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Document Technique Unifié
NF DTU 26.1

NF DTU 26.1 : Travaux d'enduits de mortiers

Le NF DTU 26.1 (P1-1 cahier des clauses techniques, indice de classement P 15-201-1-1, avril 2008 ; P1-2 critères généraux de choix des matériaux ; P2 cahier des clauses spéciales) définit les règles de préparation et d'exécution des enduits épais en mortier de ciments, de chaux hydrauliques, de chaux aérienne et de mélange plâtre-chaux aérienne. Il couvre les maçonneries neuves et anciennes, le béton, le béton cellulaire autoclavé, les lattis métalliques et les maçonneries à pierres vues, et fixe les conditions climatiques d'application (+5 à +30 °C avec liant hydraulique, +8 à +30 °C pour les mortiers exclusivement à la chaux), les délais entre couches, les dosages de recette, les épaisseurs d'imperméabilisation et les tolérances de réception. Il ne traite ni les enduits minces de ragréage ou de lissage d'épaisseur inférieure ou égale à 5 mm, ni les enduits d'étanchéité et de cuvelage. Un dosage trop riche en liant hydraulique sur un support peu résistant, ou une finition plus dosée que le corps d'enduit, provoquent faïençage, décollement et sonnage creux.

Domaine d'application

Enduits épais en mortier de ciments, chaux hydrauliques, chaux aérienne et mélange plâtre-chaux aérienne, extérieurs et intérieurs verticaux (imperméabilisation et parement) et horizontaux en sous-face, sur maçonneries neuves ou anciennes, béton, béton cellulaire autoclavé, lattis métalliques et maçonneries à pierres vues, hors monuments historiques et sites protégés au titre du code du patrimoine, de l'urbanisme ou de l'environnement, hors enduits minces de ragréage ou de lissage (épaisseur ≤ 5 mm) et hors enduits d'étanchéité ou de cuvelage

Mis à jour le 15 janvier 2024
Applicable depuis le 12 avril 2008
enduit façade
mortier
ciment
chaux
gobetis
corps d'enduit
monocouche
multicouches
béton cellulaire
lattis métallique
maçonnerie ancienne
soubassement
CS I à CS IV
NF EN 998-1
P 15-201-1-1

Règles principales

Domaine d'application et exclusions

Obligatoire

1 P1-1 définit les règles de préparation et d'exécution des enduits épais en mortier de ciments, de chaux hydrauliques, de chaux aérienne et de mélange plâtre-chaux aérienne, appliqués sur : maçonneries neuves ou anciennes de pierres, briques de terre cuite ou blocs en béton montés au mortier de liants hydrauliques ; bétons courants ou soignés, béton caverneux, bétons de granulats légers ; maçonneries de blocs en béton cellulaire autoclavé ; lattis métalliques ; maçonneries en moellons, à pierres vues ; maçonneries anciennes montées aux mortiers peu résistants ou de plâtre.

Il vise les enduits extérieurs et intérieurs verticaux à fonctions d'imperméabilisation et de parement, les enduits intérieurs verticaux avec ou sans fonction d'imperméabilisation, les enduits horizontaux extérieurs ou intérieurs exécutés en sous-face, ainsi que les enduits de dressement. On entend par enduit épais un enduit capable de rattraper les irrégularités d'un ouvrage courant de maçonnerie brute.

Le texte précise que la fonction imperméabilisation diffère de la fonction étanchéité en ce que l'imperméabilisation conférée à la paroi peut ne pas être conservée en cas de fissuration du support, et qu'elle dépend en particulier de l'épaisseur de l'enduit fini.

Exceptions :

  • • Monuments historiques, édifices implantés dans des sites protégés au titre du code du patrimoine, du code de l'urbanisme ou du code de l'environnement, et bâtiments anciens patrimoniaux : hors domaine (renvoi au livre I : Fascicule Technique « Ouvrages de maçonnerie » du Ministère de la Culture)
  • • Enduits minces de ragréage ou de lissage d'épaisseur ≤ 5 mm : non traités
  • • Enduits à fonctions particulières (enduits d'étanchéité, enduits de cuvelage) : relèvent de NF DTU ou recommandations spécifiques
  • • Supports de maçonnerie en terre crue (adobe, pisé, torchis) : non traités par l'article 12
Références : NF DTU 26.1 P1-1 art. 1, NF DTU 26.1 P1-1 art. 12.1, NF DTU 26.1 P1-2 (CGM), NF DTU 26.1 P2 (CCS)

État et préparation des supports

Obligatoire

1, en particulier quant à leur homogénéité (absence de matériaux de nature et d'aspect différents) et à leur planéité. Les travaux d'enduits ne doivent être commencés que sur des maçonneries terminées depuis un délai minimal d'un mois, la même exigence s'appliquant aux maçonneries de résistance à l'arrachement réduite.

Les supports destinés à recevoir un enduit adhérent doivent être solides et cohésifs, propres, exempts d'efflorescences, de salpêtre, de plâtre, de terre, de peinture, de produit de décoffrage ou de tout produit pouvant nuire à l'adhérence ; les balèvres de hourdage trop saillantes doivent être arasées.

Les maçonneries de briques de terre cuite sont arrosées moins d'une demi-heure avant l'enduisage ou à l'avancement, indépendamment des conditions atmosphériques, et doivent être de nouveau arrosées si ce délai est dépassé, la surface du support ne devant pas être ruisselante d'eau lors de l'application du mortier frais.

Sur les surfaces localisées présentant des défauts de planéité, il est exécuté un dressement en surcharge ou renformis au mortier de même composition que le corps d'enduit, avec incorporation d'une armature de renfort dès que l'épaisseur du redressement dépasse 30 mm et un délai minimal de durcissement de 2 à 7 jours suivant la nature du liant et l'épaisseur.

Sur béton, le support doit être rugueux et propre ; s'il est lisse, il est piqué, sablé, brossé ou lavé à l'eau sous haute pression et reçoit une couche d'accrochage (gobetis ou enduit de dressement). L'utilisation d'un mortier de ragréage mince est proscrite sur béton.

Exceptions :

  • • Épaisseur à recharger supérieure à 5 cm : le redressement en surcharge est remplacé par un ouvrage en maçonnerie compatible avec celui de la paroi support
  • • Maçonnerie ancienne (art. 12) : élimination par piquetage des anciens enduits friables ou sonnant creux, dégarnissage des joints friables sur 2 à 5 cm, purge et remplacement des briques ou moellons altérés
Références : NF DTU 26.1 P1-1 art. 6, NF DTU 26.1 P1-1 art. 6.1, NF DTU 26.1 P1-1 art. 6.1.1, NF DTU 26.1 P1-1 art. 8.1, NF DTU 26.1 P1-1 art. 12.2, NF DTU 20.1

Gobetis d'accrochage : cas d'emploi et dosages

Obligatoire

La réalisation d'un gobetis d'accrochage est nécessaire (tableau 3) pour l'application manuelle ou par projection d'enduits multicouches ou monocouche sur maçonnerie d'éléments présentant des défauts tels que des joints de hourdage disproportionnés (≥ 15 mm) ou irréguliers, ou des porosités différentes, ainsi qu'en cas de maçonnerie hétérogène (par exemple blocs de béton et briques).

Sur maçonnerie homogène de briques ou de blocs de béton, le tableau 3 le prescrit pour l'enduit manuel multicouches mais non pour l'enduit projeté monocouche ou multicouches. Le gobetis est constitué d'un mortier de recette ou performanciel de liants hydrauliques, avec ou sans résine d'adjonction, ou d'un mortier de polymère (micro-gobetis) en pâte prête à l'emploi.

Dosages du tableau 4, en kg de liant par m³ de sable sec, support Rt3 (blocs de béton, briques de terre cuite) : ciment CEM I ou II de classe 42,5 ou 32,5 à 500 à 600 kg/m³, ou 250 à 350 kg de ciment + 150 kg de chaux CL, DL ou NHL ; support Rt2 (briques de terre cuite, blocs de béton de granulats légers) : ciment CEM II 32,5 à 400 à 500 kg/m³, chaux hydraulique HL ou NHL-Z 5 à 500 kg/m³, ciment à maçonner MC 12,5 ou 22,5 à 400 à 500 kg/m³, ou 150 à 250 kg de ciment + 200 à 250 kg de chaux.

Le gobetis est appliqué sans surcharge sur la totalité de la surface, en épaisseur de 1 à 5 mm ; sa surface doit rester rugueuse et l'enduit ne peut être appliqué que sur gobetis sec et durci, après 2 à 7 jours selon les conditions climatiques.

Sur béton lisse, le dosage de la recette de gobetis est de 500 à 600 kg/m³ de ciment CEM I ou II de classe 42,5 ou 32,5, et le gobetis est obligatoire avant un enduit monocouche sur béton banché lisse.

Exceptions :

  • • Environnement agressif (milieu marin ou agricole) : un ciment CEM V/A avec label « PM-ES » peut être utilisé
  • • Maçonnerie de résistance à l'arrachement réduite (béton cellulaire) : dosages spécifiques du tableau 9, résistance du corps d'enduit limitée à CS II
Références : NF DTU 26.1 P1-1 art. 6.1.2, NF DTU 26.1 P1-1 tableaux 3 et 4, NF DTU 26.1 P1-1 art. 7.2.1, NF DTU 26.1 P1-1 art. 8.1, NF DTU 26.1 P1-2 (CGM)

Dosage des mortiers de recette et résistance dégressive

Obligatoire

Les dosages sont exprimés en kilogrammes de liant par mètre cube de sable sec (l'annexe A traitant du foisonnement des sables).

