NF DTU 13.1 - Fondations superficielles et semi-profondes
Le NF DTU 13.1 (P 11-201), edition septembre 2019, propose les clauses types de mise en oeuvre des fondations superficielles et semi-profondes en beton ou en beton arme : semelles filantes, semelles isolees, radiers generaux et massifs semi-profonds appeles puits courts. Il remplace le NF DTU 13.11 de juin 1997 et son amendement A1 ainsi que le NF DTU 13.12 de mars 1988. Il fixe la largeur minimale des semelles, l'epaisseur du beton de proprete, l'enrobage des armatures, la classe de resistance minimale du beton, les tolerances d'execution des fouilles et la methode de determination de la profondeur hors gel. Il ne traite ni la conception ni le dimensionnement, qui relevent des Eurocodes et de la NF P 94-261.
Domaine d'application
Clauses types de specification de mise en oeuvre pour les travaux de fondations superficielles et semi-profondes en beton ou en beton arme constituees par des semelles filantes, des semelles isolees, des radiers generaux et des massifs semi-profonds (puits courts), et dont l'elancement geometrique est inferieur ou egal a 5 (clause 1 de la partie 1-1). Le document couvre les fondations supportant des batiments, des mats et cheminees, des silos et des reservoirs ainsi que des structures portant des grues et des machineries, et les fondations de murs de soutenement. Il est applicable dans toutes les zones climatiques francaises, departements et regions d'outre-mer compris. Il ne couvre pas les travaux de dallages, qui relevent du NF DTU 13.3, ni les puits realises avec des techniques de fondations profondes, qui relevent du NF DTU 13.2.
Règles principales
Domaine d'application : le critere d'elancement
1 de la partie 1-1). 2. La distinction entre fondation superficielle et fondation semi-profonde est fondee sur la valeur de l'encastrement equivalent De/B defini dans l'Annexe C de la NF P 94-261 : le rapport est inferieur ou egal a 1,5 pour une fondation superficielle et compris entre 1,5 et 5,0 pour une fondation semi-profonde.
Ce classement n'est pas theorique : il determine le referentiel d'execution applicable au marche et donc les obligations de l'entreprise.
Exceptions :
- • Les travaux de dallages relevent du NF DTU 13.3 et non du present document (clause 1)
- • Les puits realises avec des techniques de fondations profondes relevent du NF DTU 13.2 (clause 1)
Donnees essentielles a fournir a l'entreprise et etude geotechnique G2 PRO
L'article 5 enumere limitativement les donnees essentielles qui doivent etre fournies a l'entreprise pour l'execution du marche : les classes d'exposition du beton a considerer du point de vue de la durabilite de l'ouvrage, toute information relative a la mise en oeuvre de beton ne relevant pas de l'approche prescriptive de la NF EN 206/CN, le positionnement des incorporations tous corps d'etat confondus (canalisations, gaines, fourreaux, inserts), les hypotheses necessaires au calcul et au dimensionnement de l'ouvrage suivant les differents etats limites a considerer, la categorie geotechnique de l'ouvrage au sens de la NF EN 1997-1, les rapports d'etude geotechnique de type G2 PRO au minimum au sens du Tableau 1 de la NF P 94-500, la profondeur hors gel, et les hypotheses necessaires au calcul et au dimensionnement des fondations.
L'absence de l'une de ces donnees au DCE est une lacune contractuelle imputable au maitre d'ouvrage, pas a l'entreprise.
Exceptions :
- • Pour les ouvrages de categorie geotechnique 1, les missions G2 AVP et PRO peuvent constituer un seul et meme rapport (NOTE 3 de la clause 5)
Profondeur hors gel : carte indicative et correction d'altitude
2). 1 P1-1, qui donne des valeurs H0 comprises entre 0,5 m et 0,9 m selon la region, les valeurs les plus fortes se situant dans le quart nord-est du territoire.
Cette valeur de carte vaut pour une altitude inferieure ou egale a 150 m ; au-dela, elle est corrigee par la relation H = H0 + (A - 150)/4000, ou A est l'altitude en metres, H0 la valeur lue sur la carte et H la profondeur hors gel, toutes deux exprimees en metres.
Il n'existe donc pas de valeur unique d'ancrage hors gel applicable en France, et le zonage thermique H1/H2/H3 de la reglementation energetique n'a aucune portee sur cette determination.
Exceptions :
- • Dans les sols tres permeables ou rocheux hors nappes, les effets du gel sont generalement negligeables (NOTE de la clause 8.2)
Preparation du fond de fouille : homogeneite, points durs et purges
Le fond de fouille est atteint par excavation jusqu'a la profondeur d'ancrage au sein de la formation geologique porteuse determinee par l'etude geotechnique citee a l'article 5, la profondeur hors gel devant egalement etre prise en compte (clause 8). Le sol doit etre homogene au niveau de l'assise des fondations.
Tout element rencontre en fond de fouille non conforme aux previsions de l'etude geotechnique doit etre signale au maitre d'ouvrage ou a son representant.
Les elements tels que les blocs rocheux, anciennes fondations et d'une maniere generale toutes lentilles de terrains resistants susceptibles de former des points durs locaux sont enleves sur une certaine profondeur lorsqu'ils se situent sous le radier ou dans les zones d'appui des semelles ; les zones de moindre resistance sont purgees si la conception ne les a pas prises en compte.
Les materiaux de remblais ou le gros beton doivent avoir une qualite permettant d'obtenir des caracteristiques au moins egales a celles du sol de fondation, notamment en termes de portance et de deformabilite. La norme conseille de couler le beton de proprete le plus rapidement possible apres excavation.
Fouille en presence d'eau ou de gel : interdiction de couler
Le coulage du beton ne peut se faire qu'apres evacuation de l'eau du fond de fouille, l'assainissement pouvant par exemple etre obtenu par un systeme de drainage ou de pompage. 1). Ces deux interdictions sont absolues et ne comportent aucune tolerance dans le document : couler dans l'eau residuelle ou sur un fond gele constitue une non-conformite d'execution directement opposable, independamment de tout resultat d'essai ulterieur sur le beton lui-meme.
Beton de proprete et gros beton
1). Le beton de proprete et le gros beton doivent etre coules le plus rapidement possible apres realisation de la fouille. 5 du CGM) ; le beton de proprete etant hors champ d'application de la NF EN 206/CN, la notion de classe d'exposition ne s'y applique pas. 6 de la partie 1-1).
Armatures : chainage minimal, recouvrement et enrobage nominal
Les dispositions du NF DTU 21 P1-1 et de la NF EN 1992-1-1 et son Annexe Nationale s'appliquent.
1 P1-1, soit 1,5 cm2, et ces armatures en attente doivent depasser des semelles filantes d'au moins 50 fois leur diametre ; enfin l'enrobage nominal cnom des armatures au-dessus du beton de proprete est d'au moins 30 mm, et en l'absence de beton de proprete cet enrobage nominal est d'au moins 65 mm.
Cet ecart de 30 a 65 mm est la traduction directe du role de protection joue par le beton de proprete.
Beton de fondation : classe de resistance minimale C25/30
Les conditions de mise en oeuvre du beton sont conformes aux prescriptions du NF DTU 21 P1-1, en particulier en ce qui concerne les temperatures et les delais de mise en oeuvre. 3 fixe une valeur plancher explicite : la classe de resistance minimale du beton est C25/30 au sens de la NF EN 206/CN.
