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Document Technique Unifié
NF DTU 59.1

NF DTU 59.1 - Revêtements de peinture en feuil mince, semi-épais ou épais

Le NF DTU 59.1 (juin 2013, indices P 74-201-1-1, P 74-201-1-2 et P 74-201-2) est la norme des travaux de revêtements de peinture, intérieurs et extérieurs, sur supports neufs comme sur anciens fonds. Il définit trois états de finition — C, B et A — la finition B étant retenue par défaut en l'absence de précision aux Documents Particuliers du Marché. Il fixe les conditions minimales d'intervention (5 à 35 °C et ≤ 80 % HR en extérieur, 8 à 35 °C et < 70 % HR en intérieur), les seuils d'humidité, de dureté SHORE C et de pH par nature de subjectile, et les méthodes de contrôle en réception.

Domaine d'application

Revêtements de peinture en feuil mince, semi-épais ou épais, intérieur et extérieur, travaux neufs et anciens fonds

Mis à jour le 1 mars 2024
Applicable depuis le 22 juin 2013
peinture
finition
préparation
application
support
subjectile
finition A B C
enduisage
brillant spéculaire
SHORE C
P 74-201-1-1
DTU 59.1
RPE

Règles principales

Domaine d'application et exclusions

Obligatoire

1 P1-1 (P 74-201-1-1, juin 2013) propose des clauses types de spécifications de mise en œuvre pour les travaux de revêtements de peinture, à l'extérieur et à l'intérieur des bâtiments : travaux neufs de peinture et vernis sur tous subjectiles (plâtre, béton, mortiers de ciment, bois, métaux ferreux et non ferreux), y compris les travaux de décoration, et travaux de rénovation exécutés sur anciens fonds.

Applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris en climat tropical, le domaine couvrant tous les départements d'Outre-mer. Peut servir de référence pour les travaux d'entretien et pour les travaux de peinture sur ouvrages de génie civil. 1). 1. 2) est annulée et les revêtements de peinture épais (RPE) sont intégrés selon la NF EN 1062-1.

Références : NF DTU 59.1 P1-1 (P 74-201-1-1) art. 1, NF DTU 59.1 P1-2 (P 74-201-1-2), NF DTU 59.1 P2 (P 74-201-2), NF EN 1062-1, NF DTU 59.3, NF DTU 42.1

Conditions minimales d'intervention

Obligatoire

Les ouvrages ne sont exécutés que sur des subjectiles propres et dépoussiérés répondant aux prescriptions de l'article 5. Ils ne sont jamais exécutés en atmosphère susceptible de donner lieu à des condensations, ni sur des subjectiles gelés ou surchauffés, ni dans des conditions activant anormalement le séchage (vent, soleil).

Travaux extérieurs : température ambiante et température du subjectile comprises entre + 5 °C et + 35 °C ; hygrométrie ≤ 80 % HR avec une température extérieure d'au moins 5 °C. Travaux intérieurs : température comprise entre + 8 °C et + 35 °C ; hygrométrie < 70 % HR. Climat tropical : 75 % HR admis en travaux intérieurs, 90 % HR en travaux extérieurs.

1 P2 (CCS), les DPM devant alors faire état des spécifications particulières exigées pour les ouvrages recouverts. Certains produits imposent des conditions plus contraignantes, mentionnées dans la fiche descriptive du fabricant.

Références : NF DTU 59.1 P1-1 art. 7.1, NF DTU 59.1 P2 art. 3.2

États de finition C, B, A et finition spécifique

Obligatoire

Finition C : le revêtement de peinture couvre le subjectile et lui apporte un coloris, mais l'état de finition de surface reflète celui du subjectile ; des défauts locaux de pouvoir masquant et de brillance sont tolérés, embus et reprises sont admis ; critères communs à tous les subjectiles ; d'aspect poché ou structuré sur plâtre, liants hydrauliques et maçonnerie.

Finition B : la planéité générale initiale n'est pas modifiée, les altérations accidentelles sont corrigées, le rechampissage peut présenter quelques irrégularités, quelques défauts d'épiderme et quelques traces d'outils d'application sont admis.

Finition A : planéité finale satisfaisante après les travaux d'enduisage jugés nécessaires, aspect d'ensemble uniforme (légèrement poché ou lisse), faibles défauts d'aspect tolérés, rechampissage sans irrégularité (ni détrempe, ni saignement, ni remontées) ; les défauts de planéité des supports sont corrigés par enduisage pour des écarts ≤ 5 mm sous la règle de 2,00 m.

En extérieur sur maçonneries, les travaux d'enduisage éventuels ne sont exécutés que sur prescriptions des DPM. Une finition spécifique ne se définit que sur prescriptions des DPM. EN L'ABSENCE DE PRÉCISION AUX DPM, L'ÉTAT DE FINITION B EST RETENU. Note du DTU : le surfaçage au moyen d'un enduit de peinture corrige les défauts et irrégularités du support mais ne permet pas de le dresser.

Références : NF DTU 59.1 P1-1 art. 7.2.2, NF DTU 59.1 P1-1 art. 7.2.3, NF DTU 59.1 P1-1 annexes E et F, NF DTU 59.1 P2 art. 3.1

Particularités des finitions sur bois et sur métal

Obligatoire

Bois : les ouvrages neufs extérieurs en bois nécessitent impérativement des systèmes de revêtement à trois couches, la première pouvant être appliquée en atelier. L'état de finition C ne convient pas en extérieur pour les vernis, et les lasures incolores en système complet sont à proscrire en extérieur (art. 8). Sauf prescriptions des DPM, aucun travail de masticage, de bouche-porage ou d'enduisage n'est exécuté à l'extérieur.

Vernis et lasures : finition C sans exigence d'aspect, seule finition possible pour les lasures en travaux neufs extérieurs ; finition B, planéité initiale non modifiée, pores du bois visibles, quelques défauts d'aspect et traces d'outils ; finition A, défauts d'aspect et traces d'outils à peine perceptibles.

Lorsqu'un mastic d'étanchéité de vitrage à liant gras est prévu, la feuillure et la parclose doivent impérativement être protégées contre la migration des huiles et les reprises d'humidité par une couche de vernis ou de peinture d'impression — jamais par une lasure. Les pênes des serrures ne doivent pas être peints.

Métal : les défauts de planéité d'ensemble du subjectile métallique ne sont pas repris, ce qui EXCLUT la finition A. La finition C n'est utilisable qu'en intérieur, avec quelques coulures admises ; la finition B s'en distingue par l'application d'une couche intermédiaire, l'aspect obtenu restant proche de celui de la finition C.

Exceptions :

  • • Lasures en travaux neufs à l'extérieur : seule la finition C est possible
Références : NF DTU 59.1 P1-1 art. 7.2.3.2, NF DTU 59.1 P1-1 art. 7.2.3.3, NF DTU 59.1 P1-1 art. 7.7, NF DTU 59.1 P1-1 art. 7.8

Subjectiles à base de plâtre : humidité, dureté, pH et planéité

Obligatoire

Au moment de la mise en peinture (art. 1). Enduits exécutés avec du plâtre type B1, B2 ou B3 : humidité < 5 % en masse ; dureté SHORE C de moyenne > 45, tolérance locale 40 ; pH compris entre 6,5 et 10,5, ramené à 6,5-8 dans le cas d'un enduit gras.

Enduits exécutés avec du plâtre de construction type B7 (plâtre à haute dureté) : humidité < 5 % en masse ; dureté SHORE C de moyenne > 80, tolérance locale 75 ; pH entre 6,5 et 10,5. Enduits en plâtre projeté : humidité < 5 % en masse ; dureté SHORE C de moyenne > 65, tolérance locale 60 ; pH entre 6,5 et 10,5.

Moyens de contrôle : humidimètre de surface (valeur approchée), duromètre n° 3102 à embase circulaire de 1,8 cm de diamètre, solutions colorées NF T 01-011 ou papier pH. Les supports ne doivent présenter ni taches d'humidité, moisissures ou souillures biologiques, ni pulvérulence, efflorescences ou salpêtre, taches de bistre, d'huile ou de graisse, taches provenant de structures bois ou métalliques contiguës, ni inscriptions.

1) : locale, écart ≤ 1 mm sous une règle de 0,20 m déplacée en tous sens ; générale, écart ≤ 10 mm sous une règle de 2 m pour un enduit exécuté sans nu ni repère, et ≤ 5 mm sous une règle à plots de 2 m pour un enduit exécuté sur nus et repères.

État de surface d'un enduit lisse : ni pulvérulence superficielle, ni gerçure, ni craquelure, ni trou ou strie de profondeur supérieure à 1 mm, et pas de trous ou stries de profondeur inférieure à 1 mm de façon systématique ; arêtes et cueillies nettes et rectilignes.

Références : NF DTU 59.1 P1-1 art. 5.2.1, NF DTU 25.1, NF T 01-011

Supports à base de liants hydrauliques et maçonneries

Obligatoire

Prescriptions générales (art. 1) : l'humidité doit être inférieure à 5 % en masse, la pulvérulence après brossage doit être nulle, et le pH ne doit pas excéder 13. Le respect d'un délai de 4 à 5 semaines avant l'application sur un support à base de liant hydraulique permet généralement de satisfaire la condition de pH.

