NF DTU 59.4 - Mise en œuvre des papiers peints et des revêtements muraux
Le NF DTU 59.4 est constitué de la norme NF P 74-204-1 « Mise en oeuvre des papiers peints et des revêtements muraux — Partie 1 : cahier des clauses techniques », homologuée le 20 janvier 1998 pour prendre effet le 20 février 1998, de la NF P 74-204-2 (cahier des clauses spéciales, même date d'homologation) et du fascicule de documentation FD P 74-205 de mars 1998, qui en fixe le lexique des termes usuels. La fiche AFNOR Norm'Info de la NF P 74-204-1 indique un statut « en réexamen ». Le texte ne définit pas des dimensions de rouleau : il fixe des conditions d'ambiance (température supérieure à 10 °C et inférieure à 30 °C, hygrométrie inférieure à 65 % HR), des caractéristiques de subjectile (humidité inférieure à 5 % en poids, dureté Shore C, pH), trois états de finition A, B et C assortis de tolérances de joint de 1, 1,5 et 2 mm par mètre linéaire, et un protocole de vérification visuelle à 2 m sous éclairage incident de 70° à 110°. Cette fiche restitue ces valeurs réelles et corrige les tolérances de planéité et de verticalité qui étaient auparavant attribuées à ce DTU sans fondement normatif.
Domaine d'application
Choix des produits et conditions techniques d'exécution des travaux de mise en oeuvre des papiers peints et des revêtements muraux à l'intérieur des bâtiments, par extension en plafond selon les mêmes techniques : travaux neufs sur tous subjectiles (plâtre, béton, mortiers de ciment, bois, métaux ferreux et non ferreux) et travaux de rénovation sur anciens fonds et préparations assimilées. Le document couvre la pose collée, la pose tendue et la pose collée-tendue, ainsi que les joints soudés et l'étanchéité par calfatage sur prescriptions spéciales. Il ne vise pas les revêtements devant résister à des agressions exceptionnelles mécaniques ou chimiques, ni les rebouchages de fissures à caractère d'étanchéité
Règles principales
Référence et statut du NF DTU 59.4
4 est constitué de la NF P 74-204-1 (Partie 1 : cahier des clauses techniques) et de la NF P 74-204-2 (Partie 2 : cahier des clauses spéciales), toutes deux de février 1998, homologuées par décision du Directeur Général de l'AFNOR le 20 janvier 1998 pour prendre effet le 20 février 1998. Le fascicule de documentation FD P 74-205, publié en mars 1998, fixe le lexique des termes usuels.
Trois entrées obligatoires de la prescription
Partant de la définition du type de revêtement choisi, le document permet au prescripteur de définir les niveaux de prestations demandés en précisant trois critères : la nature et la qualité des subjectiles (3.1.1), l'état de finition recherché — type A, B ou C (6.2) — et la famille du revêtement (3.1.1), en concordance avec les tableaux récapitulatifs des travaux préparatoires et d'impression de l'article 4. Toute autre description de l'opération de mise en oeuvre ne peut prétendre relever de ce document
Conditions minimales d'intervention et stockage
La pose n'est exécutée que sur des subjectiles répondant aux prescriptions de l'article 5. Elle n'est jamais exécutée en atmosphère susceptible de donner lieu à des condensations, ni sur des subjectiles gelés ou surchauffés, ni de façon générale dans des conditions anormales de séchage. Température ambiante supérieure à 10 °C et inférieure à 30 °C. Hygrométrie inférieure à 65 % HR.
Exceptions :
- • Produits à conditions particulières: Certains produits nécessitent des conditions d'application plus contraignantes, mentionnées dans la fiche descriptive du revêtement établie par le fabricant
Caractéristiques exigées des enduits de plâtre
1. Au moment de la mise en oeuvre, pour les enduits exécutés avec du plâtre PFMN et PGMN : humidité inférieure à 5 % en poids, dureté Shore C de moyenne supérieure à 45 avec une tolérance locale de 40, pH compris entre 6,5 et 10,5.
Pour les enduits exécutés avec du plâtre PFM THD : humidité inférieure à 5 % en poids, dureté Shore C de moyenne supérieure à 80 avec une tolérance locale de 75.
Caractéristiques exigées des subjectiles à base de liants hydrauliques
Sur mortiers, béton et béton cellulaire, les subjectiles ne doivent présenter ni taches d'humidité, ni moisissures, souillures biologiques ou contaminations chimiques, ni efflorescences ou salpêtre, ni taches de rouille, d'huile ou de graisse, ni inscriptions. Conditions chiffrées : humidité inférieure à 5 % en poids, pulvérulence nulle après brossage, pH n'excédant pas 13, et aucun excès de produits de démoulage ou de décoffrage sur les parements de béton.
