NF DTU 20.13 - Cloisons en maçonnerie de petits éléments
Le DTU 20.13 régit l'exécution des cloisons non porteuses en éléments de petite maçonnerie — blocs béton, briques plâtrières, carreaux de plâtre. Il définit les épaisseurs minimales, les liaisons aux structures porteuses et les joints de désolidarisation. Un encastrement rigide sous plancher fléchissant ou un manque d'ancrage latéral génère fissuration en escalier et chute de carreaux.
Domaine d'application
cloisons de distribution, cloisons séparatives non porteuses, parois de gaines techniques et cloisons de doublage réalisées en petits éléments de maçonnerie hourdés au mortier d'usage courant, au mortier-colle pour joints minces ou au plâtre, d'épaisseur inférieure ou égale à 15 cm, dans les bâtiments de logements, les bâtiments scolaires et hospitaliers et les immeubles de bureaux, en conditions normales d'utilisation (clause 1). Sont exclus les murs de remplissage extérieurs et les murs participant à la stabilité de la structure, qui relèvent du NF DTU 20.1, ainsi que les dispositions parasismiques, non traitées par le document
Règles principales
Liaison au gros œuvre et désolidarisation
2). 2). 2).
Exceptions :
- • Plafonds suspendus de poids surfacique inférieur à 15 daN/m² : la désolidarisation en tête et en pied n'est pas nécessaire (clause 5.4)
Épaisseur et résistance aux chocs
La cloison doit résister à des chocs mous caractérisés par leur énergie : 120 joules pour la conservation des performances et 240 joules pour le choc de sécurité. 2).
Une exigence complémentaire de choc de sécurité de 400 joules s'applique aux zones accessibles aux élèves dans les locaux scolaires, aux zones accessibles au public dans les ERP, aux bureaux et aux cloisons en surplomb ; elle est satisfaite pour une épaisseur finie minimale de 7 cm, qui garantit que la cloison n'est ni traversée, ni rompue, ni détériorée de façon dangereuse pour l'occupant.
Le domaine du document est borné à 15 cm d'épaisseur (clause 1).
Exceptions :
- • Les parties bureaux des ERP et des locaux industriels sont assimilées à des bureaux pour l'application du choc de 400 joules (clause 5.2, note 2)
Produits de hourdage et épaisseur des joints
13 P1-2 (CGM) : mortier d'usage courant, mortier léger pour joints épais, mortier pour joints minces au sens de la NF EN 998-2, ou plâtre selon le matériau. 1). 2). 3).
Exceptions :
- • Béton cellulaire autoclavé : la pose à joints verticaux non remplis n'est pas admise (clause 9.2.1)
Huisseries, ouvertures et saignées
1). 1). 1). 1).
Exceptions :
- • Huisseries à impostes fixées en pied et en tête : elles constituent alors un raidisseur vertical admis (clause 5.1.2)
Traitement acoustique et désolidarisation périphérique
1). Ce matériau résilient remplace également les bandes employées pour la désolidarisation vis-à-vis des déformations du gros œuvre. 3). 4).
Exceptions :
- • Les doubles cloisons séparatives à hautes performances acoustiques, en double paroi de briques désolidarisée sur quatre côtés, ne sont pas visées par le NF DTU 20.13 et relèvent d'un Avis Technique (clause 7.2.2)
Enduits, finitions et compatibilité des revêtements
3). 1). 2).
Liaison au sol et première assise
1). 1). 2).
Raidisseurs et dimensionnement pour la stabilité
1). Sauf exception pour les cloisons en épis de faible longueur, les cloisons doivent être tenues sur les quatre côtés. 2). Les raidisseurs verticaux admis sont : poteau ou mur de la structure porteuse, poteau non porteur maintenu en tête et en pied ou encastré en pied, cloison perpendiculaire ou retour de cloison, huisserie à impostes fixée en pied et en tête.
Les raidisseurs horizontaux admis sont les plafonds en plaques de plâtre, terre cuite ou staff butant sur chaque face — dans la limite d'un dépassement de 50 cm de la hauteur de base — et le chaînage horizontal tenu à chaque extrémité dans la structure ou fermé sur lui-même.
Exceptions :
- • Menuiserie extérieure fixée au gros œuvre et de hauteur supérieure ou égale aux 4/5 de la hauteur du panneau : elle vaut raidisseur horizontal (clause 5.1.2)
- • Cloisons de doublage en briques d'épaisseur ≤ 6 cm enduites en B7 ou aux liants hydrauliques : les raidisseurs verticaux peuvent être constitués d'attaches métalliques non corrodables disposées verticalement tous les mètres environ (clause 7.1.2.1.1)
Joints de dilatation et cloisons en surplomb
Les joints de dilatation ou de retrait de la structure doivent être prolongés par des joints dans les cloisons. 3).
Les cloisons en surplomb, implantées en rive de plancher, ne doivent pas avoir une épaisseur inférieure à 7 cm ; leurs renforts de liaison consistent soit en un habillage de nez de dalle formant butée, soit en renforts ponctuels par équerres métalliques protégées contre la corrosion, fixées tous les 1,20 m dans le plancher par chevillage et vissage. 2).
Cloisons en locaux humides (EB, EB+, EC)
3). 2). 1. 3).
Exceptions :
- • Les cloisons en pierre visées par l'amendement A1 sont destinées à rester apparentes et ne concernent pas les locaux humides EB, EB+ privatifs, EB+ collectifs et EC (clause 1)
Jonctions entre cloisons et harpage
1). 2). 2). 2).
