NF DTU 25.1 - Travaux d'enduits intérieurs en plâtre
Le NF DTU 25.1 P1-1 (novembre 2010, indice de classement P 71-201-1-1) propose les clauses de spécifications de mise en œuvre types pour les marchés d'enduits en plâtre réalisés manuellement ou par projection mécanique, à l'intérieur des bâtiments. Il ne s'applique qu'aux locaux fermés classés EA, EB et EB+ privatifs au sens du cahier CSTB 3567 de mai 2006. Il fixe l'état des supports admissibles, les travaux préparatoires (surcharges locales, dégrossi, armatures), les rapports de gâchage, les épaisseurs théoriques (8 mm sans nu ni repère, 12 mm sur nus et repères), les tolérances de planéité et de verticalité, et surtout la dureté Shore C de l'enduit fini, seul critère mécanique opposable de la norme. Une application sur support gelé, un plâtre rebattu après prise ou un enduit trop mince sur une jonction de matériaux différents produisent fissuration, faïençage et duretés hors spécification.
Domaine d'application
Enduits intérieurs en plâtre exécutés manuellement (coupés, ferrés, lissés) ou par projection mécanique, sur murs, cloisons et plafonds, dans les locaux fermés classés EA (secs ou faiblement humides), EB (moyennement humides) et EB+ privatifs au sens du cahier CSTB 3567 — supports continus en maçonnerie, béton, béton banché, cloisons de petits éléments, plaques de plâtre pleines à enduire, éléments de laine de bois, lattis métalliques et lattis bois — hors pigeonnage, hors sous-face de dalle chauffante susceptible d'excéder 35 °C, hors bardeaux et plafonnettes en terre cuite (NF DTU 25.231) et hors performance des ouvrages (incendie notamment)
Règles principales
Domaine d'application et locaux visés
1 P1-1 propose des clauses de spécifications de mise en œuvre types pour les marchés de travaux d'enduits en plâtre réalisés manuellement ou par projection mécanique, à l'intérieur des bâtiments, sur les supports définis à l'article 6.
Il ne s'applique qu'aux locaux fermés classés EA (locaux secs ou faiblement humides), EB (locaux moyennement humides) et EB+ privatifs (locaux humides à usage privatif) au sens du cahier CSTB 3567 de mai 2006. 6. Le document ne vise pas la performance des ouvrages, incendie compris. Il est applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, départements d'outre-mer inclus.
Conditions préalables : hors d'air et hors d'eau
Les travaux ne doivent être entrepris que dans des constructions accessibles, hors d'air et hors d'eau, dont l'état d'avancement met l'ensemble des ouvrages désignés dans le document à l'abri des intempéries et notamment du risque d'humidification par apport accidentel d'eau liquide.
Les précautions à prendre avant l'intervention de l'entreprise de plâtrerie concernent principalement la mise en place de la toiture — ou, dans le cas des bâtiments collectifs, un décalage d'au moins 5 niveaux par rapport aux travaux de gros œuvre avec étanchéité provisoire, notamment au niveau des trémies et réservations —, les structures d'accueil nécessaires, et la pose des menuiseries extérieures vitrées.
Sauf indication contraire explicitement mentionnée, les enduits sont réalisés par mélange sur chantier d'eau et de l'un des plâtres visés à l'article 4, à l'exclusion de toute charge ou adjuvant.
Conditions de température à la mise en œuvre
La mise en œuvre des enduits n'est autorisée que si la température des locaux peut être maintenue au-dessus de + 5 °C ; cette température ne doit pas être supérieure à 35 °C. L'exécution des enduits sur supports gelés est proscrite. 1 : le texte n'impose ni taux d'hygrométrie maximal de l'air à l'application, ni durée de protection contre les courants d'air.
Avant exécution de l'enduit, il peut être nécessaire d'humidifier ou de traiter le support avec un régulateur de fond, l'humidification variant selon la nature, la porosité et l'épaisseur du support ainsi que les conditions climatiques et l'état hygrométrique de l'air ambiant.
Exceptions :
- • Supports en éléments de laine de bois (fibragglo): L'humidification préalable est à proscrire (article 7.1.2)
Préparation et état des supports
L'enduit ne doit être appliqué que sur des supports secs, propres, exempts de suie, bistre, efflorescence, poussière et huile de démoulage. Les aspérités des joints et balèvres ne doivent pas dépasser le tiers de l'épaisseur de l'enduit. 13.
Lorsque la surface est lisse — béton compact coulé ou moulé au contact de panneaux métalliques, de contreplaqués ou de feuilles plastiques — il est procédé soit à un bouchardage suivi d'un dépoussiérage, soit à l'application d'une barbotine de ciment et sable ou de plâtre et sable additionnée d'un adjuvant destiné à assurer son adhérence au support, soit à l'application d'un primaire d'accrochage. 1 P1-2.
Vérification de la portance du support de plafond
Il doit être vérifié par le calcul que le support est apte à supporter le poids du plafond et, en un point quelconque, une charge ponctuelle de 100 daN sans que sa flèche excède 1/500 de sa portée. Cette charge ponctuelle est destinée à tenir compte de la présence de pitons de suspension éventuels.
L'état des supports doit par ailleurs satisfaire aux prescriptions définies dans les normes DTU les concernant, notamment en ce qui concerne les tolérances de planéité.
Surcharges locales et dégrossi : seuils et dosages
Lorsque le support présente des creux ou inégalités locales accidentelles importantes supérieures à 15 mm, ces défauts sont rattrapés par des surcharges locales exécutées au mortier bâtard, au mortier de plâtre ou au plâtre. Lorsque les creux ou inégalités locales dépassent 5 cm, ces surcharges s'exécutent au mortier bâtard ou au mortier de plâtre avec remplissage en briques, tuileaux ou hourdis.
Les dosages à respecter sont : mortier de ciment 300 à 350 kg de ciment par mètre cube de sable sec ; mortier bâtard 350 kg de mélange (2/3 de ciment et 1/3 de chaux) par mètre cube de sable sec ; mortier de plâtre 300 à 350 kg de plâtre par mètre cube de sable sec ; plâtre seul gâché dans la proportion d'au moins 100 kg de plâtre B1 pour 80 litres d'eau.
Ces dosages s'entendent pour des ciments Portland de type CEM II 32,5. 1 P1-2.
Exceptions :
- • Plâtre à projeter: Le dégrossi n'est généralement pas indispensable : le plâtre projeté peut le plus souvent s'appliquer en une couche jusqu'à une épaisseur moyenne de 2,5 cm, moyennant le cas échéant plusieurs passes. Au-delà de 2,5 cm localement, les creux sont rattrapés au préalable par une surcharge localisée.
Rapports de gâchage et interdiction du plâtre rebattu
Pour l'enduit courant au plâtre B2, quel que soit le nombre de couches et la nature du support, le gâchage s'effectue dans le rapport d'au moins 100 kg de plâtre pour 70 litres d'eau ; si l'enduit est exécuté en deux couches, la première doit être gâchée plus serrée que la seconde.
Pour l'enduit au plâtre à haute dureté B7, le gâchage, manuel ou mécanique, s'effectue dans le rapport d'environ 100 kg de plâtre pour 50 litres d'eau. Pour le plâtre à projeter, le gâchage s'effectue mécaniquement dans le rapport d'environ 100 kg pour 60 litres. La pratique consistant à rebattre des plâtres ayant fait prise, avec ou sans apport de plâtre frais, est proscrite : c'est une cause de fissuration ultérieure.
L'emploi d'adjuvants sur le chantier est proscrit, excepté pour la réalisation des couches adhésives sur surface lisse.
Exceptions :
- • Plâtre dont la notice fabricant impose une autre proportion d'eau: Les caractéristiques de certains plâtres exigent une proportion d'eau différente ; cette proportion fait alors l'objet d'une prescription explicite du fabricant portée sur les sacs ou emballages.