La classe d'exposition couramment utilisee pour un beton de fondations est la classe XC2 au sens de la NF EN 206/CN.
L'agressivite du milieu, sol et eau, dans lequel les ouvrages sont etablis peut conduire a des exigences constructives specifiques sur le choix des materiaux, la formulation du beton et le respect de dispositions constructives particulieres, notamment l'enrobage et la majoration eventuelle des sections d'armatures ; lorsque le sol est considere comme etant agressif, la classe d'exposition du beton utilisee doit etre adaptee au sens de la NF EN 206/CN (clause 3 du CGM).
Dimensions minimales des semelles
Deux valeurs planchers gouvernent la geometrie des semelles. 2 pose la regle generale : la largeur minimale des semelles est de 0,40 m, soit B superieur ou egal a 0,40 m, et les fondations peuvent etre coulees a pleine fouille, coffrees ou prefabriquees.
3 la complete pour les semelles filantes : la hauteur de la semelle filante ne doit pas etre inferieure a 20 cm et la largeur a 40 cm.
Ces valeurs sont des minima d'execution et non un dimensionnement : la geometrie reelle resulte du calcul geotechnique mene selon la NF P 94-261 et du calcul de beton arme mene selon la NF EN 1992-1-1, a partir de la descente de charges et de la contrainte admissible issue de l'etude G2.
Fondations sur terrain en pente : pentes limites 3/2 et 3/1
4 fixe deux regles distinctes. Lorsque le terrain d'assise ne peut donner lieu a un glissement d'ensemble, les niveaux de fondations successives doivent respecter une pente maximale de 3 de base pour 2 de hauteur.
Il est par ailleurs admis de fonder superficiellement un voile ou un mur filant sur un terrain en pente en respectant des marches ou redans a pente maximale de 3 de base pour 1 de hauteur. La norme precise en note qu'en situation sismique la valeur de la pente peut etre diminuee.
Avant tous travaux de fondations, il faut par ailleurs s'assurer de la planeite et de la stabilite de la plateforme livree par le terrassier (clause 6).
Exceptions :
- • Prescriptions plus severes des documents particuliers du marche (clause 9.4)
- • Situation sismique : la valeur de la pente peut etre diminuee (NOTE de la clause 9.4)
Joints de rupture et joints de dilatation
1 distingue deux joints qui ne repondent pas au meme besoin. 1). 2).
Sols sensibles au retrait-gonflement : etude et surprofondeurs
6). La norme rappelle en note que des plans de prevention des risques naturels (PPRn) existent pour caracteriser le niveau de l'alea et peuvent donner des dispositions constructives a respecter. 1 ne fixe donc aucune surprofondeur forfaitaire : la valeur retenue est issue de l'etude geotechnique et, le cas echeant, du PPRn opposable a la parcelle.
C'est un point de vigilance majeur, la sinistralite liee au retrait-gonflement des argiles etant l'un des postes dominants de la pathologie des maisons individuelles.
Constructions en limite de propriete et avoisinants
Des la phase de conception, une attention particuliere doit etre portee quant au maintien des ouvrages adjacents lors de la mise en oeuvre des fondations. Les fouilles executees au voisinage d'ouvrages existants ne doivent pas compromettre la stabilite de ces ouvrages, tant en phase provisoire qu'en phase definitive.
Les fondations superficielles doivent etre implantees de facon a ne pas exercer d'action prejudiciable a la bonne tenue des fondations, ouvrages d'infrastructure et de superstructure, reseaux, fouilles et talus voisins. 3). Cette clause vise explicitement la phase de conception : la reprise en sous-oeuvre ne peut pas etre traitee comme un alea de chantier decouvert au moment du terrassement.
Categorie geotechnique et notion d'ouvrage simple
La categorie geotechnique de l'ouvrage au sens de la NF EN 1997-1 fait partie des donnees essentielles a fournir a l'entreprise (clause 5).
L'Annexe A informative aide a la determination de cette categorie : peuvent etre consideres comme des ouvrages simples les rez-de-chaussee reunissant toutes les conditions suivantes, avec combles amenageables et eventuellement vide sanitaire, ou avec toiture-terrasse ; plancher de portee inferieure ou egale a 6 m et hauteur inferieure ou egale a 3 m ; surface de plancher inferieure ou egale a 200 m2 et sans ouvrage en mitoyennete ; hors zone d'alea fort ou moyen vis-a-vis du retrait-gonflement des sols ; hors zone de PPR ; terrain avec un denivele limite a 1 m ; sans niveau de sous-sol ; ne prenant pas appui sur un terrain remblaye depuis le niveau du terrain naturel ; ne prenant pas appui sur un terrain avec une nappe phreatique situee a moins de 3 m de profondeur.
Vis-a-vis de la NF EN 1990, les ouvrages simples sont consideres comme des ouvrages de la classe de consequence 1, et a partir de ces dispositions le geotechnicien peut decider de classer l'ouvrage en categorie geotechnique 1.
Exceptions :
- • L'Annexe A est informative : la decision de classement appartient au geotechnicien (Annexe A)
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Surprofondeur locale de fouille - terrain rocheux, semelle ou radier recevant des ouvrages de maconnerie | ≤ 10 cm | Tous types de fouilles (Tableau 1 de la clause 7) |
| Surprofondeur locale de fouille - terrain rocheux, semelle ou radier ne recevant pas d'ouvrages de maconnerie | ≤ 20 cm | Tous types de fouilles (Tableau 1 de la clause 7) |
| Surprofondeur locale de fouille - terrain non rocheux | ≤ 5 cm | Tous types de fouilles (Tableau 1 de la clause 7) |
| Implantation de la fouille - terrain non rocheux | ≥ 0 | Les fouilles doivent liberer entierement l'espace prevu sur les plans (note du Tableau 1 de la clause 7) |
| Ecart par exces de fouille - fouille en puits, tranchee ou excavation en terrain non rocheux | < 10 cm | Mesure de l'ecart lateral s par rapport a la largeur theorique de la semelle (Tableau 1 et Figure 3 b) de la clause 7) |
| Ecart par exces de fouille - fouille en rigole en terrain non rocheux | < 5 cm | Mesure de l'ecart lateral s par rapport a la largeur theorique de la semelle (Tableau 1 et Figure 3 b) de la clause 7) |
| Elancement maximal admis dans le domaine du NF DTU 13.1 | ≤ 5,0 | Rapport hauteur / largeur, avec une hauteur inferieure ou egale a 3 m. Au-dela, fondations profondes (clause 3.1) |
| Encastrement equivalent De/B - limite fondation superficielle / semi-profonde | 1,5 | De/B ≤ 1,5 : superficielle. 1,5 < De/B ≤ 5,0 : semi-profonde (clause 3.1, Annexe C de la NF P 94-261) |
| Pente maximale entre niveaux de fondations successives sur terrain en pente | 3 de base pour 2 de hauteur | Lorsque le terrain d'assise ne peut donner lieu a un glissement d'ensemble ; valeur pouvant etre diminuee en situation sismique (clause 9.4) |
| Pente maximale des marches ou redans - voile ou mur filant sur terrain en pente | 3 de base pour 1 de hauteur | A defaut de prescriptions plus severes des documents particuliers du marche (clause 9.4) |
| Correction d'altitude de la profondeur hors gel | H = H0 + (A - 150)/4000 | A altitude en m, H0 valeur lue sur la carte de la Figure 5 pour A ≤ 150 m, H profondeur hors gel en m (clause 8.2) |
