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Document Technique Unifié
NF DTU 40.211

NF DTU 40.211 - Couverture en tuiles de terre cuite à emboîtement à pureau plat

Le NF DTU 40.211 (avril 2015, indices P 31-203-1-1, P 31-203-1-2 et P 31-203-2) fixe les clauses types de mise en œuvre des couvertures en tuiles de terre cuite à pureau plat à double emboîtement longitudinal. Il s'applique aux bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne, en zone de plaine (altitude ≤ 900 m), hors zones tropicales. Il impose des pentes minimales fonction de la zone climatique, de la situation et de la présence d'un écran, une hauteur de liteau bois ≥ 22 mm, une ventilation permanente de la sous-face et le calcul du pureau moyen sur les tuiles réellement livrées.

Domaine d'application

Tuiles de terre cuite à emboîtement à pureau plat, bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne, altitude ≤ 900 m

Mis à jour le 15 janvier 2024
Applicable depuis le 4 avril 2015
tuile plate
pureau plat
terre cuite
emboîtement
alignement
liteau
pureau moyen
écran de sous-toiture
ventilation
NF EN 1304
P 31-203-1-1
DTU 40.211

Règles principales

Domaine d'application et limites

Obligatoire

Clauses types de mise en œuvre pour les couvertures en tuiles de terre cuite à pureau plat à double emboîtement longitudinal. Applicable aux bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne (W/n ≤ 5 g/m³ au sens de l'annexe A), réalisés dans les zones climatiques françaises de plaine — conventionnellement altitude ≤ 900 m — à l'exclusion des zones tropicales et donc des départements d'Outre-mer. 1 en charpente acier.

Le document ne traite pas de la mise en œuvre des écrans souples de sous-toiture, ni du cas où les charges de couverture sont transmises à un écran en bois ou en panneaux.

Références : NF DTU 40.211 P1-1 (P 31-203-1-1) art. 1, NF DTU 40.211 P1-1 annexe A, NF DTU 31.1, NF DTU 32.1

Planitude du support et largeur de repos des liteaux

Obligatoire

1). Les liteaux doivent reposer sur une largeur minimale sur appuis de 35 mm en partie courante, distance divisée par 2 pour les jonctions de liteaux décalées en quinconce, et de 30 mm pour les abouts de liteaux sur rive.

Lorsque la largeur de l'élément de charpente ne répond pas à cette spécification, l'entrepreneur en avertit le maître de l'ouvrage ou son représentant pour mise en conformité de la charpente support, par exemple par ajout de fourrures bois.

Références : NF DTU 40.211 P1-1 art. 4.1, NF DTU 40.211 P2 art. 4

Pose à joints croisés et détermination du pureau moyen

Obligatoire

Les tuiles de terre cuite à emboîtement à pureau plat se posent à joints croisés, des accessoires (demi-tuiles) permettant ce type de pose. La mise en œuvre commence par le bas du versant, à droite ou à gauche suivant le sens des emboîtements latéraux, chaque tuile venant en recouvrement de la précédente, axes longitudinaux parallèles à la ligne de plus grande pente.

Le positionnement résulte de l'appui du ou des tenons sur la face amont du liteau. L'écartement de face amont à face amont des liteaux correspond au pureau ; le « pureau catalogue » du fabricant ne correspond pas forcément au pureau moyen.

3 : 30 tuiles prises au hasard, posées à l'envers en 12 rangées alternatives de 3 et 2 tuiles, emboîtées puis tirées une à une pour mesurer L, puis resserrées au maximum pour mesurer l ; pureau moyen P = (L + l) / 20.

Références : NF DTU 40.211 P1-1 art. 5.1, NF DTU 40.211 P1-1 art. 5.3.3

Pentes minimales : entrée croisée zone / situation / écran

Obligatoire

2, en fonction des zones d'application et des situations définies à l'annexe B normative. Ces pentes sont exprimées en % et sont celles du support, et non celle de la tuile en œuvre. Elles ne sont valables que pour des rampants dont la longueur de projection horizontale n'excède pas 12,00 m.

L'usage d'un écran de sous-toiture permet d'abaisser les pentes minimales selon le tableau 2, en raison de l'incidence de l'écran sur le champ de pression régnant de part et d'autre de la couverture — mais l'écran n'a pas de rôle d'étanchéité complémentaire. Le coyau (art. 6) et la lucarne rampante (art. 3) doivent impérativement respecter ces mêmes pentes minimales, quelles que soient leur surface ou leurs proportions.

Références : NF DTU 40.211 P1-1 art. 5.2, NF DTU 40.211 P1-1 tableaux 1 et 2, NF DTU 40.211 P1-1 annexe B (normative)

Litonnage bois et métallique : sections et entraxes

Obligatoire

Liteaux bois (art. 1) : fixation par une pointe à chaque intersection chevron-liteau, repos sur trois appuis au moins, entraxes maximaux donnés au tableau 3 en fonction de la zone de neige et de l'altitude. L'utilisation de liteaux d'une hauteur inférieure à 22 mm n'est pas admise.

Hypothèses du tableau 3 (annexe C) : flèche de 1/300 de la portée, charge permanente 70 daN/m² + neige + charge de personnel de 50 daN, pose sur trois appuis, tolérance de section ± 1,5 mm, distance maximale entre rangées de liteaux de 0,40 m, résineux C24 selon NF EN 338. Liteaux métalliques (art.