Corps d'enduit en application manuelle (tableau 5) : mortier de liant pur à 350 à 450 kg/m³ de ciment CEM I ou II de classe 32,5 ou 42,5, ou de ciment à maçonner MC 12,5 ou 22,5, ou de chaux hydraulique NHL, NHL-Z ou HL 5 ou 3,5 ; mortier bâtard de dosage global en liants 350 à 450 kg/m³, obtenu par 100 à 200 kg de ciment + 150 à 350 kg de chaux hydraulique (sauf chaux HL), ou 150 à 350 kg de ciment + 100 à 200 kg de chaux aérienne CL ou DL.

Couche de finition en application manuelle (tableau 6) : liant pur à 250 à 350 kg/m³ de ciment ou de ciment à maçonner, ou 200 à 400 kg/m³ de chaux hydraulique ; mortier bâtard de dosage global 200 à 350 kg/m³.

Règle impérative : le dosage et la résistance de la couche de finition doivent rester inférieurs à ceux du corps d'enduit sur lequel elle est appliquée, et le dosage en liant doit aller décroissant du gobetis à la finition.

En mortier performanciel GP, la résistance est CS IV à CS I sur le béton et les maçonneries résistantes Rt3, et CS III à CS I sur les maçonneries moyennement résistantes Rt2. Sur maçonnerie ancienne, les mortiers d'enduit doivent avoir une résistance mécanique réduite ≤ CS III.

Les arêtes et cueillies sont réalisées avec un mortier performanciel d'au moins CS III, un mortier de recette à base de ciment, un mortier bâtard, ou au ciment prompt naturel dans la proportion d'un volume de ciment pour un volume de sable.

Exceptions :

  • • Maçonneries moyennement résistantes Rt2 : utiliser les valeurs basses des fourchettes des tableaux de dosage
  • • Maçonneries de résistance réduite Rt1 (béton cellulaire) : mortier performanciel du corps d'enduit limité à CS II, finition CS II ou CS I et au plus égale à celle du corps d'enduit
  • • Environnement agressif (milieu marin ou agricole) : ciment CEM V/A label « PM-ES » admis ; ciment prompt naturel en mélange avec un autre liant admis selon les dosages du tableau 17
Références : NF DTU 26.1 P1-1 art. 6.3.1, NF DTU 26.1 P1-1 art. 6.3.2, NF DTU 26.1 P1-1 tableaux 5 et 6, NF DTU 26.1 P1-1 art. 7.2, NF DTU 26.1 P1-1 art. 4.9, NF DTU 26.1 P1-1 art. 12.1, NF EN 998-1

Conditions climatiques d'application

Obligatoire

Les travaux d'enduit minéral peuvent être exécutés lorsque la température est comprise entre + 5 °C et + 30 °C pour les mortiers contenant un liant hydraulique (ciment, ou chaux et ciment), ou entre + 8 °C et + 30 °C pour les mortiers exclusivement à base de chaux et les enduits colorés de finition décorative.

Les travaux ne doivent pas être entrepris en période de gel, sauf précautions spéciales ; sur des supports chauds ou desséchés ; par vent sec ; et, pour les enduits colorés de parement, par temps de pluie, brouillard ou forte humidité avec température inférieure à + 8 °C, afin d'éviter la formation d'efflorescences blanchâtres.

Au-dessus de + 30 °C, les précautions spéciales comprennent la protection des supports contre un échauffement excessif dû au rayonnement solaire (bâches, filets), l'humidification dans la masse des supports desséchés et l'application sur les surfaces à l'ombre.

L'emploi de mortier ayant effectué un début de prise (mortier rebattu) est interdit ; la durée pratique d'utilisation de la gâchée d'un mortier industriel est normalement indiquée par le fabricant à 20 °C, rallongée à basse température et réduite à température plus élevée.

En cas de risque de dessiccation rapide (température élevée, vent sec) pouvant entraîner le grillage de l'enduit, celui-ci doit être protégé dès la fin de sa mise en œuvre par bâches ou filets coupe-vent, ou par humidification par pulvérisation modérée ; il est recommandé de ne pas arroser en plein soleil un enduit en cours de durcissement, de le laisser sécher au moins 8 heures puis de l'humidifier à l'ombre par pulvérisation de bas en haut.

Exceptions :

  • • Enduits exclusivement à la chaux aérienne (art. 12.3.1) : conditions climatiques favorables de + 8 °C à + 30 °C, période ni trop sèche ni trop humide, hors périodes hivernales ; risque de gel exclu pendant au moins 1 à 2 mois après exécution
  • • Enduits exclusivement à la chaux hydraulique (art. 12.4.1) : + 8 °C à + 30 °C, protection par bâchage contre la pluie et le vent pendant au minimum 24 heures
Références : NF DTU 26.1 P1-1 art. 4.2, NF DTU 26.1 P1-1 art. 4.3, NF DTU 26.1 P1-1 art. 4.12, NF DTU 26.1 P1-1 art. 12.3.1, NF DTU 26.1 P1-1 art. 12.4.1

Délais entre couches

Obligatoire

Gobetis vers corps d'enduit : le délai d'attente ne peut être inférieur à 48 heures ; il est fonction des dosages et des conditions atmosphériques et est rallongé jusqu'à 7 jours par temps frais et humide. La surface de finition d'un gobetis à base de liants hydrauliques doit rester rugueuse, la couche ultérieure n'étant appliquée qu'après durcissement, soit 2 à 7 jours selon les conditions climatiques.

Corps d'enduit vers finition, en application manuelle : délai minimal de durcissement de 4 à 7 jours suivant la nature du liant, rallongé pour les mortiers à la chaux et augmenté par températures relativement basses ou hygrométrie élevée. Corps d'enduit vers finition, en application mécanique : le délai est variable selon les conditions atmosphériques mais ne doit jamais être inférieur à 7 jours.

Enduits de soubassement : le temps d'attente entre les deux couches doit être supérieur à 3 jours. Enduits sur lattis métallique : la deuxième couche est exécutée lorsque la première a effectué la majeure partie de son retrait, le délai n'étant jamais inférieur à 7 jours.

Enduits à la chaux aérienne sur maçonnerie ancienne : les délais entre couches peuvent varier de une à plusieurs semaines selon les conditions climatiques et l'exposition, le corps d'enduit ne pouvant être traité en enduit de finition qu'après un délai de durcissement d'au moins 2 semaines.

Enduits à la chaux hydraulique : séchage du gobetis 2 jours minimum, séchage du corps d'enduit avant finition 7 jours minimum par temps chaud et sec, à rallonger par temps frais et humide. Modénatures : une surépaisseur supérieure à 10 mm n'est possible que si l'enduit est appliqué en deux couches espacées d'au moins 48 heures.

Exceptions :

  • • Mortiers de ciment prompt naturel et de chaux sur maçonnerie ancienne : le délai d'exécution entre couches doit être supérieur à 48 heures (art. 12.5.2)
Références : NF DTU 26.1 P1-1 art. 6.1.2, NF DTU 26.1 P1-1 art. 6.3.1, NF DTU 26.1 P1-1 art. 6.4.2, NF DTU 26.1 P1-1 art. 9.2, NF DTU 26.1 P1-1 art. 10.4.2, NF DTU 26.1 P1-1 art. 12.3.3, NF DTU 26.1 P1-1 art. 12.4.3, NF DTU 26.1 P1-1 art. 4.11

Épaisseurs d'imperméabilisation

Obligatoire

Le tableau 16 croise la technique d'enduisage et la planéité de la maçonnerie support, réputée soignée à 1 cm sous la règle de 2 m et 7 mm sous le réglet de 20 cm, et courante à 1,5 cm sous la règle de 2 m et 10 mm sous le réglet de 20 cm.

Enduit monocouche (pour les 2 passes) : 12 à 15 mm sur maçonnerie soignée, 15 à 18 mm sur maçonnerie courante, épaisseur minimale en tout point 10 mm ; l'épaisseur ne doit pas excéder 25 mm ponctuellement, sinon une couche de dressement doit être réalisée au préalable, et la première passe ne sera pas inférieure à 7 mm (10 mm pour la finition projetée rustique).

Enduit multicouches : 20 à 25 mm sur maçonnerie soignée, 25 à 30 mm sur maçonnerie courante, épaisseur minimale en tout point 15 mm ; en application manuelle, l'épaisseur moyenne du corps d'enduit incluant le gobetis doit être comprise entre 15 et 20 mm de façon à assurer un minimum de 12 mm, la finition étant appliquée en 5 à 8 mm avec un minimum de 3 mm en creux d'aspect ; en application mécanique, le corps d'enduit est dressé en 12 à 15 mm et l'épaisseur des deux couches projetées doit être de 20 à 25 mm de façon à assurer en tous points un recouvrement d'au moins 15 mm.

Sur béton banché, l'épaisseur minimale de l'enduit de dressement ou de l'enduit monocouche est de 5 mm, l'enduit de dressement devant être compris entre 5 et 15 mm avec un recouvrement minimal de 5 mm en parties courantes ; l'enduit monocouche sur béton a une épaisseur minimale après finition de 5 mm et maximale de 15 mm.

En intérieur, l'épaisseur minimale du corps d'enduit ou de l'enduit monocouche est de 6 mm, l'épaisseur maximale courante étant de 15 mm. Le gobetis n'étant pas appliqué régulièrement, son épaisseur n'est pas comptée dans l'épaisseur finale.

