DTU 40.241 — Couvertures en tuiles planes en béton à glissement et à emboîtement longitudinal
Le DTU 40.241 (DTU P 31-205 pour le cahier des clauses techniques) définit les conditions d'exécution des couvertures en tuiles planes en béton à glissement et à emboîtement longitudinal. Il impose une pente minimale de 40 %, une pose exclusivement à joints croisés, un défaut de planitude du support inférieur à 1/100 de la portée des liteaux mesuré à la règle de 2,50 m, une lame d'air d'au moins 20 mm sous les liteaux, et des sections de ventilation d'au moins 1/5000 de la surface projetée sans écran et 1/3000 avec écran.
Domaine d'application
Couvertures en tuiles planes en béton à glissement et à emboîtement longitudinal, tous types de bâtiments à versants plans en France métropolitaine, hors climat de montagne (implantation au-delà de 900 m d'altitude)
Règles principales
Domaine d'application et statut du document
241 (DTU P 31-205), publié en juin 1990, a pour objet de définir les conditions d'exécution des travaux de couverture en tuiles planes en béton à glissement et à emboîtement longitudinal.
24 de juin 1979 et le modificatif n° 1 au Cahier des Charges de mars 1982, et incorpore l'erratum d'octobre 1990 (Cahier du CSTB n° 2446), le modificatif n° 1 de juin 1997 (Cahier n° 2959) et le modificatif n° 2 de décembre 2000 (Cahier n° 3304). Les couvertures visées sont aptes à couvrir tous les types de bâtiments à versants plans, quelle que soit leur destination.
Le document est applicable aux bâtiments réalisés en France métropolitaine et ne vise pas l'emploi de ces tuiles en climat de montagne, conventionnellement caractérisé par l'implantation du bâtiment à plus de 900 m d'altitude. 2).
Planitude et flexibilité de la charpente
En l'absence de dispositions au moins analogues figurant dans les cahiers des charges et cahiers des clauses techniques de mise en œuvre de charpente, deux règles s'appliquent. Planitude générale des supports de liteaux : le défaut de planitude doit être inférieur en tout point du support de la couverture à 1/100 de la portée des liteaux.
La mesure s'effectue en déplaçant en tout sens une règle de 2,50 m de longueur maintenue en contact avec deux chevrons de part et d'autre du chevron considéré, puis en mesurant perpendiculairement au plan de la couverture la distance maximale h pouvant exister entre la règle et le chevron médian.
Flexibilité : sous l'action des charges permanentes, climatiques et d'utilisation, aucun déplacement relatif ne doit excéder le 1/200 de la distance prise en compte. Le DTU précise qu'il appartient au maître d'œuvre de prévoir, aux documents particuliers du marché, les dispositions nécessaires pour le respect de ces prescriptions.
Pente minimale de 40 % et limites de rampant
La pente minimale est de 40 %. Les pentes admissibles de versant sont précisées au tableau I, qui donne le recouvrement des tuiles en fonction de la pente. Les pentes sont valables pour des rampants de 12 m de longueur maximale et dont la projection horizontale n'excède pas 8 m : les deux conditions doivent être vérifiées simultanément.
Pour des rampants de longueur plus importante, il y a lieu de procéder à une étude particulière. Les tuiles en béton à glissement et à recouvrement variables permettent d'adapter la valeur du recouvrement à la pente et à la longueur du rampant, mais en tout état de cause le recouvrement est au moins égal à la valeur indiquée pour la pente considérée dans le tableau I.
Ce tableau assortit certaines conditions d'emploi au recours obligatoire à un écran de sous-toiture ; ces conditions doivent être considérées comme résultant des conséquences de l'écran sur le champ de pression de part et d'autre de la couverture, et non comme la capacité de l'écran à jouer un rôle d'étanchéité complémentaire.
L'écartement des liteaux est au maximum égal à la longueur de la tuile moins la valeur du recouvrement pour la pente considérée.
Pose exclusivement à joints croisés
Les tuiles planes en béton se posent exclusivement à joints croisés. La totalité du dispositif d'emboîtement prévu par le fabricant doit être utilisée. La pose à joints croisés nécessite l'emploi des demi-tuiles ou tuiles spéciales fournies par le fabricant, notamment en rives latérales droites où les tuiles ou demi-tuiles de rive, avec ou sans rabat, permettent le respect de ce mode de pose.
Afin d'éviter dans toute la mesure du possible les coupes de tuiles, il est utile de procéder à une étude préalable du plan de couverture et d'établir un calepinage suivant la longueur et la largeur des tuiles, en fonction du modèle de tuiles à utiliser.
Qualité des tuiles et justification du lot livré
Les tuiles de courant et les tuiles spéciales en béton doivent satisfaire aux prescriptions de la norme NF EN 490. L'emboîtement est conçu de façon à réaliser une surface plane en partie supérieure de chaque rangée de tuiles.
La marque de qualité NF apposée sur les tuiles certifie la conformité et dispense de la vérification des critères exigés ; en l'absence d'apposition de la marque NF, il faut justifier les performances du lot livré par référence à la norme. Les tuiles peuvent reposer sur d'autres types de supports que ceux indiqués dans le document, ces autres types de support étant alors justiciables de l'Avis Technique.
Qualité des bois massifs de couverture
Les bois massifs de couverture doivent être secs à l'air et répondre aux caractéristiques de choix minimales du document ; ils font l'objet de la norme NF P 34-401. Toutes les essences admises en charpente sont utilisables, le sapin et l'épicéa étant préférables à toutes autres essences pour l'exécution des voligeages et tasseautages.
Pour les portées d'entraxe au plus égales à 1,20 m, les bois de couverture ne doivent pas présenter de défauts susceptibles de réduire gravement leur résistance : sont prohibés en particulier les altérations biologiques dues aux champignons et insectes autres que le bleuissement et les piqûres noires ; les défauts localisés tels que nœuds, flaches et poches de résine qui, isolément ou par le fait de leur groupement en une même section, réduiraient de plus d'un quart la surface de la section considérée ; et les pentes générales de fil supérieures à 12 % par rapport à l'axe géométrique de la pièce.
Pour les portées d'entraxe supérieures à 1,20 m et pour les bois de section plus importante (planches, chevrons), les bois doivent être conformes aux prescriptions de la catégorie I de la norme NF B 52-001.
La protection fongicide et insecticide peut être exigée suivant les circonstances, les lieux d'emploi et la nature des bois ; elle est alors réalisée au moyen de produits dont les caractéristiques sont au moins égales à celles exigées pour la marque de qualité CTB-F, et doit être précisée aux documents particuliers du marché.
Pose sur liteaux bois et dimensionnement
Les tuiles reposent sur un litonnage en bois dont les éléments sont fixés à raison d'une pointe ou d'une agrafe à chaque intersection d'un chevron et d'un liteau. L'agrafage n'est utilisé que pour la fixation de pièces d'épaisseur au plus égale à 25 mm ; pour des pièces à fixer d'épaisseur au moins égale à 32 mm, on utilisera de préférence des pointes torsadées.
Les liteaux doivent reposer sur trois appuis au moins. La section des liteaux à utiliser est fonction des entraxes et de la charge totale, définie comme une charge permanente de 50 daN/m² augmentée des charges climatiques normales.
Le tableau II donne, à titre indicatif, les dimensions des liteaux en fonction de certaines valeurs d'entraxes et de charge totale ; une tolérance de ± 1,5 mm est admissible à partir des cotes indiquées.
Les valeurs du tableau II tiennent compte d'une flèche de 1/300 de la portée sous charge totale, d'une pose sur deux appuis, des tolérances dimensionnelles de section, d'une distance entre axes des liteaux d'environ 0,30 m et des contraintes entraînées par l'entretien normal de la couverture. Des écartements entre appuis et des épaisseurs différents peuvent être admis sous réserve d'une justification.
Les agrafes sont en acier, d'épaisseur ou diamètre minimal 1,83 mm et de longueur minimale de branche 63,5 mm, protégées par galvanisation de classe B de la NF A 91-131 lorsqu'elles ne sont pas en inox ; les vis autotaraudeuses sur charpente métallique sont en acier cémenté de 115 kg/mm² minimum de limite élastique et de diamètre minimal 6 mm, ou en acier inoxydable Z 12 CN 17-08.
Liteaux métalliques et protection anticorrosion
Les liteaux métalliques doivent être constitués par des cornières ou autres profilés angulaires en acier de construction d'usage général. Les dimensions des cornières utilisées sont L 30 × 30 × 3, L 35 × 35 × 3,5 et L 40 × 40 × 4 ; si d'autres profilés sont utilisés, ceux-ci doivent avoir une hauteur d'accrochage au moins égale à 20 mm. En pose (art.
2), les tuiles sont posées sur des cornières définies par les normes NF A 45-009 et NF A 45-010, l'épaisseur et la largeur des ailes étant fonction de la portée et des charges et déterminées par calcul.
Avant la mise en œuvre, les liteaux en acier doivent être protégés de la corrosion, cette protection étant normalement assurée par l'application d'une ou de deux couches de peinture antirouille (peinture au minium ou peinture bitumineuse par exemple), les surfaces à peindre étant préalablement dégraissées et débarrassées de la rouille ; des prescriptions plus sévères peuvent être nécessaires.
Point essentiel de limite de prestation : sauf prescriptions indiquées aux documents particuliers du marché, la protection contre la corrosion n'est pas assurée par l'entreprise de couverture.