Épaisseurs théoriques et tolérance d'épaisseur
Les épaisseurs théoriques sont de 8 mm pour un enduit sans nu ni repère et de 12 mm pour un enduit avec nus et repères. L'épaisseur moyenne effective, déterminée par sondages, doit être au moins égale à l'épaisseur théorique avec une tolérance de 2 mm en moins.
L'épaisseur moyenne de recouvrement des grillages, pour les enduits qui en comportent, doit être au moins égale à 6 mm ; localement, des épaisseurs comprises entre 3 et 6 mm sont tolérées lors de jointements et de recouvrements particuliers.
Si des conduits ou câbles électriques font saillie sur le support, l'enduit ne doit être appliqué que si son épaisseur théorique permet de les recouvrir d'au moins 4 mm, les conduits ou câbles devant être convenablement encastrés. Sur les conduits de fumée, l'épaisseur est celle fixée par les documents particuliers du marché, sans être jamais inférieure à 15 mm et sans aucune tolérance.
Armature aux jonctions de supports différents
Un grillage formant armature est appliqué à chaque jonction de supports de natures différentes juxtaposés, en débordant de part et d'autre d'au moins 15 cm. Ce grillage ne doit pas être plaqué contre le support : il doit être fixé de chaque côté par clouage, tamponnage ou gobetage.
Lorsque le support est simplement interrompu par un élément de faible largeur, inférieure à 10 cm, et de matériau de nature différente (jambage ou poteau par exemple), un papier fort doit être disposé entre cet élément et l'enduit armé.
Sur éléments de laine de bois à liant ciment traités par armature généralisée, le treillis est déroulé perpendiculairement à la plus grande dimension des panneaux, accroché par clous ou agrafes galvanisés en mailles carrées de 50 cm environ, avec un recouvrement latéral d'au moins 10 cm, un débord d'au moins 15 cm sur les supports adjacents de nature différente, des raccords décalés par rapport aux joints entre plaques, et un écartement du support d'au moins 4 mm en tout point.
Exceptions :
- • Planchers à poutrelles et corps creux: Les dispositions de l'article 6.4.7 ne visent pas ce cas : la discontinuité reste de faible largeur et les mouvements différentiels limités dès lors que l'entraxe ne dépasse pas 1 m et que les matériaux présentent des variations dimensionnelles hygrothermiques voisines.
Plaques de plâtre pleines à enduire : entraxes, appuis et joints
L'entraxe des solives est déterminé par les dimensions des plaques : 0,40 m ou 0,50 m maximum ; la largeur des solives ou lattes mises en œuvre est au minimum de 75 mm. Les prescriptions de pose s'entendent pour un support plan dont l'écart de planéité mesuré à la règle de 1 m promenée en tous sens n'excède pas 5 mm.
Le taux d'humidité des plaques au moment de leur mise en œuvre ne doit pas dépasser 10 % en poids. Les plaques sont mises en place à joints transversaux alternés, le grand côté perpendiculaire aux solives, avec un intervalle de 5 à 20 mm entre plaques.
Les bords transversaux doivent toujours être cloués ou vissés à un support ; la largeur d'appui est au minimum de 35 mm afin de permettre l'enfoncement des clous ou vis à 15 mm au minimum du bord des plaques, et l'espacement des fixations le long du bord ne doit pas dépasser 20 cm.
Les joints n'excédant pas 10 mm peuvent être obturés par une bande de calicot collée ; de 10 à 20 mm, il est procédé au préalable à un bourrage au plâtre lors de l'exécution de la couche de dégrossissage.
Enduits armés sur lattis métallique
Le lattis est placé avec l'ouverture des nervures du côté à enduire, les feuilles disposées en quinconce — une feuille complète puis une demi-feuille — et toujours placées dans le sens de la longueur, perpendiculairement aux supports.
Aux endroits de superposition, l'enduit doit enrober le lattis de la feuille recouverte : le papier de la seconde feuille est enlevé sur la zone de recouvrement (5 cm sur un support, 10 cm entre les supports) et toutes les nervures principales qui se superposent doivent être doublement serties.
Aux extrémités latérales se terminant par une nervure principale, aucun recouvrement n'est nécessaire : les nervures s'emboîtent et sont serties tous les 20 cm de part et d'autre.
La fixation sur le support s'effectue par agrafage avec des agrafes en U de 25 × 30 mm, une agrafe étant disposée à chaque croisement entre une nervure principale et un support, la pression de l'agrafeuse étant réglée de façon à ne laisser que quelques millimètres de jeu entre lattis et support.
L'épaisseur de la couche d'enduit est de 20 mm, appliquée en deux couches, après un premier garnissage manuel ou projeté destiné à réduire le vide des mailles, raidir le support et permettre l'accrochage.
Contrôle d'épaisseur par sondages
Le panneau de référence est, pour un mur ou une cloison, l'ouvrage ayant pour hauteur la distance de la retombée du plafond au sol et pour longueur la distance comprise entre deux arêtes ou cueillies voisines ; pour un plafond, la surface déterminée par les murs et cloisons. Il n'est pas fait de déduction pour les ouvertures.
Le nombre de sondages n est égal à S/1,50 et est de 5 au minimum ; il n'est pas effectué de sondage lorsque S est égal ou inférieur à 1,50 m² ou lorsque la longueur du panneau est au plus égale à 1,50 m.
Les sondages sont fixés au hasard, répartis sur l'ensemble de la surface, distants de 0,50 m au moins entre eux et de 0,10 m au moins des arêtes, cueillies ou bords de panneaux.
L'épaisseur est mesurée par l'enfoncement sans choc violent d'un poinçon fin jusqu'à la rencontre du support, ou par carottage lorsque la nature du support laisse un doute (béton cellulaire, laine de bois, carreaux de plâtre, supports d'enduits armés). L'épaisseur moyenne est la moyenne arithmétique des mesures, après élimination des deux valeurs extrêmes si le nombre de sondages est égal ou supérieur à 6.
Planéité locale, planéité générale et verticalité
Une règle de 0,20 m appliquée sur l'enduit et déplacée en tous sens ne doit pas faire apparaître, entre le point le plus saillant et le point le plus en retrait, un écart supérieur à 1 mm.
Pour la planéité générale, une règle de 2 m promenée en tous sens ne doit pas faire apparaître un écart supérieur à 10 mm pour un enduit exécuté sans nu ni repère, ni supérieur à 5 mm pour un enduit exécuté sur nus et repères.
La verticalité n'est spécifiée que pour les enduits exécutés sur nus et repères : une tolérance de 5 mm au plus est admise sur la hauteur de l'étage courant, prise égale à 2,50 m. 1 ne fixe pas de tolérance d'équerrage des angles.
Aspect de surface de l'enduit fini
En fin d'exécution, compte tenu de l'égrenage et du dépoussiérage ultérieurs avant mise en peinture, l'enduit ne doit présenter ni pulvérulence superficielle, ni gerçure, ni craquelure, ni trou ou strie de profondeur supérieure à 1 mm ; de plus, il ne doit pas présenter de façon systématique de trous ou stries de profondeur inférieure à 1 mm. 1.
Dureté Shore C de l'enduit fini
Les mesures sont effectuées au duromètre Shore C sur des enduits en plâtre sec, l'enduit étant considéré sec lorsque son taux d'humidité est inférieur à 1 %.
Une vérification de dureté et d'humidité est effectuée en chaque zone correspondant à un sondage d'épaisseur, chaque zone étant définie par un cercle d'environ 20 cm de diamètre ; il est effectué 6 mesures par zone, sans tenir compte des valeurs extrêmes haute et basse, la dureté locale étant la moyenne des 4 mesures restantes.
Spécifications : enduit en plâtre B1, B2 ou B3, dureté moyenne supérieure à 45 Shore C et dureté locale supérieure à 40 Shore C en toutes zones ; enduit en plâtre de construction à dureté superficielle renforcée B7, dureté moyenne supérieure à 80 Shore C et dureté locale supérieure à 75 ; enduit en plâtre projeté, dureté moyenne supérieure à 65 Shore C et dureté locale supérieure à 60.