Les supports ne doivent présenter ni taches récentes ou anciennes d'humidité, ni moisissures ou souillures biologiques, ni efflorescences ou salpêtre après traitements, ni taches de rouille, d'huile ou de graisse, ni taches provenant de structures bois ou métal contiguës, ni inscriptions. 1 P1-2 (CGM) peut toutefois y être mis en œuvre, avec entretien régulier.

Seuils particuliers : maçonneries de blocs et murs en dalles de béton cellulaire en parement, humidité < 10 % en masse ; maçonneries pour lesquelles seule la finition C est possible quelle que soit la présentation du parement, taux d'humidité < 8 % en masse ; composants en fibres-ciment, humidité < 15 % en masse (ou valeur moindre sur prescriptions du fabricant), pH < 13, absence de pulvérulence de surface, accessoires galvanisés de bonne qualité.

Références : NF DTU 59.1 P1-1 art. 5.3, NF DTU 59.1 P1-2 (classes de revêtement), NF DTU 20.1, NF DTU 20.13

Subjectiles bois : humidité et état de surface

Obligatoire

Taux d'humidité maximaux du bois avant mise en peinture (art. 1 : 18 % pour les bois massifs exposés aux intempéries ; 12 % ± 2 % pour les panneaux extérieurs support d'un revêtement adhérent ; 12 % ± 3 % pour les bois massifs type lambris ; 10 % à 12 % pour les bois ou panneaux utilisés en intérieur ; 10 % pour les locaux les plus exigeants.

État de surface (art. 4) : la surface des éléments en bois massif doit être au moins rabotée correctement, les zones de fibres relevées poncées ; dans le cas d'une lasure, les bois bruts de sciage massifs sont admis à condition que l'état de surface soit propre pour l'application ; les panneaux contreplaqués, lattés, de particules et de fibres doivent être poncés au grain fin (100 ou 120).

Si l'ouvrage a été exposé à une reprise d'humidité après sortie d'usine ou d'atelier et avant peinture, un ponçage peut être nécessaire après séchage. La présence d'à-plats et de gerces favorisant la stagnation d'eau ou de neige nuit à la durabilité des revêtements.

Références : NF DTU 59.1 P1-1 art. 5.4, NF DTU 36.5, NF DTU 39

Travaux préparatoires et travaux d'apprêt

Obligatoire

Les travaux préparatoires ne peuvent en aucun cas se substituer à des opérations qui se révèleraient nécessaires à la remise en état des subjectiles non conformes aux prescriptions de l'article 5 (art. 1).

Ils comprennent notamment, selon la nature du subjectile : dégraissages, décapage des métaux oxydés, enlèvement de la rouille, dépolissage, élimination de la calamine (sur la métallerie de bâtiment, uniquement en atelier), égrenage, ponçage à sec, époussetage (à la brosse, pour assurer la bonne adhérence des couches), décapage pour repeindre, lavage à l'eau sous pression ou à la vapeur, détapissage, grattage, ouverture des fissures, lessivages, élimination de détrempe et de cires, décontamination des subjectiles.

Travaux d'apprêt (art. 2) : couches primaires (fonction anticorrosive sur métaux et/ou d'accrochage) ; couches d'impression, caractérisées comme isolante, hydrofuge, neutralisante, fixante (durcissante et pénétrante), régulatrice d'absorption ou spéciale ; opérations d'enduisage — rebouchages et réparations, dégrossissages (limités à 5 mm d'épaisseur de rechargement), enduisages de surface.

Trois types courants d'enduisage en plein en intérieur : ratissage (une seule passe superficielle, subjectile visible par transparence sur la quasi-totalité de la surface), non repassé (une couche en une passe, manque partiel du pouvoir masquant admis), repassé (deux passes avec ponçage ou égrenage entre passes, opacification complète). L'enduisage en extérieur ne s'exécute que sur prescriptions des DPM.

Le marouflage (bandes de calicot ou tissu à cheval sur un raccord de matériaux) ne s'exécute également que sur prescriptions des DPM.

Références : NF DTU 59.1 P1-1 art. 7.4, NF DTU 59.1 P1-1 annexe F, NF DTU 59.1 P1-2 (CGM), NF DTU 44.1

Classification du brillant spéculaire

Obligatoire

1 P1-2 (CGM), qui conduisent aux valeurs limites indicatives de brillant spéculaire Bs suivantes : très mat, Bs < 5 (angle d'incidence 85°) ; mat, Bs entre 5 et 10 (85°) ; satiné, Bs entre 10 et 60 (angles respectifs 85° et 60°) ; brillant, Bs > 60 (60°). Pour les revêtements très mats, une valeur de Bs inférieure à 3 permet de diminuer les défauts d'aspect.

EN L'ABSENCE DE PRÉCISION AUX DPM, L'ASPECT RETENU EST LE SATINÉ « MAT À MOYEN », Bs COMPRIS ENTRE 10 ET 45.

La mesure du brillant spéculaire doit être faite au plus tard dans un délai de trois mois après l'application de la peinture, ramené à un mois et demi pour les peintures alkyde ; la perte de brillant survenant après ce délai ne relève pas de la qualité des travaux de peinture.

La mesure est réalisée par référence à la NF EN ISO 2813 avec un appareil portable utilisant les angles de 60° et 85°, de façon comparative entre les revêtements à réceptionner et les surfaces de référence.

Références : NF DTU 59.1 P1-1 art. 7.2.1, NF DTU 59.1 P1-1 art. 8.3.2, NF DTU 59.1 P1-1 tableau 29, NF EN ISO 2813

Surfaces de référence et éprouvettes échantillons

Obligatoire

À l'origine des travaux de peinture, il est procédé à l'exécution de surfaces de référence qui doivent être approuvées, l'approbation étant consignée au moins dans le compte rendu de chantier (art. 1). Ces surfaces sont choisies dans des emplacements correspondant à l'exposition moyenne du chantier et comportent, par nature de travail, toutes les opérations, travaux préparatoires et applications de produits prévus aux DPM.

Il est exécuté autant de surfaces de référence qu'il y a de types de subjectiles et de systèmes de peinture. UNE SURFACE DE RÉFÉRENCE DE 10 m² EST EXÉCUTÉE POUR TOUTE SURFACE D'APPLICATION SUPÉRIEURE À 1 000 m². L'exécution générale des travaux ne peut se faire qu'après acceptation des surfaces de référence par le maître d'ouvrage, et elles sont conservées jusqu'à la réception.

Pour les vernis et peintures laque, des surfaces témoins mobiles sur éprouvettes en contreplaqué complètent les surfaces témoins fixes. Éprouvettes échantillons d'aspect (art.

2) : exécutées sur plaquettes de préférence du même matériau et état de surface que le subjectile, en trois exemplaires, signées par l'entrepreneur et le maître d'ouvrage après acceptation, conservées sur le chantier dans un local normalement aéré et éclairé mais à l'abri du soleil et jamais en permanence dans l'obscurité (les peintures alkydes y jaunissent) ; dimension de l'ordre de 200 cm², durée de validité n'excédant pas six mois.

Références : NF DTU 59.1 P1-1 art. 7.3.1, NF DTU 59.1 P1-1 art. 7.3.2

Contrôle de l'état de finition en réception

Obligatoire

L'article 8 définit les modalités des essais et vérifications à prendre en compte en l'absence d'autres spécifications des DPM, pour apprécier sur chantier la conformité des ouvrages exécutés en vue de leur réception, en cas de contestation.

Les caractéristiques vérifiées dépendent de la localisation (intérieur — locaux secs, humides ou très humides — ou extérieur) et de l'état de finition fixé par les DPM ; les spécifications figurent aux tableaux de l'annexe D.

Conditions d'observation normalisées (méthode 3) : pour les surfaces verticales, observation à 2 m environ du revêtement, orientée de 70° à 110° (angle du plan vertical d'observation avec celui de la surface observée) ; éclairage non rasant, et s'il est artificiel, situé à plus de 2 m de distance, un peu à l'arrière et au-dessus de l'observateur, d'une puissance maximale de 100 W, sans être halogène.

Dans ces conditions, la perception de reprises ou d'embus n'est admise qu'en finition C. Pour les plafonds, mêmes principes avec une distance de vision plus rapprochée et, le cas échéant, un réflecteur au-dessus de la source pour éviter la lumière rasante. Contrôle des rechampissages (méthode 4) : en finition B, la ligne peut présenter quelques irrégularités ; en finition A, elle ne présente pas d'irrégularité notable.

Références : NF DTU 59.1 P1-1 art. 8.1 à 8.3.4, NF DTU 59.1 P1-1 annexe D, NF EN ISO 3668, NF EN 20105 A02, NF EN 20105 A03

Adhérence, épaisseurs, insensibilité à l'eau et nettoyage

Obligatoire

Adhérence, méthode 5a (transposition chantier de la NF EN ISO 4624) : praticable uniquement sur surfaces planes, lisses et sèches ; sept plots de 20 mm de diamètre collés à la colle cyanoacrylique ou époxy sans solvant, périphérie incisée après consolidation, traction perpendiculaire au subjectile, contrainte moyenne fc = Fmoy / S en MPa.

Sur bois, aucune valeur ne peut être fixée : la rupture doit entraîner des fragments du subjectile. Sur subjectiles poreux, la rupture adhésive n'est pas admise, elle doit être cohésive au niveau du subjectile. Sur métaux et subjectiles non poreux, la rupture est soit adhésive, soit cohésive. Sur revêtement structuré, l'adhérence ne s'apprécie que comparativement à la surface de référence.