Dimensions réglementaires
Largeur minimale des semelles
Regle generale applicable a tous les types de fondations superficielles ; les fondations peuvent etre coulees a pleine fouille, coffrees ou prefabriquees (clause 3.2)
Hauteur minimale d'une semelle filante
Valeur plancher d'execution, la geometrie reelle resultant du calcul (clause 9.3)
Largeur minimale d'une semelle filante
Valeur plancher d'execution rappelee a la clause 9.3
Hauteur minimale du beton de proprete sous semelle en beton arme
Coule le plus rapidement possible apres realisation de la fouille (clause 9.1)
Dosage minimal en ciment du beton de proprete
Le beton de proprete est hors champ d'application de la NF EN 206/CN : la notion de classe d'exposition ne s'y applique pas (clause 3.5 du CGM)
Classe d'exposition du gros beton
Au sens de la NF EN 206/CN (clause 3.6 du CGM)
Classe de resistance minimale du beton de fondation
Au sens de la NF EN 206/CN. Classe d'exposition couramment utilisee : XC2 (clause 9.3)
Enrobage nominal des armatures au-dessus du beton de proprete
Valeur applicable lorsque le beton de proprete est present (clause 9.2)
Enrobage nominal des armatures en l'absence de beton de proprete
Plus du double de la valeur avec beton de proprete (clause 9.2)
Section minimale des armatures longitudinales de chainage des semelles filantes
Des liaisons efficaces doivent etre prevues entre les armatures (clause 9.2)
Section minimale des armatures en attente pour chainages verticaux de murs en maconnerie
Conforme au NF DTU 20.1 P1-1 (clause 9.2)
Longueur de recouvrement des armatures longitudinales
S'applique egalement aux liaisons avec ces armatures (clause 9.2)
Depassement des armatures en attente hors des semelles filantes
Armatures en attente pour les chainages verticaux des murs en maconnerie (clause 9.2)
Dosage minimal en ciment - semelles en beton non arme sous murs pleins ou poteaux
Beton a composition prescrite dans la norme, ciments conformes a la NF EN 197-1 (clause 3.3.1 du CGM)
Dosage minimal en ciment - semelles filantes avec seule armature de chainage
Ces dosages minimaux sont prescrits pour assurer une protection efficace des armatures contre la corrosion (clause 3.3.1 du CGM)
Dosage minimal en ciment - semelles en beton arme
Beton a composition prescrite dans la norme (clause 3.3.1 du CGM)
Resistance caracteristique fck attribuable a priori sans essais - BCPN
Resistance en compression sur cylindre a 28 jours. Les trois dernieres valeurs peuvent etre majorees de 4 MPa sur justification speciale (clause 3.3.2 du CGM)
Surface de plancher plafond pour qualifier un ouvrage simple
Rez-de-chaussee sans ouvrage en mitoyennete, parmi les dix conditions cumulatives de l'Annexe A informative
Profondeur de nappe phreatique pour qualifier un ouvrage simple
Le rez-de-chaussee ne doit pas prendre appui sur un terrain avec une nappe situee a moins de 3 m de profondeur (Annexe A informative)
Comprendre NF DTU 13.1 (P 11-201)
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF DTU 13.1 (P 11-201), le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF DTU 13.1 (P 11-201) couvre : Clauses types de specification de mise en oeuvre pour les travaux de fondations superficielles et semi-profondes en beton ou en beton arme constituees par des semelles filantes, des semelles isolees, des radiers generaux et des massifs semi-profonds (puits courts), et dont l'elancement geometrique est inferieur ou egal a 5 (clause 1 de la partie 1-1). Le document couvre les fondations supportant des batiments, des mats et cheminees, des silos et des reservoirs ainsi que des structures portant des grues et des machineries, et les fondations de murs de soutenement. Il est applicable dans toutes les zones climatiques francaises, departements et regions d'outre-mer compris. Il ne couvre pas les travaux de dallages, qui relevent du NF DTU 13.3, ni les puits realises avec des techniques de fondations profondes, qui relevent du NF DTU 13.2.. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF DTU 13.1 (P 11-201)
Le NF DTU 13.1, d'indice de classement P 11-201, est la norme francaise de mise en oeuvre des fondations superficielles et semi-profondes de batiment. Son edition en vigueur date de septembre 2019, apres homologation par decision du Directeur General d'AFNOR en aout 2019. Elle remplace deux textes anciens qui coexistaient depuis des decennies : la norme homologuee NF DTU 13.11 et son amendement A1 de juin 1997, et la norme homologuee NF DTU 13.12 d'indice P 11-711 de mars 1988. Cette fusion explique la confusion frequente sur la reference exacte a citer dans un CCTP : il faut aujourd'hui viser NF DTU 13.1, en trois parties, partie 1-1 cahier des clauses techniques types, partie 1-2 criteres generaux de choix des materiaux, partie 2 cahier des clauses administratives speciales types.
Le document a un perimetre volontairement etroit et il faut le comprendre pour ne pas lui faire dire ce qu'il ne dit pas. Il propose des clauses types de specification de mise en oeuvre. Il ne traite ni la conception ni le dimensionnement : la clause 1 renvoie explicitement ces deux volets aux Eurocodes, a leurs Annexes Nationales et a leurs documents d'application nationale, c'est-a-dire en pratique a la NF EN 1997-1 pour le calcul geotechnique, a la NF P 94-261 pour la justification des fondations superficielles et a la NF EN 1992-1-1 pour le beton arme. Chercher dans le NF DTU 13.1 une contrainte admissible de sol ou une methode de descente de charges est donc une impasse.
Le critere d'entree dans le domaine d'application est geometrique. Sont visees les fondations dont l'elancement, rapport entre la hauteur et la largeur, est inferieur ou egal a 5,0 avec une hauteur inferieure ou egale a 3 m. Au sein de ce domaine, l'encastrement equivalent De/B defini a l'Annexe C de la NF P 94-261 separe la fondation superficielle, pour De/B inferieur ou egal a 1,5, de la fondation semi-profonde, pour De/B compris entre 1,5 et 5,0. Au-dela, on bascule dans le NF DTU 13.2. Les dallages relevent du NF DTU 13.3 et les puits realises avec des techniques de fondations profondes du NF DTU 13.2 : le NF DTU 13.1 ne couvre que les puits courts executes comme des massifs semi-profonds.
Ce que le document apporte concretement au maitre d'oeuvre, ce sont des valeurs planchers verifiables sur chantier et opposables : une largeur minimale de semelle de 0,40 m, une hauteur minimale de semelle filante de 20 cm, un beton de proprete d'au moins 4 cm sous semelle armee, un enrobage nominal de 30 mm au-dessus du beton de proprete qui monte a 65 mm en son absence, une classe de resistance minimale C25/30, une section de chainage de 1,5 cm2, un recouvrement de 50 diametres, des tolerances d'execution des fouilles chiffrees par type de terrain, et une methode de determination de la profondeur hors gel avec correction d'altitude. C'est cette liste courte qui fait l'essentiel de la valeur contractuelle du document.