Exceptions :

  • • Maçonnerie de résistance à l'arrachement réduite, béton cellulaire (art. 7.1 et 7.2) : monocouche 12 à 15 mm en moyenne, 10 mm minimum en tout point, 20 mm maximum ; corps d'enduit multicouches 12 à 15 mm ; épaisseur totale de l'enduit ≤ 25 mm
  • • Enduit tyrolien : épaisseur réduite de 3 à 7 mm, exécuté en 3 passes minimum croisées, dosages en liants pris aux valeurs supérieures des fourchettes
  • • Joints esthétiques tracés : l'épaisseur en fond de joint doit rester supérieure à 10 mm pour un enduit monocouche et à 12 mm pour un corps d'enduit
Références : NF DTU 26.1 P1-1 art. 11.2, NF DTU 26.1 P1-1 tableau 16, NF DTU 26.1 P1-1 art. 6.2.2, NF DTU 26.1 P1-1 art. 6.3.1, NF DTU 26.1 P1-1 art. 6.4.2, NF DTU 26.1 P1-1 art. 8.2, NF DTU 26.1 P1-1 art. 8.4, NF DTU 26.1 P1-1 art. 5

Joints fonctionnels, joints esthétiques et fractionnement

Obligatoire

1, ou par des profilés métalliques dotés d'une partie centrale déformable (caoutchouc ou PVC souple) ou d'un dispositif mécanique de recouvrement assurant l'étanchéité à l'eau.

Les joints esthétiques, principalement destinés à créer un effet décoratif ou à souligner les changements de couleurs ou de structures, se limitent à la couche de finition d'un enduit multicouches ou à la surface d'un enduit monocouche : l'épaisseur en fond de joint tracé doit rester supérieure à 10 mm pour assurer l'imperméabilisation d'un enduit monocouche, ou à 12 mm pour un corps d'enduit.

1 ne fixe de fractionnement chiffré que pour les enduits désolidarisés sur lattis métallique (art. 5) : les joints sont disposés selon un calepinage respectant l'architecture de la façade, le support métallique devant être arrêté au droit de ces joints ; en partie courante et en fonction de la répartition des ouvertures, les joints verticaux sont distants de 4 m au maximum et les joints horizontaux de 3 m.

Les joints sont placés de préférence dans l'alignement des ouvertures ; sinon, ils ne doivent pas être à moins de 0,50 m de celles-ci. Les pointes de pignons doivent être fractionnées en réalisant un joint horizontal à leur base, et les joints de dilatation sont pris en compte dans la détermination du fractionnement. 1, laissé ouvert avec une largeur ≤ 5 mm, ou protégé par un couvre-joint.

Lorsque l'enduit vient buter sur une paroi existante, il est nécessaire de le désolidariser et de calfeutrer le joint par un profilé rigide associé à une partie souple ou par un mastic élastomère d'au moins 6 mm de largeur.

Exceptions :

  • • Enduits adhérents (monocouche ou multicouches) : le NF DTU 26.1 n'impose pas de joints de fractionnement en partie courante ; le calepinage éventuel d'un enduit monocouche industriel relève des prescriptions du fabricant et de son Document Technique d'Application
  • • Cahier des clauses spéciales : les études et plans de distribution des joints ne font partie du marché que si les documents particuliers du marché les prescrivent
Références : NF DTU 26.1 P1-1 art. 4.8, NF DTU 26.1 P1-1 art. 10.5, NF DTU 26.1 P2 art. 3.1, NF DTU 44.1

Armatures, points singuliers et protection des tranches

Obligatoire

Des renforts d'armatures métalliques ou en fibre de verre, tels que définis dans le CGM, sont incorporés dans une première passe d'enduit aux emplacements prévus au DTU maçonnerie, en particulier à la jonction de deux matériaux support différents (par exemple linteaux en béton et blocs de béton) et au niveau des planelles de planchers ; une fois l'armature posée, l'enduit frais doit être peigné ou griffé et sécher avant l'application d'une couche ultérieure.

La préparation des coffres de volets roulants doit être effectuée préalablement à l'enduisage, en conformité avec l'Avis Technique ou le Document Technique d'Application.

Les têtes de murs et appuis d'ouvertures doivent être protégés par un débord de toiture, un couronnement, un chaperon, une bavette ou une corniche munis d'un dispositif assurant l'écartement des eaux de pluie de la tranche supérieure de l'enduit, à défaut de protection par une toiture ou une saillie, un ouvrage complémentaire doit être rapporté.

Au voisinage des chaînes d'angles ou encadrements en pierre, l'enduit doit être légèrement en retrait ou au même nu que la pierre, mais non en saillie. 1 P1 ; dans le cas de pièces en bois de largeur limitée à 15 cm, celles-ci doivent en outre être recouvertes par une feuille de désolidarisation, au-delà de quoi on se réfère à l'article 10 (enduit désolidarisé sur treillis métallique).

Lorsque l'enduit est réalisé en une seule couche, la surépaisseur des parties en saillie est limitée à 10 mm ; des surépaisseurs supérieures ne sont possibles qu'en deux couches espacées d'au moins 48 heures, l'épaisseur en saillie ne devant pas excéder 25 mm, et la tranche supérieure de la modénature en saillie doit être inclinée vers l'extérieur pour ne pas retenir l'eau de ruissellement.

Exceptions :

  • • Les emplacements des renforts d'armature et des profilés d'arrêt d'enduit sont précisés dans les documents particuliers du marché afin de permettre les estimations financières lors de l'appel d'offres (NF DTU 26.1 P2)
  • • Maçonnerie hétérogène en rénovation d'enduit plâtre-chaux (art. 13.4.4) : grillage ou treillis formant armature à chaque jonction, débordant de part et d'autre d'au moins 15 cm, fixé par clous, agrafes ou crochets galvanisés ou en laiton
Références : NF DTU 26.1 P1-1 art. 4.4, NF DTU 26.1 P1-1 art. 4.5, NF DTU 26.1 P1-1 art. 4.7, NF DTU 26.1 P1-1 art. 4.10, NF DTU 26.1 P1-1 art. 4.11, NF DTU 26.1 P1-1 art. 13.4.4, NF DTU 26.1 P2 art. 3.1, NF DTU 20.1

Pieds de mur et enduits en soubassement

Obligatoire

Les enduits extérieurs autres que ceux à base de liants hydrauliques (par exemple exclusivement à base de chaux aérienne) ou capillaires W0 ou W1 doivent être arrêtés au-dessus de la zone de rejaillissement, soit au minimum 15 cm au-dessus du sol, sans toutefois être au-dessous de la coupure de capillarité des maçonneries neuves ; les enduits fortement dosés en liants hydrauliques ou à faible capillarité W2 peuvent être descendus au niveau du sol fini.

Lorsqu'un enduit est prévu sur la face extérieure enterrée des murs de soubassement ou en fondation, le mortier doit présenter une résistance mécanique suffisante ≥ CS III et une faible capillarité W2, ce qui exclut les mortiers de recette à forte teneur en chaux.

Le corps d'enduit est réalisé en deux couches avec le même mortier, l'épaisseur de chaque couche étant comprise entre 8 et 15 mm et l'épaisseur moyenne cumulée des deux couches de 20 à 25 mm suivant les tolérances du support, de façon à assurer en tous points un recouvrement d'au moins 15 mm ; le temps d'attente entre les deux couches doit être supérieur à 3 jours.

Le dosage des mortiers de recette est de 500 à 600 kg/m³ de sable sec de ciment CEM I ou CEM II de classe 42,5 ou 32,5 pour la première couche et de 450 à 550 kg/m³ pour la deuxième.

L'enduit prévu sur les maçonneries enterrées doit être également exécuté sur une hauteur d'au moins 15 cm au-dessus du sol fini extérieur, ou en tout cas jusqu'au niveau de la coupure de capillarité de la maçonnerie en sous-sol.

Exceptions :

  • • Environnement agressif (milieu marin ou agricole) : un ciment CEM V/A avec le label « PM-ES » peut être utilisé
  • • Mortier d'enduit monocouche (OC) en soubassement : admis s'il répond aux exigences du § 9.1, appliqué en 2 passes d'au moins 15 mm d'épaisseur finie
  • • Mortiers performanciels d'imperméabilisation à base de liants hydrauliques silicatés : appliqués en 2 passes en épaisseur réduite de 3 à 5 mm, joints préalablement remplis et arasés, sous prescriptions particulières
  • • Enduits exclusivement à la chaux aérienne : proscrits en soubassements enterrés et sur une hauteur ≤ 50 cm à partir du niveau du sol en zone de rejaillissement
Références : NF DTU 26.1 P1-1 art. 4.6, NF DTU 26.1 P1-1 art. 9.1, NF DTU 26.1 P1-1 art. 9.2, NF DTU 26.1 P1-1 art. 12.3.1, NF DTU 20.1 P1-1

Enduits sur maçonnerie ancienne : chaux aérienne, chaux hydraulique, bâtards

Obligatoire

L'article 12 vise exclusivement la réfection des maçonneries anciennes de moellons, pierres naturelles ou briques, éventuellement enduites et hourdées avec des mortiers de résistance réduite ou peu cohésifs. Les enduits y sont réalisés avec des mortiers d'enduit de résistance mécanique réduite ≤ CS III, ou de recette.

Enduits exclusivement à la chaux aérienne CL ou DL : exécution en deux ou trois couches minces ; gobetis dosé à 250 à 300 kg de chaux par m³ de sable, épaisseur maximale 10 mm ; corps d'enduit dosé à 200 à 250 kg/m³, épaisseur maximale 10 mm, pouvant être traité en enduit de finition après un délai de durcissement d'au moins 2 semaines ; couche de finition dosée à 150 à 250 kg/m³, épaisseur d'environ 5 mm ; le sable doit présenter un taux de fines inférieur à 15 %.

