NF DTU 20.1 : Ouvrages en maçonnerie de petits éléments (parois et murs)
Le NF DTU 20.1 est le texte de référence de la maçonnerie de petits éléments : blocs de béton de granulats, briques de terre cuite, blocs de béton cellulaire autoclavé, pierre naturelle et blocs de coffrage. Sa partie 1-1 (juillet 2020) fixe l'appareillage, le hourdage à joints épais, minces ou semi-épais, les maçonneries de soubassement et la protection contre les remontées d'humidité, les chaînages horizontaux, verticaux et inclinés, les linteaux et appuis de baies, les jonctions d'angle et en Té, et les tolérances d'exécution. Un décalage de joints insuffisant, un chaînage sous-dimensionné ou une coupure de capillarité mal positionnée sont les trois désordres les plus fréquemment relevés en expertise sur ce lot.
Domaine d'application
Parois et murs de bâtiments en maçonnerie traditionnelle de petits éléments (murs simples, murs composites, murs doubles, murs avec doublages) en maçonnerie porteuse, de remplissage ou de façade non porteuse, avec isolation par l'intérieur, par l'extérieur ou répartie
Règles principales
Domaine d'application et exclusions
L'article 1 vise les travaux d'exécution de parois et murs de bâtiments en maçonnerie de petits éléments (murs simples, murs composites, murs doubles, murs avec doublages) et précise les dispositions constructives minimales pour ces ouvrages. Il s'applique aux maçonneries porteuses, aux maçonneries de remplissage et aux maçonneries de façade non porteuses, relevant le cas échéant de l'une des trois techniques d'isolation thermique : par l'intérieur, par l'extérieur ou répartie.
Il s'applique également aux maçonneries réalisées à partir de blocs de coffrage définis par la NF EN 15435 et son complément national, en béton de granulats courants, d'épaisseur supérieure ou égale à 20 cm, en particulier pour les murs de soubassement enterrés ou non et les murs d'élévation.
1 d'épaisseur supérieure ou égale à 15 cm, ainsi que le béton banché conforme au NF DTU 21 ; dans le cas de maçonnerie intérieure apparente, l'épaisseur est réduite à 14 cm. 13.
Exceptions :
- • Cloisons d'épaisseur ≤ 15 cm : NF DTU 20.13
- • Cuvelages : NF DTU 14.1
- • Acrotères du dernier niveau : NF DTU 20.12
- • Bâtiments autres que courants (industriel, agricole, garages) : prescriptions adaptables via les DPM
Conditions climatiques et interruptions de montage
2 fixe deux seuils de température. Au-dessus de 30 °C, il est nécessaire de protéger le mortier de la dessiccation en employant des procédés adaptés au chantier et à la sécheresse : humidification, paillassons ou bâches maintenus humides.
En dessous de 5 °C, des précautions doivent être prises pour se prémunir contre le gel, et les parties d'ouvrages accidentellement gelées doivent être démolies jusqu'à la partie saine, la surface de reprise étant traitée comme une reprise de montage. Une note précise qu'en dessous de 5 °C il est préférable d'arrêter le montage et de protéger la maçonnerie.
Lors de fortes pluies ou de neige, les murs doivent être protégés par des bâches ou des auvents, disposition impérative dans le cas de montage à joints minces ou lors de périodes de gel nocturne.
Par temps venteux et chaud, une rétention d'eau élevée du mortier est nécessaire ; par temps froid avec crainte de gel, il faut additionner des accélérateurs de prise ou choisir un mortier de classe de résistance supérieure.
3 impose que le montage ne soit pas interrompu suivant un plan vertical continu, sauf au droit de joints de dilatation ou de fractionnement, que le mortier ne soit pas étalé à l'avance en cas d'interruption, et que la surface de reprise soit nettoyée et humidifiée si nécessaire.
Appareillage : décalage des joints verticaux
2 fixe la règle fondamentale de l'appareillage : en partie courante, le décalage des joints verticaux de deux assises successives doit être au moins égal au tiers de la longueur de l'élément, de préférence de sa moitié.
Ce minimum peut être ramené au quart de la longueur de l'élément quand il s'agit de petits éléments de maçonnerie, briques de parement traditionnelles en terre cuite ou éléments de pierre de hauteur inférieure ou égale à 10 cm et de longueur inférieure à 25 cm. Le DTU note explicitement qu'un décalage insuffisant des joints verticaux entre deux assises successives compromet la liaison des éléments entre eux.
2 reprend le décalage minimal du quart de la longueur, et ajoute que lorsque l'appareillage prévoit une continuité de certains joints verticaux, cette continuité ne doit pas excéder trois assises. 7 comme un montage à joints verticaux filants, est ainsi encadré. 3 impose un décalage minimal du tiers de la longueur du bloc.
Exceptions :
- • Petits éléments (briques de parement terre cuite, pierre de hauteur ≤ 10 cm et longueur < 25 cm) : décalage ramené au quart de la longueur
Hourdage : épaisseurs de joints selon le mode de montage
3 distingue quatre modes de montage avec des épaisseurs de joint durci précises. 1), l'épaisseur du joint durci est comprise entre 1 cm et 2 cm selon la nature de la maçonnerie ; pour la pierre naturelle, elle est comprise entre 0,8 cm et 3 cm.
2), l'épaisseur des joints durcis est comprise entre 1 mm et 3 mm, avec des éléments fabriqués selon des tolérances dimensionnelles réduites ; les éléments destinés au montage à joints épais ne peuvent en aucun cas être montés à joints minces. 3), réservé aux seules maçonneries apparentes non porteuses, l'épaisseur de mortier est comprise entre 3 mm et 10 mm.
4), la largeur de chaque bande de mortier doit être supérieure ou égale à 30 mm et le total des largeurs des bandes ne doit pas représenter moins de 40 % de l'épaisseur du mur.
Les éléments de maçonnerie ayant un coefficient d'absorption d'eau par capillarité élevé doivent être humidifiés avant la pose, en particulier par temps venteux ou chaud, et les faces sur lesquelles le mortier est appliqué doivent être propres.
Arase d'assise préalable au montage à joints minces
2 impose, étant donné les tolérances d'exécution habituelles aux travaux de béton et de maçonnerie, de préparer une arase d'assise sous le premier lit de la maçonnerie à joints minces afin d'en assurer l'horizontalité et la planéité requises.
Cette arase est hourdée au mortier épais courant (G) ou allégé (L), et des moyens appropriés (platines, niveau à bulle, niveau laser) doivent être utilisés pour en fixer l'implantation et garantir les tolérances exigées.
Le premier lit peut indistinctement être posé directement sur le mortier frais de l'arase ou être posé sur l'arase préparée préalablement et durcie ; dans ce dernier cas, la pose est réalisée au moyen d'un mortier (T) pour joints minces. 1 P1-2, et son épaisseur ne doit pas dépasser 5 cm.
Le mortier de joints minces est réparti à l'aide d'un outil spécifique (pelle à rouleaux ou pelle crantée) et, dans le cas de blocs à alvéoles débouchantes, l'outil fourni à l'entreprise doit permettre d'encoller toutes les cloisons longitudinales en un seul passage, toute la surface horizontale de pose devant être encollée.
Traitement des joints verticaux : remplis, encollés ou secs
5 admet trois traitements. Les joints remplis sont réalisés par remplissage des évidements, sur la hauteur complète et sur une largeur minimale de 40 % de l'élément, en une ou plusieurs bandes de mortier ; le DTU note que ces dispositions peuvent être utilisées pour répondre à la réglementation parasismique.
Les joints encollés, qui ne concernent que les montages à joints minces, sont réalisés par encollage de la tranche des éléments sur leur hauteur complète et sur une largeur minimale de 40 %, juste avant la mise en oeuvre du bloc suivant.
Les joints secs supposent des éléments posés jointifs, l'ajustement en longueur de chaque rang étant réalisé en remplissant quelques joints verticaux, en utilisant des blocs de calepinage ou par découpes ; l'espacement entre deux éléments dont les joints verticaux ne sont pas remplis doit être inférieur à 3 mm.
Les joints verticaux doivent obligatoirement être remplis ou encollés dans deux cas : maçonneries destinées à rester apparentes côté extérieur, et murs de longueur inférieure ou égale à 1,20 m, c'est notamment le cas des trumeaux. Lorsque les joints verticaux sont remplis, ils doivent être exécutés de façon à ce qu'il n'existe pas de discontinuité entre le mortier des joints horizontaux et verticaux.
Les joints verticaux ne sont pas réalisés dans le cas de maçonneries de blocs de coffrage, montés à bords verticaux jointifs.
Exceptions :
- • Maçonneries apparentes côté extérieur et murs de longueur ≤ 1,20 m : remplissage ou encollage obligatoire
- • Blocs de coffrage : pas de joint vertical, bords verticaux jointifs
Maçonneries de soubassement : catégories et choix des matériaux
1 P3, en distinguant trois catégories (première, deuxième et troisième) en ordre décroissant d'exigence et de protection contre les venues d'eau ; cette catégorie doit être précisée avant démarrage des travaux, et il appartient au maître d'oeuvre de se la faire préciser par le maître d'ouvrage.
Pour les trois catégories, lorsque la partie enterrée sur les deux faces n'est pas à une profondeur suffisante pour la mettre à l'abri du gel, les éléments creux ne peuvent être utilisés que si un drainage est prévu et qu'il n'existe pas de risque d'accumulation d'eau prolongée.