Comprendre en détail NF DTU 13.1 (P 11-201)
Ce que couvre le NF DTU 13.1, et ce qu'il exclut
La clause 1 vise les fondations superficielles et semi-profondes en beton ou en beton arme constituees par des semelles filantes, des semelles isolees, des radiers generaux et des massifs semi-profonds appeles puits courts. Le document couvre les fondations supportant des batiments, des mats et cheminees, des silos et des reservoirs, ainsi que des structures portant des grues et des machineries, et il couvre egalement les fondations de murs de soutenement. Cette derniere mention est souvent ignoree alors qu'elle rend le document directement applicable aux ouvrages de soutenement courants des maisons individuelles en terrain en pente.
Le domaine geographique est total : le present document est applicable dans toutes les zones climatiques francaises, et une note precise que le domaine d'application couvre ainsi tous les departements et regions d'outre-mer. Aucune adaptation locale du referentiel n'est donc a rechercher, seule la profondeur hors gel varie geographiquement.
Les exclusions sont au nombre de deux et elles sont nettes. Le document ne couvre pas les travaux de dallages, qui relevent du NF DTU 13.3, ni les puits realises avec des techniques de fondations profondes, qui relevent du NF DTU 13.2. La mise en oeuvre des fondations dites profondes est elle-meme couverte par le NF DTU 13.2. Sur un chantier de maison individuelle comportant a la fois des semelles filantes et un dallage sur terre-plein, deux DTU distincts s'appliquent donc et doivent tous deux etre vises au CCTP.
Enfin, la conception et le dimensionnement des fondations superficielles couvertes par le present document sont traites par les Eurocodes, leurs Annexes Nationales et leurs documents d'application nationale. Le NF DTU 13.1 s'inscrit ainsi dans une chaine documentaire dont il n'est que le maillon d'execution : etude geotechnique NF P 94-500, justification NF P 94-261 et NF EN 1997-1, calcul beton arme NF EN 1992-1-1, execution NF DTU 13.1 et NF DTU 21.
Les huit donnees essentielles a fournir a l'entreprise
L'article 5 dresse la liste des donnees essentielles qui doivent etre fournies a l'entreprise pour l'execution du marche. Cette liste est un outil de controle direct du DCE : si une seule de ces donnees manque, le marche est incomplet au sens du DTU et la responsabilite de la carence n'incombe pas a l'entreprise.
Sont exigees : les classes d'exposition du beton a considerer du point de vue de la durabilite de l'ouvrage ; toute information relative a la mise en oeuvre de beton ne relevant pas de l'approche prescriptive de la NF EN 206/CN ; le positionnement des incorporations tous corps d'etat confondus, canalisations, gaines, fourreaux et inserts, la norme renvoyant sur ce point au NF DTU 21 P2 pour la coordination avec les autres entreprises et intervenants ; les hypotheses necessaires au calcul et au dimensionnement de l'ouvrage suivant les differents etats limites a considerer.
S'y ajoutent la categorie geotechnique de l'ouvrage suivant la NF EN 1997-1, une aide a sa determination etant donnee en Annexe A ; les rapports d'etude geotechnique de type G2 PRO au minimum au sens du Tableau 1 de la NF P 94-500, avec une tolerance pour les ouvrages de categorie geotechnique 1 dont les missions G2 AVP et PRO peuvent constituer un seul et meme rapport ; la profondeur hors gel ; et les hypotheses necessaires au calcul et au dimensionnement des fondations.
L'exigence de niveau G2 PRO merite d'etre soulignee. Elle ne se satisfait ni d'une mission G1 preliminaire, ni d'un simple sondage de reconnaissance : la mission G2 PRO fournit les hypotheses geotechniques de projet et les notes de calcul justificatives. Sur les terrains argileux et depuis l'evolution du droit de la vente de terrain constructible, cette exigence rejoint les obligations d'information du vendeur et de l'acquereur, mais le DTU la pose de son cote comme une condition d'execution du marche.
Profondeur hors gel : une carte et une formule, pas un zonage thermique
La clause 8.2 traite la determination de la profondeur hors gel. Le principe est enonce simplement : pour proteger les sols support des consequences du gel, la sous-face des fondations est placee a une profondeur suffisante. La Figure 4 illustre la notion de profondeur pour l'exposition au gel dans le cas courant et dans le cas d'un talus, cas ou la mesure ne se prend pas depuis le terrain naturel horizontal.
A defaut d'information plus precise, la profondeur de mise a l'abri des effets du gel peut etre evaluee a l'aide de la carte indicative de la Figure 5. Cette carte porte des valeurs H0 comprises entre 0,5 m et 0,9 m selon la region, les valeurs les plus faibles couvrant la facade atlantique et le pourtour mediterraneen, les valeurs les plus fortes le quart nord-est. Ces valeurs sont indicatives et ne valent qu'a defaut d'information plus precise : une donnee locale, un DTU de zone ou une prescription du marche prime.
La carte est assortie d'une correction d'altitude qu'on oublie systematiquement : H = H0 + (A - 150)/4000, ou A est l'altitude en metres, H0 la valeur lue sur la carte pour une altitude inferieure ou egale a 150 m, et H la profondeur hors gel recherchee, H, H0 et A etant exprimes en metres. A 1 000 m d'altitude, la correction ajoute environ 0,21 m a la valeur de carte : c'est loin d'etre negligeable sur un chantier de montagne.
Il faut enfin insister sur un point de confusion recurrent dans la documentation technique de seconde main : les zones H1, H2 et H3 sont des zones climatiques de la reglementation thermique et environnementale, elles n'ont aucune portee sur la determination de la profondeur hors gel du NF DTU 13.1, qui repose exclusivement sur la carte de la Figure 5 et sa correction d'altitude. Une note du DTU ajoute que dans les sols tres permeables ou rocheux hors nappes, les effets du gel sont generalement negligeables.
Tolerances d'execution des fouilles : le Tableau 1
L'implantation en plan et en altimetrie des fondations doit respecter les cotes figurant sur le plan d'execution (clause 7). Les tolerances sur les dimensions des fouilles sont donnees par le Tableau 1, et la methode de prise en compte de ces tolerances par les Figures 3 a) et b), qui definissent la surprofondeur locale S en coupe longitudinale et l'ecart par exces de fouille laterale s en vue en plan.
En terrain rocheux, le tableau distingue selon la destination de l'ouvrage. Pour tous types de fouilles pour semelle ou radier recevant des ouvrages de maconnerie, la surprofondeur locale admise est inferieure ou egale a 10 cm. Pour tous types de fouilles pour semelle ou radier ne recevant pas d'ouvrages de maconnerie, elle est inferieure ou egale a 20 cm. La presence d'une maconnerie portee divise donc par deux la surprofondeur admissible.
En terrain non rocheux, la surprofondeur locale admise tombe a 5 cm pour tous types de fouilles, et le tableau ajoute une exigence d'implantation formulee comme superieure ou egale a 0, assortie d'une note explicite : les fouilles doivent liberer entierement l'espace prevu sur les plans. Autrement dit, la tolerance sur l'implantation ne joue que dans le sens de l'exces de fouille, jamais dans celui du defaut.