Enduits exclusivement à la chaux hydraulique NHL, NHL-Z ou HL : gobetis dosé à 400 à 450 kg/m³, épaisseur 5 à 8 mm, séchage minimal 2 jours ; corps d'enduit dosé à 300 à 350 kg/m³, épaisseur moyenne 15 à 20 mm y compris gobetis, séchage minimal 7 jours par temps chaud et sec ; finition dosée à 250 à 300 kg/m³, épaisseur 5 à 7 mm, ou mortier de parement CR prêt à gâcher compatible.

Enduits bâtards : mortiers compatibles avec le support, exécutés en 2 ou 3 couches successives avec un dosage en liant décroissant du gobetis à la couche de finition, selon les valeurs du tableau 17 ; le choix à l'intérieur des fourchettes se fait selon la résistance du support, les conditions de température, les délais entre couches, les classes de résistance nominales des liants, la qualité du sable et l'aspect recherché.

Enduits à pierres vues : la maçonnerie est d'abord rejointoyée avec le mortier de finition, les joints largement bourrés étant arasés à fleur de pierre ; pour une application en forte épaisseur supérieure à 2 cm dans les joints profonds, il faut procéder par passes successives, et la réalisation ne peut se faire qu'après vérification de la non-gélivité et de la non-porosité des matériaux dégagés.

Exceptions :

  • • Monuments historiques, sites protégés au titre du code du patrimoine, de l'urbanisme ou de l'environnement, et bâtiments anciens patrimoniaux : exclus du domaine de l'article 12
  • • Supports en terre crue (adobe, pisé, torchis) : non traités ; la technique d'enduisage doit être adaptée aux particularités des constructions régionales
  • • Murs présentant des traces d'humidité et de sels : mortier d'assainissement (R) conforme au CGM et à la NF EN 998-1, après curage du support ; interdiction de le recouvrir d'une finition de perméance à la vapeur inférieure à la sienne, revêtements organiques d'imperméabilité et carrelage proscrits
  • • Maçonneries anciennes montées au plâtre ou au mortier de chaux et plâtre : ne doivent pas être ré-enduites avec un mortier à base de liants hydrauliques contenant des aluminates (réaction expansive avec le sulfate de calcium) ; rénovation possible selon l'article 13
  • • Les caractéristiques de réception de l'article 11 (planéité, épaisseur, aplomb) ne s'appliquent pas aux enduits sur maçonneries anciennes ; les tolérances applicables sont précisées aux documents particuliers du marché
Références : NF DTU 26.1 P1-1 art. 12, NF DTU 26.1 P1-1 art. 12.3, NF DTU 26.1 P1-1 art. 12.4, NF DTU 26.1 P1-1 art. 12.5, NF DTU 26.1 P1-1 art. 12.6, NF DTU 26.1 P1-1 tableau 17, NF DTU 26.1 P1-1 art. 11, NF DTU 26.1 P2 art. 3.1

Enduits désolidarisés sur lattis métallique

Obligatoire

L'article 10 concerne les enduits non adhérents à la paroi, appliqués sur un lattis métallique fixé mécaniquement qui constitue le support d'enduit en ménageant une ventilation par lame d'air.

Les montants verticaux sur lesquels le lattis est fixé doivent être dimensionnés pour réserver une lame d'air ; en bois, ils doivent être traités contre l'humidité et les insectes xylophages ; en métal, ils sont en aluminium d'au moins 20/10 mm ou en acier galvanisé Z 275 de 15/10 mm minimum d'épaisseur.

Leur fixation se fait par pointes et agrafes protégées contre la corrosion selon un espacement de 30 cm, avec une pénétration d'au moins 3 cm dans les montants porteurs, l'entraxe maximal des montants étant de 60 cm.

Les panneaux support d'enduit sont munis d'un écran peu sensible à l'eau pour éviter l'obstruction de la lame d'air par le mortier : soit un treillis soudé protégé contre la corrosion d'un poids au moins égal à 1 200 g/m² avec une maille maximale de 40 mm × 60 mm, soit un métal déployé nervuré protégé contre la corrosion d'un poids au moins égal à 1 400 g/m².

Le treillis soudé est posé à joints croisés perpendiculairement à l'ossature, avec un recouvrement minimal d'une maille, les panneaux étant assemblés tous les 15 cm par des agrafes galvanisées ; des renforts par bandes de treillis sans carton de 20 × 60 cm sont prévus en diagonale aux angles des baies, et dans les angles les panneaux sont continus avec un retour d'au moins 25 cm ou coupés par un joint de fractionnement.

Pour le métal déployé nervuré, les nervures doivent être perpendiculaires à l'ossature, le recouvrement bout à bout est d'au moins 10 cm entre deux appuis et 5 cm au droit d'un appui, les nervures en recouvrement sont maintenues par une ligature ou une agrafe à moins de 3 cm de leur extrémité et les panneaux se recouvrent bord à bord avec des agrafes tous les 20 cm.

L'enduit est exécuté en deux couches d'environ 10 mm chacune, la première serrée et enrobant complètement le support métallique, griffée ou peignée ; la seconde de même composition, serrée à la règle, appliquée après ré-humidification et lorsque la première a effectué la majeure partie de son retrait, avec un délai jamais inférieur à 7 jours, puis d'une couche de finition décorative de 5 à 8 mm sur corps d'enduit taloché fin.

L'épaisseur moyenne du corps d'enduit est de 20 à 25 mm pour les deux couches, et la règle de la résistance dégressive des couches s'applique.

Exceptions :

  • • Constructions à ossature en bois relevant du NF DTU 31.2 : l'entrepreneur doit appliquer les prescriptions du § 10.3 concernant le support de l'enduit et son accrochage
  • • L'enduit sur lattis métallique subit les mouvements de la structure et de son support ; étant rigide par nature, il pourra présenter des fissures en cas de forte déformation
Références : NF DTU 26.1 P1-1 art. 10.1, NF DTU 26.1 P1-1 art. 10.2, NF DTU 26.1 P1-1 art. 10.3, NF DTU 26.1 P1-1 art. 10.4, NF DTU 26.1 P1-1 tableaux 13 et 14, NF DTU 26.1 P1-2 (CGM), NF DTU 31.2

Caractéristiques de réception : planéité, épaisseur, aspect, aplomb, adhérence

Obligatoire

Les caractéristiques de l'article 11 s'appliquent aux enduits sur supports de maçonnerie neuve et ne s'appliquent pas aux enduits sur maçonneries anciennes de l'article 12. Planéité : elle se mesure par la flèche prise sous la règle de 2,00 m et doit être au plus égale à 1 cm pour un enduit courant, 0,5 cm pour un enduit soigné et 0,5 cm pour un enduit exécuté entre nus et repères.

Épaisseur : les épaisseurs de l'enduit fini doivent être respectées pour assurer l'imperméabilisation des murs extérieurs et la planéité de l'enduit, selon le tableau 16 ; le respect des épaisseurs requises dépend de la consommation en kg/m² du mortier, elle-même en relation avec la masse volumique du mortier frais appliqué.

Aspect : un enduit doit présenter un état de surface régulier, exempt de soufflures, cloques et fissures caractérisées ; les arêtes sont sans écornures ni épaufrures et les joints sont rectilignes. Aplomb : cette spécification ne s'applique qu'aux enduits soignés ou exécutés entre nus et repères, l'enduit devant alors présenter une tolérance de verticalité de 1,5 cm mesurée sur 3 mètres.

Adhérence : les enduits doivent adhérer au support de maçonnerie, sauf pour les enduits désolidarisés de l'article 10 ; l'enduit adhérent ne doit pas « sonner creux » au passage d'un outil dur sur sa surface, un son creux révélant une amorce de décollement, c'est la méthode d'évaluation non destructive.

L'adhérence est évaluée par le mode de rupture de l'essai en traction dont le principe est défini par la NF EN 1015-12 : sur les maçonneries résistantes, le mode de rupture est généralement cohésif dans l'épaisseur de l'enduit et caractérise une bonne adhérence au support ; sur les supports ayant une résistance à l'arrachement réduite, la rupture d'adhérence peut se situer en cohésion du support.