Dans les locaux EB et EB+ privatifs, en l'absence d'indication dans les documents particuliers du marché, le plâtre est de dureté Shore C supérieure à 60.
Exceptions :
- • Contestation sur le degré de siccité: Une détermination de la siccité est effectuée sur des éprouvettes prélevées par carottage au voisinage des zones litigieuses et séchées en étuve ventilée à 40 ± 4 °C jusqu'à poids constant (article 8.4.1).
Enduits sur cloisons minces en briques plâtrières
Lorsque ces cloisons sont enduites sur les deux faces, les enduits doivent être de même composition sur chaque face ; l'exécution de la deuxième face doit en outre suivre de près l'exécution de la première. Un enduit au plâtre exécuté sur une face et un enduit au mortier de liants hydrauliques sur l'autre face amorcent les déformations des cloisons et favorisent leur flambage.
Pour les angles saillants, lorsque des protège-angles incorporés sont prévus (cornières métalliques ou en matière plastique), ils sont préalablement fixés aux arêtes par scellement au plâtre ; à défaut, et s'il s'agit d'un enduit sur nus et repères, il est procédé à l'exécution de nus sur les deux côtés de l'angle.
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Planéité locale | ≤ 1 mm | Règle de 0,20 m appliquée sur l'enduit et déplacée en tous sens (article 8.3.1) |
| Planéité générale — enduit sans nu ni repère | ≤ 10 mm sous la règle de 2 m | Règle promenée en tous sens, entre points les plus saillants et les plus en retrait (article 8.3.2.1) |
| Planéité générale — enduit sur nus et repères | ≤ 5 mm sous la règle de 2 m | Règle promenée en tous sens (article 8.3.2.2) |
| Verticalité | 5 mm au plus sur la hauteur de l'étage courant (2,50 m) | Uniquement pour les enduits exécutés sur nus et repères (article 8.3.3) |
| Épaisseur moyenne effective | ≥ épaisseur théorique, tolérance de 2 mm en moins | Moyenne des sondages après élimination des deux valeurs extrêmes si n ≥ 6 (article 8.1.2) |
| Aspect de surface | Aucun trou ni strie de profondeur > 1 mm | Ni pulvérulence superficielle, ni gerçure, ni craquelure ; pas de trous ou stries < 1 mm de façon systématique (article 8.2) |
| Dureté moyenne — enduit plâtre B1, B2, B3 | > 45 Shore C | Enduit sec, taux d'humidité < 1 %, duromètre Shore C (article 8.4.2.1) |
| Dureté locale — enduit plâtre B1, B2, B3 | > 40 Shore C en toutes zones | Moyenne de 4 mesures par zone après élimination des extrêmes (article 8.4.2.1) |
| Dureté — enduit plâtre B7 | > 80 Shore C en moyenne, > 75 en local | Plâtre de construction à dureté superficielle renforcée (article 8.4.2.2) |
| Dureté — enduit plâtre projeté | > 65 Shore C en moyenne, > 60 en local | Enduit réalisé par projection mécanique (article 8.4.2.3) |
| Planéité du support de plaques pleines à enduire | ≤ 5 mm sous la règle de 1 m | Règle promenée en tous sens, préalable à la pose (article 6.4.9) |
| Humidité des plaques pleines à la pose | ≤ 10 % en poids | Au moment de la mise en œuvre (article 6.4.9) |
| Flèche du support de plafond sous charge ponctuelle | ≤ 1/500 de la portée sous 100 daN | Vérification par le calcul, en un point quelconque (article 6.2.1) |
Dimensions réglementaires
Épaisseur théorique — enduit sans nu ni repère
Épaisseur moyenne effective ≥ 8 mm avec tolérance de 2 mm en moins (articles 8.1.1 et 8.1.2)
Épaisseur théorique — enduit sur nus et repères
Épaisseur moyenne effective ≥ 12 mm avec tolérance de 2 mm en moins (articles 8.1.1 et 8.1.2)
Recouvrement moyen des grillages
Épaisseur comptée à partir du nu extérieur de l'armature (articles 8.1.2 et 8.1.3.5)
Recouvrement des conduits ou câbles électriques
Conduits ou câbles convenablement encastrés ; sinon l'enduit ne doit pas être appliqué (article 8.1.4.3)
Épaisseur sur conduits de fumée
Valeur fixée par les documents particuliers du marché, jamais inférieure à 15 mm (article 8.1.4.4)
Seuil de rattrapage par surcharge locale
Mortier bâtard, mortier de plâtre ou plâtre (article 6.4.1.1)
Épaisseur maximale en une couche — plâtre projeté
Le cas échéant en plusieurs passes ; deuxième passe nécessaire si l'épaisseur à garnir dépasse 15 à 20 mm (articles 6.4.1.2 et 7.4.3.2)
Épaisseur de l'enduit armé sur lattis
Après premier garnissage manuel ou projeté du lattis (article 7.4.4)
Intervalle entre plaques pleines à enduire
Joints ≤ 10 mm : calicot collé ; joints de 10 à 20 mm : bourrage au plâtre préalable (article 6.4.9)
Largeur d'appui des plaques pleines
Permet l'enfoncement des clous ou vis à 15 mm au minimum du bord des plaques (article 6.4.9)
Espacement des clous ou vis en bord de plaque
Espacement courant de 10 cm selon la note du DTU (article 6.4.9)
Entraxe des solives — plaques pleines à enduire
Déterminé par les dimensions des plaques ; largeur des solives ou lattes ≥ 75 mm (article 6.4.8.2.1)
Agrafes de fixation du lattis métallique
Une agrafe à chaque croisement entre nervure principale et support (article 6.4.10.3)
Recouvrement des feuilles de lattis métallique
Nervures principales superposées doublement serties ; sertissage tous les 20 cm aux extrémités latérales (article 6.4.10.2)
Débord d'armature aux jonctions de supports différents
Grillage non plaqué contre le support, fixé de chaque côté par clouage, tamponnage ou gobetage (article 6.4.7)
Implantation des sondages de contrôle
Pas de sondage si S ≤ 1,50 m² ou longueur de panneau ≤ 1,50 m (articles 8.1.3.2 et 8.1.3.3)
Comprendre NF DTU 25.1
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF DTU 25.1, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF DTU 25.1 couvre : Enduits intérieurs en plâtre exécutés manuellement (coupés, ferrés, lissés) ou par projection mécanique, sur murs, cloisons et plafonds, dans les locaux fermés classés EA (secs ou faiblement humides), EB (moyennement humides) et EB+ privatifs au sens du cahier CSTB 3567 — supports continus en maçonnerie, béton, béton banché, cloisons de petits éléments, plaques de plâtre pleines à enduire, éléments de laine de bois, lattis métalliques et lattis bois — hors pigeonnage, hors sous-face de dalle chauffante susceptible d'excéder 35 °C, hors bardeaux et plafonnettes en terre cuite (NF DTU 25.231) et hors performance des ouvrages (incendie notamment). Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF DTU 25.1
Le NF DTU 25.1 est la norme française des travaux d'enduits intérieurs en plâtre. Sa partie 1-1, cahier des clauses techniques types d'indice de classement P 71-201-1-1, a été homologuée par décision du Directeur Général d'AFNOR le 27 octobre 2010 pour prendre effet le 27 novembre 2010. Avec la partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux, dite CGM) de novembre 2010, elle remplace quatre normes de mai 1993 : NF P 71-201-1 (ancien DTU 25.1), NF P 71-202 (DTU 25.221), NF P 72-201 (DTU 25.222) et NF P 68-201 (DTU 25.232). Par rapport aux documents remplacés, le texte annonce lui-même une refonte complète : c'est un document neuf, pas une simple mise à jour.