Fixation des tuiles, égout et saillies
La fixation minimale des tuiles par crochetage, par clouage ou par pannetonnage doit être exécutée dans les cas indiqués au tableau III. Les dispositifs couramment utilisés pour la fixation des tuiles et des accessoires de couverture sont les pointes, clous, crochets de pannetonnage, fils et clips ; lorsqu'ils sont métalliques, ces dispositifs doivent être protégés contre la corrosion.
En égout droit, le rang doit avoir la même pente que celle des rangs en plein comble : pour ce faire, les tuiles de premier rang ou tuiles d'égout reposent couramment sur un doublier ou liteau de basculement. En égout biais, si le rang de départ n'est pas tranché, il part au-dessus d'une bande métallique biaise.
Lorsque les saillies d'égout et de rives ne sont pas fermées à la face inférieure et si toutes les précautions n'ont pas été prises pour la fixation des tuiles des rangs en saillie, il est nécessaire de réaliser un voligeage sans écartement des saillies d'égout pour éviter la prise au vent : on emploie soit des voliges serrées bord à bord, soit des éléments bouvetés, soit des panneaux de contreplaqué « extérieur CTB-X », soit des panneaux de particules de qualité CTB-H.
Rives de tête et rives latérales
4, soit par un filet en mortier recouvert d'une garniture métallique et d'une bande de solin, soit suivant les dispositions de la figure 7 du document. Rive de tête sans dépassement du mur : il peut être utilisé soit des tuiles faîtières hourdées, soit des tuiles spéciales du type shed, soit une garniture métallique.
Rive latérale droite : elle peut être réalisée au moyen de tuiles ou de demi-tuiles de rive avec ou sans rabat permettant le respect de la pose à joints croisés, cette pose nécessitant l'emploi des demi-tuiles ou tuiles spéciales fournies par le fabricant.
Rive latérale biaise : lorsque l'eau a tendance à affluer vers la ligne de rive (ligne réceptrice), la rive latérale est traitée en noue de façon à acheminer l'eau vers l'égout ; lorsque l'eau a tendance à s'éloigner de la ligne de rive (ligne fuyante), elle est traitée en arêtier.
Faîtage à sec, faîtage hourdé et arêtiers
La ligne de faîte est recouverte de pièces faîtières spécialement conçues.
En faîtage à sec, suivant les modèles, les éléments de faîtière sont posés bout à bout ou par recouvrement ; des bandes de recouvrement préfabriquées (closoirs) fournies ou prescrites par le fabricant sont interposées entre le dernier rang de tuiles et le faîtage et recouvrent le dernier rang d'une longueur au moins égale à la valeur du recouvrement des tuiles.
La fixation est prévue sur la panne faîtière ou la lisse de rehausse par l'intermédiaire de clous, tire-fonds, clips cloués ou tout autre système adapté prescrit par les fabricants, avec un complément d'étanchéité sur la tête du clou ou du tire-fond.
4 : en faîtage à recouvrement, le recouvrement entre faîtières est de 50 mm environ, si possible dans le sens opposé au vent de pluie habituel, et les liteaux supérieurs doivent être disposés par rapport à la ligne de faîte de façon à obtenir un recouvrement suffisant de 50 mm des faîtières sur les tuiles sans que ces dernières se touchent au faîte ; le hourdage de deux faîtières consécutives ne doit pas atteindre l'extrémité de la faîtière recouverte.
En faîtage maçonné avec faîtières posées bout à bout, la pose nécessite la réalisation d'embarrures et de crêtes au mortier. Le faîtage biais est exécuté comme un arêtier.
Sur la ligne d'arêtier, les tuiles sont tranchées biaises selon cette ligne : les arêtiers hourdés sont scellés entre eux et recouverts de pièces d'arêtiers scellées au mortier dans les mêmes conditions que les faîtières ; les arêtiers posés à sec doivent être fixés sur une lisse de rehausse, l'étanchéité étant assurée par l'interposition de bandes de recouvrement, éventuellement préfabriquées, fixées sur la lisse.
Mortiers de calfeutrement : liste de produits qualifiés
Les ouvrages de calfeutrement sont exécutés avec des mortiers prêts à l'emploi figurant sur une liste préconisée par le fabricant de tuiles. Cette liste est reprise de la liste établie par le CERIB, laquelle se fonde sur des produits à faible module d'élasticité et ayant satisfait à un essai de convenance quant à l'adhérence.
241 ne fixe donc pas de dosage de mortier de chantier : il renvoie à des produits industriels qualifiés, ce qui distingue nettement la tuile béton des couvertures en terre cuite, dont les DTU chiffrent les dosages de chaux et de ciment.
Les bandes façonnées répondent aux caractéristiques de la norme NF P 34-402, et les tables et bandes en plomb doivent répondre aux spécifications de la norme NF A 55-401, leur épaisseur devant être au moins de 1,5 mm.
Noues, noue fermée et noue autoportante
La noue est généralement constituée par un revêtement métallique posé sur voligeage dont le développement et le profil sont fonction de sa pente et de la quantité d'eau à évacuer. Suivant le profil adopté, on exécutera une pince de 20 à 40 mm ou un relevé contre une fourrure en bois établie aux dimensions appropriées (noues encaissées).
En rive de la noue, les tuiles sont tranchées biaises suivant l'axe de la noue de telle façon que le recouvrement tuile sur métal soit au moins de 8 cm. La charpente doit être prévue et aménagée pour recevoir la noue. Une autre solution consiste à réaliser une noue autoportante à l'aide de pièces métalliques rigides.
En ce qui concerne la noue fermée, les prescriptions ci-dessus restent valables, mais pour ce type de noue les tranchis biais sont bord à bord suivant l'axe de la noue.
Par sa position, la noue se trouve dans des conditions particulièrement défavorables — sa pente est inférieure à celle du rampant de plus faible pente et elle reçoit une grande quantité d'eau — et son établissement doit faire l'objet de soins particuliers. 45.
Pénétrations continues : couloir latéral et noquets
Pénétration continue suivant la ligne de plus grande pente : ces ouvrages sont traités soit par un couloir latéral, soit à l'aide d'un couloir et de noquets.
Solution avec couloir latéral : les tuiles sont tranchées en rive et recouvrent un couloir d'une profondeur égale à la hauteur d'un liteau, reposant sur toute sa largeur sur une pièce de bois ; la largeur du couloir est d'au moins 16 cm de façon à permettre son nettoyage ; le recouvrement tuile sur métal doit être d'au moins 8 cm comme pour une noue ; le relevé intérieur avec pince est calé par un liteau pour éviter sa déformation dans le temps ; le relevé extérieur du couloir dépasse d'au moins 8 cm le niveau supérieur des tuiles et est recouvert d'une bande à solin engravée.
Lorsque la pénétration n'est pas continue sur toute la ligne de pente, le couloir est arrêté une rangée de tuiles au moins en aval de la pénétration et s'achève par un exutoire en sifflet recouvrant au moins une tuile.
Solution avec couloir et noquets : les noquets sont placés sur chaque tuile, la couvrant sur toute sa longueur et remontant le long de la paroi de pénétration ; ils doivent être insensibles à la corrosion et conçus pour éviter les déformations nuisibles à l'étanchéité, avec stabilité de forme, de dimension et durabilité ; leur largeur est égale aux deux tiers de la largeur des tuiles, leur longueur permet un emboîtement ajusté sur les tuiles et leur relevé est au moins de 10 cm.
On veillera à la pose que tuiles de rive et noquets ne présentent pas de pente transversale dirigée vers la ligne de pénétration.
Les noquets sont solidaires des tuiles et ne doivent pas être fixés au mur afin de permettre le libre jeu de la couverture ; les rabats du couloir et des noquets sont couverts par une bande couvre-joint engravée, les noquets étant éventuellement calfeutrés en sous-face par une bande de mastic SNJF de première catégorie.
Pénétrations perpendiculaires, discontinues et brisures
4. Pénétration continue oblique : l'ouvrage est traité comme une rive de tête ou comme un chéneau selon que l'eau a tendance à fuir ou à rejoindre la ligne d'intersection entre le versant et la pénétration.
Pénétrations discontinues (souches, lanterneaux, cages d'ascenseur, murs ne couvrant pas toute la longueur du long pan) : sur les côtés de l'ouvrage on utilise par exemple des noquets, sur le devant on opère comme pour une pénétration continue, et sur la partie amont on réalise généralement un derrière indépendant en métal sur forme de pente (besace) ou un chéneau, les raccordements aux angles se faisant par exemple par goussets soudés.
Lorsqu'il s'agit d'une souche de cheminée, la distance entre les bois et la face intérieure du conduit (écart de feu) doit respecter le minimum prescrit par la réglementation en vigueur dans la région considérée. Brisures : elles sont réalisées à l'aide de bandes de recouvrement pliées selon l'angle à réaliser, le rang de tuiles amont reposant sur un doublier.
Bande à rabattre : en raccord avec les pénétrations constituées par des ouvrages en bois ou en béton, on peut substituer à la bande de solin une bande à rabattre avec calfeutrement au mastic plastique.
Écrans souples et rigides : constitution et pose
On entend par écran un élément généralement continu souple ou rigide, interposé entre le comble et la face interne des tuiles. 2, l'interposition d'un écran en sous-face doit être précisée dans les documents particuliers du marché.
