NF DTU 40.25 - Couverture en tuiles plates en béton
Le DTU 40.25 (DTU P 31-206, cahier des clauses techniques de décembre 1984, complété par l'erratum de mai 1985, le modificatif n° 1 de juin 1997, l'erratum d'avril 2000 et le modificatif n° 2 de décembre 2000) définit les conditions d'exécution des travaux de couverture en tuiles plates en béton. Il fixe les pentes minimales admissibles en fonction de la zone d'application et de la situation — de 80 % en zone 1 site protégé à 125 % en zone 3 site exposé, pour un recouvrement minimal de 0,07 m en zones 1 et 2 et de 0,08 m en zone 3 —, les règles de fixation par clouage ou par crochet selon la pente et l'exposition, les dispositions relatives aux écrans souples et rigides, et la ventilation obligatoire de la sous-face. Une pente sous-évaluée, un blocage latéral des tuiles à la pose ou un isolant remonté au contact des liteaux entraînent infiltrations, casse par mouvement de charpente et condensation en sous-face.
Domaine d'application
Travaux de couverture en tuiles plates en béton sur tous bâtiments, quelle que soit leur destination, réalisés en France métropolitaine, les structures porteuses étant établies en conformité avec les règles et cahiers des clauses techniques en vigueur. En climat de montagne, conventionnellement caractérisé par une implantation à plus de 900 m d'altitude, la conception et la réalisation doivent tenir compte des sujétions inhérentes aux conditions climatiques locales : réalisation effective d'un toit froid, fixation des tuiles, résistance des supports. Les tuiles dont les dimensions excèdent les dimensions maximales ou dont les conditions de pose diffèrent de celles du DTU relèvent de l'Avis Technique
Règles principales
Domaine d'application et conditions d'usage
2). Il s'applique à tous les bâtiments, quelle que soit leur destination, réalisés en France métropolitaine. En climat de montagne, conventionnellement caractérisé par une implantation du bâtiment à plus de 900 m d'altitude, la conception et la réalisation de la couverture devront tenir compte des sujétions inhérentes aux conditions climatiques locales : réalisation effective d'un toit froid, fixation des tuiles, résistance des supports.
Les surcharges de neige sont indiquées dans les Règles NV en vigueur. La condition de durabilité ne peut être pleinement satisfaite que si les ouvrages sont entretenus et si leur usage est normal, l'entretien étant à la charge du maître de l'ouvrage.
Conformité des tuiles à la NF EN 490
Les tuiles de courant et les tuiles spéciales en béton doivent satisfaire aux prescriptions de la norme NF EN 490. Les tuiles dont les dimensions excèdent les dimensions maximales ou dont les conditions de pose diffèrent de celles indiquées dans le présent DTU relèvent de l'Avis Technique.
La marque de qualité NF apposée sur les tuiles certifie la conformité et dispense de la vérification des critères exigés ; en l'absence d'apposition de cette marque, il faut justifier les performances du lot livré par référence à la norme.
Pentes minimales par zone et situation
Les pentes minimales admissibles sont déterminées en tenant compte de la zone d'application et de la situation dans lesquelles est implantée la construction (annexe 1) et du recouvrement des tuiles. Ces pentes sont données en pourcentage et sont celles du support, et non celle de la tuile en œuvre.
Pour les recouvrements de 0,07 m en zones 1 et 2 et de 0,08 m en zone 3, les valeurs minimales de pente sont : zone 1, 80 % en situation protégée, 90 % en situation normale, 110 % en situation exposée ; zone 2, 80 % en situation protégée, 100 % en situation normale, 120 % en situation exposée ; zone 3, 90 % en situation protégée, 110 % en situation normale, 125 % en situation exposée.
Ces pentes sont valables pour des rampants dont la longueur de projection horizontale n'excède pas 8 m ; pour les rampants de longueur plus importante, il y a lieu de procéder à une étude particulière. La possibilité d'abaissement de pente de 1/7 en présence d'un écran en sous-face, retenue pour d'autres types de tuiles plates, n'est pas retenue de manière générale pour les tuiles plates en béton.
Exceptions :
- • Modèles particuliers de tuiles sous Avis Technique: D'autres conditions de mise en œuvre — pentes, recouvrement, présence impérative d'écrans — peuvent être considérées ; ces conditions sont visées par des Avis Techniques (article 3.1).
Supports bois et liteaux métalliques
Les bois massifs de couverture doivent être secs à l'air et répondre aux caractéristiques des textes normatifs correspondants. Pour les portées inférieures ou égales à 1,20 m entre appuis, les liteaux et voliges doivent être conformes aux spécifications de qualité de la norme correspondante, l'annexe 2 s'appliquant en l'attente.
Pour les portées supérieures à 1,20 m entre appuis, ou pour les bois de section plus importante, on se réfère au classement technologique de qualité de la norme NF B 52-001, catégorie 1.
Les tuiles reposent sur un litonnage en bois dont les éléments, reposant sur trois appuis au moins, sont fixés à l'aide d'une pointe ou d'une agrafe à chaque intersection d'un chevron et d'un liteau, la pointe ou l'agrafe ayant une longueur suffisante pour la fixation et la tenue du liteau ; l'agrafage n'est utilisé que pour la fixation de pièces d'épaisseur inférieure ou égale à 25 mm.
Le tableau de sections de liteaux est applicable aux résineux (sapin, épicéa), peut l'être au chêne et au châtaignier, mais ne doit pas être utilisé pour le peuplier ; pour les liteaux rectangulaires, le sens de pose doit être respecté.
Les liteaux métalliques sont constitués par des cornières L 30 × 30 × 3, L 35 × 35 × 3,5 ou L 40 × 40 × 4 ; les autres profilés doivent avoir une hauteur d'accrochage au moins égale à 20 mm et être protégés de la corrosion avant mise en œuvre.
Dispositifs de fixation des éléments du support
Sur charpente en bois, les pointes peuvent être lisses, crantées ou torsadées, les pointes lisses en acier devant être conformes à la norme NF E 27-951 ; les pointes torsadées ou crantées présentent un meilleur accrochage dans le bois que les pointes lisses.
Les agrafes sont en acier et présentent une épaisseur ou un diamètre minimal de 1,83 mm et une longueur minimale de chaque branche de 63,5 mm ; lorsqu'elles ne sont pas en acier inoxydable, elles doivent être protégées contre la corrosion par une galvanisation correspondant à la classe B de la norme NF A 91-131, la conformité devant être mentionnée sur les emballages.
Sur charpente métallique, les vis autotaraudeuses sont soit en acier cémenté de 115 kg/mm² minimum de limite élastique et de diamètre minimal 6 mm, soit en acier inoxydable Z 12 CN 17-08.
Écartement des liteaux et pose des tuiles
L'écartement de face amont à face amont des liteaux correspond au pureau. Cet écartement doit être tel que la longueur de la partie haute de la tuile qui ne reçoit pas d'eau directement, dite longueur de recouvrement, soit au moins égale aux recouvrements minimaux, soit 0,07 m en zones 1 et 2 et 0,08 m en zone 3.
