DTU 43.2 - Étanchéité des toitures avec éléments porteurs en maçonnerie (annulé, refondu dans le NF DTU 43.1)
Le DTU 43.2, référence NF P 84-205, n'existe plus en tant que texte autonome. Le NF P 84-204-1-1 (DTU 43.1) de novembre 2004 indique en avertissement qu'il constitue « une refonte en un seul document des normes NF P 84-204 (Référence DTU 43.1) et NF P 84-205 (Référence DTU 43.2) pour ce qui concerne le climat de plaine », et sa page de statut précise qu'avec le NF P 84-204-1-2 il remplace la NF P 84-205-1 de mai 1993. Cette fiche restitue le contenu réellement applicable : pentes admises selon la destination de la toiture, hauteurs de relevés, dispositifs d'évacuation des eaux pluviales, charges à prendre en compte et tolérances de protection.
Domaine d'application
Exécution des ouvrages d'étanchéité de toitures-terrasses (pente au plus égale à 5 %) et de toitures inclinées (pentes supérieures à 5 %) établis sur éléments porteurs en maçonnerie définis dans la NF P 10-203-1 (NF DTU 20.12), y compris rampes, escaliers et gradins, pour les bâtiments d'usage courant réalisés en France métropolitaine en climat de plaine, hors locaux à température contrôlée inférieure à 0 °C. Domaine désormais couvert par le NF DTU 43.1 de novembre 2004, la norme NF P 84-205-1 de mai 1993 (référence DTU 43.2) étant remplacée
Règles principales
Référentiel contractuel à jour
2) pour ce qui concerne le climat de plaine. Le CCTP doit référencer le NF P 84-204-1-1 (clauses techniques), le NF P 84-204-1-2 (critères généraux de choix des matériaux), le NF P 84-204-2 (clauses spéciales) et le FD 84-204-3 (guide).
Domaine d'application et limites d'emploi
12), rampes, escaliers et gradins compris. Bâtiments d'usage courant réalisés en France métropolitaine en climat de plaine, hors toitures sur locaux à température contrôlée inférieure à 0 °C. Lorsque les ouvrages ne comportent pas de protection lourde, les dispositions ne sont valables que pour les toitures sur lesquelles l'action du vent n'est pas supérieure à 4 712 Pa.
Exceptions :
- • Autres éléments porteurs: Tôles d'acier nervurées → NF DTU 43.3 ; éléments porteurs en bois et panneaux dérivés du bois → NF DTU 43.4 ; réfection d'ouvrages existants → NF DTU 43.5 ; planchers intérieurs par produits hydrocarbonés → NF DTU 43.6
Pentes admises selon la destination de la toiture
1 : toiture inaccessible — pente nulle ou pente ≥ 1 % ; technique ou à zones techniques — pente nulle ou 1 à 5 % ; accessible aux piétons avec protection autre que par dalles sur plots — 1,5 à 5 % ; accessible aux piétons avec protection par dalles sur plots — pente nulle ou 1 à 5 % ; accessible aux véhicules — 2 à 5 % ; jardin — pente nulle ou 1 à 5 %.
La pente des parties courantes au droit des chemins de circulation est limitée à 50 %.
Exceptions :
- • Toitures de pente inférieure à 2 %: Par suite des tolérances d'exécution, elles peuvent présenter des contre-pentes, flaches et retenues d'eau ; cette présence est systématique dans le cas de pente nulle
Pentes dans les noues, chêneaux, caniveaux, marches et gradins
Noues : pente ≥ 0,5 % pour les toitures-terrasses accessibles aux piétons avec protection autre que par dalles sur plots et pour celles accessibles aux véhicules ; pente quelconque, y compris nulle, pour les toitures inaccessibles, techniques ou à zones techniques, accessibles aux piétons avec protection par dalles sur plots et jardins. Chêneaux : toutes les pentes sont admises, y compris la pente nulle. Caniveaux : pente ≥ 0,5 %.
Marches et gradins : pente minimale de 1,5 %.
Éléments porteurs et tolérances du gros œuvre
12. L'isolation thermique est située au-dessus de l'élément porteur. 12 définit les tolérances de planéité et d'état de surface, d'horizontalité et de pente ; leur respect incombe à l'entreprise de gros œuvre, et les ouvrages d'étanchéité ne peuvent pas corriger ces tolérances.
Exceptions :
- • Éléments porteurs de type D: Admis sous réserve des dispositions particulières du NF DTU 20.12 et, pour les véhicules lourds, du Cahier CSTB n° 2892 qui limite l'usage aux véhicules à charge par essieu ≤ 30 kN. Sur terrasse accessible aux véhicules avec revêtement autoprotégé en asphalte, ils doivent être complétés par une dalle rapportée adhérente en béton armé
Charges à prendre en compte
Charges permanentes : poids propres du pare-vapeur, de l'isolant, du revêtement d'étanchéité, du système de fixation, de la protection et des chemins de circulation ou de roulement, de la terre végétale et de la végétation. Pour les protections meubles et la terre végétale, tenir compte de la saturation en eau : 20 kN/m³ forfaitaires pour les sables, granulats et gravillons saturés, 21 kN/m³ pour la terre végétale humide.
Charges climatiques descendantes : neige selon les règles N 84 modifiées 95, seules les charges normales étant retenues ; charge de pluie uniquement pour les toitures de rétention temporaire. Charges ascendantes : vent selon les règles NV 65. Charges d'exploitation : NF P 06-001. Charges d'entretien : 1,0 kN/m².
Reliefs et hauteurs de relevés
La hauteur d'un relevé est la distance verticale comprise entre le dessus de la protection des parties courantes au voisinage du relief et le dispositif écartant les eaux de ruissellement. Les reliefs comprennent acrotères, costières, souches et murs, ressauts et poutres saillantes. 12 ; lors de la mise en œuvre, ils doivent être propres et secs.
Pour les costières métalliques autres que celles de lanterneaux, la hauteur H du relevé est de 0,15 m minimum dans le cas général et 0,25 m pour les reliefs de noue en pied de versants de pente > 20 %.
Costières métalliques : emploi, constitution et interdictions
L'emploi des costières métalliques peut être admis sur toitures-terrasses inaccessibles, techniques et accessibles aux piétons, dans les seuls cas de costières de lanterneaux, costières contre acrotère incorporé à un panneau de façade indépendant de la toiture, et costières de joint de dilatation à niveaux décalés avec bardage démontable étanche.
Constitution : acier galvanisé de classe au moins Z 275, épaisseur minimale 1 mm, aile horizontale de largeur minimale 0,10 m, longueur des éléments limitée à 2 m (feuilles bitumineuses) ou 1 m (asphalte).
Mise en œuvre : recouvrement minimal 0,04 m, clouage de l'aile horizontale à raison de 3 fixations par mètre en quinconce, ailes verticales couturées par rivets à expansion de diamètre minimal 4,8 mm avec au moins un rivet en tête et un espacement maximal de 0,20 m.