Le domaine d'application est plus étroit qu'on ne le croit souvent. Le NF DTU 25.1 ne s'applique qu'aux locaux fermés classés EA (locaux secs ou faiblement humides), EB (locaux moyennement humides) et EB+ privatifs (locaux humides à usage privatif) au sens du cahier CSTB 3567 de mai 2006 « Classement des locaux en fonction de l'exposition à l'humidité des parois et nomenclature des supports pour revêtements muraux intérieurs ». Un local EB+ collectif ou un local EC sort du champ : l'enduit plâtre n'y est pas couvert, et le CCTP doit prévoir un autre système. Le document est en revanche applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, départements d'outre-mer inclus.
Quatre exclusions doivent être connues avant d'écrire un CCTP de plâtrerie. Le pigeonnage — exécution d'un ouvrage en plâtre moulé armé par un grillage — n'est pas visé. Les sous-faces de dalles chauffantes en béton armé dont la température est susceptible d'excéder 35 °C ne doivent pas être enduites en plâtre. Les bardeaux et plafonnettes en terre cuite relèvent du NF DTU 25.231. Enfin, les panneaux composites à base de laine de bois autres que ceux visés à l'article 6.4.6 sortent du champ. Le texte précise également qu'il ne vise pas la performance des ouvrages, incendie compris : une exigence coupe-feu se justifie par un procès-verbal d'essai, jamais par la seule référence au NF DTU 25.1.
Comprendre en détail NF DTU 25.1
Conditions préalables : hors d'air, hors d'eau, et rien d'autre dans le gâchage
L'article 5 pose une condition d'ordonnancement qui engage le maître d'œuvre autant que l'entreprise : les travaux ne doivent être entrepris que dans des constructions accessibles, hors d'air et hors d'eau, dont l'état d'avancement met l'ensemble des ouvrages à l'abri des intempéries et notamment du risque d'humidification par apport accidentel d'eau liquide. La note qui suit détaille les précautions à prendre avant l'intervention de l'entreprise de plâtrerie : mise en place de la toiture — ou, dans le cas des bâtiments collectifs, décalage d'au moins 5 niveaux par rapport aux travaux de gros œuvre avec étanchéité provisoire, notamment au niveau des trémies et réservations — mise en place des structures d'accueil nécessaires, et pose des menuiseries extérieures vitrées.
Le même article contient une prescription de composition trop souvent ignorée : sauf indication contraire explicitement mentionnée dans le texte, les enduits sont réalisés par mélange sur chantier d'eau et de l'un des plâtres visés à l'article 4, à l'exclusion de toute charge ou adjuvant. Le seul adjuvant admis sur chantier est celui des couches adhésives sur surface lisse de l'article 6.4.2 (article 7.4.1). Ajouter un retardateur, une charge minérale ou un latex dans la gâchée est donc une non-conformité, pas une adaptation.
Le stockage relève du même article 5.1 : produits à l'abri des intempéries, produits en poudre à l'abri de l'humidité, et organisation du stockage de façon à mettre les produits à l'abri des dégradations et déchirures de sacherie pouvant survenir du fait de l'activité du chantier. Un sac de plâtre éventé ou humidifié ne donne plus la dureté prescrite à l'article 8.4 — et la dureté, elle, est mesurable en réception.
Température : + 5 °C plancher, 35 °C plafond
L'article 7.1.1 est bref et sans ambiguïté : la mise en œuvre des enduits n'est autorisée que si la température des locaux peut être maintenue au-dessus de + 5 °C ; celle-ci ne doit pas être supérieure à 35 °C ; l'exécution des enduits sur supports gelés est proscrite. Ce sont les seules valeurs climatiques opposables du texte. Le NF DTU 25.1 ne fixe ni taux d'hygrométrie maximal de l'air ambiant à l'application, ni durée de protection contre les courants d'air.
La borne haute de 35 °C n'est pas décorative : elle rejoint l'exclusion du domaine d'application relative aux dalles chauffantes. Les dalles dont la température est susceptible d'excéder 35 °C en sous-face ne doivent pas être enduites en plâtre, et l'annexe A rappelle explicitement ce point aux rédacteurs des documents particuliers du marché. Sur une opération avec plancher chauffant, la question doit être tranchée en conception, pas en réunion de chantier.
L'humidification préalable du support (article 7.1.2) est une possibilité, pas une obligation : avant exécution de l'enduit, il peut être nécessaire d'humidifier ou de traiter le support avec un régulateur de fond, l'ampleur de l'humidification variant selon la nature, la porosité et l'épaisseur du support ainsi que les conditions climatiques et l'état hygrométrique de l'air ambiant. Une exception ferme : l'humidification préalable est à proscrire pour les éléments en laine de bois (fibragglo).
Rattraper le support : surcharges locales, dégrossi et seuils chiffrés
L'article 6.4.1.1 distingue deux régimes. Lorsque le support présente des creux ou inégalités locales accidentelles importantes, supérieures à 15 mm, ces défauts sont rattrapés par des surcharges locales exécutées au mortier bâtard, au mortier de plâtre ou au plâtre. Lorsque les creux ou inégalités locales dépassent 5 cm, les surcharges s'exécutent au mortier bâtard ou au mortier de plâtre avec remplissage en briques, tuileaux ou hourdis : au-delà de ce seuil, on ne comble plus, on remonte de la matière.
Les dosages sont chiffrés et opposables : mortier de ciment 300 à 350 kg de ciment par mètre cube de sable sec ; mortier bâtard 350 kg de mélange (2/3 de ciment et 1/3 de chaux) par mètre cube de sable sec ; mortier de plâtre 300 à 350 kg de plâtre par mètre cube de sable sec ; plâtre seul gâché dans la proportion d'au moins 100 kg de plâtre B1 pour 80 litres d'eau. Le texte précise que ces dosages s'entendent pour des ciments Portland de type CEM II 32,5, et que pour le plâtre B7 la quantité d'eau pour 100 kg est toujours inférieure à celle prévue pour l'enduit. Les surcharges préalables à un enduit au plâtre B7 s'effectuent au mortier de ciment, au mortier bâtard ou au mortier de très haute dureté.
Le dégrossi (article 6.4.1.2) répond au cas des inégalités généralisées : maçonnerie de moellon, béton caverneux, faux aplombs, faux équerre, manque de planitude. Il est exécuté au mortier de plâtre ou au plâtre seul, aux dosages des surcharges locales, et peut être armé de métal déployé ou de grillage métallique conforme au NF DTU 25.1 P1-2. En projection, le dégrossi ne doit pas être exécuté avec du plâtre projeté, sauf si la deuxième couche est appliquée sans attendre la prise complète du dégrossi ou si l'adhérence est améliorée par passage préalable de la règle dentée. La note du texte rappelle que dégrossis et surcharges ont pour but de limiter le risque de fissuration par retrait de séchage, d'autant plus élevé que l'épaisseur appliquée est plus forte.
Jonctions de matériaux : l'armature est une obligation, pas une option
L'article 6.4.7 traite les supports de natures différentes juxtaposés, cause première des fissures rectilignes en plafond et en jambage. Un grillage formant armature est appliqué à chaque jonction en débordant de part et d'autre d'au moins 15 cm. Point de mise en œuvre déterminant : ce grillage ne doit pas être plaqué contre le support ; il doit être fixé de chaque côté par clouage, tamponnage ou gobetage. Un treillis plaqué ne travaille pas, il crée simplement un plan de faiblesse dans l'épaisseur de l'enduit.
Lorsque le support est simplement interrompu par un élément de faible largeur, inférieure à 10 cm, et de matériau de nature différente — jambage ou poteau par exemple — un papier fort doit être disposé entre cet élément et l'enduit armé. La note du DTU précise que ces dispositions visent à limiter le risque de fissuration au droit de la discontinuité du support, et qu'elles ne visent pas le cas des planchers à poutrelles et corps creux, pour lesquels la discontinuité reste de faible largeur et les mouvements différentiels limités dès lors que l'entraxe ne dépasse pas 1 m.