Écran souple : constitué par des lés de feutre bitumé, avec ou sans armature rapportée à mailles larges, le feutre devant satisfaire au moins aux prescriptions imposées pour le type 36 S par la NF P 84-307, ou par des lés en polyéthylène armé ou non d'épaisseur minimale 100 micromètres ; l'emploi d'écrans perméables à la vapeur d'eau contribue utilement à réduire les risques de condensation.
En pose, cet écran ne peut en aucun cas être mis directement sur les liteaux et il est indispensable que l'air circule entre sa surface et les tuiles : il est fixé tendu sur les chevrons et le niveau d'appui des liteaux est relevé par une contre-latte d'épaisseur minimale 20 mm clouée sur la face supérieure du chevron.
Dans le cas de comble non isolé sous rampant, on peut disposer l'écran sur les chevrons sans le tendre, la distance entre l'écran et le liteau mesurée à mi-portée entre les chevrons devant alors être de 4 à 5 cm.
Écran rigide : en bois (voliges ou planches emboîtées ou bord à bord), en panneaux contreplaqués conformes aux NF B 54-155 et NF B 54-160 avec caractéristiques au moins égales à la marque « Extérieur CTB-X », dimensions maximales 3 150 × 1 550 mm et épaisseur minimale 10 mm, en panneaux de particules conformes aux NF B 54-100 et NF B 54-110 avec caractéristiques CTB-H, dimensions maximales 3 700 × 1 250 mm et épaisseur minimale 16 mm, en terre cuite ou en maçonnerie.
Le plan d'appui des liteaux est relevé par une contre-latte ou un liteau de 20 mm, les entraxes étant fonction de la section des liteaux et de la charge, et des jeux de 1 mm par mètre de panneau répartis à chaque extrémité doivent être ménagés.
Les écrans en bois ou en panneaux dérivés du bois ne peuvent pas assurer l'étanchéité de la couverture ; si les charges de la couverture et de son support sont transmises à l'écran, les conditions de mise en œuvre doivent faire l'objet d'une étude particulière du maître d'œuvre.
Isolation thermique le long des rampants et pare-vapeur
En aucun cas, l'isolant ne sera au contact de la sous-face des liteaux et a fortiori des tuiles.
On réservera toujours entre la sous-face des liteaux et l'isolant un vide tel que, compte tenu de l'épaisseur des liteaux et des variations éventuelles de volume de l'isolant, il subsiste toujours un espace d'au moins 20 mm destiné à assurer le libre passage de l'air ; cet espace résiduel conduit en pratique à prévoir un espace plus important à la mise en œuvre, la meilleure solution consistant à placer l'isolant sous les chevrons.
La résistance thermique de l'isolant et par conséquent son épaisseur doivent être précisées dans les documents particuliers du marché. Lorsque le comble est habitable et que l'isolant est disposé entre les chevrons, il est généralement nécessaire de prévoir un dispositif en sous-face des chevrons (lattes clouées sur taquets par exemple) pour obtenir l'épaisseur disponible nécessaire.
La face inférieure de l'isolant doit toujours être munie d'un pare-vapeur ; la face supérieure ne doit pas en comporter. Lorsque l'isolant est disposé en deux couches superposées, seule la couche inférieure doit comporter un pare-vapeur en sous-face, la couche supérieure devant être constituée par un isolant nu.
Il ne doit pas être disposé de film étanche entre la face supérieure de l'isolant et les tuiles, à moins qu'il subsiste toujours un intervalle d'au moins 2 cm entre la face supérieure de l'isolant et le film, compte tenu de la déformation possible de ce film et des variations éventuelles de volume de l'isolant, et que toutes les dispositions soient prises pour assurer la ventilation de cet intervalle.
La présence d'un film étanche sans ventilation le séparant de l'isolant conduirait à emprisonner l'humidité dans ce dernier et à lui faire perdre ses qualités spécifiques.
Ventilation à la sous-face des tuiles
Une ventilation suffisante doit être ménagée à la sous-face des tuiles, afin d'assurer le bon comportement dans le temps de la structure porteuse et de lutter contre les désordres pouvant être engendrés par l'eau, sous forme de condensation ou de vapeur d'eau.
Cas de la couverture simple, sans écran supprimant la libre communication entre le comble et la sous-face des tuiles : la ventilation est assurée par des ouvertures situées en bas et en haut de versant — entrées d'air par chatières, par ouvertures résultant de la forme géométrique des tuiles non obturées, ou linéairement par des ouvertures pratiquées dans l'avant-toit ; sorties d'air par chatières disposées en quinconce par rapport aux chatières basses, ou linéairement par des faîtages spécialement conçus pour cet usage.
La section totale des orifices de passage d'air doit être au moins égale à 1/5000 de la surface projetée de la couverture dans un plan horizontal, avec, en cas d'emploi de chatières, un minimum de 3 chatières par versant (2 en bas, 1 en haut) et une section utile d'au moins 10 cm² par chatière.
La ventilation peut également se faire par des ouvertures pratiquées dans les pignons lorsque ceux-ci ne sont pas distants de plus de 15 m. Les ouvertures de ventilation dont la plus petite dimension est supérieure à 20 mm doivent comporter un grillage de mailles suffisamment fines pour empêcher l'intrusion des oiseaux et des rongeurs.
Cas de la couverture avec écran supprimant la libre communication : la surface totale des orifices doit être au moins égale à 1/3000 de la surface projetée, avec s'il s'agit de chatières un minimum de 3 par rampant (2 en bas, 1 en haut) ; si les entrées d'air sont linéaires le long de l'égout par des ouvertures pratiquées dans l'avant-toit et que les sorties ne sont pas également linéaires, on dispose les tuiles chatières en une ligne horizontale à proximité du faîtage, leur section d'ouverture cumulée étant au moins égale à 1/6000 de la surface projetée du comble.
Lorsque la longueur du rampant est supérieure à 8 m, il conviendra de prévoir soit une ligne de chatières supplémentaires sensiblement à mi-longueur du rampant, soit une épaisseur de lame d'air supérieure. L'épaisseur de la lame d'air sous le liteau doit être au moins égale à 20 mm.
Neige poudreuse, sites et conditions d'entretien
Dans le cas d'une couverture en éléments discontinus telle que celle faisant l'objet du cahier des clauses techniques, la protection contre la neige poudreuse ne peut pas être assurée par le seul assemblage de ces éléments entre eux. Les exigences vis-à-vis de cette protection doivent être précisées dans les documents particuliers du marché.
6 si cet écran est disposé au-dessus d'un isolant thermique ; cela requiert une étude préalable de conception, notamment pour les ouvrages particuliers de couverture. Si le comble n'est pas utilisé, la protection contre la neige poudreuse peut être reportée au niveau du plancher du comble, sa nature étant fonction de la nature de ce plancher.
L'annexe 1 définit trois sites : protégé (fond de cuvette entouré de collines, ou terrain bordé de collines du côté des vents les plus violents), normal (plaine ou plateau à dénivellations peu importantes), exposé (littoral sur environ 5 km, sommet des falaises, îles ou presqu'îles étroites, estuaires encaissés ; à l'intérieur, vallées étroites, montagnes isolées et élevées telles que Mont-Aigoual et Mont-Ventoux, et certains cols). 8 n'ont pas été prises.
Lorsque l'accès à la couverture ne peut se faire de l'extérieur du bâtiment, il y a lieu de mentionner aux documents particuliers du marché la fourniture et la pose de trappes d'accès.
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Défaut de planitude du support de liteaux | < 1/100 de la portée des liteaux | Art. 1.2.2.1 — mesuré en déplaçant en tout sens une règle de 2,50 m maintenue en contact avec deux chevrons de part et d'autre du chevron considéré |
| Flexibilité de la charpente (déplacement relatif) | ≤ 1/200 de la distance prise en compte | Art. 1.2.2.2 — sous l'action des charges permanentes, climatiques et d'utilisation |
| Pente minimale de couverture | ≥ 40 % | Art. 3.1.1 — les pentes admissibles de versant sont précisées au tableau I |
| Longueur de rampant | ≤ 12 m de longueur et ≤ 8 m de projection horizontale | Art. 3.1.1 — les deux conditions sont cumulatives ; au-delà, étude particulière |
| Tolérance dimensionnelle des liteaux | ± 1,5 mm | Art. 3.2.1 — à partir des cotes indiquées au tableau II |
| Flèche des liteaux (hypothèse du tableau II) | 1/300 de la portée | Art. 3.2.1 — sous charge totale (charge permanente 50 daN/m² + charges climatiques normales), pose sur deux appuis, entraxe de liteaux d'environ 0,30 m |
| Épaisseur des pièces fixées par agrafage | ≤ 25 mm | Art. 3.2.1 — pointes torsadées à privilégier pour les pièces d'épaisseur ≥ 32 mm |
| Jeu entre extrémités de panneaux d'écran rigide | 1 mm par mètre de panneau, réparti à chaque extrémité | Art. 3.5.3.1 — plan d'appui des liteaux relevé par contre-latte ou liteau de 20 mm |
| Distance écran non tendu / liteau à mi-portée | 4 à 5 cm | Art. 3.5.2 — uniquement dans le cas de comble non isolé sous rampant |
| Dimension des ouvertures de ventilation imposant un grillage | > 20 mm de plus petite dimension | Art. 3.7.1.3 — grillage de mailles fines contre l'intrusion des oiseaux et des rongeurs |
| Pente de fil des bois de couverture | ≤ 12 % | Art. 2.2.1.2.1 — par rapport à l'axe géométrique de la pièce, pour les portées d'entraxe ≤ 1,20 m |
| Nœuds, flaches et poches de résine | Réduction ≤ 1/4 de la surface de la section considérée | Art. 2.2.1.2.1 — isolément ou par groupement en une même section |
Dimensions réglementaires
Pente et rampant admissibles
Art. 3.1.1 : au-delà, étude particulière. Le recouvrement est au moins égal à la valeur du tableau I pour la pente considérée.