Méthode 5b : essai de quadrillage dérivé de la NF EN ISO 2409 sur subjectiles lisses rigides, carrés de 1, 2 ou 5 mm suivant l'épaisseur du feuil, le cliché 2 de la norme ne devant pas être dépassé, détermination renouvelée deux fois au moins.

Épaisseurs (méthodes 6) : selon NF EN ISO 2808 — comparateur ou microscope sur écaille pour liants hydrauliques et bois, appareils magnétiques pour subjectiles ferreux, jauges à courant de Foucault ou mesureurs à ultrasons pour métaux non magnétiques.

Insensibilité à l'eau (méthode 7a) : éponge synthétique de diamètre 50 mm et épaisseur 10 mm, imbibée d'eau déminéralisée, légèrement essorée et plaquée 30 min (1 h en méthode 7b) ; aucune altération sensible ne doit être constatée.

Aptitude au nettoyage (méthode 8a) : gouache terre d'ombre laissée 5 min, nettoyage à l'éponge naturelle imbibée d'eau en 10 allers-retours, rinçage et séchage 30 min ; l'effacement de la tache ne peut être exigé que pour les produits ayant un brillant spéculaire supérieur à 45 et dont l'état de finition recherché est B ou A.

Références : NF DTU 59.1 P1-1 art. 8.3.5 à 8.3.8, NF EN ISO 4624, NF EN ISO 2409, NF EN ISO 2808

Consistance du marché (partie 2 — CCS)

Obligatoire

2 du CCT ; l'application des produits définis au CCT et au CGM suivant les DPM concernant l'état de finition, l'aspect (mat, satiné, brillant, lisse, finement poché, poché ou structuré) et les coloris — en l'absence de définition, l'état de finition retenu est la finition B, également retenue en cas de non-définition de la nature des subjectiles ; le nettoyage des salissures occasionnées par l'intervention du peintre.

Sauf dispositions contraires des DPM, ne font PAS partie du marché : l'emploi en extérieur de produits de teintes dont l'indice de luminance lumineuse est inférieur à 35 % ou le coefficient d'absorption solaire supérieur à 0,7 ; les travaux à caractère décoratif au-delà des limites de l'annexe A ; l'exécution de travaux de finition spécifique ; les ponçages à l'abrasif à l'eau et ponçages spéciaux ; la remise en état des subjectiles, y compris le décapage des revêtements organiques existants et la reprise des joints renforcés des plaques de plâtre ; les enduisages en extérieur ; la mise en œuvre de mastics ou d'armatures pour raccords d'étanchéité ou de matériaux ; la mise à la teinte sur chantier ; le panneautage des grandes surfaces ; l'impression des feuillures à verre et de la face interne des parcloses bois (due par le menuisier).

Références : NF DTU 59.1 P2 (P 74-201-2) art. 1, NF DTU 59.1 P2 art. 3.1, NF DTU 59.1 P2 art. 3.2, NF P 03-001, FD T 30-806

Peintures minérales, badigeons et locaux très humides

Obligatoire

1 P1-2 (CGM). Leur mise en œuvre ne doit se faire par nature que sur des supports minéraux afin d'en préserver la perméabilité à la vapeur d'eau, et nécessite des précautions particulières d'emploi à convenir avec le fournisseur des produits. 1, auquel il convient de se reporter pour la nature des produits et leurs conditions de mise en œuvre.

Locaux à ambiance très humide visés par l'article 1 : douches collectives (plusieurs personnes à la fois dans le même local, par exemple stades ou gymnases), cuisines ou sanitaires collectifs si le nettoyage est prévu au jet d'eau sous haute pression, piscines hors parois de bassin, laveries industrielles, centres aquatiques, balnéothérapie — les produits mis en œuvre doivent y répondre à des exigences renforcées.

1 distingue quatre localisations pour la vérification : intérieur en pièces ou locaux secs, humides, très humides, et extérieur. Application sur grandes surfaces (art. 4) : il convient de partager la surface à revêtir en panneaux recouvrables en application continue pour pallier les risques d'apparition de reprises après séchage. Délai de recouvrement (art.

2) : déterminé par l'entrepreneur en fonction de la nature du liant du produit de peinture et des conditions thermo-hygrométriques.

Références : NF DTU 59.1 P1-1 art. 1, NF DTU 59.1 P1-1 art. 7.6, NF DTU 59.1 P1-2 (CGM), NF DTU 26.1

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Température d'application — travaux extérieurs + 5 °C à + 35 °C Art. 7.1 — température ambiante ET température du subjectile
Hygrométrie — travaux extérieurs ≤ 80 % HR Art. 7.1 — avec une température extérieure d'au moins 5 °C ; 90 % HR admis en climat tropical
Température d'application — travaux intérieurs + 8 °C à + 35 °C Art. 7.1 — jamais en atmosphère susceptible de donner lieu à des condensations
Hygrométrie — travaux intérieurs < 70 % HR Art. 7.1 — 75 % HR admis en climat tropical
Humidité des subjectiles plâtre et liants hydrauliques < 5 % en masse Art. 5.2.1 et 5.3.1 — humidimètre de surface (valeur approchée) ; pulvérulence nulle après brossage
pH des supports à base de liant hydraulique ≤ 13 Art. 5.3.1 — un délai de 4 à 5 semaines avant application permet généralement de le satisfaire
pH des enduits de plâtre 6,5 à 10,5 (6,5 à 8 sur enduit gras) Art. 5.2.1 — mesure par solutions colorées NF T 01-011 ou papier pH
Dureté SHORE C des enduits de plâtre B1/B2/B3 Moyenne > 45, tolérance locale 40 Art. 5.2.1 — duromètre n° 3102 à embase circulaire de 1,8 cm de diamètre
Dureté SHORE C du plâtre B7 (haute dureté) Moyenne > 80, tolérance locale 75 Art. 5.2.1 — humidité également < 5 % en masse
Dureté SHORE C des enduits en plâtre projeté Moyenne > 65, tolérance locale 60 Art. 5.2.1 — pH entre 6,5 et 10,5
Planéité locale de l'enduit plâtre ≤ 1 mm sous une règle de 0,20 m Art. 5.2.1.2.1.1 — règle déplacée en tous sens (prescription issue du NF DTU 25.1)
Planéité générale de l'enduit plâtre ≤ 10 mm (sans nu ni repère) / ≤ 5 mm (sur nus et repères) Art. 5.2.1.2.1.2 — règle de 2 m, ou règle à plots de 2 m sur nus et repères
Correction des défauts de planéité en finition A Écarts ≤ 5 mm sous la règle de 2,00 m Art. 7.2.3.1.3 — le surfaçage à l'enduit de peinture corrige mais ne dresse pas le support
Humidité des bois massifs exposés aux intempéries ≤ 18 % Art. 5.4.3.2 — 12 % ± 2 % pour panneaux extérieurs support d'un revêtement adhérent
Humidité des bois et panneaux en intérieur 10 % à 12 % Art. 5.4.3.2 — 12 % ± 3 % pour les bois massifs type lambris
Épaisseur maximale de rechargement en dégrossissage ≤ 5 mm Art. 7.4.2.3.2 — limite des possibilités de rechargement à l'enduit de peinture
Délai de mesure du brillant spéculaire ≤ 3 mois après application (1 mois et demi pour les peintures alkyde) Art. 7.2.1 — au-delà, la perte de brillant ne relève plus de la qualité des travaux
Distance et angle d'observation en réception (surfaces verticales) 2 m environ, orientation de 70° à 110° Art. 8.3.3 — éclairage non rasant, artificiel à plus de 2 m, ≤ 100 W, non halogène

Dimensions réglementaires

Brillant spéculaire Bs — classification

Dimension : Valeurs limites indicatives
Minimum : Très mat : Bs < 5 (85°)
Maximum : Brillant : Bs > 60 (60°)

Art. 7.2.1 : mat 5 à 10 (85°), satiné 10 à 60 (85° et 60°). En l'absence de précision aux DPM : satiné mat à moyen, Bs de 10 à 45.

Surface de référence (ouvrage témoin)

Dimension : Surface exécutée
Minimum : 10 m²
Maximum :

Art. 7.3.1 : pour toute surface d'application supérieure à 1 000 m². Autant de surfaces qu'il y a de types de subjectiles et de systèmes de peinture ; conservées jusqu'à la réception.

Éprouvette échantillon d'aspect

Dimension : Dimension et validité
Minimum : Ordre de 200 cm²
Maximum : Durée de validité ≤ 6 mois

Art. 7.3.2 : établie en trois exemplaires, signée après acceptation, conservée à l'abri du soleil mais jamais en permanence dans l'obscurité.

Zone non recouvrable en pied de façade

Dimension : Hauteur depuis le sol
Minimum : 0,25 m
Maximum :

Art. 5.3.1 : remontées d'humidité prévisibles sans coupure de capillarité. Revêtement de classe D2 (CGM) admis avec entretien régulier.

Plots d'essai d'adhérence (méthode 5a)

Dimension : Diamètre et nombre
Minimum : 7 plots de 20 mm de diamètre
Maximum :

Art. 8.3.5.1 : colle cyanoacrylique ou époxy sans solvant, traction perpendiculaire, fc = Fmoy / S en MPa. Praticable uniquement sur surfaces planes, lisses et sèches.