Sur éléments de laine de bois à liant ciment traités par armature généralisée (article 6.4.6.1.1), les valeurs sont différentes et plus contraignantes : treillis déroulé perpendiculairement à la plus grande dimension des panneaux, accroché par clous ou agrafes galvanisés disposés suivant un réseau à mailles carrées de 50 cm environ, recouvrement latéral d'au moins 10 cm entre treillis successifs, débord d'au moins 15 cm sur les supports de nature différente adjacents avec ancrage dans ces supports, raccords décalés par rapport aux joints entre plaques, et treillis légèrement tendu de façon à rester en tout point écarté du support d'au moins 4 mm. En cas d'emploi de treillis métallique avec papier paraffiné, l'enduit doit être considéré comme un ouvrage indépendant du support.
Gâchage : trois rapports eau/plâtre, et l'interdiction de rebattre
Le NF DTU 25.1 chiffre trois rapports de gâchage selon la famille de plâtre. Pour l'enduit courant au plâtre B2 (article 7.4.1.1), quel que soit le nombre de couches et la nature du support, le gâchage s'effectue dans le rapport d'au moins 100 kg de plâtre pour 70 litres d'eau ; si l'enduit est exécuté en deux couches, la première doit être gâchée plus serrée que la seconde. Pour l'enduit au plâtre à haute dureté B7 (article 7.4.2.1), le gâchage, manuel ou mécanique, s'effectue dans le rapport d'environ 100 kg de plâtre pour 50 litres d'eau. Pour le plâtre à projeter (article 7.4.3.1), le gâchage est mécanique, dans le rapport d'environ 100 kg pour 60 litres.
Le texte prévoit lui-même sa propre exception : les caractéristiques actuelles de certains plâtres exigent une proportion d'eau différente, laquelle fait alors l'objet d'une prescription explicite du fabricant portée sur les sacs ou emballages. En cas d'écart entre la notice du sac et le DTU, c'est la notice qui s'applique — mais elle doit être produite, pas supposée.
L'article 7.1.3 interdit une pratique courante : rebattre des plâtres ayant fait prise, avec ou sans apport de plâtre frais, est proscrit. La note en donne la raison en cinq mots — cette pratique est une cause de fissuration ultérieure. C'est l'équivalent, en plâtrerie, de l'interdiction du mortier rebattu en enduit de mortier : un liant dont la prise a été rompue puis relancée ne retrouve jamais sa cohésion initiale.
Épaisseurs : deux valeurs théoriques et une tolérance unique
L'article 8.1.1 ne connaît que deux épaisseurs théoriques : 8 mm pour un enduit sans nu ni repère, 12 mm pour un enduit avec nus et repères. Toute autre valeur circulant sur chantier — 10 mm, 15 mm, 20 mm « en dressage » — ne vient pas du NF DTU 25.1. L'article 8.1.2 ajoute la seule tolérance admise : l'épaisseur moyenne effective, déterminée selon les modalités de sondage de l'article 8.1.3, doit être au moins égale à l'épaisseur théorique avec une tolérance de 2 mm en moins.
Trois épaisseurs particulières complètent le dispositif. L'épaisseur moyenne de recouvrement des grillages, pour les enduits qui en comportent, doit être au moins égale à 6 mm, des épaisseurs locales comprises entre 3 et 6 mm étant tolérées lors de jointements et recouvrements particuliers. Si des conduits ou câbles électriques font saillie sur le support, l'enduit ne doit être appliqué que si son épaisseur théorique permet de les recouvrir d'au moins 4 mm, les conduits ou câbles devant être convenablement encastrés (article 8.1.4.3). Sur les conduits de fumée, l'épaisseur de l'enduit est celle fixée par les documents particuliers du marché, sans être jamais inférieure à 15 mm, et le texte précise : sans aucune tolérance (article 8.1.4.4).
En projection mécanique, l'enduit est réalisé en une couche, le cas échéant en deux passes successives ; la deuxième passe est nécessaire si l'épaisseur à garnir dépasse 15 à 20 mm, et elle est réalisée immédiatement après application de la première passe et réglage grossier de celle-ci (article 7.4.3.2). Le dressage à la règle s'opère dans les 10 à 15 minutes qui suivent la projection, suivi d'un serrage à la truelle ou au platoir, puis de la finition par remouillage et feutrage avant la fin de prise et lissage de la laitance formée. Une note de l'article 6.4.1.2 précise que le dégrossi n'est généralement pas indispensable avec les plâtres à projeter, qui peuvent le plus souvent s'appliquer en une couche jusqu'à une épaisseur moyenne de 2,5 cm ; au-delà de 2,5 cm localement, les creux doivent être rattrapés par une surcharge localisée.
Plaques de plâtre pleines à enduire : entraxes, appuis, joints
Les plafonds en plaques de plâtre pleines à enduire (article 6.4.8) ne peuvent être exécutés que sur des supports satisfaisant à des conditions chiffrées. L'entraxe des solives est déterminé par les dimensions des plaques : 0,40 m ou 0,50 m maximum. Lorsque l'entraxe des solives ne concorde pas avec la dimension des éléments à mettre en place, un faux solivage peut être exécuté perpendiculairement à l'axe des solives du support. La largeur des solives ou lattes mises en œuvre est au minimum de 75 mm.
L'article 6.4.9 fixe les conditions de pose. Elles s'entendent pour un support plan dont l'écart de planéité mesuré à la règle de 1 m promenée en tous sens n'excède pas 5 mm. Le taux d'humidité des plaques au moment de leur mise en œuvre ne doit pas dépasser 10 % en poids. Les plaques sont mises en place à joints transversaux alternés, le grand côté perpendiculaire aux solives, avec un intervalle de 5 à 20 mm ménagé entre les plaques. Les bords transversaux doivent toujours être cloués ou vissés à un support ; la largeur d'appui est au minimum de 35 mm afin de permettre l'enfoncement des clous ou des vis à 15 mm au minimum du bord des plaques. L'espacement des fixations le long du bord ne doit pas dépasser 20 cm, la note indiquant un espacement courant de 10 cm.
Le traitement des joints suit la largeur : jusqu'à 10 mm, ils peuvent être obturés au moyen d'une bande de calicot collée ; de 10 à 20 mm, il est procédé au préalable à un bourrage au plâtre lors de l'exécution de la couche de dégrossissage. Sur support en béton armé nervuré, les tasseaux bois sont ancrés en sous-face par un lardis de clous à bateau de longueur suffisante, sans aucun point de contact avec les armatures de la nervure, et le bois doit subir avant pose un traitement fongicide ; la fixation des solives aux hourdis en terre cuite ou en béton formant remplissage entre nervures est proscrite.
Enduits armés sur lattis métallique : pose, sertissage, épaisseur
L'article 6.4.10 fixe les règles de pose du lattis métallique. Le lattis est placé avec l'ouverture des nervures du côté à enduire, les feuilles sont disposées en quinconce — on commence par une feuille complète et la suivante par une demi-feuille — et elles doivent toujours être placées dans le sens de la longueur, perpendiculairement aux supports.
L'assemblage (article 6.4.10.2) impose que l'enduit enrobe le lattis de la feuille recouverte aux endroits de superposition : la première feuille est mise en place, le papier de la seconde est enlevé sur la zone de recouvrement — 5 cm sur un support, 10 cm entre les supports — et toutes les nervures principales qui se superposent doivent être doublement serties. Aux extrémités latérales se terminant par une nervure principale, aucun recouvrement n'est nécessaire : les nervures s'emboîtent et sont serties tous les 20 cm de part et d'autre. La fixation (article 6.4.10.3) s'effectue par agrafage avec des agrafes en U de 25 × 30 mm, la pression de l'agrafeuse étant réglée de façon à ne laisser que quelques millimètres de jeu entre le lattis et le support, une agrafe étant disposée à chaque croisement entre une nervure principale et un support.
