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Document Technique Unifié
NF DTU 25.41

NF DTU 25.41 - Ouvrages en plaques de plâtre à faces cartonnées

Le NF DTU 25.41 P1-1 (février 2022, indice de classement P 72-203-1-1) fixe les clauses types de mise en œuvre des ouvrages verticaux et horizontaux en plaques de plâtre à faces cartonnées : cloisons de distribution, contre-cloisons, habillages, plafonds, parois de gaines techniques et cloisons alvéolaires. Il encadre le dimensionnement (stabilité, résistance aux chocs de 60 à 240 J, résistance au vent), les entraxes d'ossature (0,30 / 0,40 / 0,60 m pour les plaques de 1,20 m), la longueur et l'implantation des vis, le traitement des joints, les dispositions particulières en locaux humides EB et EB+, et les caractéristiques de l'ouvrage fini (planéité locale 1 mm sous la règle de 0,20 m, planéité générale 5 mm sous la règle de 2 m, faux aplomb 5 mm par étage). Un entraxe d'ossature non tenu, une vis trop courte, un jeu de pied supprimé ou un calfeutrement de rail bas oublié en salle d'eau produisent fissuration des joints, épaufrures et dégradation des plaques par remontée d'eau.

Domaine d'application

Ouvrages neufs, en construction comme en rénovation, réalisés à l'intérieur des bâtiments avec des plaques de plâtre à faces cartonnées : cloisons de distribution de hauteur inférieure à 7 m, contre-cloisons sur fourrures de hauteur inférieure à 5,30 m, contre-cloisons sur montants de hauteur inférieure à 7 m, plafonds, habillages, parois de gaines techniques verticales et cloisons en panneaux à âme alvéolaire — dans les locaux classés EA, EB, EB+ privatifs et EB+ collectifs, y compris les constructions à ossature bois relevant des NF DTU 31.2 et 31.4. Hors domaine : complexes isolants de doublage, conduits de désenfumage ou de ventilation, cloisons acoustiques à double ossature indépendante, systèmes de traitement de la perméabilité à l'air, plafonds et habillages collés en EB+ collectifs et EC, isolants en plastique alvéolaire en plafond, plaques pare-vapeur en parois horizontales

Mis à jour le 15 janvier 2024
Applicable depuis le 1 février 2022
plaque plâtre
cloison
doublage
contre-cloison
ossature métallique
plafond plaque de plâtre
BA13
bande à joint
plaque H1
locaux EB+
cloison alvéolaire
gaine technique
P 72-203-1-1
plâtrerie sèche

Règles principales

Domaine d'application et locaux visés

Obligatoire

41 P1-1 propose des clauses types de mise en œuvre pour les ouvrages verticaux et horizontaux réalisés avec les plaques de plâtre à faces cartonnées à l'intérieur des bâtiments, neufs comme en rénovation.

Sont visés les cloisons de distribution de hauteur inférieure à 7 m, les contre-cloisons sur fourrures de hauteur inférieure à 5,30 m, les contre-cloisons sur montants de hauteur inférieure à 7 m, les plafonds, les habillages, les parois de gaines techniques et les cloisons alvéolaires.

Le document ne s'applique qu'aux locaux secs ou faiblement humides (EA), moyennement humides (EB), humides à usage privatif (EB+ privatifs) et humides à usage collectif (EB+ collectifs).

Sont exclus les complexes plaque-isolant de doublage, les conduits de désenfumage et de ventilation, les cloisons acoustiques à double ossature indépendante, les systèmes de traitement de la perméabilité à l'air, les plafonds, habillages collés et cloisons alvéolaires en EB+ collectifs et EC, et les plaques pare-vapeur en parois horizontales. Applicable en métropole et dans les DROM, hors altitude supérieure à 400 m à La Réunion.

Références : Article 1, Cahier CSTB 3567

Plaques hydrofugées H1 en locaux EB+

Obligatoire

41 P1-2 (CGM). En EB+ collectifs, seules les plaques à parement hydrofugé H1 sont admises, y compris celles non apparentes ; ces locaux étant classés en cas B, seules les plaques d'épaisseur minimale 18 mm en parement simple et 12,5 mm en parement double sont visées.

Dans le cas de cloisons et contre-cloisons sous rampant en EB+ privatifs et collectifs, les parois verticales ou inclinées situées à une hauteur inférieure à 1,80 m du niveau du sol fini sont réalisées en plaques H1.

Références : Article 1, Article 5.5, Article 6.3.4.2.3

Dimensionnement aux chocs et au vent

Obligatoire

La cloison doit résister à des chocs caractérisés par leur énergie : conservation des performances sous 60 J en cas A et sous 120 J en cas B sans désordre apparent, et choc de sécurité de 240 J pour lequel il ne doit y avoir ni traversée du corps de choc ni chute de partie de cloison dangereuse pour l'occupant.

Ces exigences sont réputées satisfaites pour les cloisons dimensionnées conformément aux tableaux 8 à 11. Les cloisons en surplomb sont soumises à une exigence complémentaire de choc de sécurité de 400 J.

Pour les bâtiments fermés ou partiellement ouverts, la résistance aux chocs de sécurité confère aux cloisons une résistance satisfaisante au vent, le critère de flexibilité en service L/500 étant vérifié pour une pression de vent forfaitaire de 20 daN/m². Il appartient au maître d'œuvre de définir dans les documents particuliers du marché le cas A ou B dont relèvent les locaux.

Références : Article 5.2.1, Article 5.2.2, Article 5.3, Annexes D et E

Conditions préalables : hors d'air, hors d'eau, locaux secs

Obligatoire

Les travaux ne doivent être entrepris que dans des constructions accessibles, hors d'air, hors d'eau et en locaux secs, dont l'état d'avancement met les ouvrages en plaques à l'abri des intempéries et notamment du risque d'humidification par apport accidentel d'eau liquide.

Les précautions préalables concernent la mise en place de la toiture — ou, en bâtiment collectif, un décalage d'au moins cinq niveaux par rapport aux travaux de gros œuvre avec étanchéité provisoire au droit des trémies et réservations —, les structures d'accueil nécessaires, la pose des menuiseries extérieures vitrées, l'exécution des enduits extérieurs des façades en maçonnerie en cas de contre-cloisons de doublage, et la perméabilité à l'air des parois.

Les supports sont réceptionnés conformément aux spécifications des NF DTU les concernant (aspect de surface, planéité, aplomb, alignement).

Références : Article 6.1.1.1

Stockage et manutention des plaques

Obligatoire

Les plaques de plâtre doivent être stockées à l'abri des intempéries, à plat sur des cales espacées au plus de 600 mm, disposées dans le sens de la largeur sur un sol plan ; les cales sont d'au moins 50 mm de large et de longueur au moins égale à la largeur des plaques.

Pour les cloisons alvéolaires, les cales sont d'au moins 100 mm de large et doivent être superposées d'une pile à l'autre en cas d'empilage de fardeaux. Les produits en poudre sont stockés à l'abri de l'humidité, les produits en pâte à l'abri du gel et du soleil.

Les cloisons alvéolaires et les plaques de plus de 25 kg nécessitent une manutention par deux personnes ou des dispositifs d'aide mécanique, qu'il appartient au maître d'ouvrage de prévoir. Les plaques cassées ou fendues ne doivent pas être utilisées telles quelles ; après découpe, les parties intactes peuvent l'être.