Délai d'exécution et conditions de température
13 P2). 3). 2). 2).
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Verticalité d'une face — cloison à enduire | < 1,5 cm | Écart mesuré sur la hauteur de l'étage. Briques de terre cuite (clause 7.5.1) et blocs de béton (clause 8.3.1) |
| Verticalité — éléments destinés à rester apparents | < 1 cm | Écart sur la hauteur de l'étage. Briques apparentes (clause 7.5.2) et blocs apparents (clause 8.3.2) |
| Planéité d'ensemble — éléments apparents | ≤ 2 cm | Rapportée au cordeau de 10 m (clauses 7.5.2 et 8.3.2) |
| Alignement des lignes de joints horizontaux | ≤ 1 cm sur 10 m | Éléments destinés à rester apparents (clauses 7.5.2 et 8.3.2) |
| Épaisseur des joints — briques montées au plâtre | 5 à 8 mm | Joint réglé régulier, cloisons d'épaisseur ≤ 6 cm (clause 7.4.1.1) |
| Épaisseur des joints horizontaux — briques au mortier | 10 à 15 mm en moyenne | Sur tout ou partie de la largeur (clause 7.4.1.2) |
| Épaisseur des joints — briques apparentes | 8 à 20 mm | Pose à bain soufflant, joints pleins non garnis après coup (clause 7.4.1.3) |
| Profondeur de dégarnissage avant rejointoiement | ≤ 12 mm | Blocs de béton apparents rejointoyés après coup (clause 8.2.3.1) |
Dimensions réglementaires
Épaisseur maximale visée par le document
Au-delà, l'ouvrage sort du domaine d'application du NF DTU 20.13 (clause 1)
Épaisseur finie minimale — cloison en surplomb
Épaisseur satisfaisant l'exigence de choc de sécurité de 400 joules (clauses 5.2 et 6.6.1)
Jeu entre dernier rang et plafond
Espace le plus réduit possible, bourré au matériau de hourdage, augmenté de l'épaisseur de la bande résiliente le cas échéant (clauses 6.2.2 et 8.2.2)
Largeur minimale des joints de dilatation
Au moins égale à celle du joint de structure prolongé. Remplissage laine minérale non hydrophile < 30 kg/m³ ou mastic élastomère (clause 6.3)
Épaisseur de la bande de désolidarisation en pied
Largeur supérieure ou égale à l'épaisseur finie de la cloison, collage néoprène ou polyuréthane (clause 6.2.1.2)
Espacement des équerres — cloison en surplomb
Équerres métalliques protégées contre la corrosion, chevillées et vissées dans le plancher. Pistoscellement non admis en rive (clause 6.6.2)
Fixation des cloisons se prolongeant en plénum
Bracons ou équivalent, pour assimilation à une cloison à bords hauts tenus (clause 6.7.2)
Décalage des joints verticaux entre assises
Montage à joints croisés (clauses 7.4.1 et 9.2.2.1)
Épaisseur brute des carreaux de béton cellulaire — cloison de distribution
7 cm admis si les enduits des deux faces sont de même composition, ou si la face unique enduite reçoit un enduit plâtre traditionnel ou un enduit mince conforme au CGM ; 10 cm requis dans les autres cas (clause 9.1.2)
Flèche du plancher porteur déclenchant un socle armé
Béton cellulaire autoclavé : socle de pose en béton ou mortier armé, ainsi que le premier joint horizontal (clause 9.2.2.2)
Comprendre NF DTU 20.13
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF DTU 20.13, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF DTU 20.13 couvre : cloisons de distribution, cloisons séparatives non porteuses, parois de gaines techniques et cloisons de doublage réalisées en petits éléments de maçonnerie hourdés au mortier d'usage courant, au mortier-colle pour joints minces ou au plâtre, d'épaisseur inférieure ou égale à 15 cm, dans les bâtiments de logements, les bâtiments scolaires et hospitaliers et les immeubles de bureaux, en conditions normales d'utilisation (clause 1). Sont exclus les murs de remplissage extérieurs et les murs participant à la stabilité de la structure, qui relèvent du NF DTU 20.1, ainsi que les dispositions parasismiques, non traitées par le document. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF DTU 20.13
Le NF DTU 20.13 est la norme de mise en œuvre des cloisons réalisées en petits éléments de maçonnerie : briques de terre cuite, blocs de béton de granulats courants, éléments en béton cellulaire autoclavé et, depuis l'amendement A1, pierres naturelles. Il porte l'indice de classement P 10-204 et se compose de quatre parties : la partie 1-1 (cahier des clauses techniques types), la partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux, dite CGM), la partie 2 (cahier des clauses administratives spéciales types, dite CCS) et la partie 3 (mémento). C'est la partie 1-1 qui porte les prescriptions d'exécution opposables sur un chantier.
La logique du document est souvent mal comprise. Le NF DTU 20.13 ne traite pas la cloison comme un simple remplissage : il la dimensionne. Trois vérifications sont exigées à la clause 5 — la stabilité, la résistance aux chocs et la résistance au vent — et ce dimensionnement vaut également pour les cloisons de doublage et les parois de gaines techniques. La stabilité se traite par des tableaux de longueurs et de surfaces maximales entre raidisseurs, propres à chaque matériau et donnés aux articles 7 à 10 selon qu'il s'agit de terre cuite, de béton de granulats, de béton cellulaire ou de pierre naturelle.
Le second axe structurant est la gestion des déformations du gros œuvre. Un plancher ou une poutre peuvent être correctement dimensionnés sur le plan de la résistance mécanique et donner lieu néanmoins à des déformations contraignantes pour le reste de l'ouvrage, qui s'ajoutent au fluage et au retrait des murs : c'est explicitement rappelé en note de la clause 5.4. La quasi-totalité des désordres de fissuration en escalier observés sur les cloisons de distribution découle d'un encastrement rigide en tête sous un plancher qui flèche, alors que la norme organise précisément la désolidarisation par bandes résilientes, mousse expansée ou profilé en U.