L'épaisseur de l'enduit armé est fixée par l'article 7.4.4 : 20 mm, appliqués en deux couches. Un premier garnissage manuel ou projeté est appliqué sur le lattis afin de réduire le vide des mailles, raidir le support et permettre l'accrochage de l'enduit ; le plâtre employé est le même que celui de l'enduit et le pourcentage d'eau de gâchage ne doit pas être supérieur à celui de l'enduit. Une note recommande de choisir un enduit dont le pH se situe entre 6 et 11. Enfin, toutes les parties métalliques en contact avec le plâtre doivent être protégées contre la corrosion suivant le NF DTU 25.1 P1-2, la protection par barbotine de ciment n'étant admise que pour certains types d'armatures dont les fils ne peuvent être galvanisés, ou pour des protections localisées.
Réception : planéité, verticalité, aspect — et la mesure d'épaisseur par sondages
L'article 8.3 distingue trois critères géométriques. La planéité locale s'apprécie avec une règle de 0,20 m appliquée sur l'enduit et déplacée en tous sens : l'écart entre le point le plus saillant et le point le plus en retrait ne doit pas dépasser 1 mm. La planéité générale se mesure à la règle de 2 m promenée en tous sens et dépend du mode d'exécution : au plus 10 mm pour un enduit exécuté sans nu ni repère, au plus 5 mm pour un enduit exécuté sur nus et repères. La verticalité, enfin, n'est spécifiée que pour les enduits exécutés sur nus et repères, avec une tolérance de 5 mm au plus sur la hauteur de l'étage courant (2,50 m). Il n'existe pas dans ce DTU de tolérance d'équerrage des angles.
Le contrôle d'épaisseur (article 8.1.3) suit un protocole précis. Le panneau est, pour un mur ou une cloison, l'ouvrage ayant pour hauteur la distance de la retombée du plafond au sol et pour longueur la distance entre deux arêtes ou cueillies voisines, sans déduction pour les ouvertures. Le nombre de sondages n est égal à S/1,50, avec 5 sondages au minimum ; aucun sondage n'est effectué lorsque S est inférieur ou égal à 1,50 m² ou lorsque la longueur du panneau est au plus égale à 1,50 m. Les sondages sont fixés au hasard, répartis sur l'ensemble de la surface, distants d'au moins 0,50 m entre eux et d'au moins 0,10 m des arêtes, cueillies ou bords. L'épaisseur est mesurée par l'enfoncement sans choc violent d'un poinçon fin jusqu'à la rencontre du support, ou par carottage lorsque la nature du support laisse un doute — béton cellulaire, laine de bois, carreaux de plâtre, supports d'enduits armés. L'épaisseur moyenne est la moyenne arithmétique des mesures, après élimination des deux valeurs extrêmes si le nombre de sondages est égal ou supérieur à 6.
L'aspect de surface (article 8.2) est apprécié en fin d'exécution, compte tenu de l'égrenage et du dépoussiérage ultérieurs avant mise en peinture : l'enduit ne doit présenter ni pulvérulence superficielle, ni gerçure, ni craquelure, ni trou ou strie de profondeur supérieure à 1 mm ; il ne doit pas non plus présenter de façon systématique des trous ou stries de profondeur inférieure à 1 mm. Les défauts de surface doivent pouvoir être rattrapés par les travaux d'apprêt normalement prévus compte tenu du type de peinture et de la qualité de finition désirées, opérations définies dans le NF DTU 59.1.
La dureté Shore C : le critère qui décide en cas de litige
L'article 8.4 est la spécificité du NF DTU 25.1 : contrairement à la plupart des DTU de finition, il fixe un critère mécanique mesurable de l'ouvrage fini. Les mesures sont effectuées au duromètre Shore C sur des enduits en plâtre sec, l'enduit étant considéré sec lorsque son taux d'humidité est inférieur à 1 %. Une vérification de dureté et d'humidité est effectuée en chaque zone correspondant à un sondage d'épaisseur, chaque zone étant définie par un cercle d'environ 20 cm de diamètre englobant le sondage. Il est effectué 6 mesures par zone, sans tenir compte des valeurs extrêmes haute et basse : la dureté locale est la moyenne arithmétique des 4 mesures restantes, et la dureté moyenne du panneau la moyenne arithmétique des duretés locales.
Les spécifications diffèrent selon la famille de plâtre. Pour un enduit en plâtre B1, B2 ou B3 : dureté moyenne supérieure à 45 Shore C, dureté locale supérieure à 40 Shore C en toutes zones. Pour un enduit en plâtre de construction à dureté superficielle renforcée de type B7 : dureté moyenne supérieure à 80 Shore C, dureté locale supérieure à 75. Pour un enduit en plâtre projeté : dureté moyenne supérieure à 65 Shore C, dureté locale supérieure à 60. À cela s'ajoute une exigence de choix produit à l'article 7.4.1 : dans les locaux EB et EB+ privatifs, en l'absence d'indication dans les documents particuliers du marché, le plâtre est de dureté Shore C supérieure à 60.
La note de l'article 8.4.2.1 est décisive en expertise. La dureté d'un enduit en plâtre varie considérablement en fonction de son état de siccité, notamment entre le taux de 5 % — seuil admis pour la mise en peinture — et le taux de 1 %, taux maximal d'équilibre d'un enduit en service dans les conditions courantes. Ce taux de 1 % est le plus souvent atteint dans un délai de 3 semaines à 1 mois, qui correspond au délai courant de mise en peinture. Un enduit mesuré trop tôt, ou dans un local mal ventilé en position centrale, peut donc présenter une dureté inférieure à celle prescrite sans être pour autant défectueux. En cas de contestation sur le degré de siccité, une détermination est effectuée sur éprouvettes prélevées par carottage au voisinage des zones litigieuses et séchées en étuve ventilée à 40 ± 4 °C jusqu'à poids constant. Le DTU précise enfin que les performances ont été définies à partir de mesures effectuées à l'aide du duromètre Shore C n° 3102 possédant une embase circulaire de 1,8 cm de diamètre : contester une mesure faite avec un autre appareil est légitime.
Erreurs fréquentes et points à trancher au CCTP
Enduire une cloison mince en briques plâtrières sur une seule face, ou avec deux systèmes différents. L'article 7.5.1 rappelle que lorsque ces cloisons sont enduites sur les deux faces, les enduits doivent être de même composition sur chaque face, et que l'exécution de la deuxième face doit suivre de près celle de la première. La note en donne la raison : un enduit au plâtre exécuté sur une face et un enduit au mortier de liants hydrauliques sur l'autre amorcent les déformations des cloisons et favorisent leur flambage.
Enduire directement un béton lisse. L'article 6.4.2 impose, lorsque la surface est lisse — béton compact coulé ou moulé au contact de panneaux métalliques, de contreplaqués ou de feuilles plastiques — de procéder soit à un bouchardage suivi d'un dépoussiérage, soit à l'application d'une barbotine de ciment et sable ou de plâtre et sable additionnée d'un adjuvant destiné à assurer son adhérence, soit à l'application d'un primaire d'accrochage. Une note met en garde : ces adjuvants, généralement à base d'acétate ou de propionate de vinyle, améliorent la tenue de l'enduit en conditions normales, mais sauf justification par un essai de résistance au feu, il n'est pas possible de se prononcer sur leur efficacité en cas d'incendie.
Ne pas vérifier la portance du support de plafond. L'article 6.2.1 impose une vérification par le calcul : le support doit être apte à supporter le poids du plafond et, en un point quelconque, une charge ponctuelle de 100 daN sans que sa flèche excède 1/500 de sa portée — la charge ponctuelle étant destinée à tenir compte de la présence de pitons de suspension éventuels.
