NF DTU 24.2 : Travaux d'âtrerie : âtres, appareils à foyer ouvert et inserts
Le NF DTU 24.2 (P 51-202-1-1 pour le cahier des clauses techniques, P 51-202-1-2 pour les critères généraux de choix des matériaux) définit les conditions d'exécution des travaux d'âtrerie : âtres construits sur site, appareils à foyers ouverts industrialisés et inserts. Il impose une amenée d'air comburant d'au moins le quart de la section du conduit de fumée avec un minimum de 200 cm², un conduit de fumée individuel dont la plus petite dimension nominale ne descend pas sous 180 mm sauf note de calcul NF EN 13384-1, une protection des parois d'adossement d'une résistance thermique minimale de 0,7 m².K/W à 50 °C, et il proscrit tout clapet de tirage sur le conduit de raccordement.
Domaine d'application
Âtres construits sur site, appareils à foyers ouverts et inserts au bois et aux combustibles minéraux solides maigres de première catégorie, en construction neuve comme en bâtiment ancien
Règles principales
Domaine d'application et exclusions
2 P1-1 fournit les clauses techniques de mise en œuvre des travaux d'âtrerie : âtres (foyers ouverts construits sur site) équipés ou non d'un récupérateur de chaleur utilisant exclusivement le bois, appareils à foyers ouverts au sens de la partie 1-2, et inserts utilisant le bois et les combustibles minéraux solides maigres de première catégorie. Il s'applique aux travaux exécutés dans les constructions neuves ou anciennes.
Il ne vise pas : les appareils dont la température des fumées déclarée dépasse 400 °C à la puissance nominale, les appareils dont le fonctionnement n'est pas à tirage naturel, les appareils conformes à la NF EN 13240, les inserts à combustibles minéraux solides qui ne sont pas du type à porte fermée (catégorie 1c), les appareils assemblés sur site conformes à la NF EN 13229 associés à des dispositifs de distribution de chaleur à air, les appareils de types « putzölen » ou « kachelöfen », les appareils de catégories 1b, 2b et 3b, les réseaux de chauffage à eau chaude associés à des bouilleurs, et les conditions de ventilation du logement.
Dimensionnement de l'amenée d'air comburant
À défaut d'indications particulières figurant sur la notice technique de l'appareil, ou dans le cas des âtres, l'amenée d'air comburant doit présenter une section au minimum égale au quart de la section du conduit de fumée, avec dans tous les cas un minimum de 200 cm² de passage d'air.
Pour les inserts fonctionnant uniquement portes fermées, et à défaut d'indications du fabricant, la section minimale est de 50 cm² si la puissance nominale est inférieure ou égale à 8 kW, de 70 cm² si elle est supérieure à 8 kW et au plus égale à 16 kW, et de 100 cm² si elle est supérieure à 16 kW.
La section à considérer est la section libre la plus faible entre les grilles, les orifices ou la section des conduits d'amenée d'air, la section libre d'une grille étant sa section réelle de passage de l'air.
Une attention particulière doit être apportée lors de la coexistence d'un foyer avec un autre appareil à combustion ou une ventilation mécanique contrôlée, de façon à éviter tout risque de refoulement, éventuellement en augmentant l'apport d'air comburant.
Dimensionnement du conduit de fumée
Le dimensionnement du conduit de fumée, éventuellement tubé ou chemisé, desservant un âtre, un appareil à foyer ouvert ou un insert doit être réalisé conformément à la norme NF EN 13384-1.
Sauf note de calcul réalisée conformément à cette norme, la plus petite dimension nominale d'un conduit de section rectangulaire, carrée ou oblongue, ou le plus petit diamètre nominal d'un conduit de section circulaire, ne doit pas être inférieur à 180 mm pour un âtre, un appareil à foyer ouvert et un insert pouvant fonctionner porte ouverte, et à 150 mm pour les inserts fonctionnant uniquement porte fermée.
Le calcul prend notamment en compte la perte de charge du circuit d'amenée d'air comburant, la dimension de l'ouverture du foyer, la puissance des inserts, les dimensions et le tracé du conduit de raccordement, les caractéristiques du conduit, du tubage ou du chemisage, et les éventuelles prescriptions du fabricant.
Compatibilité thermique appareil / conduits
Les conduits de raccordement et les conduits de fumée ou tubages utilisés doivent être désignés G, c'est-à-dire résistant au feu de cheminée, déterminé conformément à la norme de produit correspondante. La température des fumées mesurée à la puissance nominale figure dans la notice d'installation ou sur le marquage de l'appareil ; en l'absence de cette donnée, l'appareil ne doit pas être installé.
Les appareils dont les températures de fumées déclarées sont inférieures ou égales à 400 °C doivent être raccordés à des conduits désignés avec 50 °C de plus que la température déclarée, quel que soit le mode de raccordement : un appareil déclaré à 400 °C appelle un conduit désigné au moins T450.
Pour les âtres, les composants de conduits de fumée et de raccordement auxquels peuvent être raccordés les avaloirs doivent être classés au minimum T400.
Protection des parois dans l'emprise de la cheminée
Parois incombustibles, cas des appareils à foyers ouverts et inserts (art.
K/W à 200 °C), de classement A1 ou au moins M0 ou A2-s1,d0, équivalent à 30 mm d'isolant fibreux de densité inférieure à 100 kg/m³ avec feuille d'aluminium ou à un isolant structurel haute température autoportant en silicate de calcium ; l'isolant ne doit pas pouvoir se dégrader pour des températures inférieures à 400 °C ; une lame d'air d'épaisseur minimale de 30 mm, éventuellement entrecoupée d'ailettes avec un minimum de 10 mm entre le sommet des ailettes et l'isolant, est ménagée entre l'isolant et l'appareil.
Cas des âtres (art. 1) : mêmes exigences de résistance thermique et de classement, mais lame d'air minimale continue de 10 mm entre l'isolant et le cœur de l'âtre.
Parois combustibles : soit tous les matériaux combustibles ou dégradables sous l'action de la chaleur sont enlevés à l'emplacement de la cheminée, soit l'on applique les prescriptions du fabricant (distance de sécurité) ou l'on réalise une nouvelle cloison d'interposition incombustible protégée de façon comparable. Si aucune de ces solutions n'est possible, l'appareil ne doit pas être installé.
Exceptions :
- • Certains foyers ne provoquant pas d'élévation de température supérieure à 30 °C au-dessus de l'ambiance ne nécessitent pas l'enlèvement des matériaux combustibles des parois d'adossement (note de l'art. 5.3.1.2)
Entrées d'air de convection des inserts et ventilation de la hotte
Dans le cas des inserts, les sections des entrées d'air de convection sont définies dans les prescriptions d'installation du fabricant de l'appareil, avec un minimum de passage libre de 400 cm² pour l'entrée basse et de 500 cm² pour la sortie haute. Si le fabricant le précise dans la notice, l'amenée d'air comburant, lorsqu'elle débouche dans l'habillage, peut faire office d'entrée d'air basse de ventilation de l'appareil.
Un système de ventilation de la hotte par grilles ou tout autre moyen de circulation d'air efficace est nécessaire pour éviter une surchauffe susceptible d'entraîner des désordres ; en cas d'utilisation d'une grille de sortie d'air chaud, sa partie supérieure doit être située le plus haut possible sans toutefois être à moins de 30 cm du nu du plafond ou du faux plafond du local, son dimensionnement étant précisé par la notice d'installation de l'appareil.
Les grilles de hotte doivent être facilement démontables de façon à permettre leur nettoyage régulier.
Conduit de raccordement : nature, étanchéité et interdictions
Les conduits de raccordement desservant des inserts doivent être métalliques. Le conduit de raccordement ou l'éventuel isolant qui l'entoure doit être visible sur tout son parcours, soit directement, soit par une trappe ou une grille aménagée dans la hotte, et il doit pouvoir être ramoné. Pour les conduits flexibles, seuls les conduits flexibles double peau à paroi intérieure lisse peuvent être utilisés.
Un conduit de raccordement métallique rigide desservant un âtre, un appareil à foyer ouvert ou un insert ne peut pas être un conduit en acier aluminé. La classe d'étanchéité des composants doit être au minimum N1 pour les éléments flexibles et N2 pour les éléments rigides.