Les tuiles sont posées à joints croisés, ce qui nécessite des demi-tuiles ou des tuiles et demie en rives. Le bon positionnement de la tuile doit résulter de l'accrochage du ou des tenons prévus à cet effet sur la face amont du liteau, la partie inférieure de chaque tuile prenant place sur les tuiles du rang inférieur.
Les tuiles se chevauchant sur une longueur importante, il est nécessaire d'employer au départ de l'égout comme en arrivée en faîtage des tuiles courtes, qui peuvent être des éléments courants raccourcis sur place à la dimension pureau plus recouvrement.
Il est impératif d'éviter de bloquer latéralement les tuiles les unes contre les autres : un jeu doit être réservé lors de la pose, afin de permettre aux tuiles de supporter sans dommage de légers mouvements de charpente.
Fixation des tuiles selon la pente et l'exposition
La fixation est destinée à assurer le maintien de l'assemblage des tuiles entre elles lorsque les effets du vent risquent d'en déranger l'ordonnancement. Au-dessus d'une pente de 175 %, ou si l'exposition du versant le réclame, les tuiles sont fixées aux liteaux suivant une répartition régulière intéressant toute la surface à fixer, soit par clouage, soit au moyen d'un crochet par tuile.
Toutefois, au-dessus d'une pente de 300 %, chaque tuile sera fixée. Toutes les tuiles d'égout ou de rive doivent être fixées dans l'un et l'autre des cas suivants : pente supérieure à 100 %, ou site exposé.
Le tableau récapitulatif par référence aux Règles Neige et Vent distingue les sites protégé et normal en régions 1 et 2 de la région 3 et des sites exposés : pour p < 100 %, aucune fixation en régions 1 et 2 sites protégé et normal, toutes les tuiles de rives et égouts et fixation partielle en partie courante en région 3 et sites exposés ; pour 100 ≤ p < 175 %, toutes les tuiles de rives et égouts, aucune fixation en partie courante en régions 1 et 2 et fixation partielle en région 3 et sites exposés ; pour 175 ≤ p < 300 %, fixation partielle en partie courante en régions 1 et 2 et fixation totale en région 3 et sites exposés ; pour p ≥ 300 %, toutes les tuiles fixées.
Exceptions :
- • Fixation partielle des tuiles: La proportion de tuiles à fixer dépend du format : 1/7 pour 60 tuiles et plus par m², 1/6 pour 35 à 59 tuiles par m², 1/5 pour moins de 35 tuiles par m² (article 3.3.2).
Clous et crochets de fixation des tuiles
Les dispositifs couramment utilisés pour la fixation des tuiles et accessoires de couverture sont les clous et les crochets. 09. Les diamètres minimaux de tige sont de 3 mm pour les clous en acier galvanisé et en cuivre, et de 2,7 mm pour les clous en acier inoxydable.
Les crochets utilisés sont en cuivre, en acier inoxydable ou en acier galvanisé ; dans le cas de crochets en acier galvanisé, la protection minimale contre la corrosion doit être de classe C suivant la norme NF A 91-131.
Mortiers admis : le ciment courant est exclu
Deux catégories de mortier sont distinguées, l'emploi de mortier de ciment courant n'étant pas admis car il conduit à une rigidité trop importante des assemblages et à des risques de fissuration.
Mortiers pour hourdages : mortier de chaux ou de ciment à maçonner dosé à 250 à 350 kg de chaux ou de ciment à maçonner par m³ de sable sec ; ou mortier bâtard dosé à 150 kg de ciment courant CPJ - CEM III/A ou B 32,5 et 175 à 225 kg de chaux par m³ de sable sec. Mortiers pour filets, solins, etc.
: mortier bâtard au même dosage. Les ciments courants doivent être de type CPJ - CEM II/A ou B 32,5 conformes à la NF P 15-301, les ciments à maçonner conformes à la NF P 15-317, les chaux soit naturelles NHL conformes à la NF P 15-311, soit artificielles XHA des classes 60 ou 100 conformes à la NF P 15-312.
Le sable doit être conforme à la NF P 18-301 et de granularité 0,1/3,15 (sable 0/3 en terme de chantier). Le dosage des colorants éventuellement utilisés ne doit pas dépasser 5 à 7 % de la masse de ciment.
Écrans souples et rigides et contre-lattage
On entend par écran un élément généralement continu, souple ou rigide, interposé entre le comble et la face interne des tuiles ; il doit permettre la fixation des liteaux supports des tuiles ainsi que des contre-liteaux destinés à assurer la ventilation de la sous-face de ces dernières. L'interposition éventuelle d'un écran doit être prévue dans les documents particuliers du marché.
En aucun cas l'écran souple ne peut être mis directement sur les liteaux, et il est indispensable que l'air circule entre sa surface et les tuiles ; la solution la meilleure consiste à fixer l'écran sur les chevrons et à relever le niveau d'appui des liteaux par une contre-latte d'épaisseur minimale 20 mm, clouée sur la face supérieure du chevron.
Cette solution est seule admise lorsqu'une isolation sous rampant est prévue avec un écran souple. L'écran souple est constitué soit par des lés de feutre bitumé, avec ou sans armature rapportée à mailles larges, satisfaisant au moins aux prescriptions du type 36 S de la norme NF P 84-307, soit par des lés en polyéthylène armé ou non d'épaisseur minimale 100 microns.
L'écran rigide en bois ou en matériau dérivé du bois impose un contre-liteau d'épaisseur telle qu'un espace de 20 mm minimum soit réservé sous les liteaux ; il peut être constitué de voliges ou planches jointives ou emboîtées, de panneaux contreplaqués (format maximal 315 × 155 cm) ou de panneaux de particules (format maximal 370 × 125 cm, caractéristiques au moins égales à celles exigées pour la marque CTB-H).
Isolation thermique le long des rampants
En aucun cas l'isolant ne sera au contact de la sous-face des liteaux et a fortiori des tuiles. On réservera toujours, entre la sous-face des liteaux et l'isolant, un vide tel que, compte tenu de l'épaisseur des liteaux et des variations éventuelles de volume de l'isolant, il subsiste toujours un espace de 20 mm minimum destiné à assurer le libre passage de l'air.
Lorsque le comble est habitable et que l'isolant est disposé entre les chevrons, il est généralement nécessaire de prévoir un dispositif en sous-face des chevrons — par exemple des lattes clouées sur taquets — pour obtenir l'épaisseur disponible nécessaire. Lorsqu'un pare-vapeur est prévu, il doit toujours se situer en sous-face de l'isolant, la face supérieure de celui-ci ne devant pas en comporter.
Il ne doit pas être disposé de film étanche entre la face supérieure de l'isolant et les tuiles, à moins qu'il subsiste toujours un intervalle de 20 mm minimum entre la face supérieure de l'isolant et le film et que toutes les dispositions soient prises pour assurer la ventilation de cet intervalle.