Laisser flotter le partage des tâches. L'annexe A informative liste ce que les documents particuliers du marché doivent préciser : la nature des différents supports et leur état de surface, notamment si certaines surfaces de béton doivent être laissées lisses ; si les dégrossis et surcharges locales s'exécutent en mortier de ciment, en mortier bâtard, au plâtre ou au mortier de plâtre, et à qui ils incombent ; à qui incombe la protection contre la corrosion des parties métalliques ; à qui incombent les piquages, bouchardages et l'arasement des joints ou balèvres trop saillants ; la fourniture et l'application de la couche d'accrochage s'il y a lieu ; les types d'enduit et leur mode d'exécution (sans nus ni repères, en une ou deux couches, ou sur nus et repères) ; la pose et la nature des protège-angles ; les gorges, moulures ou corniches et leur profil ; la nature et la section des bâtis ou huisseries et s'ils doivent être affleurés ; l'existence de canalisations électriques encastrées ou en saillie ; et l'épaisseur de l'enduit à réaliser sur les conduits de fumée.
Glossaire NF DTU 25.1
- Nu
- Plan de référence, le plus souvent vertical, correspondant à la surface de parement fini d'un mur ou d'un ouvrage, abstraction faite des membres, moulures et ornements en saillie ; il sert de référence aux cotes d'épaisseur et de profondeur (article 3.3).
- Repère
- Cale, baguette, plot ou bande de plâtre ou de mortier servant de guide d'épaisseur ou de nu pour l'application de l'enduit (article 3.4).
- Gobetage
- Application par projection ou par pression à la truelle, à la taloche ou au balai d'un plâtre ou d'un mortier gâché clair, généralement pour former la sous-couche d'accrochage d'un enduit sur un support en maçonnerie ou sur un lattis (article 3.2).
- Dressage
- Opération consistant à rendre plan, mais pas nécessairement lisse (article 3.5).
- Serrage
- Opération essentielle de la mise en place de l'enduit consistant à améliorer sa compacité par talochage : supprimer les interstices, évacuer au maximum les inclusions d'air et améliorer l'enrobage des granulats (article 3.6).
- Balèvre
- Excédent d'une pierre sur une autre près d'un joint, ou excédent de joint de coffrage béton ; irrégularité que le ravalement fait disparaître. Les aspérités des joints et balèvres ne doivent pas dépasser le tiers de l'épaisseur de l'enduit (articles 3.7 et 6.2.3).
- Pigeonnage
- Exécution d'un ouvrage en plâtre moulé armé par un grillage ; désignait autrefois la confection des hottes de cuisines et des conduits de fumée. Expressément exclu du domaine d'application du NF DTU 25.1 (articles 1 et 3.1).
- Dégrossi
- Première couche générale de rattrapage exécutée au mortier de plâtre ou au plâtre seul lorsque le support présente des inégalités généralisées — maçonnerie de moellon, béton caverneux, faux aplombs, faux équerre (article 6.4.1.2).
- Plâtre fort
- Plâtre gâché serré dans la proportion d'au moins 100 kg de plâtre pour 80 litres d'eau (note de l'article 6.4.6.2).
- Locaux EA, EB, EB+ privatifs
- Classement d'exposition à l'humidité du cahier CSTB 3567 de mai 2006 : EA locaux secs ou faiblement humides, EB locaux moyennement humides, EB+ privatifs locaux humides à usage privatif. Seuls ces trois classements entrent dans le domaine d'application du NF DTU 25.1.
- Dureté Shore C
- Mesure de dureté superficielle effectuée au duromètre sur enduit sec (humidité < 1 %) ; c'est le critère mécanique opposable de l'enduit fini au sens de l'article 8.4, les performances du DTU ayant été établies avec un duromètre Shore C n° 3102 à embase circulaire de 1,8 cm de diamètre.
- Cueillie
- Angle rentrant façonné en plâtre gâché serré, battu à la règle jusqu'à obtention de filets analogues aux nus déjà exécutés, réalisé avant façonnage des angles lorsque l'enduit est exécuté sur nus et repères (article 7.6.1.1).
Questions fréquentes sur NF DTU 25.1
Qu'est-ce que NF DTU 25.1 ?
NF DTU 25.1 - Travaux d'enduits intérieurs en plâtre. Le NF DTU 25.1 P1-1 (novembre 2010, indice de classement P 71-201-1-1) propose les clauses de spécifications de mise en œuvre types pour les marchés d'enduits en plâtre réalisés manuellement ou par projection mécanique, à l'intérieur des bâtiments. Il ne s'applique qu'aux locaux fermés classés EA, EB et EB+ privatifs au sens du cahier CSTB 3567 de mai 2006. Il fixe l'état des supports admissibles, les travaux préparatoires (surcharges locales, dégrossi, armatures), les rapports de gâchage, les épaisseurs théoriques (8 mm sans nu ni repère, 12 mm sur nus et repères), les tolérances de planéité et de verticalité, et surtout la dureté Shore C de l'enduit fini, seul critère mécanique opposable de la norme. Une application sur support gelé, un plâtre rebattu après prise ou un enduit trop mince sur une jonction de matériaux différents produisent fissuration, faïençage et duretés hors spécification. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF DTU 25.1 ?
Le domaine d'application couvre : Enduits intérieurs en plâtre exécutés manuellement (coupés, ferrés, lissés) ou par projection mécanique, sur murs, cloisons et plafonds, dans les locaux fermés classés EA (secs ou faiblement humides), EB (moyennement humides) et EB+ privatifs au sens du cahier CSTB 3567 — supports continus en maçonnerie, béton, béton banché, cloisons de petits éléments, plaques de plâtre pleines à enduire, éléments de laine de bois, lattis métalliques et lattis bois — hors pigeonnage, hors sous-face de dalle chauffante susceptible d'excéder 35 °C, hors bardeaux et plafonnettes en terre cuite (NF DTU 25.231) et hors performance des ouvrages (incendie notamment). Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF DTU 25.1 sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Quelle température minimale et maximale pour appliquer un enduit intérieur en plâtre ?
L'article 7.1.1 du NF DTU 25.1 P1-1 autorise la mise en œuvre uniquement si la température des locaux peut être maintenue au-dessus de + 5 °C, sans dépasser 35 °C. L'exécution sur supports gelés est proscrite. Le DTU ne fixe en revanche aucun seuil d'hygrométrie de l'air ambiant à l'application ni durée de protection contre les courants d'air.
Quelle est l'épaisseur normalisée d'un enduit intérieur en plâtre ?
L'article 8.1.1 ne retient que deux épaisseurs théoriques : 8 mm pour un enduit exécuté sans nu ni repère et 12 mm pour un enduit exécuté sur nus et repères. L'épaisseur moyenne effective mesurée par sondages doit être au moins égale à cette valeur, avec une tolérance de 2 mm en moins (article 8.1.2). Sur conduits de fumée, l'épaisseur ne peut jamais être inférieure à 15 mm, sans aucune tolérance.
Quelle planéité peut-on exiger d'un enduit plâtre en réception ?
Trois valeurs, à l'article 8.3. Planéité locale : écart maximal de 1 mm sous une règle de 0,20 m déplacée en tous sens. Planéité générale sous la règle de 2 m : 10 mm au plus pour un enduit sans nu ni repère, 5 mm au plus pour un enduit sur nus et repères. Verticalité : 5 mm au plus sur la hauteur de l'étage courant (2,50 m), et uniquement pour les enduits exécutés sur nus et repères.
Comment se mesure la dureté d'un enduit en plâtre et quelles valeurs sont exigées ?
Au duromètre Shore C, sur enduit sec (taux d'humidité inférieur à 1 %), à raison de 6 mesures par zone dont on écarte les valeurs extrêmes haute et basse. Enduit en plâtre B1, B2 ou B3 : dureté moyenne > 45 Shore C et dureté locale > 40 en toutes zones. Plâtre B7 à dureté superficielle renforcée : > 80 en moyenne et > 75 localement. Plâtre projeté : > 65 en moyenne et > 60 localement.