Deux familles de matériaux sont admises : les murs impérativement enduits sur les faces en contact avec le sol (blocs de béton cellulaire autoclavé et briques de terre cuite P) et les murs pouvant être enduits ou non, pierres ou moellons, blocs pleins ou creux de béton de granulats courants ou légers, blocs de coffrage en béton de granulats courants, briques de terre cuite U.
Le choix de drainer ou non dépend de la nature du terrain et non de la catégorie de murs, et relève de la responsabilité de conception. 2).
Protection contre les remontées ou coupure de capillarité
2 offre deux solutions pour protéger la maçonnerie en élévation des remontées d'eau du sol lorsque les murs de soubassement de catégorie 3 ou 2 sont en maçonnerie de petits éléments.
Première solution : un chaînage en béton armé disposé au niveau du plancher bas du rez-de-chaussée ou du dallage, sur toute l'épaisseur des maçonneries de soubassement, assure cette protection sans disposition complémentaire ; ce chaînage doit être à l'air libre et au minimum à 5 cm au-dessus du sol extérieur fini.
Seconde solution, en l'absence de la précédente : une coupure de capillarité disposée à 15 cm au moins au-dessus du niveau le plus haut du sol définitif extérieur, exécutée soit à l'aide d'une bande de feuille bitumineuse armée, de feuille plastique ou élastomère posée à sec sur une couche de mortier de ciment finement talochée de 2 cm d'épaisseur après prise et séchage, protégée par une deuxième couche de mortier de même épaisseur sommairement dressée, les segments de bande étant placés à recouvrement minimal de 20 cm ; soit à l'aide d'une chape de mortier hydrofugé de ciment.
Lorsque les murs de soubassement sont en béton armé, la maçonnerie en élévation doit débuter au minimum 5 cm au-dessus du niveau fini du sol extérieur. 1 P3, la mise en oeuvre d'une coupure de capillarité n'est pas exigée.
Exceptions :
- • Murs de soubassement de catégorie 1 étanchés : coupure de capillarité non exigée
Balcons, loggias et ventilation des vides sanitaires
3 traite les balcons et loggias en fonction de la pente. Avec une pente inférieure à 1,5 %, ou si le balcon est étanché, le chaînage en béton armé est rehaussé d'une hauteur minimale de 15 cm.
Avec une pente supérieure ou égale à 1,5 %, il est nécessaire de prévoir un décrochement de 3 cm (sans être localement inférieur à 2 cm) ou une coupure de capillarité par mortier hydrofugé exclusivement à la base du mur, afin d'éviter les remontées d'humidité dans le mur et à l'intérieur du bâtiment.
4 fixe la ventilation naturelle minimale des vides sanitaires : la surface totale des ouvertures en cm² doit être au moins égale à 5 fois la surface du plancher en m², avec un minimum de quatre ouvertures, soit par exemple 500 cm² d'orifices pour 100 m² de plancher. Ces ouvertures doivent impérativement déboucher à l'air libre.
Le DTU note que d'autres textes normatifs ou réglementaires peuvent donner des sections différentes, notamment au titre du gaz ou du radon.
Chaînages horizontaux : sections minimales réelles
1 impose, dans les niveaux courants, que les chaînages horizontaux surmontant les murs extérieurs et intérieurs comportent une section minimale d'armatures longitudinales An au moins égale à 0,4 % de la section du béton, sans être inférieure à 1,50 cm².
Lorsque la planelle n'existe pas, ce pourcentage s'applique à la section de béton comprise dans toute l'épaisseur du mur ; lorsque la largeur du chaînage excède l'épaisseur du mur, les pourcentages s'appliquent à la section de béton comprise dans l'épaisseur du mur et les armatures sont à placer dans cette section.
La largeur de la zone d'appui du plancher incluant le chaînage ne doit pas être inférieure aux deux tiers de l'épaisseur du mur porteur inférieur. 2 relève la valeur pour les planchers-terrasses en béton armé : la section minimale des armatures longitudinales des chaînages ne peut y être inférieure à 3,08 cm², soit par exemple 4 HA10, ces armatures étant distinctes de celles des voiles d'acrotère ou des corniches.
Le DTU recommande, à section équivalente, de préférer plusieurs barres de faible diamètre à des barres de gros diamètre. Il précise également qu'il ne traite pas du cas des planchers chauffants, qui nécessitent un renforcement des armatures longitudinales suivant la nature du chauffage et la disposition des éléments chauffants.
Chaînages verticaux et inclinés
1 P3.
Leur section doit permettre la mise en place correcte du béton : par exemple une alvéole de section carrée de 12 cm de côté ou circulaire de 12 cm de diamètre pour un mur d'épaisseur supérieure ou égale à 20 cm, et une alvéole d'au moins 10 cm pour les épaisseurs de mur inférieures ; lorsque le chaînage vertical comporte 4 armatures longitudinales, une alvéole de section carrée d'au moins 15 cm de côté ou circulaire de 15 cm de diamètre est nécessaire pour un mur d'au moins 20 cm.
En maçonnerie non armée, la section d'armatures longitudinales des chaînages verticaux ne doit pas être inférieure à 1,50 cm², par exemple 2 HA10. En maçonnerie confinée ou chaînée, elle ne doit pas être inférieure à 2 cm², par exemple 4 HA8, ces armatures longitudinales devant être entourées par des cadres d'une section d'au moins 1,88 cm²/m, par exemple des cadres HA5 avec un espacement de 20 cm.
5 impose un chaînage de couronnement incliné dès lors que la hauteur sous pointe des murs de pignon et des murs intermédiaires de refend est supérieure à 1,50 m ; sa hauteur minimale est de 10 cm et sa section d'armatures longitudinales est identique à celle des chaînages verticaux. Le DTU rappelle que ce chaînage ne dispense pas de dispositifs temporaires de contreventement.
Recouvrements, ancrages et enrobage des armatures de chaînage
2 impose que les armatures des chaînages horizontaux, verticaux et inclinés respectent les règles de bonne construction en matière de recouvrements et d'ancrages, et que des liaisons efficaces soient prévues entre les armatures longitudinales de ces chaînages afin d'assurer la continuité de chaque lit, de même qu'entre les fondations et les armatures longitudinales des chaînages verticaux par armatures en attente.
Les armatures longitudinales des chaînages verticaux doivent être ancrées dans les fondations, dans les chaînages horizontaux et, le cas échéant, dans les chaînages inclinés, cet ancrage étant réalisé par recouvrement des armatures longitudinales ou par ajout d'équerres ou de boucles.
Deux valeurs sont chiffrées et opposables : le recouvrement des armatures longitudinales de tous les chaînages et des liaisons avec ces armatures est d'au moins 50 fois le diamètre de l'acier, et le diamètre intérieur de cintrage des liaisons (équerres ou boucles) est d'au moins 4 fois le diamètre de l'acier. 4 (armatures verticales).
Bandeaux saillants, balcons, loggias et corniches
1 impose aux bandeaux saillants une section minimale d'armatures longitudinales An au moins égale à 0,42 % de la section du béton, complétée au droit du bandeau par des armatures de renfort d'au moins 2 HA10 ou 3 HA8 suivant la hauteur de l'élément, les armatures longitudinales du chaînage horizontal devant par ailleurs être mises en place.
Une pente inclinée d'au moins 15 % vers l'extérieur est nécessaire, afin d'éloigner les eaux de pluie de la façade et d'éviter le rejaillissement. 2 fixe pour les balcons, loggias, coursives ou corniches une classe de résistance du béton au moins égale à C25/30.
Lorsque ces éléments sont recoupés par des joints transversaux dont la distance est au plus égale à 6 m dans les régions humides et tempérées, ou 4 m dans les régions sèches ou à forte opposition de température (telles la région littorale méditerranéenne et certaines régions de l'Est de la France à climat relativement continental), la section minimale d'armatures longitudinales An est au moins égale à 0,17 % de la section du béton.
Lorsque les longueurs dépassent 12 m dans les régions humides et tempérées ou 8 m dans les régions sèches, ou lorsque les éléments sont solidaires à leurs extrémités d'une structure rigide, An doit être supérieure ou égale à 0,42 % de la section de béton ; entre ces bornes, An est obtenue par interpolation linéaire.
Trumeaux porteurs, retours d'angles et linteaux
2 impose que la longueur des trumeaux porteurs et des retours d'angles soit d'au moins 0,75 m et d'au moins 1,5 fois la longueur de l'élément courant constitutif.
Dans le cas de trumeaux ou de retours d'angles en pierre dimensionnée, en briques de terre cuite U destinées à rester apparentes, ou en blocs pleins de béton apparents de petit format, cette longueur peut être réduite à 0,45 m (joint vertical compris) et 2 fois la longueur des éléments.
Lorsque la longueur est inférieure à ces limites, ou que les charges à supporter imposent la disposition d'un élément porteur en béton armé, la maçonnerie de blocs peut servir de coffrage à cet élément, dont l'exécution doit respecter les exigences du NF DTU 21. 1 P3, avec un minimum de 0,20 m.
1 traite la jonction allège-trumeau porteur : si les éléments sont identiques, la jonction est réalisée par harpage ; s'ils sont de nature différente, il est réalisé un joint de coupure vertical, marqué dans l'enduit après mise en charge de la maçonnerie ou, dans le cas de façades exposées au vent et au ruissellement, garni avec un mastic.