Le troisième axe est la compatibilité entre le matériau de hourdage, le matériau de la cloison et l'enduit de finition. La norme énonce des exclusions d'emploi fermes — enduits hydrauliques proscrits sur hourdage au plâtre, enduit ciment interdit sur briques minces, enduits de composition différente sur les deux faces interdits — parce qu'un enduit plâtre sur une face et un enduit hydraulique sur l'autre amorcent des déformations et favorisent le flambage. Ces règles de compatibilité sont la source de sinistres fréquents en rénovation, où le hourdage existant est rarement identifié avant enduisage.
Comprendre en détail NF DTU 20.13
Domaine d'application : ce que couvre et ce qu'exclut le NF DTU 20.13
La clause 1 délimite précisément le champ : cloisons de petits éléments de maçonnerie hourdés au mortier d'usage courant, au mortier-colle pour joints minces ou au plâtre, d'épaisseur inférieure ou égale à 15 cm. Les ouvrages concernés sont les cloisons de distribution, les cloisons séparatives non porteuses, les parois de gaines techniques et les cloisons de doublage, dans des bâtiments de logements, scolaires, hospitaliers et de bureaux, pour des conditions normales d'utilisation, c'est-à-dire occupés en permanence et sans surpeuplement.
Deux exclusions doivent être retenues. Le document ne s'applique pas aux murs de remplissage extérieurs ni aux murs participant à la stabilité de la structure, qui relèvent du NF DTU 20.1. Et il ne traite pas les conditions à appliquer en zone exposée à l'aléa sismique : la norme renvoie, dans l'attente des compléments liés aux NF EN 1996 et NF EN 1998, aux règles PS 92 (NF P 06-013) ou, le cas échéant, aux règles PS-MI 89 révisées 92 (NF P 06-014). Sur un projet en zone de sismicité 3 ou 4, ce point n'est donc pas couvert par le NF DTU 20.13 seul.
Pour les ouvrages autres que courants — bâtiments industriels, agricoles, garages — la norme admet que les prescriptions soient adaptées en tenant compte des caractéristiques particulières des constructions et de leur destination, sur la base du programme arrêté par le maître d'ouvrage et précisé dans les Documents Particuliers du Marché. Cette souplesse ne dispense pas d'une justification écrite : elle déplace la responsabilité vers les DPM.
Dimensionnement : stabilité, chocs et vent (clause 5)
La clause 5 impose de dimensionner la cloison pour assurer trois fonctions : la stabilité, la résistance aux chocs et la résistance au vent. Pour la stabilité, le dimensionnement dépend de la nature des éléments et du matériau de hourdage ; les longueurs maximales admissibles entre raidisseurs, en fonction de l'épaisseur brute et de la hauteur, sont données matériau par matériau aux articles 7 à 10. Pour les cloisons sous rampant, la hauteur prise en compte est la hauteur moyenne, entre la plus haute et la plus basse.
La résistance aux chocs est exprimée en énergie : 120 joules pour la conservation des performances, 240 joules pour le choc de sécurité. Ces deux exigences sont réputées satisfaites dès lors que la cloison est dimensionnée selon les tableaux des articles 7 à 10. Une exigence complémentaire de 400 joules s'ajoute dans quatre situations : zones accessibles aux élèves dans les locaux scolaires, zones accessibles au public dans les ERP, bureaux, et cloisons en surplomb. Elle est satisfaite pour une épaisseur finie minimale de 7 cm.
La résistance au vent ne fait pas l'objet d'un calcul séparé pour les bâtiments courants visés à l'article 1 : la clause 5.3 indique que, pour les bâtiments fermés ou partiellement ouverts au sens des règles NV en vigueur, la résistance aux chocs de sécurité confère aux cloisons intérieures une résistance satisfaisante au vent.
Un point de vigilance revient systématiquement en phase études : les exigences réglementaires de sécurité incendie peuvent conduire à des épaisseurs supérieures à celles obtenues par les tableaux de dimensionnement. La norme précise qu'il convient alors d'utiliser des procès-verbaux d'essais relatifs à des éléments non chargés. Le dimensionnement mécanique n'est donc jamais le seul critère d'épaisseur.
Raidisseurs : ce qui en constitue un, et ce qui n'en constitue pas
La clause 5.1.2 distingue raidisseurs verticaux et horizontaux et en donne une liste limitative. Sont admis comme raidisseurs verticaux : un poteau ou un mur faisant partie de la structure porteuse, un poteau non porteur maintenu en tête et en pied à la structure ou encastré en pied, une cloison perpendiculaire ou un retour de cloison, et une huisserie à impostes fixée en pied et en tête.
Sont admis comme raidisseurs horizontaux : les plafonds en plaques de plâtre, en terre cuite ou en staff butant sur chaque face de la cloison — sauf désolidarisation entre plafond et cloison, et dans la limite d'un dépassement de 50 cm de la hauteur de base — ainsi qu'un chaînage horizontal tenu à chaque extrémité dans la structure ou fermé sur lui-même. Une menuiserie extérieure fixée au gros œuvre vaut également raidisseur si sa hauteur atteint au moins les 4/5 de la hauteur du panneau.
L'erreur la plus fréquente porte sur les huisseries. La clause 5.1.1 est explicite : les huisseries, même convenablement scellées dans la cloison mais simplement tenues en pied, ne constituent pas un raidisseur. Le dimensionnement doit alors être effectué comme si l'ouverture était remplacée par un remplissage de même nature que la cloison. Autrement dit, une porte au milieu d'un long panneau ne coupe pas la portée à retenir.
Lorsque les cloisons sont désolidarisées sur tout ou partie de leur pourtour, les raidisseurs peuvent être constitués par interposition d'une bande de matériau résilient entre la cloison et un ouvrage porteur, l'encollage étant réalisé selon les clauses 6.2.1.2 et 6.2.2.2. Dans le cas d'assemblage de raidisseurs, la continuité doit être établie et leur liaison avec le gros œuvre assurée (clause 5.1.2.1).