Quadrillage d'adhérence (méthode 5b)

Dimension : Dimension des carrés
Minimum : 1 mm
Maximum : 5 mm

Art. 8.3.5.2 : 1, 2 ou 5 mm suivant l'épaisseur du feuil ; le cliché 2 de la NF EN ISO 2409 ne doit pas être dépassé ; essai renouvelé deux fois au moins.

Éponge d'essai d'insensibilité à l'eau

Dimension : Dimensions et durée
Minimum : Diamètre 50 mm, épaisseur 10 mm
Maximum : 30 min (méthode 7a) / 1 h (méthode 7b)

Art. 8.3.7 : éponge synthétique imbibée d'eau déminéralisée à température ambiante, légèrement essorée. Aucune altération sensible ne doit être constatée.

Seuil d'exigence de l'aptitude au nettoyage

Dimension : Brillant spéculaire et état de finition
Minimum : Bs > 45
Maximum : État de finition B ou A

Art. 8.3.8.1 : hors de ces conditions, l'effacement de la tache ne peut pas être exigé.

Humidité maximale des subjectiles

Dimension : Taux en masse
Minimum : 5 % (plâtre, liants hydrauliques et maçonnerie)
Maximum : 15 % (fibres-ciment)

Art. 5.2.1, 5.3.1, 5.3.4 et 5.3.7 : 8 % pour les maçonneries n'admettant que la finition C, 10 % pour le béton cellulaire en blocs ou dalles, 15 % pour les fibres-ciment (pH < 13).

Humidité maximale des bois

Dimension : Taux d'humidité
Minimum : 10 % (locaux les plus exigeants)
Maximum : 18 % (bois massifs exposés aux intempéries)

Art. 5.4.3.2 : 12 % ± 2 % panneaux extérieurs support d'un revêtement adhérent, 12 % ± 3 % bois massifs type lambris, 10 à 12 % bois et panneaux en intérieur.

Système de revêtement sur bois neuf extérieur

Dimension : Nombre de couches
Minimum : 3 couches
Maximum :

Art. 7.2.3.2 : impératif, la première couche pouvant être appliquée en atelier. Finition C exclue en extérieur pour les vernis ; lasures incolores en système complet proscrites en extérieur.

Ponçage des panneaux dérivés du bois

Dimension : Grain d'abrasif
Minimum : 100
Maximum : 120

Art. 5.4.3.4 : panneaux contreplaqués, lattés, de particules et de fibres poncés au grain fin.

Comprendre NF DTU 59.1

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 59.1, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 59.1 couvre : Revêtements de peinture en feuil mince, semi-épais ou épais, intérieur et extérieur, travaux neufs et anciens fonds. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 59.1

Le NF DTU 59.1 est la norme française des travaux de revêtements de peinture. Sa version en vigueur date de juin 2013 : la partie 1-1 (cahier des clauses techniques types, indice de classement P 74-201-1-1, datée du 22 juin 2013) et la partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux, P 74-201-1-2) remplacent les normes NF P 74-201-1 (DTU 59.1) d'octobre 1994 et son amendement A1 d'octobre 2000, ainsi que la NF P 74-202-1 (DTU 59.2) de mai 1993 et ses amendements A1 de juillet 2000 et A2 d'octobre 2000. Avec la partie 2 (P 74-201-2, cahier des clauses spéciales), elles remplacent également la NF P 74-201-2 d'octobre 1994 et son amendement A1. Un second tirage de septembre 2014 a corrigé le tableau 15.

La révision de 2013 a une conséquence pratique majeure : le NF DTU 59.2, qui traitait des revêtements plastiques épais, a été annulé, et le NF DTU 59.1 intègre désormais les prescriptions relatives aux « revêtements de peinture épais » (RPE) selon la NF EN 1062-1. En corollaire, les enduits de parement plastiques qui relevaient d'Avis Techniques sont désormais visés en qualité de « finitions organiques » dans le NF DTU 26.1, et les RPE ne peuvent plus remplir les mêmes fonctions que la couche de finition d'un enduit traditionnel conforme au NF DTU 26.1.

Le domaine d'application couvre l'extérieur et l'intérieur des bâtiments, pour les travaux neufs de peinture et vernis sur tous subjectiles — plâtre, béton, mortiers de ciment, bois, métaux ferreux et non ferreux — y compris les travaux de décoration, ainsi que pour les travaux de rénovation exécutés sur anciens fonds. Le document est applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris en climat tropical, et couvre donc tous les départements d'Outre-mer. Il peut servir de référence pour les travaux d'entretien et pour les travaux de peinture sur ouvrages de génie civil. Il ne s'applique pas aux subjectiles de sols, qui relèvent du NF DTU 59.3, ni aux réfections de façade en service par revêtement d'imperméabilité, qui relèvent du NF DTU 42.1.

Comprendre en détail NF DTU 59.1

Les trois parties du NF DTU 59.1 et ce qu'elles contiennent

La partie 1-1 (P 74-201-1-1) est le cahier des clauses techniques types. Elle est organisée en huit articles : domaine d'application, références normatives, termes et définitions, matériaux (produits de peinture et connexes), exécution des travaux quant aux subjectiles à peindre (article 5), spécification de travaux en fonction des subjectiles (article 6, qui contient les tableaux 1 à 28), exécution des travaux quant aux conditions de réalisation des revêtements (article 7), et essais et vérifications (article 8). Sept annexes complètent le texte, dont l'annexe D (spécifications par localisation et état de finition), l'annexe E (tableau synthétique des états de finition) et l'annexe F (récapitulatif des opérations d'enduisage en intérieur selon le niveau de finition visé).

La partie 1-2 (P 74-201-1-2) est le cahier des critères généraux de choix des matériaux : c'est elle qui définit les produits de peinture admissibles, leurs classes de performance, les mastics et les produits connexes. C'est la partie à citer au CCTP lorsqu'on veut imposer une classe de produit, par exemple un revêtement de classe D2 en soubassement de façade.

La partie 2 (P 74-201-2) est le cahier des clauses spéciales. Son article 3 détaille la consistance des travaux : reconnaissance des subjectiles, fourniture des produits, de l'outillage, du matériel d'exécution et des échafaudages, mise en peinture des surfaces de référence et des éprouvettes mobiles, application des produits, et nettoyage des salissures occasionnées par l'intervention du peintre. Il précise également ce qui ne fait pas partie du marché sauf DPM contraires : enduisages en extérieur, remise en état des subjectiles (dont le décapage des revêtements organiques existants et la reprise des joints renforcés des plaques de plâtre), mise à la teinte sur chantier, panneautage des grandes surfaces, ponçages à l'abrasif à l'eau et ponçages spéciaux, travaux de finition spécifique.

Conditions minimales d'intervention : températures et hygrométrie

L'article 7.1 est le premier point de contrôle en réunion de chantier. Les ouvrages de peinture, vernis, enduits et préparations assimilées ne sont exécutés que sur des subjectiles propres et dépoussiérés, répondant aux prescriptions de l'article 5. Ils ne sont jamais exécutés en atmosphère susceptible de donner lieu à des condensations, ni sur des subjectiles gelés ou surchauffés, ni de façon générale dans des conditions activant anormalement le séchage — vent, soleil.

En travaux extérieurs, la température ambiante ainsi que celle du subjectile doivent être comprises entre + 5 °C et + 35 °C, et l'hygrométrie ne doit pas être supérieure à 80 % HR avec une température extérieure d'au moins 5 °C. En travaux intérieurs, la température doit être comprise entre + 8 °C et + 35 °C et l'hygrométrie inférieure à 70 % HR. En climat tropical, compte tenu des températures moyennes extérieures relativement élevées, on peut admettre 75 % HR pour les travaux intérieurs et 90 % HR pour les travaux extérieurs. Certains produits nécessitent des conditions particulières plus contraignantes, qui font alors l'objet d'une mention dans la fiche descriptive du fabricant.

Une prescription méconnue concerne les teintes extérieures : les teintes dont l'indice de luminance Y est supérieur à 35 % ou dont le coefficient d'absorption du rayonnement solaire est inférieur à 0,7 sont admises sur tous supports ; les autres teintes sont à proscrire, sauf application de l'article 3.2 du NF DTU 59.1 P2 (CCS). La partie 2 confirme que l'emploi en extérieur de produits de teintes dont l'indice de luminance lumineuse est inférieur à 35 % ou dont le coefficient d'absorption solaire est supérieur à 0,7 ne fait pas partie du marché ; si de tels produits sont prescrits aux DPM, ceux-ci doivent faire état des spécifications particulières exigées pour les ouvrages recouverts, en raison des sollicitations thermiques importantes qui en résultent. C'est le point à opposer à un maître d'ouvrage qui veut du gris anthracite sur une façade isolée par l'extérieur.

Les états de finition C, B et A : ce que dit vraiment le texte

Le NF DTU 59.1 définit trois états de finition, du moins exigeant au plus exigeant : C, B puis A — l'ordre inverse de ce que l'on lit souvent. En finition C, le revêtement de peinture couvre le subjectile et lui apporte un coloris, mais l'état de finition de surface reflète celui du subjectile ; des défauts locaux de pouvoir masquant et de brillance sont tolérés, embus et reprises sont admis. Les critères de cet état de finition sont communs à tous les subjectiles.

