catégorie : ouvrages de pente comprise entre 3,1 et 15 % pour les complexes asphalte normalisés, et entre 5 et 18 % pour les complexes mixtes, recevant une circulation de piétons, de véhicules légers ou lourds. Localement, les rampes peuvent présenter des pentes hors de ces limites.

Pentes : les valeurs qui font la différence entre étanchéité et flaque

Le support doit présenter une pente minimale de 1 ou 2 % suivant la destination du plancher. Pour les complexes normalisés, la pente est comprise entre 1,0 et 3 % en zones techniques, et entre 2,0 et 3 % en zones accessibles aux véhicules légers et aux piétons. Pour les complexes relevant des recommandations professionnelles, les plages s'élargissent : 1 à 5 % en zones techniques, 2 à 5 % en zones piétons et véhicules.

Le texte avertit explicitement que, par suite des tolérances de planéité des supports et des conditions d'exécution des revêtements, les surfaces de pente inférieure à 2 % peuvent présenter en service des contre-pentes, des flaches et des retenues d'eau. Autrement dit, une pente de 1 % est admise mais ne garantit pas l'évacuation : c'est un arbitrage de conception à assumer, pas un droit acquis.

Les pentes des ouvrages particuliers sont chiffrées séparément. La pente dans les noues doit être supérieure ou égale à 0,5 % pour les locaux accessibles aux piétons comme aux véhicules. La pente dans les caniveaux doit également être supérieure ou égale à 0,5 %. Les noues, chéneaux et caniveaux de pente inférieure ou égale à 2 % peuvent présenter des flaches et des retenues d'eau, cette présence étant systématique en pente nulle. Sur marches et gradins, la pente minimale est de 1,5 %.

Les formes de pente rapportées et les ragréages sont conformes au NF DTU 20.12, adhérents au support, et ne font normalement pas partie du lot étancheur — sauf prescription particulière des documents du marché. C'est une source classique de trou dans l'allotissement.

Les deux complexes asphalte normalisés : 5+15 et 15+25

Le complexe 5+15 se compose de deux papiers kraft ou d'un papier entre-deux sans fil en couche d'indépendance, de 5 mm d'asphalte pur terrasse AP 2 à raison de 10 à 12 kg/m², puis de 15 mm d'asphalte sablé terrasse AS 2 à 33 à 35 kg/m², les joints étant décalés de 0,10 m. Ce complexe est mis en œuvre sous protection lourde dure ; il correspond aux zones techniques.

Le complexe 15+25 se compose des mêmes papiers d'indépendance, de 15 mm d'asphalte sablé terrasse AS 2 à 33 à 35 kg/m² avec joints décalés de 0,10 m, d'une grille de verre, puis de 25 mm d'asphalte gravillonné AG 2 à environ 58 kg/m². Ce complexe est autoprotégé et vise les zones accessibles aux véhicules et aux piétons.

L'asphalte coulé est mis en œuvre à une température maximale de 200 °C pour les fiches normalisées. Le référentiel professionnel distingue l'asphalte coulé à chaud (fabriqué, transporté et mis en œuvre au-dessus de 200 °C, non conforme aux recommandations REACH), l'asphalte coulé à basse température BT (entre 180 et 200 °C) et l'asphalte coulé à très basse température TBT (en dessous de 180 °C).

À côté de ces complexes normalisés existent des complexes mixtes et monocouches relevant de recommandations professionnelles, sous Avis Technique, rapport d'enquête technique spécialisée ou Appréciation Technique d'Expérimentation. Ils peuvent être mis en œuvre sur les mêmes supports et pour les mêmes destinations, en travaux neufs comme en réfection.

Éléments porteurs : les quatre types A, B, C et D

Les éléments porteurs en maçonnerie sont classés en quatre types selon leur susceptibilité à la fissuration, au sens du NF DTU 20.12. Le type A désigne un élément porteur dont au moins la partie supérieure de la section résistante est réalisée en béton armé coulé en œuvre de façon continue : dalles pleines coulées en place, dalles sur prédalles, planchers à poutrelles avec dalle de répartition complète, planchers à bacs métalliques collaborants — ces derniers nécessitant un délai de séchage plus long qu'une dalle béton traditionnelle.