Lame d'air sous les liteaux
Art. 3.6 et 3.7.2.3 : l'isolant ne doit en aucun cas être au contact de la sous-face des liteaux ni des tuiles ; prévoir en pratique davantage à la mise en œuvre.
Contre-latte au-dessus d'un écran
Art. 3.5.2 et 3.5.3.1 : clouée sur la face supérieure du chevron pour l'écran souple ; contre-latte ou liteau de 20 mm pour l'écran rigide.
Ventilation sans écran
Art. 3.7.1.2 : minimum 3 chatières par versant (2 en bas, 1 en haut), section utile ≥ 10 cm² par chatière.
Ventilation avec écran
Art. 3.7.2.2 : minimum 3 chatières par rampant. Si entrées linéaires en avant-toit sans sorties linéaires, tuiles chatières en ligne horizontale près du faîtage totalisant ≥ 1/6000 de la surface projetée.
Section utile d'une chatière
Art. 3.7.1.2 : minimum de 3 chatières par versant, 2 en bas et 1 en haut.
Ventilation par ouvertures en pignons
Art. 3.7.1.1 : au-delà, la ventilation doit être assurée par des orifices répartis en bas et en haut de versant.
Longueur de rampant imposant une ligne de chatières intermédiaire
Art. 3.7.2.2 : au-delà, ligne de chatières supplémentaires à mi-longueur du rampant, ou lame d'air d'épaisseur supérieure à 20 mm.
Couloir latéral de pénétration continue
Art. 3.4.6.1.1 : profondeur égale à la hauteur d'un liteau ; le relevé extérieur dépasse d'au moins 8 cm le niveau supérieur des tuiles, recouvert d'une bande à solin engravée.
Recouvrement tuile sur métal (noue et couloir)
Art. 3.4.5 et 3.4.6.1.1 : tuiles tranchées biaises suivant l'axe de la noue ou en rive du couloir.
Noquets de pénétration
Art. 3.4.6.1.1 : longueur permettant un emboîtement ajusté ; noquets solidaires des tuiles et jamais fixés au mur.
Pince de noue
Art. 3.4.5 : alternative au relevé contre une fourrure bois (noues encaissées), selon le profil adopté.
Recouvrement entre faîtières en faîtage hourdé
Art. 3.4.3.1.2 : les liteaux supérieurs doivent permettre 50 mm de recouvrement des faîtières sur les tuiles sans que celles-ci se touchent au faîte.
Cornières support (liteaux métalliques)
Art. 2.2.2.1 : également L 35 × 35 × 3,5 ; autres profilés admis si hauteur d'accrochage ≥ 20 mm. Épaisseur et largeur des ailes déterminées par calcul (NF A 45-009, NF A 45-010).
Écran souple en polyéthylène
Art. 2.6.1 : alternative aux lés de feutre bitumé satisfaisant au moins au type 36 S de la NF P 84-307.
Écran rigide en panneaux contreplaqués
Art. 2.6.2.2 : conformes aux NF B 54-155 et NF B 54-160, caractéristiques au moins égales à la marque « Extérieur CTB-X ».
Écran rigide en panneaux de particules
Art. 2.6.2.3 : conformes aux NF B 54-100 et NF B 54-110, caractéristiques au moins égales à la marque CTB-H.
Intervalle sous film étanche au-dessus de l'isolant
Art. 3.6 : condition indispensable pour admettre un film étanche entre la face supérieure de l'isolant et les tuiles, avec ventilation de cet intervalle.
Agrafes de fixation du support
Art. 2.3.1.1.2 : galvanisation classe B de la NF A 91-131 si non inox ; agrafage limité aux pièces d'épaisseur ≤ 25 mm.
Tables et bandes en plomb
Art. 2.5.2 : conformes à la NF A 55-401. Bandes façonnées selon la NF P 34-402.
Comprendre DTU 40.241
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour DTU 40.241, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de DTU 40.241 couvre : Couvertures en tuiles planes en béton à glissement et à emboîtement longitudinal, tous types de bâtiments à versants plans en France métropolitaine, hors climat de montagne (implantation au-delà de 900 m d'altitude). Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur DTU 40.241
Le DTU 40.241 est le cahier des clauses techniques des couvertures en tuiles planes en béton à glissement et à emboîtement longitudinal. Publié en juin 1990 sous l'indice de classement DTU P 31-205, il annule et remplace le DTU 40.24 de juin 1979 et le modificatif n° 1 au Cahier des Charges de mars 1982. Le texte consolidé incorpore l'erratum d'octobre 1990 paru dans le Cahier du CSTB n° 2446, le modificatif n° 1 de juin 1997 du Cahier n° 2959 et le modificatif n° 2 de décembre 2000 paru dans le Cahier n° 3304.
L'avertissement du document explique sa raison d'être. Depuis l'origine de leur fabrication, les tuiles planes en béton — qui se différencient des tuiles profilées par un extrados plan et un niveau des emboîtements inférieur à celui du plan de ruissellement — ont fait l'objet d'Avis Techniques visant à la fois les caractéristiques des produits et les conditions de leur mise en œuvre. En 1982, la norme NF P 31-311 révisée a intégré les tuiles planes en béton et en a spécifié les caractéristiques particulières. L'importance des applications de ce système de couverture et le caractère stabilisé de ses conditions de mise en œuvre ont conduit à l'établissement du présent DTU.
Pour l'essentiel, le DTU 40.241 reprend les dispositions du DTU 40.24 lorsqu'elles sont communes à la mise en œuvre des tuiles en béton planes ou profilées. Le document identifie lui-même les aspects spécifiques aux tuiles planes : le tableau des pentes et des recouvrements, et le traitement de certains points singuliers de couverture, dont le raccord contre mur ou émergence dans le sens de plus grande pente. C'est ce dernier point qui distingue le plus nettement la tuile plane en béton : le raccord latéral y est traité par couloir métallique et noquets, et non par un simple solin.
Comprendre en détail DTU 40.241
Domaine d'application et dispositions préalables de charpente
Les couvertures en tuiles planes en béton à emboîtement et à glissement sont aptes à couvrir tous les types de bâtiments à versants plans, quelle que soit leur destination. Le cahier des clauses techniques est applicable aux bâtiments réalisés en France métropolitaine, et il ne vise pas l'emploi de ces tuiles en climat de montagne, conventionnellement caractérisé par l'implantation du bâtiment à plus de 900 m d'altitude. Les travaux sont prévus pour être exécutés sur des structures porteuses établies en conformité avec les règles et cahiers des clauses techniques en vigueur, les Règles CB 71 et les DTU 31.1, 31.2, 32.1 et 32.2 étant cités en exemple.
L'article 1.2.2 pose deux exigences préalables relatives aux charpentes, applicables en l'absence de dispositions au moins analogues figurant dans les cahiers des charges de mise en œuvre de charpente. La première concerne la planitude générale des supports de liteaux : le défaut de planitude doit être inférieur en tout point du support de la couverture à 1/100 de la portée des liteaux. Le DTU donne le mode opératoire de mesure, ce qui est rare et précieux en réception : déplacer en tout sens une règle de 2,50 m de longueur en la maintenant en contact avec deux chevrons de part et d'autre du chevron considéré, puis mesurer perpendiculairement au plan de la couverture la distance maximale h pouvant exister entre la règle et le chevron médian.
La seconde exigence concerne la flexibilité : sous l'action des charges permanentes, climatiques et d'utilisation, aucun déplacement relatif ne doit excéder le 1/200 de la distance prise en compte. Le DTU ajoute une précision de responsabilité qui doit se traduire au CCTP : il appartient au maître d'œuvre de prévoir, aux documents particuliers du marché, les dispositions nécessaires pour le respect des prescriptions de l'article 1.2.2. Ces deux exigences relèvent donc du lot charpente, pas du lot couverture, et doivent être vérifiées avant approvisionnement des tuiles.
Pente minimale de 40 % et double limite de rampant
L'article 3.1.1 est direct : la pente minimale est de 40 %. Les pentes admissibles de versant sont ensuite précisées au tableau I, qui donne le recouvrement des tuiles en fonction de la pente. C'est une valeur d'entrée à connaître dès l'esquisse : sous 40 % de pente, la tuile plane en béton relevant du DTU 40.241 n'est pas utilisable, et il faut se tourner soit vers un modèle sous Avis Technique, soit vers un autre système de couverture.
Le DTU pose une double limite de rampant, plus contraignante que celle des autres DTU de couverture en petits éléments : les pentes sont valables pour des rampants de 12 m de longueur maximale et dont la projection horizontale n'excède pas 8 m. Il faut donc vérifier les deux conditions simultanément — la longueur développée du rampant et sa projection horizontale — et non l'une ou l'autre. Pour des rampants de longueur plus importante, il y a lieu de procéder à une étude particulière.