Exceptions :
- • Trumeaux en pierre dimensionnée, briques U apparentes ou blocs pleins béton apparents de petit format : longueur réduite à 0,45 m et 2 fois la longueur des éléments
Appuis de baies : larmier, rejingot et enrobage
5 impose que les appuis de baies présentent un profil en pente vers l'extérieur, complété côté intérieur par un rejingot faisant partie intégrante de l'appui et non rapporté après coup, les caractéristiques géométriques (longueur d'about, hauteur de rejingot, pente minimale) étant fixées au Tableau 1 du DTU. Les éléments préfabriqués sont posés sur bain de mortier continu et, en béton, doivent répondre aux exigences de la NF P 98-052.
Les appuis de baies en béton armé de grande longueur (supérieure à 2 m) doivent comporter un pourcentage d'armatures longitudinales suffisant pour contrecarrer les effets du retrait ; à défaut de justification, un pourcentage minimal forfaitaire de 0,25 % de la section de béton de l'appui est admis.
Côté extérieur, la partie débordante doit être munie d'un larmier longitudinal en sous-face (goutte d'eau), dont le débord par rapport au nu brut du mur non encore enduit est supérieur ou égal à 3 cm, soit au total un débord supérieur à 6 cm entre le nez de l'appui et le nu fini de la maçonnerie de l'allège.
Lorsque l'appui est réalisé en béton armé, le positionnement de l'armature dans la partie débordante doit assurer partout un enrobage minimal de 30 mm. Côté intérieur, la surface supérieure du rejingot doit régner sur toute la largeur de la baie, y compris dans la feuillure s'il en existe une, ou, en l'absence de feuillure, dépasser d'au moins 4 cm le tableau de part et d'autre de la baie.
Dans tous les cas, y compris lorsque l'appui déborde côté intérieur, l'isolant file derrière celui-ci. Pour les appuis de murs doubles réalisés en petits éléments de pierre ou de terre cuite, l'étanchéité doit être assurée par une membrane disposée sous l'appui et la pente doit être supérieure à celle du Tableau 1, avec une pente au moins égale à 10 %.
Jonctions d'angle, jonctions en Té et joints
1). Pour les maçonneries faiblement chargées, les jonctions en Té entre murs extérieurs et murs intérieurs peuvent être exécutées de deux façons.
Lorsqu'une liaison mécanique est nécessaire entre les deux murs, au titre du contreventement, la jonction est réalisée par pénétration partielle du mur intérieur dans le mur extérieur : pour une hauteur d'étage courante, cette pénétration s'effectue sur au moins une assise sur trois, régulièrement réparties, et intéresse une profondeur d'au moins 5 cm sans excéder les deux tiers de l'épaisseur du mur.
Lorsque la jonction ne joue aucun rôle dans le contreventement, elle est réalisée par simple juxtaposition avec calfeutrement du joint au mortier, la jonction étant assurée soit par un mastic, soit par bourrage à l'aide de fibre minérale haute densité, soit par élastomère continu.
Le DTU précise qu'en cas d'exigence d'isolation acoustique il convient de préférer la solution par pénétration, et qu'en cas d'exigence de sécurité incendie cette première solution est préconisée, la seconde n'étant possible que sous réserve de justifications. 2). 3).
Exceptions :
- • Blocs de coffrage : jonctions par harpage ou juxtaposition uniquement, pénétration interdite
- • Parois de natures différentes hors maçonnerie faiblement chargée : juxtaposition seule admise
Prescriptions par matériau : briques, blocs béton, béton cellulaire, blocs de coffrage
L'article 7 apporte des prescriptions propres à chaque matériau.
3 encadre les maçonneries en débord par rapport aux ouvrages en béton armé : pour les murs porteurs en briques à perforations horizontales, le débord n'est admis que pour des constructions limitées à R+1, ne doit pas dépasser 2,5 cm, et le nombre de parois verticales de la brique au droit de l'ouvrage sous-jacent doit être au moins égal à 4 ; pour les briques à perforations verticales, le débord ne peut dépasser 2,5 cm, ou 5 cm dans le cas de briques d'épaisseur supérieure ou égale à 0,30 m.
2 impose d'araser la hauteur du mur au niveau du chaînage horizontal en un nombre entier de lits de blocs, l'ajustement éventuel ne devant pas dépasser 5 cm et devant être réalisé en éléments pleins de béton soigneusement hourdés ou en béton coulé en oeuvre, à l'exclusion de matériaux creux disposés à plat ou de cassons.
3 limite le montage à une hauteur de coulage de 1,50 m par jour et impose d'arrêter le coulage du béton à un minimum de 5 cm au-dessous de l'arase en attente, sauf aux arases de planchers, pignon et couronnement où le béton est coulé jusqu'à l'arase.
1 définit les armatures de renfort de la jonction allège-trumeau : soit dans l'épaisseur des joints, ancrées de 50 cm à partir du nu de chacun des tableaux, soit dans une gorge de 5 cm × 5 cm minimum remplie de mortier à granulats n'excédant pas 15 mm, avec une barre HA8 ancrée de 40 cm au minimum.
Tolérances des baies et planéité du plan de pose
2 fixe les tolérances des baies dans l'état où la maçonnerie se trouve au moment de la mise en place de la menuiserie. Sur la largeur : Lmin ≥ L − 10 mm et Lmax ≤ L + 10 mm, la différence d'aplomb à droite et à gauche (rd et rg) devant rester inférieure ou égale à 10 mm.
Sur la hauteur : Hmin ≥ H − 10 mm et Hmax ≤ H + 10 mm, la différence de niveau en linteau (rl) devant rester inférieure ou égale à 10 mm et la différence de niveau en appui (ra) inférieure ou égale à 3 mm/m avec un maximum de 10 mm. Les écarts admissibles sur la largeur des feuillures sont de + 10 mm / − 0.
La planéité générale du plan de pose est caractérisée par la distance horizontale e entre le point le plus en saillie et le point le plus en retrait de l'ensemble du plan de pose, avec e ≤ 10 mm ; la planéité locale est caractérisée par le désaffleurement d entre parties contiguës du plan de pose, le plus fréquemment aux angles linteau-tableau, avec d ≤ 3 mm.
3 impose un dressage avant pose des menuiseries : dressage intérieur impératif sur 12 cm de large avec une épaisseur minimale de 5 mm, ou reprise des joints impérative sur 3 cm de large dans les joints creux en face de l'étanchéité.
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Écarts sur les distances entre une partie d'ouvrage et une partie voisine | ≤ 2 cm en plus ou en moins | § 8.1.1, par exemple la distance entre deux murs ; tolérances applicables aux maçonneries brutes (hors dressage, ragréage) |
| Écarts sur les cotes de dimensionnement d'un ouvrage | < 10 mm en plus ou en moins | § 8.1.1, par exemple l'épaisseur d'un mur |
| Verticalité de la maçonnerie (verticalité d'une face de mur) | < 1,5 cm sur une hauteur d'étage | § 8.1.1, maçonneries à enduire et maçonneries destinées à rester apparentes ; la pierre relève du § 8.3.4 |
| Débord de la première assise sur un plancher ou une fondation | ≤ 15 mm | § 8.2, sauf indications contraires |
| Largeur de baie réalisée | L − 10 mm ≤ largeur ≤ L + 10 mm | § 8.1.2.2, L étant la largeur entre tableaux prévue au projet ; différence d'aplomb rd et rg ≤ 10 mm |
| Hauteur de baie réalisée | H − 10 mm ≤ hauteur ≤ H + 10 mm | § 8.1.2.3, H étant la hauteur entre appui et linteau prévue au projet |
| Différence de niveau en linteau (rl) | ≤ 10 mm | § 8.1.2.3 |
| Différence de niveau en appui (ra) | ≤ 3 mm/m avec un maximum de 10 mm | § 8.1.2.3 |
| Largeur des feuillures | + 10 mm / − 0 | § 8.1.2.4, largeur effective de feuillure en tableau ou en linteau |
| Planéité générale du plan de pose des menuiseries (e) | ≤ 10 mm | § 8.1.2.6, distance horizontale entre point le plus en saillie et point le plus en retrait |
| Planéité locale du plan de pose, désaffleurement (d) | ≤ 3 mm | § 8.1.2.6, entre parties contiguës, notamment aux angles linteau-tableau |
| Planéité d'ensemble des maçonneries destinées à rester apparentes | 2 cm au cordeau de 10 m | § 8.3.1, briques de terre cuite et blocs de béton apparents |
| Alignement des lignes de joints horizontaux (maçonneries apparentes) | 1 cm sur 10 m | § 8.3.1 |
| Dressage du plan de calfeutrement si hors tolérances | 12 cm de large, épaisseur minimale 5 mm | § 8.1.3.1, ou reprise des joints sur 3 cm de large dans les joints creux en face de l'étanchéité |
Dimensions réglementaires
Décalage des joints verticaux entre deux assises successives
§ 5.2 ; petits éléments = pierre de hauteur ≤ 10 cm et longueur < 25 cm, briques de parement terre cuite
Épaisseur du joint durci, montage à joints épais
§ 5.3.1 ; pierre naturelle : 0,8 cm à 3 cm
Épaisseur du joint durci, montage à joints minces
§ 5.3.2, éléments à tolérances dimensionnelles réduites, mortier (T)
Épaisseur du mortier, montage à joints semi-épais
§ 5.3.3, réservé aux maçonneries apparentes non porteuses
Épaisseur maximale de l'arase d'assise sous maçonnerie à joints minces
§ 5.3.2 ; peut servir de coupure de capillarité avec un mortier hydrofugé du P1-2