Dans le cas d'écran rigide en bois ou en panneaux dérivés du bois, un espace de 40 mm minimum doit être ménagé entre l'isolant et la sous-face de l'écran.
Ventilation de sous-face de la couverture
La ventilation de la sous-face des tuiles et de leur support doit être assurée dans tous les cas ; complémentairement, lors de la mise en œuvre d'un écran, la sous-face de celui-ci doit être également ventilée.
La section des orifices de ventilation est fonction de la perméance à la vapeur d'eau de la paroi qui sépare les locaux habitables du comble ou de la lame d'air ventilé, de la surface de transfert constituée par la paroi, et de la présence ou non d'un écran.
On admet forfaitairement que la surface de transfert est représentée par celle du plancher de comble lorsque celui-ci n'est pas aménagé, et par celle de la couverture dans le cas de paroi plafond sous rampant, quel que soit le développé de cette dernière.
La section totale des orifices doit être répartie pour moitié en partie basse du ou des versants et pour l'autre moitié au voisinage du faîtage ; en pose avec écran interrompu en faîtage, la section des orifices en faîtage correspond à la somme des sections de ventilation sous les éléments de couverture et sous l'écran.
Dans le cas de fente, la plus petite dimension des orifices est au minimum de 1 cm ; si cette dimension est supérieure à 2 cm, un grillage à mailles fines doit s'opposer à l'intrusion des petits animaux.
En faîtage, dans le cas de comble non aménagé en locaux occupés, les orifices peuvent être constitués de grilles disposées en partie haute des pignons si ceux-ci ne sont pas distants de plus de 12 m.
Égout droit et égout biais
Le premier rang de tuiles en zone d'égout est accroché en partie haute sur le premier liteau tandis que sa partie basse repose sur un liteau ou une chanlatte d'épaisseur convenable formant basculement ; ce premier rang sera constitué de tuiles courtes, entièrement recouvertes par les tuiles du second rang.
Si l'extrémité des chevrons se trouve en retrait du mur de façade, sur l'entablement de celui-ci faisant saillie à l'extérieur, on assurera la mise hors d'eau de l'entablement, par exemple en scellant autant de rangs de tuiles que nécessaire, au besoin sur une forme de pente. Dans le cas d'un égout biais, les tuiles sont tranchées parallèlement à la ligne d'égout et les rangs ne sont pas décalés.
Protection contre la neige poudreuse
Un accès aux combles est à prévoir pour enlever la neige poudreuse en cas de circonstances atmosphériques exceptionnelles. Dans le cas d'une couverture en éléments discontinus telle que celle faisant l'objet du présent cahier des clauses techniques, la protection contre la neige poudreuse ne peut être assurée par le seul assemblage de ces éléments. 6. Cela requiert une étude préalable de conception, notamment pour les ouvrages particuliers de couverture.
Pour les coyaulures, les lucarnes ou les parties d'ouvrages ponctuelles conduisant à des pentes inférieures au minimum exigé en partie courante, une étanchéité complémentaire devra être mise en place, conçue de telle sorte qu'elle soit de nature, en cas d'infiltrations, à se substituer aux tuiles pour reconduire les eaux à l'égout, toutes précautions étant prises par ailleurs pour maintenir la bonne ventilation de la sous-face des tuiles.
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Longueur de recouvrement minimale | 0,07 m en zones 1 et 2 ; 0,08 m en zone 3 | Longueur de la partie haute de la tuile ne recevant pas d'eau directement ; commande l'écartement des liteaux (articles 3.1 et 3.2.1.3) |
| Longueur maximale de projection horizontale du rampant | ≤ 8 m | Au-delà, étude particulière nécessaire (article 3.1) |
| Épaisseur maximale des pièces fixées par agrafage | ≤ 25 mm | L'agrafage n'est utilisé que pour ces pièces (article 3.2.1.1) |
| Espace minimal entre isolant et sous-face des liteaux | ≥ 20 mm | Libre passage de l'air ; ≥ 40 mm entre isolant et sous-face d'un écran rigide en bois (article 3.6) |
| Dimension des orifices de fentes de ventilation | ≥ 1 cm pour la plus petite dimension | Au-delà de 2 cm, grillage à mailles fines contre les petits animaux (article 3.7.3.1) |
| Distance maximale entre pignons pour ventilation en partie haute | ≤ 12 m | Uniquement en comble non aménagé en locaux occupés (article 3.7.3.2) |
| Dosage maximal des colorants dans les mortiers | 5 à 7 % de la masse de ciment | Colorants compatibles avec les liants, oxydes spécialisés (article 2.4.3) |
Dimensions réglementaires
Pente minimale — zone 1
Pour un recouvrement de 0,07 m ; pentes du support (article 3.1)
Pente minimale — zone 2
Pour un recouvrement de 0,07 m (article 3.1)
Pente minimale — zone 3
Pour un recouvrement de 0,08 m (article 3.1)
Seuils de fixation des tuiles
Article 3.3.2
Proportion de tuiles à fixer en fixation partielle
Article 3.3.2
Diamètre minimal de tige des clous
Clous du type à tête large (article 2.3.2.1)
Agrafes de fixation des liteaux
Galvanisation classe B NF A 91-131 si non inox (article 2.3.1.1.2)
Vis autotaraudeuses sur charpente métallique
Article 2.3.1.2
Cornières admises comme liteaux métalliques
Protection anticorrosion avant mise en œuvre (article 2.2.2)
Contre-latte sous écran souple
Clouée sur la face supérieure du chevron ; seule solution admise en isolation sous rampant avec écran souple (article 3.5.2)
Contre-liteau sous écran rigide
Article 3.5.3
Écran souple — feutre bitumé ou polyéthylène
Article 2.6
Format maximal des panneaux d'écran rigide
Contreplaqué NF extérieur CTB-X ; panneaux de particules marque CTB-H (articles 2.7.1 et 2.7.2)
Dosage du mortier de hourdage
Mortier de ciment courant non admis (article 2.4.1)
Dosage du mortier bâtard (hourdages, filets, solins)
Sable de granularité 0,1/3,15 conforme à la NF P 18-301 (articles 2.4.1 à 2.4.3)
Comprendre DTU 40.25 (DTU P 31-206)
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour DTU 40.25 (DTU P 31-206), le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de DTU 40.25 (DTU P 31-206) couvre : Travaux de couverture en tuiles plates en béton sur tous bâtiments, quelle que soit leur destination, réalisés en France métropolitaine, les structures porteuses étant établies en conformité avec les règles et cahiers des clauses techniques en vigueur. En climat de montagne, conventionnellement caractérisé par une implantation à plus de 900 m d'altitude, la conception et la réalisation doivent tenir compte des sujétions inhérentes aux conditions climatiques locales : réalisation effective d'un toit froid, fixation des tuiles, résistance des supports. Les tuiles dont les dimensions excèdent les dimensions maximales ou dont les conditions de pose diffèrent de celles du DTU relèvent de l'Avis Technique. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur DTU 40.25 (DTU P 31-206)
Le DTU 40.25 est le cahier des clauses techniques des couvertures en tuiles plates en béton, d'indice de classement DTU P 31-206. Publié en décembre 1984, il a été complété par un erratum de mai 1985 paru dans le Cahier 1998, par le modificatif n° 1 paru dans le Cahier 2960 de juin 1997, par un erratum d'avril 2000 paru dans le Cahier 3212 et par le modificatif n° 2 paru dans le Cahier 3300 de décembre 2000. C'est donc un texte ancien mais toujours en vigueur, dont la consolidation intègre ces quatre évolutions.