Exceptions :
- • Cas d'interdiction des costières métalliques: Sur toitures-terrasses comportant une protection dure des relevés ; avec revêtement de partie courante en asphalte sur support maçonnerie ne recevant pas de protection meuble ou dure ; sur toitures-terrasses destinées à la retenue temporaire des eaux pluviales ; et pour les costières contre acrotère ou de joint de dilatation au contact d'une ambiance intérieure à forte ou très forte hygrométrie
- • Costières au contact d'une ambiance intérieure chauffée: Elles doivent recevoir une isolation thermique
Implantation des dispositifs d'évacuation des eaux pluviales
Reprises de l'annexe C du NF DTU 20.12 : chaque entrée d'eau intéresse une surface collectée au plus égale à 700 m² (200 m² dans le cas des toitures accessibles aux piétons avec protection par dalles sur plots) ; tout point d'une terrasse se trouve à moins de 30 m du dispositif de collecte (chêneau, caniveau, retombées) ou des entrées d'eaux pluviales (20 m avec dalles sur plots) ; la distance maximale entre deux descentes dans un chêneau ou caniveau est de 30 m ; le passage des eaux d'une toiture sur une autre à travers les costières d'un joint de dilatation est interdit ; l'eau accumulée par l'engorgement d'une descente doit pouvoir s'évacuer par une descente voisine ou par un trop-plein. Chaque terrasse, chêneau ou caniveau comporte au moins soit 2 descentes, soit 1 descente obligatoirement complétée par un trop-plein
Exceptions :
- • Terrasse compartimentée par des poutres en allège: La réalisation de traversées de ces poutres saillantes par des manchons est interdite ; les portions de terrasse délimitées par des éléments empêchant l'écoulement normal relèvent des mêmes exigences que la terrasse entière
Constitution et géométrie des entrées d'eaux pluviales
Les entrées d'eaux pluviales sont constituées d'une platine et d'un moignon assemblés de façon étanche, sans manchon isolant thermique. Matériaux admis : plomb de 2,5 mm d'épaisseur minimale badigeonné intérieurement d'EIF, tôle d'acier inoxydable de 1,0 mm minimum, cuivre de 0,6 mm au moins, aluminium de 1 mm au moins badigeonné intérieurement d'EIF. 11 (P 40-202).
La distance entre le bord du trou d'évacuation et le bord extrême de la platine ne doit pas être inférieure à 0,12 m, réductible à 0,10 m lorsque l'entrée traverse ou jouxte un relief de faible hauteur, le bord supérieur de la platine devant alors permettre le raccord de l'étanchéité sur le relief sur 0,05 m minimum.
Lorsqu'il traverse une dalle, le moignon doit dépasser la sous-face de 0,15 m minimum.
Crapaudines et galeries garde-grèves
Toute évacuation doit être munie d'un dispositif destiné à arrêter les débris capables de provoquer un engorgement des descentes. Ce dispositif doit permettre l'évacuation des eaux de surface du revêtement d'étanchéité ainsi que de celles circulant dans l'épaisseur de la protection, sans entraîner de matériaux constitutifs de celle-ci. Le niveau supérieur des crapaudines et garde-grèves doit dépasser d'au moins 0,05 m le niveau du revêtement d'étanchéité.
Tolérances de planéité des protections et revêtements de surface
Protection en mortier : flèche maximale de 0,007 m sous la règle de 2 m. Revêtement fini scellé ou posé à sec : flèche maximale de 0,005 m sous la règle de 2 m, à laquelle s'ajoutent les tolérances du support. Autres configurations, sauf dispositions plus sévères des DPM : flèche de 0,010 m sous la règle de 2 m.
Toitures-jardins : regards, circulations et abords des EEP
Les entrées d'eaux pluviales doivent être rendues visitables par un regard dont les parois sont ajourées à la base pour permettre le libre écoulement de l'eau, la section totale des ajours étant au minimum 1,5 fois celle de l'EEP et la trappe de visite restant apparente.
Section du regard selon l'épaisseur de terre : ≥ 0,30 m × 0,30 m ou 0,30 m de diamètre intérieur pour une épaisseur comprise entre 0,30 m et 0,60 m ; ≥ 0,60 m × 0,60 m ou 0,60 m de diamètre au-delà de 0,60 m.
Les chemins ou zones de circulation reposant sur le revêtement d'étanchéité doivent présenter une pente minimale de 1 % en surface, la couche de désolidarisation étant toujours un lit de granulats.
Exceptions :
- • Zone de circulation entièrement à moins de 3 m d'une zone plantée: Le support de l'étanchéité dans ces zones peut être à pente nulle ; dans le cas contraire, la pente du support doit être conforme aux dispositions des surfaces accessibles aux piétons
Toitures destinées à la retenue temporaire des eaux pluviales
Dispositions applicables uniquement si les DPM prévoient cette utilisation et si l'élément porteur a été réalisé en conséquence ; l'utilisation en stockage d'eau de longue durée n'est pas visée. Elles ne concernent que les terrasses inaccessibles, sans zones techniques.
La toiture est à pente nulle et la structure porteuse doit prendre en compte, en plus des charges habituelles, la charge d'eau supplémentaire déterminée par la hauteur de l'évacuation déversoir (de l'ordre de 70 daN/m² pour une protection en gravillon de 4 cm). Seuls les isolants prévus pour toitures techniques sont admis. Les revêtements en feuilles doivent avoir un classement I4 au moins.
La protection rapportée en gravillon d'épaisseur minimale 0,04 m est obligatoire. Les reliefs sont en béton armé, de hauteur minimale 0,25 m au-dessus du gravillon, les relevés étant autoprotégés et mis en œuvre sans interposition d'isolant thermique.
Entretien et vérifications périodiques
L'entretien courant comprend notamment la vérification des ouvrages émergents (acrotères, ventilations, zinguerie, bandeaux), la vérification des relevés d'étanchéité, la vérification et le nettoyage des entrées d'eaux pluviales et des trop-pleins, et l'enlèvement des mousses, herbes et végétations parasites. Les dispositifs de sécurité (câbles, raidisseurs) doivent être ancrés dans la construction au-delà des relevés d'étanchéité, la fixation, le câble et le raidisseur étant en inox ou en métal traité contre la corrosion
Garde-corps et pénétrations en toiture
Lorsqu'il est nécessaire de fixer les garde-corps sur une des trois faces de l'acrotère, en dehors des relevés d'étanchéité, les montants sont raccordés par platine et manchon en plomb.
Le calfeutrement du joint entre la canalisation et le moignon d'une entrée d'eaux pluviales n'est en principe pas réalisé par l'entreprise d'étanchéité mais par le titulaire du lot plomberie ; ce calfeutrement a pour objet d'éviter des remontées d'odeurs et n'a pas de fonction d'étanchéité, la descente d'eaux pluviales étant une évacuation gravitaire.