L'installation d'un clapet de tirage ou de tout autre dispositif d'obturation totale ou partielle dans le conduit de raccordement est interdite, hors dispositifs intégrés d'origine par le fabricant. Le modérateur de tirage n'est envisageable que pour les inserts, sur autorisation du constructeur et selon les conditions de l'Avis Technique.
Dans le cas d'un appareil utilisant les combustibles minéraux solides, le raccordement doit se faire directement de la buse au conduit de fumée, l'utilisation d'un avaloir non intégré à l'appareil étant interdite. La dilatation du conduit doit être assurée sans nuire à sa tenue mécanique ni aux qualités du conduit de fumée.
Dévoiements, variations de section et emboîtements
Le conduit de raccordement ne doit pas comporter plus de deux dévoiements, c'est-à-dire plus d'une partie non verticale, et l'angle de ces dévoiements ne doit pas excéder 45° avec la verticale (art. 2). L'emboîtement des éléments se fait partie mâle vers le bas, vers l'appareil ; dans le cas des buses mâles, les parties supérieure et inférieure du premier élément du conduit de raccordement doivent être femelles (art. 1).
Si la section du conduit de fumée ou du tubage est différente de celle du conduit de raccordement, la variation ne peut se faire que par une pièce de forme évitant toute variation brusque, un angle inférieur ou égal à 45° répondant à l'exigence ; la partie haute de cette variation doit être située dans la hotte à moins de 10 cm sous le faux plafond de hotte, dans le volume du faux plafond, ou à moins de 10 cm sous la jonction au conduit de fumée en l'absence de faux plafond (art.
3). La jonction sur la buse ou le manchon conserve dans tous les cas le diamètre hydraulique de passage des fumées ; la profondeur minimale de jonction sur l'appareil est de 25 mm pour les diamètres inférieurs à 160 mm et de 40 mm pour les autres. Lorsque l'emboîtement est inférieur à 40 mm, un dispositif anti-déboîtement (collier de serrage, bague à griffe, vis inox, rivet inox) doit être ajouté.
Conduit de fumée individuel obligatoire
Un âtre, un appareil à foyer ouvert ou un insert ne peut être raccordé que sur un conduit de fumée individuel. L'utilisation d'un conduit collectif avec départ individuel de hauteur d'étage dit conduit « shunt », ou d'un conduit collectif existant sans départ individuel dit conduit « Alsace », pour desservir des âtres, des appareils à foyer ouvert ou des inserts, est interdite.
Le conduit de fumée doit permettre la récupération des suies et pouvoir être ramoné. La traversée du plafond au-dessus de la hotte doit être réalisée de manière étanche (trémie, plaque coupe-feu) pour les conduits maçonnés, et avec la plaque de distance de sécurité fournie par le fabricant pour les conduits métalliques.
Un conduit de fumée en situation extérieure doit être adossé ou accolé au mur sur lequel est adossée la cheminée. Aucun conduit d'air chaud ne doit transiter dans un conduit de fumée, même tubé ou chemisé. 1 P1 ; à défaut de pouvoir déterminer la compatibilité, le conduit est considéré comme inadapté en l'état.
Hotte, habillage de hotte et habillage d'insert
La hotte doit être réalisée en matériaux classés au minimum A1 ou au moins M0 ou A2-s1,d0. 3 ; cette isolation n'est pas nécessaire lorsque la température des parois intérieures de la hotte ou de son habillage n'excède pas 85 °C. L'isolant doit avoir une réaction au feu au minimum A1 ou au moins M0 ou A2-s1,d0. La présence de tout matériau combustible à l'intérieur de la hotte est interdite.
L'habillage de hotte est autorisé en matériaux combustibles à condition que la température de ses parois n'excède pas 85 °C en conditions normales d'utilisation. L'habillage d'insert doit être réalisé en matériaux incombustibles, un habillage combustible étant toutefois autorisé sous réserve d'une isolation thermique des surfaces soumises au rayonnement direct, non nécessaire si la température des parois intérieures de l'habillage n'excède pas 85 °C.
L'intérieur de la hotte doit rester visible afin de permettre le contrôle du conduit de raccordement ou de son isolant. 1.
Prise, parcours et débouché de l'amenée d'air comburant
Pour les appareils utilisant exclusivement le bois, l'amenée d'air comburant doit être obturable (grille d'obturation ou registre de fermeture) sauf si elle est directement raccordée à l'appareil. Pour les appareils pouvant utiliser les combustibles minéraux solides, elle ne doit pas être obturable et doit être directement raccordée à l'appareil par un conduit spécifique débouchant sur l'extérieur ou sur un espace ventilé sur l'extérieur.
La prise doit être située soit directement à l'extérieur, si possible face aux vents dominants, soit dans un espace ventilé sur l'extérieur en s'assurant de ne pas prélever d'air pollué ; un vide sanitaire est considéré comme ventilé si la section totale libre des ouvertures en centimètres carrés est au moins égale à cinq fois sa surface au sol en mètres carrés.
La prise peut être placée dans un local hors du volume du logement à condition que celui-ci soit relié directement à l'extérieur par une ouverture au moins égale à 200 cm² non réductible. La grille doit être facilement démontable et son maillage supérieur à 3 mm. La traversée d'un mur extérieur avec cloison de doublage doit être étanche par rapport au vide du doublage.
Toute partie de conduit soumise au rayonnement du foyer doit être en matériau classé au moins M0 ou A2-s1,d0. Au débouché dans un âtre, la grille non en contact permanent avec le feu doit être en fonte de 3 mm minimum, en tôle d'acier noir de 1 mm minimum ou en acier inoxydable de 0,4 mm minimum.
Soubassement, âtre, avaloir et trappe d'obturation
Soubassement : lorsqu'il est destiné à répartir les charges sur le plancher, il doit être réalisé en maçonnerie traditionnelle, généralement en matériaux de même nature que la réalisation d'âtrerie, à joints larges au mortier de liant hydraulique ou à joints minces au ciment colle ou au plâtre ; la pose à sec est interdite sauf prescriptions différentes du fabricant de l'habillage.
Âtre en éléments non pré-assemblés : joints hourdés au mortier bâtard ou à base de ciment alumineux, épaisseur totale de paroi supérieure ou égale à 6 cm. Âtre en éléments pré-assemblés : éléments fabriqués avec un mortier à base de ciment alumineux, épaisseur minimale du panneau de 5 cm.
Avaloir : joints au mortier de ciment alumineux fondu dosé à 600 kg par mètre cube de sable sec ou produit sous Avis Technique ; pose sur un lit de mortier bâtard dosé à 200 kg de ciment CEM II et 200 kg de chaux hydraulique NHL, NHL-Z ou HL par mètre cube de sable sec, ou de mortier de ciment alumineux dosé en volume à trois parts de sable pour une part de ciment ; emboîtement d'au moins 40 mm sur un conduit métallique ; stabilité assurée indépendamment du conduit tout en permettant sa libre dilatation.
Trappe d'obturation : surface d'ouverture proche de la section pleine du conduit, section libre en position fermée n'excédant pas 50 cm², ramonage et libre écoulement des suies possibles. L'avaloir d'un âtre existant ne doit pas être équipé d'une trappe d'obturation ; en réhabilitation d'un âtre avec un appareil sans avaloir, la trappe préexistante doit être démontée.
Linteau, corbeaux, plancher porteur et protection de la poutre
La capacité portante du plancher haut ou bas doit être suffisante à l'endroit prévu pour l'installation de la cheminée ou de l'appareil à foyer ouvert. Trois modes de mise en œuvre du linteau sont principalement admis : mise en appui sur les jambages ou les corbeaux en butée contre le mur d'adossement, encastrement dans le ou les murs d'adossement, suspension par des tirants.
Lorsque le linteau est en matériau combustible (bois par exemple), la protection est réalisée selon les prescriptions du fabricant de l'appareil, et l'utilisation de plâtre n'est pas autorisée en tant que protection thermique ; l'annexe A du DTU donne des exemples de solutions. 3.
Lorsque les corbeaux sont montés en console avec scellement dans la paroi de soutien, celle-ci doit présenter des caractéristiques mécaniques suffisantes, ce qui exclut tout scellement dans une cloison légère sans renforcement particulier tel qu'une plaque de répartition.