Le recouvrement, lui, est variable : les tuiles en béton à glissement et à recouvrement variables permettent d'adapter la valeur du recouvrement à la pente et à la longueur du rampant, mais en tout état de cause le recouvrement est au moins égal à la valeur indiquée pour la pente considérée dans le tableau I. Ce tableau assortit certaines conditions d'emploi au recours obligatoire à un écran de sous-toiture. Le DTU précise la portée de cette obligation : en l'état actuel des connaissances expérimentales et de comportement en œuvre, ces conditions doivent être considérées comme résultant des conséquences de l'écran sur le champ de pression de part et d'autre de la couverture, et non comme la capacité de l'écran à jouer un rôle d'étanchéité complémentaire. L'écartement des liteaux est au maximum égal à la longueur de la tuile moins la valeur du recouvrement pour la pente considérée.
Pose à joints croisés et emploi intégral de l'emboîtement
L'article 3.1 pose deux règles générales sans exception. Première règle : les tuiles planes en béton se posent exclusivement à joints croisés. Il n'y a donc pas d'option de pose à joints droits, contrairement aux tuiles de terre cuite à emboîtement du NF DTU 40.21. Seconde règle : la totalité du dispositif d'emboîtement prévu par le fabricant doit être utilisée. Un emboîtement partiellement engagé, fréquent en fin de rang ou au droit d'un tranchis mal préparé, constitue une non-conformité.
La pose à joints croisés a une conséquence directe sur l'approvisionnement : elle nécessite l'emploi des demi-tuiles ou tuiles spéciales fournies par le fabricant. L'article 3.4.2.2.1 le confirme pour les rives latérales droites, qui peuvent être réalisées au moyen de tuiles ou de demi-tuiles de rive avec ou sans rabat permettant le respect de la pose à joints croisés. L'article 1.3 recommande en conséquence une étude préalable du plan de couverture et l'établissement d'un calepinage suivant la longueur et la largeur des tuiles, afin d'éviter dans toute la mesure du possible les coupes de tuiles.
Les tuiles de courant et les tuiles spéciales en béton doivent satisfaire aux prescriptions de la norme NF EN 490, l'emboîtement étant conçu de façon à réaliser une surface plane en partie supérieure de chaque rangée de tuiles. La marque de qualité NF apposée sur les tuiles certifie la conformité et dispense de la vérification des critères exigés ; en son absence, il faut justifier les performances du lot livré par référence à la norme.
Support : bois massifs, liteaux et charges de calcul
L'article 2.2.1 encadre les bois massifs de couverture, qui doivent être secs à l'air. Toutes les essences admises en charpente sont utilisables, le sapin et l'épicéa étant préférables à toutes autres essences pour l'exécution des voligeages et tasseautages. Pour les portées d'entraxe au plus égales à 1,20 m, les bois ne doivent pas présenter d'altérations biologiques dues aux champignons et insectes autres que le bleuissement et les piqûres noires, ni de défauts localisés — nœuds, flaches, poches de résine — qui, isolément ou par leur groupement en une même section, réduiraient de plus d'un quart la surface de la section considérée, ni de pentes générales de fil supérieures à 12 % par rapport à l'axe géométrique de la pièce. Pour les portées d'entraxe supérieures à 1,20 m et pour les bois de section plus importante, les bois doivent être conformes aux prescriptions de la catégorie I de la norme NF B 52-001.
En pose sur liteaux bois (article 3.2.1), les tuiles reposent sur un litonnage dont les éléments sont fixés à raison d'une pointe ou d'une agrafe à chaque intersection d'un chevron et d'un liteau, l'agrafage n'étant utilisé que pour la fixation de pièces d'épaisseur au plus égale à 25 mm ; pour des pièces à fixer d'épaisseur au moins égale à 32 mm, on utilisera de préférence des pointes torsadées. Les liteaux doivent reposer sur trois appuis au moins. La section des liteaux est fonction des entraxes et de la charge totale, définie par le DTU comme une charge permanente de 50 daN/m² augmentée des charges climatiques normales. Le tableau II donne à titre indicatif les dimensions des liteaux en fonction de certaines valeurs d'entraxes et de charge totale, avec une tolérance de ± 1,5 mm admissible à partir des cotes indiquées.
Les hypothèses du tableau II sont explicitées : une flèche de 1/300 de la portée sous charge totale (charge permanente 50 daN/m² plus charges climatiques normales), une pose sur deux appuis, la prise en compte des tolérances dimensionnelles de section, une distance entre axes des liteaux d'environ 0,30 m, et les contraintes entraînées par l'entretien normal de la couverture, par exemple la circulation d'ouvriers. Des écartements entre appuis et des épaisseurs différents peuvent être admis sous réserve d'une justification. En pose sur liteaux métalliques, les tuiles sont posées sur des cornières définies par les normes NF A 45-009 et NF A 45-010, aux dimensions L 30 × 30 × 3, L 35 × 35 × 3,5 ou L 40 × 40 × 4 ; si d'autres profilés sont utilisés, ils doivent avoir une hauteur d'accrochage au moins égale à 20 mm, l'épaisseur et la largeur des ailes étant déterminées par calcul.
Protection anticorrosion des liteaux métalliques : une limite de prestation
L'article 2.2.2.2 mérite d'être lu deux fois, car il détermine une limite de prestation entre lots. Avant la mise en œuvre, les liteaux en acier doivent être protégés de la corrosion. Le DTU précise le mode habituel : la protection est normalement assurée par l'application d'une ou de deux couches de peinture antirouille — peinture au minium ou peinture bitumineuse par exemple —, les surfaces à peindre étant préalablement dégraissées et débarrassées de la rouille. Des prescriptions plus sévères peuvent être nécessaires selon l'ambiance.
Vient ensuite la clause décisive : sauf prescriptions indiquées aux documents particuliers du marché, la protection contre la corrosion n'est pas assurée par l'entreprise de couverture. Autrement dit, si le CCTP est muet, la protection anticorrosion des liteaux métalliques n'est due par personne au titre du lot couverture — et le désordre apparaît trois à cinq ans plus tard sous forme de coulures de rouille sur la façade.
En maîtrise d'œuvre, la conduite à tenir est simple : lorsqu'une charpente métallique reçoit des liteaux acier, écrire explicitement au CCTP qui réalise la protection anticorrosion, avec quel système et quelle épaisseur de film sec, et le vérifier en réception de charpente avant pose des tuiles. C'est un des rares endroits où un DTU désigne lui-même le vide contractuel qu'il laisse.
Fixation des tuiles, égout et saillies
L'article 3.3 renvoie au tableau III pour les cas dans lesquels la fixation minimale des tuiles par crochetage, par clouage ou par pannetonnage doit être exécutée. Les dispositifs couramment utilisés pour la fixation des tuiles et des accessoires de couverture sont les pointes, clous, crochets de pannetonnage, fils et clips ; lorsqu'ils sont métalliques, ces dispositifs doivent être protégés contre la corrosion (article 2.3.2).
En égout droit (article 3.4.1.1), le rang doit avoir la même pente que celle des rangs en plein comble ; pour ce faire, les tuiles de premier rang ou tuiles d'égout reposent couramment sur un doublier ou liteau de basculement. En égout biais, si le rang de départ n'est pas tranché, il part au-dessus d'une bande métallique biaise.
L'article 3.4.1.3 traite les saillies d'égout et de rives : lorsqu'elles ne sont pas fermées à la face inférieure et si toutes les précautions n'ont pas été prises pour la fixation des tuiles des rangs en saillie, il est nécessaire de réaliser un voligeage sans écartement des saillies d'égout pour éviter la prise au vent. On emploie soit des voliges serrées bord à bord, soit des éléments bouvetés, soit des panneaux de contreplaqué « extérieur CTB-X », soit des panneaux de particules de qualité CTB-H.
Faîtage hourdé et faîtage à sec : le recouvrement de 50 mm
La ligne de faîte est recouverte de pièces faîtières spécialement conçues, selon deux modes de pose. En faîtage à sec (article 3.4.3.1.1), suivant les modèles, les éléments de faîtière sont posés bout à bout ou par recouvrement. Des bandes de recouvrement préfabriquées, ou closoirs, fournies ou prescrites par le fabricant, sont interposées entre le dernier rang de tuiles et le faîtage : elles recouvrent le dernier rang de tuiles d'une longueur au moins égale à la valeur du recouvrement des tuiles. La fixation est prévue sur la panne faîtière ou la lisse de rehausse par l'intermédiaire de clous, de tire-fonds, de clips cloués ou de tout autre système adapté prescrit par les fabricants, et il est nécessaire de prévoir un complément d'étanchéité sur la tête du clou ou du tire-fond.
En faîtage hourdé (article 3.4.3.1.2), les faîtières sont scellées d'une part entre elles, d'autre part sur les tuiles, au moyen d'un mortier prêt à l'emploi tel que défini au paragraphe 2.4. En faîtage à recouvrement, le recouvrement entre faîtières est de 50 mm environ et se fait si possible dans le sens opposé au vent de pluie habituel ; les liteaux supérieurs doivent être disposés par rapport à la ligne de faîte de façon à obtenir un recouvrement suffisant, soit 50 mm, des faîtières sur les tuiles en béton sans que ces dernières se touchent au faîte. Le DTU ajoute une précaution d'exécution : le hourdage de deux faîtières consécutives ne doit pas atteindre l'extrémité de la faîtière recouverte. En faîtage maçonné avec faîtières posées bout à bout, la pose nécessite la réalisation d'embarrures et de crêtes au mortier.