Le type B correspond à des éléments préfabriqués en béton armé ou précontraint posés jointifs et solidarisés par des armatures noyées dans un béton de liaison coulé en place. Le type C correspond à des éléments préfabriqués jointifs solidarisés par des blocages en béton ou des chaînages transversaux réalisés in situ ; avec des entrevous porteurs en béton, des chaînages transversaux intermédiaires doivent être réalisés tous les 2 m au plus. Le type D correspond à des éléments préfabriqués solidarisés par des clefs continues en béton.

Le type D n'est admis que sous réserve des dispositions particulières de l'annexe A du NF DTU 20.12. Point capital : dans le cas d'un plancher accessible aux véhicules, les éléments porteurs de type D doivent être complétés par une dalle rapportée adhérente en béton armé, avec un pontage nécessaire sur les appuis en extrémité des dalles.

Les tolérances de planéité, d'état de surface, d'horizontalité et de pente incombent à l'entreprise de gros œuvre et sont fixées par le NF DTU 20.12. Le texte est explicite : les ouvrages d'étanchéité ne peuvent pas corriger ces tolérances. Une chape de rattrapage improvisée par l'étancheur n'est pas une solution normative.

Relevés : hauteur, composition et protection

La hauteur des reliefs est fonction de la destination du local et se lit dans un tableau simple. En zone technique de type douche, la hauteur doit être supérieure ou égale à 0,10 m au-dessus de la pomme de douche. Dans un local d'activités diverses, elle doit être supérieure ou égale à 0,10 m au-dessus du fini de la protection dure. Dans un local avec risques de projection d'eau, elle doit être supérieure ou égale à 0,10 m au-dessus des projections d'eau estimées. En circulation et stationnement de piétons et véhicules, elle doit être supérieure ou égale à 0,10 m au-dessus du fini de la protection dure ou de l'autoprotection ; sur rampe, au-dessus des chasse-roues ou de l'autoprotection.

La composition du relevé traditionnel est normalisée : une couche d'enduit d'imprégnation à froid (EIF), une feuille de bitume SBS type BE 35 soudée sur toute la hauteur avec un talon d'au moins 0,10 m sur l'asphalte, puis une feuille de bitume élastomérique 35 autoprotégée soudée sur toute la hauteur avec un talon d'au moins 0,15 m, dépassant de 0,05 m le talon de la première couche. Une variante en résine de synthèse (procédé d'étanchéité liquide pour relevés) est admise sous CCT et Avis Technique ou ATEX du procédé.

La protection des relevés distingue deux cas. Jusqu'à 0,40 m de hauteur, l'enduit en mortier a une épaisseur moyenne de 0,03 m et est armé d'un grillage hexagonal type « cage à poules » ou d'un treillis soudé 0,9 × 0,9 mm à maille 50 × 50 mm d'environ 220 g/m², fixé dans le support au-dessus du relevé par au moins trois fixations par mètre linéaire ; la fixation est facultative pour un enduit grillagé de hauteur inférieure ou égale à 0,20 m comportant un talon ou un fruit.

Au-delà de 0,40 m et jusqu'à 2 m, l'enduit passe à une épaisseur moyenne de 0,05 m et doit être armé de métal déployé ou de treillis soudé 0,9 × 0,9 mm à maille 50 × 50 mm d'environ 220 g/m², à l'exclusion du grillage type cage à poules, avec au moins trois fixations par mètre linéaire. Le raccordement à la protection des parties courantes se fait par un joint large de 0,01 m minimum, garni d'un produit apte aux déformations alternées.

Protections en partie courante et évacuations

En zones techniques, les complexes 5+15 et les monocouches asphalte reçoivent une protection lourde dure posée sur une couche de désolidarisation, complétée le cas échéant par un revêtement relevant du NF DTU 52.1. Dans les zones de circulation ou de stationnement de véhicules et de piétons, la protection est une dalle en béton armé d'au moins 6 cm posée sur une couche de désolidarisation ; les complexes 15+25 et les mixtes en 25 mm d'asphalte gravillonné sont eux autoprotégés.