Références : Article 6.1.1.2, Article 6.1.1.3, Article 6.1.2

Fixation des plaques : longueur de vis et distance aux bords

Obligatoire

Sur contre-ossature bois, les vis ont une longueur égale à l'épaisseur totale des plaques à fixer augmentée d'au moins 20 mm (longueurs courantes 35 à 70 mm) ; les points de fixation sont situés à au moins 10 mm de tous les bords de la plaque ainsi qu'à 10 mm des bords des contre-ossatures ou montants, et espacés d'au plus 300 mm.

Sur ossature métallique, la vis a une longueur égale à l'épaisseur totale des plaques majorée d'au moins 10 mm, correspondant à l'engagement d'au moins trois spires du filetage (longueurs courantes 25 à 70 mm), les points de fixation restant à au moins 10 mm de tous les bords.

En cloison, la fixation est exécutée sur les rails en tête, en pied et sur tous les montants de l'ossature, sur toute la hauteur ; au droit d'un joint, les fixations de deux plaques adjacentes doivent se trouver en vis-à-vis et, sur montants doubles adossés, le vissage doit être effectué sur les deux montants.

Pour les parements en plaques de 900 mm de large, l'entraxe de vissage est réduit à 0,25 m.

Références : Article 6.1.3.1, Article 6.1.3.2, Article 6.3.11.2, Tableau 14

Entraxes d'ossature et sections de montants

Obligatoire

L'ossature métallique est constituée d'un réseau de montants verticaux simples ou doubles disposés parallèlement, à l'entraxe de 0,30, 0,40 ou 0,60 m pour les plaques de 1,20 m de large, et à l'entraxe de 0,45 ou 0,90 m pour les plaques de 0,90 m de large ; les hauteurs maximales admissibles sous plafond correspondantes sont données par les tableaux 8 à 11, valables lorsque les plaques règnent du sol au plafond et sont fixées sur des ossatures d'une seule pièce sur toute la hauteur.

En ossature bois, la section des montants doit respecter une épaisseur minimale de 47 mm et une largeur minimale d'appui de 45 mm. Les rails bas et les rails hauts sont fixés mécaniquement tous les 0,60 m maximum, y compris sous solivage bois.

Le pistoscellement n'est admis que sur une dalle en béton armé mise en œuvre in situ ; la pose sous plafond suspendu démontable n'est pas admise, le rail haut étant alors fixé directement dans la structure.

Références : Article 6.3.2.3, Article 6.3.4.1, Article 6.3.4.4, Article 6.3.5.1.1

Sens de pose et jeu de 10 mm en pied

Obligatoire

Les plaques doivent être butées en tête de façon à réserver en pied un espace d'environ 10 mm, destiné à faciliter la pose et à limiter les risques d'absorption d'eau accidentelle avant achèvement des travaux.

Le sens de pose est tel que la plus grande dimension des plaques est disposée verticalement ; en parement double, la peau intérieure peut être posée à l'horizontale, la pose horizontale en parement simple relevant d'un Document Technique d'Application. En parement simple, un joint horizontal peut être mis en vis-à-vis d'un parement à l'autre sous réserve que la dimension minimale de la seule plaque ajoutée soit de 300 mm.

La distance entre l'huisserie et le premier joint toute hauteur de la cloison doit être au minimum de 200 mm.

Exceptions :

  • • Plaques BA18 et BA25, ou plaques superposées: Pour des questions de mise en œuvre ou de transfert de charge, les plaques peuvent être posées au sol avec un jeu de 10 mm en tête, bourré au mortier adhésif avant traitement de la cueillie.
Références : Article 6.3.11.1, Article 6.3.11.3

Traitement des joints entre plaques

Obligatoire

Le traitement des joints intervient après durcissement des produits de rebouchage.

Pour un joint courant entre bords amincis : appliquer largement l'enduit au fond du creux, placer la face meulée de la bande à joint papier sur l'enduit en centrant l'axe de la bande sur l'axe du joint, serrer la bande pour éliminer l'excédent d'enduit à la spatule inclinée, recouvrir la bande d'enduit au plâtroir, laisser sécher ou durcir cette première couche, puis recouvrir le joint d'une deuxième couche d'enduit en la laissant déborder de 20 à 50 mm au-delà de l'aminci.

Les produits ne sont utilisables que pour des températures ambiantes supérieures à + 5 °C. Sur angles saillants verticaux, il faut employer soit une bande spéciale armée dont l'armature métallique est disposée côté plaques, soit une cornière métallique ou PVC perforée. Les bandes à joints papier ne doivent pas être superposées : la bande qui renforce le joint sur bords coupés est interrompue.

Le traitement des joints à l'intérieur des gaines techniques n'est pas réalisé.

Exceptions :

  • • Conditions ambiantes défavorables au séchage: En hygrométrie très élevée ou en absence de ventilation des locaux, il peut être nécessaire de différer le traitement des joints ou d'espacer les différentes opérations de ce traitement.
Références : Article 6.1.4.1, Article 6.1.4.2.1, Article 6.1.4.2.3, Article 6.1.4.2.5, Article 6.1.4.2.6

Fixation directe par collage au mortier adhésif

Obligatoire

La fixation directe par collage est limitée à la superposition de deux plaques sans excéder 6 m de hauteur, et ne peut être utilisée que sur les supports continus traditionnels suivants : blocs de béton avec ou sans enduit, briques creuses ou pleines avec ou sans enduit, béton banché après reconnaissance du support, carreaux de plâtre.

Ces supports doivent être secs, sains et non pulvérulents, et ne doivent pas présenter d'irrégularité de surface dépassant 15 mm. Si les supports ne sont pas conformes — cas notamment des murs anciens en rénovation — l'entreprise doit en avertir le maître d'ouvrage afin qu'il fasse procéder, avant intervention de l'entreprise de plâtrerie, aux travaux préparatoires de rattrapage localisé.

Lorsque les supports béton présentent des traces d'huiles de décoffrage, celles-ci sont préalablement éliminées ou traitées.

Références : Article 6.1.3.3, Article 6.4.9

Mise en œuvre de l'isolation en laine minérale

Obligatoire

10). 3). 10. 41 P1-2 n'est pas traitée et peut relever d'un Avis Technique ou d'un Document Technique d'Application. Les performances acoustiques et de résistance au feu ne dépendent pas de la seule cloison et sont justifiées par les rapports ou procès-verbaux d'essais propres aux procédés visés.

Références : Article 6.2.3, Article 6.3.10, Avant-propos particulier

Désolidarisation périphérique et calfeutrement en locaux humides

Obligatoire

Lorsque la cloison doit être désolidarisée de l'ouvrage adjacent en raison des déformations du gros œuvre, cette désolidarisation est obtenue par coulissement de l'ossature dans les éléments de jonction (rails) eux-mêmes solidaires des ouvrages adjacents ; dans ce cas, les plaques ne doivent pas être fixées dans ces éléments de jonction, et la finition en cueillie est réalisée par un cordon de mastic, des couvre-joints ou des corniches fixés sur les ouvrages adjacents.

Cette désolidarisation fait l'objet d'une prescription particulière dans les documents particuliers du marché.

En locaux EB+ privatifs, dans tous les cas, sur sol brut ou sur sol fini, deux cordons de mastic souple latéraux ou un calfeutrement central en bande de mousse imprégnée doivent être incorporés entre le rail et le sol ; en pose sur sol brut, un film polyéthylène dépassant d'au moins 20 mm le sol fini après relevé assure une protection complémentaire.

En locaux EB, un mastic souple doit être interposé entre le rail et le sol lorsque la cloison sépare un local EA ou EB d'un local EB+ privatif.