Les mortiers eux-mêmes font l'objet d'une disposition originale à l'article 2.4 : les ouvrages de calfeutrement sont exécutés avec des mortiers prêts à l'emploi figurant sur une liste préconisée par le fabricant de tuiles, cette liste étant reprise de la liste établie par le CERIB, laquelle se fonde sur des produits à faible module d'élasticité et ayant satisfait à un essai de convenance quant à l'adhérence. Le DTU 40.241 ne donne donc pas de dosage de mortier : il renvoie à une liste de produits qualifiés. Les arêtiers hourdés suivent la même logique — tuiles tranchées biaises, scellées entre elles et recouvertes de pièces d'arêtiers scellées au mortier dans les mêmes conditions que les faîtières —, tandis que les arêtiers posés à sec sont fixés sur une lisse de rehausse, l'étanchéité étant assurée par l'interposition de bandes de recouvrement, éventuellement préfabriquées, fixées sur la lisse.
Noues et pince de 20 à 40 mm
La noue (article 3.4.5) est généralement constituée par un revêtement métallique posé sur voligeage dont le développement et le profil sont fonction de sa pente et de la quantité d'eau à évacuer. Suivant le profil adopté, on exécutera une pince de 20 à 40 mm ou un relevé contre une fourrure en bois établie aux dimensions appropriées, cas des noues encaissées. En rive de la noue, les tuiles sont tranchées biaises suivant l'axe de la noue de telle façon que le recouvrement tuile sur métal soit au moins de 8 cm. La charpente doit être prévue et aménagée pour recevoir la noue. Une autre solution consiste à réaliser une noue autoportante à l'aide de pièces métalliques rigides.
Le DTU rappelle les raisons pour lesquelles la noue exige des soins particuliers : sa pente est inférieure à celle du rampant de plus faible pente, et, placée à l'intersection de deux versants, elle reçoit une grande quantité d'eau. D'une façon générale, les noues sont traitées comme des égouts biais. Lorsque les pentes des deux versants sont très différentes, il convient de prendre toutes dispositions pour éviter les infiltrations d'eau sur le versant dont la pente est la plus faible, le document renvoyant aux DTU 40.41 et 40.45 pour l'exécution du revêtement métallique.
En ce qui concerne la noue fermée, les prescriptions ci-dessus restent valables, mais pour ce type de noue les tranchis biais sont bord à bord suivant l'axe de la noue. C'est une différence d'exécution significative : la noue fermée ne laisse pas d'espace de nettoyage entre les tranchis, ce qui la rend plus sensible à l'accumulation de débris.
Pénétrations : couloir latéral de 16 cm et noquets
C'est le point le plus spécifique du DTU 40.241. Pour une pénétration continue suivant la ligne de plus grande pente (article 3.4.6.1.1), les ouvrages sont traités soit par un couloir latéral, soit à l'aide d'un couloir et de noquets — et non par un simple solin comme sur d'autres couvertures.
En solution avec couloir latéral, les tuiles sont tranchées en rive et recouvrent un couloir d'une profondeur égale à la hauteur d'un liteau, reposant sur toute sa largeur sur une pièce de bois. La largeur du couloir est d'au moins 16 cm, de façon à permettre son nettoyage. Le recouvrement tuile sur métal doit être, comme pour une noue, d'au moins 8 cm. Le relevé intérieur avec pince est calé par un liteau pour éviter sa déformation dans le temps, et le relevé extérieur du couloir dépasse d'au moins 8 cm le niveau supérieur des tuiles ; il est recouvert d'une bande à solin engravée. Lorsque la pénétration n'est pas continue sur toute la ligne de pente, le couloir est arrêté une rangée de tuiles au moins en aval de la pénétration et s'achève par un exutoire en sifflet recouvrant au moins une tuile.
En solution avec couloir et noquets, les noquets sont placés sur chaque tuile, la couvrant sur toute sa longueur et remontant le long de la paroi de pénétration. Ils doivent être insensibles à la corrosion et conçus pour éviter les déformations nuisibles à l'étanchéité, avec des caractéristiques de stabilité de forme, de dimension et de durabilité. Leur géométrie est chiffrée : la largeur est égale aux deux tiers de la largeur des tuiles, la longueur est telle qu'elle permet un emboîtement ajusté sur les tuiles, et le relevé est au moins de 10 cm. Le DTU insiste sur un point de pose : on veillera à ce que tuiles de rive et noquets ne présentent pas de pente transversale dirigée vers la ligne de pénétration, rejetant ainsi l'eau vers la partie courante de la couverture. Les noquets sont solidaires des tuiles et ne doivent pas être fixés au mur, afin de permettre le libre jeu de la couverture par rapport à ce dernier ; les rabats du couloir et des noquets sont couverts par une bande couvre-joint engravée. Ils sont éventuellement calfeutrés en sous-face par une bande de mastic SNJF de première catégorie destinée à empêcher le passage et la stagnation des poussières.
Écrans souples et rigides : caractéristiques et pose
Le DTU définit l'écran comme un élément généralement continu, souple ou rigide, interposé entre le comble et la face interne des tuiles. Lorsqu'elle ne résulte pas impérativement de l'article 3.1.2 — c'est-à-dire du tableau I, qui impose l'écran dans certaines conditions d'emploi —, l'interposition d'un écran en sous-face doit être précisée dans les documents particuliers du marché.
L'écran souple (article 2.6.1) est constitué soit par des lés de feutre bitumé, avec ou sans armature rapportée à mailles larges, le feutre bitumé devant satisfaire au moins aux prescriptions imposées pour le type 36 S par la norme NF P 84-307, soit par des lés en polyéthylène armé ou non, dont l'épaisseur minimale est de 100 micromètres. Le DTU note que l'emploi d'écrans perméables à la vapeur d'eau contribue utilement à réduire les risques de condensation. En pose (article 3.5.2), l'écran ne peut en aucun cas être mis directement sur les liteaux, et il est indispensable que l'air circule entre sa surface et les tuiles : il est fixé tendu sur les chevrons et le niveau d'appui des liteaux est relevé par une contre-latte d'épaisseur minimale 20 mm, clouée sur la face supérieure du chevron. Dans le cas de comble non isolé sous rampant, on peut également disposer l'écran sur les chevrons sans le tendre, la distance entre l'écran et le liteau mesurée à mi-portée entre les chevrons devant alors être de 4 à 5 cm.
L'écran rigide (article 2.6.2) peut être en bois — voliges ou planches emboîtées ou bord à bord —, en panneaux contreplaqués conformes aux NF B 54-155 et NF B 54-160 avec caractéristiques au moins égales à celles de la marque « Extérieur CTB-X », dimensions maximales 3 150 × 1 550 mm et épaisseur minimale 10 mm, en panneaux de particules conformes aux NF B 54-100 et NF B 54-110 avec caractéristiques CTB-H, dimensions maximales 3 700 × 1 250 mm et épaisseur minimale 16 mm, en terre cuite ou en maçonnerie. En pose (article 3.5.3.1), le plan d'appui des liteaux est relevé par une contre-latte ou un liteau de 20 mm, les entraxes de ces contre-lattes étant fonction de la section des liteaux et de la charge, et des jeux suffisants doivent être ménagés entre les extrémités des panneaux, à savoir 1 mm par mètre de panneau réparti à chaque extrémité. Le DTU précise que les écrans en bois ou en panneaux dérivés du bois ne peuvent pas assurer l'étanchéité de la couverture, et que si les charges de la couverture et de son support sont transmises à l'écran, les conditions de mise en œuvre doivent faire l'objet d'une étude particulière du maître d'œuvre.
Isolation thermique le long des rampants et pare-vapeur
L'article 3.6 pose une interdiction absolue : en aucun cas, l'isolant ne sera au contact de la sous-face des liteaux et a fortiori des tuiles. On réservera toujours entre la sous-face des liteaux et l'isolant un vide tel que, compte tenu de l'épaisseur des liteaux et des variations éventuelles de volume de l'isolant, il subsiste toujours un espace d'au moins 20 mm destiné à assurer le libre passage de l'air. Le DTU ajoute une remarque de mise en œuvre : l'espace résiduel de 20 mm conduit en pratique à prévoir un espace plus important à la mise en œuvre, la meilleure solution consistant à placer l'isolant sous les chevrons.
Lorsque le comble est habitable, un habillage de la charpente est généralement prévu en sous-face — voliges, contreplaqué, plaques diverses. Si l'isolant spécifique est disposé entre les chevrons, il est généralement nécessaire, en raison de l'épaisseur d'isolant prévue et pour assurer le libre passage de l'air le long de la sous-face des tuiles, de prévoir un dispositif en sous-face des chevrons, par exemple des lattes clouées sur taquets destinées à obtenir l'épaisseur disponible nécessaire.
Le DTU fixe ensuite une règle de pare-vapeur d'une netteté rare : la face inférieure de l'isolant doit toujours être munie d'un pare-vapeur ; par contre, la face supérieure de l'isolant ne doit pas en comporter. Lorsque l'isolant est disposé en deux couches superposées, seule la couche inférieure doit comporter un pare-vapeur en sous-face, la couche supérieure devant être constituée par un isolant nu. Il ne doit pas être disposé de film étanche entre la face supérieure de l'isolant et les tuiles, à moins qu'il subsiste toujours un intervalle d'au moins 2 cm entre la face supérieure de l'isolant et le film, compte tenu de la déformation possible de ce film et des variations éventuelles de volume de l'isolant, et que toutes les dispositions soient prises pour assurer la ventilation de cet intervalle. La raison est explicitée : la présence d'un film étanche sans ventilation le séparant de l'isolant conduirait à emprisonner dans ce dernier l'humidité qui aurait pu se manifester accidentellement, et à lui faire perdre ses qualités spécifiques.