Sur subjectiles à base de plâtre, de liants hydrauliques ou de maçonnerie, la finition C est d'aspect poché ou structuré. La finition B ne modifie pas la planéité générale initiale ; les altérations accidentelles sont corrigées, le rechampissage peut présenter quelques irrégularités, l'aspect reste poché ou structuré et quelques défauts d'épiderme et quelques traces d'outils d'application sont admis. La finition A exige une planéité finale satisfaisante après les travaux d'enduisage jugés nécessaires : l'aspect d'ensemble est uniforme, soit légèrement poché, soit lisse, de faibles défauts d'aspect étant tolérés, et le rechampissage ne présente ni irrégularité, ni détrempe, ni saignement, ni remontées.

La valeur chiffrée à connaître figure au 7.2.3.1.3 : en finition A, les défauts de planéité des supports sont corrigés par enduisage pour des écarts inférieurs ou égaux à 5 mm sous la règle de 2,00 m. Le DTU ajoute une note qui règle beaucoup de litiges : le surfaçage au moyen d'un enduit de peinture corrige les défauts et irrégularités du support, mais il ne permet pas de le dresser. Autrement dit, une cloison hors tolérance ne se rattrape pas par le lot peinture. Enfin, en l'absence de précision aux Documents Particuliers du Marché, c'est l'état de finition B qui est retenu — la partie 2 le confirme, y compris en cas de non-définition de la nature des subjectiles.

Finitions sur bois et sur métal : des règles différentes

Sur subjectiles bois, le DTU pose une règle impérative pour le neuf extérieur : les ouvrages neufs extérieurs en bois nécessitent impérativement des systèmes de revêtement à trois couches, la première pouvant être appliquée en atelier. L'état de finition C ne convient pas en extérieur pour les vernis, et les lasures incolores en système complet sont à proscrire en extérieur (article 7.8). Sauf prescriptions des DPM, aucun travail de masticage, de bouche-porage ou d'enduisage n'est exécuté à l'extérieur, et la surface du système reflète celle du subjectile.

Pour les vernis et lasures, la finition C est sans exigence d'aspect de finition et constitue la seule finition possible pour les lasures utilisées en travaux neufs à l'extérieur ; la finition B ne modifie pas la planéité initiale, les pores du bois restent visibles et quelques défauts d'aspect et traces d'outils sont admis ; en finition A, les défauts d'aspect et les traces d'outils sont à peine perceptibles. Deux points de coordination inter-lots figurent aussi au texte : lorsqu'on applique un mastic d'étanchéité de vitrage à liant gras, il est impératif de protéger la feuillure et la parclose contre la migration des huiles et les reprises d'humidité, par une couche de vernis ou de peinture d'impression — jamais par une lasure ; et les pênes des serrures ne doivent pas être peints.

Sur subjectiles métalliques, l'article 7.2.3.3 est net : les défauts de planéité d'ensemble du subjectile métallique ne sont pas repris, ce qui exclut la finition A. La finition C n'est utilisable qu'en intérieur et quelques coulures y sont admises. La finition B se distingue de la finition C par l'application d'une couche intermédiaire, l'aspect obtenu restant proche de celui de la finition C. Prescrire une « finition A » sur une menuiserie métallique ou une charpente acier est donc contraire au DTU.

Subjectiles plâtre : humidité, dureté SHORE C et pH

L'article 5.2.1 fixe des seuils opposables au moment de la mise en peinture. Pour les enduits exécutés avec du plâtre type B1, B2 ou B3 : humidité inférieure à 5 % en masse, dureté SHORE C de moyenne supérieure à 45 avec une tolérance locale de 40, et pH compris entre 6,5 et 10,5 — ramené à 6,5-8 dans le cas d'un enduit gras. Pour les enduits exécutés avec du plâtre de construction type B7 (plâtre à haute dureté) : humidité inférieure à 5 % en masse, dureté SHORE C de moyenne supérieure à 80 avec tolérance locale de 75, pH entre 6,5 et 10,5. Pour les enduits en plâtre projeté : humidité inférieure à 5 % en masse, dureté SHORE C de moyenne supérieure à 65 avec tolérance locale de 60, pH entre 6,5 et 10,5.

Le DTU précise les moyens de contrôle : sur chantier, l'humidimètre de surface donne une valeur approchée ; le contrôle de la dureté SHORE C se fait avec un duromètre n° 3102 à embase circulaire de 1,8 cm de diamètre ; le pH se mesure à l'aide des solutions colorées de la NF T 01-011 ou à l'aide de papier pH. Ces trois mesures sont réalisables en une visite de chantier et permettent de refuser une mise en peinture prématurée en toute objectivité.

Le texte reprend également, depuis le NF DTU 25.1, les tolérances de planéité de l'enduit plâtre. Planéité locale : une règle de 0,20 m appliquée sur l'enduit et déplacée en tous sens ne doit pas faire apparaître, entre le point le plus saillant et le point le plus en retrait, un écart supérieur à 1 mm. Planéité générale : pour un enduit exécuté sans nu ni repère, une règle de 2 m ne doit pas faire apparaître un écart supérieur à 10 mm ; pour un enduit exécuté sur nus et repères, une règle à plots de 2 m ne doit pas faire apparaître un écart supérieur à 5 mm. Côté état de surface, un enduit plâtre d'aspect lisse ne doit présenter ni pulvérulence superficielle, ni gerçure, ni craquelure, ni trou ou strie de profondeur supérieure à 1 mm, et ne doit pas présenter de façon systématique de trous ou stries de profondeur inférieure à 1 mm.

Subjectiles liants hydrauliques, maçonneries et fibres-ciment

L'article 5.3.1 fixe pour les supports à base de liants hydrauliques — mortiers, béton, béton cellulaire — et de maçonnerie trois conditions cumulatives : l'humidité doit être inférieure à 5 % en masse, la pulvérulence après brossage doit être nulle, et le pH ne doit pas excéder 13. Le DTU donne une indication de délai très utile en planning : le respect d'un délai de 4 à 5 semaines avant l'application sur un support à base de liant hydraulique permet généralement de satisfaire à la condition de pH. Les supports ne doivent présenter ni taches récentes ou anciennes d'humidité, ni moisissures ou souillures biologiques, ni efflorescences ou salpêtre après traitements, ni taches de rouille, d'huile ou de graisse, ni taches provenant de structures bois ou métal contiguës, ni inscriptions.

Deux zones ne doivent pas être recouvertes : les joints de dilatation des constructions, et les soubassements des murs de façades à moins de 0,25 m du sol, en raison des remontées d'humidité prévisibles sans coupure de capillarité. Il est toutefois possible d'y mettre en œuvre un revêtement de classe D2 au sens de la partie 1-2, dont l'entretien devra être effectué régulièrement.

Les seuils d'humidité varient ensuite par famille de support : maçonneries de blocs de béton cellulaire en parement et murs en dalles, humidité inférieure à 10 % en masse ; maçonneries pour lesquelles seule la finition C est possible quelle que soit la présentation du parement, taux d'humidité inférieur à 8 % en masse ; composants en fibres-ciment, humidité inférieure à 15 % en masse — ou valeur moindre sur prescriptions particulières du fabricant — avec un pH inférieur à 13, aucune pulvérulence de surface et des accessoires galvanisés de bonne qualité. Pour le béton cellulaire, le DTU distingue par ailleurs deux qualités d'exécution de la maçonnerie brute, courante et soignée, l'exécution courante étant réservée aux parois de locaux utilitaires.

Subjectiles bois : taux d'humidité maximaux

L'article 5.4.3.2 donne les cinq seuils d'humidité du bois qu'un maître d'œuvre doit vérifier avant de valider une mise en peinture : 18 % pour les bois massifs exposés aux intempéries ; 12 % ± 2 % pour les panneaux extérieurs support d'un revêtement adhérent ; 12 % ± 3 % pour les bois massifs type lambris ; 10 % à 12 % pour les bois ou panneaux utilisés en intérieur ; 10 % pour les locaux les plus exigeants. Ces valeurs tiennent compte d'une mise en œuvre dans les conditions thermo-hygrométriques de l'article 7.1.

Côté état de surface, la surface des éléments en bois massif doit être au moins rabotée correctement, les zones de fibres relevées étant poncées. Dans le cas d'une lasure, on admet les bois bruts de sciage massifs, à condition que l'état de surface soit propre pour l'application. Les panneaux contreplaqués, lattés, de particules et de fibres doivent être poncés au grain fin, 100 ou 120. Si l'ouvrage a été exposé à une reprise d'humidité après sortie d'usine ou d'atelier et avant peinture, un ponçage peut être nécessaire après séchage.

Le DTU rappelle que la présence d'à-plats et de gerces favorisant la stagnation d'eau ou de neige nuit à la durabilité des revêtements — un point de conception, pas d'exécution : c'est au stade du dessin des menuiseries et des habillages extérieurs que l'on évite les surfaces horizontales non pentées. Il note également que les menuiseries sous marque CTB sont protégées contre les reprises d'humidité à leur sortie d'usine.