Remplissage ou encollage des joints verticaux
§ 5.3.5 ; obligatoire pour maçonnerie apparente extérieure et murs de longueur ≤ 1,20 m
Espacement admis entre éléments à joints verticaux secs
§ 5.3.5
Bandes de mortier, montage à joints interrompus
§ 5.3.4
Hauteur du chaînage de protection au-dessus du sol extérieur fini
§ 5.6.3.2, chaînage à l'air libre sur toute l'épaisseur des maçonneries de soubassement
Hauteur de la coupure de capillarité au-dessus du sol extérieur définitif
§ 5.6.3.2 ; recouvrement des segments de bande ≥ 20 cm, mortier support de 2 cm avant et après
Hauteur minimale de remontée de l'enduit extérieur en soubassement
§ 5.6.2.2
Ventilation naturelle des vides sanitaires
§ 5.6.4 ; par exemple 500 cm² pour 100 m² de plancher, débouchant impérativement à l'air libre
Armatures longitudinales des chaînages horizontaux, niveaux courants
§ 5.7.3.1 ; zone d'appui du plancher incluant le chaînage ≥ 2/3 de l'épaisseur du mur porteur inférieur
Armatures longitudinales des chaînages horizontaux, planchers-terrasses
§ 5.7.3.2, distinctes des armatures des voiles d'acrotère ou corniches
Armatures longitudinales des chaînages verticaux, maçonnerie non armée
§ 5.7.4
Armatures longitudinales des chaînages verticaux, maçonnerie confinée ou chaînée
§ 5.7.4 ; cadres d'une section d'au moins 1,88 cm²/m, par exemple HA5 espacés de 20 cm
Recouvrement des armatures longitudinales de chaînage
§ 5.7.2 ; diamètre intérieur de cintrage des équerres ou boucles ≥ 4 Ø
Enrobage des armatures par le béton de remplissage
§ 5.7.1, mesuré entre la paroi intérieure et l'armature la plus proche
Section des alvéoles de chaînage vertical
§ 5.7.4, granulométrie et consistance du béton à adapter
Seuil de chaînage incliné en pointe de pignon
§ 5.7.5 ; hauteur minimale du chaînage incliné : 10 cm
Longueur minimale des trumeaux porteurs et retours d'angles
§ 5.10.2
Longueur minimale d'appui des linteaux sur la maçonnerie
§ 5.10.4, valeur déterminée en appliquant le NF DTU 20.1 P3 avec ce minimum
Débord du larmier des appuis de baies
§ 5.10.5.2 ; soit un débord total > 6 cm entre le nez de l'appui et le nu fini de la maçonnerie de l'allège
Enrobage des armatures dans la partie débordante d'un appui en béton armé
§ 5.10.5.3
Débord du rejingot au-delà du tableau (absence de feuillure)
§ 5.10.5.5
Armatures longitudinales des appuis en béton armé de plus de 2 m
§ 5.10.5, pourcentage forfaitaire admis à défaut de justification
Pénétration partielle en jonction en Té (maçonneries faiblement chargées)
§ 5.11.1, pour une hauteur d'étage courante, assises régulièrement réparties
Pente des bandeaux saillants vers l'extérieur
§ 5.7.6.1 ; armatures longitudinales ≥ 0,42 % de la section de béton + renfort 2 HA10 ou 3 HA8
Classe de béton des balcons, loggias, coursives et corniches
§ 5.7.6.2
Hauteur de coulage journalière des blocs de coffrage
§ 7.2.4.3 ; coulage arrêté à ≥ 5 cm sous l'arase en attente sauf arases de planchers, pignon et couronnement
Débord des briques par rapport à l'ouvrage béton sous-jacent
§ 7.1.3 ; perforations horizontales : R+1 maximum et au moins 4 parois verticales au droit de l'ouvrage
Ajustement de l'assise supérieure des murs porteurs en blocs béton
§ 7.2.3.2, en éléments pleins de béton ou béton coulé en oeuvre, cassons et matériaux creux à plat exclus
Distance entre joints de fractionnement complémentaires en béton cellulaire
§ 7.3.2.6
Comprendre NF DTU 20.1 P1-1 (juillet 2020) : P 10-202-1-1
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF DTU 20.1 P1-1 (juillet 2020) : P 10-202-1-1, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF DTU 20.1 P1-1 (juillet 2020) : P 10-202-1-1 couvre : Parois et murs de bâtiments en maçonnerie traditionnelle de petits éléments (murs simples, murs composites, murs doubles, murs avec doublages) en maçonnerie porteuse, de remplissage ou de façade non porteuse, avec isolation par l'intérieur, par l'extérieur ou répartie. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF DTU 20.1 P1-1 (juillet 2020) : P 10-202-1-1
Le NF DTU 20.1 P1-1 de juillet 2020, indice de classement P 10-202-1-1, a été homologué par décision du directeur général de l'AFNOR en juin 2020 et remplace la version d'octobre 2008 et son amendement A1 de juillet 2012. Il forme, avec le P1-2 (critères généraux de choix des matériaux), le P2 (cahier des clauses administratives spéciales) et surtout le P3 (règles de conception et dispositions constructives minimales), le socle contractuel de tout marché de maçonnerie de petits éléments. Cette articulation en quatre parties est essentielle à comprendre : le P1-1 dit comment exécuter, le P3 dit comment concevoir et où placer les chaînages, et confondre les deux conduit à chercher dans le mauvais document.
Le domaine d'application couvre les parois et murs de bâtiments en maçonnerie traditionnelle de petits éléments (murs simples, murs composites, murs doubles, murs avec doublages) qu'il s'agisse de maçonneries porteuses, de remplissage ou de façade non porteuses, et quelle que soit la technique d'isolation retenue : par l'intérieur, par l'extérieur ou répartie. Il couvre également les maçonneries de blocs de coffrage en béton de granulats courants d'épaisseur supérieure ou égale à 20 cm, notamment pour les murs de soubassement. Il exclut en revanche les cloisons d'épaisseur inférieure ou égale à 15 cm, qui n'ont par définition de rôle ni dans la stabilité de l'ouvrage ni dans sa protection contre les intempéries, et qui relèvent du NF DTU 20.13.
Le NF DTU 20.1 raisonne en types de murs, numérotés de I à IV, dont les définitions figurent au P3 et qui commandent le traitement de la face interne, la nécessité d'une lame d'air ou d'un enduit, et les prescriptions de pied de mur. Il raisonne aussi en trois catégories de maçonneries de soubassement, en ordre décroissant d'exigence de protection contre les venues d'eau, catégorie qui doit impérativement être arrêtée avant le démarrage des travaux, c'est une décision de programme, que le maître d'oeuvre doit faire trancher par le maître d'ouvrage.
Sur le chantier, trois familles de valeurs concentrent l'essentiel des désordres : l'appareillage et l'épaisseur des joints, qui conditionnent le fonctionnement monolithique de la paroi ; les chaînages, dont les sections minimales sont exprimées en centimètres carrés et en pourcentages de la section de béton et non en nombre de barres ; et la protection contre les remontées d'humidité en pied de mur, dont les deux solutions admises (chaînage à l'air libre à 5 cm minimum au-dessus du sol fini, ou coupure de capillarité à 15 cm minimum) sont trop souvent escamotées au profit d'un simple enduit filant.
Comprendre en détail NF DTU 20.1 P1-1 (juillet 2020) : P 10-202-1-1
Types de montage : joints épais, joints minces, joints semi-épais, joints interrompus
Le montage à joints épais est le montage historique. L'épaisseur du joint durci est comprise entre 1 cm et 2 cm selon la nature de la maçonnerie ; pour la pierre naturelle, elle est comprise entre 0,8 cm et 3 cm. Les éléments sont montés soit avec un mortier de recette de chantier, soit avec un mortier de recette industriel, soit avec un mortier performanciel courant (G) ou allégé (L) fabriqué industriellement, les dosages étant précisés au P1-2.
Le montage à joints minces concerne des éléments fabriqués avec des tolérances dimensionnelles réduites, l'épaisseur des joints durcis étant comprise entre 1 mm et 3 mm. Le DTU pose une interdiction nette : les éléments de maçonnerie destinés au montage à joints épais ne peuvent en aucun cas être montés à joints minces. Le mortier (T) est réparti à l'aide d'un outil spécifique et, pour les blocs à alvéoles débouchantes, l'outil doit permettre d'encoller toutes les cloisons longitudinales en un seul passage, toute la surface horizontale de pose devant être encollée.
Le montage à joints semi-épais, avec une épaisseur de mortier comprise entre 3 mm et 10 mm, ne concerne dans ce DTU que les maçonneries apparentes non porteuses. Le montage à joints interrompus ou à bandes multiples est une variante du montage à joints épais où les éléments sont hourdés en bandes de mortier disposées le long des bords extérieurs de la face de pose : la largeur de chaque bande doit être supérieure ou égale à 30 mm et le total des largeurs des bandes ne doit pas représenter moins de 40 % de l'épaisseur du mur.
Une note du § 5.3.2 mérite d'être retenue en conception : une maçonnerie montée à joints minces, avec ou sans remplissage des joints verticaux, et enduite sur au moins une face selon le NF DTU 26.1, a les mêmes performances d'imperméabilité à la pluie battante et d'étanchéité à l'air qu'une maçonnerie à joints épais. Le choix entre les deux modes de montage est donc un choix de productivité et de régularité géométrique, pas un choix de performance hygrothermique.