Ventilation à la sous-face des tuiles : 1/5000 et 1/3000
L'article 3.7 impose une ventilation suffisante à la sous-face des tuiles, dont l'objet est d'assurer le bon comportement dans le temps de la structure porteuse et de lutter contre les désordres pouvant être engendrés par l'eau, sous forme de condensation ou de vapeur d'eau. Le DTU distingue deux régimes chiffrés selon la présence ou non d'un écran supprimant la libre communication entre le volume du comble et la sous-face des tuiles.
Sans écran (article 3.7.1), la section totale des orifices de passage d'air doit être au moins égale à 1/5000 de la surface projetée de la couverture dans un plan horizontal. Dans le cas d'emploi de chatières, il doit y avoir un minimum de 3 chatières par versant — 2 en bas, 1 en haut —, et la section utile des chatières doit être d'au moins 10 cm². Les entrées d'air sont constituées soit par des chatières, soit par des ouvertures résultant de la forme géométrique des tuiles non obturées, soit linéairement par des ouvertures pratiquées dans l'avant-toit ; les sorties d'air soit par des chatières disposées en quinconce par rapport aux chatières basses, soit linéairement par des faîtages spécialement conçus pour cet usage. La ventilation peut également se faire par des ouvertures pratiquées dans les pignons lorsque ceux-ci ne sont pas distants de plus de 15 m. Les ouvertures de ventilation dont la plus petite dimension est supérieure à 20 mm doivent comporter un grillage de mailles suffisamment fines pour empêcher l'intrusion des oiseaux et des rongeurs.
Avec écran (article 3.7.2), la surface totale des orifices doit être au moins égale à 1/3000 de la surface projetée, avec, s'il s'agit de chatières, un minimum de 3 par rampant — 2 en bas, 1 en haut. Si les entrées d'air sont assurées de façon linéaire le long de l'égout par des ouvertures pratiquées dans l'avant-toit, et si les sorties d'air ne sont pas également linéaires par faîtages spéciaux, on dispose les tuiles chatières en une ligne horizontale à proximité du faîtage, leur section d'ouverture cumulée étant au moins égale à 1/6000 de la surface projetée du comble. Le DTU explique la majoration : la nécessité d'augmenter la surface des orifices par rapport au cas sans écran résulte du fait que la circulation de l'air s'effectue moins librement. Il ajoute une règle de longueur : lorsque la longueur du rampant est supérieure à 8 m, et afin que la circulation de l'air ne soit pas arrêtée par les pertes de charge, il conviendra de prévoir soit une ligne de chatières supplémentaires sensiblement à mi-longueur du rampant, soit une épaisseur de lame d'air supérieure aux 20 mm minimaux de l'article 3.7.2.3.
Neige poudreuse, sites d'exposition et entretien
L'article 3.8 énonce que, dans le cas d'une couverture en éléments discontinus, la protection contre la neige poudreuse ne peut pas être assurée par le seul assemblage de ces éléments entre eux. Les exigences vis-à-vis de cette protection doivent être précisées dans les documents particuliers du marché. Lorsqu'une telle protection est souhaitée au niveau du rampant, il est nécessaire de recourir à l'emploi d'un écran souple ou rigide en respectant les dispositions des articles 3.5 et 3.5.3 et, éventuellement, 3.6 si cet écran est disposé au-dessus d'un isolant thermique ; cela requiert une étude préalable de conception, notamment pour les ouvrages particuliers de couverture. Si le comble n'est pas utilisé, la protection peut être reportée au niveau du plancher du comble, sa nature étant fonction de la nature de ce plancher.
L'annexe 1 définit les sites auxquels il est fait référence. Le site protégé correspond à un fond de cuvette entouré de collines sur tout son pourtour et ainsi protégé pour toutes les directions du vent, ou à un terrain bordé de collines sur une partie de son pourtour correspondant à la direction des vents les plus violents et protégé pour cette seule direction. Le site normal correspond à une plaine ou un plateau pouvant présenter des dénivellations peu importantes, étendues ou non. Le site exposé couvre, au voisinage de la mer, le littoral sur une profondeur d'environ 5 km, le sommet des falaises, les îles ou presqu'îles étroites, les estuaires ou baies encaissées et profondément découpées dans les terres ; et, à l'intérieur du pays, les vallées étroites où le vent s'engouffre, les montagnes isolées et élevées — le DTU citant le Mont-Aigoual et le Mont-Ventoux — et certains cols. Ces sites correspondent à des surfaces localisées de très faible étendue.
L'article 1.4 fixe les conditions d'usage et d'entretien. L'entretien est à la charge du maître de l'ouvrage et comporte notamment l'enlèvement des mousses et de la végétation, le maintien en bon état de fonctionnement des évacuations d'eaux pluviales, le maintien en bon état des ouvrages accessoires tels que solins et souches de cheminées, le maintien en bon état des éléments du support, le maintien d'une ventilation suffisante de la sous-face des tuiles, et l'enlèvement de la neige poudreuse dans les combles lorsque les précautions de l'article 3.8 n'ont pas été prises. L'usage normal implique une circulation réduite au strict nécessaire ; lorsque des équipements techniques nécessitant des visites périodiques sont situés sur la couverture, il convient de prendre des dispositions pour ne pas détériorer les tuiles — interposition d'échelles plates ou de planches, usage de chaussures spéciales. Lorsque l'accès à la couverture ne peut se faire de l'extérieur, il y a lieu de mentionner aux documents particuliers du marché la fourniture et la pose de trappes d'accès.
Glossaire DTU 40.241
- Tuile plane en béton
- Tuile en béton se différenciant des tuiles profilées par un extrados plan et un niveau des emboîtements inférieur à celui du plan de ruissellement. Intégrée à la norme NF P 31-311 révisée en 1982, elle relève depuis 1990 du DTU 40.241.
- Doublier / liteau de basculement
- Pièce sur laquelle reposent couramment les tuiles de premier rang ou tuiles d'égout, afin que le rang d'égout ait la même pente que celle des rangs en plein comble (art. 3.4.1.1). Le rang de tuiles amont d'une brisure repose également sur un doublier.
- Closoir / bande de recouvrement
- Bande préfabriquée fournie ou prescrite par le fabricant, interposée entre le dernier rang de tuiles et le faîtage en faîtage à sec. Elle recouvre le dernier rang d'une longueur au moins égale à la valeur du recouvrement des tuiles (art. 3.4.3.1.1).
- Lisse de rehausse
- Support complémentaire sur lequel sont fixés les faîtières en faîtage à sec et les arêtiers posés à sec, l'étanchéité étant assurée par des bandes de recouvrement fixées sur la lisse (art. 3.4.3.1.1 et 3.4.4.2).
- Embarrure
- Ouvrage de mortier réalisé, avec les crêtes, lors de la pose de faîtières bout à bout en faîtage maçonné (art. 3.4.3.1.2).
- Couloir latéral
- Ouvrage métallique de raccordement d'une pénétration continue suivant la ligne de plus grande pente, d'une profondeur égale à la hauteur d'un liteau et d'une largeur d'au moins 16 cm pour permettre son nettoyage. Le relevé extérieur dépasse d'au moins 8 cm le niveau supérieur des tuiles (art. 3.4.6.1.1).
- Noquet
- Pièce métallique placée sur chaque tuile, la couvrant sur toute sa longueur et remontant le long de la paroi de pénétration. Largeur égale aux deux tiers de la largeur des tuiles, relevé d'au moins 10 cm, solidaire des tuiles et jamais fixé au mur (art. 3.4.6.1.1).
- Exutoire en sifflet
- Terminaison du couloir latéral lorsque la pénétration n'est pas continue sur toute la ligne de pente : le couloir est arrêté une rangée de tuiles au moins en aval et s'achève par cet exutoire recouvrant au moins une tuile (art. 3.4.6.1.1).
- Pince de noue
- Repli d'extrémité du revêtement métallique de noue, de 20 à 40 mm selon le profil adopté ; alternative au relevé contre une fourrure en bois dans le cas des noues encaissées (art. 3.4.5).
- Noue fermée
- Variante de noue dans laquelle les tranchis biais sont bord à bord suivant l'axe de la noue, les autres prescriptions de l'article 3.4.5 restant applicables.
- Besace
- Derrière indépendant en métal sur forme de pente réalisé sur la partie amont d'une pénétration discontinue (souche, lanterneau, cage d'ascenseur), les raccordements aux angles se faisant par exemple par goussets soudés (art. 3.4.6.2).
- Charge totale de dimensionnement
- Grandeur d'entrée du tableau II : charge permanente de 50 daN/m² augmentée des charges climatiques normales. Le tableau tient compte d'une flèche de 1/300 de la portée et d'une distance entre axes de liteaux d'environ 0,30 m (art. 3.2.1).