Travaux préparatoires et travaux d'apprêt

L'article 7.4 distingue les travaux préparatoires et les travaux d'apprêt. Les travaux préparatoires ne peuvent en aucun cas se substituer à des opérations qui se révèleraient nécessaires à la remise en état des subjectiles non conformes aux prescriptions de l'article 5 — c'est la phrase à opposer lorsqu'on demande au peintre de « rattraper » un support hors tolérance. Ils comprennent notamment, selon la nature du subjectile : dégraissages, décapage des métaux oxydés, enlèvement de la rouille, dépolissage, élimination de la calamine (qui, sur la métallerie de bâtiment, ne peut s'effectuer qu'en atelier), égrenage, ponçage à sec, époussetage, décapage pour repeindre, lavage à l'eau sous pression ou à la vapeur, détapissage, grattage, ouverture des fissures, lessivages, élimination de détrempe et de cires, décontamination des subjectiles.

Les travaux d'apprêt comprennent les couches primaires (fonction anticorrosive sur métaux et/ou d'accrochage), les couches d'impression et les opérations d'enduisage. Le DTU caractérise six types d'impressions : isolante (pellicule continue s'opposant au transfert de matières et à l'apparition de taches de bistre, crayons gras, bitume — le caractère isolant ne pouvant être obtenu qu'avec une application sur subjectile sec et dans des locaux non humides), hydrofuge, neutralisante, fixante (durcissante et pénétrante, pour des fonds superficiellement pulvérulents ou sensibles à la détrempe), régulatrice d'absorption, et impressions spéciales.

Les opérations d'enduisage se déclinent en rebouchages et réparations, dégrossissages et enduisages de surface. Le dégrossissage, opération de ragréage discontinue sur subjectiles à base de liants hydrauliques ou de maçonnerie, est limité par les possibilités de rechargement à l'enduit de peinture, c'est-à-dire jusqu'à 5 mm d'épaisseur. Trois types courants d'enduisage en plein sont définis en intérieur : l'enduisage de ratissage (dit aussi bouche-porage, une seule passe superficielle, le subjectile pouvant rester visible par transparence sur la quasi-totalité de sa surface), l'enduisage non repassé (une couche en une seule passe, avec manque partiel du pouvoir masquant et irrégularités de surface admis), et l'enduisage repassé (deux passes avec ponçage ou égrenage entre passes, conduisant à une opacification complète). L'enduisage en extérieur ne s'exécute que sur prescriptions des DPM.

Brillant spéculaire : la valeur par défaut et le délai de mesure

L'article 7.2.1 fixe le niveau de brillant par le maître d'ouvrage, avec les valeurs limites indicatives de brillant spéculaire Bs suivantes : très mat, Bs inférieur à 5 sous un angle d'incidence de 85° ; mat, Bs compris entre 5 et 10 à 85° ; satiné, Bs compris entre 10 et 60 aux angles d'incidence respectifs de 85° et 60° ; brillant, Bs supérieur à 60 à 60°. Une note précise que pour les revêtements très mats, une valeur de Bs inférieure à 3 permet de diminuer les défauts d'aspect.

En l'absence de précision aux Documents Particuliers du Marché, l'aspect retenu est le satiné « mat à moyen », avec un Bs compris entre 10 et 45. C'est une valeur à connaître : elle règle la question de l'aspect lorsque le CCTP est muet, et elle diffère de ce que le maître d'ouvrage imagine souvent en visualisant une peinture « mate » de catalogue.

La mesure du brillant spéculaire doit être faite au plus tard dans un délai de trois mois après l'application de la peinture, ramené à un mois et demi pour les peintures alkyde. Le DTU explique pourquoi : la perte de brillant spéculaire survenant après ce délai de trois mois ne relève pas de la qualité des travaux de peinture, car elle est fonction non seulement de la qualité de la peinture mais également de la nature du subjectile, des conditions climatiques d'environnement et des conditions d'utilisation des locaux. Passé ce délai, une réclamation sur le brillant n'est plus recevable au titre du DTU.

Surfaces de référence et éprouvettes échantillons

L'article 7.3.1 impose qu'à l'origine des travaux de peinture, il soit procédé à l'exécution de surfaces de référence qui doivent être approuvées, l'approbation étant consignée au moins dans le compte rendu de chantier. Ces surfaces sont choisies dans des emplacements correspondant à l'exposition moyenne du chantier considéré, et leur exécution comporte, par nature de travail, toutes les opérations, travaux préparatoires et applications de produits prévus aux DPM. Il est exécuté autant de surfaces de référence qu'il y a de types de subjectiles et de systèmes de peinture.

Une valeur chiffrée s'applique aux grands chantiers : une surface de référence de 10 m² est exécutée pour toute surface d'application supérieure à 1 000 m². L'exécution générale des travaux ne peut se faire qu'après acceptation des surfaces de référence par le maître d'ouvrage, et ces surfaces sont conservées jusqu'à la réception des travaux. Pour les travaux de vernis et de peinture laque, les surfaces témoins fixes sont complétées par des surfaces témoins mobiles exécutées sur éprouvettes en contreplaqué, conservées par le maître d'ouvrage jusqu'à la réception pour confronter leur qualité de brillance.

L'éprouvette échantillon d'aspect (brillant, texture, couleur) peut être exécutée à la demande du maître d'ouvrage sur des plaquettes constituées de préférence du même matériau et du même état de surface que le subjectile, établies en trois exemplaires. Après acceptation, l'éprouvette retenue est signée par l'entrepreneur et le maître d'ouvrage, puis conservée sur le chantier dans un local normalement aéré et éclairé mais à l'abri du soleil — jamais en permanence dans l'obscurité, les peintures alkydes jaunissant dans ces conditions. Sa dimension doit être de l'ordre de 200 cm² et sa durée de validité n'excède pas six mois.

Article 8 : les huit méthodes de contrôle en réception

L'article 8 définit les modalités des essais et vérifications à prendre en compte, en l'absence d'autres spécifications des DPM, pour apprécier sur chantier la conformité des ouvrages exécutés en vue de leur réception, en cas de contestation. Les caractéristiques vérifiées dépendent de deux paramètres : la localisation — intérieur en pièces ou locaux secs, humides ou très humides, et extérieur — et l'état de finition recherché, fixé par les DPM. Les spécifications correspondantes figurent aux tableaux de l'annexe D.

Huit méthodes sont définies. Pour l'aspect de surface : appréciation visuelle de la couleur (méthode 1, selon NF EN ISO 3668, avec l'échelle des gris NF EN 20105 A02 et A03), mesure du brillant spéculaire (méthode 2, par référence à la NF EN ISO 2813 avec un appareil portable utilisant les angles de 60° et 85°), contrôle de l'état de finition (méthode 3) et contrôle des rechampissages (méthode 4). Pour les caractéristiques physiques et d'aptitude à l'usage : contrôle de l'adhérence (méthodes 5), contrôle des épaisseurs (méthodes 6, conformément à la NF EN ISO 2808), insensibilité à l'eau (méthodes 7) et aptitude au nettoyage (méthodes 8).

Les conditions d'observation de la méthode 3 sont normalisées et méritent d'être connues avant toute visite de réception : pour les surfaces verticales, l'observation se fait à 2 m environ du revêtement, orientée de 70° à 110° par rapport au plan de la surface observée ; l'éclairage n'est pas rasant et, lorsqu'il est artificiel, il est situé à plus de 2 m de distance, un peu à l'arrière et au-dessus de l'observateur, d'une puissance maximale de 100 W, sans être halogène. Dans ces conditions, la perception de reprises ou d'embus n'est admise qu'en finition C. Pour les plafonds, la distance de vision est plus rapprochée et un réflecteur peut être nécessaire au-dessus de la source pour éviter la lumière rasante. Une réception faite en éclairage rasant, lampe torche à la main, n'est pas conforme au DTU.

Adhérence, insensibilité à l'eau et aptitude au nettoyage

La méthode 5a est une transposition « chantier » de la NF EN ISO 4624 : elle ne peut être pratiquée que sur des surfaces planes, lisses et sèches. On colle sept plots de 20 mm de diamètre à l'aide d'une colle cyanoacrylique ou époxy sans solvant, on incise la périphérie du collage après consolidation, puis on exerce sur le plot une traction perpendiculaire au subjectile en notant la force nécessaire à l'arrachement. La contrainte moyenne fc = Fmoy / S s'exprime en MPa. Sur bois, aucune valeur ne peut être fixée : la rupture doit entraîner des fragments du subjectile. Sur subjectiles poreux, la rupture adhésive n'est pas admise, elle doit être cohésive au niveau du subjectile. Sur métaux et subjectiles non poreux, la rupture est soit adhésive, soit cohésive. La méthode 5b, essai de quadrillage dérivé de la NF EN ISO 2409 sur subjectiles lisses rigides, utilise des carrés de 1, 2 ou 5 mm suivant l'épaisseur du feuil, le cliché 2 de la norme ne devant pas être dépassé, la détermination étant renouvelée deux fois au moins.

L'insensibilité à l'eau (méthode 7a) consiste à mettre en contact du revêtement une éponge synthétique de dimensions proches de 50 mm de diamètre et 10 mm d'épaisseur, imbibée d'eau déminéralisée à température ambiante, légèrement essorée et plaquée contre le revêtement pendant 30 minutes à l'aide d'un verre de montre et d'un ruban adhésif. À l'issue, on examine sans délai le revêtement et l'on juge à l'ongle la différence de dureté entre la zone en contact et celle non soumise à l'essai : aucune altération sensible ne doit être constatée. La méthode 7b est identique mais porte la durée d'application à 1 heure.