Appareillage : la règle du tiers de la longueur
L'article 5.2 énonce la règle la plus structurante et la plus souvent mal citée du DTU : en partie courante, le décalage des joints verticaux de deux assises successives doit être au moins égal au tiers de la longueur de l'élément, de préférence de sa moitié. Ce décalage est une fraction de la longueur de l'élément, pas de sa hauteur, et il n'existe aucune valeur en centimètres opposable en partie courante.
Le minimum peut être ramené au quart de la longueur de l'élément quand il s'agit de petits éléments de maçonnerie, le DTU citant en exemple les briques de parement traditionnelles en terre cuite ou les éléments de pierre de hauteur inférieure ou égale à 10 cm et de longueur inférieure à 25 cm. L'article 7.1.2.2.2 illustre ce cas : pour une brique 220 × 105 × 60 mm, le décalage minimal est généralement de 5 cm.
Pour ces mêmes maçonneries apparentes de briques U, le DTU ajoute une limite peu connue : lorsque l'appareillage prévoit une continuité de certains joints verticaux, cette continuité ne doit pas excéder trois assises. Les briques sont posées à bain soufflant ou refluant de mortier, les joints devant être bien pleins et non garnis après coup.
Pour les blocs de coffrage, l'article 7.2.4.3 impose un décalage minimal du tiers de la longueur du bloc, en notant que ce sont les dimensions des blocs spéciaux qui conditionnent en pratique le décalage réalisable. Le montage dit « à l'américaine », défini au § 3.5.7 comme un montage à joints verticaux filants, sort de la règle générale et ne peut être retenu que si les documents particuliers du marché le prévoient explicitement.
Maçonneries de soubassement et protection contre les remontées d'humidité
La conception de la partie enterrée des murs de soubassement se détermine en fonction des exigences d'utilisation et conformément au NF DTU 20.1 P3, selon trois catégories en ordre décroissant d'exigence et de protection contre les venues d'eau. Le DTU indique explicitement qu'il appartient au maître d'oeuvre de se faire préciser par le maître d'ouvrage les exigences relatives aux conditions d'utilisation des locaux. C'est une clause de mission autant qu'une clause technique.
Le choix des matériaux est limitatif. Doivent impérativement être enduits sur les faces en contact avec le sol : les blocs de béton cellulaire autoclavé et les briques de terre cuite P. Peuvent être enduits ou non : les pierres ou moellons, les blocs pleins ou creux de béton de granulats courants ou légers, les blocs de coffrage en béton de granulats courants, et les briques de terre cuite U. Pour les trois catégories, lorsque la partie enterrée sur les deux faces n'est pas à une profondeur suffisante pour être à l'abri du gel, les éléments creux ne peuvent être utilisés que si un drainage est prévu et qu'il n'existe pas de risque d'accumulation d'eau prolongée.
La protection contre les remontées d'humidité offre deux solutions alternatives pour les murs de catégorie 3 ou 2 en maçonnerie de petits éléments. La première : un chaînage en béton armé au niveau du plancher bas du rez-de-chaussée ou du dallage, sur toute l'épaisseur des maçonneries de soubassement, à l'air libre et au minimum à 5 cm au-dessus du sol extérieur fini. La seconde, en l'absence de la première : une coupure de capillarité disposée à 15 cm au moins au-dessus du niveau le plus haut du sol définitif extérieur, réalisée soit par une bande de feuille bitumineuse armée, plastique ou élastomère posée à sec sur une couche de mortier de ciment finement talochée de 2 cm d'épaisseur et protégée par une seconde couche de même épaisseur (les segments de bande étant placés à recouvrement minimal de 20 cm), soit par une chape de mortier hydrofugé de ciment.
Lorsque les murs de soubassement sont en béton armé, la maçonnerie en élévation est protégée par le soubassement lui-même, mais elle doit débuter au minimum 5 cm au-dessus du niveau fini du sol extérieur. En pied de mur, l'enduit peut être filant à condition qu'il respecte les exigences du NF DTU 26.1 pour les murs de soubassement. En cas d'isolation par l'extérieur du soubassement sur une hauteur partielle, un dispositif est à prévoir en tête d'isolation pour éviter toute infiltration d'eau derrière l'isolant.
Chaînages : les sections minimales réellement exigées
Le NF DTU 20.1 P1-1 traite l'exécution des chaînages et leurs armatures ; leurs positions, espacements et formes relèvent du P3. Cette répartition explique pourquoi on ne trouve pas dans le P1-1 de règle d'espacement des chaînages verticaux : ce n'est pas un oubli, c'est le partage entre les deux parties.
Pour les chaînages horizontaux en niveaux courants, la section minimale d'armatures longitudinales An est au moins égale à 0,4 % de la section du béton, sans être inférieure à 1,50 cm². Lorsque la planelle n'existe pas, ce pourcentage s'applique à la section de béton comprise dans toute l'épaisseur du mur ; lorsque la largeur du chaînage excède l'épaisseur du mur, il s'applique à la section comprise dans l'épaisseur du mur et les armatures sont à placer dans cette section. La largeur de la zone d'appui du plancher incluant le chaînage ne doit pas être inférieure aux deux tiers de l'épaisseur du mur porteur inférieur, c'est une condition de report de charge, pas seulement de chaînage.
Pour les planchers-terrasses en béton armé, la section minimale résultant du pourcentage précédent ne peut être inférieure à 3,08 cm², soit par exemple 4 HA10, ces armatures étant distinctes de celles des voiles d'acrotère ou des corniches. Pour les chaînages verticaux, la section d'armatures longitudinales ne doit pas être inférieure à 1,50 cm² en maçonnerie non armée (par exemple 2 HA10) et à 2 cm² en maçonnerie confinée ou chaînée (par exemple 4 HA8) ces dernières devant en outre être entourées de cadres d'une section d'au moins 1,88 cm²/m, par exemple des cadres HA5 espacés de 20 cm.
Deux valeurs conditionnent la qualité d'exécution : le recouvrement des armatures longitudinales de tous les chaînages et des liaisons est d'au moins 50 fois le diamètre de l'acier, et le diamètre intérieur de cintrage des équerres ou boucles est d'au moins 4 fois le diamètre de l'acier. L'enrobage minimal des armatures par le béton de remplissage est de 10 mm, mesuré entre la paroi intérieure et l'armature la plus proche. Enfin, la section des alvéoles doit permettre la mise en place correcte du béton : 12 cm de côté ou de diamètre pour un mur d'au moins 20 cm, 10 cm pour les épaisseurs inférieures, et 15 cm lorsque le chaînage vertical comporte quatre armatures longitudinales.
Chaînages inclinés et ouvrages associés en béton
Un chaînage de couronnement en béton armé incliné doit être prévu dans le cas des pointes des murs de pignon et des murs intermédiaires de refend dès lors que la hauteur sous pointe de ces murs est supérieure à 1,50 m. Sa hauteur minimale est de 10 cm et il peut être réalisé à l'aide de blocs spéciaux. Sa section d'armatures longitudinales est identique à celle des chaînages verticaux. Le DTU précise explicitement que ce chaînage ne dispense pas de dispositifs temporaires de contreventement pendant le montage.
Les bandeaux saillants doivent comporter une section minimale d'armatures longitudinales au moins égale à 0,42 % de la section du béton, complétée au droit du bandeau par des armatures de renfort d'au moins 2 HA10 ou 3 HA8 suivant la hauteur de l'élément. Une pente inclinée d'au moins 15 % vers l'extérieur est nécessaire, afin d'éloigner les eaux de pluie de la façade et d'éviter le rejaillissement.
Pour les balcons, loggias, coursives ou corniches, la classe de résistance du béton est au moins C25/30. Le ferraillage longitudinal dépend de l'espacement des joints transversaux et de la région : lorsque les éléments sont recoupés par des joints distants d'au plus 6 m dans les régions humides et tempérées, ou 4 m dans les régions sèches ou à forte opposition de température (littoral méditerranéen, certaines régions de l'Est à climat relativement continental), la section minimale An est au moins égale à 0,17 % de la section de béton.
Lorsque les longueurs dépassent 12 m dans les régions humides et tempérées ou 8 m dans les régions sèches, ou lorsque les éléments sont solidaires à leurs extrémités d'une structure rigide (balcon ou loggia entre deux murs), la section minimale An doit être supérieure ou égale à 0,42 % de la section de béton. Entre 6 et 12 m d'une part, et entre 4 et 8 m d'autre part, la section est obtenue par interpolation linéaire. Ce zonage climatique est l'un des rares du DTU et il est régulièrement ignoré en région méditerranéenne, où il est pourtant le plus contraignant.
Baies : trumeaux, linteaux et appuis
La longueur des trumeaux porteurs et des retours d'angles doit être d'au moins 0,75 m et d'au moins 1,5 fois la longueur de l'élément courant constitutif. Dans le cas de trumeaux ou de retours d'angles en pierre dimensionnée, en briques de terre cuite U destinées à rester apparentes, ou en blocs pleins de béton apparents de petit format, cette longueur peut être réduite à 0,45 m (joint vertical compris) et 2 fois la longueur des éléments. En dessous de ces limites, ou lorsque les charges imposent un élément porteur en béton armé, la maçonnerie de blocs peut servir de coffrage à cet élément, dont l'exécution relève du NF DTU 21.