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Planéité de la protection en mortier | Flèche ≤ 0,007 m sous la règle de 2 m | Protection rapportée sur revêtement d'étanchéité |
| Planéité du revêtement fini (scellé ou posé à sec) | Flèche ≤ 0,005 m sous la règle de 2 m | Tolérances du support à ajouter |
| Planéité (autres configurations) | Flèche ≤ 0,010 m sous la règle de 2 m | Sauf dispositions plus sévères indiquées dans les DPM |
| Pente des parties courantes | Pente nulle à 5 % selon destination ; ≥ 1 %, 1,5 % ou 2 % selon le cas | Tableau 1 ; pente limitée à 50 % au droit des chemins de circulation |
| Pente dans les noues et caniveaux | ≥ 0,5 % | Noues : uniquement pour les terrasses accessibles aux piétons hors dalles sur plots et accessibles aux véhicules ; caniveaux : dans tous les cas |
| Pente sur marches et gradins | ≥ 1,5 % | Pente minimale de ces surfaces (§ 5.1.3) |
| Action du vent limite sans protection lourde | ≤ 4 712 Pa | Dépression due au vent extrême, bâtiment de 20 m, toiture à versants plans, zone 4 site exposé (§ 1) |
| Tolérances du gros œuvre support | Selon NF DTU 20.12 | Leur respect incombe à l'entreprise de gros œuvre ; les ouvrages d'étanchéité ne peuvent pas les corriger |
Dimensions réglementaires
Surface collectée par entrée d'eaux pluviales
Règle reprise de l'annexe C du NF DTU 20.12 (§ 8.6.1)
Distance maximale à un dispositif de collecte
Distance maximale entre deux descentes dans un chêneau ou caniveau : 30 m
Nombre minimal de dispositifs d'évacuation par terrasse
Également applicable aux portions de terrasse délimitées par des éléments empêchant l'écoulement
Hauteur minimale de relevé (costière métallique)
H mesurée entre le dessus de la protection des parties courantes et le dispositif écartant les eaux
Hauteur de costière au-dessus de la protection
Costières métalliques autres que de lanterneaux (§ 7.1.1.2.2.2)
Costière métallique — constitution
Longueur des éléments ≤ 2 m (feuilles bitumineuses) ou ≤ 1 m (asphalte)
Fixation des costières
Recouvrement minimal des éléments 0,04 m ; au moins un rivet en tête de costière
Platine d'entrée d'eaux pluviales
Raccord de l'étanchéité sur le relief sur 0,05 m minimum dans ce cas (§ 8.6.2)
Dépassement du moignon sous dalle
Le raccord moignon / descente doit rester aisément visitable
Épaisseur des entrées d'eaux pluviales
Plomb et aluminium badigeonnés intérieurement d'EIF ; section conforme au NF DTU 60.11
Crapaudine / galerie garde-grève
Section des ouvertures supérieure de 50 % à celle de l'entrée d'eau (au moins égale en protection dure ou asphalte)
Regard visitable d'EEP en toiture-jardin
Section totale des ajours ≥ 1,5 fois celle de l'EEP (§ 9.3.5)
Charges d'exploitation courantes
Selon NF P 06-001 ; charges d'entretien 1,0 kN/m² (§ 5.3.3 et 5.3.4)
Poids volumiques forfaitaires saturés
Prise en compte de la saturation en eau possible (§ 5.3.1, NF P 06-004)
Retenue temporaire — reliefs et protection
Revêtements en feuilles de classement I4 au moins, toiture à pente nulle (§ 9.4)
Comprendre DTU 43.2 (NF P 84-205, annulé) → NF DTU 43.1 (NF P 84-204-1-1 / -1-2 / -2 / FD -3)
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour DTU 43.2 (NF P 84-205, annulé) → NF DTU 43.1 (NF P 84-204-1-1 / -1-2 / -2 / FD -3), le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de DTU 43.2 (NF P 84-205, annulé) → NF DTU 43.1 (NF P 84-204-1-1 / -1-2 / -2 / FD -3) couvre : Exécution des ouvrages d'étanchéité de toitures-terrasses (pente au plus égale à 5 %) et de toitures inclinées (pentes supérieures à 5 %) établis sur éléments porteurs en maçonnerie définis dans la NF P 10-203-1 (NF DTU 20.12), y compris rampes, escaliers et gradins, pour les bâtiments d'usage courant réalisés en France métropolitaine en climat de plaine, hors locaux à température contrôlée inférieure à 0 °C. Domaine désormais couvert par le NF DTU 43.1 de novembre 2004, la norme NF P 84-205-1 de mai 1993 (référence DTU 43.2) étant remplacée. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur DTU 43.2 (NF P 84-205, annulé) → NF DTU 43.1 (NF P 84-204-1-1 / -1-2 / -2 / FD -3)
Le DTU 43.2, de référence normative NF P 84-205, n'est plus un document autonome. L'avertissement placé en tête du NF P 84-204-1-1 (DTU 43.1) est sans ambiguïté : « Le présent document est une refonte en un seul document des normes NF P 84-204 (Référence DTU 43.1) et NF P 84-205 (Référence DTU 43.2) pour ce qui concerne le climat de plaine. » La page de statut de ce même document précise qu'avec la norme homologuée NF P 84-204-1-2, il remplace les normes homologuées NF P 84-204-1 de juillet 1994 et son amendement A1 de mars 2001, ainsi que la NF P 84-205-1 de mai 1993.
Le NF P 84-204-1-1 est daté de novembre 2004, homologué par décision du Directeur Général de l'AFNOR le 20 septembre 2004 pour prendre effet le 20 novembre 2004, et inclut l'amendement A1 de septembre 2007. Par rapport aux documents remplacés, il constitue une révision complète. Un CCTP qui référence encore « DTU 43.2 » renvoie donc à un texte refondu, sans valeur contractuelle propre : la référence à retenir est le NF DTU 43.1, en ses parties 1-1 (clauses techniques), 1-2 (critères généraux de choix des matériaux), 2 (clauses spéciales) et FD 84-204-3 (guide).
Une seconde erreur de prescription, encore plus fréquente, consiste à attribuer au DTU 43.2 les toitures sur bacs acier. Ce n'est pas son champ : les toitures en tôles d'acier nervurées avec revêtement d'étanchéité relèvent du NF DTU 43.3, les éléments porteurs en bois et panneaux dérivés du bois du NF DTU 43.4, la réfection des ouvrages d'étanchéité existants du NF DTU 43.5, et le climat de montagne du NF DTU 43.11. Le champ historique des DTU 43.1 et 43.2 est celui des éléments porteurs en maçonnerie au sens du NF DTU 20.12.