Entretien et ramonage (annexe B normative)
Le nettoyage des âtres, appareils à foyer ouvert et inserts et le ramonage des conduits de fumée et des conduits de raccordement sont deux mesures obligatoires destinées à éviter les dangers d'intoxication, à protéger les personnes et les biens contre l'incendie et à lutter contre la pollution atmosphérique. 1 P1. L'entretien doit être effectué conformément aux prescriptions du fabricant, de l'installateur ou du ramoneur.
L'utilisateur doit également nettoyer, au moins deux fois par an, toutes les entrées d'air frais, grilles de sortie d'air chaud et grille du modérateur. Lors des opérations de ramonage, pour les inserts équipés d'un système de réglage ou d'un déflecteur, un nettoyage de ces organes, du volet de tirage, de la buse et du déflecteur doit être effectué, et il doit être veillé à leur bon remontage.
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Résistance thermique de la protection des parois | ≥ 0,7 m².K/W à 50 °C (ou ≥ 0,4 m².K/W à 200 °C) | Art. 5.3.1.1 et 5.3.2.1, classement A1 ou au moins M0 ou A2-s1,d0, isolant non dégradable en dessous de 400 °C |
| Lame d'air entre isolant et appareil (foyers ouverts et inserts) | ≥ 30 mm | Art. 5.3.1.1, minimum 10 mm entre le sommet des éventuelles ailettes et l'isolant |
| Lame d'air entre isolant et cœur de l'âtre | ≥ 10 mm continue | Art. 5.3.2.1, cas des âtres construits sur site |
| Angle des dévoiements du conduit de raccordement | ≤ 45° avec la verticale | Art. 6.6.4.2, au maximum deux dévoiements, soit une seule partie non verticale |
| Angle de variation de section | ≤ 45° | Art. 6.6.4.3, pièce de forme évitant toute variation brusque ; partie haute à moins de 10 cm sous le faux plafond de hotte ou la jonction |
| Température des parois intérieures de hotte ou d'habillage | ≤ 85 °C pour dispenser d'isolation | Art. 5.7.1, 5.8 et 6.3.1, au-delà, isolation thermique obligatoire des surfaces portées à plus de 90 °C |
| Section libre de la trappe d'obturation en position fermée | ≤ 50 cm² | Art. 6.4, la trappe doit permettre le ramonage et le libre écoulement des suies |
| Maillage de la grille de prise d'air comburant | > 3 mm d'espace libre de passage d'air | Art. 6.5.2, grille facilement démontable pour nettoyage régulier |
| Température de fumées déclarée de l'appareil | ≤ 400 °C à la puissance nominale | Art. 1 et 5.2.1, au-delà, appareil hors domaine du DTU ; l'absence de donnée déclarée interdit l'installation |
Dimensions réglementaires
Amenée d'air comburant, âtres et foyers ouverts
Art. 5.1.1 : valeur applicable à défaut d'indications de la notice technique de l'appareil.
Amenée d'air comburant, inserts portes fermées
Art. 5.1.1 : à défaut d'indications particulières du fabricant.
Conduit de fumée, dimension nominale minimale
Art. 5.1.2 : valeurs applicables sauf note de calcul conforme à la NF EN 13384-1.
Entrées d'air de convection d'un insert
Art. 5.3.1.1 : sections définies par les prescriptions du fabricant, ces valeurs constituant le minimum.
Grille de sortie d'air chaud de hotte
Art. 6.8.2 : placée le plus haut possible ; dimensionnement précisé par la notice d'installation de l'appareil.
Orifices de ventilation du vide de faux plafond de hotte
Art. 6.8.2 : nécessaire lorsqu'un faux plafond déflecteur existe dans la hotte.
Aération de l'espace annulaire d'un tubage
Art. 6.7.3 : valeurs indiquées comme généralement suffisantes au titre du NF DTU 24.1 P1.
Faux plafond déflecteur, conditions de dispense
Art. 6.8.2 : les trois conditions (plafond A1 ≥ 16 cm, HSP < 3 m, paroi protégée selon 5.3.1.1) doivent être réunies simultanément.
Emboîtement du conduit de raccordement sur la buse
Art. 6.6.5 : en dessous de 40 mm, ajout obligatoire d'un dispositif anti-déboîtement (collier, bague à griffe, vis ou rivet inox).
Emboîtement avaloir / conduit de raccordement métallique
Art. 6.2.1.2.1 : réalisé par une pièce de raccordement adaptée.
Épaisseur de paroi de l'âtre
Art. 6.2.2.1.1 et 6.2.2.1.2 : mortier bâtard ou à base de ciment alumineux.
Matériaux du foyer (partie 1-2)
NF DTU 24.2 P1-2 art. 6.1.2 : verre céramique résistant au moins à 750 °C et verre borosilicate à 350 °C, limités à une partie du foyer.
Matériaux de l'avaloir (partie 1-2)
NF DTU 24.2 P1-2 art. 6.2 : liant CEM I ou CEM II conforme à la NF EN 197-1, ou ciment conforme à la NF P 15-301.
Matériaux de la trappe d'obturation (partie 1-2)
NF DTU 24.2 P1-2 art. 6.3 : l'épaisseur retenue doit tenir compte des dimensions de la trappe pour assurer sa tenue mécanique.
Ouverture d'un local abritant la prise d'air comburant
Art. 6.5.2 : aucune disposition ne doit pouvoir réduire ultérieurement cette ouverture.
Ventilation d'un vide sanitaire servant de prise d'air
Art. 6.5.2 : exemple donné par le DTU : 500 cm² pour un vide sanitaire de 100 m².
Grille de débouché d'air comburant dans un âtre
Art. 6.5.5 : en contact direct avec le feu, mêmes prescriptions que les matériaux du foyer selon la partie 1-2.
Comprendre NF DTU 24.2
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF DTU 24.2, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF DTU 24.2 couvre : Âtres construits sur site, appareils à foyers ouverts et inserts au bois et aux combustibles minéraux solides maigres de première catégorie, en construction neuve comme en bâtiment ancien. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF DTU 24.2
Le NF DTU 24.2 est la norme française des travaux d'âtrerie. Sa partie 1-1, cahier des clauses techniques (indice de classement P 51-202-1-1), a été homologuée par décision du Directeur Général d'AFNOR le 20 novembre 2006 pour prendre effet le 20 décembre 2006. Avec la partie 1-2, elle remplace trois normes antérieures : NF P 51-202 (DTU 24.2.1) de mai 1993 et son amendement A1 d'octobre 2000, NF P 51-203 (DTU 24.2.2) de mai 1993 et son amendement A1 d'octobre 2000, et NF P 51-204-1 (DTU 24.2.3) de février 1995. Le texte consolidé intègre l'amendement A1 de décembre 2011, qui modifie les paragraphes 5.1.1, 5.5.2, 6.3.3, 6.6.1.5, 6.7.1 et 6.8.2 et ajoute une bibliographie.
L'avant-propos particulier du document fixe un vocabulaire qu'il faut manier avec rigueur au CCTP. Le mot « insert » couvre les foyers fermés et les inserts tels qu'ils étaient désignés dans les normes remplacées : lorsque l'appareil conçu pour être entouré de maçonnerie est muni d'une buse, il est couramment appelé foyer fermé. L'appareil à foyer ouvert est un appareil d'agrément sans porte muni d'une buse de raccordement, destiné à être suspendu, adossé à un mur ou posé au sol sans habillage de maçonnerie. L'âtre, lui, est le foyer ouvert construit sur site : l'ensemble des parois délimitant l'espace aménagé pour recevoir le feu, constitué notamment de la dalle foyère, du cœur, éventuellement des contre-cœurs et du fronton. Associé à son habillage, l'âtre forme la cheminée.
Le domaine d'application est large mais fortement borné par des exclusions. Le document ne vise pas les appareils dont la température des fumées déclarée par le fabricant dépasse 400 °C mesurée à la puissance nominale, ni les appareils dont le fonctionnement n'est pas à tirage naturel, ni les appareils conformes à la NF EN 13240 (poêles), ni les inserts utilisant des combustibles minéraux solides qui ne sont pas du type « à porte fermée », ni les appareils assemblés sur site conformes à la NF EN 13229 lorsqu'ils sont associés à des dispositifs de distribution de chaleur à air, ni les appareils de types « putzölen » ou « kachelöfen » visés par l'amendement 1 de la NF EN 13229, ni les appareils de catégories 1b, 2b et 3b au sens de cette même norme. Il ne traite pas davantage des réseaux de chauffage à eau chaude associés à des bouilleurs, ni des conditions de ventilation du logement.