Exceptions :

  • • Locaux EB avec revêtement de sol à remontées en plinthes: Aucune disposition particulière de calfeutrement du rail bas n'est nécessaire (article 6.3.4.2.1).
Références : Article 5.4, Article 6.3.4.2.1, Article 6.3.4.2.2, Article 6.3.8

Positionnement et décalage des joints

Obligatoire

Les joints verticaux des plaques doivent être décalés, tant sur un même parement de l'ouvrage que d'un parement à l'autre.

Pour les plaques en 1 200 mm, elles peuvent être placées jointives de façon que les joints se trouvent au droit d'un montant, alternées d'un parement à l'autre, ou alternées entre deux couches successives d'un même parement ; pour les plaques en 900 mm et 600 mm, les joints verticaux peuvent être placés en vis-à-vis d'un parement à l'autre.

En plafond à parement d'une plaque, les plaques sont posées jointives et perpendiculairement à l'ossature, la pose parallèle n'étant admise qu'avec un entraxe maximal entre ossatures de 0,40 m ; en pose perpendiculaire, la longueur des plaques doit être un multiple de l'entraxe de l'ossature de façon que le joint d'about soit situé au droit d'un élément d'ossature.

En parement à deux ou trois plaques en plafond, les premiers parements sont vissés tous les 600 mm sans traitement de leurs joints, et le dernier parement est fixé à travers les précédents avec décalage des joints, vissage tous les 300 mm.

Références : Article 6.2.4.1, Article 6.2.4.2, Article 6.2.4.3, Article 6.2.5, Article 6.3.5.1.1

Charges lourdes, réservations et joints de fractionnement

Obligatoire

m par mètre linéaire pour une charge filante. Ces fixations font l'objet d'une mention particulière dans les documents particuliers du marché, précisant l'emplacement et les charges prévues.

Les dimensions intérieures d'une réservation ne doivent pas excéder 1 070 mm en largeur et 600 mm en hauteur pour les plaques de 1 200 mm de large, la largeur maximale étant réduite à 770 mm pour les plaques de 900 mm ; au-delà, des renforts supplémentaires sont à prévoir.

La longueur maximale d'une cloison ne doit pas excéder 25 m sans joint de fractionnement, et un joint de fractionnement doit être systématiquement ménagé au droit des joints du gros œuvre. Le supportage des équipements traversants doit être réalisé indépendamment de la cloison traversée.

Références : Article 5.6, Article 6.3.7, Article 6.3.9

Dispositions complémentaires dans les DROM

Obligatoire

La mise en œuvre des ouvrages en plaques de plâtre dans les DROM est conforme à l'ensemble du document pour les locaux de type EA, EB, EB+ privatifs et EB+ collectifs, avec trois dispositions complémentaires impératives : seules les plaques de plâtre hydrofugées H1 sont admises pour les plafonds, cloisons, contre-cloisons et cloisons alvéolaires ; la fixation des rails et semelles par collage n'est pas admise ; les plaques pare-vapeur ne sont pas admises.

Le domaine d'application couvre la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Mayotte et La Réunion, cette dernière avec une altitude inférieure ou égale à 400 m.

Références : Article 1, Article 6.1.6

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Planéité locale — ouvrages verticaux ≤ 1 mm sous la règle de 0,20 m Règle appliquée sur le parement, notamment au droit des joints ; ni manque ni changement de plan brutal entre plaques (article 6.6.2.1)
Planéité générale — ouvrages verticaux ≤ 5 mm sous la règle de 2 m Règle promenée en tous sens, entre point le plus saillant et point le plus en retrait (article 6.6.2.2)
Aplomb des cloisons ≤ 5 mm sur une hauteur d'étage courante (de l'ordre de 2,50 m) Faux aplomb mesuré sur la hauteur d'étage (article 6.6.2.3)
Planéité locale — plafonds et ouvrages inclinés ≤ 1 mm sous la règle de 0,20 m Règle appliquée à la sous-face ; ni manque ni changement de plan brutal (article 6.2.6.2.1)
Planéité générale — plafonds et ouvrages inclinés ≤ 5 mm sous la règle de 2 m Règle appliquée à la sous-face et promenée en tous sens (article 6.2.6.2.2)
Horizontalité des plafonds < 3 mm/m, sans dépasser 20 mm Écart de niveau avec le plan de référence (article 6.2.6.2.3)
Déformation admissible de l'ossature secondaire de plafond ≤ 5 mm sous la règle de 2 m Y compris dispositifs de liaison à la structure support et cas des ossatures primaires (article 6.2.2.2.1)
Déformée des parois supports (planchers, poutres) f ≤ L/500 Aucune disposition à prévoir si la flèche du plancher est inférieure à 2 cm (notes de l'article 5.4)
Flexibilité en service sous vent L/500 sous 20 daN/m² Pression de vent forfaitaire, vérification selon Annexe E (article 5.3)
Aspect de surface Ni pulvérulence superficielle, ni trou, ni trace d'outils Apprécié après traitement des joints et ragréages localisés (articles 6.2.6.1 et 6.6.1)
Irrégularité maximale du support pour habillage collé ≤ 15 mm Support sec, sain, non pulvérulent ; sinon rattrapage localisé préalable (article 6.1.3.3)

Dimensions réglementaires

Entraxe des montants — plaques de 1,20 m de large

Dimension : 0,30 m, 0,40 m ou 0,60 m

Hauteurs maximales admissibles données par les tableaux 8 à 11 (article 6.3.5.1.1)

Entraxe des montants — plaques de 0,90 m de large

Dimension : 0,45 m ou 0,90 m

Entraxe de vissage réduit à 0,25 m pour ces parements (articles 6.3.5.1.1 et 6.3.11.2)

Jeu en pied de plaque

Dimension : ≈ 10 mm

Plaques butées en tête ; facilite la pose et limite l'absorption d'eau accidentelle (article 6.3.11.1)

Distance minimale des fixations aux bords

Dimension : ≥ 10 mm
Minimum : 10 mm de tous les bords de la plaque, et de 10 mm des bords des contre-ossatures bois

Ossature métallique comme contre-ossature bois (articles 6.1.3.1 et 6.1.3.2)

Longueur des vis — ossature métallique

Dimension : Épaisseur totale des plaques + 10 mm au moins
Minimum : Engagement d'au moins 3 spires du filetage ; longueurs courantes 25 à 70 mm

Article 6.1.3.2

Longueur des vis — contre-ossature bois

Dimension : Épaisseur totale des plaques + 20 mm au moins
Minimum : Longueurs courantes 35 à 70 mm ; espacement des points de fixation ≤ 300 mm

Article 6.1.3.1

Section minimale des montants bois

Dimension : Épaisseur ≥ 47 mm, largeur d'appui ≥ 45 mm

Exemple du DTU : cloison de 72 mm en BA13, montants 47 × 45 mm au droit des joints (article 6.3.2.3)

Fixation mécanique des rails bas et hauts

Dimension : ≤ 0,60 m d'entraxe

Y compris sous solivage bois ; pistoscellement admis seulement sur dalle BA coulée in situ (articles 6.3.4.1.1 et 6.3.4.4)

Espacement du vissage — plafond à parement d'une plaque

Dimension : ≤ 0,30 m

Sur tous les profilés d'ossature, fourrure, montant ou profilé périphérique (article 6.2.4.3)

Espacement du vissage — plafond à parement double ou triple

Dimension : 600 mm pour les premiers parements, 300 mm pour le dernier

Joints des premiers parements non traités ; joints décalés (article 6.2.5)

Distance huisserie / premier joint toute hauteur

Dimension : ≥ 200 mm

Évite les bords coupés en partie courante ; pose horizontale acceptée au-dessus de l'huisserie (article 6.3.11.3)