Désolidarisation et déformations du gros œuvre (clauses 5.4 et 6.2)
La clause 5.4 impose de limiter les effets des déformations du gros œuvre par des dispositions technologiques propres à chaque matériau, décrites aux articles 7 à 10. Ces dispositions dépendent de la déformabilité potentielle du plancher. La norme signale par ailleurs que différer dans le temps la réalisation du blocage en tête des cloisons, possible sur prescription des DPM, est une précaution supplémentaire qui ne peut qu'améliorer l'efficacité des dispositions prévues.
En pied, la bande de désolidarisation est fixée au sol après traçage du développé de la cloison, avant montage. Sa largeur est supérieure ou égale à l'épaisseur finie de la cloison. Son épaisseur minimale est de 10 mm si elle est utilisée en semelle seule, ramenée à 5 mm si elle est utilisée à la fois en semelle et en lisse haute. Le collage est réalisé avec une colle néoprène ou polyuréthane, les bandes successives étant posées jointives.
En tête, trois solutions sont ouvertes par la clause 6.2.2.2 : une bande de désolidarisation de largeur égale à l'épaisseur finie interposée sous le plafond, une mousse polyuréthane expansée in situ associée à un couvre-joint, ou un profilé en forme de U fixé en sous-face de plancher par chevillage ou collage. Pour la mousse, les conditions de mise en œuvre sont encadrées : produit entre 20 et 25 °C, température de chantier non inférieure à 5 °C, supports sains exempts de poussières, d'huile et de graisse, arasage un jour après expansion.
Une note importante accompagne l'usage de la mousse : sa présence est susceptible d'affecter le comportement au feu ou la résistance au feu de la paroi, et il convient de s'assurer que celle-ci reste compatible avec les exigences de sécurité incendie. Sur une cloison coupe-feu, ce point doit être vérifié avant de retenir la solution.
Cas particulier traité à la clause 6.2.3 : sous une toiture-terrasse non isolée thermiquement, un parking en superstructure par exemple, la cloison est désolidarisée de l'ossature par une bande posée en partie haute et sur les parties latérales, afin de s'adapter aux déformations thermiques du gros œuvre.
Compatibilité hourdage / enduit : les exclusions d'emploi
La clause 7.1.2.1.1 énonce trois exclusions fermes pour les briques de terre cuite. Les enduits à base de liants hydrauliques sont à proscrire si le hourdage a été réalisé au plâtre. Les enduits au plâtre B7 sont exclusivement réservés aux briques comportant deux rangées d'alvéoles. Les enduits au mortier de ciment pur sont à proscrire sur les cloisons en briques d'épaisseur inférieure à 11 cm.
Pour les briques à une seule rangée d'alvéoles ou d'épaisseur inférieure ou égale à 6 cm, la clause 7.1.2.1.2 ajoute une règle de symétrie : si la cloison est enduite sur les deux faces, les enduits doivent être de même composition sur chaque face ; si elle est enduite sur une seule face, l'enduit doit être au plâtre. Dans tous les cas, l'enduit ciment est interdit. La justification est donnée en note : un enduit plâtre sur une face et un enduit hydraulique sur l'autre amorcent des déformations et favorisent le flambage.
La même logique s'applique au béton cellulaire autoclavé. La clause 9.1.2 impose, pour les cloisons de distribution en carreaux d'épaisseur brute 7 cm, que les enduits soient de même composition sur les deux faces si les deux faces sont enduites, ou que l'enduit soit traditionnel au plâtre ou non traditionnel mince conforme au CGM si une seule face est enduite. Lorsque ces conditions ne sont pas satisfaites, l'épaisseur brute doit passer à 10 cm.
En rénovation, cette famille de règles est un point de contrôle prioritaire : le matériau de hourdage d'une cloison existante n'est pas identifiable visuellement une fois enduite. Un sondage ponctuel avant prescription d'enduit évite la fissuration généralisée qui suit l'application d'un enduit hydraulique sur une maçonnerie hourdée au plâtre.
Locaux humides : classement EA à EC et supports de revêtement
Le degré d'exposition à l'eau des locaux est défini par le document commun aux groupes spécialisés GS 9, GS 12 et GS 13, publié en e-cahier du CSTB n° 3567. L'adéquation entre supports, colles et revêtements relève du CPT « Revêtements de murs intérieurs en carreaux céramiques ou analogues collés au moyen de mortier-colles ou d'adhésifs en travaux neufs », e-cahier du CSTB n° 3265. Ces deux documents sont les références opposables citées par la clause 6.2.1.3.
Dans les locaux EB+ collectifs et EC, le hourdage des joints est réalisé exclusivement avec un mortier à base de liants hydrauliques ; les enduits associés, eux aussi hydrauliques, constituent des supports classés S3 (clause 7.3.2). Dans les locaux EA, EB et EB+ privatifs, un hourdage au plâtre n'est compatible qu'avec des enduits au plâtre : dureté Shore C supérieure ou égale à 40 et inférieure à 60 admise en EA seulement, support classé S4 ; dureté Shore C minimale de 60 admise en EA, EB et EB+ privatifs, support classé S5 (clause 7.3.1).
Lorsque les DPM précisent qu'une migration d'eau serait préjudiciable au revêtement de la face opposée, la protection en pied de paroi est réalisée soit par un socle en béton dépassant d'au moins 20 mm le niveau du sol fini sur lequel reposera la cloison, soit par une protection en équerre du côté humide, sous forme d'une bande de renfort noyée dans un Système de Protection à l'Eau sous Carrelage.