États de finition A, B, C et tolérances de joint
Finition C : le revêtement couvre le subjectile, l'état de finition de surface reflète celui du subjectile, des défauts locaux de planimétrie sont tolérés, tolérance de joint 2 mm par mètre linéaire en recouvrement. Finition B : la planéité générale initiale n'est pas modifiée, quelques défauts d'épiderme et de légers défauts de verticalité sont admis, tolérance de joint 1,5 mm par mètre linéaire.
Finition A : planéité finale satisfaisante dans la limite d'une recharge maximale de 3 mm, aspect uniforme, découpes sans irrégularités, tolérance de joint 1 mm par mètre linéaire.
Exceptions :
- • Défauts de planéité locale du subjectile: Ils peuvent être corrigés par l'entrepreneur pour des écarts inférieurs ou égaux à 3 mm en finition A, dans la limite des tolérances des NF DTU concernés. Au-delà, le rattrapage relève d'un autre corps d'état ou de travaux spécifiques (3.3 du NF P 74-204-2)
- • Finition spécifique: Pose en pointe de diamant, pose en diagonale, etc. : elle ne s'exécute que sur prescriptions spéciales des DPM et n'est pas visée par le document
Comment se mesurent la planéité générale et la planéité locale
La planéité générale est mesurable sous la règle de 2 m et la planéité locale sous le réglet de 0,20 m. 4 : il n'existe dans ce document ni tolérance forfaitaire sous règle de 1 m, ni tolérance chiffrée de verticalité des lés en millimètres sur la hauteur.
Détermination du degré d'absorption du subjectile
Le degré d'absorption est déterminé par le test de la projection d'eau ou de la goutte d'eau (Annexe B). Trois résultats : l'eau disparaît immédiatement, effet de buvard, fond trop absorbant ; l'eau s'écoule correctement et la surface rendue brillante redevient mate, effet progressif, fond normalement absorbant ; l'eau coule vers le bas sans pénétrer, effet de perlage, fond non absorbant dit bloqué.
Colles conformes NF T 76-011 et confection des joints
Les colles doivent être conformes à la norme NF T 76-011 et adaptées au revêtement, au subjectile, aux conditions de chantier et à l'usage prévu. Trois familles : colles en poudre à préparer (cellulosiques ou amylacées), colles en dispersion aqueuse prêtes à l'emploi (résines vinyliques ou acryliques), colles à solvants.
Trois confections de joint sont admises : demi-joint avec recouvrement de 0,2 à 0,5 cm, joint vif bord à bord, double coupe par superposition de deux lés et coupe simultanée.
Exceptions :
- • Double coupe dans les angles: Pour certains revêtements, la double coupe ne doit pas se faire sur l'arête de l'angle
Protection des contrefaces non revêtues
Les contrefaces du subjectile, qu'elles soient cachées ou non, non revêtues et susceptibles de déformations — portes, portes de placards, portes de gaines — doivent impérativement recevoir une impression et/ou un système de peinture avant pose du revêtement sur l'autre face. Cette disposition prévient le tuilage des ouvrages plans soumis à un déséquilibre hygroscopique entre leurs deux faces
Surface de référence pour ouvrage témoin
Une surface de référence de 8 m² est exécutée avec trois joints minimum, en utilisant un revêtement prélevé dans deux rouleaux d'un même bain, pour tout chantier offrant une surface d'application supérieure à 1 000 m². Il est exécuté autant de surfaces de référence qu'il y a de types de subjectile et de revêtement.
Exceptions :
- • Chantier inférieur à 1 000 m² sans surface de référence: L'entrepreneur doit interrompre les travaux si des défauts sont détectables en cours de pose
- • Différences de teinte: De légères différences de teinte entre le témoin et le chantier sont admises si elles sont liées à l'utilisation de bains différents ou à un vieillissement sensible du revêtement à la lumière
Vérifications et conditions d'observation
L'évaluation est faite par appréciation visuelle des découpes et de l'aplomb, de l'aspect de surface et de l'adhérence. L'appréciation visuelle se fait à 2 m, avec un éclairage incident normal d'angle compris entre 70° et 110°. La lumière rasante ne peut pas être utilisée pour juger la pose des revêtements collés.
En finition B la ligne de découpe peut présenter quelques irrégularités ; en finition A elle ne présente pas d'irrégularités supérieures à celles des subjectiles.
Fissures : ce que le revêtement mural ne traite pas
Les revêtements muraux ne sont pas faits pour résister aux dilatations et retraits des matériaux ni aux fissures que les subjectiles engendrent ; les subjectiles fissurés doivent être traités en conséquence. Pour limiter les fissurations apparentes, il peut être procédé à la pose de bandes de calicot, de tissu naturel ou synthétique, à cheval sur la fissure, cette armature étant noyée dans la couche d'apprêt.
Dans le cas de fissures actives, cette solution n'est pas obligatoirement efficace. Elle s'exécute sur prescriptions spéciales.