Interruption du rail bas au droit des huisseries

Dimension : Dépassement de 150 à 200 mm si fixation par remontée d'équerre
Minimum : Une fixation de rail bas à 50 à 100 mm du pied de l'huisserie

Article 6.3.4.3

Longueur maximale de cloison sans joint de fractionnement

Dimension : 25 m

Joint systématique au droit des joints du gros œuvre (article 6.3.7)

Réservation maximale dans une cloison

Dimension : 1 070 mm de largeur × 600 mm de hauteur (plaques de 1 200 mm)
Maximum : 770 mm de largeur pour les plaques de 900 mm

Au-delà, renforts supplémentaires à prévoir (article 5.6)

Distance minimale réseaux parallèles / cloison

Dimension : 500 mm

Lorsque les réseaux sont mis en œuvre avant les cloisons ou contre-cloisons (article 5.6)

Seuil de renfort pour charge accrochée

Dimension : > 30 daN : renvoi à l'ossature obligatoire
Maximum : Moment de renversement > 30 daN.m (charge localisée) ou > 15 daN.m/ml (charge filante) : ossature renforcée

Article 6.3.9

Charge accrochée après coup en plafond sans dispositif prévu

Dimension : ≤ 2 daN par surface minimale de 1,20 m × 1,20 m

Au-delà de 2 daN, fixation à la structure support de l'ossature (annexe A.3)

Cales de stockage des plaques

Dimension : Espacement ≤ 600 mm, largeur ≥ 50 mm
Minimum : 100 mm de largeur pour les cloisons alvéolaires

Longueur au moins égale à la largeur des plaques, sur sol plan (article 6.1.1.2)

Débord de la deuxième couche d'enduit au-delà de l'aminci

Dimension : 20 à 50 mm

Après séchage ou durcissement de la première couche (article 6.1.4.2.1)

Délai avant application des finitions

Dimension : ≥ 7 jours de séchage des joints en ambiance naturelle

Ventilation des locaux nécessaire si hygrométrie très élevée (annexe A.4)

Renfort des cloisons en surplomb à parement simple BA13 / BA15

Dimension : Feuillard acier galvanisé de 100 mm de hauteur vissé à 1 m du sol

Alternative : doublage du parement côté choc par une seconde plaque ; fixation périmétrique tous les 600 mm et à 50 mm mini du bord libre des dalles (article 6.3.12.1)

Comprendre NF DTU 25.41

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 25.41, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 25.41 couvre : Ouvrages neufs, en construction comme en rénovation, réalisés à l'intérieur des bâtiments avec des plaques de plâtre à faces cartonnées : cloisons de distribution de hauteur inférieure à 7 m, contre-cloisons sur fourrures de hauteur inférieure à 5,30 m, contre-cloisons sur montants de hauteur inférieure à 7 m, plafonds, habillages, parois de gaines techniques verticales et cloisons en panneaux à âme alvéolaire — dans les locaux classés EA, EB, EB+ privatifs et EB+ collectifs, y compris les constructions à ossature bois relevant des NF DTU 31.2 et 31.4. Hors domaine : complexes isolants de doublage, conduits de désenfumage ou de ventilation, cloisons acoustiques à double ossature indépendante, systèmes de traitement de la perméabilité à l'air, plafonds et habillages collés en EB+ collectifs et EC, isolants en plastique alvéolaire en plafond, plaques pare-vapeur en parois horizontales. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 25.41

Le NF DTU 25.41 est la norme française des ouvrages en plaques de plâtre à faces cartonnées. Sa partie 1-1, cahier des clauses techniques types d'indice de classement P 72-203-1-1, a été homologuée par décision du Directeur Général d'AFNOR en janvier 2022 et remplace l'édition de décembre 2012. Le texte se présente lui-même comme une révision, pas comme une simple mise à jour : le domaine d'application a été élargi aux locaux EB+ collectifs, la mise en œuvre dans les DROM a été codifiée, et les tableaux de hauteurs admissibles ont été refondus.

Le champ d'application est plus large qu'on ne le croit et plus borné qu'on ne l'espère. Sont visés les ouvrages neufs, réalisés en construction comme en rénovation, à l'intérieur des bâtiments : cloisons de distribution de hauteur inférieure à 7 m, contre-cloisons sur fourrures de hauteur inférieure à 5,30 m, contre-cloisons sur montants de hauteur inférieure à 7 m, plafonds, habillages, parois de gaines techniques et cloisons alvéolaires. Sont exclus les complexes d'isolation thermique plaque-isolant en doublage, les conduits de désenfumage et de ventilation, les cloisons acoustiques à double ossature indépendante, les systèmes de traitement de la perméabilité à l'air, ainsi que les plafonds, habillages collés et cloisons alvéolaires en locaux EB+ collectifs et EC.

Une règle produit conditionne toute la conception des pièces d'eau : pour l'ensemble des parois verticales apparentes des locaux classés EB+ privatifs et EB+ collectifs, seules sont admises les plaques de plâtre hydrofugées de type H1 telles que définies dans le NF DTU 25.41 P1-2 (CGM). En EB+ collectifs, l'exigence est encore plus forte puisque toutes les plaques, y compris les plaques non apparentes, doivent être de type H1. Le document est applicable dans toutes les zones climatiques françaises métropolitaines ainsi que dans les DROM, à l'exception de l'île de la Réunion au-dessus de 400 m d'altitude.

Comprendre en détail NF DTU 25.41

Dimensionnement : chocs, vent et déformations du gros œuvre

L'article 5 impose de dimensionner plafonds, cloisons, contre-cloisons et parois de gaines pour trois familles de sollicitations : la stabilité, la résistance aux chocs et la résistance au vent. La résistance aux chocs est chiffrée à l'article 5.2.1 pour les cloisons : conservation des performances sous 60 J en cas A et sous 120 J en cas B, sans désordre apparent ; choc de sécurité de 240 J, pour lequel les désordres apparents sont notés mais où il ne doit y avoir ni traversée du corps de choc ni chute de partie de cloison dangereuse pour l'occupant. C'est au maître d'œuvre qu'il revient de définir dans les documents particuliers du marché si un local relève du cas A ou du cas B — arbitrage qui se fait en conception, pas sur le chantier.

Les cloisons en surplomb — implantées en rive de plancher avec un surplomb supérieur à un mètre : cage d'escalier, mezzanine, niveaux décalés — sont soumises à une exigence complémentaire de choc de sécurité de 400 J, qui vérifie leur comportement sous chocs exceptionnels ; il ne doit y avoir ni traversée du corps de choc ni chute de partie de cloison du côté opposé au choc. En pratique (article 6.3.12.1), une cloison en surplomb à parement simple en BA18 ou BA25 impose une ossature d'au moins 48 mm, et une cloison à parement d'une plaque BA13 ou BA15 de type 72/48 ou 100/70 doit recevoir soit un feuillard horizontal en tôle d'acier galvanisé de 100 mm de hauteur vissé à 1 m du sol entre la plaque et l'ossature côté choc, soit un doublage du parement côté choc par une seconde plaque.

Côté vent (article 5.3), le texte s'appuie sur un raisonnement de couverture : pour les bâtiments fermés ou partiellement ouverts, la résistance aux chocs de sécurité des cloisons intérieures leur confère une résistance satisfaisante au vent, le critère de flexibilité en service L/500 étant vérifié pour une pression forfaitaire de 20 daN/m². Enfin, l'article 5.4 rappelle que la déformée des parois supports doit rester limitée à f ≤ L/500 et que si la flèche du plancher est inférieure à 2 cm, aucune disposition particulière n'est à prévoir ; au-delà, une désolidarisation en tête de cloison peut être nécessaire, mais elle fait alors l'objet d'une prescription particulière dans les documents particuliers du marché.