Comprendre en détail NF DTU 24.2
Structure du NF DTU 24.2 et articulation avec le NF DTU 24.1
Le NF DTU 24.2 se lit toujours avec le NF DTU 24.1, relatif aux travaux de fumisterie et aux systèmes d'évacuation des produits de combustion. La répartition est nette : le NF DTU 24.2 traite l'appareil, son habillage et son raccordement, tandis que les prescriptions du conduit de fumée lui-même relèvent du NF DTU 24.1 P1. Le texte le dit explicitement à l'article 1 : les prescriptions concernant le conduit de fumée associé sont incluses dans le présent document et dans la norme NF DTU 24.1 P1. Cette double lecture est structurante en marché, parce que le lot fumisterie et le lot âtrerie sont fréquemment attribués à deux entreprises différentes.
La partie 1-1 est organisée en six chapitres : domaine d'application, références normatives, termes et définitions, matériaux, généralités (dimensionnement, compatibilité thermique, protection des parois, plancher porteur, conduit de raccordement, conduit de fumée, hotte, habillage de hotte) et mise en œuvre. Elle est complétée de six annexes : A (informative, protection thermique de la poutre), B (normative, entretien et ramonage), C (informative, raccordement sur conduit existant de grande section ou évasé en partie basse), D (informative, exemples de hottes et de faux plafonds), E (informative, diamètre hydraulique) et F (normative, classification des appareils par catégorie suivant la NF EN 13229).
La partie 1-2 (P 51-202-1-2) fixe les critères généraux de choix des matériaux : produits pour conduits de raccordement, liants hydrauliques, matériaux du foyer, de l'avaloir et de la trappe d'obturation, dispositifs de chauffage et de récupération d'air chaud. C'est elle qu'il faut viser au CCTP pour toute exigence de nature ou d'épaisseur de matériau, et non la partie 1-1, qui se contente d'y renvoyer à son article 4.
Dimensionnement de l'amenée d'air comburant : les valeurs réelles
L'article 5.1.1 pose le principe : le fonctionnement d'un âtre, d'un appareil à feu ouvert ou d'un insert nécessite un apport d'air supplémentaire à celui nécessaire au renouvellement d'air des locaux. À défaut d'indications particulières figurant sur la notice technique de l'appareil, ou dans le cas des âtres, l'amenée d'air comburant doit présenter une section au minimum égale au quart de la section du conduit de fumée, avec, dans tous les cas, un minimum de 200 cm² de passage d'air.
Une règle dérogatoire, plus favorable, vise les inserts fonctionnant uniquement portes fermées : à défaut d'indications particulières du fabricant, l'amenée d'air comburant doit présenter une section d'au moins 50 cm² si la puissance nominale est inférieure ou égale à 8 kW, 70 cm² si elle est supérieure à 8 kW et au plus égale à 16 kW, et 100 cm² si elle est supérieure à 16 kW. Ce sont les seuils réels du DTU : ils s'expriment en 8 kW et 16 kW, et non en 10 kW ou 20 kW comme on le lit parfois.
Le texte précise que la section indiquée est la section libre la plus faible entre les grilles, les orifices ou la section des conduits d'amenée d'air, la section libre d'une grille étant sa section réelle de passage de l'air. Une grille de 200 cm² hors tout dont les ailettes réduisent le passage à 120 cm² ne satisfait donc pas la prescription. Deux notes rappellent le cadre réglementaire connexe : l'arrêté du 24 mars 1982 définit les conditions de ventilation du logement, l'arrêté du 23 février 2009 les conditions de sécurité pour le monoxyde de carbone dans les locaux à usage d'habitation. Le DTU alerte enfin sur la coexistence d'un foyer avec un autre appareil à combustion ou une ventilation mécanique contrôlée, qui appelle une attention particulière pour éviter tout risque de refoulement, éventuellement en augmentant l'apport d'air comburant.
Dimensionnement du conduit de fumée et compatibilité thermique
L'article 5.1.2 impose que le dimensionnement du conduit de fumée, éventuellement tubé ou chemisé, soit réalisé conformément à la NF EN 13384-1. En l'absence de note de calcul conforme à cette norme, le DTU fixe un garde-fou dimensionnel : la plus petite dimension nominale d'un conduit de section rectangulaire, carrée ou oblongue, ou le plus petit diamètre nominal d'un conduit de section circulaire, ne doit pas être inférieur à 180 mm pour un âtre, un appareil à foyer ouvert et un insert pouvant fonctionner porte ouverte, et à 150 mm pour les inserts fonctionnant uniquement porte fermée.
Le dimensionnement prend en compte la perte de charge du circuit d'amenée d'air comburant, la dimension de l'ouverture de l'âtre ou de l'appareil, la puissance des inserts, les dimensions et le tracé du conduit de raccordement (longueur, nombre de coudes), les caractéristiques du conduit de fumée, du tubage ou du chemisage, et les éventuelles prescriptions du fabricant. Le DTU signale qu'un logiciel de calcul mettant en application la NF EN 13384-1 a été développé par un partenariat élargi de fabricants de conduits, de fournisseurs d'énergie, de fabricants d'appareils et d'installateurs, et que des abaques en ont été dérivés pour un dimensionnement simplifié.
L'article 5.2 traite la compatibilité thermique. Les conduits de raccordement et les conduits de fumée ou tubages utilisés doivent être désignés G, c'est-à-dire résistant au feu de cheminée au sens de la norme de produit correspondante. La température des fumées mesurée à la puissance nominale figure dans la notice d'installation ou sur le marquage de l'appareil ; en l'absence de cette donnée, l'appareil ne doit pas être installé. Les appareils dont les températures de fumées déclarées sont inférieures ou égales à 400 °C doivent être raccordés à des conduits désignés avec 50 °C de plus que la température déclarée, quel que soit le mode de raccordement : un appareil à 400 °C appelle donc un conduit désigné au moins T450. Pour les âtres, les composants de conduits de fumée et de raccordement auxquels peuvent être raccordés les avaloirs doivent être classés au minimum T400.
Protection des parois dans l'emprise de la cheminée
L'article 5.3 traite la protection des murs, planchers et plafonds dans l'emprise de la cheminée. Il ne s'applique pas à la paroi de la hotte, de son habillage ou de l'habillage d'insert, qui relèvent des articles 5.7, 5.8 et 6.3. La distinction principale se fait entre parois incombustibles et parois combustibles, et entre appareils (foyers ouverts et inserts) et âtres.
Pour les appareils à foyers ouverts et les inserts sur parois incombustibles (article 5.3.1.1), en l'absence de prescriptions du fabricant, on doit protéger les parois par interposition d'un matériau d'une résistance thermique minimale de 0,7 m².K/W à 50 °C, ou de 0,4 m².K/W à 200 °C, ayant un classement A1 ou au moins M0 ou A2-s1,d0. Le DTU donne l'équivalence pratique : 30 mm d'isolant fibreux de densité inférieure à 100 kg/m³ avec feuille d'aluminium, ou isolants structurels haute température autoportants constitués de silicate de calcium. L'isolant ne doit pas pouvoir se dégrader pour des températures inférieures à 400 °C. Une lame d'air d'épaisseur minimale de 30 mm, éventuellement entrecoupée d'ailettes avec un minimum de 10 mm entre le sommet des ailettes et l'isolant, est ménagée entre l'isolant et l'appareil.
Pour les âtres (article 5.3.2.1), les mêmes exigences de résistance thermique et de classement s'appliquent, mais la lame d'air minimale continue entre l'isolant et le cœur de l'âtre est ramenée à 10 mm. Sur parois combustibles, deux solutions seulement sont admises : soit tous les matériaux combustibles ou dégradables sous l'action de la chaleur sur les parois ou à l'intérieur de celles-ci sont enlevés à l'emplacement de la cheminée, la mise en œuvre étant ensuite poursuivie selon le paragraphe relatif aux parois incombustibles ; soit l'enlèvement n'est pas réalisé, et l'on met alors en œuvre les prescriptions du fabricant, notamment la distance de sécurité par rapport aux matériaux combustibles, ou une nouvelle cloison d'interposition incombustible protégée de façon comparable. Si aucune de ces deux solutions n'est possible, l'appareil ne doit pas être installé.