Tolérances dimensionnelles des revêtements en rouleaux
Excepté dans le cas de tolérances inférieures fixées par le fabricant, les tolérances admissibles du revêtement mural en rouleaux — papiers peints finis, vinyles et plastiques — sont, conformément aux normes NF EN 233, NF EN 234, NF EN 259 et NF EN 266 : la largeur et la longueur d'un rouleau doivent être indiquées avec une tolérance de ± 1,5 %, et les bords du rouleau doivent être droits et parallèles sur toute la longueur. Le document ne fixe aucune largeur ni longueur de rouleau normalisée : ces dimensions relèvent du produit et de sa fiche technique
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Tolérance de pose au niveau des joints — finition A | ≤ 1 mm par mètre linéaire | En recouvrement, papiers peints non vinyliques ou lessivables |
| Tolérance de pose au niveau des joints — finition B | ≤ 1,5 mm par mètre linéaire | État de finition retenu en l'absence de précision aux DPM |
| Tolérance de pose au niveau des joints — finition C | ≤ 2 mm par mètre linéaire | Irrégularités de découpe et d'arasement admises |
| Recharge maximale en finition A | 3 mm | Planéité finale satisfaisante dans cette limite |
| Correction des défauts de planéité locale par l'entrepreneur | ≤ 3 mm en finition A | Dans la limite des tolérances des NF DTU concernés |
| Température ambiante de pose | > 10 °C et < 30 °C | NF P 74-204-1, art. 6.1 |
| Hygrométrie ambiante de pose | < 65 % HR | Jamais en atmosphère susceptible de condensations |
| Humidité des enduits de plâtre et des subjectiles hydrauliques | < 5 % en poids | Humidimètre à pointes étalonné ou solutions colorées (phénolphtaléine) |
| Dureté Shore C — plâtres PFMN et PGMN | Moyenne > 45 ; tolérance locale 40 | Contrôle conforme au 5.5 du NF DTU 25.1 |
| Dureté Shore C — plâtre PFM THD | Moyenne > 80 ; tolérance locale 75 | Contrôle conforme au 5.5 du NF DTU 25.1 |
| pH — enduits de plâtre | 6,5 à 10,5 | Solutions colorées du FD T 01-011 ou papier pH |
| pH — subjectiles à base de liants hydrauliques | ≤ 13 | Pulvérulence nulle après brossage exigée en complément |
| Planitude d'un enduit support sous la règle de 2,00 m | ≤ 1 cm (enduit courant) ; ≤ 0,5 cm (entre nus et repères) | Prescriptions extraites du NF DTU 26.1 |
| Verticalité d'un enduit entre nus et repères | 0,015 m mesurée sur 3 m | Ne s'applique qu'aux enduits exécutés entre nus et repères |
| Tolérance dimensionnelle des rouleaux | ± 1,5 % sur largeur et longueur déclarées | NF EN 233, NF EN 234, NF EN 259, NF EN 266 ; bords droits et parallèles |
Dimensions réglementaires
Surface de référence pour ouvrage témoin
Chantier de plus de 1 000 m² ; revêtement prélevé dans 2 rouleaux d'un même bain
Délai de stockage des rouleaux sur le lieu de pose
Pour équilibre hygrothermique avec l'ambiance effective
Recouvrement en demi-joint
Autres confections : joint vif (bord à bord) et double coupe
Règle de mesure de la planéité générale
La planéité locale se mesure sous le réglet de 0,20 m
Distance d'appréciation visuelle
Éclairage incident normal, angle de 70° à 110° ; lumière rasante interdite
Largeur des revêtements tissés en grande largeur
Critères de vérification partiels pour ces produits (art. 7.3)
Extrait sec volumique des peintures mates d'impression
Peinture mate acrylique ou glycérophtalique, à préférer aux impressions classiques
Familles de revêtements muraux par support de base
Tout papier, support papier, supports synthétiques, tout textile, supports minéraux, supports textiles, autres supports
Comprendre NF P 74-204-1 et NF P 74-204-2 (février 1998) — FD P 74-205 (mars 1998)
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF P 74-204-1 et NF P 74-204-2 (février 1998) — FD P 74-205 (mars 1998), le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF P 74-204-1 et NF P 74-204-2 (février 1998) — FD P 74-205 (mars 1998) couvre : Choix des produits et conditions techniques d'exécution des travaux de mise en oeuvre des papiers peints et des revêtements muraux à l'intérieur des bâtiments, par extension en plafond selon les mêmes techniques : travaux neufs sur tous subjectiles (plâtre, béton, mortiers de ciment, bois, métaux ferreux et non ferreux) et travaux de rénovation sur anciens fonds et préparations assimilées. Le document couvre la pose collée, la pose tendue et la pose collée-tendue, ainsi que les joints soudés et l'étanchéité par calfatage sur prescriptions spéciales. Il ne vise pas les revêtements devant résister à des agressions exceptionnelles mécaniques ou chimiques, ni les rebouchages de fissures à caractère d'étanchéité. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF P 74-204-1 et NF P 74-204-2 (février 1998) — FD P 74-205 (mars 1998)
Le NF DTU 59.4 est l'un des DTU les plus anciens encore utilisés au quotidien : ses deux parties, NF P 74-204-1 (cahier des clauses techniques) et NF P 74-204-2 (cahier des clauses spéciales), ont été homologuées par décision du Directeur Général de l'AFNOR le 20 janvier 1998 pour prendre effet le 20 février 1998. Un fascicule de documentation, FD P 74-205 de mars 1998, complète l'ensemble par un lexique des termes usuels. La fiche AFNOR Norm'Info de la NF P 74-204-1 mentionne un statut « en réexamen » : le processus d'examen systématique, qui peut confirmer, réviser ou annuler une norme publiée, est en cours.