L'aptitude au nettoyage (méthode 8a) consiste à tacher la peinture avec une gouache de coloris terre d'ombre, à laisser agir 5 minutes, puis à nettoyer avec une éponge naturelle imbibée d'eau ; après 10 allers et retours, on rince à l'eau claire et on laisse sécher 30 minutes avant de noter la disparition éventuelle de la tache. Le DTU pose une limite claire : l'effacement de la tache ne peut être exigé que pour les produits de peinture ayant un brillant spéculaire supérieur à 45 et dont l'état de finition recherché est B ou A. Exiger le nettoyage d'un mur mat en finition C est donc hors DTU. La méthode 8b remplace la gouache par de la terre d'ombre naturelle à l'huile.

Locaux très humides et cas d'exclusion

L'article 1 vise expressément les locaux dont les conditions d'utilisation occasionnent une ambiance très humide : douches collectives (plusieurs personnes à la fois dans le même local, comme dans les stades ou gymnases), cuisines ou sanitaires collectifs si le nettoyage est prévu au jet d'eau sous haute pression, piscines hors parois de bassin, laveries industrielles, centres aquatiques, balnéothérapie. Dans ces locaux, les produits mis en œuvre doivent répondre à des exigences renforcées, et l'article 8.2.1 classe séparément, pour la vérification, les pièces ou locaux secs, humides et très humides.

Le NF DTU 59.1 ne s'applique pas aux subjectiles de sols, qui relèvent du NF DTU 59.3, ni aux réfections de façade en service par revêtement d'imperméabilité, qui relèvent du NF DTU 42.1. Les travaux sur enduits de plâtre extérieurs ne sont visés que sur maçonneries anciennes lorsqu'il s'agit d'une réfection complète de l'enduit de façade à l'aide d'un mortier de plâtre et chaux aérienne conformément au NF DTU 26.1 ; les travaux sur enduits de plâtre extérieurs réparés partiellement ne sont pas visés et sont à effectuer selon le NF DTU 42.1.

Enfin, l'exécution des badigeons à la chaux aérienne (CAEB) ou hydraulique naturelle (XHN) ne relève pas du NF DTU 59.1 mais du NF DTU 26.1. Les peintures à la chaux et les peintures minérales en général, définies dans la partie 1-2, ne doivent par nature se mettre en œuvre que sur des supports minéraux afin d'en préserver la perméabilité à la vapeur d'eau — un point décisif en rénovation de bâti ancien, où l'application d'un film organique étanche sur une maçonnerie de pierre ou de terre crue provoque des désordres d'humidité en quelques saisons.

Le NF DTU 59.1 dans un marché de maîtrise d'œuvre

Le NF DTU 59.1 est probablement le DTU le plus souvent cité et le moins souvent appliqué. Trois réflexes suffisent pourtant à sécuriser un lot peinture. Premier réflexe : écrire l'état de finition au CCTP, pièce par pièce. À défaut, c'est la finition B qui s'applique, et le maître d'ouvrage qui attendait un mur « tendu » découvrira à la réception que quelques défauts d'épiderme et quelques traces d'outils d'application sont normativement admis.

Deuxième réflexe : faire exécuter et approuver les surfaces de référence avant lancement général, et consigner l'approbation au compte rendu de chantier — le DTU l'exige explicitement. C'est la seule pièce qui permette ensuite d'arbitrer un désaccord d'aspect, puisque les méthodes 1 à 4 de l'article 8 se pratiquent toutes par comparaison avec ces surfaces de référence.

Troisième réflexe : contrôler les subjectiles avant mise en peinture, avec des mesures et non des impressions. Humidité inférieure à 5 % en masse sur plâtre et sur liants hydrauliques, dureté SHORE C, pH ne dépassant pas 13, planéité à la règle de 2 m et de 0,20 m : ces mesures se font en une visite et permettent de refuser objectivement une mise en peinture prématurée, notamment sur un chantier neuf où le séchage des bétons n'est pas achevé. Progineer intègre ces contrôles à ses visites de chantier et aux comptes rendus de suivi, en s'appuyant sur le texte normatif et non sur des valeurs approximatives.

Glossaire NF DTU 59.1

Subjectile
Support destiné à recevoir un revêtement de peinture : enduit de plâtre, plaque de plâtre, béton, mortier de ciment, maçonnerie, béton cellulaire, fibres-ciment, bois et dérivés, métaux ferreux ou non ferreux, anciens fonds peints. Ses caractéristiques sont fixées à l'article 5 du NF DTU 59.1 P1-1.
Finition C
État de finition dans lequel le revêtement couvre le subjectile et lui apporte un coloris, mais l'état de finition de surface reflète celui du subjectile. Des défauts locaux de pouvoir masquant et de brillance sont tolérés ; embus et reprises sont admis. Critères communs à tous les subjectiles.
Finition B
État de finition retenu par défaut en l'absence de précision aux DPM. La planéité générale initiale n'est pas modifiée, les altérations accidentelles sont corrigées, le rechampissage peut présenter quelques irrégularités, quelques défauts d'épiderme et quelques traces d'outils d'application sont admis.
Finition A
État de finition le plus exigeant : planéité finale satisfaisante après enduisage, aspect d'ensemble uniforme légèrement poché ou lisse, faibles défauts d'aspect tolérés, rechampissage sans irrégularité. Les défauts de planéité sont corrigés par enduisage pour des écarts ≤ 5 mm sous la règle de 2,00 m. Exclue sur subjectiles métalliques.
Rechampissage (rechampi)
Tracé de séparation entre deux surfaces de teintes différentes, notamment entre mur et menuiserie. En finition B, la ligne peut présenter quelques irrégularités ; en finition A, elle ne présente pas d'irrégularité notable (méthode 4 de l'article 8).
Embu
Perte locale de brillance d'un feuil de peinture, liée à une absorption inégale du subjectile. Sa perception n'est admise qu'en finition C dans les conditions d'observation normalisées de la méthode 3.
Brillant spéculaire (Bs)
Grandeur mesurée selon la NF EN ISO 2813 avec un appareil portable aux angles de 60° et 85°. Très mat : Bs < 5 (85°) ; mat : 5 à 10 (85°) ; satiné : 10 à 60 ; brillant : > 60 (60°). Valeur retenue par défaut : satiné mat à moyen, Bs de 10 à 45.
Enduisage de ratissage
Préparation sommaire dite aussi de bouche-porage, par application d'une seule passe superficielle d'enduit. Le subjectile peut rester visible par transparence sur la quasi-totalité de sa surface.
Enduisage non repassé
Une couche d'enduit appliquée en une seule passe, avec manque partiel du pouvoir masquant et irrégularités de surface admis.
Enduisage repassé
Enduisage en deux passes avec ponçage ou égrenage entre passes, conduisant à une opacification complète du subjectile.
Dégrossissage
Opération de ragréage discontinue sur subjectiles à base de liants hydrauliques ou de maçonnerie, destinée à atténuer les irrégularités de surface (bullage, balèvres, arêtes, cueillies, joints). Limité par les possibilités de rechargement à l'enduit de peinture, soit jusqu'à 5 mm d'épaisseur.
Impression fixante
Couche d'apprêt durcissante et pénétrante appliquée sur des fonds superficiellement pulvérulents ou sensibles à la détrempe à l'eau. Elle pénètre dans le matériau en durcissant sa surface. Les impressions non pigmentées en phase solvantée sont bien adaptées.
Impression isolante
Couche constituant à la surface du subjectile une pellicule continue s'opposant au transfert de matières et à l'apparition de taches (bistre, crayons gras, bitume). Le caractère isolant ne peut être obtenu qu'avec une application sur subjectile sec et dans des locaux non humides.
Égrenage
Élimination à sec, au couteau, à la lame à enduire ou au riflard, des grains ou petites projections subsistant en surface des plâtres neufs et que l'époussetage ne peut enlever, exécutée de façon à ne pas blesser le subjectile.
Marouflage
Pose de bandes de calicot, de tissu naturel ou synthétique à cheval sur un raccord de matériaux déjà fissuré ou jointoyé, la bande d'armature étant noyée dans les couches d'apprêt. Ne s'exécute que sur prescriptions des DPM.
Surface de référence (ouvrage témoin)
Surface exécutée à l'origine des travaux, approuvée par le maître d'ouvrage et consignée au compte rendu de chantier, comportant toutes les opérations prévues. 10 m² pour toute surface d'application supérieure à 1 000 m². Conservée jusqu'à la réception, elle sert de base aux contrôles des méthodes 1 à 4.
RPE (revêtement de peinture épais)
Terminologie ayant remplacé celle de « revêtement plastique épais » depuis la révision de 2013, qui a annulé le NF DTU 59.2. Les RPE relèvent désormais du NF DTU 59.1 selon la NF EN 1062-1 et ne peuvent plus remplir les mêmes fonctions que la couche de finition d'un enduit traditionnel conforme au NF DTU 26.1.

Questions fréquentes sur NF DTU 59.1

Qu'est-ce que NF DTU 59.1 ?