Conditions préalables : hors d'air, hors d'eau, locaux secs

L'article 6.1.1.1 conditionne le démarrage des travaux : les ouvrages ne doivent être entrepris que dans des constructions accessibles, hors d'air, hors d'eau et en locaux secs, dont l'état d'avancement met les plaques à l'abri des intempéries et notamment du risque d'humidification par apport accidentel d'eau liquide. La note qui suit énumère les prérequis : mise en place de la toiture — ou, en bâtiment collectif, décalage d'au moins cinq niveaux par rapport au gros œuvre avec étanchéité provisoire au droit des trémies et réservations —, structures d'accueil nécessaires, pose des menuiseries extérieures vitrées, exécution des enduits extérieurs des façades en maçonnerie en cas de contre-cloisons de doublage, et traitement de la perméabilité à l'air des parois.

Le stockage est également prescrit (article 6.1.1.2) : plaques stockées à l'abri des intempéries, à plat sur des cales espacées au plus de 600 mm, disposées dans le sens de la largeur sur un sol plan, les cales faisant au moins 50 mm de large et une longueur au moins égale à la largeur des plaques. Pour les cloisons alvéolaires, la largeur minimale des cales passe à 100 mm et, en cas d'empilage de plusieurs fardeaux, les cales doivent être superposées d'une pile à l'autre. Les produits en poudre sont stockés à l'abri de l'humidité, les produits en pâte à l'abri du gel et du soleil.

La manutention n'est pas un détail de sécurité mais une clause technique : l'article 6.1.1.3 impose que les cloisons alvéolaires et les plaques de plus de 25 kg soient manutentionnées par deux personnes ou avec des dispositifs d'aide mécanique, et il précise qu'il appartient au maître d'ouvrage de prévoir ces dispositifs. Les plaques cassées, fendues ou présentant des dégradations susceptibles de compromettre la résistance mécanique de l'ouvrage ou la tenue des finitions ne doivent pas être utilisées telles quelles (article 6.1.2) ; après découpe, les parties intactes restent utilisables, par exemple en impostes.

Fixer les plaques : longueur de vis, distance aux bords, entraxes

Les valeurs de fixation ne sont pas les mêmes selon la nature de l'ossature. Sur contre-ossature bois (article 6.1.3.1), les vis ont une longueur égale à l'épaisseur totale des plaques à fixer augmentée d'au moins 20 mm — les longueurs courantes vont de 35 à 70 mm —, les points de fixation sont situés à au moins 10 mm de tous les bords de la plaque ainsi qu'à 10 mm des bords des contre-ossatures ou montants, et ils sont espacés d'au plus 300 mm. Sur ossature métallique (article 6.1.3.2), la vis a une longueur égale à l'épaisseur totale des plaques majorée d'au moins 10 mm, ce qui correspond à l'engagement d'au moins trois spires du filetage ; les longueurs courantes vont de 25 à 70 mm et la distance de 10 mm aux bords reste impérative.

L'entraxe de l'ossature n'est pas une valeur unique. L'article 6.3.5.1.1 précise que l'ossature métallique est constituée d'un réseau de montants verticaux simples ou doubles disposés à l'entraxe de 0,30, 0,40 ou 0,60 m pour les plaques de 1,20 m de large, et à l'entraxe de 0,45 ou 0,90 m pour les plaques de 0,90 m de large ; les hauteurs maximales admissibles sous plafond correspondantes figurent aux tableaux 8 à 11. En ossature bois (article 6.3.2.3), la section des montants doit respecter une épaisseur minimale de 47 mm et une largeur minimale d'appui de 45 mm — ce qui donne, pour une cloison de 72 mm d'épaisseur en BA13, des montants de 47 × 45 mm au droit des joints de plaques.

En plafond à parement d'une plaque (article 6.2.4), les plaques sont posées jointives et perpendiculairement à l'ossature, la pose parallèle n'étant admise qu'avec un entraxe maximal entre ossatures de 0,40 m ; le vissage est exécuté sur tous les profilés d'ossature à un espacement de 0,30 m maximum. En parement à deux ou trois plaques (article 6.2.5), les premiers parements sont vissés tous les 600 mm sans traitement de leurs joints, et le dernier parement est fixé sur l'ossature à travers les précédents avec décalage des joints transversaux et longitudinaux, vissage tous les 300 mm. Enfin, pour les parements verticaux en plaques de 900 mm de large, l'entraxe de vissage est réduit à 0,25 m (article 6.3.11.2).

Le jeu de 10 mm est en pied, pas en tête

L'article 6.3.11.1 est explicite et souvent inversé sur chantier : les plaques doivent être butées en tête de façon à réserver en pied un espace d'environ 10 mm. La note en donne les deux raisons — faciliter la pose de la plaque et limiter les risques d'absorption d'eau accidentelle avant achèvement des travaux. Une plaque posée au sol et laissée avec un jeu en tête inverse la logique et met le bord inférieur au contact d'une eau de chantier qui, sur une plaque cartonnée, se lit ensuite en gonflement du bord et en décollement du carton.

Le texte prévoit ses propres exceptions : pour les plaques BA18 et BA25 ou dans le cas de plaques superposées, pour des questions de mise en œuvre ou de transfert de charge, les plaques peuvent être posées au sol avec un jeu de 10 mm en tête, bourré au mortier adhésif avant traitement de la cueillie. Le sens de pose courant est vertical — la plus grande dimension des plaques disposée verticalement ; en parement double, la peau intérieure peut être posée à l'horizontale, et la pose horizontale en parement simple relève d'un Document Technique d'Application.

Le positionnement des joints obéit à des règles simples. Pour les plaques en 1 200 mm, les plaques peuvent être jointives de façon que les joints se trouvent au droit d'un montant, alternées d'un parement à l'autre, ou alternées entre deux couches successives d'un même parement. Au droit d'un joint, les fixations de deux plaques adjacentes doivent se trouver en vis-à-vis, et dans le cas de montants doubles adossés, le vissage doit être effectué sur les deux montants. Enfin, la distance entre l'huisserie et le premier joint toute hauteur doit être au minimum de 200 mm (article 6.3.11.3), la partie de plaque encastrée dans le profil d'huisserie étant alors le bord coupé.

Traitement des joints : deux couches, un débord de 20 à 50 mm

L'article 6.1.4.2.1 décrit précisément la séquence pour un joint courant entre bords amincis : appliquer largement l'enduit au fond du creux formé par les bords amincis en repérant l'axe du joint ; placer la face meulée de la bande à joint papier sur l'enduit, l'axe de la bande centré sur l'axe du joint ; serrer la bande pour éliminer l'excédent d'enduit en glissant la spatule inclinée le long de la bande de haut en bas ; recouvrir la bande d'enduit au plâtroir ; laisser sécher ou durcir cette première couche puis recouvrir le joint d'une deuxième couche d'enduit en la laissant déborder de 20 à 50 mm au-delà de l'aminci.

La note associée fixe la seule condition d'ambiance opposable : les produits ne sont utilisables que pour des températures ambiantes au moins supérieures à + 5 °C. Elle ajoute que dans des conditions défavorables au séchage — hygrométrie très élevée, absence de ventilation des locaux — il peut être nécessaire de différer le traitement des joints ou d'espacer les différentes opérations. Les délais entre opérations relèvent des indications du fabricant portées sur les emballages, pas d'un délai forfaitaire du DTU.