La logique du texte n'est pas celle d'un catalogue de produits mais celle d'un cahier des charges à trois entrées. Le prescripteur définit la nature et la qualité du subjectile, l'état de finition recherché — type A, B ou C — et la famille du revêtement, classée selon la nature du matériau constituant son support de base. La norme donne elle-même l'exemple d'une prescription complète : « subjectiles fonds neufs, finition A, revêtement famille 4 » ou « fonds peints mats, qualité de parement C, finition B, revêtement famille 1 ». Toute autre description de l'opération, précise le texte, ne peut prétendre relever de ce document.
Le point de vigilance principal est le vocabulaire. Le NF DTU 59.4 distingue le support, qui est le dossier ou l'envers du revêtement, et le subjectile, qui est le fond recevant le revêtement. Confondre les deux dans un CCTP conduit à des prescriptions inapplicables, car les familles de revêtements sont classées par nature du support de base — tout papier, support papier, supports synthétiques, tout textile, supports minéraux, supports textiles, autres supports — et non par aspect fini.
Enfin, le texte fixe une limite claire à ce que la pose peut apporter : les revêtements muraux ne sont pas faits pour résister aux dilatations et retraits des matériaux ni aux fissures que les subjectiles engendrent. Les subjectiles fissurés doivent être traités en conséquence, et la pose de bandes de calicot noyées dans la couche d'apprêt, qui s'exécute sur prescriptions spéciales, n'est pas obligatoirement efficace dans le cas de fissures actives.
Comprendre en détail NF P 74-204-1 et NF P 74-204-2 (février 1998) — FD P 74-205 (mars 1998)
Les trois états de finition et leurs tolérances de joint
En finition C, le revêtement couvre le subjectile et lui apporte une décoration, mais l'état de finition de surface reflète celui du subjectile ; des défauts locaux de planimétrie sont tolérés. La tolérance de pose admissible au niveau des joints ne doit pas excéder 2 mm par mètre linéaire en recouvrement pour les papiers peints non vinyliques ou lessivables. Des irrégularités de découpe et d'arasement sont admises, et le liseré clair au niveau des joints est toléré dans le cas de revêtements de teinte soutenue.
En finition B, la planéité générale initiale n'est pas modifiée — la norme précise que la planéité générale est mesurable sous la règle de 2 m et la planéité locale sous le réglet de 0,20 m. Les altérations accidentelles sont corrigées, quelques défauts d'épiderme ou traces d'outils sont admis, ainsi que de légers défauts de verticalité. La pose est réglée au fil à plomb et débute à partir d'un angle adjacent à la baie d'éclairage naturel de la pièce. La tolérance de joint descend à 1,5 mm par mètre linéaire en recouvrement.
En finition A, la planéité finale est satisfaisante dans la limite d'une recharge maximale de 3 mm, après exécution des travaux préparatoires jugés nécessaires. De faibles défauts d'aspect sont tolérés, l'aspect est uniforme et les découpes ne présentent pas d'irrégularités. La tolérance de joint est ramenée à 1 mm par mètre linéaire en recouvrement. Pour les papiers peints et revêtements dont la fabrication fait l'objet d'une tolérance de 1 mm selon la fiche technique du fabricant, la même tolérance est acceptée à la pose.
Point contractuel décisif : en l'absence de précision aux documents particuliers du marché, c'est l'état de finition B qui est retenu. Un maître d'oeuvre qui attend une finition A doit l'écrire. La norme ajoute que les défauts de planéité locale des subjectiles peuvent être corrigés par l'entrepreneur pour des écarts inférieurs ou égaux à 3 mm en finition A, dans la limite des tolérances des NF DTU concernés ; au-delà, le rattrapage relève d'un autre corps d'état ou de travaux spécifiques.