Acoustique : ce que la norme traite et ce qu'elle ne traite pas
Le NF DTU 20.13 ne fixe pas d'objectif chiffré d'isolement acoustique : cet objectif relève de la réglementation acoustique applicable au bâtiment. Ce que la norme organise, c'est le traitement des transmissions latérales. La clause 7.2.1 prévoit d'interposer, entre les bords de la cloison et la structure et sur tout ou partie du pourtour, une bande de matériau résilient dont les critères de choix sont donnés au NF DTU 20.13 P1-2. Ce matériau remplace également les bandes employées pour la désolidarisation vis-à-vis des déformations du gros œuvre.
La clause 7.2.3 est la plus souvent négligée : tous les éléments de la cloison doivent être désolidarisés, quel que soit le type de revêtement de sol, ce qui implique de prolonger la bande résiliente sous les plinthes et sous les huisseries. Une bande interrompue au droit d'une huisserie recrée un pont phonique qui annule une grande partie du bénéfice attendu.
La clause 7.2.4 impose de désolidariser la cloison de doublage des menuiseries extérieures, liées au gros œuvre, par une bande résiliente collée sur leur pourtour. La clause 7.2.5 traite la liaison avec les plafonds selon que l'enduit de plafond est épais ou mince.
Limite explicite du document : les cloisons séparatives à hautes performances acoustiques composées d'une double paroi en briques de terre cuite désolidarisée sur les quatre côtés ne sont pas visées par le NF DTU 20.13 (clause 7.2.2). Elles relèvent d'un Avis Technique ou d'un Document Technique d'Application. Prescrire une double cloison acoustique en renvoyant au seul DTU est donc une prescription incomplète.
Tolérances d'exécution et qualité de parement
Pour les blocs de béton à enduire, la clause 8.3.1 distingue deux qualités d'exécution de la maçonnerie brute : l'exécution courante et l'exécution soignée. L'exécution courante est réservée aux parois de locaux utilitaires, ou aux parois destinées à recevoir une finition non directement appliquée sur le support ou des enduits de parement traditionnels épais. L'exécution soignée permet de limiter les travaux ultérieurs de revêtement. En l'absence d'indication dans les DPM, la qualité retenue est l'exécution courante — point à verrouiller au CCTP si un parement soigné est attendu.
Les écarts de verticalité d'une face sont plafonnés à 1,5 cm sur la hauteur de l'étage pour les cloisons à enduire, en briques de terre cuite comme en blocs de béton (clauses 7.5.1 et 8.3.1). Pour les éléments destinés à rester apparents, l'exigence se resserre : verticalité inférieure à 1 cm sur la hauteur de l'étage, planéité d'ensemble rapportée au cordeau de 10 m n'excédant pas 2 cm, et alignement des lignes de joints horizontaux admettant un écart de 1 cm sur 10 m (clauses 7.5.2 et 8.3.2).
Pour les blocs apparents, la clause 8.2.3.1 encadre en outre le rejointoiement : réalisé en montant ou après coup, avec dans ce dernier cas un dégarnissage des joints sur une profondeur maximale de 12 mm. L'aspect final admis est concave, plat — arasé ou lissé — ou rugueux. Ces trois aspects doivent être arrêtés au CCTP, faute de quoi le choix revient à l'entreprise.
Travaux annexes : saignées, fixations et interfaces
La clause 6.8.1 renvoie l'encastrement des canalisations à trois référentiels : la NF C 15-100 complétée par le mémento NF DTU 20.13 P3 pour les canalisations électriques, et les NF DTU 60.1 et NF DTU 65.10 complétés par le même mémento pour les canalisations d'eau. La note associée est une règle de conception à part entière : d'une manière générale, les saignées doivent être évitées au profit d'autres passages, de façon à conserver l'intégrité de la cloison dans toute la mesure du possible.
La clause 6.8.2 traite les fixations d'objets lourds en renvoyant au mémento NF DTU 20.13 P3 pour le choix des dispositifs adaptés à chaque type d'élément de maçonnerie, et impose que la fixation des chauffe-eau soit conforme aux dispositions du NF DTU 60.1. C'est un point d'interface classique entre le lot cloisons et le lot plomberie, à traiter en phase de synthèse et non sur le chantier.
Les interfaces avec le gros œuvre sont préparées avant montage : exécution des piquages et bouchardages au droit des raccords, mise en place des pattes de scellement et des bandes résilientes nécessaires (clause 6.1.3). Les travaux ne doivent pas être entrepris si les poteaux de renfort nécessaires — à l'extrémité des cloisons en épi, dans les cloisons de grandes dimensions, au raccordement à des façades légères ou des doublages légers — n'ont pas été convenablement implantés (clause 5.1.2.1).
Points de contrôle en maîtrise d'œuvre
En phase conception, quatre décisions verrouillent le lot : le matériau retenu — terre cuite, béton de granulats, béton cellulaire, pierre naturelle — qui détermine l'article de dimensionnement applicable ; le classement d'exposition à l'eau de chaque local au sens de l'e-cahier CSTB 3567 ; l'existence de zones soumises au choc de sécurité de 400 joules ; et le repérage des cloisons en surplomb, qui imposent une épaisseur finie minimale de 7 cm et un renfort de liaison spécifique.
En phase de rédaction du CCTP, trois points sont à expliciter parce que la norme laisse un choix par défaut peu favorable : la qualité d'exécution des blocs à enduire, courante à défaut d'indication contraire ; l'aspect de joint attendu pour les éléments apparents ; et la prescription éventuelle de différer le blocage en tête, admise par la clause 5.4 sur prescription des DPM.
En phase d'exécution, les contrôles utiles sont le respect du décalage des joints verticaux d'au moins un tiers de la longueur de l'élément, la continuité de la bande résiliente sous plinthes et huisseries, l'épaisseur du jeu en tête maintenue dans la plage de 2 à 3 cm avant bourrage, le maintien des entretoises provisoires d'huisseries jusqu'à l'achèvement de la cloison, et le prolongement effectif des joints de structure dans les cloisons avec une largeur d'au moins 2 cm.