La couche de désolidarisation est constituée d'un non-tissé synthétique d'au moins 170 g/m², d'un film synthétique de 100 µm d'épaisseur minimale, ou des matériaux d'indépendance sous protection asphalte. Les mortiers et bétons de protection utilisent un ciment CEM I, CEM II/A ou B, CEM III/A ou B ou CEM V/A ou B, de classe 32,5 ou 32,5 R conforme à la NF EN 197-1, avec un rapport E/C inférieur à 0,5.

Les pénétrations d'évacuation des eaux imposent des épaisseurs minimales de métal : 2,5 mm pour le plomb, 6/10 mm pour le cuivre, 5/10 mm pour l'acier inoxydable X2CrNi 18-10, avec une distance minimale de 12 cm entre le bord du trou et le périmètre de la platine. Les joints plats doivent être limités aux longueurs strictement nécessaires à la circulation, ne pas être coupés par un fil d'eau et ne pas former de baïonnette.

Le dimensionnement des chéneaux et caniveaux se fait par le tableau C1 de l'annexe C du NF DTU 20.12, la section utile minimale dépendant de la superficie collectée et de la pente du fond : à titre d'exemple, pour 200 m² collectés, 363 cm² en pente nulle, 204 cm² au-delà de 0,5 % et 160 cm² au-delà de 1 %.

Erreurs fréquentes sur une étanchéité de plancher intérieur

La première erreur est de confondre le domaine du NF DTU 43.6 avec celui des systèmes de protection à l'eau sous carrelage en salle d'eau de logement. Ce sont deux univers techniques distincts : le 43.6 est un texte d'étancheur, avec asphalte coulé ou bicouche bitume, protection lourde et relevés ; il vise les parkings, zones techniques et locaux circulés.

La deuxième erreur est la pente. Retenir 1 % en zone technique est admis par le texte, mais le DTU prévient lui-même que les surfaces de pente inférieure à 2 % peuvent présenter en service des contre-pentes, flaches et retenues d'eau, du fait des tolérances de planéité du gros œuvre. Sur un parking couvert, ces retenues deviennent des zones de stagnation permanente.

La troisième erreur porte sur les relevés arrêtés trop bas. La règle des 0,10 m au-dessus du fini — protection dure, autoprotection, projections d'eau estimées, pomme de douche, chasse-roues selon le cas — est simple mais suppose que le niveau fini soit connu au moment de l'exécution de l'étanchéité. Quand la protection est coulée après coup avec une surépaisseur, le relevé se retrouve noyé.

La quatrième erreur est de faire supporter à l'étancheur la correction des tolérances du gros œuvre. Le texte l'écarte explicitement : le respect des tolérances du NF DTU 20.12 incombe à l'entreprise de gros œuvre et les ouvrages d'étanchéité ne peuvent pas les corriger. La cinquième erreur, spécifique aux parkings, est d'oublier que les éléments porteurs de type D doivent être complétés par une dalle rapportée adhérente en béton armé dès lors que le plancher est accessible aux véhicules.

Sources officielles et documents liés

Texte normatif : NF DTU 43.6 P1-1, P1-2 et P2, homologués le 5 février 2007 pour prise d'effet le 5 mars 2007 (mars 2007 dans la liste des DTU en vigueur du CSTB au 9 juillet 2025), indice de classement P 84-210 ; FD DTU 43.6 P3, guide à l'intention du maître d'ouvrage, février 2007. Diffusion CSTB (boutique.cstb.fr).

Document professionnel de référence : le Cahier des Charges de l'Office des Asphaltes, fascicule 2 « Étanchéité des planchers ou niveaux intermédiaires », édition 2019 (asphaltes.org), qui détaille les compositions, pentes, relevés et protections en s'appuyant sur le NF DTU 43.6, ainsi que le fascicule 10 pour la fabrication, le transport et la mise en œuvre des asphaltes.