Ventilation de convection des inserts : 400 cm² en bas, 500 cm² en haut
Le NF DTU 24.2 ne parle pas de grilles de 200 cm² pour la ventilation de l'habillage. Dans le cas des inserts, l'article 5.3.1.1 renvoie d'abord aux prescriptions d'installation du fabricant de l'appareil pour la définition des sections des entrées d'air de convection, mais il fixe un plancher : un minimum de passage libre de 400 cm² pour l'entrée basse et de 500 cm² pour la sortie haute. C'est la valeur à inscrire au CCTP en l'absence de notice plus exigeante.
Si le fabricant le précise dans la notice de l'appareil, l'amenée d'air comburant, lorsqu'elle débouche dans l'habillage, peut faire office d'entrée d'air basse de ventilation de l'appareil. Cette autorisation est conditionnelle : elle suppose une mention expresse du fabricant, elle ne se présume pas.
L'article 6.8.2 complète le dispositif côté hotte. Afin d'éviter une surchauffe importante susceptible d'entraîner des désordres, il est nécessaire de prévoir un système de ventilation de la hotte par grilles ou tout autre moyen de circulation d'air efficace. En cas d'utilisation d'une grille de sortie d'air chaud, la partie supérieure de celle-ci doit être située le plus haut possible sans toutefois être à moins de 30 cm du nu du plafond ou du faux plafond du local. Le dimensionnement de cette grille doit être précisé par la notice d'installation de l'appareil.
Conduit de raccordement : étanchéité, dévoiements et interdictions
Les conduits de raccordement desservant des inserts doivent être métalliques (article 5.5.1). Le conduit de raccordement ou l'éventuel isolant qui l'entoure doit être visible sur tout son parcours, soit directement, soit par une trappe ou une grille aménagée dans la hotte, et il doit pouvoir être ramoné. Pour les conduits flexibles, seuls les conduits flexibles double peau à paroi intérieure lisse peuvent être utilisés. Le DTU précise à deux reprises qu'un conduit de raccordement métallique rigide desservant un âtre, un appareil à foyer ouvert ou un insert ne peut pas être un conduit en acier aluminé.
L'article 5.5.3 fixe la classe d'étanchéité des composants du conduit de raccordement : au minimum N1 pour les éléments flexibles et N2 pour les éléments rigides, ces classes correspondant aux composants de conduit de fumée adaptés au fonctionnement en tirage naturel. L'article 5.5.5 est catégorique : l'installation d'un clapet de tirage ou de tout autre dispositif d'obturation totale ou partielle dans le conduit de raccordement est interdite, cette prescription ne concernant pas les dispositifs intégrés d'origine dans l'appareil par le fabricant. Le modérateur de tirage, lui, ne peut être envisagé que pour les inserts, et seulement si le constructeur l'autorise, dans les conditions de mise en œuvre de l'Avis Technique le concernant.
L'article 6.6.4.2 borne la géométrie : le conduit de raccordement ne doit pas comporter plus de deux dévoiements, c'est-à-dire plus d'une partie non verticale, et l'angle de ces dévoiements ne doit pas excéder 45° avec la verticale. Le DTU note que la présence de deux dévoiements sur le conduit de fumée n'interdit pas la réalisation de deux dévoiements supplémentaires sur le conduit de raccordement. L'emboîtement des éléments se fait partie mâle vers le bas, c'est-à-dire vers l'appareil ; toutefois, dans le cas des buses mâles, les parties supérieure et inférieure du premier élément du conduit de raccordement doivent être femelles.
Jonctions, variations de section et sécurité au déboîtement
L'article 6.6.4.3 encadre les variations de section : si la section du conduit de fumée ou du tubage, bien que suffisante, est différente de celle du conduit de raccordement, la réduction ou l'augmentation ne peut se faire que par une pièce de forme évitant toute variation brusque de section, un angle de variation inférieur ou égal à 45° permettant de répondre à cette exigence. La partie haute de cette variation doit être située dans la hotte à moins de 10 cm sous le faux plafond de la hotte, ou dans le volume du faux plafond, ou à moins de 10 cm sous la jonction au conduit de fumée s'il n'y a pas de faux plafond de hotte.
L'article 6.6.5 traite la jonction sur la buse ou le manchon. Le conduit de raccordement est emboîté intérieurement dans le manchon de l'appareil, ou extérieurement sur la buse, soit directement si les diamètres sont compatibles, soit par l'intermédiaire d'une pièce d'adaptation, en conservant dans tous les cas le diamètre hydraulique de passage des fumées de la buse de l'appareil. Une note indique que, selon les exigences sur les appareils, la profondeur minimale de la jonction sur l'appareil est de 25 mm pour les diamètres inférieurs à 160 mm et de 40 mm pour les autres.
Lorsque l'emboîtement est inférieur à 40 mm, il est nécessaire d'ajouter sur l'emboîtement un dispositif permettant d'éliminer tout risque de déboîtement accidentel lors des opérations de ramonage : collier de serrage, bague à griffe, vis inox, rivet inox. C'est un point de réception simple à vérifier visuellement en fin de chantier, et fréquemment oublié.
Conduit de fumée individuel : shunt et Alsace interdits
L'article 5.6 pose une règle d'exclusion sans nuance : un âtre, un appareil à foyer ouvert ou un insert ne peut être raccordé que sur un conduit de fumée individuel. L'utilisation d'un conduit collectif avec départ individuel de hauteur d'étage, dit conduit « shunt », ou d'un conduit collectif existant sans départ individuel, dit conduit « Alsace », pour desservir des âtres, des appareils à foyer ouvert ou des inserts, est interdite. En réhabilitation d'immeuble collectif, cette règle bloque le projet tant qu'un conduit individuel n'a pas été créé ou tubé.
Le conduit de fumée doit permettre la récupération des suies et pouvoir être ramoné. Dans le cas des conduits maçonnés, la traversée du plafond au-dessus de la hotte doit être réalisée de manière étanche, par exemple par trémie ou plaque coupe-feu. Dans le cas des conduits métalliques, elle doit être réalisée avec la plaque de distance de sécurité fournie par le fabricant du conduit. Si le conduit de fumée est en situation extérieure au bâtiment, il doit être adossé ou accolé au mur sur lequel est adossée la cheminée. Aucun conduit d'air chaud ne doit transiter dans un conduit de fumée, cette prescription s'appliquant même si le conduit est tubé ou chemisé.
Avant tout raccordement sur un conduit de fumée existant, il doit être procédé à la vérification de la compatibilité du conduit avec son utilisation, un diagnostic devant être effectué dans les conditions définies à l'annexe C de la norme NF DTU 24.1 P1. Pour les conduits existants n'ayant pas de désignation, un examen du conduit et de son installation doit permettre de déterminer une désignation selon le NF DTU 24.1 P1 ; à défaut de pouvoir déterminer la compatibilité, le conduit existant est considéré comme inadapté en l'état, et seuls le chemisage, le tubage ou la construction d'un nouveau conduit permettent de poursuivre.
Hotte, habillage et faux plafond déflecteur
La hotte doit être réalisée en matériaux classés au minimum A1 ou au moins M0 ou A2-s1,d0 (article 5.7.1). Les matériaux se dégradant au-dessus de 90 °C sont autorisés sous réserve d'exécuter une isolation thermique des surfaces soumises à un échauffement susceptible de les porter à plus de 90 °C, conformément aux principes de protection des parois de l'article 5.3 ; cette isolation n'est pas nécessaire lorsque la température des parois intérieures de la hotte ou de son habillage n'excède pas 85 °C. L'isolant doit avoir une réaction au feu au minimum A1 ou au moins M0 ou A2-s1,d0. La présence de tout matériau combustible à l'intérieur de la hotte est interdite.