En phase de réception, les tolérances à vérifier sont la verticalité sur la hauteur d'étage — 1,5 cm à enduire, 1 cm en apparent — et, pour les parements apparents, la planéité au cordeau de 10 m et l'alignement des joints horizontaux. Les mesures sont à consigner avant application des enduits, la finition masquant les écarts sans les corriger.
Glossaire NF DTU 20.13
- Cloison
- Paroi verticale, non porteuse, mise en œuvre à l'intérieur d'une construction : cloison de distribution, cloison de séparation, paroi de gaine technique, cloison de doublage (clause 3.2).
- Bande de désolidarisation ou bande résiliente
- Bande qui, placée entre la cloison et un autre élément de la construction, permet de les dissocier et d'assurer entre eux, lorsqu'elle est constituée d'un matériau à bas module élastique, une liaison élastique (clause 3.1).
- Bord libre
- Bord haut ou latéral d'une cloison non lié à la structure du bâtiment (clause 3.3).
- Bord tenu
- Bord haut, latéral ou bas d'une cloison lié à la structure. Un bord séparé de la structure par une bande de désolidarisation est considéré comme tenu ; des liaisons ponctuelles régulièrement réparties peuvent équivaloir à une liaison continue (clause 3.4).
- Cloison en surplomb
- Cloison implantée en rive de plancher : cage d'escalier, mezzanine, cloison délimitant des espaces à niveaux décalés (clause 3.5). Épaisseur finie minimale de 7 cm.
- Panneau
- Élément de cloison continu entre bords ou raidisseurs (clause 3.9). C'est l'unité sur laquelle portent les tableaux de dimensionnement.
- Raidisseur
- Élément rigide servant de renfort à une cloison ou à un panneau (clause 3.10). La clause 5.1.2 en donne la liste limitative, verticaux et horizontaux.
- Mortier d'usage courant
- Mortier de montage sans caractéristiques particulières, fabriqué sur chantier ou industriellement, de recette ou performanciel (clause 3.6).
- Mortier léger pour joints épais
- Mortier de type L au sens de la NF EN 998-2, de conductivité thermique moindre qu'un mortier courant, déclarée par le fabricant. Toujours performanciel et fabriqué industriellement (clause 3.7).
- Mortier pour joints minces
- Mortier de type T au sens de la NF EN 998-2, doté de qualités de rétention d'eau, d'adhérence et de résistance permettant l'emploi en joints minces même avec des éléments à forte absorption d'eau (clause 3.8).
- Harpage
- Mode de jonction assurant la continuité de l'appareillage par pénétration alternée des éléments d'une cloison dans l'autre. Obligatoire en angle, admis une assise sur deux en jonction perpendiculaire (clauses 6.5.1 et 6.5.2).
- Choc mou de sécurité
- Essai caractérisé par son énergie : 240 joules en exigence courante, 400 joules en exigence complémentaire pour les locaux scolaires, ERP, bureaux et cloisons en surplomb (clause 5.2).
- Classement EA / EB / EB+ / EC
- Degrés d'exposition à l'eau des locaux définis par l'e-cahier du CSTB n° 3567, qui conditionnent le matériau de hourdage admis et la classe du support de revêtement (clauses 6.2.1.3 et 7.3).
- SPEC
- Système de Protection à l'Eau sous Carrelage. Utilisé en protection d'équerre en pied de paroi côté humide lorsqu'une migration d'eau serait préjudiciable au revêtement opposé (clause 6.2.1.3).
- Documents Particuliers du Marché (DPM)
- Pièces contractuelles propres à l'opération. Le NF DTU 20.13 leur renvoie de nombreux choix : qualité d'exécution, protections en locaux humides, fourniture de l'isolant en doublage, blocage en tête différé.
Questions fréquentes sur NF DTU 20.13
Qu'est-ce que NF DTU 20.13 ?
NF DTU 20.13 - Cloisons en maçonnerie de petits éléments. Le DTU 20.13 régit l'exécution des cloisons non porteuses en éléments de petite maçonnerie — blocs béton, briques plâtrières, carreaux de plâtre. Il définit les épaisseurs minimales, les liaisons aux structures porteuses et les joints de désolidarisation. Un encastrement rigide sous plancher fléchissant ou un manque d'ancrage latéral génère fissuration en escalier et chute de carreaux. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF DTU 20.13 ?
Le domaine d'application couvre : cloisons de distribution, cloisons séparatives non porteuses, parois de gaines techniques et cloisons de doublage réalisées en petits éléments de maçonnerie hourdés au mortier d'usage courant, au mortier-colle pour joints minces ou au plâtre, d'épaisseur inférieure ou égale à 15 cm, dans les bâtiments de logements, les bâtiments scolaires et hospitaliers et les immeubles de bureaux, en conditions normales d'utilisation (clause 1). Sont exclus les murs de remplissage extérieurs et les murs participant à la stabilité de la structure, qui relèvent du NF DTU 20.1, ainsi que les dispositions parasismiques, non traitées par le document. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF DTU 20.13 sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Quelle épaisseur minimale pour une cloison en maçonnerie de petits éléments ?
Le NF DTU 20.13 ne fixe pas une épaisseur minimale unique : l'épaisseur résulte des tableaux de dimensionnement des articles 7 à 10, propres à chaque matériau, en fonction de la hauteur et de la distance entre raidisseurs. Deux valeurs sont toutefois fermes : l'épaisseur finie minimale de 7 cm pour les cloisons en surplomb, qui satisfait l'exigence de choc de sécurité de 400 joules (clauses 5.2 et 6.6.1), et le plafond de 15 cm au-delà duquel l'ouvrage sort du domaine d'application (clause 1).