Toujours en terrain non rocheux, l'ecart par exces de fouille est limite a moins de 10 cm pour une fouille en puits, en tranchee ou en excavation, et a moins de 5 cm pour une fouille en rigole. Ces deux valeurs conditionnent directement les surconsommations de beton coule a pleine fouille, et elles doivent etre rapprochees des quantites du DPGF au moment du reglement des travaux.
Preparation du fond de fouille : homogeneite, points durs, eau et gel
Le fond de fouille est atteint par excavation jusqu'a la profondeur d'ancrage au sein de la formation geologique porteuse determinee par l'etude geotechnique, la profondeur hors gel devant egalement etre prise en compte. La norme precise que la profondeur du fond de fouille correspond a la distance entre la plateforme et l'arase inferieure du gros beton, ce qui evite les malentendus de metre entre l'entreprise et le maitre d'oeuvre.
L'exigence de base est l'homogeneite : le sol doit etre homogene au niveau de l'assise des fondations. Tout element rencontre en fond de fouille non conforme aux previsions de l'etude geotechnique doit etre signale au maitre d'ouvrage ou a son representant. C'est la clause qui fonde l'obligation d'arret et d'information en cas de decouverte d'un remblai, d'une cavite ou d'une maconnerie ancienne, et qui permet ensuite de traiter la situation en travaux supplementaires plutot qu'en litige.
Le traitement des heterogeneites est symetrique. Les blocs rocheux, anciennes fondations et d'une maniere generale toutes lentilles de terrains resistants susceptibles de former des points durs locaux sont enleves sur une certaine profondeur lorsqu'ils se situent sous le radier ou dans les zones d'appui des semelles ; les zones de moindre resistance sont purgees si la conception ne les a pas prises en compte. Dans les deux cas, les materiaux de remblais ou le gros beton doivent avoir une qualite permettant d'obtenir des caracteristiques au moins egales a celles du sol de fondation, notamment en termes de portance et de deformabilite.
Deux interdits de coulage sont poses par la clause 8.1. Le coulage du beton ne peut se faire qu'apres evacuation de l'eau du fond de fouille, l'assainissement pouvant se faire grace a un systeme de drainage ou de pompage. Dans le cas d'un fond de fouille gele, le coulage du beton ne peut avoir lieu qu'apres degel du sol et nettoyage du terrain, avec purge et compactage si necessaire. La norme conseille par ailleurs de couler le beton de proprete le plus rapidement possible apres excavation, afin de proteger l'assise de la dessication comme de l'imbibition.
Beton de proprete, gros beton et betons a composition prescrite
Le beton de proprete est defini a la clause 3.5 comme une couche de beton etalee sur un fond de fouille pour le proteger et constituer une aire de travail non boueuse, sur laquelle les armatures sont calees et le beton coule. Dans le cas d'une semelle en beton arme, il est coule sur une hauteur minimale de 4 cm. Son dosage minimal en ciment est de 150 kg/m3 selon la clause 3.5 du CGM, et comme il est hors champ d'application de la NF EN 206/CN, la notion de classe d'exposition ne s'y applique pas.
Le gros beton, defini a la clause 3.6, est le beton permettant le rattrapage de niveaux entre fondations d'assise differente ou assurant l'ancrage au sein de la formation geologique porteuse des fondations semi-profondes. Il est de classe d'exposition X0 au sens de la NF EN 206/CN selon la clause 3.6 du CGM. La distinction entre ces deux betons est fonctionnelle et non decorative : le premier protege et sert de plan de travail, le second participe a la transmission des charges.
Le CGM organise ensuite le choix du beton de fondation lui-meme. Sauf dispositions particulieres du marche imposant explicitement l'utilisation de beton a proprietes specifiees (BPS), les betons peuvent etre fabriques sur chantier ; ils sont alors des betons a composition prescrite (BCP). Les betons respectant les specifications des clauses 3.3.1 et 3.3.2 constituent des betons a composition prescrite dans la norme (BCPN), pour lesquels le DTU fournit les prescriptions necessaires et suffisantes pour assurer la conformite a la NF EN 206/CN.
Les dosages majores minimaux en ciment des BCPN sont differencies selon la nature de la semelle : 250 kg/m3 a sec et 300 kg/m3 dans l'eau pour les semelles en beton non arme sous murs pleins ou poteaux ; 250 kg/m3 a sec et 350 kg/m3 dans l'eau pour les semelles filantes comportant uniquement une armature de chainage, ces dosages minimaux etant explicitement prescrits pour assurer une protection efficace des armatures contre la corrosion ; 300 kg/m3 a sec et 400 kg/m3 dans l'eau pour les semelles en beton arme. En contrepartie, la resistance caracteristique attribuable a priori sans justification par essais est plafonnee : fck de 20 MPa a 400 kg/m3, 16 MPa a 350 kg/m3, 12 MPa a 300 kg/m3 et 8 MPa a 250 kg/m3, les trois dernieres valeurs pouvant etre majorees de 4 MPa sur justification speciale.
Armatures : les cinq exigences complementaires de la clause 9.2
La clause 9.2 pose d'abord le principe de renvoi : les dispositions du NF DTU 21 P1-1 et de la NF EN 1992-1-1 et son Annexe Nationale s'appliquent. Le NF DTU 13.1 n'est donc pas un texte autonome de ferraillage ; il ajoute cinq exigences complementaires, et ce sont celles-la qu'il faut controler specifiquement en visa d'execution.
Premiere exigence : la section minimale des armatures longitudinales de chainage des semelles filantes est de 1,5 cm2. Deuxieme exigence : des liaisons efficaces doivent etre prevues entre les armatures. Troisieme exigence : le recouvrement des armatures longitudinales et des liaisons avec ces armatures est d'au moins 50 fois le diametre de l'armature, soit 50 cm pour un HA10 et 60 cm pour un HA12, valeurs a verifier directement au metre sur le chantier.
Quatrieme exigence, relative aux attentes : la section minimale des armatures en attente dans les semelles filantes, pour les chainages verticaux des murs en maconnerie, est conforme au NF DTU 20.1 P1-1, soit 1,5 cm2 ; ces armatures en attente doivent depasser des semelles filantes d'au moins 50 fois leur diametre. C'est la coherence entre le lot gros oeuvre fondations et le lot maconnerie qui est ici en jeu, et c'est un point de non-conformite frequent lorsque les attentes sont coupees pour faciliter la circulation de chantier.
Cinquieme exigence, la plus discriminante : l'enrobage nominal cnom des armatures au-dessus du beton de proprete est d'au moins 30 mm ; en l'absence de beton de proprete, cet enrobage nominal est d'au moins 65 mm. Le rapport de plus du double entre les deux valeurs quantifie exactement ce que le beton de proprete apporte a la durabilite. Renoncer au beton de proprete pour economiser quelques metres cubes impose donc de doubler les cales d'enrobage, ce qui est rarement fait et se solde par des armatures affleurantes et une corrosion precoce.
Beton de fondation : C25/30 minimum et classe d'exposition
La clause 9.3 fixe la valeur qu'il faut retenir en priorite : la classe de resistance minimale du beton est C25/30 au sens de la NF EN 206/CN. Cette valeur est un minimum absolu de mise en oeuvre, applicable meme lorsque le calcul de structure se satisferait d'une resistance moindre. Elle disqualifie les prescriptions de CCTP encore repandues visant un C20/25 ou un C16/20 pour des semelles de maison individuelle.