Le domaine d'application couvre tous les bâtiments, quelle que soit leur destination, réalisés en France métropolitaine, à condition que la structure porteuse ait été établie en conformité avec les règles et cahiers des clauses techniques en vigueur — le DTU cite en exemple les Règles CB 71 et les DTU 31.1, 31.2, 32.1 et 32.2. En climat de montagne, conventionnellement caractérisé par une implantation du bâtiment à plus de 900 m d'altitude, la conception et la réalisation de la couverture doivent tenir compte des sujétions inhérentes aux conditions climatiques locales : réalisation effective d'un toit froid, fixation des tuiles, résistance des supports. Les surcharges de neige sont indiquées dans les Règles NV en vigueur.
Le document rappelle une évidence trop souvent négligée en garantie : les prescriptions du cahier des clauses techniques ont pour but d'obtenir l'exécution d'ouvrages de bonne qualité, mais la condition de durabilité ne peut être pleinement satisfaite que si ces ouvrages sont entretenus et si leur usage est normal. L'entretien, à la charge du maître d'ouvrage, comporte notamment l'enlèvement des mousses, de la végétation et des débris divers, le maintien en bon état de fonctionnement des évacuations d'eaux pluviales, le maintien en bon état des ouvrages accessoires et des éléments du support, le maintien d'une ventilation suffisante de la sous-face des tuiles, et l'enlèvement de la neige poudreuse dans les combles lorsque les précautions de l'article 3.8 n'ont pas été prises.
Comprendre en détail DTU 40.25 (DTU P 31-206)
Pentes minimales : trois zones, trois situations, deux recouvrements
L'article 3.1 conditionne la pente à deux paramètres : la zone d'application et la situation dans lesquelles est implantée la construction, définies à l'annexe 1, et le recouvrement des tuiles. Les pentes sont données en pourcentage et sont celles du support, et non celles de la tuile en œuvre — distinction qui a des conséquences réelles sur une charpente à faible pente où le basculement de la tuile modifie l'angle apparent.
Pour les recouvrements de 0,07 m en zones 1 et 2 et de 0,08 m en zone 3, les valeurs minimales de pente sont les suivantes. Zone 1 : 80 % en situation protégée, 90 % en situation normale, 110 % en situation exposée. Zone 2 : 80 % en situation protégée, 100 % en situation normale, 120 % en situation exposée. Zone 3 : 90 % en situation protégée, 110 % en situation normale, 125 % en situation exposée. Ces pentes sont valables pour des rampants dont la longueur de projection horizontale n'excède pas 8 m ; pour les rampants plus longs, il y a lieu de procéder à une étude particulière.
Une clause tranche un débat récurrent : la possibilité d'abaissement de pente de 1/7 en présence d'un écran en sous-face, admise dans le cadre de DTU visant d'autres types de tuiles plates, n'est pas retenue de manière générale pour les tuiles plates en béton. Le texte reconnaît que celles-ci ne se différencient pas des autres tuiles plates à cet égard, mais indique que les réflexions et connaissances actuelles ne permettent pas de retenir cette disposition. Pour des modèles particuliers de tuiles, d'autres conditions de mise en œuvre — pentes, recouvrement, présence impérative d'écrans — peuvent être considérées : elles sont alors visées par des Avis Techniques.
Le support : liteaux bois ou cornières métalliques
Les bois massifs de couverture doivent être secs à l'air et répondre aux caractéristiques des textes normatifs correspondants (article 2.2.1). Pour les portées inférieures ou égales à 1,20 m entre appuis, les liteaux et voliges doivent être conformes aux spécifications de qualité de la norme correspondante, l'annexe 2 du DTU s'appliquant dans l'attente. Pour les portées supérieures à 1,20 m entre appuis, ou pour les bois de section plus importante (planches, chevrons), on se réfère au classement technologique de qualité de la norme NF B 52-001, catégorie 1. La protection fongicide et insecticide peut être exigée suivant les circonstances, les lieux d'emploi et la nature des bois utilisés ; cette exigence doit alors être précisée aux documents particuliers du marché.
La pose sur liteaux bois est décrite à l'article 3.2.1.1 : les tuiles reposent sur un litonnage en bois dont les éléments, reposant sur trois appuis au moins, sont fixés à l'aide d'une pointe ou d'une agrafe à chaque intersection d'un chevron et d'un liteau, la pointe ou l'agrafe ayant une longueur suffisante pour la fixation et la tenue du liteau. Les pointes torsadées ou crantées présentent un meilleur accrochage dans le bois que les pointes lisses, et l'agrafage n'est utilisé que pour la fixation de pièces d'épaisseur inférieure ou égale à 25 mm. Un tableau donne la section des liteaux en fonction de l'écartement maximal entre appuis, de l'entraxe de pose et de la charge équivalente répartie ; il est applicable aux liteaux en résineux (sapin, épicéa), peut l'être au chêne et au châtaignier, mais ne doit pas être utilisé pour le peuplier. Pour les liteaux rectangulaires, le sens de pose doit être respecté.
La pose sur liteaux métalliques est également prévue (article 2.2.2) : les liteaux métalliques doivent être constitués par des cornières ou autres profilés angulaires en acier de construction d'usage général. Les dimensions des cornières utilisées sont L 30 × 30 × 3, L 35 × 35 × 3,5 et L 40 × 40 × 4 ; si d'autres profilés sont utilisés, ceux-ci doivent avoir une hauteur d'accrochage au moins égale à 20 mm. Avant mise en œuvre, les liteaux en acier doivent être protégés de la corrosion, normalement par l'application d'une ou deux couches de peinture antirouille sur des surfaces préalablement dégraissées et débarrassées de la rouille ; sauf prescriptions des DPM, cette protection n'est pas assurée par l'entreprise de couverture.
Écartement des liteaux et pose des tuiles
L'écartement de face amont à face amont des liteaux correspond au pureau, défini comme la longueur, suivant la ligne de plus grande pente, de la partie vue de la tuile pour un observateur placé au-dessus de la couverture (article 3.2.1.3). Cet écartement doit être tel que la longueur de la partie haute de la tuile qui ne reçoit pas d'eau directement — dite longueur de recouvrement — soit au moins égale aux recouvrements minimaux, soit 0,07 m en zones 1 et 2 et 0,08 m en zone 3. L'écartement se déduit ensuite de la longueur de la tuile et de la valeur de recouvrement adoptée.