Les linteaux sont en béton armé coulé en place ou préfabriqués, et peuvent être filants. La longueur de chacun de leurs appuis sur la maçonnerie est déterminée en appliquant le NF DTU 20.1 P3, avec un minimum de 0,20 m. Le DTU précise qu'il ne traite les coffres de volets roulants que lorsqu'ils sont constitués du même matériau que les linteaux ou les éléments de maçonnerie courante, afin de constituer un support homogène à enduire, un coffre rapporté d'une autre nature sort du domaine et impose un renforcement de l'enduit au titre du § 5.4.
Les appuis de baies doivent présenter un profil en pente vers l'extérieur, complété côté intérieur par un rejingot faisant partie intégrante de l'appui et non rapporté après coup, les caractéristiques géométriques étant fixées au Tableau 1 du DTU. Côté extérieur, la partie débordante doit être munie d'un larmier longitudinal en sous-face dont le débord par rapport au nu brut du mur non encore enduit est supérieur ou égal à 3 cm, soit un débord total supérieur à 6 cm entre le nez de l'appui et le nu fini de la maçonnerie de l'allège. Lorsque l'appui est en béton armé, l'enrobage de l'armature dans la partie débordante doit être partout d'au moins 30 mm, et un appui de plus de 2 m doit comporter au moins 0,25 % d'armatures longitudinales pour contrecarrer le retrait.
Côté intérieur, la surface supérieure du rejingot doit régner sur toute la largeur de la baie, y compris dans la feuillure s'il en existe une, ou, en l'absence de feuillure, dépasser d'au moins 4 cm le tableau de part et d'autre de la baie. Cette disposition n'est pas cosmétique : elle conditionne la continuité du calfeutrement avec la menuiserie aux angles inférieurs de celle-ci. Dans tous les cas, y compris lorsque l'appui déborde côté intérieur, l'isolant file derrière celui-ci. Pour les appuis de murs doubles réalisés en petits éléments de pierre ou de terre cuite, l'étanchéité doit être assurée par une membrane disposée sous l'appui et la pente doit être au moins égale à 10 %, de façon que le débord fasse effectivement casse-gouttes.
Jonctions d'angle, jonctions en Té et joints de fractionnement
Les jonctions entre parois de même nature doivent être réalisées par harpage des assises de façon à assurer la continuité de l'appareillage, assise par assise pour les chaînes d'angle. Dans le cas de maçonneries destinées à recevoir un enduit, il convient d'utiliser de préférence, pour les éléments de la chaîne d'angle, des éléments spéciaux présentant au nu de chaque mur en retour un about plat ; à défaut, un rebouchage préalable est indispensable avant exécution des enduits.
Pour les maçonneries faiblement chargées, les jonctions en Té entre murs extérieurs et murs intérieurs peuvent être exécutées de deux façons. Par pénétration partielle lorsqu'une liaison mécanique est nécessaire au titre du contreventement : pour une hauteur d'étage courante, cette pénétration s'effectue sur au moins une assise sur trois, régulièrement réparties, et intéresse une profondeur d'au moins 5 cm sans excéder les deux tiers de l'épaisseur de mur. Par simple juxtaposition avec calfeutrement lorsque la jonction ne joue aucun rôle dans le contreventement, la jonction étant assurée soit par un mastic, soit par bourrage à l'aide de fibre minérale haute densité, soit par élastomère continu.
Le DTU oriente le choix en fonction des exigences non structurelles : en cas d'exigence d'isolation acoustique, par exemple pour des refends séparatifs de logements, il convient de préférer la solution par pénétration, à moins que des dispositions particulières (calfeutrement par bourrage de fibre minérale haute densité complété par un cordon de mastic de part et d'autre) ne viennent compléter la seconde solution. En cas d'exigence de sécurité incendie, la première solution est préconisée, la seconde n'étant possible que sous réserve de justifications. Il rappelle enfin que les dispositions allégées prévues pour les maçonneries faiblement chargées ne dispensent pas de prévoir des chaînages horizontaux continus assurant, au droit de chaque plancher, la jonction entre murs perpendiculaires.
Pour les joints de fractionnement, de dilatation et de désolidarisation, des dispositions doivent être prises afin d'éviter, au cours du montage, tout contact accidentel rigide entre les faces de maçonneries de part et d'autre du joint, mortier de montage, gravois. Le matériau souple éventuellement utilisé comme écran doit être non hydrophile et sa réaction au feu doit être déterminée en fonction de sa localisation dans l'ouvrage, le classement minimum étant A1 ou A2s1d0 dans le cas d'un séparatif de locaux avec exigence coupe-feu. Un couvre-joint est disposé côté extérieur.
Prescriptions propres à chaque matériau
Pour les briques de terre cuite, les produits doivent en règle générale être humidifiés et égouttés au moment de la pose, l'humidification étant adaptée à l'absorption d'eau du produit : au-delà d'un taux initial d'absorption d'eau par capillarité de 3 kg/m² selon la NF EN 772-11, l'emploi d'un mortier à rétention d'eau élevée permet de réduire cette humidification préalable, tandis que pour des éléments très peu absorbants l'humidification peut être contre-indiquée. Le débord par rapport à l'ouvrage béton sous-jacent est limité : pour les briques à perforations horizontales, seulement pour des constructions limitées à R+1, sans dépasser 2,5 cm et avec au moins 4 parois verticales de la brique au droit de l'ouvrage ; pour les briques à perforations verticales, sans dépasser 2,5 cm, ou 5 cm pour des briques d'épaisseur supérieure ou égale à 0,30 m.
Pour les blocs de béton de granulats, la hauteur du mur doit être arasée au niveau du chaînage horizontal en un nombre entier de lits de blocs. L'ajustement nécessaire ne doit pas dépasser 5 cm et doit être réalisé en éléments pleins de béton soigneusement hourdés ou en béton coulé en oeuvre, à l'exclusion de matériaux creux disposés à plat ou de cassons, c'est l'une des malfaçons les plus courantes en arase de mur. En maçonnerie apparente, le calepinage se fait à l'aide de blocs spéciaux, les deux premières assises doivent être disposées à sec avant montage, la répartition verticale est ajustée à l'aide d'un gabarit sur lequel sont repérées les hauteurs d'assises, et les coupes doivent être exécutées à la scie.
Pour les blocs de coffrage, le premier rang est exécuté à bain de mortier et réglé de niveau, l'aplomb étant vérifié à mi-hauteur d'étage. Le montage est limité à une hauteur de coulage de 1,50 m par jour. Afin d'éviter une reprise de bétonnage au droit du joint horizontal entre blocs, le coulage du béton doit être arrêté à un minimum de 5 cm au-dessous de l'arase en attente, à l'exception des arases de planchers, pignon et couronnement où le béton est coulé jusqu'à l'arase. Lors des reprises intermédiaires de montage, un brossage des parties horizontales des parois des blocs doit être réalisé avant pose du rang suivant.
Pour le béton cellulaire autoclavé, les joints horizontaux doivent régner sur toute l'épaisseur du mur dans deux cas (maçonneries porteuses sur plus de deux niveaux, et épaisseur brute du mur inférieure ou égale à 20 cm) et, dans les autres cas, sur une largeur d'au moins 20 cm répartie symétriquement par rapport au plan médian du mur. Les parois en béton cellulaire ne doivent pas être solidarisées de façon rigide avec des parois de natures différentes, et sont désolidarisées par un joint filant. La distance entre joints de fractionnement complémentaires ne doit pas dépasser 40 fois l'épaisseur brute de la paroi. L'habillage des éléments en béton armé doit être réalisé au moyen de planelles de béton cellulaire de 5 cm d'épaisseur minimale placées en fond de coffrage. Pour la pierre naturelle enfin, l'épaisseur usuelle du joint varie de 10 à 30 mm pour les moellons et moellons équarris, de 8 à 30 mm pour les pierres dimensionnées de tolérance D1 ou D2, et de 3 à 30 mm pour celles de tolérance D3.
Tolérances : ce qui est réellement opposable en réception
Les tolérances de l'article 8 sont applicables aux maçonneries brutes, hors dressage et ragréage. Dans le cas général, les écarts sur les distances entre une partie d'ouvrage et une autre partie voisine (telle la distance entre deux murs) ne doivent pas être supérieurs à 2 cm en plus ou en moins, et les écarts sur les cotes de dimensionnement d'un ouvrage (telle l'épaisseur d'un mur) doivent être inférieurs à 10 mm en plus ou en moins.
Les écarts sur la verticalité de la maçonnerie, mesurés sur une face de mur, doivent être inférieurs à 1,5 cm sur une hauteur d'étage, pour les maçonneries à enduire comme pour celles destinées à rester apparentes ; les maçonneries de pierre relèvent de prescriptions propres au § 8.3.4. Sauf indications contraires, la première assise de la maçonnerie ne doit pas dépasser de plus de 15 mm le bord d'un plancher ou d'une fondation.
Sur les baies, l'ensemble des tolérances s'entend pour la maçonnerie dans l'état où elle se trouve au moment de la mise en place de la menuiserie, précision capitale, car elle exclut de compter sur l'enduit pour rattraper un tableau hors cote. Largeur : Lmin ≥ L − 10 mm, Lmax ≤ L + 10 mm, différence d'aplomb à droite et à gauche ≤ 10 mm. Hauteur : Hmin ≥ H − 10 mm, Hmax ≤ H + 10 mm, différence de niveau en linteau ≤ 10 mm, différence de niveau en appui ≤ 3 mm/m avec un maximum de 10 mm. Écarts sur la largeur des feuillures : + 10 mm / − 0.