NF DTU 59.1 - Revêtements de peinture en feuil mince, semi-épais ou épais. Le NF DTU 59.1 (juin 2013, indices P 74-201-1-1, P 74-201-1-2 et P 74-201-2) est la norme des travaux de revêtements de peinture, intérieurs et extérieurs, sur supports neufs comme sur anciens fonds. Il définit trois états de finition — C, B et A — la finition B étant retenue par défaut en l'absence de précision aux Documents Particuliers du Marché. Il fixe les conditions minimales d'intervention (5 à 35 °C et ≤ 80 % HR en extérieur, 8 à 35 °C et < 70 % HR en intérieur), les seuils d'humidité, de dureté SHORE C et de pH par nature de subjectile, et les méthodes de contrôle en réception. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 59.1 ?

Le domaine d'application couvre : Revêtements de peinture en feuil mince, semi-épais ou épais, intérieur et extérieur, travaux neufs et anciens fonds. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 59.1 sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Quelle est la version en vigueur du NF DTU 59.1 ?

Les parties 1-1 (P 74-201-1-1) et 1-2 (P 74-201-1-2) datent de juin 2013, la partie 1-1 étant datée du 22 juin 2013 ; la partie 2 (P 74-201-2) date également de juin 2013. Elles remplacent la NF P 74-201-1 d'octobre 1994 et son amendement A1 d'octobre 2000, ainsi que la NF P 74-202-1 (DTU 59.2) de mai 1993 et ses amendements A1 de juillet 2000 et A2 d'octobre 2000. Un second tirage de septembre 2014 a corrigé le tableau 15.

Quels sont les niveaux de finition A, B et C du DTU 59.1 ?

Du moins exigeant au plus exigeant : la finition C (le revêtement couvre le subjectile et lui apporte un coloris, mais l'état de surface reflète celui du subjectile ; embus et reprises sont admis), la finition B (la planéité générale initiale n'est pas modifiée, quelques défauts d'épiderme et traces d'outils sont admis, le rechampissage peut présenter quelques irrégularités) et la finition A (planéité finale satisfaisante après enduisage, aspect d'ensemble uniforme, rechampissage sans irrégularité). Une finition spécifique peut en outre être définie aux Documents Particuliers du Marché.

Quelle finition s'applique si le CCTP ne dit rien ?

En l'absence de précision aux Documents Particuliers du Marché, l'état de finition B est retenu (article 7.2.3 de la partie 1-1). La partie 2 (CCS) le confirme et ajoute que la finition B est également retenue en cas de non-définition de la nature des subjectiles au sens de l'article 5 de la partie 1-1.

Quelle température et quelle hygrométrie pour peindre selon le DTU 59.1 ?

En travaux extérieurs, la température ambiante et celle du subjectile doivent être comprises entre + 5 °C et + 35 °C, et l'hygrométrie ne doit pas dépasser 80 % HR avec une température extérieure d'au moins 5 °C. En travaux intérieurs : température comprise entre + 8 °C et + 35 °C et hygrométrie inférieure à 70 % HR. En climat tropical, on peut admettre 75 % HR en intérieur et 90 % HR en extérieur. Aucun travail n'est exécuté en atmosphère susceptible de donner lieu à des condensations, ni sur subjectiles gelés ou surchauffés.

Quelle humidité maximale du support avant mise en peinture ?

Enduits de plâtre (types B1, B2, B3, B7 ou plâtre projeté) : humidité inférieure à 5 % en masse. Supports à base de liants hydrauliques et maçonnerie : humidité inférieure à 5 % en masse, pulvérulence nulle après brossage et pH n'excédant pas 13. Béton cellulaire en blocs ou dalles : humidité inférieure à 10 % en masse. Fibres-ciment : humidité inférieure à 15 % en masse et pH inférieur à 13. Bois : 18 % pour les bois massifs exposés aux intempéries, 12 % ± 2 % pour les panneaux extérieurs support d'un revêtement adhérent, 12 % ± 3 % pour les bois massifs type lambris, 10 à 12 % pour les bois ou panneaux utilisés en intérieur.

Quelle dureté SHORE C exige le DTU 59.1 sur un enduit plâtre ?

Pour les enduits en plâtre types B1, B2 ou B3 : moyenne supérieure à 45, tolérance locale 40. Pour le plâtre de construction type B7 (plâtre à haute dureté) : moyenne supérieure à 80, tolérance locale 75. Pour les enduits en plâtre projeté : moyenne supérieure à 65, tolérance locale 60. Le contrôle se fait avec un duromètre n° 3102 à embase circulaire de 1,8 cm de diamètre.

Le peintre doit-il rattraper les défauts de planéité du support ?

Seulement dans une limite précise. En finition A sur subjectiles à base de plâtre, de liants hydrauliques ou de maçonnerie, les défauts de planéité des supports sont corrigés par enduisage pour des écarts inférieurs ou égaux à 5 mm sous la règle de 2,00 m. Le DTU précise que le surfaçage au moyen d'un enduit de peinture corrige les défauts et irrégularités du support mais ne permet pas de le dresser. Les travaux préparatoires ne peuvent en aucun cas se substituer aux opérations de remise en état de subjectiles non conformes à l'article 5.

Peut-on exiger une finition A sur une menuiserie métallique ?

Non. L'article 7.2.3.3 précise que les défauts de planéité d'ensemble du subjectile métallique ne sont pas repris, ce qui exclut la finition A sur subjectiles métalliques. La finition C n'est utilisable qu'en intérieur, avec quelques coulures admises, et la finition B s'en distingue par l'application d'une couche intermédiaire, l'aspect obtenu restant proche de celui de la finition C.

Combien de couches sur un ouvrage bois extérieur neuf ?

L'article 7.2.3.2 est impératif : les ouvrages neufs extérieurs en bois nécessitent des systèmes de revêtement à trois couches, la première pouvant être appliquée en atelier. L'état de finition C ne convient pas en extérieur pour les vernis, et les lasures incolores en système complet sont à proscrire en extérieur (article 7.8).

Quelle est la valeur de brillant retenue par défaut ?

En l'absence de précision aux Documents Particuliers du Marché, l'aspect retenu est le satiné « mat à moyen », avec un brillant spéculaire Bs compris entre 10 et 45. La mesure du brillant spéculaire doit être faite au plus tard dans un délai de trois mois après l'application, ramené à un mois et demi pour les peintures alkyde ; au-delà, la perte de brillant ne relève plus de la qualité des travaux de peinture.

Faut-il réaliser une surface témoin avant de peindre ?

Oui. L'article 7.3.1 impose l'exécution de surfaces de référence à l'origine des travaux, approuvées et consignées au moins dans le compte rendu de chantier, autant qu'il y a de types de subjectiles et de systèmes de peinture. Une surface de référence de 10 m² est exécutée pour toute surface d'application supérieure à 1 000 m². L'exécution générale des travaux ne peut se faire qu'après acceptation de ces surfaces par le maître d'ouvrage, et elles sont conservées jusqu'à la réception.

Dans quelles conditions réceptionne-t-on un ouvrage de peinture ?

Pour les surfaces verticales, l'observation se fait à 2 m environ du revêtement, orientée de 70° à 110° par rapport au plan de la surface observée, sous un éclairage non rasant ; s'il est artificiel, il est situé à plus de 2 m de distance, un peu à l'arrière et au-dessus de l'observateur, d'une puissance maximale de 100 W et sans être halogène. Dans ces conditions, la perception de reprises ou d'embus n'est admise qu'en finition C. Pour les plafonds, la distance de vision est plus rapprochée et un réflecteur peut être nécessaire pour éviter la lumière rasante.

Peut-on peindre le bas d'un mur de façade jusqu'au sol ?

Non, sauf produit adapté. Le DTU 59.1 précise que les revêtements ne doivent pas recouvrir les joints de dilatation des constructions ni les soubassements des murs de façades à moins de 0,25 m du sol, en raison des remontées d'humidité prévisibles sans coupure de capillarité. Il est toutefois possible d'y mettre en œuvre un revêtement de classe D2 au sens du NF DTU 59.1 P1-2 (CGM), dont l'entretien devra être effectué régulièrement.

Le DTU 59.2 existe-t-il encore ?

Non. La norme NF P 74-202 (DTU 59.2), qui traitait des revêtements plastiques épais, a été annulée lors de la révision de 2013. Le NF DTU 59.1 intègre désormais les prescriptions relatives aux « revêtements de peinture épais » (RPE) selon la NF EN 1062-1. Les enduits de parement plastiques qui relevaient d'Avis Techniques sont désormais visés en qualité de « finitions organiques » dans le NF DTU 26.1, et les RPE ne peuvent plus remplir les mêmes fonctions que la couche de finition d'un enduit traditionnel conforme au NF DTU 26.1.

Quand une tache doit-elle pouvoir être nettoyée sur une peinture ?

L'article 8.3.8.1 limite l'exigence : l'effacement de la tache ne peut être exigé que pour les produits de peinture ayant un brillant spéculaire supérieur à 45 et dont l'état de finition recherché est B ou A. L'essai consiste à tacher la peinture avec une gouache de coloris terre d'ombre, à laisser agir 5 minutes, à nettoyer à l'éponge naturelle imbibée d'eau en 10 allers et retours, puis à rincer à l'eau claire et laisser sécher 30 minutes.

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Informations

Référence NF DTU 59.1
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 22 juin 2013

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 1 mars 2024

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

NF DTU 59.1 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. peinture, finition, préparation, application, support, subjectile, finition A B C, enduisage, brillant spéculaire, SHORE C, P 74-201-1-1, DTU 59.1, RPE.

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