La pose (article 3.3.1) impose des joints croisés, ce qui nécessite des demi-tuiles ou des tuiles et demie en rives. Le bon positionnement de la tuile doit résulter de l'accrochage du ou des tenons prévus à cet effet sur la face amont du liteau, la partie inférieure de chaque tuile prenant place sur les tuiles du rang inférieur. Les tuiles se chevauchant sur une longueur importante, il est nécessaire d'employer au départ de l'égout comme en arrivée en faîtage des tuiles courtes, qui peuvent être des éléments courants raccourcis sur place à la dimension pureau plus recouvrement.
Une prescription est formulée en termes impératifs et souvent ignorée : il est impératif d'éviter de bloquer latéralement les tuiles les unes contre les autres, et il faut donc réserver un jeu lors de la pose. Le DTU en donne la raison : ce jeu a pour but de permettre aux tuiles de supporter sans dommage de légers mouvements de charpente. Lorsque les tuiles sont hourdées, on doit utiliser un mortier répondant aux spécifications de l'article 2.4.1 — c'est-à-dire un mortier de chaux, de ciment à maçonner ou un mortier bâtard, à l'exclusion du mortier de ciment courant.
Fixation des tuiles : le tableau des pentes et des expositions
L'article 3.3.2 rappelle d'abord la finalité : la fixation est destinée à assurer le maintien de l'assemblage des tuiles entre elles lorsque les effets du vent risquent d'en déranger l'ordonnancement. La règle générale tient en trois phrases. Au-dessus d'une pente de 175 %, ou si l'exposition du versant le réclame, les tuiles sont fixées aux liteaux suivant une répartition régulière intéressant toute la surface à fixer, soit par clouage, soit au moyen d'un crochet par tuile. Au-dessus d'une pente de 300 %, chaque tuile sera fixée. Toutes les tuiles d'égout ou de rive doivent être fixées dans l'un et l'autre des cas suivants : pente supérieure à 100 %, ou site exposé.
Un tableau récapitule ces dispositions par référence aux Règles Neige et Vent, en distinguant les sites protégé et normal en régions 1 et 2 d'une part, la région 3 et les sites exposés d'autre part. Pour p < 100 % : aucune fixation en rives, égouts et partie courante en régions 1 et 2 sites protégé et normal ; toutes les tuiles de rives et égouts, et fixation partielle en partie courante en région 3 et sites exposés. Pour 100 ≤ p < 175 % : toutes les tuiles de rives et égouts dans les deux cas, aucune fixation en partie courante en régions 1 et 2, fixation partielle en région 3 et sites exposés. Pour 175 ≤ p < 300 % : toutes en rives et égouts, fixation partielle en partie courante en régions 1 et 2, toutes en région 3 et sites exposés. Pour p ≥ 300 % : toutes les tuiles fixées, rives, égouts et partie courante, dans les deux cas.
La fixation partielle est chiffrée en proportion, en fonction du format des tuiles : 60 tuiles et plus par m², une tuile sur sept ; de 35 à 59 tuiles par m², une tuile sur six ; moins de 35 tuiles par m², une tuile sur cinq. Les dispositifs couramment utilisés sont les clous et les crochets (article 2.3.2). Les clous sont du type dit à tête large et doivent être en acier galvanisé après fabrication, en cuivre, ou en acier inoxydable Z8 C17 ou Z6 CN 18.09 ; les diamètres minimaux de tige sont de 3 mm pour les clous en acier galvanisé et en cuivre, et de 2,7 mm pour les clous en acier inoxydable. Les crochets sont en cuivre, en acier inoxydable ou en acier galvanisé, la protection minimale contre la corrosion devant alors être de classe C suivant la norme NF A 91-131.
Écrans souples et rigides : la contre-latte de 20 mm
On entend par écran un élément généralement continu, souple ou rigide, interposé entre le comble et la face interne des tuiles (article 3.5.1). L'écran doit permettre la fixation des liteaux supports des tuiles ainsi que des contre-liteaux destinés à assurer la ventilation de la sous-face de ces dernières. L'interposition éventuelle d'un écran doit être prévue dans les documents particuliers du marché, et dans le cas où les charges constituées par la couverture et son support seraient transmises à l'écran, les conditions de mise en œuvre doivent faire l'objet d'une étude particulière de la part du maître d'œuvre.
Pour l'écran souple (article 3.5.2), la règle est identique à celle des autres DTU de couverture : en aucun cas cet écran ne peut être mis directement sur les liteaux, et il est indispensable que l'air circule entre sa surface et les tuiles. La solution la meilleure consiste à fixer l'écran sur les chevrons et à relever le niveau d'appui des liteaux par une contre-latte d'épaisseur minimale 20 mm, clouée sur la face supérieure du chevron. Cette dernière solution est seule admise lorsqu'une isolation sous rampant est prévue avec un écran souple. Dans le cas de comble non isolé sous rampant, on peut également disposer l'écran sur les chevrons sans le tendre entre les chevrons consécutifs. Le matériau constitutif est défini à l'article 2.6 : lés de feutre bitumé, avec ou sans armature rapportée à mailles larges, satisfaisant au moins aux prescriptions du type 36 S de la norme NF P 84-307 ; ou lés en polyéthylène, armé ou non, d'épaisseur minimale 100 microns.
Pour l'écran rigide en bois ou en matériau dérivé du bois (article 3.5.3), le plan d'appui des liteaux est relevé par un contre-liteau d'épaisseur telle qu'un espace de 20 mm minimum soit réservé sous les liteaux. Cet écran peut être constitué par des voliges ou des planches jointives ou emboîtées, par des panneaux de contreplaqué conformes aux normes NF B 54-155, NF B 54-160 et NF B 54-161 — format maximal d'élément de toiture 315 × 155 cm — ou par des panneaux de particules conformes aux normes NF B 54-100 et NF B 54-110, de format maximal 370 × 125 cm et de caractéristiques au moins égales à celles exigées pour la marque CTB-H.
Isolation sous rampant : les 20 mm et les 40 mm
L'article 3.6 pose une interdiction sans nuance : en aucun cas l'isolant ne sera au contact de la sous-face des liteaux et a fortiori des tuiles. On réservera toujours, entre la sous-face des liteaux et l'isolant, un vide tel que, compte tenu de l'épaisseur des liteaux et des variations éventuelles de volume de l'isolant, il subsiste toujours entre la face inférieure des liteaux et la face supérieure de l'isolant un espace de 20 mm minimum destiné à assurer le libre passage de l'air.
Lorsque le comble est habitable et qu'un habillage de charpente est prévu en sous-face, si l'isolant spécifique est disposé entre les chevrons, il est généralement nécessaire — en raison de l'épaisseur d'isolant prévue et pour assurer le libre passage de l'air le long de la sous-face des tuiles — de prévoir un dispositif en sous-face des chevrons, par exemple des lattes clouées sur taquets destinées à obtenir l'épaisseur disponible nécessaire.