Textes connexes cités : NF P 10-203-1 (référence DTU 20.12) pour le gros œuvre en maçonnerie des toitures destinées à recevoir un revêtement d'étanchéité, NF EN 12970 (asphalte coulé pour étanchéité), NF EN 13108-6 (asphalte coulé routier), NF EN 197-1 (ciments), NF P 61-202-1 (référence DTU 52.1, revêtements de sol scellés), NF EN 13707 et NF P 84-316 (feuilles bitumineuses), NF P 06-001 (charges d'exploitation), Cahier du CSTB n° 3509 pour le classement UPEC des locaux.

Glossaire NF DTU 43.6

Complexe 5+15
Composition normalisée : papiers d'indépendance, 5 mm d'asphalte pur terrasse AP 2 (10 à 12 kg/m²) et 15 mm d'asphalte sablé terrasse AS 2 (33 à 35 kg/m²), joints décalés de 0,10 m. Mis en œuvre sous protection lourde dure, pour zones techniques.
Complexe 15+25
Composition normalisée autoprotégée : papiers d'indépendance, 15 mm d'asphalte sablé AS 2, grille de verre et 25 mm d'asphalte gravillonné AG 2 (environ 58 kg/m²). Destiné aux zones accessibles aux véhicules et aux piétons.
Relief / relevé / retombée
Le relief est l'ouvrage émergent sur lequel l'étanchéité est relevée. Sur les reliefs, le revêtement d'étanchéité s'appelle relevé ; sur les parties en retombée, retombée. En partie courante, on parle simplement de revêtement.
Élément porteur de type A / B / C / D
Classement du NF DTU 20.12 selon la susceptibilité à la fissuration. Le type A est coulé en œuvre de façon continue ; les types B, C et D sont préfabriqués avec des modes de solidarisation décroissants. Le type D exige une dalle rapportée adhérente en béton armé si le plancher est accessible aux véhicules.
ECG (enduit ciment grillagé)
Enduit en mortier de ciment armé d'un grillage hexagonal, d'environ 0,03 m d'épaisseur, réservé à la protection des relevés d'une hauteur maximale de 0,40 m.
Système indépendant / semi-indépendant / adhérent
Modes de liaison du revêtement à son support : indépendant (repose librement, abrégé I), semi-indépendant (liaison discontinue, SI), adhérent (liaison continue, A). L'épaisseur minimale des feuilles sous asphalte en dépend : 2 mm en I, 2,5 mm en SI, 3 mm en A.
Couche de désolidarisation
Couche disposée entre le revêtement d'étanchéité et sa protection : non-tissé synthétique d'au moins 170 g/m² ou film synthétique de 100 µm minimum.
Véhicule léger (au sens du DTU)
Véhicule conventionnellement caractérisé par une charge maximale de 20 kN par essieu, soit environ 2 tonnes par essieu.

Questions fréquentes sur NF DTU 43.6

Qu'est-ce que NF DTU 43.6 ?

NF DTU 43.6 - Étanchéité de planchers intérieurs. Le NF DTU 43.6 « Étanchéité des planchers intérieurs en maçonnerie par produits hydrocarbonés » (indice P 84-210, mars 2007) traite l'étanchéité des planchers intermédiaires accessibles aux piétons et aux véhicules légers — parkings couverts, zones techniques, cuisines collectives, locaux exposés aux projections d'eau — au moyen d'asphalte coulé ou de bicouches en bitume modifié SBS. Ce n'est ni un DTU de salle de bains ni un texte sur les systèmes de protection à l'eau sous carrelage. Il fixe les pentes (1 à 3 % en zones techniques, 2 à 3 % en zones véhicules et piétons pour les complexes normalisés), les compositions 5+15 et 15+25, la hauteur des relevés (au moins 0,10 m au-dessus du fini) et les protections. Une pente inférieure à 2 % produit en service des contre-pentes et des retenues d'eau ; un relevé arrêté trop bas fait passer l'eau derrière l'étanchéité. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 43.6 ?