Peut-on enduire au plâtre la sous-face d'un plancher chauffant ?
Non lorsque la température de la sous-face est susceptible d'excéder 35 °C. L'article 1 exclut expressément du domaine d'application les sous-faces de dalles chauffantes en béton armé dans ce cas, et l'annexe A rappelle ce point aux rédacteurs des documents particuliers du marché. La question doit donc être tranchée en conception.
À partir de quel défaut de planéité faut-il un dégrossi ou une surcharge locale ?
Les creux ou inégalités locales accidentelles supérieures à 15 mm sont rattrapés par des surcharges locales au mortier bâtard, au mortier de plâtre ou au plâtre (article 6.4.1.1). Au-delà de 5 cm, la surcharge s'exécute au mortier bâtard ou au mortier de plâtre avec remplissage en briques, tuileaux ou hourdis. Les inégalités généralisées relèvent d'un dégrossi (article 6.4.1.2). En plâtre projeté, l'application peut se faire en une couche jusqu'à 2,5 cm d'épaisseur moyenne, la deuxième passe devenant nécessaire dès que l'épaisseur à garnir dépasse 15 à 20 mm.
Comment traiter la jonction entre deux supports de natures différentes ?
Par un grillage formant armature appliqué à chaque jonction et débordant de part et d'autre d'au moins 15 cm (article 6.4.7). Ce grillage ne doit pas être plaqué contre le support : il est fixé de chaque côté par clouage, tamponnage ou gobetage. Si le support est interrompu par un élément de moins de 10 cm de largeur et de nature différente (jambage, poteau), un papier fort doit être disposé entre cet élément et l'enduit armé.
Combien de temps faut-il attendre avant de peindre un enduit plâtre ?
Le NF DTU 25.1 ne fixe pas de délai contractuel, mais une note de l'article 8.4.2.1 donne les repères utilisés en pratique : le seuil de 5 % d'humidité est celui admis pour la mise en peinture, tandis que le taux de 1 % — taux maximal d'équilibre d'un enduit en service — est le plus souvent atteint dans un délai de 3 semaines à 1 mois, qui correspond au délai courant de mise en peinture. Les travaux d'apprêt relèvent ensuite du NF DTU 59.1.
Un enduit plâtre est-il admis dans une salle de bains ?
Oui dans un local classé EB+ privatif au sens du cahier CSTB 3567, qui entre dans le domaine d'application de la norme. Dans les locaux EB et EB+ privatifs, en l'absence d'indication des documents particuliers du marché, le plâtre doit être de dureté Shore C supérieure à 60 (article 7.4.1). En revanche, les locaux EB+ collectifs et EC sortent du champ du NF DTU 25.1.
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NF DTU 25.41 - Ouvrages en plaques de plâtre à faces cartonnées
Le NF DTU 25.41 P1-1 (février 2022, indice de classement P 72-203-1-1) fixe les clauses types de mise en œuvre des ouvrages verticaux et horizontaux en plaques de plâtre à faces cartonnées : cloisons de distribution, contre-cloisons, habillages, plafonds, parois de gaines techniques et cloisons alvéolaires. Il encadre le dimensionnement (stabilité, résistance aux chocs de 60 à 240 J, résistance au vent), les entraxes d'ossature (0,30 / 0,40 / 0,60 m pour les plaques de 1,20 m), la longueur et l'implantation des vis, le traitement des joints, les dispositions particulières en locaux humides EB et EB+, et les caractéristiques de l'ouvrage fini (planéité locale 1 mm sous la règle de 0,20 m, planéité générale 5 mm sous la règle de 2 m, faux aplomb 5 mm par étage). Un entraxe d'ossature non tenu, une vis trop courte, un jeu de pied supprimé ou un calfeutrement de rail bas oublié en salle d'eau produisent fissuration des joints, épaufrures et dégradation des plaques par remontée d'eau.
NF DTU 25.42 - Ouvrages de doublage et habillage en complexes et sandwiches plaques de parement en plâtre et isolant
Le NF DTU 25.42, publié le 20 décembre 2012 et amendé en avril 2026, encadre la pose des doublages isolants intérieurs — complexes plaque de parement en plâtre + isolant, collés ou sur ossature — et des panneaux sandwiches, en isolation thermique et/ou acoustique par l'intérieur. Il fixe les produits admis, les épaisseurs maximales d'isolant, le traitement de la perméabilité à l'air, les points singuliers en pied de mur et en tableau de baie, et les tolérances de planéité et d'aplomb. Un plot de collage mal réparti, une lame d'air en communication avec le volume chauffé ou un pied de doublage non calfeutré provoquent condensation, moisissures et déperditions accrues en façade.
NF DTU 20.13 - Cloisons en maçonnerie de petits éléments
Le DTU 20.13 régit l'exécution des cloisons non porteuses en éléments de petite maçonnerie — blocs béton, briques plâtrières, carreaux de plâtre. Il définit les épaisseurs minimales, les liaisons aux structures porteuses et les joints de désolidarisation. Un encastrement rigide sous plancher fléchissant ou un manque d'ancrage latéral génère fissuration en escalier et chute de carreaux.
NF DTU 20.1 — Ouvrages en maçonnerie de petits éléments (parois et murs)
Le NF DTU 20.1 est le texte de référence de la maçonnerie de petits éléments : blocs de béton de granulats, briques de terre cuite, blocs de béton cellulaire autoclavé, pierre naturelle et blocs de coffrage. Sa partie 1-1 (juillet 2020) fixe l'appareillage, le hourdage à joints épais, minces ou semi-épais, les maçonneries de soubassement et la protection contre les remontées d'humidité, les chaînages horizontaux, verticaux et inclinés, les linteaux et appuis de baies, les jonctions d'angle et en Té, et les tolérances d'exécution. Un décalage de joints insuffisant, un chaînage sous-dimensionné ou une coupure de capillarité mal positionnée sont les trois désordres les plus fréquemment relevés en expertise sur ce lot.
NF DTU 59.1 - Revêtements de peinture en feuil mince, semi-épais ou épais
Le NF DTU 59.1 (juin 2013, indices P 74-201-1-1, P 74-201-1-2 et P 74-201-2) est la norme des travaux de revêtements de peinture, intérieurs et extérieurs, sur supports neufs comme sur anciens fonds. Il définit trois états de finition — C, B et A — la finition B étant retenue par défaut en l'absence de précision aux Documents Particuliers du Marché. Il fixe les conditions minimales d'intervention (5 à 35 °C et ≤ 80 % HR en extérieur, 8 à 35 °C et < 70 % HR en intérieur), les seuils d'humidité, de dureté SHORE C et de pH par nature de subjectile, et les méthodes de contrôle en réception.
NF DTU 23.1 (NF P18-210) — Murs en béton banché
Le NF DTU 23.1, publié sous la référence NF P18-210, fixe les clauses techniques d'exécution des murs en béton banché : ouvrages verticaux en béton coulés dans des coffrages à leur emplacement définitif — façades, pignons, refends. Il porte à la fois les conditions d'exécution (béton, coffrages, tolérances, incorporations, armatures, reprises de bétonnage, parements) et les règles de conception et de calcul, avec les dispositions constructives minimales de chaînage et d'armatures de peau et la justification du mur au flambement. C'est l'un des NF DTU les plus anciens encore en vigueur : sa partie calcul renvoie explicitement aux Règles BAEL et au DTU PS 69, ce qui impose de transposer sur les Eurocodes pour toute opération contemporaine.
Informations
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Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024
Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.
NF DTU 25.1 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. enduit plâtre, finition, projection, lissé, gratté, plâtrerie, DTU plâtrerie, DTU platrerie, plâtre B1 B2 B7, dureté Shore C, nus et repères, dégrossi, lattis métallique, plaques pleines à enduire, locaux EA EB EB+, P 71-201-1-1.