Le NF DTU 43.1 couvre à la fois les toitures-terrasses de pente au plus égale à 5 % et les toitures inclinées de pente supérieure à 5 %, ainsi que les rampes, escaliers et gradins. Les ouvrages d'étanchéité comprennent éventuellement un pare-vapeur, éventuellement des panneaux isolants non porteurs, un revêtement d'étanchéité, éventuellement une protection lourde, et les ouvrages particuliers : noues, relevés, retombées, dispositifs de collecte et d'évacuation des eaux pluviales, joints de dilatation, traversées de toiture et pénétrations.
Comprendre en détail DTU 43.2 (NF P 84-205, annulé) → NF DTU 43.1 (NF P 84-204-1-1 / -1-2 / -2 / FD -3)
Statut du DTU 43.2 et référentiel à retenir aujourd'hui
Le DTU 43.2 correspondait à la norme NF P 84-205. Son édition NF P 84-205-1 de mai 1993 a été remplacée en novembre 2004 par le NF P 84-204-1-1 associé au NF P 84-204-1-2, c'est-à-dire par les parties 1-1 et 1-2 du NF DTU 43.1. La refonte a été explicitement conçue comme une fusion : un seul document couvre désormais, pour le climat de plaine, ce que traitaient séparément les DTU 43.1 et 43.2.
Une réserve de portée est toutefois formulée dans le même avertissement : les dispositions de la norme NF P 84-204:1994 (référence DTU 43.1) relatives au climat de montagne — chapitre 9 notamment — subsistaient tant qu'une nouvelle norme, en cours de rédaction à la date de publication, ne les remplaçait pas. C'est le NF DTU 43.11 qui traite aujourd'hui l'étanchéité des toitures-terrasses et toitures inclinées avec éléments porteurs en maçonnerie en climat de montagne.
Le référentiel contractuel complet à porter au CCTP est donc : NF P 84-204-1-1 (NF DTU 43.1 partie 1-1, cahier des clauses techniques), NF P 84-204-1-2 (partie 1-2, critères généraux de choix des matériaux), NF P 84-204-2 (partie 2, cahier des clauses spéciales) et FD 84-204-3 (guide du DTU 43.1, qui contient notamment un extrait du NF DTU 60.11 pour la section des entrées d'eaux pluviales).
Le NF DTU 43.1 pose une limite d'emploi qu'il faut vérifier en phase conception : lorsque les ouvrages ne comportent pas de protection lourde, ses dispositions sont valables pour les toitures sur lesquelles l'action du vent n'est pas supérieure à 4 712 Pa — valeur de la dépression due au vent extrême calculée pour un bâtiment de 20 mètres de hauteur, toiture à versants plans, en zone 4 site exposé. Les ouvrages qu'il décrit sont en revanche admis sans restriction dans toutes les zones sismiques.
Pentes admises : un tableau par destination, pas une valeur unique
La prescription la plus souvent déformée est celle de la pente. Le NF DTU 43.1 ne pose pas une pente minimale unique de 1 % : les pentes admises dépendent de la destination de la toiture, selon son tableau 1. Toiture inaccessible : pente nulle admise, ou pente ≥ 1 %. Toiture technique ou à zones techniques : pente nulle, ou pente de 1 à 5 %. Toiture accessible aux piétons avec protection autre que par dalles sur plots : pente de 1,5 à 5 %. Toiture accessible aux piétons avec protection par dalles sur plots : pente nulle, ou pente de 1 à 5 %. Toiture accessible aux véhicules : pente de 2 à 5 %. Toiture-jardin : pente nulle, ou pente de 1 à 5 %.
Deux notes du tableau conditionnent la lecture. La pente des parties courantes au droit des chemins de circulation est limitée à 50 %. Et l'attention est attirée sur le fait que, par suite des tolérances d'exécution, les toitures de pente inférieure à 2 % peuvent présenter des contre-pentes, flaches et retenues d'eau — présence systématique dans le cas de pente nulle. C'est une clause de protection contractuelle importante pour l'entreprise d'étanchéité comme pour la maîtrise d'œuvre.
Les pentes des ouvrages de collecte suivent une logique distincte. Dans les noues, la pente doit être supérieure ou égale à 0,5 % pour les toitures-terrasses accessibles aux piétons avec protection autre que par dalles sur plots et pour celles accessibles aux véhicules ; elle peut être quelconque, y compris nulle, pour les toitures inaccessibles, techniques ou à zones techniques, accessibles aux piétons avec protection par dalles sur plots, et jardins. Dans les chêneaux, toutes les pentes sont admises, y compris la pente nulle. Dans les caniveaux, la pente doit être supérieure ou égale à 0,5 %. Sur marches et gradins, la pente minimale est de 1,5 %.
Les pentes sont celles indiquées sur les plans et sont réalisées par le gros œuvre, soit directement par l'élément porteur, soit par une forme de pente rapportée. Le texte rappelle par ailleurs que les tolérances de planéité, d'état de surface, d'horizontalité et de pente sont définies par le NF DTU 20.12, que leur respect incombe à l'entreprise de gros œuvre, et surtout que les ouvrages d'étanchéité ne peuvent pas corriger ces tolérances.
Éléments porteurs et charges à prendre en compte
Les éléments porteurs en partie courante sont classés en quatre types A, B, C et D selon leur susceptibilité à la fissuration, au sens du NF DTU 20.12. Les éléments porteurs de type D sont admis sous réserve de vérifier les dispositions particulières de ce même DTU ainsi que, dans le cas des véhicules lourds, celles du Cahier du CSTB n° 2892, qui limite l'usage de tels planchers aux véhicules à charge par essieu inférieure ou égale à 30 kN. Sur terrasse accessible aux véhicules avec revêtement autoprotégé en asphalte, les éléments porteurs de type D doivent être complétés par une dalle rapportée adhérente en béton armé.
Les charges permanentes sont les poids propres du pare-vapeur, de l'isolant thermique, du revêtement d'étanchéité, du système de fixation rapportée, de la protection et des chemins de circulation ou de roulement, ainsi que de la terre végétale et de la végétation éventuelle. Pour les protections meubles et la terre végétale, il faut tenir compte de la saturation en eau possible : le poids volumique des sables, granulats et gravillons saturés d'eau est fixé forfaitairement à 20 kN/m³, celui de la terre végétale humide à 21 kN/m³.
Les charges climatiques descendantes sont la neige — seules les charges de neige normales étant retenues pour le dimensionnement des ouvrages d'étanchéité — et l'eau de pluie, cette dernière n'étant à prendre en compte que pour les toitures destinées à la rétention temporaire des eaux pluviales. Les charges ascendantes sont celles dues au vent, au sens des règles NV 65.