Exceptions :

  • • Enduits sur maçonneries anciennes (art. 12) : les caractéristiques de l'article 11 ne s'appliquent pas ; pour les supports anciens, les ouvrages de renformis nécessaires et les tolérances applicables sont définis aux documents particuliers du marché (NF DTU 26.1 P2)
  • • Aplomb : non applicable aux enduits courants qui ne sont ni soignés ni exécutés entre nus et repères
  • • Enduits désolidarisés sur lattis métallique (art. 10) : l'exigence d'adhérence au support de maçonnerie ne s'applique pas
Références : NF DTU 26.1 P1-1 art. 11.1, NF DTU 26.1 P1-1 art. 11.2, NF DTU 26.1 P1-1 art. 11.3, NF DTU 26.1 P1-1 art. 11.4, NF DTU 26.1 P1-1 art. 11.5, NF DTU 26.1 P1-1 tableaux 15 et 16, NF EN 1015-12, NF DTU 26.1 P2 art. 3.1

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Planéité de l'enduit fini, enduit courant ≤ 1 cm Flèche prise sous la règle de 2,00 m (tableau 15, art. 11.1), supports de maçonnerie neuve uniquement
Planéité de l'enduit fini, enduit soigné ≤ 0,5 cm Flèche prise sous la règle de 2,00 m (tableau 15, art. 11.1)
Planéité de l'enduit fini, enduit exécuté entre nus et repères ≤ 0,5 cm Flèche prise sous la règle de 2,00 m (tableau 15, art. 11.1) ; la méthode doit être prescrite aux documents particuliers du marché
Aplomb (verticalité) de l'enduit 1,5 cm mesurée sur 3 mètres Art. 11.4, spécification applicable uniquement aux enduits soignés ou exécutés entre nus et repères
Planéité du support de maçonnerie, maçonnerie soignée 1 cm sous la règle de 2 m et 7 mm sous le réglet de 20 cm Critère de classement du support au tableau 16, commandant l'épaisseur d'enduit à prévoir
Planéité du support de maçonnerie, maçonnerie courante 1,5 cm sous la règle de 2 m et 10 mm sous le réglet de 20 cm Critère de classement du support au tableau 16, commandant l'épaisseur d'enduit à prévoir
Adhérence, contrôle non destructif Aucun son creux au passage d'un outil dur Art. 11.5 ; évaluation complémentaire par mode de rupture de l'essai en traction selon NF EN 1015-12
Planéité du réseau, enduit sur lattis métallique Non visée par l'article 11 Les enduits désolidarisés de l'article 10 relèvent de dispositions propres (fractionnement 4 m en vertical, 3 m en horizontal)

Dimensions réglementaires

Épaisseur du gobetis

Dimension : 1 à 5 mm
Minimum : 1 mm
Maximum : 5 mm

Appliqué sans surcharge sur la totalité du support ; épaisseur non comptée dans l'épaisseur finale de l'enduit (art. 6.1.2 et 11.2)

Enduit monocouche extérieur (2 passes), maçonnerie soignée

Dimension : 12 à 15 mm
Minimum : 10 mm en tout point
Maximum : 25 mm ponctuellement

Tableau 16 ; première passe ≥ 7 mm (10 mm en finition projetée rustique)

Enduit monocouche extérieur (2 passes), maçonnerie courante

Dimension : 15 à 18 mm
Minimum : 10 mm en tout point
Maximum : 25 mm ponctuellement

Tableau 16 ; au-delà de 25 mm, une couche de dressement doit être réalisée au préalable

Enduit multicouches, maçonnerie soignée

Dimension : 20 à 25 mm
Minimum : 15 mm en tout point

Tableau 16 ; corps d'enduit manuel 15 à 20 mm gobetis inclus, minimum 12 mm

Enduit multicouches, maçonnerie courante

Dimension : 25 à 30 mm
Minimum : 15 mm en tout point

Tableau 16

Couche de finition (application manuelle)

Dimension : 5 à 8 mm
Minimum : 3 mm en creux d'aspect

Art. 6.3.2 ; enduit tyrolien 3 à 7 mm en 3 passes minimum croisées

Enduit monocouche sur béton cellulaire (Rt1)

Dimension : 12 à 15 mm en moyenne
Minimum : 10 mm en tout point
Maximum : 20 mm

Art. 7.1 ; épaisseur totale de l'enduit multicouches sur ce support ≤ 25 mm

Enduit de dressement sur béton

Dimension : 5 à 15 mm
Minimum : 5 mm de recouvrement en parties courantes

Art. 8.2 ; mortier performanciel GP CS III ou CS IV, ou mortier de recette du tableau 12

Enduit monocouche sur béton banché lisse

Dimension : Après finition
Minimum : 5 mm
Maximum : 15 mm

Art. 8.4 ; gobetis préalable obligatoire

Corps d'enduit ou monocouche en intérieur

Dimension : Épaisseur courante
Minimum : 6 mm
Maximum : 15 mm

Art. 5 et 11.2

Enduit de soubassement, chaque couche

Dimension : 8 à 15 mm
Minimum : 15 mm de recouvrement en tout point (cumul des 2 couches)

Art. 9.2 ; épaisseur moyenne cumulée 20 à 25 mm ; en monocouche OC, 2 passes d'au moins 15 mm d'épaisseur finie

Hauteur d'arrêt de l'enduit en pied de mur

Dimension : Au-dessus de la zone de rejaillissement
Minimum : 15 cm au-dessus du sol

Art. 4.6, pour les enduits autres qu'à base de liants hydrauliques ou capillaires W0/W1, sans descendre sous la coupure de capillarité ; les enduits W2 peuvent descendre au sol fini

Enduit chaux aérienne sur maçonnerie ancienne

Dimension : Gobetis ≤ 10 mm, corps ≤ 10 mm, finition ≈ 5 mm

Art. 12.3.3 ; dosages 250-300 / 200-250 / 150-250 kg de chaux par m³ de sable

Enduit chaux hydraulique sur maçonnerie ancienne

Dimension : Gobetis 5 à 8 mm, corps 15 à 20 mm (gobetis inclus), finition 5 à 7 mm

Art. 12.4.3 ; dosages 400-450 / 300-350 / 250-300 kg par m³ de sable

Corps d'enduit sur lattis métallique

Dimension : 20 à 25 mm pour les 2 couches
Minimum : Environ 10 mm par couche

Art. 10.4 ; finition 5 à 8 mm sur corps taloché fin

Fractionnement des enduits sur lattis métallique

Dimension : Joints verticaux et horizontaux
Maximum : 4 m en vertical, 3 m en horizontal

Art. 10.5 ; joints à 0,50 m minimum des ouvertures s'ils ne sont pas dans leur alignement ; joint horizontal en base de pointe de pignon

Épaisseur en fond de joint esthétique tracé

Dimension : Épaisseur résiduelle d'enduit
Minimum : 10 mm (monocouche) / 12 mm (corps d'enduit)

Art. 4.8.2, condition d'imperméabilisation maintenue

Surépaisseur des modénatures

Dimension : Parties en saillie
Maximum : 10 mm en une couche / 25 mm en deux couches

Art. 4.11 ; les deux couches sont espacées d'au moins 48 heures ; tranche supérieure inclinée vers l'extérieur

Comprendre NF DTU 26.1

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 26.1, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 26.1 couvre : Enduits épais en mortier de ciments, chaux hydrauliques, chaux aérienne et mélange plâtre-chaux aérienne, extérieurs et intérieurs verticaux (imperméabilisation et parement) et horizontaux en sous-face, sur maçonneries neuves ou anciennes, béton, béton cellulaire autoclavé, lattis métalliques et maçonneries à pierres vues, hors monuments historiques et sites protégés au titre du code du patrimoine, de l'urbanisme ou de l'environnement, hors enduits minces de ragréage ou de lissage (épaisseur ≤ 5 mm) et hors enduits d'étanchéité ou de cuvelage. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 26.1

Le NF DTU 26.1 est la norme française des travaux d'enduits de mortiers. Sa partie 1-1, cahier des clauses techniques d'indice de classement P 15-201-1-1, a été homologuée par décision du Directeur Général d'AFNOR le 12 mars 2008 pour prendre effet le 12 avril 2008 ; avec la partie 1-2 d'avril 2008, elle remplace la norme homologuée NF P 15-201-1 de mai 1993 et ses amendements A1 de mai 1994 et A2 de janvier 1999. Le document est complété par la partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux, dite CGM) et la partie 2 (cahier des clauses spéciales, dit CCS).

Le domaine d'application est large : enduits épais en mortier de ciments, de chaux hydrauliques, de chaux aérienne et de mélange plâtre et chaux aérienne, appliqués sur maçonneries neuves ou anciennes de pierres, briques de terre cuite ou blocs de béton montés au mortier de liants hydrauliques, sur bétons courants ou soignés, caverneux ou de granulats légers, sur maçonneries de blocs en béton cellulaire autoclavé, sur lattis métalliques et sur maçonneries en moellons à pierres vues. Le texte précise qu'on entend par enduit épais un enduit capable de rattraper les irrégularités d'un ouvrage courant de maçonnerie brute, et qu'il ne traite pas des enduits minces de ragréage ou de lissage d'épaisseur inférieure ou égale à 5 mm.

Trois exclusions sont à connaître avant d'écrire un CCTP. Les enduits sur les monuments historiques, sur les édifices implantés dans les sites faisant l'objet d'une protection patrimoniale au titre du code du patrimoine, du code de l'urbanisme ou du code de l'environnement, et sur les bâtiments anciens patrimoniaux, ne relèvent pas du NF DTU 26.1, le texte renvoie au livre I, fascicule technique « Ouvrages de maçonnerie » du Ministère de la Culture. Les enduits à fonctions particulières (étanchéité, cuvelage) relèvent de normes spécifiques. Et l'article 12, qui traite des maçonneries anciennes, ne vise pas les supports en terre crue (adobe, pisé, torchis), dont l'enduisage doit être adapté aux particularités des constructions régionales.

Comprendre en détail NF DTU 26.1

Fonction imperméabilisation : ce que l'enduit fait, et ce qu'il ne fait pas

Le NF DTU 26.1 distingue explicitement l'imperméabilisation de l'étanchéité. Vis-à-vis de l'action de la pluie, la fonction imperméabilisation diffère de la fonction étanchéité en ce que l'imperméabilisation conférée à la paroi peut ne pas être conservée en cas de fissuration du support. Cette fonction dépend en particulier de l'épaisseur de l'enduit fini : c'est pour cela que les épaisseurs minimales en tout point sont des valeurs opposables, et non des ordres de grandeur.

Concrètement, le corps d'enduit assure la planéité et l'essentiel de la fonction imperméabilisation ; la couche de finition a un rôle décoratif, assure la protection du corps d'enduit et contribue à l'imperméabilisation globale. Sur un enduit monocouche, la couche unique assure directement l'imperméabilisation : le mortier doit alors présenter un coefficient d'absorption d'eau par capillarité réduit W1, ou faible W2 pour les surfaces très exposées à la pluie.