- Sites (annexe 1)
- Trois sites d'exposition. Protégé : fond de cuvette entouré de collines, ou terrain bordé de collines du côté des vents les plus violents. Normal : plaine ou plateau à dénivellations peu importantes. Exposé : littoral sur environ 5 km, sommet des falaises, îles ou presqu'îles étroites, estuaires encaissés ; à l'intérieur, vallées étroites, montagnes isolées et élevées (Mont-Aigoual, Mont-Ventoux) et certains cols.
- Écran (art. 2.6)
- Élément généralement continu, souple ou rigide, interposé entre le comble et la face interne des tuiles. L'écran souple relève du feutre bitumé type 36 S (NF P 84-307) ou du polyéthylène d'épaisseur minimale 100 micromètres ; il ne peut en aucun cas être mis directement sur les liteaux.
Questions fréquentes sur DTU 40.241
Qu'est-ce que DTU 40.241 ?
DTU 40.241 — Couvertures en tuiles planes en béton à glissement et à emboîtement longitudinal. Le DTU 40.241 (DTU P 31-205 pour le cahier des clauses techniques) définit les conditions d'exécution des couvertures en tuiles planes en béton à glissement et à emboîtement longitudinal. Il impose une pente minimale de 40 %, une pose exclusivement à joints croisés, un défaut de planitude du support inférieur à 1/100 de la portée des liteaux mesuré à la règle de 2,50 m, une lame d'air d'au moins 20 mm sous les liteaux, et des sections de ventilation d'au moins 1/5000 de la surface projetée sans écran et 1/3000 avec écran. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par DTU 40.241 ?
Le domaine d'application couvre : Couvertures en tuiles planes en béton à glissement et à emboîtement longitudinal, tous types de bâtiments à versants plans en France métropolitaine, hors climat de montagne (implantation au-delà de 900 m d'altitude). Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à DTU 40.241 sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Quelle est la pente minimale pour une couverture en tuiles planes en béton ?
L'article 3.1.1 fixe une pente minimale de 40 %. Les pentes admissibles de versant sont ensuite précisées au tableau I, qui donne le recouvrement des tuiles en fonction de la pente. Sous 40 %, la tuile plane en béton relevant du DTU 40.241 n'est pas utilisable et il faut recourir à un modèle sous Avis Technique ou à un autre système de couverture.
Quelle longueur maximale de rampant admet le DTU 40.241 ?
Article 3.1.1 : les pentes sont valables pour des rampants de 12 m de longueur maximale et dont la projection horizontale n'excède pas 8 m. Les deux conditions doivent être vérifiées simultanément. Pour des rampants de longueur plus importante, il y a lieu de procéder à une étude particulière.
Quelle est la version applicable du DTU 40.241 ?
Le cahier des clauses techniques (DTU P 31-205) date de juin 1990. Il annule et remplace le DTU 40.24 de juin 1979 et le modificatif n° 1 au Cahier des Charges de mars 1982. Le texte consolidé incorpore l'erratum d'octobre 1990 (Cahier du CSTB n° 2446), le modificatif n° 1 de juin 1997 (Cahier n° 2959) et le modificatif n° 2 de décembre 2000 (Cahier n° 3304).
Comment se mesure la planitude du support de liteaux ?
Article 1.2.2.1 : le défaut de planitude doit être inférieur en tout point du support de la couverture à 1/100 de la portée des liteaux. La mesure s'effectue en déplaçant en tout sens une règle de 2,50 m de longueur maintenue en contact avec deux chevrons de part et d'autre du chevron considéré, puis en mesurant perpendiculairement au plan de la couverture la distance maximale h entre la règle et le chevron médian. Sous l'action des charges permanentes, climatiques et d'utilisation, aucun déplacement relatif ne doit excéder 1/200 de la distance prise en compte (art. 1.2.2.2).
Les tuiles planes en béton peuvent-elles se poser à joints droits ?
Non. L'article 3.1 dispose que les tuiles planes en béton se posent exclusivement à joints croisés, et que la totalité du dispositif d'emboîtement prévu par le fabricant doit être utilisée. La pose à joints croisés nécessite l'emploi des demi-tuiles ou tuiles spéciales fournies par le fabricant, d'où l'utilité d'un calepinage préalable (art. 1.3).
Quelle charge de calcul pour le dimensionnement des liteaux ?
Article 3.2.1 : la section des liteaux est fonction des entraxes et de la charge totale, définie comme une charge permanente de 50 daN/m² augmentée des charges climatiques normales. Le tableau II donne les dimensions indicatives des liteaux avec une tolérance de ± 1,5 mm ; il tient compte d'une flèche de 1/300 de la portée, d'une pose sur deux appuis, d'une distance entre axes des liteaux d'environ 0,30 m et des contraintes de l'entretien normal. Les liteaux doivent reposer sur trois appuis au moins.
Qui doit la protection anticorrosion des liteaux métalliques ?
Article 2.2.2.2 : avant la mise en œuvre, les liteaux en acier doivent être protégés de la corrosion, normalement par une ou deux couches de peinture antirouille sur surfaces dégraissées et débarrassées de la rouille. Mais, sauf prescriptions indiquées aux documents particuliers du marché, cette protection n'est pas assurée par l'entreprise de couverture. C'est donc une limite de prestation à trancher explicitement au CCTP.
Quelles sections de ventilation en sous-face des tuiles ?
Sans écran (art. 3.7.1.2), la section totale des orifices doit être au moins égale à 1/5000 de la surface projetée de la couverture dans un plan horizontal, avec un minimum de 3 chatières par versant (2 en bas, 1 en haut) de section utile d'au moins 10 cm². Avec écran (art. 3.7.2.2), la surface totale doit être au moins égale à 1/3000 de la surface projetée, avec le même minimum de 3 chatières par rampant. Lorsque les entrées d'air sont linéaires en avant-toit sans sorties linéaires, les tuiles chatières disposées en ligne horizontale près du faîtage doivent totaliser au moins 1/6000 de la surface projetée.
Quelle distance maximale entre pignons pour ventiler par les pignons ?
Article 3.7.1.1 : la ventilation peut se faire par des ouvertures pratiquées dans les pignons lorsque ceux-ci ne sont pas distants de plus de 15 m. Les ouvertures de ventilation dont la plus petite dimension est supérieure à 20 mm doivent comporter un grillage de mailles suffisamment fines pour empêcher l'intrusion des oiseaux et des rongeurs.
Quelle lame d'air sous les liteaux avec isolation sous rampant ?
Article 3.6 : en aucun cas l'isolant ne sera au contact de la sous-face des liteaux et a fortiori des tuiles ; on réserve toujours un vide tel qu'il subsiste au moins 20 mm entre la sous-face des liteaux et l'isolant, compte tenu de l'épaisseur des liteaux et des variations de volume de l'isolant. L'article 3.7.2.3 confirme que l'épaisseur de la lame d'air sous le liteau doit être au moins égale à 20 mm. Au-delà de 8 m de rampant, il faut soit une ligne de chatières supplémentaires à mi-longueur, soit une lame d'air plus épaisse.
Où placer le pare-vapeur en isolation sous rampant ?
Article 3.6 : la face inférieure de l'isolant doit toujours être munie d'un pare-vapeur, et la face supérieure ne doit pas en comporter. En isolation en deux couches superposées, seule la couche inférieure comporte un pare-vapeur en sous-face, la couche supérieure devant être un isolant nu. Aucun film étanche ne doit être disposé entre la face supérieure de l'isolant et les tuiles, sauf s'il subsiste toujours un intervalle d'au moins 2 cm ventilé entre l'isolant et le film.
Quelle largeur de couloir latéral en pénétration continue ?
Article 3.4.6.1.1 : la largeur du couloir est d'au moins 16 cm, de façon à permettre son nettoyage. Le recouvrement tuile sur métal doit être, comme pour une noue, d'au moins 8 cm, et le relevé extérieur du couloir dépasse d'au moins 8 cm le niveau supérieur des tuiles, recouvert d'une bande à solin engravée. Lorsque la pénétration n'est pas continue sur toute la ligne de pente, le couloir est arrêté une rangée de tuiles au moins en aval et s'achève par un exutoire en sifflet recouvrant au moins une tuile.
Quelles dimensions pour les noquets ?
Article 3.4.6.1.1 : la largeur des noquets est égale aux deux tiers de la largeur des tuiles, la longueur est telle qu'elle permet un emboîtement ajusté sur les tuiles, et le relevé est au moins de 10 cm. Les noquets sont solidaires des tuiles et ne doivent pas être fixés au mur, afin de permettre le libre jeu de la couverture. Ils doivent être insensibles à la corrosion et présenter des caractéristiques de stabilité de forme, de dimension et de durabilité.
Quel recouvrement entre faîtières en faîtage hourdé ?
Article 3.4.3.1.2 : en faîtage à recouvrement, le recouvrement entre faîtières est de 50 mm environ, dans le sens opposé au vent de pluie habituel si possible. Les liteaux supérieurs doivent être disposés par rapport à la ligne de faîte de façon à obtenir un recouvrement suffisant de 50 mm des faîtières sur les tuiles en béton, sans que ces dernières se touchent au faîte. Le hourdage de deux faîtières consécutives ne doit pas atteindre l'extrémité de la faîtière recouverte.
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Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024
Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.
DTU 40.241 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. tuile plane béton, béton, glissement, emboîtement longitudinal, joints croisés, litonnage, chatière, closoir, noquet, couloir latéral, NF EN 490, DTU P 31-205, DTU 40.241.