Trois points singuliers sont chiffrés ou prescrits. Pour les angles saillants verticaux (article 6.1.4.2.3), il faut utiliser soit une bande spéciale armée dont l'armature métallique est disposée côté plaques, soit une cornière métallique ou PVC perforée. Les bandes à joints papier ne doivent jamais être superposées : la bande qui renforce le joint sur les bords coupés doit être interrompue à l'intersection (article 6.1.4.2.5). Enfin, le traitement des joints à l'intérieur des gaines techniques n'est pas réalisé (article 6.1.4.2.6) — clause qui règle un litige récurrent en réception de gaines palières.

Locaux humides EB, EB+ privatifs et EB+ collectifs

Le classement d'exposition à l'humidité gouverne à la fois le produit et le détail de pied de cloison. En locaux EB (article 6.3.4.2.1), aucune disposition particulière n'est nécessaire lorsque le revêtement de sol comporte des remontées en plinthes ; en revêtement interrompu — carrelage par exemple — on applique les dispositions de la pose sur dalle brute, et un mastic souple doit être interposé entre le rail et le sol lorsque la cloison sépare un local EA ou EB d'un local EB+ privatif.

En locaux EB+ privatifs (article 6.3.4.2.2), seule la plaque apparente est de type H1. Dans tous les cas, sur sol brut ou sur sol fini, deux cordons de mastic souple latéraux ou un calfeutrement central en bande de mousse imprégnée doivent être incorporés entre le rail et le sol ; en pose sur sol brut, un film polyéthylène dépassant d'au moins 20 mm le sol fini après relevé assure une protection complémentaire. Dans la zone d'emprise des receveurs de douche et des baignoires, le rebouchage des traversées au mortier hydrofugé et le traitement des joints à l'enduit hydrofugé dispensent de l'application du système de protection à l'eau sous carrelage ; à défaut, un SPEC conforme au NF DTU 52.2 P1-1-4 doit être mis en œuvre au droit des receveurs.

En locaux EB+ collectifs (article 6.3.4.2.3), la marche est nettement plus haute : seules sont admises les plaques à parement hydrofugé de type H1, y compris celles non apparentes ; ces locaux étant classés en cas B, seules les plaques d'épaisseur minimale 18 mm en parement simple et 12,5 mm en parement double sont visées. Dans les zones exposées au ruissellement et aux projections d'eau, seules les finitions par revêtements céramiques et assimilés ou pierres naturelles sont admises ; en dehors de ces zones, il faut appliquer une sous-couche de protection à l'eau sous carrelage sur au minimum 2 m au-dessus du niveau du sol fini et traiter le raccord sol/mur par des bandes de renfort. Sous rampant en EB+ privatifs et collectifs, les parois situées à moins de 1,80 m du sol fini sont réalisées en plaques H1 (article 5.5).

Rails, huisseries, charges lourdes et joints de fractionnement

Les rails bas comme les rails hauts sont fixés mécaniquement tous les 0,60 m maximum (articles 6.3.4.1.1 et 6.3.4.4), y compris sous solivage bois. Le mode de fixation dépend du support : le pistoscellement n'est admis que sur une dalle en béton armé mise en œuvre in situ, ce qui exclut maçonneries creuses, béton cellulaire, poutrelles en béton armé, béton précontraint, dalles alvéolées, supports comportant des canalisations incorporées et supports destinés à recevoir un carrelage. La pose sous plafond suspendu démontable n'est pas admise : le rail haut est alors fixé directement dans la structure (article 6.3.4.4.4).

Au droit des huisseries, le rail bas doit être interrompu ; si la fixation en pied de l'huisserie est prévue par remontée d'équerre, les rails sont coupés en tenant compte d'un dépassement de 150 à 200 mm, et une fixation de rail bas doit être prévue à une distance de 50 à 100 mm du pied de l'huisserie (article 6.3.4.3). Pour les charges lourdes prévues à l'avance (article 6.3.9), le seuil est net : au-delà de 30 daN, un renvoi à l'ossature doit être mis en place — traverse ou platine de répartition solidaire des montants adjacents. En charge excentrée, l'ossature doit être renforcée dès que le moment de renversement dépasse 30 daN.m pour une charge localisée ou 15 daN.m par mètre linéaire pour une charge filante.

Deux limites dimensionnelles bornent les grands ouvrages. La longueur d'une cloison ne doit pas excéder 25 m sans joint de fractionnement, et un joint de fractionnement doit être systématiquement ménagé au droit des joints du gros œuvre (article 6.3.7). Les traversées d'ouvrage sont également bornées : afin de préserver les performances mécaniques, les dimensions intérieures d'une réservation ne doivent pas excéder 1 070 mm en largeur et 600 mm en hauteur pour les plaques de 1 200 mm de large, la largeur maximale étant réduite à 770 mm pour les plaques de 900 mm ; au-delà, des renforts supplémentaires sont à prévoir (article 5.6).

Réception : planéité, aplomb, horizontalité, aspect

L'article 6.6 fixe les critères géométriques des ouvrages verticaux, et ils sont plus sévères que les valeurs qui circulent sur chantier. La planéité locale s'apprécie avec une règle de 0,20 m appliquée sur le parement, notamment au droit des joints, maintenue en contact avec au moins deux points de la surface : elle ne doit faire apparaître ni écart supérieur à 1 mm, ni manque, ni changement de plan brutal entre plaques. La planéité générale se mesure sous la règle de 2 m promenée en tous sens : l'écart entre le point le plus saillant et le point le plus en retrait ne doit pas dépasser 5 mm. L'aplomb, enfin, est borné à 5 mm de faux aplomb mesuré sur une hauteur d'étage courante de l'ordre de 2,50 m.

Les ouvrages horizontaux et inclinés relèvent de l'article 6.2.6 : mêmes valeurs de planéité locale (1 mm sous la règle de 0,20 m) et générale (5 mm sous la règle de 2 m), auxquelles s'ajoute un critère propre au plafond — l'écart de niveau avec le plan de référence doit être inférieur à 3 mm/m sans dépasser 20 mm. Une exigence amont conditionne ce résultat : l'ossature secondaire, y compris ses dispositifs de liaison à la structure support, doit être capable d'absorber les sollicitations sans déformation supérieure à 5 mm sous la règle de 2 m, y compris en présence d'ossature primaire (article 6.2.2.2.1).

L'aspect de surface est apprécié en termes d'aptitude à recevoir la finition : l'état de surface du parement doit permettre l'application des revêtements de finition sans autres travaux préparatoires que ceux normalement admis pour le type de finition considéré, et après traitement des joints et ragréages localisés, le parement ne doit présenter ni pulvérulence superficielle, ni trou, ni trace d'outils. L'annexe A ajoute un délai qui protège l'ouvrage : l'application des revêtements de finition ne peut être envisagée qu'après 7 jours minimum de séchage des joints en ambiance naturelle, et lorsque l'hygrométrie est très élevée, une ventilation des locaux est nécessaire.

Erreurs fréquentes et points à trancher au CCTP

Accrocher une charge en plafond sans dispositif prévu. L'annexe A.3 est claire : si aucun dispositif n'a été prévu à la mise en œuvre du plafond, les charges ponctuelles jusqu'à 2 daN peuvent être fixées dans les plaques par surface minimale de 1,20 m par 1,20 m ; au-delà de 2 daN, les charges doivent être fixées à la structure support de l'ossature. Un luminaire ou un rail de rideau accroché « dans la plaque » sans renfort n'est pas une adaptation, c'est un désordre programmé.