Le sort du film étanche est précisément réglé. Lorsqu'un pare-vapeur est prévu, il doit toujours se situer en sous-face de l'isolant, et la face supérieure de celui-ci ne doit pas en comporter : la présence d'un film étanche sans ventilation de l'intervalle le séparant de l'isolant conduirait à emprisonner dans ce dernier l'humidité qui aurait pu se manifester accidentellement et à lui faire perdre ses qualités spécifiques. Il ne doit pas être disposé de film étanche entre la face supérieure de l'isolant et les tuiles, à moins qu'il subsiste toujours un intervalle de 20 mm minimum entre la face supérieure de l'isolant et le film, et que toutes les dispositions soient prises pour assurer la ventilation de cet intervalle. Enfin, dans le cas d'écran rigide en bois ou en panneaux dérivés du bois, un espace de 40 mm minimum doit être ménagé entre l'isolant et la sous-face de l'écran.
Ventilation de sous-face et neige poudreuse
La ventilation de la sous-face des tuiles et de leur support doit être assurée dans tous les cas ; complémentairement, lors de la mise en œuvre d'un écran, la sous-face de celui-ci doit être également ventilée (article 3.7.1). La section des orifices de ventilation est fonction de trois paramètres : la perméance à la vapeur d'eau de la paroi qui sépare les locaux habitables du comble ou de la lame d'air ventilé, la surface de transfert constituée par la paroi, et la présence ou non d'un écran. On admet forfaitairement que la surface de transfert est représentée par celle du plancher de comble lorsque celui-ci n'est pas aménagé, et par celle de la couverture dans le cas de paroi plafond sous rampant, quel que soit le développé de cette dernière.
La répartition est imposée à l'article 3.7.2 : la section totale des orifices doit être répartie pour moitié en partie basse du ou des versants et pour l'autre moitié au voisinage du faîtage. Dans le cas de pose avec écran interrompu en faîtage, la section des orifices en faîtage correspond à la somme des sections de ventilation sous les éléments de couverture et sous l'écran. En égout, les orifices peuvent être constitués par des chatières, par des ouvertures résultant de la forme géométrique des tuiles, ou par des grilles ou fentes continues en façade ou en avancée de toit ; dans le cas de fente, la plus petite dimension des orifices est au minimum de 1 cm, et si cette dimension dépasse 2 cm, un grillage à mailles fines doit s'opposer à l'intrusion des petits animaux. En faîtage, les orifices peuvent être constitués par des chatières, par un dispositif de ventilation continue ou par des ouvertures résultant de la forme géométrique des closoirs ; dans le cas de comble non aménagé en locaux occupés, ils peuvent être constitués de grilles disposées en partie haute des pignons, si ceux-ci ne sont pas distants de plus de 12 m.
La protection contre la neige poudreuse fait l'objet d'un article dédié (3.8). Un accès aux combles est à prévoir pour enlever la neige poudreuse en cas de circonstances atmosphériques exceptionnelles. Dans le cas d'une couverture en éléments discontinus telle que celle visée, la protection contre la neige poudreuse ne peut être assurée par le seul assemblage de ces éléments : lorsqu'une telle protection est souhaitée au niveau du rampant, il est nécessaire de recourir à l'emploi d'un écran souple ou rigide, en veillant à respecter les dispositions des articles 3.5.2 et éventuellement 3.6. Cela requiert une étude préalable de conception, notamment pour les ouvrages particuliers de couverture.
Mortiers admis et erreurs fréquentes
L'article 2.4 pose une interdiction explicite : l'emploi de mortier de ciment courant n'est pas admis, parce qu'il conduit à une rigidité trop importante des assemblages et à des risques de fissuration. Deux catégories de mortier sont distinguées. Pour les hourdages : mortier de chaux ou de ciment à maçonner dosé à 250 à 350 kg de chaux ou de ciment à maçonner par m³ de sable sec ; ou mortier bâtard dosé à 150 kg de ciment courant CPJ - CEM III/A ou B 32,5 et 175 à 225 kg de chaux par m³ de sable sec. Pour les filets et solins : mortier bâtard au même dosage.
Les constituants sont normalisés (article 2.4.3) : les ciments courants doivent être de type CPJ - CEM II/A ou B 32,5 conformes à la NF P 15-301, les ciments à maçonner conformes à la NF P 15-317, les chaux soit naturelles NHL conformes à la NF P 15-311, soit artificielles XHA des classes 60 ou 100 conformes à la NF P 15-312. Le sable doit être conforme à la NF P 18-301 et de granularité 0,1/3,15, ce que le chantier appelle sable 0/3. Les colorants éventuellement utilisés doivent être compatibles avec les liants, et leur dosage ne doit pas dépasser 5 à 7 % de la masse de ciment. Le DTU met en garde sur les coulures de lait de chaux et sur certains ciments dont les couleurs peuvent tacher la couverture.
Trois erreurs se répètent en conception. La première consiste à retenir une pente unique « site protégé / normal / exposé » sans passer par la zone d'application : la pente minimale de 80 % ne vaut qu'en site protégé, zones 1 et 2 ; en zone 3 site exposé, elle monte à 125 %. La deuxième consiste à abaisser la pente parce qu'un écran est prévu : la possibilité d'abaissement de 1/7 admise pour d'autres tuiles plates n'est pas retenue par le DTU 40.25. La troisième consiste à supposer que toutes les tuiles doivent être fixées : la fixation généralisée en partie courante n'est requise qu'au-dessus de 300 % de pente, ou au-dessus de 175 % en région 3 et sites exposés ; en dessous, c'est une fixation partielle au taux de 1/5, 1/6 ou 1/7 selon le format, voire aucune fixation en partie courante en régions 1 et 2 sites protégé et normal sous 175 %.
Glossaire DTU 40.25 (DTU P 31-206)
- Pureau
- Longueur, suivant la ligne de plus grande pente de la couverture, de la partie vue de la tuile pour un observateur placé au-dessus de la couverture ; il correspond à l'écartement de face amont à face amont des liteaux (article 3.2.1.3).
- Longueur de recouvrement
- Longueur de la partie haute de la tuile qui ne reçoit pas d'eau directement. Elle doit être au moins égale à 0,07 m en zones 1 et 2 et 0,08 m en zone 3 (articles 3.1 et 3.2.1.3).
- Tuile courte
- Élément courant raccourci sur place à la dimension pureau plus recouvrement, employé au départ de l'égout et en arrivée en faîtage parce que les tuiles se chevauchent sur une longueur importante (article 3.3.1).
- Chanlatte
- Pièce d'épaisseur convenable formant basculement en égout, sur laquelle repose la partie basse du premier rang de tuiles, celui-ci étant accroché en partie haute sur le premier liteau (article 3.4.1.1).
- Fixation partielle
- Fixation d'une fraction seulement des tuiles en partie courante, dont la proportion dépend du format : 1/7 pour 60 tuiles et plus par m², 1/6 de 35 à 59 tuiles par m², 1/5 pour moins de 35 tuiles par m² (article 3.3.2).