L'habillage de hotte, lui, est autorisé en matériaux combustibles à condition que la température de ses parois n'excède pas 85 °C en conditions normales d'utilisation. De même, l'habillage d'insert doit être réalisé en matériaux incombustibles, mais un habillage en matériaux combustibles (le bois par exemple) est autorisé sous réserve d'une isolation thermique des surfaces soumises au rayonnement direct de l'insert, isolation non nécessaire si la température des parois intérieures de l'habillage n'excède pas 85 °C.
L'article 6.8.2 précise quand un faux plafond faisant office de déflecteur peut être évité dans la hotte : soit si l'insert et le conduit de raccordement sont pourvus d'une isolation telle que le fabricant assure que la sécurité n'est pas remise en cause, soit si trois conditions sont réunies simultanément, à savoir un plafond haut en matériaux incombustibles ou classé A1 et d'épaisseur 16 cm minimum, une hauteur sous plafond dans la pièce inférieure à 3 m, et une paroi incombustible ou classée A1 protégée comme indiqué au 5.3.1.1. Lorsqu'un faux plafond déflecteur existe, il faut ventiler le vide entre ce faux plafond et le plafond du local, isoler le plafond du local dans le volume de la hotte, et isoler le faux plafond de hotte ou le réaliser en panneaux isolants. Deux orifices de ventilation de 20 cm² minimum de section libre, ou un seul orifice de 20 cm² associé à l'aération de l'espace annulaire d'un tubage, permettent de répondre à la prescription de ventilation.
Prise et débouché d'amenée d'air comburant
L'article 6.5.1 distingue les combustibles. Pour les appareils utilisant exclusivement le bois, l'amenée d'air comburant doit être obturable, par grille d'obturation ou registre de fermeture, sauf si elle est directement raccordée à l'appareil. Pour les appareils pouvant utiliser les combustibles minéraux solides, elle ne doit pas être obturable et doit être directement raccordée à l'appareil par un conduit spécifique débouchant sur l'extérieur ou sur un espace ventilé sur l'extérieur.
La prise d'amenée d'air comburant doit être située soit directement à l'extérieur, soit dans un espace ventilé sur l'extérieur (article 6.5.2). Lorsqu'elle est directement sur l'extérieur, elle doit dans la mesure du possible être placée face aux vents dominants. Lorsqu'elle est dans un espace ventilé, il faut s'assurer de ne pas prélever d'air pollué. Le DTU précise qu'un vide sanitaire est considéré comme ventilé si la section totale libre des ouvertures exprimée en centimètres carrés est au moins égale à cinq fois la surface au sol du vide sanitaire exprimée en mètres carrés : pour un vide sanitaire de 100 m², la section libre doit donc être supérieure ou égale à 500 cm². La prise d'air peut aussi être placée dans un local situé hors du volume du logement, à condition que celui-ci soit relié directement à l'extérieur par une ouverture au moins égale à 200 cm² et qu'aucune disposition ne puisse réduire ultérieurement cette ouverture. La grille de protection doit être facilement démontable et son maillage, c'est-à-dire l'espace libre de passage de l'air, doit être supérieur à 3 mm.
Si l'amenée d'air comburant traverse un mur extérieur avec une cloison de doublage, cette traversée doit être réalisée de façon étanche par rapport au vide du doublage. Si une partie du conduit d'amenée d'air est soumise au rayonnement du foyer, elle doit être réalisée en matériau classé au moins M0 ou A2-s1,d0. Au débouché, dans le cas d'un âtre, si la grille n'est pas en contact permanent avec le feu, elle doit être réalisée en fonte de 3 mm d'épaisseur minimale, en tôle d'acier noir de 1 mm minimale ou en acier inoxydable de 0,4 mm minimale ; lorsqu'elle est en contact direct avec le feu, elle répond aux mêmes prescriptions que les matériaux du foyer selon la partie 1-2.
Matériaux du foyer, de l'avaloir et de la trappe (partie 1-2)
La partie 1-2 du NF DTU 24.2 liste les matériaux admis pour la réalisation d'un âtre : briques réfractaires, briques, briquettes et tuileaux de terre cuite, béton ou mortier à base de ciment alumineux, fonte d'épaisseur minimale 4 mm, acier de tous types d'épaisseur minimale 2 mm à l'exception de l'acier aluminé et de l'acier galvanisé, acier inoxydable d'épaisseur minimale 1 mm, verre céramique résistant au moins à 750 °C et verre borosilicate résistant au moins à 350 °C (ces deux derniers étant limités à une partie du foyer), ainsi que calcaire, grès, granit et lave volcanique dans les conditions définies par les usages locaux.
Pour l'avaloir, la partie 1-2 admet le béton d'épaisseur minimale 40 mm à base de granulats silico-calcaires ou siliceux, de pouzzolane, d'argile expansée, de chamotte ou de ponce, le liant devant être un ciment CEM I ou CEM II conforme à la NF EN 197-1 ou un ciment conforme à la NF P 15-301 ; les briques pleines de terre cuite d'épaisseur minimale 55 mm conformes à la NF P 51-301 ; les briques pleines réfractaires de terre cuite d'épaisseur minimale 57 mm conformes à la NF P 51-302 ; la fonte d'épaisseur minimale 4 mm ; l'acier noir ou au cuivre de type corten d'épaisseur minimale 2 mm ; et l'acier inoxydable d'épaisseur minimale 1 mm. La trappe d'obturation doit être réalisée en acier noir de 1 mm minimum, en acier inoxydable de 0,4 mm minimum ou en fonte de 3 mm minimum, l'épaisseur retenue devant tenir compte des dimensions de la trappe pour assurer sa bonne tenue mécanique.
Côté mise en œuvre, l'article 6.2.1.2.1 de la partie 1-1 chiffre les mortiers : les joints de l'avaloir sont réalisés soit avec un mortier de ciment alumineux fondu dosé à 600 kg par mètre cube de sable sec, soit avec un produit titulaire d'un Avis Technique délivré pour cet usage. L'avaloir repose sur les jambages, le cœur, les contre-cœurs, les corbeaux ou le fronton par l'intermédiaire d'un lit soit de mortier bâtard dosé à 200 kg de ciment CEM II et 200 kg de chaux hydraulique NHL, NHL-Z ou HL par mètre cube de sable sec, soit de mortier de ciment alumineux dosé en volume par trois parts de sable pour une part de ciment. Dans le cas d'un conduit métallique, la liaison de l'avaloir au conduit de raccordement doit permettre un emboîtement d'au moins 40 mm.
Construction de l'âtre sur site et protection du linteau
L'article 6.2.2.1 fixe deux épaisseurs structurantes. Pour les éléments non pré-assemblés, la construction de l'âtre est réalisée à joints hourdés au mortier bâtard ou à base de ciment alumineux, et l'épaisseur totale de la paroi doit être supérieure ou égale à 6 cm. Pour les éléments pré-assemblés, fabriqués avec un mortier à base de ciment alumineux, l'épaisseur minimale du panneau doit être de 5 cm, les joints de pose étant réalisés au mortier bâtard ou à base de ciment alumineux. Le DTU précise que tout procédé de collage des éléments de terre cuite sur support n'est pas visé par le document. Lorsque la dalle foyère est réalisée en plusieurs éléments, les joints d'assemblage ne doivent pas se trouver au-dessus du bûcher lorsque celui-ci est placé en dessous de cette dalle.
L'article 6.3.3, modifié par l'amendement A1 de décembre 2011, traite le linteau. Trois modes de mise en œuvre principaux existent : mise en appui sur les jambages ou les corbeaux en butée contre le mur d'adossement, encastrement dans le ou les murs d'adossement, suspension par des tirants. Lorsque le linteau est en matériau combustible, le bois par exemple, la protection est réalisée selon les prescriptions du fabricant de l'appareil, et le DTU ajoute une interdiction explicite : l'utilisation de plâtre n'est pas autorisée en tant que protection thermique. L'annexe A, informative, donne des exemples de solutions de protection de la poutre.