Le domaine d'application couvre : Étanchéité des planchers intérieurs et niveaux intermédiaires sur éléments porteurs en maçonnerie, accessibles aux piétons et aux véhicules légers, par revêtements à base de produits hydrocarbonés — asphalte coulé ou bicouche en bitume modifié par élastomère SBS — avec leur protection et leurs ouvrages particuliers (relevés, collecte et évacuation des eaux, joints de dilatation, traversées et pénétrations). Applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, DOM compris. Exclut les plages de piscine et les salles d'hydrothérapie. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 43.6 sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Que couvre exactement le NF DTU 43.6 ?

L'étanchéité des planchers intérieurs et niveaux intermédiaires sur éléments porteurs en maçonnerie, accessibles aux piétons et aux véhicules légers, par produits hydrocarbonés : asphalte coulé ou bicouche en bitume modifié SBS. Il vise les parkings couverts, les zones techniques (cuisines, installations agroalimentaires, laboratoires, aéro-réfrigérants), les marchés couverts. Il exclut les plages de piscine et les salles d'hydrothérapie.

Quelle est la version en vigueur ?

Les parties P1-1, P1-2 et P2 ont été homologuées le 5 février 2007 pour prendre effet le 5 mars 2007, sous l'indice de classement P 84-210. La partie 3, guide à l'intention du maître d'ouvrage, est un fascicule de documentation de février 2007. Le NF DTU 43.6 figure toujours dans la liste des DTU en vigueur du CSTB au 9 juillet 2025.

Quelle pente minimale pour un plancher étanché ?

Pour les complexes normalisés : de 1,0 à 3 % en zones techniques et de 2,0 à 3 % en zones véhicules légers et piétonnes. Pour les complexes relevant de recommandations professionnelles : 1 à 5 % en zones techniques et 2 à 5 % en zones piétons et véhicules. Attention : le texte avertit que les surfaces de pente inférieure à 2 % peuvent présenter en service des contre-pentes, flaches et retenues d'eau.

À quelle hauteur arrêter un relevé d'étanchéité ?

Au moins 0,10 m au-dessus de la référence propre au local : la pomme de douche en zone technique de douche, le fini de la protection dure dans un local d'activités diverses, les projections d'eau estimées dans un local à risque de projection, le fini de la protection dure ou de l'autoprotection en circulation et stationnement, les chasse-roues ou l'autoprotection sur rampe.

Comment se compose un relevé traditionnel ?

Une couche d'enduit d'imprégnation à froid, une feuille de bitume SBS type BE 35 soudée sur toute la hauteur avec un talon d'au moins 0,10 m sur l'asphalte, puis une feuille de bitume élastomérique 35 autoprotégée soudée sur toute la hauteur avec un talon d'au moins 0,15 m dépassant de 0,05 m le talon de la première couche. Une variante en procédé d'étanchéité liquide est admise sous CCT et Avis Technique ou ATEX.

Quelle protection pour un parking couvert ?

Dans les zones de circulation ou de stationnement de véhicules et de piétons, la protection est une dalle en béton armé d'au moins 6 cm posée sur une couche de désolidarisation. Les complexes 15+25 et les complexes mixtes en 25 mm d'asphalte gravillonné sont autoprotégés et ne reçoivent pas de protection rapportée.

Le type de plancher a-t-il une incidence ?

Oui. Les éléments porteurs sont classés A, B, C ou D selon leur susceptibilité à la fissuration au sens du NF DTU 20.12. Le type D n'est admis que sous réserve des dispositions particulières de l'annexe A du DTU 20.12 et, pour un plancher accessible aux véhicules, il doit être complété par une dalle rapportée adhérente en béton armé, avec pontage sur les appuis en extrémité de dalles.

Qui doit reprendre les défauts de planéité du support ?

L'entreprise de gros œuvre. Le NF DTU 20.12 fixe les tolérances de planéité, d'état de surface, d'horizontalité et de pente, et leur respect lui incombe. Les ouvrages d'étanchéité ne peuvent pas corriger ces tolérances : ce point doit être tranché à la réception du support, avant intervention de l'étancheur.

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Informations

Référence NF DTU 43.6
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 1 mars 2019

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

NF DTU 43.6 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. étanchéité, plancher intermédiaire, asphalte, bitume SBS, parking, zone technique, relevé, NF P 84-210, protection lourde, pente.

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