Les conditions de mise en oeuvre du beton sont conformes aux prescriptions du NF DTU 21 P1-1, en particulier en ce qui concerne les temperatures et les delais de mise en oeuvre. Le NF DTU 13.1 ne redefinit pas ces conditions : il s'appuie sur le DTU beton, qui traite notamment le betonnage par temps froid et par temps chaud.
La classe d'exposition couramment utilisee pour un beton de fondations est la classe XC2, qualifiee d'humide rarement sec, au sens de la NF EN 206/CN. Cette indication figure a la fois dans une note de la clause 9.3 de la partie 1-1 et dans une note de l'article 3 du CGM. Elle vaut pour le cas courant et ne dispense pas de l'analyse du milieu.
L'agressivite du milieu, sol et eau, dans lequel les ouvrages sont etablis peut en effet conduire a des exigences constructives specifiques sur le choix des materiaux, la formulation du beton et le respect de dispositions constructives particulieres, notamment l'enrobage et la majoration eventuelle des sections d'armatures. Lorsque le sol est considere comme etant agressif, la classe d'exposition du beton utilisee doit etre adaptee au sens de la NF EN 206/CN. La detection de cette agressivite releve de l'etude geotechnique et de l'analyse chimique des eaux, donnees qui font partie des donnees essentielles de l'article 5.
Terrain en pente, joints et sols sensibles au retrait-gonflement
Avant tous travaux de fondations, il faut s'assurer de la planeite et de la stabilite de la plateforme livree par le terrassier (clause 6). Sur terrain en pente, la clause 9.4 pose deux limites geometriques distinctes qu'il ne faut pas confondre. Lorsque le terrain d'assise ne peut donner lieu a un glissement d'ensemble, les niveaux de fondations successives doivent respecter une pente maximale de 3 de base pour 2 de hauteur. Et il est admis de fonder superficiellement un voile ou un mur filant sur un terrain en pente en respectant des marches ou redans a pente maximale de 3 de base pour 1 de hauteur.
Ces valeurs s'appliquent a defaut de prescriptions plus severes des documents particuliers du marche, et la norme precise en note qu'en situation sismique la valeur de la pente peut etre diminuee. Sur les communes de zone de sismicite 3 ou 4, la coherence avec les prescriptions parasismiques doit donc etre verifiee avant d'appliquer les valeurs courantes.
Le NF DTU 13.1 distingue soigneusement deux joints. Le joint de rupture recoupe tous les elements du batiment au droit de ce joint, y compris les fondations, et il est introduit principalement afin de faciliter la liberte de suivre les mouvements eventuels du sol de fondation ; il est menage entre deux elements d'ouvrages voisins lorsqu'ils subissent des differences importantes de charges ou de tassement, ou lorsque les fondations sont de natures differentes. Le joint de dilatation facilite au contraire la liberte de mouvements d'origines thermiques ou hygrothermiques, et les joints de dilatation sont arretes au-dessus des semelles de fondation, la norme precisant que les joints de dilatation coupant les fondations sont de preference evites.
Enfin, les sols sensibles aux phenomenes de retrait-gonflement doivent faire l'objet d'une etude geotechnique appropriee telle que decrite a l'article 5, pouvant conduire a des dispositions constructives telles que des surprofondeurs de fondations. Le DTU ne donne aucune valeur forfaitaire de surprofondeur ; il renvoie a l'etude et rappelle que des plans de prevention des risques naturels existent pour caracteriser le niveau de l'alea et peuvent donner des dispositions constructives a respecter. La bibliographie du document cite le projet ARGIC, consacre a l'analyse du retrait-gonflement et de ses incidences sur les constructions.
Points de controle en maitrise d'oeuvre
Au stade du DCE : verifier que les huit donnees essentielles de l'article 5 figurent effectivement au dossier, en particulier le rapport geotechnique de niveau G2 PRO au minimum, la profondeur hors gel et la categorie geotechnique ; verifier que la classe de resistance prescrite est au moins C25/30 et la classe d'exposition coherente avec l'analyse du milieu ; verifier que le lot dallage est bien traite sous NF DTU 13.3 et non sous NF DTU 13.1.
A l'ouverture des fouilles : controler l'homogeneite de l'assise et faire acter tout element non conforme aux previsions de l'etude geotechnique ; verifier les surprofondeurs locales au regard du Tableau 1, soit 5 cm en terrain non rocheux, 10 cm en terrain rocheux sous maconnerie et 20 cm en terrain rocheux hors maconnerie ; verifier l'ecart par exces de fouille, moins de 5 cm en rigole et moins de 10 cm en puits ou tranchee ; verifier que le fond n'est ni noye ni gele avant tout coulage.
Avant coulage : verifier la presence et l'epaisseur du beton de proprete, au moins 4 cm sous semelle armee ; controler l'enrobage nominal, 30 mm sur beton de proprete et 65 mm sans ; verifier la section de chainage de 1,5 cm2, les longueurs de recouvrement de 50 diametres et le depassement des attentes de 50 diametres ; verifier la geometrie minimale, largeur de semelle d'au moins 0,40 m et hauteur de semelle filante d'au moins 20 cm.
En phase de reception documentaire : recuperer les bons de livraison du beton attestant la classe C25/30 et la classe d'exposition retenue, ou, en cas de beton a composition prescrite fabrique sur chantier, les dosages effectifs au regard des minima de la clause 3.3.1 du CGM et la resistance caracteristique attribuable a priori qui en decoule ; verifier la coherence entre les surprofondeurs constatees et les quantites de beton reglees.
Glossaire NF DTU 13.1 (P 11-201)
- Fondation superficielle
- Fondation dont l'elancement, rapport entre la hauteur et la largeur, est inferieur ou egal a 5,0 avec une hauteur inferieure ou egale a 3 m, et dont l'encastrement equivalent De/B est inferieur ou egal a 1,5 (clause 3.1).
- Fondation semi-profonde
- Fondation de meme elancement que la fondation superficielle mais dont l'encastrement equivalent De/B est compris entre 1,5 et 5,0, au sens de l'Annexe C de la NF P 94-261 (clause 3.1).
- Elancement
- Rapport entre la hauteur et la largeur d'une fondation. Au-dela de 5,0 avec une hauteur superieure a 3 m, il s'agit de fondations profondes relevant du NF DTU 13.2 (clause 3.1).
- Fouille
- Excavation pratiquee dans le sol pour y etablir des fondations (clause 3.3).
- Plateforme
- Terrain profile depuis lequel les fouilles des fondations sont realisees. Sa planeite et sa stabilite doivent etre verifiees avant tous travaux de fondations (clauses 3.4 et 6).
- Beton de proprete
- Couche de beton etalee sur un fond de fouille pour le proteger et constituer une aire de travail non boueuse, sur laquelle les armatures sont calees et le beton coule. Hauteur minimale 4 cm sous semelle armee, dosage minimal 150 kg/m3 de ciment (clauses 3.5 et 9.1, clause 3.5 du CGM).