Coller un doublage sur un support hors tolérance. L'article 6.1.3.3 limite la fixation directe par collage au mortier adhésif à la superposition de deux plaques sans excéder 6 m de hauteur, et uniquement sur les supports continus traditionnels que sont les blocs de béton, les briques creuses ou pleines avec ou sans enduit, le béton banché après reconnaissance et les carreaux de plâtre. Ces supports doivent être secs, sains, non pulvérulents, et ne pas présenter d'irrégularité de surface dépassant 15 mm ; si le support n'est pas conforme — cas fréquent des murs anciens en rénovation — l'entreprise doit en avertir le maître d'ouvrage avant intervention.

Laisser les autres corps d'état intervenir au mauvais moment. L'article 6.3.3.2 ordonne la séquence : les incorporations par les autres corps d'état doivent être exécutées avant la pose des plaques pour les contre-cloisons et après la pose du premier parement et de l'isolation éventuelle pour les cloisons ; les traversées de cloison doivent impérativement être exécutées après la pose des parements et après la réalisation des joints, afin de conserver les performances des ouvrages. Lorsque des réseaux parallèles sont mis en œuvre avant les cloisons, une distance minimale de 500 mm est nécessaire pour permettre la mise en place de l'ossature, le vissage et le jointoiement (article 5.6).

Oublier les particularités DROM. L'article 6.1.6 impose, dans les départements et régions d'outre-mer, trois dispositions complémentaires : seules les plaques de plâtre hydrofugées H1 sont admises pour l'ensemble des plafonds, cloisons, contre-cloisons et cloisons alvéolaires ; la fixation des rails et semelles par collage n'est pas admise ; les plaques pare-vapeur ne sont pas admises. Le document ne s'applique par ailleurs pas au-dessus de 400 m d'altitude à La Réunion.

Glossaire NF DTU 25.41

Parement
L'une des faces de la paroi, pouvant être constituée d'une ou plusieurs épaisseurs de plaques de plâtre (article 3.1).
Cloison de distribution
Paroi verticale de distribution, non porteuse, à deux parements, régnant sur toute la hauteur entre plancher bas et plafond fixe ou plancher haut, et séparant deux locaux ; elle peut être sur ossature ou alvéolaire (article 3.2).
Cloison alvéolaire
Cloison en panneaux préfabriqués en plaques de plâtre à âme cellulaire en carton (article 3.3).
Contre-cloison
Ouvrage de doublage constitué d'ossatures verticales et/ou horizontales, pouvant ou non comporter des appuis intermédiaires la reliant à la paroi doublée (article 3.4).
Habillage
Plaque de plâtre fixée directement au support par collage, à l'intérieur d'une construction (article 3.5).
Cloison en surplomb
Cloison implantée en rive de plancher dont le surplomb avec un autre plancher est supérieur à un mètre : cage d'escalier, mezzanine, espaces à niveaux décalés (article 3.7).
Plaque H1
Plaque de plâtre hydrofugée définie dans le NF DTU 25.41 P1-2, seule admise pour les parois verticales apparentes des locaux EB+ privatifs et EB+ collectifs, et pour l'ensemble des ouvrages dans les DROM.
SPEC
Système de Protection à l'Eau sous Carrelage : procédé constitué d'un primaire éventuel, d'une résine, de colles à carrelage et de produits connexes, destiné à protéger les supports sensibles à l'eau des projections dans certains locaux humides ; il comprend systématiquement un carrelage (article 3.9).
Locaux EA / EB / EB+
Classement d'exposition à l'humidité au sens du cahier CSTB 3567, corrélé par le DTU au rapport W/n : EA hygrométrie faible (W/n ≤ 2,5 g/m³), EB hygrométrie moyenne (2,5 < W/n ≤ 5 g/m³), EB+ privatifs et collectifs hygrométrie forte (5 < W/n ≤ 7,5 g/m³).
Cas A / cas B
Classement des locaux vis-à-vis de la résistance aux chocs (tableau 1) : conservation des performances sous 60 J en cas A et 120 J en cas B, sans désordre apparent. Il appartient au maître d'œuvre de définir dans les DPM le cas dont relève chaque local.
sd
Épaisseur de la couche d'air équivalente pour la diffusion de la vapeur d'eau (article 3.8).
Paroi de gaine technique verticale
Paroi verticale non porteuse, à une, deux, trois ou quatre faces, régnant sur toute la hauteur entre plancher bas et plancher haut et assurant l'encoffrement d'équipements techniques (article 3.6). Les joints y sont laissés non traités (article 6.1.4.2.6).

Questions fréquentes sur NF DTU 25.41

Qu'est-ce que NF DTU 25.41 ?

NF DTU 25.41 - Ouvrages en plaques de plâtre à faces cartonnées. Le NF DTU 25.41 P1-1 (février 2022, indice de classement P 72-203-1-1) fixe les clauses types de mise en œuvre des ouvrages verticaux et horizontaux en plaques de plâtre à faces cartonnées : cloisons de distribution, contre-cloisons, habillages, plafonds, parois de gaines techniques et cloisons alvéolaires. Il encadre le dimensionnement (stabilité, résistance aux chocs de 60 à 240 J, résistance au vent), les entraxes d'ossature (0,30 / 0,40 / 0,60 m pour les plaques de 1,20 m), la longueur et l'implantation des vis, le traitement des joints, les dispositions particulières en locaux humides EB et EB+, et les caractéristiques de l'ouvrage fini (planéité locale 1 mm sous la règle de 0,20 m, planéité générale 5 mm sous la règle de 2 m, faux aplomb 5 mm par étage). Un entraxe d'ossature non tenu, une vis trop courte, un jeu de pied supprimé ou un calfeutrement de rail bas oublié en salle d'eau produisent fissuration des joints, épaufrures et dégradation des plaques par remontée d'eau. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 25.41 ?

Le domaine d'application couvre : Ouvrages neufs, en construction comme en rénovation, réalisés à l'intérieur des bâtiments avec des plaques de plâtre à faces cartonnées : cloisons de distribution de hauteur inférieure à 7 m, contre-cloisons sur fourrures de hauteur inférieure à 5,30 m, contre-cloisons sur montants de hauteur inférieure à 7 m, plafonds, habillages, parois de gaines techniques verticales et cloisons en panneaux à âme alvéolaire — dans les locaux classés EA, EB, EB+ privatifs et EB+ collectifs, y compris les constructions à ossature bois relevant des NF DTU 31.2 et 31.4. Hors domaine : complexes isolants de doublage, conduits de désenfumage ou de ventilation, cloisons acoustiques à double ossature indépendante, systèmes de traitement de la perméabilité à l'air, plafonds et habillages collés en EB+ collectifs et EC, isolants en plastique alvéolaire en plafond, plaques pare-vapeur en parois horizontales. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 25.41 sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Quel est l'entraxe maximal des montants d'une cloison en plaques de plâtre ?

Il n'existe pas un entraxe unique. L'article 6.3.5.1.1 du NF DTU 25.41 P1-1 retient des entraxes de 0,30, 0,40 ou 0,60 m pour les plaques de 1,20 m de large, et de 0,45 ou 0,90 m pour les plaques de 0,90 m de large. La hauteur maximale admissible sous plafond associée à chaque entraxe est donnée par les tableaux 8 à 11 du DTU, en fonction du type de cloison, de l'épaisseur des montants et du nombre de plaques par parement.

Quelle longueur de vis faut-il pour fixer une plaque de plâtre ?