Il faut en tirer une conséquence de conception : un enduit ne rattrape pas un défaut d'étanchéité de la maçonnerie, et il ne remplace pas les dispositifs de protection des tranches. L'article 4.4 impose que les têtes de murs et les appuis d'ouvertures soient protégés par un débord de toiture, un couronnement, un chaperon, une bavette ou une corniche, munis d'un dispositif (goutte d'eau par exemple) assurant l'écartement des eaux de pluie de la tranche supérieure de l'enduit. Si la protection n'est pas assurée par une toiture ou une saillie, il est nécessaire de rapporter un ouvrage complémentaire.

Conditions climatiques d'application : deux fourchettes distinctes

L'article 4.2 donne deux fourchettes de température, souvent confondues sur chantier. Les travaux d'enduit minéral peuvent être exécutés lorsque la température est comprise entre + 5 °C et + 30 °C pour les mortiers contenant un liant hydraulique (ciment, ou chaux et ciment), et entre + 8 °C et + 30 °C pour les mortiers exclusivement à base de chaux et pour les enduits colorés de finition décorative.

Les travaux ne doivent pas être entrepris en période de gel, sauf précautions spéciales ; ni sur des supports chauds ou desséchés ; ni par vent sec ; ni, pour les enduits colorés de parement, par temps de pluie, brouillard ou forte humidité avec une température inférieure à + 8 °C, ce dernier cas afin d'éviter la formation d'efflorescences blanchâtres, désordre esthétique fréquent et difficilement rattrapable.

Au-dessus de + 30 °C, le DTU cite trois précautions : la protection des supports contre un échauffement excessif dû au rayonnement solaire (bâches ou filets), l'humidification dans la masse des supports desséchés, et l'application sur les surfaces à l'ombre. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, où les façades exposées dépassent régulièrement ces valeurs en été, l'organisation du chantier par orientation de façade n'est pas un confort mais une prescription. Le DTU ajoute que l'emploi de mortier ayant effectué un début de prise (mortier rebattu) est interdit, la durée pratique d'utilisation des mortiers industriels étant normalement donnée à 20 °C par le fabricant, rallongée à basse température et réduite à température plus élevée.

Gobetis : quand il est obligatoire et à quel dosage

Le gobetis n'est pas systématique. Selon le tableau 3 de l'article 6.1.2, il est nécessaire pour l'application manuelle ou par projection d'enduits multicouches ou monocouche sur maçonnerie d'éléments présentant des défauts tels que des joints de hourdage disproportionnés (supérieurs ou égaux à 15 mm) ou irréguliers, ou des porosités différentes (briques de différentes natures par exemple) et en cas de maçonnerie hétérogène, par exemple blocs de béton et briques. Sur maçonnerie homogène de briques ou de blocs de béton, le tableau prescrit un gobetis pour l'enduit manuel multicouches, mais pas pour l'enduit projeté monocouche ou multicouches.

Les dosages du tableau 4 sont exprimés en kilogrammes de liant par mètre cube de sable sec. Sur maçonnerie de résistance à l'arrachement élevée Rt3 (blocs de béton, briques de terre cuite) : ciment CEM I ou II de classe 42,5 ou 32,5 dosé à 500 à 600 kg/m³, ou mélange 250 à 350 kg de ciment plus 150 kg de chaux CL, DL ou NHL. Sur maçonnerie moyennement résistante Rt2 (briques de terre cuite, blocs de béton de granulats légers) : ciment CEM II 32,5 dosé à 400 à 500 kg/m³, ou chaux hydraulique HL ou NHL-Z 5 dosée à 500 kg/m³, ou ciment à maçonner MC 12,5 ou 22,5 dosé à 400 à 500 kg/m³, ou mélange 150 à 250 kg de ciment plus 200 à 250 kg de chaux.

Le gobetis est appliqué sans surcharge sur la totalité de la surface du support, en épaisseur de 1 à 5 mm selon sa consistance, au jeté à la truelle, par projection, ou au rouleau ou à la brosse pour un micro-gobetis. Sa surface doit rester rugueuse, et l'enduit ne peut être appliqué que sur gobetis sec et durci, après 2 à 7 jours selon les conditions climatiques. Le DTU précise enfin que le gobetis n'étant pas appliqué régulièrement, son épaisseur n'est pas comptée dans l'épaisseur finale de l'enduit monocouche ou multicouches.

Résistance dégressive des couches : la règle qui commande tout le reste

Le principe structurant du NF DTU 26.1 tient en une phrase de l'article 6.3.2 : le dosage et la résistance de la couche de finition doivent rester inférieurs à celle du corps d'enduit sur lequel elle est appliquée. L'article 10.4 le formule comme une règle générale (la règle de la résistance dégressive des couches) et l'article 12.5.1 la reprend pour les maçonneries anciennes : le dosage en liant devra aller décroissant du gobetis à la couche de finition.

Cette règle se double d'une règle de compatibilité au support, exprimée en classes de résistance à la compression des mortiers performanciels au sens de la NF EN 998-1. Pour un corps d'enduit : CS IV à CS I sur le béton et les maçonneries résistantes Rt3 en blocs de béton de granulats courants ou briques ; CS III à CS I sur les maçonneries moyennement résistantes Rt2 de briques ou de blocs de béton de granulats légers. Sur maçonnerie de résistance à l'arrachement réduite Rt1 (typiquement le béton cellulaire autoclavé), la résistance du mortier performanciel de corps d'enduit doit être limitée à CS II, et la finition à CS II ou CS I sans dépasser celle du corps d'enduit.

C'est le point le plus fréquemment violé en rénovation : un enduit ciment fortement dosé appliqué sur une maçonnerie ancienne hourdée à la chaux crée un différentiel de rigidité et de perméance qui se solde par un faïençage puis un décollement en plaques. L'article 12.1 impose d'ailleurs, sur maçonnerie ancienne, des mortiers d'enduit de résistance mécanique réduite inférieure ou égale à CS III.

Épaisseurs d'imperméabilisation et planéité du support

Le tableau 16 de l'article 11.2 croise la technique d'enduisage et la planéité de la maçonnerie support. Une maçonnerie est dite soignée lorsque sa planéité est de 1 cm sous la règle de 2 m et 7 mm sous le réglet de 20 cm ; elle est dite courante à 1,5 cm sous la règle de 2 m et 10 mm sous le réglet de 20 cm.

Pour un enduit monocouche appliqué en deux passes : 12 à 15 mm sur maçonnerie soignée, 15 à 18 mm sur maçonnerie courante, avec une épaisseur minimale en tout point de 10 mm. Pour un enduit multicouches : 20 à 25 mm sur maçonnerie soignée, 25 à 30 mm sur maçonnerie courante, avec une épaisseur minimale en tout point de 15 mm. L'article 6.2.2 précise que l'épaisseur du monocouche ne doit pas excéder 25 mm ponctuellement, sinon une couche de dressement doit être réalisée au préalable, et que la première passe ne sera pas inférieure à 7 mm : 10 mm pour la finition projetée rustique.

Deux cas dérogent à ces valeurs : sur béton banché, l'épaisseur minimale de l'enduit de dressement ou de l'enduit monocouche est de 5 mm ; en intérieur, l'épaisseur minimale du corps d'enduit ou de l'enduit monocouche est de 6 mm. Dans ces deux cas, les épaisseurs maximales courantes sont de 15 mm. Le NF DTU 26.1 renvoie enfin à la consommation en kilogrammes par mètre carré du mortier, en relation avec la masse volumique du mortier frais appliqué, comme moyen de contrôle du respect des épaisseurs, c'est le contrôle le plus praticable en réunion de chantier.

Mise en œuvre des enduits multicouches : délais et gestes

En application manuelle (article 6.3), le délai d'attente entre le gobetis et le corps d'enduit ne peut être inférieur à 48 heures ; il est fonction des dosages et des conditions atmosphériques et peut être rallongé jusqu'à 7 jours par temps frais et humide. Le corps d'enduit doit être réalisé sur le gobetis ré-humidifié mais non ruisselant. L'application se fait en une ou deux passes frais sur frais suivant l'épaisseur ; la compacité est obtenue après dressage à la règle par un serrage à la taloche, et la surface est griffée ou peignée pour recevoir la finition, sauf en cas de finition décorative avec un enduit organique de parement épais ou semi-épais, où la surface finie doit être talochée fine.

Le délai minimal de durcissement du corps d'enduit avant application de la finition est de 4 à 7 jours suivant la nature du liant, rallongé pour les mortiers à la chaux, et augmenté par temps froid ou en hygrométrie élevée. L'épaisseur moyenne du corps d'enduit, gobetis inclus, doit être comprise entre 15 et 20 mm de façon à assurer un minimum de 12 mm. La couche de finition est appliquée en 5 à 8 mm selon l'aspect recherché, avec une épaisseur minimale de 3 mm en creux d'aspect ; l'enduit tyrolien, exécuté en 3 passes minimum croisées, fait exception avec une épaisseur réduite de 3 à 7 mm et les dosages en liants pris aux valeurs supérieures des fourchettes.

En application mécanique (article 6.4), la première couche est dressée en épaisseur de 12 à 15 mm, réglée mais non talochée. Le délai d'attente avant la finition est variable selon les conditions atmosphériques mais ne doit jamais être inférieur à 7 jours. L'épaisseur des deux couches projetées, sous-enduit et finition, doit être de 20 à 25 mm suivant les tolérances du support, de façon à assurer en tous points un recouvrement d'au moins 15 mm.