Une porte dans une cloison compte-t-elle comme un raidisseur ?
Non, sauf cas particulier. La clause 5.1.1 précise que les huisseries, même convenablement scellées mais simplement tenues en pied, ne constituent pas un raidisseur : le dimensionnement est effectué comme si l'ouverture était remplacée par un remplissage de même nature que la cloison. Seule une huisserie à impostes fixée à la fois en pied et en tête est admise comme raidisseur vertical (clause 5.1.2).
Pourquoi une cloison de distribution fissure-t-elle en escalier ?
La cause dominante est un blocage rigide en tête sous un plancher qui flèche. La clause 5.4 rappelle qu'un plancher ou une poutre peuvent être correctement dimensionnés en résistance mécanique et donner lieu néanmoins à des déformations contraignantes, qui s'ajoutent au fluage et au retrait des murs. La parade prévue par la norme est la désolidarisation en tête par bande résiliente, mousse polyuréthane expansée avec couvre-joint ou profilé en U (clause 6.2.2.2).
Peut-on appliquer un enduit ciment sur une cloison hourdée au plâtre ?
Non. La clause 7.1.2.1.1 proscrit les enduits à base de liants hydrauliques lorsque le hourdage a été réalisé au plâtre. Elle proscrit également les enduits au mortier de ciment pur sur les cloisons en briques d'épaisseur inférieure à 11 cm, et réserve les enduits au plâtre B7 aux briques comportant deux rangées d'alvéoles.
Faut-il enduire les deux faces d'une cloison avec le même produit ?
Pour les briques à une rangée d'alvéoles ou d'épaisseur inférieure ou égale à 6 cm, oui : la clause 7.1.2.1.2 impose des enduits de même composition sur chaque face si la cloison est enduite des deux côtés. Enduite sur une seule face, l'enduit doit être au plâtre, l'enduit ciment restant interdit. La note explique la raison : un enduit plâtre d'un côté et un enduit hydraulique de l'autre amorcent des déformations et favorisent le flambage.
Quelle largeur pour un joint de dilatation dans une cloison ?
La clause 6.3 impose de prolonger les joints de dilatation ou de retrait de la structure par des joints dans les cloisons, d'une largeur au moins égale à celle prévue dans la structure et jamais inférieure à 2 cm. Le joint peut être laissé vide ou rempli avec une laine minérale non hydrophile de masse volumique inférieure à 30 kg/m³, ou avec un mastic élastomère.
Quelles tolérances de verticalité sont opposables à la réception ?
Pour les cloisons à enduire, en briques de terre cuite comme en blocs de béton, les écarts de verticalité d'une face doivent être inférieurs à 1,5 cm sur la hauteur de l'étage (clauses 7.5.1 et 8.3.1). Pour les éléments destinés à rester apparents, l'écart admis descend à 1 cm, avec en outre une planéité d'ensemble n'excédant pas 2 cm au cordeau de 10 m et un alignement des joints horizontaux à 1 cm près sur 10 m (clauses 7.5.2 et 8.3.2).
Le NF DTU 20.13 fixe-t-il un isolement acoustique à atteindre ?
Non. La norme ne fixe pas d'objectif chiffré d'isolement : celui-ci relève de la réglementation acoustique applicable au bâtiment. Le NF DTU 20.13 organise le traitement des transmissions latérales par interposition d'une bande résiliente sur le pourtour (clause 7.2.1) et impose de prolonger cette bande sous les plinthes et les huisseries (clause 7.2.3). Les doubles cloisons à hautes performances acoustiques ne sont pas visées et relèvent d'un Avis Technique (clause 7.2.2).
Peut-on réaliser des saignées pour passer les réseaux ?
La clause 6.8.1 renvoie à la NF C 15-100 pour l'électricité, aux NF DTU 60.1 et 65.10 pour l'eau, et au mémento NF DTU 20.13 P3 dans les deux cas. Elle assortit ce renvoi d'une règle de principe : d'une manière générale, les saignées doivent être évitées au profit d'autres passages, de façon à conserver l'intégrité de la cloison dans toute la mesure du possible.
Le NF DTU 20.13 couvre-t-il les zones sismiques ?
Non. La clause 1 indique explicitement que les conditions à appliquer dans les zones exposées à l'aléa sismique ne sont pas traitées par le document. Dans l'attente des compléments liés à la mise en application des NF EN 1996 et NF EN 1998, la norme renvoie aux règles PS 92 (NF P 06-013) ou, le cas échéant, aux règles PS-MI 89 révisées 92 (NF P 06-014).
À quel moment monter les cloisons sur un chantier ?
La clause 6.1.1 pose la règle générale : les cloisons ne sont montées qu'après achèvement du gros œuvre de l'étage, conformément au NF DTU 20.13 P2 (CCS). La clause 5.4 ajoute que différer dans le temps la réalisation du blocage en tête, possible sur prescription des DPM, constitue une précaution supplémentaire qui ne peut qu'améliorer l'efficacité des dispositions anti-fissuration.
Quelles conditions de température pour monter des blocs de béton apparents ?
La clause 8.2.3.2 interdit la mise en œuvre des blocs apparents par temps froid, en dessous de 5 °C, afin d'éviter tout risque de gel du mortier. Au-delà de 25 °C, le mortier et les joints doivent être protégés contre une dessiccation trop rapide, par ajout d'un adjuvant rétenteur d'eau ou au moyen de bâches humidifiées dans le cas des cloisons de forte épaisseur.
Quelle différence entre le NF DTU 20.13 et le NF DTU 20.1 ?
Le NF DTU 20.13 traite les cloisons non porteuses en petits éléments, d'épaisseur inférieure ou égale à 15 cm. Le NF DTU 20.1 traite les parois et murs en maçonnerie de petits éléments, y compris les murs de remplissage extérieurs et les murs participant à la stabilité de la structure, que la clause 1 du NF DTU 20.13 exclut explicitement de son champ.