- Écran (souple ou rigide)
- Élément généralement continu interposé entre le comble et la face interne des tuiles. Il doit permettre la fixation des liteaux et des contre-liteaux destinés à ventiler la sous-face des tuiles ; son interposition doit être prévue dans les DPM (article 3.5.1).
- Contre-latte
- Latte d'épaisseur minimale 20 mm clouée sur la face supérieure du chevron pour relever le niveau d'appui des liteaux et ménager la circulation d'air sous les tuiles lorsqu'un écran souple est mis en œuvre (article 3.5.2).
- Mortier bâtard
- Mortier dosé à 150 kg de ciment courant CPJ - CEM III/A ou B 32,5 et 175 à 225 kg de chaux par m³ de sable sec, admis pour les hourdages comme pour les filets et solins ; le mortier de ciment courant, lui, n'est pas admis (articles 2.4.1 et 2.4.2).
- Zone d'application et situation
- Paramètres définis à l'annexe 1 du DTU : zones 1, 2 et 3, et situations protégée, normale ou exposée. Leur croisement détermine la pente minimale admissible pour un recouvrement donné.
- Hauteur d'accrochage (liteau métallique)
- Hauteur de l'aile du profilé sur laquelle s'accrochent les tenons de la tuile ; elle doit être au moins égale à 20 mm si un profilé autre que les cornières L 30 × 30 × 3, L 35 × 35 × 3,5 ou L 40 × 40 × 4 est utilisé (article 2.2.2.1).
- Neige poudreuse
- Neige susceptible de pénétrer dans les combles par les jeux entre éléments discontinus. La protection au niveau du rampant nécessite un écran souple ou rigide ; un accès aux combles doit être prévu pour l'enlever en circonstances exceptionnelles (article 3.8).
Questions fréquentes sur DTU 40.25 (DTU P 31-206)
Qu'est-ce que DTU 40.25 (DTU P 31-206) ?
NF DTU 40.25 - Couverture en tuiles plates en béton. Le DTU 40.25 (DTU P 31-206, cahier des clauses techniques de décembre 1984, complété par l'erratum de mai 1985, le modificatif n° 1 de juin 1997, l'erratum d'avril 2000 et le modificatif n° 2 de décembre 2000) définit les conditions d'exécution des travaux de couverture en tuiles plates en béton. Il fixe les pentes minimales admissibles en fonction de la zone d'application et de la situation — de 80 % en zone 1 site protégé à 125 % en zone 3 site exposé, pour un recouvrement minimal de 0,07 m en zones 1 et 2 et de 0,08 m en zone 3 —, les règles de fixation par clouage ou par crochet selon la pente et l'exposition, les dispositions relatives aux écrans souples et rigides, et la ventilation obligatoire de la sous-face. Une pente sous-évaluée, un blocage latéral des tuiles à la pose ou un isolant remonté au contact des liteaux entraînent infiltrations, casse par mouvement de charpente et condensation en sous-face. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par DTU 40.25 (DTU P 31-206) ?
Le domaine d'application couvre : Travaux de couverture en tuiles plates en béton sur tous bâtiments, quelle que soit leur destination, réalisés en France métropolitaine, les structures porteuses étant établies en conformité avec les règles et cahiers des clauses techniques en vigueur. En climat de montagne, conventionnellement caractérisé par une implantation à plus de 900 m d'altitude, la conception et la réalisation doivent tenir compte des sujétions inhérentes aux conditions climatiques locales : réalisation effective d'un toit froid, fixation des tuiles, résistance des supports. Les tuiles dont les dimensions excèdent les dimensions maximales ou dont les conditions de pose diffèrent de celles du DTU relèvent de l'Avis Technique. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à DTU 40.25 (DTU P 31-206) sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Quelle est la pente minimale d'une couverture en tuiles plates en béton ?
Elle dépend de la zone d'application et de la situation, pour les recouvrements minimaux de 0,07 m en zones 1 et 2 et de 0,08 m en zone 3. Zone 1 : 80 % en situation protégée, 90 % en normale, 110 % en exposée. Zone 2 : 80 % en protégée, 100 % en normale, 120 % en exposée. Zone 3 : 90 % en protégée, 110 % en normale, 125 % en exposée. Ces pentes sont celles du support et valent pour des rampants dont la projection horizontale n'excède pas 8 m (article 3.1).
Peut-on abaisser la pente si un écran de sous-toiture est prévu ?
Non de manière générale. Le DTU 40.25 indique que la possibilité d'abaissement de pente de 1/7 en présence d'un écran en sous-face, considérée dans le cadre de DTU visant d'autres types de tuiles plates, n'a pas pu être retenue de manière générale pour les tuiles plates en béton, les réflexions et connaissances actuelles ne le permettant pas (article 3.1). Des conditions différentes peuvent être visées par un Avis Technique pour des modèles particuliers de tuiles.
Quel recouvrement minimal pour des tuiles plates en béton ?
0,07 m en zones 1 et 2 et 0,08 m en zone 3. Ce recouvrement est la longueur de la partie haute de la tuile qui ne reçoit pas d'eau directement ; c'est lui qui commande l'écartement de face amont à face amont des liteaux, lequel correspond au pureau (articles 3.1 et 3.2.1.3).
Faut-il fixer toutes les tuiles plates en béton ?
Non, cela dépend de la pente et de l'exposition. Au-dessus de 175 % de pente, ou si l'exposition du versant le réclame, les tuiles sont fixées suivant une répartition régulière par clouage ou au moyen d'un crochet par tuile ; au-dessus de 300 %, chaque tuile est fixée. Toutes les tuiles d'égout ou de rive doivent être fixées dès que la pente dépasse 100 % ou que le site est exposé. En fixation partielle, la proportion dépend du format : 1/7 pour 60 tuiles et plus par m², 1/6 de 35 à 59 tuiles par m², 1/5 en dessous de 35 tuiles par m² (article 3.3.2).
Quels clous et crochets pour fixer des tuiles plates en béton ?
Les clous sont du type à tête large, en acier galvanisé après fabrication, en cuivre ou en acier inoxydable Z8 C17 ou Z6 CN 18.09 ; le diamètre minimal de tige est de 3 mm pour l'acier galvanisé et le cuivre, et de 2,7 mm pour l'inox. Les crochets sont en cuivre, acier inoxydable ou acier galvanisé, avec dans ce dernier cas une protection minimale contre la corrosion de classe C suivant la NF A 91-131 (article 2.3.2).
Comment poser un écran souple sous des tuiles plates en béton ?
En aucun cas directement sur les liteaux : l'air doit circuler entre la surface de l'écran et les tuiles. La solution la meilleure consiste à fixer l'écran sur les chevrons et à relever le niveau d'appui des liteaux par une contre-latte d'épaisseur minimale 20 mm, clouée sur la face supérieure du chevron ; c'est la seule solution admise lorsqu'une isolation sous rampant est prévue avec un écran souple (article 3.5.2). L'écran souple est constitué de lés de feutre bitumé satisfaisant au moins au type 36 S de la NF P 84-307, ou de lés de polyéthylène armé ou non d'épaisseur minimale 100 microns (article 2.6).