Conditions d'ambiance et stockage : des seuils souvent ignorés
La pose n'est jamais exécutée en atmosphère susceptible de donner lieu à des condensations, ni sur des subjectiles gelés ou surchauffés, ni de façon générale dans des conditions anormales de séchage caractérisées par des changements sensibles des conditions ambiantes. Deux seuils chiffrés encadrent l'intervention : température ambiante supérieure à 10 °C et inférieure à 30 °C, hygrométrie inférieure à 65 % HR.
Ces valeurs sont plus contraignantes que celles du NF DTU 59.1 pour les travaux de peinture intérieure — 8 à 35 °C et moins de 70 % HR — ce qui a une conséquence directe sur le phasage : un local acceptable pour la peinture ne l'est pas nécessairement pour la pose d'un revêtement mural. Certains produits imposent d'ailleurs des conditions d'application plus contraignantes encore, mentionnées dans la fiche descriptive établie par le fabricant.
Le stockage est également prescrit : les rouleaux de revêtements doivent être préalablement entreposés sur les lieux de pose au minimum 48 heures avant la mise en oeuvre, de manière à être en équilibre hygrothermique avec l'ambiance effective. C'est la disposition la plus souvent négligée sur chantier, alors qu'elle conditionne directement la stabilité dimensionnelle des lés et donc l'ouverture des joints après séchage.
Qualité des subjectiles : humidité, dureté, pH
Les subjectiles doivent, après préparation, être propres, de couleur uniforme, normalement absorbants, solides, secs, sains, plans et lisses en fonction de l'état de finition recherché. Ils ne doivent présenter ni taches d'humidité, ni moisissures, souillures biologiques ou contaminations chimiques, ni pulvérulence, efflorescences ou salpêtre, ni taches de bistre, d'huile ou de graisse, ni inscriptions à l'encre ou au crayon gras.
Sur enduits de plâtre conformes au NF DTU 25.1, les caractéristiques exigées au moment de la mise en oeuvre sont chiffrées et diffèrent selon le plâtre employé. Pour les enduits exécutés avec du plâtre PFMN et PGMN : humidité inférieure à 5 % en poids, dureté Shore C de moyenne supérieure à 45 avec une tolérance locale de 40, pH compris entre 6,5 et 10,5. Pour les enduits exécutés avec du plâtre PFM THD : humidité inférieure à 5 % en poids, dureté Shore C de moyenne supérieure à 80 avec une tolérance locale de 75.
Sur subjectiles à base de liants hydrauliques — mortiers, béton, béton cellulaire — et de maçonnerie, les conditions sont : humidité inférieure à 5 % en poids, pulvérulence nulle après brossage, pH n'excédant pas 13, et absence de tout excès de produits de démoulage ou de décoffrage sur les parements de béton. L'humidité peut être évaluée sur chantier par un testeur d'humidité ou à l'aide de solutions colorées, sur le principe du virage au violet de la phénolphtaléine en présence d'eau et de liant hydraulique.
Sur enduits au mortier de ciment ou de chaux définis par le NF DTU 26.1, la planitude se mesure par la flèche prise sous la règle de 2,00 m : au plus 1 cm pour un enduit courant, 0,5 cm pour un enduit exécuté entre nus et repères. Pour ces derniers, la tolérance de verticalité est de 0,015 m mesurée sur 3 m.
Absorption du subjectile : le test de la goutte d'eau
Le degré d'absorption du fond conditionne le choix du traitement préalable — fixateur de fond, impression maigre ou diluée, primaire d'accrochage. Il est déterminé par le test de la projection d'eau ou de la goutte d'eau décrit en Annexe B. La méthode consiste à mouiller le subjectile par une projection d'eau ou en pressant une éponge imbibée, puis à observer le comportement de l'eau.
L'interprétation est en trois classes. Si l'eau disparaît immédiatement — effet de « buvard » —, le fond est trop absorbant : enduits de plâtre coupés, projetés, lissés, carreaux de plâtre, plaques de plâtre à épiderme cartonné, staff, panneaux de particules. Si l'eau s'écoule correctement et que la surface rendue brillante redevient mate — effet « progressif » —, le fond est normalement absorbant : béton ou enduits ciments, enduits garnissants de finitions A et B, contreplaqué standard. Si l'eau coule vers le bas sans pénétrer — effet de « perlage » —, le fond est non absorbant, dit bloqué : panneaux CTB-H, contreplaqué CTB-X traité, métaux, polystyrène extrudé, PVC rigide, verre, anciens fonds peints, enduits gras, plâtres hydrofugés.
Un subjectile n'ayant pas une porosité normale exige des traitements prévus avant l'application du revêtement. C'est ce contrôle, et non une valeur d'humidité isolée, qui détermine la nature de l'apprêt à prévoir au descriptif.