- Gros beton
- Beton permettant le rattrapage de niveaux entre fondations d'assise differente ou assurant l'ancrage au sein de la formation geologique porteuse des fondations semi-profondes. Classe d'exposition X0 (clause 3.6, clause 3.6 du CGM).
- Hors gel
- Qualifie tout element a l'abri de l'action du gel et des desordres qui en resulteraient. La profondeur hors gel se determine par la carte de la Figure 5 corrigee de l'altitude (clauses 3.7 et 8.2).
- Joint de dilatation
- Joint vertical menage afin de faciliter la liberte de mouvements d'origines thermiques ou hygrothermiques. Il est arrete au-dessus des semelles de fondation (clauses 3.8 et 9.5.2).
- Joint de rupture
- Joint vertical recoupant tous les elements du batiment au droit de ce joint, y compris les fondations, introduit principalement afin de faciliter la liberte de suivre les mouvements eventuels du sol de fondation (clauses 3.9 et 9.5.1).
- Surprofondeur locale
- Ecart en profondeur du fond de fouille par rapport a la cote theorique, note S dans la Figure 3 a). Tolere jusqu'a 5 cm en terrain non rocheux, 10 ou 20 cm en terrain rocheux selon que la semelle recoit ou non des ouvrages de maconnerie (Tableau 1).
- Ecart par exces de fouille
- Ecart lateral s entre la paroi de fouille et la largeur theorique de la semelle, mesure en vue en plan. Limite a moins de 10 cm en puits, tranchee ou excavation et a moins de 5 cm en rigole, en terrain non rocheux (Tableau 1 et Figure 3 b).
- Puits court
- Massif semi-profond entrant dans le domaine du NF DTU 13.1 des lors que son elancement reste inferieur ou egal a 5. Les puits realises avec des techniques de fondations profondes relevent au contraire du NF DTU 13.2 (clause 1).
- BCPN
- Beton a composition prescrite dans la norme : beton respectant les specifications des clauses 3.3.1 et 3.3.2 du CGM, pour lequel le DTU fournit les prescriptions necessaires et suffisantes pour assurer la conformite a la NF EN 206/CN.
- Mission G2 PRO
- Niveau minimal d'etude geotechnique exige au titre des donnees essentielles, au sens du Tableau 1 de la NF P 94-500. Pour les ouvrages de categorie geotechnique 1, les missions G2 AVP et PRO peuvent constituer un seul et meme rapport (clause 5).
- Ouvrage simple
- Rez-de-chaussee reunissant les dix conditions cumulatives de l'Annexe A informative, notamment surface de plancher inferieure ou egale a 200 m2, portee de plancher inferieure ou egale a 6 m, denivele limite a 1 m, absence de sous-sol et nappe a plus de 3 m. Considere comme un ouvrage de classe de consequence 1 au sens de la NF EN 1990.
Questions fréquentes sur NF DTU 13.1 (P 11-201)
Qu'est-ce que NF DTU 13.1 (P 11-201) ?
NF DTU 13.1 - Fondations superficielles et semi-profondes. Le NF DTU 13.1 (P 11-201), edition septembre 2019, propose les clauses types de mise en oeuvre des fondations superficielles et semi-profondes en beton ou en beton arme : semelles filantes, semelles isolees, radiers generaux et massifs semi-profonds appeles puits courts. Il remplace le NF DTU 13.11 de juin 1997 et son amendement A1 ainsi que le NF DTU 13.12 de mars 1988. Il fixe la largeur minimale des semelles, l'epaisseur du beton de proprete, l'enrobage des armatures, la classe de resistance minimale du beton, les tolerances d'execution des fouilles et la methode de determination de la profondeur hors gel. Il ne traite ni la conception ni le dimensionnement, qui relevent des Eurocodes et de la NF P 94-261. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF DTU 13.1 (P 11-201) ?
Le domaine d'application couvre : Clauses types de specification de mise en oeuvre pour les travaux de fondations superficielles et semi-profondes en beton ou en beton arme constituees par des semelles filantes, des semelles isolees, des radiers generaux et des massifs semi-profonds (puits courts), et dont l'elancement geometrique est inferieur ou egal a 5 (clause 1 de la partie 1-1). Le document couvre les fondations supportant des batiments, des mats et cheminees, des silos et des reservoirs ainsi que des structures portant des grues et des machineries, et les fondations de murs de soutenement. Il est applicable dans toutes les zones climatiques francaises, departements et regions d'outre-mer compris. Il ne couvre pas les travaux de dallages, qui relevent du NF DTU 13.3, ni les puits realises avec des techniques de fondations profondes, qui relevent du NF DTU 13.2.. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF DTU 13.1 (P 11-201) sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase (conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception) et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Faut-il citer NF DTU 13.1, NF DTU 13.11 ou NF DTU 13.12 dans un CCTP ?
NF DTU 13.1. L'edition de septembre 2019, homologuee en aout 2019, remplace avec ses parties P1-2 et P2 la norme homologuee NF DTU 13.11 et son amendement A1 de juin 1997, et remplace la norme homologuee NF DTU 13.12 d'indice de classement P 11-711 de mars 1988. Les references 13.11 et 13.12 n'ont plus de valeur normative.
Quelle est la classe de beton minimale pour une semelle de fondation ?
C25/30 au sens de la NF EN 206/CN (clause 9.3 de la partie 1-1). C'est un minimum de mise en oeuvre qui s'impose meme si le calcul de structure se contenterait d'une resistance inferieure. La classe d'exposition couramment utilisee pour un beton de fondations est XC2.
Quel enrobage d'armatures faut-il respecter en fondation superficielle ?
L'enrobage nominal cnom des armatures au-dessus du beton de proprete est d'au moins 30 mm ; en l'absence de beton de proprete, il est d'au moins 65 mm (clause 9.2). Le beton de proprete divise donc par plus de deux l'enrobage exige, ce qui explique qu'il ne soit pas un poste facultatif.
Quelle est la largeur minimale d'une semelle ?
0,40 m. La clause 3.2 pose la regle generale B superieur ou egal a 0,40 m pour tous les types de fondations superficielles, et la clause 9.3 la rappelle pour les semelles filantes en y ajoutant une hauteur minimale de 20 cm.
Comment determine-t-on la profondeur hors gel selon le NF DTU 13.1 ?
A defaut d'information plus precise, par lecture de la carte indicative de la Figure 5, qui donne des valeurs H0 de 0,5 m a 0,9 m selon la region pour une altitude inferieure ou egale a 150 m, puis par correction d'altitude selon H = H0 + (A - 150)/4000, ou A est l'altitude et H la profondeur hors gel, en metres (clause 8.2). Les zones H1, H2 et H3 de la reglementation thermique n'interviennent pas dans ce calcul.
Quelle epaisseur de beton de proprete faut-il prevoir ?
Dans le cas d'une semelle en beton arme, le beton de proprete est coule sur une hauteur minimale de 4 cm (clause 9.1). Son dosage minimal en ciment est de 150 kg/m3 (clause 3.5 du CGM). Il doit etre coule le plus rapidement possible apres realisation de la fouille.
Quelles tolerances de fouille sont admises ?