Les charges d'exploitation, sauf dispositions plus contraignantes des DPM, sont celles de la NF P 06-001. Pour les usages courants, le texte rappelle en note : toitures-terrasses inaccessibles 1 kN/m² ; techniques ou zones techniques 1,5 kN/m² ; accessibles aux piétons à usage privé 1,5 kN/m² ; accessibles au public 2,5 à 6,0 kN/m² selon usage ; accessibles aux véhicules légers 2,5 kN/m² ; jardins 1 kN/m². Les charges d'entretien sont de 1,0 kN/m² sauf indications plus contraignantes des DPM. La charge totale à prendre en compte pour un constituant est la somme des charges permanentes situées au-dessus de lui et de la plus élevée des charges climatiques, d'exploitation ou d'entretien.
Relevés et reliefs : les hauteurs réellement prescrites
Le texte rappelle la définition à retenir : la hauteur d'un relevé est la distance verticale comprise entre le dessus de la protection des parties courantes du revêtement d'étanchéité au voisinage du relief et le dispositif écartant les eaux de ruissellement. Les hauteurs minimales des reliefs en maçonnerie relèvent du NF DTU 20.12, mais le NF DTU 43.1 chiffre plusieurs cas.
Pour les costières métalliques autres que celles de lanterneaux, leur hauteur doit permettre la réalisation d'un relevé d'étanchéité présentant une hauteur H minimale de 0,15 m dans le cas général, et de 0,25 m dans le cas particulier des reliefs de noue situés en pied de versants de pente supérieure à 20 %. Par ailleurs, la hauteur de la costière au-dessus de la protection des parties courantes doit être inférieure à 0,20 m lorsqu'elle n'est pas isolée thermiquement, et inférieure à 0,35 m lorsqu'elle est isolée.
Ces costières sont en acier galvanisé de classe de galvanisation au moins égale à Z 275, d'épaisseur minimale 1 mm, avec une aile horizontale de largeur minimale 0,10 m. La longueur des éléments est limitée à 2 m avec un revêtement de partie courante par feuilles bitumineuses et à 1 m avec un revêtement asphalte. Elles sont posées avec un recouvrement minimal de 0,04 m, fixées par clouage de l'aile horizontale à raison de 3 fixations par mètre en quinconce, et les ailes verticales sont couturées par rivets à expansion en acier de diamètre minimal 4,8 mm, avec au moins un rivet en tête de costière et un espacement maximal entre rivets de 0,20 m.
Sur les dés supportant des équipements, la hauteur minimale du relevé d'étanchéité est de 0,15 m au-dessus de la protection. Pour les toitures destinées à la retenue temporaire des eaux pluviales, les reliefs — acrotères, massifs, dés, supports d'ancrage, costières de lanterneaux — sont en béton armé et leur hauteur minimale est de 0,25 m au-dessus du gravillon, les relevés étant mis en œuvre directement sur les reliefs sans interposition d'isolant thermique et autoprotégés. Enfin, la fixation des panneaux isolants au droit des relevés dépend de la hauteur : les relevés de hauteur inférieure ou égale à 0,30 m relèvent d'un traitement distinct de ceux qui la dépassent.
Évacuation des eaux pluviales : les vraies règles d'implantation
Les règles d'implantation reprises par le NF DTU 43.1 depuis l'annexe C du NF DTU 20.12 sont chiffrées et diffèrent nettement des valeurs souvent recopiées. Chaque entrée d'eau intéresse une surface collectée au plus égale à 700 m² — ramenée à 200 m² dans le cas des toitures accessibles aux piétons avec protection par dalles sur plots. Tout point d'une terrasse doit se trouver à moins de 30 m du dispositif de collecte (chêneau, caniveau, retombées) ou des entrées d'eaux pluviales, distance ramenée à 20 m dans le cas des dalles sur plots. La distance maximale entre deux descentes dans un chêneau ou un caniveau est de 30 m.
Le passage des eaux d'une toiture sur une autre à travers les costières d'un joint de dilatation est interdit, et lorsque la terrasse est composée de compartiments délimités par des poutres en allège, la réalisation de traversées de ces poutres saillantes par des manchons est interdite. L'eau accumulée par l'engorgement d'une descente doit pouvoir s'évacuer soit par une descente voisine, soit par un trop-plein. En conséquence, chaque terrasse, chêneau ou caniveau comporte au moins soit deux descentes, soit une descente obligatoirement complétée par un trop-plein — règle également applicable aux portions de terrasse délimitées par des éléments ne permettant pas l'écoulement normal de l'eau.
Les entrées d'eaux pluviales sont constituées d'une platine et d'un moignon assemblés de façon étanche, sans manchon isolant thermique. Elles peuvent être en plomb de 2,5 mm d'épaisseur minimale badigeonné intérieurement d'EIF, en tôle d'acier inoxydable de 1,0 mm d'épaisseur minimale, en cuivre d'épaisseur 0,6 mm au moins, ou en aluminium de 1 mm d'épaisseur au moins badigeonné intérieurement d'EIF. Leur section doit être conforme au NF DTU 60.11.
La géométrie est également prescrite : la distance entre le bord du trou d'évacuation et le bord extrême de la platine ne doit pas être inférieure à 0,12 m, valeur réductible à 0,10 m lorsque l'entrée traverse un relief ou est située contre un relief de faible hauteur, le bord supérieur de la platine devant alors permettre le raccord de l'étanchéité sur le relief sur 0,05 m minimum. Lorsqu'il traverse une dalle, le moignon doit dépasser la sous-face de 0,15 m minimum. Toute évacuation doit être munie d'un dispositif arrêtant les débris, dont le niveau supérieur dépasse d'au moins 0,05 m le niveau du revêtement d'étanchéité ; si la galerie comporte un couvercle ou une grille, la section totale des ouvertures doit être supérieure de 50 % à celle de l'entrée d'eau — et au moins égale à celle de l'entrée d'eau dans le cas de protection dure ou asphalte.
Tolérances de la protection et des revêtements de surface
Le NF DTU 43.1 chiffre plusieurs tolérances de planéité selon le type de protection rapportée. Pour une protection par mortier, la flèche maximale admise est de 0,007 m sous la règle de 2 m. Pour un revêtement fini scellé, la flèche maximale est de 0,005 m sous la règle de 2 m, à laquelle s'ajoutent les tolérances du support. Pour une pose à sec, la tolérance est également de 0,005 m sous la règle de 2 m avec addition des tolérances du support. Pour d'autres configurations, sauf dispositions plus sévères des DPM, la tolérance de planéité est une flèche de 0,010 m sous la règle de 2 m.
Le texte prévient explicitement que certains types de protection excluent le respect de tolérances précises telles que la planéité, l'alignement des joints ou le désaffleurement entre dalles, et qu'ils peuvent subir des désordres d'aspect. Cette clause doit être reprise au CCTP lorsqu'une protection meuble ou par dalles est prescrite sur une toiture visible.