Pieds de mur, soubassements et zone de rejaillissement

L'article 4.6 est un point de conception, pas d'exécution. Les enduits extérieurs autres que ceux à base de liants hydrauliques (par exemple exclusivement à base de chaux aérienne) ou capillaires W0 ou W1 doivent être arrêtés au-dessus de la zone de rejaillissement, soit au minimum 15 cm au-dessus du sol, sans toutefois être au-dessous de la coupure de capillarité des maçonneries neuves. Les enduits fortement dosés en liants hydrauliques ou à faible capillarité W2 peuvent, eux, être descendus au niveau du sol fini.

L'article 9 traite les soubassements proprement dits. Lorsqu'un enduit est prévu sur la face extérieure enterrée des murs de soubassement ou en fondation, le mortier doit avoir une résistance mécanique suffisante, supérieure ou égale à CS III, et une faible capillarité W2, ce qui exclut les mortiers de recette à forte teneur en chaux. Le corps d'enduit est réalisé en deux couches avec le même mortier, chaque couche entre 8 et 15 mm, l'épaisseur moyenne cumulée devant être de 20 à 25 mm de façon à assurer en tous points un recouvrement d'au moins 15 mm. Le temps d'attente entre les deux couches doit être supérieur à 3 jours.

Les dosages sont chiffrés : 500 à 600 kg/m³ de sable sec de ciment CEM I ou CEM II de classe 42,5 ou 32,5 pour la première couche, et 450 à 550 kg/m³ pour la deuxième. En environnement agressif (milieu marin ou agricole), un ciment CEM V/A portant le label « PM-ES » peut être utilisé. L'enduit prévu sur les maçonneries enterrées doit être exécuté sur une hauteur d'au moins 15 cm au-dessus du sol fini extérieur, ou en tout cas jusqu'au niveau de la coupure de capillarité. En monocouche OC, la mise en œuvre se fait en deux passes d'au moins 15 mm d'épaisseur finie.

Maçonneries anciennes : chaux aérienne, chaux hydraulique, mortiers bâtards

L'article 12 vise exclusivement la réfection des maçonneries anciennes de moellons, pierres naturelles ou briques, éventuellement enduites et hourdées avec des mortiers de résistance réduite ou peu cohésifs. Les anciens enduits friables, non cohésifs, peu résistants ou non adhérents (« sonnant creux ») doivent être éliminés par piquetage. Les joints friables sont dégarnis sur une profondeur de 2 à 5 cm selon leur état, nettoyés, dépoussiérés et humidifiés avant regarnissage ; les briques ou moellons altérés sont purgés et remplacés.

Pour un enduit exclusivement à la chaux aérienne CL ou DL, le DTU chiffre trois couches minces : gobetis dosé à 250 à 300 kg de chaux par mètre cube de sable, épaisseur maximale 10 mm ; corps d'enduit dosé à 200 à 250 kg/m³, épaisseur maximale 10 mm ; finition dosée à 150 à 250 kg/m³, environ 5 mm. Les délais entre couches peuvent varier de une à plusieurs semaines selon les conditions climatiques. Ces enduits ne doivent pas être exécutés en soubassements enterrés ni sur une hauteur inférieure ou égale à 50 cm à partir du niveau du sol en zone de rejaillissement, et le risque de gel doit être exclu pendant une période d'au moins 1 à 2 mois après exécution. Le sable doit présenter un taux de fines inférieur à 15 %.

Pour un enduit exclusivement à la chaux hydraulique NHL, NHL-Z ou HL : gobetis dosé à 400 à 450 kg/m³, épaisseur 5 à 8 mm, séchage minimal 2 jours, ce gobetis n'étant pas nécessaire en cas d'application par projection mécanique du corps d'enduit ; corps d'enduit dosé à 300 à 350 kg/m³, épaisseur moyenne 15 à 20 mm gobetis compris, séchage minimal 7 jours par temps chaud et sec ; finition dosée à 250 à 300 kg/m³, épaisseur 5 à 7 mm. La protection par bâchage contre la pluie et le vent est exigée pendant au minimum 24 heures. Sur murs présentant des traces d'humidité et de sels, un mortier d'assainissement R peut être utilisé après curage du support : il ne doit pas être recouvert d'une finition de perméance à la vapeur d'eau inférieure à la sienne, et les revêtements organiques d'imperméabilité comme le carrelage sont proscrits. Enfin, les anciennes maçonneries montées au plâtre ou au mortier de chaux et plâtre ne doivent pas être ré-enduites avec un mortier à base de liants hydrauliques contenant des aluminates, en raison de la réaction expansive avec le sulfate de calcium.

Enduits sur lattis métallique : le seul cas où le DTU fixe un fractionnement

L'article 10 traite des enduits qui ne sont pas adhérents à la paroi, appliqués sur un lattis métallique fixé mécaniquement ménageant une ventilation par lame d'air. Les montants verticaux métalliques sont en aluminium d'au moins 20/10 mm ou en acier galvanisé Z 275 de 15/10 mm minimum d'épaisseur ; leur fixation se fait par pointes et agrafes protégées contre la corrosion selon un espacement de 30 cm, avec une pénétration d'au moins 3 cm dans les montants porteurs, pour un entraxe maximal de 60 cm.

Les panneaux support sont soit un treillis soudé protégé contre la corrosion d'un poids au moins égal à 1 200 g/m² avec une maille maximale de 40 mm × 60 mm, soit un métal déployé nervuré protégé contre la corrosion et d'un poids au moins égal à 1 400 g/m². Le treillis soudé est posé à joints croisés perpendiculairement à l'ossature avec un recouvrement minimal d'une maille et assemblé tous les 15 cm par des agrafes galvanisées ; des renforts par bandes de treillis sans carton de 20 × 60 cm sont prévus en diagonale aux angles des baies, et dans les angles les panneaux sont continus avec un retour d'au moins 25 cm. Pour le métal déployé nervuré, le recouvrement bout à bout est d'au moins 10 cm entre deux appuis et 5 cm au droit d'un appui, les nervures en recouvrement étant maintenues par une ligature ou une agrafe à moins de 3 cm de leur extrémité, et les panneaux se recouvrant bord à bord avec des agrafes tous les 20 cm.

L'enduit est exécuté en deux couches d'environ 10 mm chacune, la première devant enrober complètement le support métallique et être griffée ou peignée, la seconde n'étant exécutée que lorsque la première a effectué la majeure partie de son retrait, délai jamais inférieur à 7 jours. L'épaisseur moyenne du corps d'enduit est de 20 à 25 mm pour les deux couches, la finition étant appliquée en 5 à 8 mm sur corps d'enduit taloché fin. C'est ici, et seulement ici, que le NF DTU 26.1 impose un fractionnement chiffré : en partie courante et en fonction de la répartition des ouvertures, les joints verticaux sont distants de 4 m au maximum et les joints horizontaux de 3 m ; les joints sont placés de préférence dans l'alignement des ouvertures, sinon à 0,50 m au moins de celles-ci, et les pointes de pignons doivent être fractionnées par un joint horizontal à leur base.

Réception : planéité, aplomb, aspect, adhérence

L'article 11 fixe les caractéristiques opposables des enduits sur supports de maçonnerie neuve, elles ne s'appliquent pas aux enduits sur maçonneries anciennes de l'article 12, dont les tolérances doivent être précisées aux documents particuliers du marché. La planéité se mesure par la flèche prise sous la règle de 2,00 m : au plus 1 cm pour un enduit courant, au plus 0,5 cm pour un enduit soigné, et au plus 0,5 cm pour un enduit exécuté entre nus et repères.

L'aplomb n'est pas une tolérance générale : la spécification ne s'applique qu'aux enduits soignés ou exécutés entre nus et repères, et impose alors une tolérance de verticalité de 1,5 cm mesurée sur 3 mètres. C'est un point à trancher au CCTP, puisque le cahier des clauses spéciales (P2) range explicitement « l'exécution courante ou soignée, ou suivant la méthode entre nus et repères » parmi les prestations que les documents particuliers du marché doivent prescrire.

L'aspect exige un état de surface régulier, exempt de soufflures, cloques et fissures caractérisées, des arêtes sans écornures ni épaufrures et des joints rectilignes. L'adhérence se contrôle d'abord de façon non destructive : l'enduit adhérent ne doit pas « sonner creux » au passage d'un outil dur sur sa surface, un son creux révélant une amorce de décollement. Elle s'évalue ensuite par le mode de rupture de l'essai en traction dont le principe est défini par la NF EN 1015-12 ; sur maçonneries résistantes, le mode de rupture est généralement cohésif dans l'épaisseur de l'enduit, ce qui caractérise une bonne adhérence.

Erreurs fréquentes constatées en expertise

Enduire trop tôt. L'article 6 impose que les travaux d'enduits ne soient commencés que sur des maçonneries terminées depuis un délai minimal d'un mois, la même exigence est reprise à l'article 7 pour les maçonneries de résistance réduite. Le cahier des clauses spéciales oblige l'entrepreneur à s'assurer, avant de commencer, que ce délai est écoulé et que les constructions sont mises hors d'eau.

Inverser la dégressivité des dosages. Une finition plus dosée que le corps d'enduit, ou un corps d'enduit CS IV sur un béton cellulaire qui n'admet que CS II, produit un faïençage régulier puis un décollement. La règle est explicite : dosage et résistance de la finition inférieurs à ceux du corps d'enduit, et compatibilité de la résistance du mortier avec la classe Rt du support.