En terrain non rocheux, la surprofondeur locale est limitee a 5 cm et l'ecart par exces de fouille a moins de 10 cm en puits, tranchee ou excavation et a moins de 5 cm en rigole. En terrain rocheux, la surprofondeur locale est limitee a 10 cm si la semelle ou le radier recoit des ouvrages de maconnerie, et a 20 cm dans le cas contraire. L'implantation doit en outre liberer entierement l'espace prevu sur les plans (Tableau 1 de la clause 7).
Quelle mission geotechnique faut-il fournir a l'entreprise ?
Les rapports d'etude geotechnique de type G2 PRO au minimum, au sens du Tableau 1 de la NF P 94-500 (clause 5). Pour les ouvrages de categorie geotechnique 1, les missions G2 AVP et PRO peuvent constituer un seul et meme rapport.
Peut-on couler une semelle dans une fouille qui contient de l'eau ?
Non. Le coulage du beton ne peut se faire qu'apres evacuation de l'eau du fond de fouille, l'assainissement pouvant se faire par drainage ou pompage (clause 8.1). De la meme facon, sur un fond de fouille gele, le coulage ne peut avoir lieu qu'apres degel du sol et nettoyage du terrain, avec purge et compactage si necessaire.
Quelle section d'acier minimale pour le chainage d'une semelle filante ?
1,5 cm2 pour les armatures longitudinales de chainage, et 1,5 cm2 egalement pour les armatures en attente destinees aux chainages verticaux des murs en maconnerie, par renvoi au NF DTU 20.1 P1-1. Le recouvrement des armatures longitudinales et le depassement des attentes sont d'au moins 50 fois le diametre de l'armature (clause 9.2).
Quelle pente maximale pour des fondations en redans sur terrain en pente ?
Les niveaux de fondations successives doivent respecter une pente maximale de 3 de base pour 2 de hauteur lorsque le terrain d'assise ne peut donner lieu a un glissement d'ensemble ; pour un voile ou un mur filant fonde superficiellement, les marches ou redans respectent une pente maximale de 3 de base pour 1 de hauteur (clause 9.4). En situation sismique, la valeur de la pente peut etre diminuee.
Le NF DTU 13.1 donne-t-il des surprofondeurs forfaitaires en sol argileux ?
Non. Les sols sensibles aux phenomenes de retrait-gonflement doivent faire l'objet d'une etude geotechnique appropriee, pouvant conduire a des dispositions constructives telles que des surprofondeurs de fondations (clause 9.6). Le niveau d'alea et les dispositions a respecter peuvent par ailleurs etre fixes par un plan de prevention des risques naturels.
Un dallage sur terre-plein releve-t-il du NF DTU 13.1 ?
Non. Le NF DTU 13.1 ne couvre pas les travaux de dallages, qui relevent du NF DTU 13.3 (clause 1). Sur un chantier comportant semelles filantes et dallage, les deux DTU doivent etre vises separement au CCTP.
Quels dosages en ciment pour un beton de semelle fabrique sur chantier ?
Pour un beton a composition prescrite dans la norme : 250 kg/m3 a sec et 300 kg/m3 dans l'eau pour les semelles en beton non arme ; 250 kg/m3 a sec et 350 kg/m3 dans l'eau pour les semelles filantes a simple armature de chainage ; 300 kg/m3 a sec et 400 kg/m3 dans l'eau pour les semelles en beton arme (clause 3.3.1 du CGM). La resistance caracteristique attribuable a priori sans essais est alors plafonnee, de 8 MPa a 250 kg/m3 jusqu'a 20 MPa a 400 kg/m3.
Qu'est-ce qu'un ouvrage simple au sens de l'Annexe A ?
Un rez-de-chaussee reunissant dix conditions cumulatives : combles amenageables ou toiture-terrasse, portee de plancher inferieure ou egale a 6 m et hauteur inferieure ou egale a 3 m, surface de plancher inferieure ou egale a 200 m2 sans mitoyennete, hors zone d'alea fort ou moyen de retrait-gonflement, hors zone de PPR, denivele du terrain limite a 1 m, sans sous-sol, sans appui sur remblai depuis le terrain naturel, et sans nappe phreatique a moins de 3 m. Ces ouvrages sont de classe de consequence 1 au sens de la NF EN 1990, et le geotechnicien peut alors decider de les classer en categorie geotechnique 1.
Le NF DTU 13.1 traite-t-il le dimensionnement des semelles ?
Non. La conception et le dimensionnement des fondations superficielles couvertes par le document sont traites par les Eurocodes, leurs Annexes Nationales et leurs documents d'application nationale (clause 1) : NF EN 1997-1 pour le calcul geotechnique, NF P 94-261 pour la justification des fondations superficielles, NF EN 1992-1-1 pour le beton arme. Le DTU ne fournit que des minima d'execution.
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Le NF DTU 20.1 est le texte de référence de la maçonnerie de petits éléments : blocs de béton de granulats, briques de terre cuite, blocs de béton cellulaire autoclavé, pierre naturelle et blocs de coffrage. Sa partie 1-1 (juillet 2020) fixe l'appareillage, le hourdage à joints épais, minces ou semi-épais, les maçonneries de soubassement et la protection contre les remontées d'humidité, les chaînages horizontaux, verticaux et inclinés, les linteaux et appuis de baies, les jonctions d'angle et en Té, et les tolérances d'exécution. Un décalage de joints insuffisant, un chaînage sous-dimensionné ou une coupure de capillarité mal positionnée sont les trois désordres les plus fréquemment relevés en expertise sur ce lot.
NF DTU 13.11 - Fondations superficielles - Cahier des clauses spéciales (annulé, remplacé par le NF DTU 13.1 P2)
Le DTU 13.11 « Fondations superficielles » (NF P 11-211) date de mars 1988 et a été amendé en juin 1997. Il n'est plus en vigueur : les normes NF DTU 13.1 P1-1, P1-2 et P2, homologuées en août 2019 et publiées en septembre 2019, l'ont annulé et remplacé. Les clauses administratives spéciales d'un marché de fondations superficielles relèvent désormais du NF DTU 13.1 P2, et les clauses techniques du NF DTU 13.1 P1-1. Cette fiche restitue le contenu réellement applicable (consistance du marché, travaux exclus, coordination, réservations, règlement des difficultés) et corrige les valeurs d'exécution qui étaient auparavant attribuées à ce DTU.
NF DTU 13.12 - Règles pour le calcul des fondations superficielles
Le DTU 13.12 « Règles pour le calcul des fondations superficielles » date de mars 1988 et n'est plus en vigueur : il a été annulé et remplacé, avec le DTU 13.11, par le NF DTU 13.1 « Fondations superficielles » de septembre 2019. Le calcul et le dimensionnement des semelles relèvent désormais de l'Eurocode 7 (NF EN 1997-1) et de sa norme d'application française NF P 94-261. Cette fiche restitue le cadre de calcul réellement applicable aujourd'hui (résistance nette du terrain, facteurs partiels, excentrement, glissement, tassements) et signale ce qui, dans les CCTP anciens, renvoie encore à un texte abrogé.
Informations
Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 28 août 2026
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NF DTU 13.1 (P 11-201) - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. fondations superficielles, fondations semi-profondes, semelles filantes, semelles isolees, radier general, puits courts, beton arme, hors gel, fond de fouille, beton de proprete, gros beton, enrobage, retrait-gonflement, etude geotechnique G2, elancement, terrassement, fondations, beton.