Pour les chemins ou zones de circulation reposant sur le revêtement d'étanchéité en toiture-jardin, le revêtement de surface doit présenter une pente minimale de 1 %, que la constitution soit en mortier ou béton coulé en place sur couche de désolidarisation, ou en dalles préfabriquées ou en pierre naturelle posées sur couche de désolidarisation — cette couche étant, dans les deux cas, toujours un lit de granulats. Lorsque tout point de la surface de circulation est situé à moins de 3 m d'une zone plantée, le support de l'étanchéité dans ces zones peut être à pente nulle.
Pour les toitures-jardins, les entrées d'eaux pluviales doivent être rendues visitables par un regard dont les parois sont ajourées à la base, la section totale des ajours étant au minimum 1,5 fois celle de l'entrée d'eaux pluviales. La section du regard dépend de l'épaisseur de terre : pour une épaisseur comprise entre 0,30 m et 0,60 m, le regard fait au moins 0,30 m × 0,30 m ou 0,30 m de diamètre intérieur ; au-delà de 0,60 m d'épaisseur de terre, au moins 0,60 m × 0,60 m ou 0,60 m de diamètre. Les plantations de végétaux ligneux ne sont pas admises sur 0,40 m tout autour des entrées d'eaux pluviales.
Toitures destinées à la retenue temporaire des eaux pluviales
Ce dispositif, souvent prescrit aujourd'hui au titre de la gestion des eaux pluviales à la parcelle, n'est applicable que si les DPM prévoient cette utilisation et si l'élément porteur a été réalisé en conséquence. L'utilisation en stockage d'eau de longue durée n'est pas visée. Les dispositions ne concernent que les terrasses inaccessibles, sans zones techniques.
La toiture est à pente nulle, et la structure porteuse doit prendre en compte, en plus des charges habituelles, la charge d'eau supplémentaire déterminée par la hauteur de l'évacuation déversoir. Le texte donne un ordre de grandeur en note : dans le cas d'une protection en gravillon de 4 cm d'épaisseur, la charge d'eau supplémentaire est de 70 daN/m², correspondant à l'eau contenue dans la hauteur du gravillon plus 5 cm au-dessus.
Les isolants admis sont uniquement ceux prévus pour les toitures techniques ; en isolation inversée, le Document Technique d'Application de l'isolant doit viser l'emploi en toiture destinée à la retenue temporaire des eaux pluviales. Les revêtements en feuilles doivent avoir un classement I4 au moins. La protection rapportée est obligatoire, en gravillon d'épaisseur minimale 0,04 m.
Enfin, les eaux pluviales doivent pouvoir être évacuées à deux niveaux, et les trop-pleins n'ont pas pour rôle de réguler le débit : leur nombre et leurs dimensions respectent les exigences habituelles. Les costières métalliques sont interdites sur les toitures-terrasses destinées à la retenue temporaire des eaux pluviales.
Erreurs fréquentes sur les marchés d'étanchéité en maçonnerie
La première erreur est de référencer « DTU 43.2 » au CCTP. La norme NF P 84-205-1 de mai 1993 a été remplacée en novembre 2004 par le NF P 84-204-1-1 et le NF P 84-204-1-2, qui constituent une refonte en un seul document des DTU 43.1 et 43.2 pour le climat de plaine. La référence à retenir est le NF DTU 43.1 ; le climat de montagne relève du NF DTU 43.11.
La deuxième erreur est d'attribuer au DTU 43.2 les toitures sur bacs acier. Les toitures en tôles d'acier nervurées avec revêtement d'étanchéité relèvent du NF DTU 43.3 ; les éléments porteurs en bois et panneaux dérivés du bois relèvent du NF DTU 43.4 ; la réfection des ouvrages existants relève du NF DTU 43.5 ; l'étanchéité des planchers intérieurs par produits hydrocarbonés relève du NF DTU 43.6. Le champ historique des DTU 43.1 et 43.2 est celui des éléments porteurs en maçonnerie au sens du NF DTU 20.12.
La troisième erreur est de prescrire « une pente minimale de 1 % » comme règle générale. Les pentes admises dépendent de la destination : pente nulle ou ≥ 1 % en inaccessible, pente nulle ou 1 à 5 % en technique, 1,5 à 5 % en accessible aux piétons hors dalles sur plots, pente nulle ou 1 à 5 % avec dalles sur plots, 2 à 5 % en accessible aux véhicules, pente nulle ou 1 à 5 % en toiture-jardin. Il faut par ailleurs alerter le maître d'ouvrage : en deçà de 2 %, des contre-pentes, flaches et retenues d'eau peuvent apparaître, et cette présence est systématique à pente nulle.
La quatrième erreur porte sur les évacuations. La règle n'est pas « une entrée d'eaux pluviales pour 200 à 300 m² » : chaque entrée d'eau intéresse une surface collectée au plus égale à 700 m², ramenée à 200 m² seulement dans le cas des toitures accessibles aux piétons avec protection par dalles sur plots, tout point de la terrasse devant se trouver à moins de 30 m — 20 m avec dalles sur plots — du dispositif de collecte. Et chaque terrasse comporte au moins deux descentes, ou une descente obligatoirement complétée par un trop-plein. La cinquième erreur, enfin, consiste à porter une résistance thermique minimale dans un CCTP d'étanchéité en la présentant comme une exigence du DTU : les niveaux de performance thermique relèvent de la réglementation applicable au projet, non du NF DTU 43.1, qui traite du choix et de la mise en œuvre des panneaux isolants non porteurs.
Sources officielles et documents liés
Texte en vigueur : NF P 84-204-1-1 (NF DTU 43.1, novembre 2004, cahier des clauses techniques, incluant l'amendement A1 de septembre 2007), homologué par décision du Directeur Général de l'AFNOR le 20 septembre 2004 pour prendre effet le 20 novembre 2004, accompagné du NF P 84-204-1-2 (critères généraux de choix des matériaux), du NF P 84-204-2 (cahier des clauses spéciales) et du FD 84-204-3 (guide). Distribués par le CSTB avec l'autorisation de l'AFNOR.
Textes remplacés : NF P 84-205-1 de mai 1993 (référence DTU 43.2), NF P 84-204-1 de juillet 1994 et son amendement A1 de mars 2001 (référence DTU 43.1).
Normes de charges et de calcul citées : NF P 06-001 (charges d'exploitation des bâtiments), NF P 06-004 (poids volumiques), règles N 84 modifiées 95 (P 06-006, charges de neige), règles NV 65 et ses annexes (P 06-002, actions du vent). Cahier du CSTB n° 2892 pour les éléments porteurs de type D sous véhicules lourds.