Négliger la préparation du support et les armatures. Les supports doivent être solides, cohésifs, propres, exempts d'efflorescences, de salpêtre, de plâtre, de terre, de peinture ou de produit de décoffrage ; les balèvres de hourdage trop saillantes doivent être arasées ; les maçonneries de briques de terre cuite sont arrosées moins d'une demi-heure avant l'enduisage, sans que la surface soit ruisselante lors de l'application. Les renforts d'armature sont incorporés dans une première passe à la jonction de deux matériaux support différents et au niveau des planelles de planchers, et une armature de renfort devient obligatoire lorsque l'épaisseur d'un redressement dépasse 30 mm ; au-delà de 5 cm à recharger, le redressement en surcharge doit être remplacé par un ouvrage en maçonnerie.

Oublier que les joints de dilatation de la structure doivent obligatoirement traverser l'épaisseur totale de l'enduit et être obturés par un mastic de calfeutrement élastomère selon le NF DTU 44.1 ou par des profilés dotés d'une partie centrale déformable. Un joint de structure enduit en continu fissure systématiquement, et la fissure est alors imputée à tort au lot enduit.

Glossaire NF DTU 26.1

Gobetis
Couche d'accrochage projetée sans surcharge sur la totalité du support, en épaisseur de 1 à 5 mm, dont la surface doit rester rugueuse ; son épaisseur n'est pas comptée dans l'épaisseur finale de l'enduit.
Corps d'enduit (sous-enduit)
Couche réalisée par l'application d'un mortier en une ou plusieurs passes, avant la couche de finition ; elle assure la planéité et l'essentiel de la fonction imperméabilisation.
Mortier performanciel (formulé)
Mortier dont la conception et la méthode de fabrication ont été choisies par le fabricant en vue d'obtenir des caractéristiques spécifiques ; il ne peut être mélangé qu'en usine et est défini par ses performances.
Mortier de recette
Mortier fabriqué selon des proportions prédéterminées et dont les propriétés résultent des proportions de constituants déclarées ; il peut être mélangé sur chantier ou en usine.
Classes CS I à CS IV
Classes de résistance à la compression des mortiers d'enduit au sens de la NF EN 998-1, utilisées par le NF DTU 26.1 pour exprimer la compatibilité mécanique entre l'enduit et son support.
Classes W0, W1, W2
Classes d'absorption d'eau par capillarité des mortiers d'enduit : W1 (réduite) est exigée pour un monocouche assurant l'imperméabilisation, W2 (faible) pour les surfaces très exposées à la pluie et pour les soubassements.
Rt1, Rt2, Rt3
Classes de résistance à l'arrachement des éléments de maçonnerie définies dans le NF DTU 26.1 P1-2 : réduite (ex. béton cellulaire), moyenne (briques, blocs de granulats légers), élevée (blocs de béton de granulats courants, briques de terre cuite).
Entre nus et repères
Méthode d'application permettant d'obtenir des enduits à tolérances planimétriques réduites (0,5 cm sous la règle de 2 m) ; elle n'est généralement pas nécessaire sur une maçonnerie soignée et doit être prescrite aux documents particuliers du marché.
Enduit de dressement
Mortier d'interposition destiné à rattraper les irrégularités de surface des parois en béton et à assurer l'adhérence de l'enduit de finition ; épaisseur 5 à 15 mm avec un recouvrement minimal de 5 mm en parties courantes.
Mortier d'assainissement (R)
Mortier performanciel utilisé sur maçonneries humides contenant des sels solubles ; il présente une porosité et une perméabilité à la vapeur d'eau élevées et une absorption d'eau par capillarité réduite, et ne doit pas être recouvert par une finition moins perméante.

Questions fréquentes sur NF DTU 26.1

Qu'est-ce que NF DTU 26.1 ?

NF DTU 26.1 : Travaux d'enduits de mortiers. Le NF DTU 26.1 (P1-1 cahier des clauses techniques, indice de classement P 15-201-1-1, avril 2008 ; P1-2 critères généraux de choix des matériaux ; P2 cahier des clauses spéciales) définit les règles de préparation et d'exécution des enduits épais en mortier de ciments, de chaux hydrauliques, de chaux aérienne et de mélange plâtre-chaux aérienne. Il couvre les maçonneries neuves et anciennes, le béton, le béton cellulaire autoclavé, les lattis métalliques et les maçonneries à pierres vues, et fixe les conditions climatiques d'application (+5 à +30 °C avec liant hydraulique, +8 à +30 °C pour les mortiers exclusivement à la chaux), les délais entre couches, les dosages de recette, les épaisseurs d'imperméabilisation et les tolérances de réception. Il ne traite ni les enduits minces de ragréage ou de lissage d'épaisseur inférieure ou égale à 5 mm, ni les enduits d'étanchéité et de cuvelage. Un dosage trop riche en liant hydraulique sur un support peu résistant, ou une finition plus dosée que le corps d'enduit, provoquent faïençage, décollement et sonnage creux. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 26.1 ?

Le domaine d'application couvre : Enduits épais en mortier de ciments, chaux hydrauliques, chaux aérienne et mélange plâtre-chaux aérienne, extérieurs et intérieurs verticaux (imperméabilisation et parement) et horizontaux en sous-face, sur maçonneries neuves ou anciennes, béton, béton cellulaire autoclavé, lattis métalliques et maçonneries à pierres vues, hors monuments historiques et sites protégés au titre du code du patrimoine, de l'urbanisme ou de l'environnement, hors enduits minces de ragréage ou de lissage (épaisseur ≤ 5 mm) et hors enduits d'étanchéité ou de cuvelage. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 26.1 sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase (conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception) et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Quelle température minimale pour appliquer un enduit de façade selon le NF DTU 26.1 ?

L'article 4.2 fixe deux fourchettes : + 5 °C à + 30 °C pour les mortiers contenant un liant hydraulique (ciment, ou chaux et ciment), et + 8 °C à + 30 °C pour les mortiers exclusivement à base de chaux ainsi que pour les enduits colorés de finition décorative. Les travaux ne doivent pas être entrepris en période de gel sauf précautions spéciales, ni par vent sec, ni sur supports chauds ou desséchés.

Quelle épaisseur minimale pour un enduit monocouche extérieur ?

Le tableau 16 donne 12 à 15 mm sur maçonnerie soignée et 15 à 18 mm sur maçonnerie courante pour les deux passes, avec une épaisseur minimale en tout point de 10 mm. L'épaisseur ne doit pas excéder 25 mm ponctuellement, et la première passe ne sera pas inférieure à 7 mm (10 mm pour une finition projetée rustique). L'épaisseur du gobetis n'entre pas dans ce décompte.

Faut-il toujours un gobetis avant un enduit de façade ?

Non. Selon le tableau 3, le gobetis est nécessaire en cas de maçonnerie hétérogène, ou lorsque la maçonnerie présente des joints de hourdage disproportionnés (≥ 15 mm) ou irréguliers ou des porosités différentes. Sur maçonnerie homogène de briques ou de blocs de béton, il est prescrit pour l'enduit manuel multicouches mais pas pour l'enduit projeté monocouche ou multicouches. Sur béton banché lisse recevant un monocouche, il est en revanche obligatoire.

Quel délai respecter entre le corps d'enduit et la couche de finition ?

En application manuelle, le délai minimal de durcissement du corps d'enduit est de 4 à 7 jours suivant la nature du liant, rallongé pour les mortiers à la chaux et par temps froid ou humide. En application mécanique, ce délai ne doit jamais être inférieur à 7 jours. Entre le gobetis et le corps d'enduit, le délai ne peut être inférieur à 48 heures et peut atteindre 7 jours par temps frais et humide.

Le NF DTU 26.1 impose-t-il des joints de fractionnement tous les 15 à 20 m en façade ?

Non. Pour les enduits adhérents, le DTU impose seulement que les joints de dilatation de la structure traversent l'épaisseur totale de l'enduit et soient obturés (article 4.8.1). Le seul fractionnement chiffré du texte concerne les enduits désolidarisés sur lattis métallique (article 10.5) : joints verticaux distants de 4 m au maximum et joints horizontaux de 3 m. Pour un enduit monocouche industriel, ce sont les préconisations du fabricant, via son Document Technique d'Application, qui fixent le calepinage.

Peut-on appliquer un enduit ciment sur une maçonnerie ancienne hourdée à la chaux ?

L'article 12 impose sur maçonnerie ancienne des mortiers d'enduit de résistance mécanique réduite, inférieure ou égale à CS III, et un dosage en liant décroissant du gobetis à la finition. Les anciennes maçonneries montées au plâtre ou au mortier de chaux et plâtre ne doivent pas être ré-enduites avec un mortier à base de liants hydrauliques contenant des aluminates, en raison de la réaction chimique expansive avec le sulfate de calcium.

À quelle hauteur arrêter l'enduit en pied de mur ?

Les enduits autres que ceux à base de liants hydrauliques ou capillaires W0 ou W1 doivent être arrêtés au-dessus de la zone de rejaillissement, soit au minimum 15 cm au-dessus du sol, sans être au-dessous de la coupure de capillarité des maçonneries neuves. Les enduits fortement dosés en liants hydrauliques ou à faible capillarité W2 peuvent être descendus au niveau du sol fini. Un enduit exclusivement à la chaux aérienne est en outre proscrit sur une hauteur inférieure ou égale à 50 cm depuis le sol.

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Informations

Référence NF DTU 26.1
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 12 avril 2008

Documents remplacés

NF P 15-201-1 (DTU 26.1) de mai 1993
Amendement A1 de mai 1994
Amendement A2 de janvier 1999

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024

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