L'article 6.3.2 encadre les corbeaux : lorsqu'ils sont montés en console avec scellement dans la paroi de soutien, celle-ci doit présenter des caractéristiques mécaniques suffisantes, ce qui exclut tout scellement dans une cloison légère sans renforcement particulier tel qu'une plaque de répartition. L'article 6.4 fixe la performance de la trappe d'obturation : elle doit permettre d'obtenir une surface d'ouverture proche de la section pleine du conduit, et en position fermée la section libre ne doit pas excéder 50 cm² ; elle doit permettre le ramonage et le libre écoulement des suies. Enfin, l'avaloir d'un âtre existant ne doit pas être équipé d'une trappe d'obturation : en cas de réhabilitation d'un âtre avec un appareil sans avaloir, la trappe préexistante doit être démontée.
Tubage, espace annulaire et raccordement sur conduit existant
L'article 6.7 traite le tubage. Les conduits rigides ou flexibles utilisés pour tuber un conduit de fumée doivent être aptes à l'emploi pour desservir un âtre, un appareil à foyer ouvert ou un insert selon les prescriptions du NF DTU 24.1 P1. Pour les conduits flexibles, seuls les conduits flexibles double peau à paroi intérieure lisse peuvent être utilisés. La buse ou le manchon de l'avaloir peut être raccordé directement ou indirectement au tubage.
L'espace annulaire, conformément au NF DTU 24.1 P1, doit être ventilé ou aéré par une communication en partie basse. Le NF DTU 24.2 donne l'ordre de grandeur suffisant en note : une ouverture de 20 cm² en bas du tubage et de 5 cm² en haut du tubage répond généralement à la prescription d'aération.
L'annexe C, informative, traite le cas fréquent en rénovation du raccordement sur un conduit de fumée existant de grande section ou évasé en partie basse. Elle attire l'attention sur le risque de décrochement dans le temps des résidus de suies accrochés aux parois lors des précédentes utilisations. Elle recommande de réaliser un tubage du conduit existant ; une « paillasse » en matériaux incombustibles de classement A1 obturant la partie inférieure du conduit au niveau du plafond et bâtie autour d'un fourreau à l'intérieur duquel sont mis en œuvre un tube d'aération de section 20 cm² minimum entre l'espace limité par le faux plafond et l'espace annulaire (son extrémité étant recourbée pour éviter la pénétration des suies) et un matériau de remplissage incombustible ; une isolation de la partie de tubage comprise entre le dessous du faux plafond et le dessus de la paillasse en matériau classé au moins M0 ou A2-s1,d0 ; et une trappe d'accès pour l'évacuation des résidus de suies.
Entretien, ramonage et responsabilités (annexe B normative)
L'annexe B du NF DTU 24.2 est normative. Elle rappelle que le nettoyage des âtres, appareils à foyer ouvert et inserts, et le ramonage des conduits de fumée et de raccordement, sont deux mesures obligatoires destinées à éviter les dangers d'intoxication, à protéger les personnes et les biens contre l'incendie, et à lutter contre la pollution atmosphérique. Pour le ramonage et le débistrage proprement dits, elle renvoie à l'annexe B de la norme NF DTU 24.1 P1.
L'entretien doit être effectué conformément aux prescriptions du fabricant, de l'installateur ou du ramoneur. L'annexe fixe une obligation d'usage chiffrée et rarement transmise au maître d'ouvrage : l'utilisateur doit nettoyer, au moins deux fois par an, toutes les entrées d'air frais, les grilles de sortie d'air chaud et la grille du modérateur. Lors des opérations de ramonage, pour les inserts équipés d'un système de réglage ou d'un déflecteur, il doit être effectué un nettoyage de ces organes, du volet de tirage, de la buse et du déflecteur, et il doit être veillé au bon remontage de ces organes.
Cette annexe est le support naturel de la notice d'utilisation et d'entretien remise à la réception. En maîtrise d'œuvre, la transmettre et en garder trace protège l'opération : un désordre de bistre survenu sur une installation jamais entretenue ne se lit pas de la même façon selon que l'obligation d'entretien a été formalisée ou non.
Glossaire NF DTU 24.2
- Âtre
- Ensemble des parois délimitant l'espace aménagé pour recevoir le feu, construit sur site, constitué notamment de la dalle foyère, du cœur, éventuellement des contre-cœurs et du fronton (art. 3.5). Associé à son habillage, il forme la cheminée.
- Insert
- Appareil d'agrément ou de chauffage muni d'une ou plusieurs portes dont la fermeture a une influence sur la combustion, conçu pour être encastré dans un âtre ou une niche existante, ou pour être entouré d'éléments de maçonnerie (art. 3.25). Muni d'une buse, il est couramment appelé foyer fermé.
- Appareil à foyer ouvert
- Appareil d'agrément sans porte et muni d'une buse de raccordement, destiné à être suspendu, adossé à un mur ou posé au sol sans habillage de maçonnerie (art. 3.2).
- Avaloir
- Élément généralement en forme de pyramide tronquée qui coiffe l'âtre et le raccorde au conduit de raccordement en canalisant les fumées (art. 3.6). Épaisseur minimale du béton constitutif : 40 mm (partie 1-2).
- Buse / manchon
- Partie haute de l'avaloir, de l'appareil à foyer ouvert ou de l'insert permettant l'évacuation des produits de combustion. Elle est appelée « buse » lorsqu'elle est mâle et « manchon » lorsqu'elle est femelle (art. 3.9).
- Conduit de raccordement
- Conduit assurant le passage des produits de combustion entre la buse (ou le manchon) et le conduit de fumée (art. 3.13). Il doit être visible sur tout son parcours et pouvoir être ramoné.
- Hotte
- Habillage fonctionnel destiné à masquer l'avaloir, le conduit de raccordement et la base du conduit de fumée (art. 3.24). Réalisée en matériaux A1, M0 ou A2-s1,d0 ; tout matériau combustible y est interdit.
- Trappe d'obturation
- Obturateur incorporé généralement à l'avaloir, destiné à fermer le conduit lors du non-fonctionnement de l'âtre ou de l'appareil à foyer ouvert (art. 3.36). En position fermée, sa section libre ne doit pas excéder 50 cm² (art. 6.4).
- Modérateur de tirage
- Dispositif automatique monté en principe sur un conduit de raccordement, destiné à modérer la dépression à la buse lorsque le tirage thermique est trop important (art. 3.28). Réservé aux inserts et soumis à l'autorisation du constructeur. Ce n'est ni un coupe-tirage ni un dispositif anti-refouleur.
- Désignation G
- Désignation d'un conduit résistant au feu de cheminée, déterminée conformément à la norme de produit correspondante. L'article 5.2 impose cette désignation aux conduits de raccordement et aux conduits de fumée ou tubages desservant une réalisation d'âtrerie.
- Combustibles minéraux de première catégorie
- Combustibles naturels ou artificiels donnant en général une faible fumosité : combustibles minéraux solides naturels à indice de matières volatiles inférieur à 14 % au sens de la NF M 03-004, cokes de charbon, combustibles agglomérés traités dits « boulets défumés » et « boulets non fumeux » (art. 3.12).
- Paillasse
- Obturation en matériaux incombustibles de classement A1 de la partie inférieure d'un conduit de grande section, bâtie autour d'un fourreau et équipée d'un tube d'aération de 20 cm² minimum, complétée d'une trappe d'accès pour l'évacuation des suies (annexe C informative).
- Écart de feu / distance de sécurité
- Distance entre le conduit et tout matériau combustible. Le NF DTU 24.2 renvoie pour cette valeur aux exigences du NF DTU 24.1 P1 (art. 5.5.2) : elle n'est pas fixée par le DTU 24.2 lui-même. À l'intérieur de la hotte, ces distances ne sont pas applicables, une protection du linteau devant alors être réalisée selon le 6.3.3.
- Espace annulaire
- Volume compris entre le tubage et le conduit existant. Il doit être ventilé ou aéré par une communication en partie basse ; une ouverture de 20 cm² en bas et de 5 cm² en haut du tubage est indiquée comme généralement suffisante (art. 6.7.3).
- Conduit shunt / conduit Alsace
- Conduit collectif avec départ individuel de hauteur d'étage (shunt) ou conduit collectif sans départ individuel (Alsace). Leur utilisation pour desservir un âtre, un appareil à foyer ouvert ou un insert est interdite par l'article 5.6.
Questions fréquentes sur NF DTU 24.2
Qu'est-ce que NF DTU 24.2 ?