DTU liés : NF DTU 20.12 (NF P 10-203-1 et -2) pour le gros œuvre en maçonnerie des toitures destinées à recevoir un revêtement d'étanchéité, les tolérances et l'annexe C sur l'implantation des évacuations ; NF DTU 43.3 pour les toitures en tôles d'acier nervurées ; NF DTU 43.4 pour les éléments porteurs en bois et panneaux dérivés du bois ; NF DTU 43.5 pour la réfection des ouvrages d'étanchéité ; NF DTU 43.6 pour l'étanchéité des planchers intérieurs ; NF DTU 60.11 (P 40-202) pour la section des entrées d'eaux pluviales ; NF DTU 13.3 pour les dallages ; NF DTU 21 et NF DTU 23.1 pour les ouvrages en béton ; NF DTU 52.1 pour les revêtements de sol scellés utilisés en protection.
Glossaire DTU 43.2 (NF P 84-205, annulé) → NF DTU 43.1 (NF P 84-204-1-1 / -1-2 / -2 / FD -3)
- DTU 43.2 (NF P 84-205)
- Ancien DTU d'étanchéité des toitures avec éléments porteurs en maçonnerie. Son édition NF P 84-205-1 de mai 1993 a été remplacée en novembre 2004, avec le NF P 84-204-1-2, par le NF P 84-204-1-1 (NF DTU 43.1), lequel constitue une refonte en un seul document des DTU 43.1 et 43.2 pour le climat de plaine.
- Toiture-terrasse / toiture inclinée
- Au sens du NF DTU 43.1, une toiture-terrasse a une pente au plus égale à 5 % et une toiture inclinée une pente supérieure à 5 %. Les deux sont couvertes par le même document dès lors que l'élément porteur est en maçonnerie au sens du NF DTU 20.12.
- Hauteur de relevé
- Distance verticale comprise entre le dessus de la protection des parties courantes du revêtement d'étanchéité au voisinage du relief et le dispositif écartant les eaux de ruissellement. Hauteur H minimale de 0,15 m dans le cas général des costières métalliques, 0,25 m pour les reliefs de noue en pied de versants de pente > 20 %.
- Relief
- Ouvrage émergeant de la toiture recevant un relevé d'étanchéité : acrotères, costières, souches et murs, reliefs divers (ressauts, poutres saillantes). Dans la hauteur des relevés, les reliefs admissibles sont en béton de parement courant exempt d'huile de décoffrage ou de produit de cure, ou en maçonnerie revêtue d'un enduit ciment.
- Entrée d'eaux pluviales (EEP)
- Dispositif d'évacuation constitué d'une platine et d'un moignon assemblés de façon étanche, sans manchon isolant thermique. Chaque EEP intéresse une surface collectée au plus égale à 700 m², ramenée à 200 m² sur toiture accessible aux piétons avec protection par dalles sur plots.
- Trop-plein
- Dispositif d'évacuation de secours. Chaque terrasse, chêneau ou caniveau comporte au moins soit deux descentes, soit une descente obligatoirement complétée par un trop-plein. Son niveau est inférieur à celui du sommet du relevé.
- Crapaudine / galerie garde-grève
- Dispositif destiné à arrêter les débris capables de provoquer un engorgement des descentes. Son niveau supérieur doit dépasser d'au moins 0,05 m le niveau du revêtement d'étanchéité ; la section totale des ouvertures du couvercle et de la galerie doit être supérieure de 50 % à celle de l'entrée d'eau (au moins égale en protection dure ou asphalte).
- Élément porteur de type A à D
- Classement des éléments porteurs en partie courante selon leur susceptibilité à la fissuration, au sens du NF DTU 20.12. Le type D est admis sous réserve de dispositions particulières et, sous véhicules lourds, du Cahier CSTB n° 2892, qui limite l'usage aux charges par essieu ≤ 30 kN.
Questions fréquentes sur DTU 43.2 (NF P 84-205, annulé) → NF DTU 43.1 (NF P 84-204-1-1 / -1-2 / -2 / FD -3)
Qu'est-ce que DTU 43.2 (NF P 84-205, annulé) → NF DTU 43.1 (NF P 84-204-1-1 / -1-2 / -2 / FD -3) ?
DTU 43.2 - Étanchéité des toitures avec éléments porteurs en maçonnerie (annulé, refondu dans le NF DTU 43.1). Le DTU 43.2, référence NF P 84-205, n'existe plus en tant que texte autonome. Le NF P 84-204-1-1 (DTU 43.1) de novembre 2004 indique en avertissement qu'il constitue « une refonte en un seul document des normes NF P 84-204 (Référence DTU 43.1) et NF P 84-205 (Référence DTU 43.2) pour ce qui concerne le climat de plaine », et sa page de statut précise qu'avec le NF P 84-204-1-2 il remplace la NF P 84-205-1 de mai 1993. Cette fiche restitue le contenu réellement applicable : pentes admises selon la destination de la toiture, hauteurs de relevés, dispositifs d'évacuation des eaux pluviales, charges à prendre en compte et tolérances de protection. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par DTU 43.2 (NF P 84-205, annulé) → NF DTU 43.1 (NF P 84-204-1-1 / -1-2 / -2 / FD -3) ?
Le domaine d'application couvre : Exécution des ouvrages d'étanchéité de toitures-terrasses (pente au plus égale à 5 %) et de toitures inclinées (pentes supérieures à 5 %) établis sur éléments porteurs en maçonnerie définis dans la NF P 10-203-1 (NF DTU 20.12), y compris rampes, escaliers et gradins, pour les bâtiments d'usage courant réalisés en France métropolitaine en climat de plaine, hors locaux à température contrôlée inférieure à 0 °C. Domaine désormais couvert par le NF DTU 43.1 de novembre 2004, la norme NF P 84-205-1 de mai 1993 (référence DTU 43.2) étant remplacée. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à DTU 43.2 (NF P 84-205, annulé) → NF DTU 43.1 (NF P 84-204-1-1 / -1-2 / -2 / FD -3) sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Le DTU 43.2 est-il encore applicable ?
Non. Le NF P 84-204-1-1 (NF DTU 43.1) de novembre 2004 indique en avertissement qu'il constitue « une refonte en un seul document des normes NF P 84-204 (Référence DTU 43.1) et NF P 84-205 (Référence DTU 43.2) pour ce qui concerne le climat de plaine », et sa page de statut précise qu'avec le NF P 84-204-1-2 il remplace notamment la NF P 84-205-1 de mai 1993. Le climat de montagne relève aujourd'hui du NF DTU 43.11.
Quelle pente minimale pour une toiture-terrasse en maçonnerie ?
Elle dépend de la destination (tableau 1 du NF DTU 43.1) : inaccessible, pente nulle ou ≥ 1 % ; technique ou à zones techniques, pente nulle ou 1 à 5 % ; accessible aux piétons avec protection autre que par dalles sur plots, 1,5 à 5 % ; accessible aux piétons avec protection par dalles sur plots, pente nulle ou 1 à 5 % ; accessible aux véhicules, 2 à 5 % ; jardin, pente nulle ou 1 à 5 %. La pente au droit des chemins de circulation est limitée à 50 %.