Pose, colles et confection des joints
Les colles doivent être conformes à la norme NF T 76-011. Le choix est toujours adapté au revêtement, au subjectile, aux conditions de travail sur le chantier et à l'usage prévu, les types de colles étant préconisés par le fabricant du revêtement en fonction du support de base. Trois familles sont distinguées : colles en poudre à préparer, cellulosiques ou amylacées ; colles en dispersion aqueuse, prêtes à l'emploi et formulées à partir de résines vinyliques ou acryliques ; colles à solvants à base de résines naturelles ou synthétiques et de caoutchouc synthétique, réservées principalement à la pose de revêtements de sols en mural, à la confection d'angles sortants et au gainage de poteaux.
L'entrepreneur doit décider d'un calepinage des lés tenant compte de la nécessité de réduire les variations de tonalité admissibles et de raccorder les motifs, des dispositions de la pièce pour positionner et minimiser les joints, et des indications de pose du fabricant : bord à bord, en superposition, émargement à sec. Le raccord est dit « droit » lorsque les coupures du motif se situent à la même hauteur sur les bords gauche et droit du lé, « sauté » dans le cas contraire, ce qui entraîne des chutes plus ou moins importantes selon la hauteur de décalage.
Trois confections de joint sont admises : le demi-joint, avec un recouvrement de 0,2 à 0,5 cm ; le joint vif, bord à bord ; la double coupe, par superposition de deux lés et coupe simultanée. Le marouflage doit être très soigné, à la spatule, au balai ou au rouleau réservé à cet usage, avec arasement près du plafond, des plinthes et au périmètre des ouvertures. Pour certains revêtements, la double coupe ne doit pas se faire sur l'arête de l'angle.
Une précaution constructive est souvent oubliée : les contrefaces du subjectile non revêtues, qu'elles soient cachées ou non et susceptibles de déformations — portes, portes de placards, portes de gaines — doivent impérativement recevoir une impression et/ou un système de peinture avant pose du revêtement sur l'autre face.
Surface de référence et vérification des travaux
Pour tout chantier offrant une surface d'application supérieure à 1 000 m², une surface de référence de 8 m² pour ouvrage témoin est exécutée avec trois joints minimum, en utilisant un revêtement prélevé dans deux rouleaux d'un même bain. Pour les chantiers inférieurs à 1 000 m² sans surface de référence, l'entrepreneur doit interrompre les travaux si des défauts sont détectables en cours de pose. L'exécution générale ne peut se faire qu'après acceptation écrite des surfaces de référence par le maître d'ouvrage, et celles-ci sont conservées jusqu'à la réception.
L'évaluation de conformité se fait par appréciation visuelle des découpes et de l'aplomb, de l'aspect de surface et de l'adhérence. L'appréciation visuelle se fait à 2 m, avec un éclairage incident normal, c'est-à-dire sous un angle compris entre 70° et 110°. La lumière rasante ne peut pas être utilisée pour juger la pose des revêtements collés : elle met en évidence de faibles irrégularités de planéité du subjectile sous-jacent, en dessous des limites de tolérances admises, même après des travaux particuliers d'enduisage.
En finition B, la ligne de découpe peut présenter quelques irrégularités ; en finition A, elle ne présente pas d'irrégularités supérieures à celles des subjectiles. L'aspect de surface doit être conforme à celui accepté pour la surface de référence. L'adhérence doit être suffisante pour ne faire apparaître nulle part de défaut de tenue conduisant à un gonflement ou à un cloquage visuellement apparent.
Pour les revêtements tissés à pose tendue nécessitant des coutures d'assemblage, huit critères s'ajoutent, évalués visuellement et au toucher : conformité de teinte de part et d'autre des lés couturés, calepinage accepté par la maîtrise d'ouvrage ou d'oeuvre, fils de trame et de chaîne parfaitement horizontaux et verticaux, aplomb des coutures, bonne mise à plat des lisières, absence de plis sous tension de la main à plat, limitation des transparences des tissus légers et clairs, limitation des effets de « gouttières ». Pour les revêtements tissés en grande largeur — 260 cm ou 300 cm —, seuls certains de ces critères sont applicables.
Sources et documents liés
Source principale : NF P 74-204-1 (Référence DTU 59.4) « Travaux de bâtiment — Mise en oeuvre des papiers peints et des revêtements muraux — Partie 1 : cahier des clauses techniques », février 1998, indice de classement P74-204-1, norme française homologuée par décision du Directeur Général de l'AFNOR le 20 janvier 1998 pour prendre effet le 20 février 1998 (articles 1, 3, 5, 6, 7 et Annexe B). NF P 74-204-2 (Référence DTU 59.4) « Partie 2 : cahier des clauses spéciales », février 1998, même date d'homologation. FD P 74-205 (Référence DTU 59.4) « Lexique des termes usuels », fascicule de documentation publié par l'AFNOR en mars 1998.
Statut : la fiche AFNOR Norm'Info de la NF P 74-204-1 indique un statut « en réexamen », phase d'examen systématique visant à confirmer, réviser ou annuler les normes publiées. À la date de rédaction, aucune norme de remplacement n'est annoncée.