NF DTU 24.2 : Travaux d'âtrerie : âtres, appareils à foyer ouvert et inserts. Le NF DTU 24.2 (P 51-202-1-1 pour le cahier des clauses techniques, P 51-202-1-2 pour les critères généraux de choix des matériaux) définit les conditions d'exécution des travaux d'âtrerie : âtres construits sur site, appareils à foyers ouverts industrialisés et inserts. Il impose une amenée d'air comburant d'au moins le quart de la section du conduit de fumée avec un minimum de 200 cm², un conduit de fumée individuel dont la plus petite dimension nominale ne descend pas sous 180 mm sauf note de calcul NF EN 13384-1, une protection des parois d'adossement d'une résistance thermique minimale de 0,7 m².K/W à 50 °C, et il proscrit tout clapet de tirage sur le conduit de raccordement. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF DTU 24.2 ?
Le domaine d'application couvre : Âtres construits sur site, appareils à foyers ouverts et inserts au bois et aux combustibles minéraux solides maigres de première catégorie, en construction neuve comme en bâtiment ancien. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF DTU 24.2 sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase (conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception) et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Quelle est la version applicable du NF DTU 24.2 ?
La partie 1-1 (P 51-202-1-1) date de décembre 2006 : homologuée le 20 novembre 2006 pour prendre effet le 20 décembre 2006. Avec la partie 1-2, elle remplace les normes NF P 51-202 (DTU 24.2.1) de mai 1993 et son A1 d'octobre 2000, NF P 51-203 (DTU 24.2.2) de mai 1993 et son A1 d'octobre 2000, et NF P 51-204-1 (DTU 24.2.3) de février 1995. Le texte consolidé intègre l'amendement A1 de décembre 2011 modifiant les paragraphes 5.1.1, 5.5.2, 6.3.3, 6.6.1.5, 6.7.1 et 6.8.2.
Quelle section d'amenée d'air comburant faut-il prévoir ?
Article 5.1.1 : à défaut d'indications de la notice de l'appareil, et dans le cas des âtres, l'amenée d'air doit présenter une section au minimum égale au quart de la section du conduit de fumée, avec dans tous les cas un minimum de 200 cm² de passage d'air. Pour les inserts fonctionnant uniquement portes fermées, la section minimale est de 50 cm² si la puissance nominale est inférieure ou égale à 8 kW, 70 cm² si elle est comprise entre 8 et 16 kW, et 100 cm² au-delà de 16 kW. La section retenue est la section libre la plus faible entre grilles, orifices et conduits.
Quel diamètre minimal de conduit de fumée pour un insert ?
Article 5.1.2 : le dimensionnement doit être réalisé conformément à la NF EN 13384-1. Sauf note de calcul conforme à cette norme, la plus petite dimension nominale ou le plus petit diamètre nominal ne doit pas être inférieur à 180 mm pour un âtre, un appareil à foyer ouvert et un insert pouvant fonctionner porte ouverte, et à 150 mm pour les inserts fonctionnant uniquement porte fermée.
Quelle protection thermique pour le mur d'adossement ?
Article 5.3.1.1 : en l'absence de prescriptions du fabricant, on interpose un matériau d'une résistance thermique minimale de 0,7 m².K/W à 50 °C (ou 0,4 m².K/W à 200 °C), de classement A1 ou au moins M0 ou A2-s1,d0, non dégradable en dessous de 400 °C. Le DTU donne l'équivalence de 30 mm d'isolant fibreux de densité inférieure à 100 kg/m³ avec feuille d'aluminium, ou de silicate de calcium autoportant. Une lame d'air de 30 mm minimum est ménagée entre l'isolant et l'appareil, avec au moins 10 mm entre le sommet des éventuelles ailettes et l'isolant. Pour un âtre, cette lame d'air continue est de 10 mm minimum entre l'isolant et le cœur.
Quelles sections de grilles de convection pour un insert ?
Article 5.3.1.1 : les sections des entrées d'air de convection sont définies dans les prescriptions d'installation du fabricant, avec un minimum de passage libre de 400 cm² pour l'entrée basse et de 500 cm² pour la sortie haute. Si le fabricant le précise dans la notice, l'amenée d'air comburant débouchant dans l'habillage peut faire office d'entrée d'air basse.
Peut-on raccorder un insert sur un conduit shunt ?
Non. L'article 5.6 interdit expressément l'utilisation d'un conduit collectif avec départ individuel de hauteur d'étage, dit conduit « shunt », ou d'un conduit collectif existant sans départ individuel, dit conduit « Alsace », pour desservir des âtres, des appareils à foyer ouvert ou des inserts. Seul un conduit de fumée individuel est admis.
Un clapet de tirage est-il autorisé sur le conduit de raccordement ?
Non. L'article 5.5.5 interdit l'installation d'un clapet de tirage ou de tout autre dispositif d'obturation totale ou partielle dans le conduit de raccordement, la prescription ne concernant pas les dispositifs intégrés d'origine dans l'appareil par le fabricant. Le modérateur de tirage n'est envisageable que pour les inserts, si le constructeur l'autorise, dans les conditions de mise en œuvre de l'Avis Technique le concernant.
Combien de coudes le conduit de raccordement peut-il comporter ?
Article 6.6.4.2 : le conduit de raccordement ne doit pas comporter plus de deux dévoiements, c'est-à-dire plus d'une partie non verticale, et l'angle de ces dévoiements ne doit pas excéder 45° avec la verticale. La présence de deux dévoiements sur le conduit de fumée n'interdit pas deux dévoiements supplémentaires sur le conduit de raccordement.
Quelle classe d'étanchéité pour le conduit de raccordement ?
Article 5.5.3 : la classe d'étanchéité des composants doit être au minimum N1 pour les éléments flexibles et N2 pour les éléments rigides, ces classes correspondant aux composants de conduit de fumée adaptés au fonctionnement en tirage naturel selon la norme de produit correspondante.
Le plâtre peut-il protéger une poutre bois au-dessus d'un foyer ?
Non. L'article 6.3.3 précise que, lorsque le linteau est en matériau combustible, la protection est réalisée selon les prescriptions du fabricant de l'appareil, et que l'utilisation de plâtre n'est pas autorisée en tant que protection thermique. L'annexe A du DTU donne des exemples de solutions de protection de la poutre.
Quelle température de fumées rend un appareil non installable ?
Le DTU ne vise pas les appareils dont la température des fumées déclarée par le fabricant dépasse 400 °C mesurée à la puissance nominale ; leur mise en œuvre peut faire l'objet d'un Avis Technique. Par ailleurs, la température déclarée doit figurer dans la notice ou sur le marquage : en l'absence de cette donnée, l'article 5.2.1 dispose que l'appareil ne doit pas être installé. Les appareils déclarés à 400 °C ou moins doivent être raccordés à des conduits désignés avec 50 °C de plus que la température déclarée.
Quelle épaisseur de paroi pour un âtre construit sur site ?
Article 6.2.2.1.1 : pour des éléments non pré-assemblés hourdés au mortier bâtard ou à base de ciment alumineux, l'épaisseur totale de la paroi doit être supérieure ou égale à 6 cm. Article 6.2.2.1.2 : pour des éléments pré-assemblés fabriqués avec un mortier à base de ciment alumineux, l'épaisseur minimale du panneau doit être de 5 cm.
Quelle est la fréquence d'entretien des grilles imposée par le DTU ?
L'annexe B normative impose que l'utilisateur nettoie, au moins deux fois par an, toutes les entrées d'air frais, les grilles de sortie d'air chaud et la grille du modérateur. Lors des opérations de ramonage, pour les inserts équipés d'un système de réglage ou d'un déflecteur, un nettoyage de ces organes, du volet de tirage, de la buse et du déflecteur doit être effectué, avec vérification du bon remontage.
Peut-on installer un insert dans une cheminée existante ?
Oui, mais l'article 5.2.3 impose obligatoirement un raccordement en conduit métallique simple paroi rigide ou flexible double peau pour les appareils équipés d'un manchon ou d'une buse. Le conduit existant doit au préalable être diagnostiqué selon l'annexe C du NF DTU 24.1 P1 ; à défaut de pouvoir déterminer sa compatibilité, il est considéré comme inadapté en l'état et doit être chemisé, tubé, ou remplacé par un conduit neuf.
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