Quel espace laisser entre l'isolant et les liteaux ?
20 mm minimum entre la face inférieure des liteaux et la face supérieure de l'isolant, destinés à assurer le libre passage de l'air (article 3.6). En aucun cas l'isolant ne doit être au contact de la sous-face des liteaux ni a fortiori des tuiles. Dans le cas d'un écran rigide en bois ou en panneaux dérivés du bois, l'espace à ménager entre l'isolant et la sous-face de l'écran passe à 40 mm minimum.
Peut-on utiliser du mortier de ciment courant pour les faîtages et solins ?
Non. L'article 2.4 précise que l'emploi de mortier de ciment courant n'est pas admis, parce qu'il conduit à une rigidité trop importante des assemblages et à des risques de fissuration. Les mortiers admis sont, pour les hourdages, un mortier de chaux ou de ciment à maçonner dosé à 250 à 350 kg par m³ de sable sec, ou un mortier bâtard dosé à 150 kg de ciment courant CPJ - CEM III/A ou B 32,5 et 175 à 225 kg de chaux par m³ de sable sec ; pour les filets et solins, un mortier bâtard au même dosage.
Comment ventiler la sous-face d'une couverture en tuiles plates en béton ?
La ventilation de la sous-face des tuiles et de leur support doit être assurée dans tous les cas, et la sous-face de l'écran doit l'être également lorsqu'un écran est mis en œuvre. La section des orifices dépend de la perméance de la paroi plafond, de la surface de transfert et de la présence d'un écran ; elle doit être répartie pour moitié en partie basse de versant et pour moitié au voisinage du faîtage. Les fentes doivent avoir une plus petite dimension d'au moins 1 cm, et un grillage à mailles fines est requis au-delà de 2 cm (articles 3.7.1 à 3.7.3).
Faut-il réserver un jeu latéral entre les tuiles à la pose ?
Oui, et le DTU le formule en termes impératifs : il est impératif d'éviter de bloquer latéralement les tuiles les unes contre les autres, un jeu devant être réservé lors de la pose. Ce jeu a pour but de permettre aux tuiles de supporter sans dommage de légers mouvements de charpente (article 3.3.1).
Export rapide
Documents liés
NF DTU 40.23 - Couverture en tuiles plates de terre cuite
Le NF DTU 40.23 (NF P 31-204-1 pour le CCT, NF P 31-204-2 pour le CCS) définit les conditions d'exécution des travaux de couverture en tuiles plates de terre cuite, en France métropolitaine et hors climat de montagne conventionnellement caractérisé par une implantation à plus de 900 m d'altitude. Il impose des tuiles conformes à la NF EN 1304 répondant au niveau 1 d'imperméabilité, un recouvrement minimal de 0,07 m en zones 1 et 2 et de 0,08 m en zone 3, des pentes minimales lues aux tableaux 1 et 2 valables jusqu'à 8,00 m de projection de rampant, et proscrit l'emploi du mortier de ciment en couverture.
NF DTU 40.24 - Couverture en tuiles à emboîtement longitudinal
Le DTU 40.24 régit les couvertures en tuiles terre cuite à emboîtement longitudinal — pose sur liteaux avec faible recouvrement. Il fixe les pentes minimales selon zones climatiques, les fixations en rives, les écrans sous-toiture et le traitement des pénétrations. Une absence d'écran ou des fixations sous-dimensionnées en zone H3 provoque infiltrations par capillarité et envol en cas de vent fort.
DTU 40.241 — Couvertures en tuiles planes en béton à glissement et à emboîtement longitudinal
Le DTU 40.241 (DTU P 31-205 pour le cahier des clauses techniques) définit les conditions d'exécution des couvertures en tuiles planes en béton à glissement et à emboîtement longitudinal. Il impose une pente minimale de 40 %, une pose exclusivement à joints croisés, un défaut de planitude du support inférieur à 1/100 de la portée des liteaux mesuré à la règle de 2,50 m, une lame d'air d'au moins 20 mm sous les liteaux, et des sections de ventilation d'au moins 1/5000 de la surface projetée sans écran et 1/3000 avec écran.
NF DTU 40.21 — Couverture en tuiles de terre cuite à emboîtement ou à glissement à relief
Le NF DTU 40.21 (NF P 31-202-1-1 pour le cahier des clauses techniques types) définit les conditions d'exécution des couvertures en tuiles de terre cuite à emboîtement ou à glissement à relief, dans les bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne situés en zones climatiques françaises de plaine (altitude inférieure ou égale à 900 m), hors zones tropicales. Il impose un défaut de planitude des supports de liteaux inférieur à 1/100 de la portée sans excéder 10 mm, des pentes minimales valables pour des rampants dont la projection horizontale n'excède pas 12,00 m, une hauteur de liteau bois d'au moins 22 mm, et une lame d'air ventilée de 20 mm minimum en sous-face de couverture.
NF DTU 40.211 - Couverture en tuiles de terre cuite à emboîtement à pureau plat
Le NF DTU 40.211 (avril 2015, indices P 31-203-1-1, P 31-203-1-2 et P 31-203-2) fixe les clauses types de mise en œuvre des couvertures en tuiles de terre cuite à pureau plat à double emboîtement longitudinal. Il s'applique aux bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne, en zone de plaine (altitude ≤ 900 m), hors zones tropicales. Il impose des pentes minimales fonction de la zone climatique, de la situation et de la présence d'un écran, une hauteur de liteau bois ≥ 22 mm, une ventilation permanente de la sous-face et le calcul du pureau moyen sur les tuiles réellement livrées.
NF DTU 40.5 — Travaux d'évacuation des eaux pluviales
Le DTU 40.5, publié sous forme de norme expérimentale XP P 36-201 en novembre 1993 et intégrant l'amendement A1 de décembre 1997, définit les travaux d'exécution des évacuations d'eaux pluviales sur les couvertures de bâtiments : gouttières et chéneaux métalliques, et tuyaux de descente extérieure. Il fixe les épaisseurs minimales des tôles et bandes selon le métal, les longueurs maximales de libre dilatation, la pente minimale des gouttières et chéneaux (au moins 5 mm par mètre), l'écartement des crochets, la compatibilité chimique entre le chéneau et son support, les types de jonctions et l'obligation de trop-plein. Le dimensionnement des sections est renvoyé au DTU 60.11, dont la partie 3 d'août 2013 retient une intensité pluviométrique minimale de 3 l/m²/min en France européenne. Un chéneau cloué, une descente sans crapaudine ou un trop-plein absent conduisent à des débordements en façade et à des infiltrations à l'intérieur du bâtiment.
Informations
Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024
Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.
DTU 40.25 (DTU P 31-206) - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. tuile plate béton, NF EN 490, pente minimale, recouvrement, crochet, clouage, liteaux, écran souple, écran rigide, ventilation de sous-face, neige poudreuse, DTU P 31-206, mortier bâtard.