Normes citées par le NF DTU 59.4 : NF EN 233, NF EN 234, NF EN 259 et NF EN 266 pour les tolérances dimensionnelles des revêtements muraux en rouleaux ; NF T 76-011 pour la classification des principaux adhésifs ; NF T 30-608 pour les enduits de peinture pour travaux intérieurs ; NF T 36-005 pour la classification des peintures et produits connexes ; T 01-011 pour les indicateurs de pH. Documents liés en maîtrise d'oeuvre : NF DTU 25.1 pour les enduits intérieurs en plâtre, NF DTU 25.41 pour les ouvrages en plaques de plâtre, NF DTU 26.1 pour les enduits de mortier, NF DTU 21 pour les parements de béton, NF DTU 59.1 pour la qualité des anciens fonds peints et les travaux de peinture.
Glossaire NF P 74-204-1 et NF P 74-204-2 (février 1998) — FD P 74-205 (mars 1998)
- Subjectile
- Fond recevant les revêtements muraux, à distinguer du support. Le NF DTU 59.4 résume : support égale dossier du revêtement ou envers ; subjectile égale fond recevant les revêtements.
- Support de base
- Partie du revêtement mural en contact avec le subjectile. C'est lui qui détermine la famille du revêtement au sens du 3.1.1 : tout papier, support papier, supports synthétiques, tout textile, supports minéraux, supports textiles, autres supports.
- Finition A / B / C
- Les trois états de finition du NF DTU 59.4, à préciser aux documents particuliers du marché. En leur absence, c'est la finition B qui s'applique. Ils commandent la tolérance de joint : 1 mm/ml en A, 1,5 mm/ml en B, 2 mm/ml en C.
- Test de la goutte d'eau
- Méthode d'appréciation du degré d'absorption du subjectile décrite en Annexe B. Effet « buvard » : fond trop absorbant. Effet « progressif » : fond normalement absorbant. Effet de « perlage » : fond non absorbant, dit bloqué.
- Dureté Shore C
- Caractéristique de dureté exigée sur enduit de plâtre au moment de la pose, contrôlée conformément au NF DTU 25.1 : moyenne supérieure à 45 avec tolérance locale de 40 pour les plâtres PFMN et PGMN ; moyenne supérieure à 80 avec tolérance locale de 75 pour le plâtre PFM THD.
- Demi-joint
- Confection de joint par recouvrement de 0,2 à 0,5 cm entre deux lés. Les deux autres confections admises sont le joint vif (bord à bord) et la double coupe (superposition de deux lés et coupe simultanée).
- Raccord droit / raccord sauté
- Le raccord est droit lorsque les coupures du motif se situent à la même hauteur sur les bords gauche et droit du lé ; il est sauté dans le cas contraire, ce qui entraîne des chutes proportionnelles à la hauteur de décalage.
- Calicot
- Bande de tissu naturel ou synthétique posée à cheval sur une fissure et noyée dans la couche d'apprêt pour limiter les fissurations apparentes. S'exécute sur prescriptions spéciales et n'est pas obligatoirement efficace sur fissures actives.
- Pose tendue / collée-tendue
- Technique d'habillage des murs avec des revêtements souples, généralement textiles, tendus à la main et maintenus sur des accessoires de fixation, ou par encollage périphérique. Les exigences de préparation du subjectile y sont moins contraignantes qu'en pose collée en plein.
Questions fréquentes sur NF P 74-204-1 et NF P 74-204-2 (février 1998) — FD P 74-205 (mars 1998)
Qu'est-ce que NF P 74-204-1 et NF P 74-204-2 (février 1998) — FD P 74-205 (mars 1998) ?
NF DTU 59.4 - Mise en œuvre des papiers peints et des revêtements muraux. Le NF DTU 59.4 est constitué de la norme NF P 74-204-1 « Mise en oeuvre des papiers peints et des revêtements muraux — Partie 1 : cahier des clauses techniques », homologuée le 20 janvier 1998 pour prendre effet le 20 février 1998, de la NF P 74-204-2 (cahier des clauses spéciales, même date d'homologation) et du fascicule de documentation FD P 74-205 de mars 1998, qui en fixe le lexique des termes usuels. La fiche AFNOR Norm'Info de la NF P 74-204-1 indique un statut « en réexamen ». Le texte ne définit pas des dimensions de rouleau : il fixe des conditions d'ambiance (température supérieure à 10 °C et inférieure à 30 °C, hygrométrie inférieure à 65 % HR), des caractéristiques de subjectile (humidité inférieure à 5 % en poids, dureté Shore C, pH), trois états de finition A, B et C assortis de tolérances de joint de 1, 1,5 et 2 mm par mètre linéaire, et un protocole de vérification visuelle à 2 m sous éclairage incident de 70° à 110°. Cette fiche restitue ces valeurs réelles et corrige les tolérances de planéité et de verticalité qui étaient auparavant attribuées à ce DTU sans fondement normatif. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF P 74-204-1 et NF P 74-204-2 (février 1998) — FD P 74-205 (mars 1998) ?