Quelle pente dans les noues, chêneaux et caniveaux ?
Dans les noues : ≥ 0,5 % pour les toitures-terrasses accessibles aux piétons avec protection autre que par dalles sur plots et pour celles accessibles aux véhicules ; pente quelconque, y compris nulle, pour les toitures inaccessibles, techniques, accessibles aux piétons avec dalles sur plots et jardins. Dans les chêneaux : toutes les pentes sont admises, y compris nulle. Dans les caniveaux : ≥ 0,5 %. Sur marches et gradins : 1,5 % minimum.
Combien d'entrées d'eaux pluviales prévoir sur une terrasse ?
Chaque entrée d'eau intéresse une surface collectée au plus égale à 700 m², ramenée à 200 m² dans le cas des toitures accessibles aux piétons avec protection par dalles sur plots. Tout point de la terrasse doit se trouver à moins de 30 m du dispositif de collecte ou des entrées d'eaux pluviales (20 m avec dalles sur plots), et la distance maximale entre deux descentes dans un chêneau ou caniveau est de 30 m. Chaque terrasse comporte au moins deux descentes, ou une descente obligatoirement complétée par un trop-plein.
Quelle hauteur minimale de relevé d'étanchéité ?
Pour les costières métalliques autres que celles de lanterneaux, la hauteur H du relevé est de 0,15 m minimum dans le cas général et de 0,25 m pour les reliefs de noue situés en pied de versants de pente supérieure à 20 %, H étant mesurée entre le dessus de la protection des parties courantes au voisinage du relief et le dispositif écartant les eaux de ruissellement. Sur un dé supportant un équipement, la hauteur minimale du relevé est de 0,15 m au-dessus de la protection. En toiture destinée à la retenue temporaire des eaux pluviales, les reliefs en béton armé ont une hauteur minimale de 0,25 m au-dessus du gravillon.
Quelles charges d'exploitation retenir sur une toiture-terrasse ?
Sauf dispositions plus contraignantes des DPM, celles de la NF P 06-001. Pour les usages courants, le NF DTU 43.1 rappelle : inaccessible 1 kN/m² ; technique ou zone technique 1,5 kN/m² ; accessible aux piétons à usage privé 1,5 kN/m² ; accessible au public 2,5 à 6,0 kN/m² selon usage ; accessible aux véhicules légers 2,5 kN/m² ; jardin 1 kN/m². Les charges d'entretien sont de 1,0 kN/m².
L'étanchéité peut-elle rattraper les défauts de planéité du gros œuvre ?
Non. Le NF DTU 43.1 précise que les tolérances de planéité et d'état de surface, d'horizontalité et de pente sont définies par le NF DTU 20.12, que leur respect incombe à l'entreprise de gros œuvre, et que les ouvrages d'étanchéité ne peuvent pas corriger ces tolérances.
Quelles tolérances de planéité pour la protection de l'étanchéité ?
Elles dépendent du type de protection : flèche maximale de 0,007 m sous la règle de 2 m pour une protection en mortier ; 0,005 m sous la règle de 2 m pour un revêtement fini scellé ou posé à sec, tolérances du support en sus ; 0,010 m sous la règle de 2 m dans d'autres configurations, sauf dispositions plus sévères des DPM. Le texte prévient que certains types de protection excluent le respect de tolérances précises de planéité, d'alignement des joints ou de désaffleurement entre dalles.
Que prévoir pour une toiture de rétention temporaire des eaux pluviales ?
Ces dispositions ne s'appliquent qu'aux terrasses inaccessibles, si les DPM le prévoient et si l'élément porteur a été réalisé en conséquence. La toiture est à pente nulle et la structure doit prendre en compte la charge d'eau supplémentaire déterminée par la hauteur de l'évacuation déversoir — de l'ordre de 70 daN/m² avec une protection en gravillon de 4 cm. Seuls les isolants prévus pour toitures techniques sont admis, les revêtements en feuilles doivent avoir un classement I4 au moins, la protection rapportée en gravillon d'épaisseur minimale 0,04 m est obligatoire, les reliefs sont en béton armé d'au moins 0,25 m au-dessus du gravillon, et les costières métalliques sont interdites.
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NF DTU 43.1 - Étanchéité des toitures-terrasses et toitures inclinées avec éléments porteurs en maçonnerie
Le NF DTU 43.1 (NF P 84-204-1-1, novembre 2004) définit les clauses techniques d'exécution des ouvrages d'étanchéité de toitures-terrasses et toitures inclinées établis sur éléments porteurs en maçonnerie, en climat de plaine — conventionnellement à une altitude inférieure ou égale à 900 m. Il classe les toitures selon leur destination (inaccessibles, techniques ou à zones techniques, accessibles aux piétons, aux véhicules légers ou lourds, jardins, rampes) et selon leur pente (pente nulle < 1 %, terrasse plate de 1 à 5 %, toiture inclinée > 5 %), puis fixe pour chaque cas le pare-vapeur, l'isolant, le revêtement d'étanchéité (asphalte ou bicouche bitume SBS), la protection, les relevés, les évacuations d'eaux pluviales et les épreuves d'étanchéité à l'eau. Il précise que les ouvrages d'étanchéité ne peuvent pas corriger les tolérances du gros œuvre : un support hors tolérance reste hors tolérance sous l'étanchéité.
NF DTU 43.3 - Mise en oeuvre des toitures en tôles d'acier nervurées avec revêtement d'étanchéité
Le NF DTU 43.3 P1-1 (avril 2008, indice de classement P 84-206-1-1, Amendement A1 de décembre 2017 inclus) propose les clauses types de mise en oeuvre des toitures dont l'élément porteur est constitué de tôles d'acier nervurées recevant un revêtement d'étanchéité. L'ouvrage complet comprend les tôles d'acier nervurées, éventuellement un pare-vapeur, des panneaux isolants non porteurs, un revêtement d'étanchéité et éventuellement une protection lourde, ainsi que les ouvrages particuliers. Le document fixe la pente minimale des versants à 3 % sur plan avec une pente réelle in situ toujours supérieure à 1 %, les limitations de flèche (1/150 au montage, 1/200 et 1/250 en exploitation), le recouvrement transversal des tôles à 50 mm minimum au droit des appuis, le couturage des emboîtements longitudinaux tous les 1 m environ, la hauteur minimale des relevés à 0,15 m au-dessus de la protection, et les surfaces maximales collectées par entrée d'eaux pluviales (700 m² en fond de noue, 350 m² en déversoir).
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Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024
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DTU 43.2 (NF P 84-205, annulé) → NF DTU 43.1 (NF P 84-204-1-1 / -1-2 / -2 / FD -3) - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. étanchéité, toiture-terrasse, toiture inclinée, maçonnerie, pente, relevé, entrée d'eaux pluviales, trop-plein, protection lourde, P 84-204, DTU annulé, climat de plaine.