La planéité du plan de pose des menuiseries se contrôle en deux points : planéité générale caractérisée par la distance horizontale e entre le point le plus en saillie et le point le plus en retrait de l'ensemble du plan de pose, avec e ≤ 10 mm ; planéité locale caractérisée par le désaffleurement d entre parties contiguës, le plus fréquemment aux angles linteau-tableau, avec d ≤ 3 mm. Lorsque ces tolérances ne sont pas respectées, l'article 8.1.3 impose un dressage avant pose des menuiseries, dressage intérieur impératif sur 12 cm de large avec une épaisseur minimale de 5 mm, ou reprise des joints sur 3 cm de large dans les joints creux en face de l'étanchéité. Pour les maçonneries apparentes en briques ou blocs béton, la planéité d'ensemble rapportée au cordeau de 10 m est de 2 cm et l'alignement des lignes de joints horizontaux sur 10 m est de 1 cm.
Erreurs fréquentes sur la maçonnerie de petits éléments
Exprimer le décalage des joints verticaux en fraction de la hauteur du bloc. La règle de l'article 5.2 porte sur la longueur de l'élément : un tiers au minimum, une moitié de préférence, un quart seulement pour les petits éléments.
Prescrire une classe de mortier ou une consistance au CCTP en l'attribuant au P1-1. Les dosages, classes et types de mortier (G, L, T) relèvent du NF DTU 20.1 P1-2 ; le P1-1 ne fixe que les épaisseurs de joint durci.
Chercher dans le P1-1 l'espacement des chaînages verticaux ou la position des chaînages horizontaux. Ces données relèvent du NF DTU 20.1 P3 ; le P1-1 ne traite que l'exécution et les armatures.
Réduire les chaînages horizontaux à « 4 HA10 ». La règle est un pourcentage : An ≥ 0,4 % de la section du béton sans être inférieure à 1,50 cm² en niveau courant, et ≥ 3,08 cm² sur plancher-terrasse.
Oublier que la largeur de la zone d'appui du plancher incluant le chaînage ne doit pas être inférieure aux deux tiers de l'épaisseur du mur porteur inférieur (§ 5.7.3.1).
Remplacer la coupure de capillarité par un simple enduit filant. Le § 5.6.3.2 n'admet que deux dispositifs : un chaînage béton armé à l'air libre à 5 cm minimum au-dessus du sol extérieur fini, ou une coupure de capillarité à 15 cm minimum au-dessus du sol définitif extérieur.
Araser un mur en blocs béton avec des cassons ou des blocs creux posés à plat. Le § 7.2.3.2 l'interdit : l'ajustement, limité à 5 cm, se fait en éléments pleins de béton soigneusement hourdés ou en béton coulé en oeuvre.
Couler plus de 1,50 m de hauteur par jour dans une maçonnerie de blocs de coffrage, ou remplir jusqu'à l'arase en attente au lieu de s'arrêter 5 cm en dessous (§ 7.2.4.3).
Monter à joints minces des éléments destinés au montage à joints épais. Le § 5.3.2 l'interdit en toutes lettres, et l'arase d'assise préalable (épaisseur maximale 5 cm) n'est pas optionnelle.
Laisser des joints verticaux secs sur une maçonnerie apparente extérieure ou sur un trumeau de moins de 1,20 m de longueur : le § 5.3.5 impose le remplissage ou l'encollage dans ces deux cas.
Descendre un trumeau porteur sous 0,75 m et 1,5 fois la longueur de l'élément courant sans prévoir de renfort en béton armé (§ 5.10.2).
Rapporter un rejingot après coup sur un appui de baie. Le § 5.10.5.1 exige qu'il fasse partie intégrante de l'appui, et le § 5.10.5.5 impose qu'il déborde d'au moins 4 cm le tableau de part et d'autre en l'absence de feuillure.
Traiter les ouvrages associés en béton (balcons, loggias, corniches) sans tenir compte du zonage climatique du § 5.7.6.2 : 4 m entre joints en région littorale méditerranéenne contre 6 m en région humide et tempérée.
Monter par température inférieure à 5 °C sans précautions contre le gel, ou omettre de démolir jusqu'à la partie saine les parties accidentellement gelées (§ 5.1.2).
Glossaire NF DTU 20.1 P1-1 (juillet 2020) : P 10-202-1-1
- Maçonnerie (au sens du NF DTU 20.1)
- Assemblage d'éléments de maçonnerie posés selon un appareillage spécifié et hourdés ensemble à l'aide d'un mortier, le tout constituant une paroi. Sont traditionnelles les maçonneries montées à joints minces, semi-épais ou épais conformément au DTU, ainsi que les parois montées en blocs de coffrage de granulats courants montés à sec ou maçonnés (§ 3.1.1).
- Appareillage
- Disposition des éléments de maçonnerie selon un aspect régulier pour obtenir un fonctionnement monolithique (§ 3.1.3). Le décalage des joints verticaux de deux assises successives doit être au moins égal au tiers de la longueur de l'élément (§ 5.2).
- Maçonnerie confinée ou chaînée
- Maçonnerie encadrée par des chaînages en béton armé. Ses chaînages verticaux exigent au moins 2 cm² d'armatures longitudinales et des cadres d'au moins 1,88 cm²/m, contre 1,50 cm² sans cadres en maçonnerie non armée (§ 5.7.4).
- Trumeau et meneau
- Le trumeau est le mur situé entre deux ouvertures au même niveau (§ 3.5.4). Lorsqu'il est de petites dimensions et ne comporte pas d'élément porteur en béton, il constitue un élément non porteur désigné par le terme meneau (§ 3.5.5).
- Chaînage
- Élément horizontal, vertical ou incliné, continu, en béton armé, sollicité en traction, relié aux autres chaînages, incorporé dans la maçonnerie ou associé à celle-ci (§ 3.5.3). Les chaînages verticaux constituent de simples liaisons et n'interviennent pas comme des poteaux d'ossature (§ 5.7.4).
- Raidisseur
- Élément sollicité principalement en flexion par une action perpendiculaire à la maçonnerie, continu dans la direction verticale ou horizontale, incorporé ou non à la maçonnerie, pouvant augmenter les performances mécaniques des murs (§ 3.5.6). À ne pas confondre avec un chaînage.
- Arase d'assise
- Lit de mortier épais courant (G) ou allégé (L) préparé sous le premier lit d'une maçonnerie à joints minces pour en assurer l'horizontalité et la planéité. Son épaisseur ne doit pas dépasser 5 cm et elle peut servir de coupure de capillarité si le mortier est hydrofugé (§ 5.3.2).
- Montage à joints interrompus
- Technique de montage à joints épais où les éléments sont hourdés en bandes de mortier le long des bords extérieurs de la face de pose. Chaque bande doit avoir une largeur ≥ 30 mm et le total des bandes ≥ 40 % de l'épaisseur du mur (§ 5.3.4).
- Montage dit « à l'américaine »
- Montage à joints verticaux filants des éléments de maçonnerie (§ 3.5.7). Il déroge à la règle de décalage du § 5.2 et doit donc être prévu explicitement aux documents particuliers du marché.
- Coupure de capillarité
- Dispositif interrompant les remontées d'eau du sol dans la maçonnerie en élévation, disposé à 15 cm au moins au-dessus du niveau le plus haut du sol définitif extérieur (§ 5.6.3.2). Réalisé par bande bitumineuse armée, feuille plastique ou élastomère entre deux couches de mortier de 2 cm, ou par chape de mortier hydrofugé.
- Rejingot
- Relevé situé côté intérieur d'un appui de baie, faisant partie intégrante de l'appui et non rapporté après coup. Il doit régner sur toute la largeur de la baie ou, sans feuillure, dépasser d'au moins 4 cm le tableau de part et d'autre (§ 5.10.5.1 et 5.10.5.5).
- Larmier (goutte d'eau)
- Rainure longitudinale en sous-face de la partie débordante d'un appui de baie. Son débord par rapport au nu brut du mur non enduit doit être ≥ 3 cm, soit un débord total > 6 cm par rapport au nu fini de l'allège (§ 5.10.5.2).
- Planelle
- Élément d'habillage placé en fond de coffrage devant un chaînage, un linteau ou un about de plancher pour constituer un support homogène à enduire. En béton cellulaire, son épaisseur minimale est de 5 cm (§ 7.3.2.5.4).
- Joint de fractionnement / de dilatation / de rupture / de désolidarisation
- Quatre familles distinctes définies au § 3.5.2 : le joint de rupture engage tous les ouvrages y compris les fondations ; le joint diapason n'engage que le gros oeuvre du dernier étage sous terrasse ; le joint de fractionnement engage les maçonneries et leurs finitions ainsi que les ouvrages saillants ; le joint de désolidarisation sépare les ouvrages en béton des ouvrages en maçonnerie.
- Blocs de coffrage
- Éléments de maçonnerie creux montés à sec ou maçonnés puis remplis de béton, définis par la NF EN 15435 et son complément national. Le NF DTU 20.1 les vise en béton de granulats courants d'épaisseur ≥ 20 cm (art. 1) ; leur montage est limité à 1,50 m de hauteur de coulage par jour (§ 7.2.4.3).