Le domaine d'application couvre : Choix des produits et conditions techniques d'exécution des travaux de mise en oeuvre des papiers peints et des revêtements muraux à l'intérieur des bâtiments, par extension en plafond selon les mêmes techniques : travaux neufs sur tous subjectiles (plâtre, béton, mortiers de ciment, bois, métaux ferreux et non ferreux) et travaux de rénovation sur anciens fonds et préparations assimilées. Le document couvre la pose collée, la pose tendue et la pose collée-tendue, ainsi que les joints soudés et l'étanchéité par calfatage sur prescriptions spéciales. Il ne vise pas les revêtements devant résister à des agressions exceptionnelles mécaniques ou chimiques, ni les rebouchages de fissures à caractère d'étanchéité. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF P 74-204-1 et NF P 74-204-2 (février 1998) — FD P 74-205 (mars 1998) sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Quelle est la référence exacte du NF DTU 59.4 ?
NF P 74-204-1 pour le cahier des clauses techniques et NF P 74-204-2 pour le cahier des clauses spéciales, tous deux de février 1998, homologués le 20 janvier 1998 pour prendre effet le 20 février 1998. Le fascicule de documentation FD P 74-205 de mars 1998 fixe le lexique des termes usuels. La fiche AFNOR Norm'Info de la NF P 74-204-1 indique un statut « en réexamen ».
Quelles conditions de température et d'hygrométrie pour poser un papier peint ?
Température ambiante supérieure à 10 °C et inférieure à 30 °C, hygrométrie inférieure à 65 % HR. La pose n'est jamais exécutée en atmosphère susceptible de donner lieu à des condensations, ni sur subjectile gelé ou surchauffé, ni dans des conditions anormales de séchage.
Quel état de finition s'applique si le marché ne le précise pas ?
La finition B. Le NF DTU 59.4 indique qu'en l'absence de précision aux documents particuliers du marché, c'est l'état de finition B qui est retenu, avec une tolérance de joint de 1,5 mm par mètre linéaire en recouvrement pour les papiers peints non vinyliques ou lessivables.
Quelle tolérance de joint entre lés est admise ?
En recouvrement, pour les papiers peints non vinyliques ou lessivables : 1 mm par mètre linéaire en finition A, 1,5 mm en finition B, 2 mm en finition C. Le liseré clair au niveau des joints est toléré dans le cas de revêtements de teinte soutenue.
Quelle humidité maximale du support avant pose ?
Inférieure à 5 % en poids, aussi bien sur enduits de plâtre (PFMN, PGMN et PFM THD) que sur subjectiles à base de liants hydrauliques. Sur chantier, l'humidimètre à pointes correctement étalonné donne une valeur approchée ; l'évaluation peut aussi se faire à l'aide de solutions colorées.
Faut-il stocker les rouleaux avant la pose ?
Oui. Les rouleaux doivent être préalablement entreposés sur les lieux de pose au minimum 48 heures avant la mise en oeuvre, de manière à être en équilibre hygrothermique avec l'ambiance effective du local.
Comment se juge la conformité d'une pose de revêtement mural ?
Par appréciation visuelle des découpes et de l'aplomb, de l'aspect de surface et de l'adhérence, à 2 m de distance et sous un éclairage incident normal d'angle compris entre 70° et 110°. La lumière rasante ne peut pas être utilisée : elle révèle des irrégularités de planéité du subjectile situées en dessous des tolérances admises.
Le papier peint peut-il masquer une fissure ?
Non. Le NF DTU 59.4 précise que les revêtements muraux ne sont pas faits pour résister aux dilatations et retraits des matériaux ni aux fissures que les subjectiles engendrent, et que les subjectiles fissurés doivent être traités en conséquence. La pose de bandes de calicot noyées dans la couche d'apprêt s'exécute sur prescriptions spéciales et n'est pas obligatoirement efficace sur fissures actives.
Quelle tolérance dimensionnelle sur les rouleaux ?
Sauf tolérances inférieures fixées par le fabricant, la largeur et la longueur d'un rouleau doivent être indiquées avec une tolérance de ± 1,5 %, conformément aux normes NF EN 233, NF EN 234, NF EN 259 et NF EN 266 ; les bords du rouleau doivent être droits et parallèles sur toute la longueur. Le DTU ne fixe aucune largeur ou longueur de rouleau normalisée.
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Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024
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NF P 74-204-1 et NF P 74-204-2 (février 1998) — FD P 74-205 (mars 1998) - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. papier peint, revêtement mural, NF DTU 59.4, toile de verre, pose tendue, finition A B C, dureté Shore C, goutte d'eau, colle NF T 76-011.