Export rapide
Documents liés
NF DTU 20.1 — Ouvrages en maçonnerie de petits éléments (parois et murs)
Le NF DTU 20.1 est le texte de référence de la maçonnerie de petits éléments : blocs de béton de granulats, briques de terre cuite, blocs de béton cellulaire autoclavé, pierre naturelle et blocs de coffrage. Sa partie 1-1 (juillet 2020) fixe l'appareillage, le hourdage à joints épais, minces ou semi-épais, les maçonneries de soubassement et la protection contre les remontées d'humidité, les chaînages horizontaux, verticaux et inclinés, les linteaux et appuis de baies, les jonctions d'angle et en Té, et les tolérances d'exécution. Un décalage de joints insuffisant, un chaînage sous-dimensionné ou une coupure de capillarité mal positionnée sont les trois désordres les plus fréquemment relevés en expertise sur ce lot.
NF DTU 25.1 - Travaux d'enduits intérieurs en plâtre
Le NF DTU 25.1 P1-1 (novembre 2010, indice de classement P 71-201-1-1) propose les clauses de spécifications de mise en œuvre types pour les marchés d'enduits en plâtre réalisés manuellement ou par projection mécanique, à l'intérieur des bâtiments. Il ne s'applique qu'aux locaux fermés classés EA, EB et EB+ privatifs au sens du cahier CSTB 3567 de mai 2006. Il fixe l'état des supports admissibles, les travaux préparatoires (surcharges locales, dégrossi, armatures), les rapports de gâchage, les épaisseurs théoriques (8 mm sans nu ni repère, 12 mm sur nus et repères), les tolérances de planéité et de verticalité, et surtout la dureté Shore C de l'enduit fini, seul critère mécanique opposable de la norme. Une application sur support gelé, un plâtre rebattu après prise ou un enduit trop mince sur une jonction de matériaux différents produisent fissuration, faïençage et duretés hors spécification.
NF DTU 25.41 - Ouvrages en plaques de plâtre à faces cartonnées
Le NF DTU 25.41 P1-1 (février 2022, indice de classement P 72-203-1-1) fixe les clauses types de mise en œuvre des ouvrages verticaux et horizontaux en plaques de plâtre à faces cartonnées : cloisons de distribution, contre-cloisons, habillages, plafonds, parois de gaines techniques et cloisons alvéolaires. Il encadre le dimensionnement (stabilité, résistance aux chocs de 60 à 240 J, résistance au vent), les entraxes d'ossature (0,30 / 0,40 / 0,60 m pour les plaques de 1,20 m), la longueur et l'implantation des vis, le traitement des joints, les dispositions particulières en locaux humides EB et EB+, et les caractéristiques de l'ouvrage fini (planéité locale 1 mm sous la règle de 0,20 m, planéité générale 5 mm sous la règle de 2 m, faux aplomb 5 mm par étage). Un entraxe d'ossature non tenu, une vis trop courte, un jeu de pied supprimé ou un calfeutrement de rail bas oublié en salle d'eau produisent fissuration des joints, épaufrures et dégradation des plaques par remontée d'eau.
NF DTU 26.1 — Travaux d'enduits de mortiers
Le NF DTU 26.1 (P1-1 cahier des clauses techniques, indice de classement P 15-201-1-1, avril 2008 ; P1-2 critères généraux de choix des matériaux ; P2 cahier des clauses spéciales) définit les règles de préparation et d'exécution des enduits épais en mortier de ciments, de chaux hydrauliques, de chaux aérienne et de mélange plâtre-chaux aérienne. Il couvre les maçonneries neuves et anciennes, le béton, le béton cellulaire autoclavé, les lattis métalliques et les maçonneries à pierres vues, et fixe les conditions climatiques d'application (+5 à +30 °C avec liant hydraulique, +8 à +30 °C pour les mortiers exclusivement à la chaux), les délais entre couches, les dosages de recette, les épaisseurs d'imperméabilisation et les tolérances de réception. Il ne traite ni les enduits minces de ragréage ou de lissage d'épaisseur inférieure ou égale à 5 mm, ni les enduits d'étanchéité et de cuvelage. Un dosage trop riche en liant hydraulique sur un support peu résistant, ou une finition plus dosée que le corps d'enduit, provoquent faïençage, décollement et sonnage creux.
NF DTU 59.1 - Revêtements de peinture en feuil mince, semi-épais ou épais
Le NF DTU 59.1 (juin 2013, indices P 74-201-1-1, P 74-201-1-2 et P 74-201-2) est la norme des travaux de revêtements de peinture, intérieurs et extérieurs, sur supports neufs comme sur anciens fonds. Il définit trois états de finition — C, B et A — la finition B étant retenue par défaut en l'absence de précision aux Documents Particuliers du Marché. Il fixe les conditions minimales d'intervention (5 à 35 °C et ≤ 80 % HR en extérieur, 8 à 35 °C et < 70 % HR en intérieur), les seuils d'humidité, de dureté SHORE C et de pH par nature de subjectile, et les méthodes de contrôle en réception.
NF DTU 60.1 - Plomberie sanitaire pour bâtiments
Le DTU 60.1 régit la conception des réseaux de distribution d'eau froide, d'eau chaude sanitaire et d'évacuation des eaux usées dans les bâtiments. Il fixe les diamètres selon débits simultanés, les pressions de service, les vitesses limites et les protections contre le gel et le bélier. Un sous-dimensionnement en colonne montante ou une absence de réservoir antibélier provoque baisses de débit et coups violents en réseau.
Informations
Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024
Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.
NF DTU 20.13 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. cloison, séparatif, non porteur, acoustique, blocs, maçonnerie, briques plâtrières, carreaux de plâtre.