Questions fréquentes sur NF DTU 20.1 P1-1 (juillet 2020) : P 10-202-1-1
Qu'est-ce que NF DTU 20.1 P1-1 (juillet 2020) : P 10-202-1-1 ?
NF DTU 20.1 : Ouvrages en maçonnerie de petits éléments (parois et murs). Le NF DTU 20.1 est le texte de référence de la maçonnerie de petits éléments : blocs de béton de granulats, briques de terre cuite, blocs de béton cellulaire autoclavé, pierre naturelle et blocs de coffrage. Sa partie 1-1 (juillet 2020) fixe l'appareillage, le hourdage à joints épais, minces ou semi-épais, les maçonneries de soubassement et la protection contre les remontées d'humidité, les chaînages horizontaux, verticaux et inclinés, les linteaux et appuis de baies, les jonctions d'angle et en Té, et les tolérances d'exécution. Un décalage de joints insuffisant, un chaînage sous-dimensionné ou une coupure de capillarité mal positionnée sont les trois désordres les plus fréquemment relevés en expertise sur ce lot. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF DTU 20.1 P1-1 (juillet 2020) : P 10-202-1-1 ?
Le domaine d'application couvre : Parois et murs de bâtiments en maçonnerie traditionnelle de petits éléments (murs simples, murs composites, murs doubles, murs avec doublages) en maçonnerie porteuse, de remplissage ou de façade non porteuse, avec isolation par l'intérieur, par l'extérieur ou répartie. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF DTU 20.1 P1-1 (juillet 2020) : P 10-202-1-1 sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase (conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception) et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Quel décalage minimal entre les joints verticaux de deux assises ?
L'article 5.2 impose un décalage au moins égal au tiers de la longueur de l'élément, de préférence à sa moitié. Ce minimum peut être ramené au quart de la longueur pour les petits éléments, briques de parement traditionnelles en terre cuite, éléments de pierre de hauteur ≤ 10 cm et de longueur < 25 cm. Pour les blocs de coffrage, le décalage minimal est du tiers de la longueur du bloc.
Quelle épaisseur de joint pour une maçonnerie hourdée au mortier ?
Pour un montage à joints épais, l'épaisseur du joint durci est comprise entre 1 cm et 2 cm selon la nature de la maçonnerie, et entre 0,8 cm et 3 cm pour la pierre naturelle. Pour un montage à joints minces, elle est comprise entre 1 mm et 3 mm. Pour un montage à joints semi-épais, réservé aux maçonneries apparentes non porteuses, elle est comprise entre 3 mm et 10 mm (§ 5.3).
Les joints verticaux doivent-ils être remplis ?
Pas systématiquement. Le § 5.3.5 admet des joints remplis, encollés ou secs. Le remplissage ou l'encollage est en revanche obligatoire pour les maçonneries destinées à rester apparentes côté extérieur et pour les murs de longueur inférieure ou égale à 1,20 m, notamment les trumeaux. Lorsqu'ils sont remplis ou encollés, ils doivent l'être sur la hauteur complète et sur une largeur minimale de 40 % de l'élément ; en joints secs, l'espacement entre éléments doit rester inférieur à 3 mm.
Quelle section minimale pour un chaînage horizontal ?
En niveau courant, la section minimale d'armatures longitudinales An est au moins égale à 0,4 % de la section du béton, sans être inférieure à 1,50 cm² (§ 5.7.3.1). Pour un plancher-terrasse en béton armé, elle ne peut être inférieure à 3,08 cm², soit par exemple 4 HA10 (§ 5.7.3.2). À section équivalente, le DTU recommande plusieurs barres de faible diamètre plutôt que des barres de gros diamètre.
Quelle section minimale pour un chaînage vertical ?
En maçonnerie non armée, la section d'armatures longitudinales ne doit pas être inférieure à 1,50 cm², par exemple 2 HA10. En maçonnerie confinée ou chaînée, elle ne doit pas être inférieure à 2 cm², par exemple 4 HA8, avec des cadres d'une section d'au moins 1,88 cm²/m, par exemple des cadres HA5 espacés de 20 cm (§ 5.7.4).
Quel recouvrement pour les armatures de chaînage ?
Le § 5.7.2 impose un recouvrement d'au moins 50 fois le diamètre de l'acier pour les armatures longitudinales de tous les chaînages et pour les liaisons avec ces armatures, et un diamètre intérieur de cintrage des équerres ou boucles d'au moins 4 fois le diamètre de l'acier. L'enrobage minimal par le béton de remplissage est de 10 mm (§ 5.7.1).
Quand faut-il un chaînage incliné en pointe de pignon ?
Le § 5.7.5 l'impose dès lors que la hauteur sous pointe des murs de pignon et des murs intermédiaires de refend est supérieure à 1,50 m. Sa hauteur minimale est de 10 cm et sa section d'armatures longitudinales est identique à celle des chaînages verticaux. Le DTU rappelle que ce chaînage ne dispense pas de dispositifs temporaires de contreventement.
Comment protéger la maçonnerie des remontées d'humidité en pied de mur ?
Deux solutions au § 5.6.3.2 pour les murs de soubassement de catégorie 3 ou 2 en petits éléments. Soit un chaînage en béton armé au niveau du plancher bas ou du dallage, sur toute l'épaisseur des maçonneries de soubassement, à l'air libre et au minimum 5 cm au-dessus du sol extérieur fini. Soit, à défaut, une coupure de capillarité à 15 cm au moins au-dessus du niveau le plus haut du sol définitif extérieur.
Quelle ventilation pour un vide sanitaire ?
Le § 5.6.4 impose une ventilation naturelle dont la surface totale des ouvertures, en cm², est au moins égale à 5 fois la surface du plancher exprimée en m², avec un minimum de quatre ouvertures débouchant impérativement à l'air libre, soit 500 cm² pour 100 m² de plancher. D'autres textes (gaz, radon) peuvent imposer des sections différentes.
Quelle longueur minimale pour un trumeau porteur ?
Le § 5.10.2 impose au moins 0,75 m et au moins 1,5 fois la longueur de l'élément courant constitutif. Cette longueur peut être réduite à 0,45 m (joint vertical compris) et 2 fois la longueur des éléments pour des trumeaux en pierre dimensionnée, en briques de terre cuite U apparentes ou en blocs pleins de béton apparents de petit format. En deçà, un élément porteur en béton armé est nécessaire.
Quelle longueur d'appui pour un linteau ?
Le § 5.10.4 renvoie au NF DTU 20.1 P3 pour la détermination de la longueur d'appui, avec un minimum de 0,20 m de chaque côté. Les linteaux sont en béton armé coulé en place ou préfabriqués et peuvent être filants ; s'il est prévu un habillage, ils peuvent être coulés dans des éléments spéciaux formant coffrage, du même matériau que la partie courante du mur.
Quel débord de larmier pour un appui de fenêtre ?
Le § 5.10.5.2 impose un débord du larmier par rapport au nu brut du mur non encore enduit supérieur ou égal à 3 cm, soit au total un débord supérieur à 6 cm entre le nez de l'appui et le nu fini de la maçonnerie de l'allège. En isolation thermique par l'extérieur, les documents particuliers du marché indiquent le débord total attendu.
Quelles tolérances de verticalité et de dimensions pour une maçonnerie brute ?
Le § 8.1.1 fixe des écarts sur la verticalité d'une face de mur inférieurs à 1,5 cm sur une hauteur d'étage, des écarts sur les distances entre parties d'ouvrage voisines n'excédant pas 2 cm en plus ou en moins, et des écarts sur les cotes de dimensionnement (épaisseur d'un mur) inférieurs à 10 mm en plus ou en moins. Ces tolérances s'appliquent aux maçonneries brutes, hors dressage et ragréage.
Quelles tolérances sur une baie destinée à recevoir une menuiserie ?
Le § 8.1.2 retient, dans l'état où la maçonnerie se trouve au moment de la pose : largeur comprise entre L − 10 mm et L + 10 mm avec une différence d'aplomb ≤ 10 mm ; hauteur comprise entre H − 10 mm et H + 10 mm ; différence de niveau en linteau ≤ 10 mm ; différence de niveau en appui ≤ 3 mm/m avec un maximum de 10 mm ; largeur de feuillure + 10 mm / − 0 ; planéité générale du plan de pose ≤ 10 mm et désaffleurement local ≤ 3 mm.
Peut-on maçonner par temps froid ou par forte chaleur ?
Le § 5.1.2 impose, au-dessus de 30 °C, de protéger le mortier de la dessiccation par humidification, paillassons ou bâches maintenus humides. En dessous de 5 °C, des précautions doivent être prises contre le gel et une note indique qu'il est préférable d'arrêter le montage et de protéger la maçonnerie ; les parties accidentellement gelées doivent être démolies jusqu'à la partie saine. Lors de fortes pluies ou de neige, la protection par bâches ou auvents est impérative en montage à joints minces ou en période de gel nocturne.
Le NF DTU 20.1 couvre-t-il les cloisons ?
Non. L'article 1 exclut les cloisons de distribution et de doublage ainsi que les cloisons d'épaisseur inférieure ou égale à 15 cm, définies comme des ouvrages verticaux n'ayant de rôle ni dans la stabilité de l'ouvrage ni dans sa protection contre les intempéries. Ces ouvrages relèvent du NF DTU 20.13.
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Ce document a été mis à jour le 28 août 2026
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