Sur ossature métallique, la vis doit avoir une longueur égale à l'épaisseur totale des plaques à fixer majorée d'au moins 10 mm, ce qui correspond à l'engagement d'au moins trois spires du filetage ; les longueurs courantes vont de 25 à 70 mm (article 6.1.3.2). Sur contre-ossature bois, la majoration passe à au moins 20 mm, pour des longueurs courantes de 35 à 70 mm (article 6.1.3.1). Dans les deux cas, les points de fixation doivent se situer à au moins 10 mm de tous les bords de la plaque.

Le jeu de 10 mm se réserve-t-il en pied ou en tête de cloison ?

En pied. L'article 6.3.11.1 impose de buter les plaques en tête de façon à réserver en pied un espace d'environ 10 mm, afin de faciliter la pose et de limiter les risques d'absorption d'eau accidentelle avant achèvement des travaux. Le jeu en tête n'est admis qu'à titre d'exception, pour les plaques BA18 et BA25 ou en plaques superposées, et il doit alors être bourré au mortier adhésif avant traitement de la cueillie.

Quelle planéité peut-on exiger d'une cloison en plaques de plâtre en réception ?

Trois valeurs, à l'article 6.6. Planéité locale : ni écart supérieur à 1 mm, ni manque, ni changement de plan brutal entre plaques sous une règle de 0,20 m appliquée notamment au droit des joints. Planéité générale : écart maximal de 5 mm sous la règle de 2 m promenée en tous sens. Aplomb : faux aplomb au plus égal à 5 mm sur une hauteur d'étage courante de l'ordre de 2,50 m.

Quelle tolérance d'horizontalité pour un plafond en plaques de plâtre ?

L'article 6.2.6.2.3 exige un écart de niveau avec le plan de référence inférieur à 3 mm/m, sans dépasser 20 mm. À cela s'ajoutent les mêmes critères de planéité que pour les ouvrages verticaux : 1 mm sous la règle de 0,20 m en planéité locale et 5 mm sous la règle de 2 m en planéité générale.

Peut-on poser des plaques de plâtre standard dans une salle de bains ?

Non pour les parois verticales apparentes. Le NF DTU 25.41 P1-1 n'admet, pour l'ensemble des parois verticales apparentes des locaux classés EB+ privatifs et EB+ collectifs, que les plaques de plâtre hydrofugées de type H1 définies dans le NF DTU 25.41 P1-2. En EB+ collectifs, toutes les plaques, y compris non apparentes, doivent être H1, et l'épaisseur minimale est de 18 mm en parement simple ou 12,5 mm en parement double.

À partir de quelle charge faut-il un renfort dans une cloison en plaques de plâtre ?

Au-delà de 30 daN, l'article 6.3.9 impose un renvoi à l'ossature — traverse ou platine de répartition solidaire des montants adjacents. En charge excentrée, l'ossature doit être renforcée dès que le moment de renversement dépasse 30 daN.m pour une charge localisée ou 15 daN.m par mètre linéaire pour une charge filante. Ces fixations doivent faire l'objet d'une mention particulière dans les documents particuliers du marché, précisant l'emplacement et les charges prévues.

Combien de temps faut-il attendre avant de peindre des joints de plaques de plâtre ?

L'annexe A.4 du NF DTU 25.41 P1-1 fixe un délai de 7 jours minimum de séchage des joints en ambiance naturelle avant application des revêtements de finition, quel que soit le mode de finition retenu. Lorsque l'hygrométrie est très élevée, une ventilation des locaux est nécessaire. Les travaux de peinture relèvent ensuite du NF DTU 59.1.

Quelle est la longueur maximale d'une cloison sans joint de fractionnement ?

25 m. L'article 6.3.7 impose d'interrompre l'ouvrage par un joint de fractionnement au-delà de cette longueur, et de ménager systématiquement un joint de fractionnement au droit des joints du gros œuvre.

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NF DTU 25.42 - Ouvrages de doublage et habillage en complexes et sandwiches plaques de parement en plâtre et isolant

Le NF DTU 25.42, publié le 20 décembre 2012 et amendé en avril 2026, encadre la pose des doublages isolants intérieurs — complexes plaque de parement en plâtre + isolant, collés ou sur ossature — et des panneaux sandwiches, en isolation thermique et/ou acoustique par l'intérieur. Il fixe les produits admis, les épaisseurs maximales d'isolant, le traitement de la perméabilité à l'air, les points singuliers en pied de mur et en tableau de baie, et les tolérances de planéité et d'aplomb. Un plot de collage mal réparti, une lame d'air en communication avec le volume chauffé ou un pied de doublage non calfeutré provoquent condensation, moisissures et déperditions accrues en façade.

NF DTU 20.13 - Cloisons en maçonnerie de petits éléments

Le DTU 20.13 régit l'exécution des cloisons non porteuses en éléments de petite maçonnerie — blocs béton, briques plâtrières, carreaux de plâtre. Il définit les épaisseurs minimales, les liaisons aux structures porteuses et les joints de désolidarisation. Un encastrement rigide sous plancher fléchissant ou un manque d'ancrage latéral génère fissuration en escalier et chute de carreaux.

NF DTU 31.2 - Construction de maisons et batiments a ossature en bois

Le NF DTU 31.2 (P 21-204) fixe la conception, la fabrication et la mise en oeuvre des maisons et batiments a ossature en bois : sections et humidite des elements d'ossature, panneaux de contreventement et leur couturage, isolation entre montants et complements interieur ou exterieur, barriere a la diffusion de vapeur d'eau, pare-pluie, chevetres et encadrements de baie, tolerances de fabrication et de pose. Une humidite d'assemblage hors tolerance, une barriere a la vapeur discontinue ou un faux-aplomb excessif provoquent desordres hygrothermiques et deformations de parement.

NF DTU 31.4 - Facades a ossature bois

Le NF DTU 31.4 (P 21-206) propose les clauses types de mise en oeuvre des facades a ossature bois rapportees sur une structure primaire neuve ou existante, en beton, en maconnerie, en bois lamelle croise ou en poteaux-poutres. Il ne vise que les facades qui ne contribuent pas a la stabilite du batiment. Il fixe l'entraxe maximal des montants, l'humidite d'assemblage des bois, les classes d'emploi, la garde au sol de 200 mm, la valeur sd de la barriere a la diffusion de vapeur d'eau et la regle dite du facteur 5, les recouvrements de pare-pluie, les tolerances attendues du support et les tolerances de fabrication et de mise en oeuvre.

NF DTU 36.5 - Mise en œuvre des fenêtres et portes extérieures

Le NF DTU 36.5 P1-1 (indice de classement P 20-202-1-1) fixe les clauses techniques types de conception de la pose et de mise en œuvre des fenêtres, portes-fenêtres, blocs-baies, ensembles menuisés et portes extérieures, quel que soit le matériau — acier, aluminium, bois, PVC, mixte — en travaux neufs comme en rénovation. Il traite le calage d'assise, les fixations et leur emplacement, les calfeutrements secs, les dimensions du rejingot et de l'appui, et les tolérances de la fenêtre posée. Il ne s'applique pas aux fenêtres de toit ni aux menuiseries à performance de résistance au feu.

Informations

Référence NF DTU 25.41
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 1 février 2022

Documents remplacés

NF DTU 25.41 P1-1 de décembre 2012

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

NF DTU 25.41 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. plaque plâtre, cloison, doublage, contre-cloison, ossature métallique, plafond plaque de plâtre, BA13, bande à joint, plaque H1, locaux EB+, cloison alvéolaire, gaine technique, P 72-203-1-1, plâtrerie sèche.

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  • NF DTU 25.41 plaques de plâtre
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