2) : profilés à froid Oméga, C, Z ou cornière, au moins une vis à chaque appui, repos sur au moins 3 appuis, hauteur minimale 25 mm hors tout ; entraxes maximaux aux tableaux 4 (pureau ≤ 25 cm), 5 (25 à 30 cm) et 6 (30 à 40 cm), plafonnés à 90 cm, flèche 1/200 de l'entraxe, poids de tuiles 700 N/m², acier S320GD selon NF EN 10346.

Références : NF DTU 40.211 P1-1 art. 5.3.1, NF DTU 40.211 P1-1 art. 5.3.2, NF DTU 40.211 P1-1 annexe C, NF EN 338, NF EN 10346

Fixation des tuiles : partie courante, égout, pignon et bâtiments ouverts

Obligatoire

La fixation peut être rendue nécessaire pour éviter le glissement des tuiles ou pour s'opposer à leur soulèvement sous l'effet du vent (art. 1).

En bâtiment fermé, le nombre de tuiles fixées en partie courante est donné au tableau 7 en pose sans écran et au tableau 8 en pose avec écran, les zones étant celles de la carte des vents de l'Eurocode 1 partie 1-4 et les sites correspondant aux situations de l'annexe B. À l'égout et le long du pignon, les tuiles du premier rang sont toutes fixées à leur support.

En bâtiment ouvert — hall, auvent adossé, hangar, avancée de toiture non protégée en sous-face — toutes les tuiles doivent être fixées, le tableau 9 précisant les limites de hauteur selon la présence ou non d'écran. Si la sous-face d'un auvent est protégée par un écran rigide continu, les dispositions des bâtiments fermés redeviennent applicables. Dispositifs admis (P1-2 art.

2) : pointes, vis, crochets et clips (panneton ou fil de pannetonnage), scellement au mortier aux points singuliers, collage au mastic conforme NF P 85-610.

Exceptions :

  • • Auvent ou avancée de toiture dont la sous-face est protégée par un écran rigide continu : régime des bâtiments fermés (art. 5.4.2.2)
Références : NF DTU 40.211 P1-1 art. 5.4, NF DTU 40.211 P1-1 tableaux 7, 8 et 9, NF DTU 40.211 P1-2 art. 3.3.2, NF EN 1991-1-4

Ouvrages particuliers : bandes, égout, rives, faîtage, arêtiers

Obligatoire

Bandes et garnitures métalliques posées par longueur de 2 m, réduite à 1 m pour les bandes en plomb et les bandes de développé supérieur à 0,40 m ; recouvrement latéral entre bandes consécutives de 10 cm minimum (art. 1).

Égout : les tuiles du premier rang doivent présenter la même inclinaison que les autres, accrochées en partie haute sur un liteau et reposant en partie basse sur un dispositif évitant le basculement (chanlatte, liteau surélevé, planche de rive d'égout) ; en égout droit avec bande métallique à larmier, pince de tête et recouvrement des tuiles sur la bande de 8 cm minimum.

Rive de tête sans dépassement vertical du mur : bandes de rive avec pince ou ourlet rechassé, bande d'astragale recouvrant le dernier rang de 8 cm minimum avec relevé de 3,5 cm minimum.

Faîtage : abouts obturés, recouvrement des faîtières dans le sens opposé aux vents de pluie dominants, chaque faîtière fixée (scellement, vissage, panneton cloué ou crochets) ; faîtières à glissement sans emboîtement recouvertes d'au moins 100 mm avec joint au mortier ; faîtage à sec avec closoir ventilé, recouvrement du closoir sur les tuiles ≥ 8 cm, espace d'environ 1 cm si la faîtière n'est pas ventilée.

Arêtiers scellés : recouvrement de 100 mm minimum avec joint de mortier à défaut d'emboîtement, tuiles de tranchis fixées par pannetonnage ou collage à la tuile adjacente. Saillies d'égout et de rives : habillage de sous-face obligatoire si les tuiles du débord ne sont pas toutes fixées et si le débord n'est pas fermé, avec jeu de 5 à 10 mm entre voliges ou panneaux.

Références : NF DTU 40.211 P1-1 art. 5.5.1 à 5.5.5

Noues, pénétrations et brisures

Obligatoire

44, avec un développé limité à 500 mm. Les tuiles sont tranchées biaises parallèlement à l'axe de la noue de telle façon que le recouvrement terre cuite sur métal soit au moins de 80 mm, mesuré perpendiculairement à l'axe ; les tuiles tranchées sont fixées au support ou à une tuile voisine (art. 6).

Pénétration continue suivant la ligne de plus grande pente : couloir latéral métallique de 10 cm de largeur minimum avec recouvrement tuile sur métal d'au moins 4 cm, ou couloir de 6 cm avec encaissement de 5 cm minimum ; relevé de 9 cm minimum et pince en tête, recouvrement par une bande de solin, fixation par pattes de maintien glissées au niveau de la pince et clouées sur le liteau, raccord de tête façonné et soudé, débouché en noue ou à l'égout avec larmier.

Pénétration discontinue : rive de tête avec bavette façonnée sur le devant, couloirs latéraux sur les côtés, garniture indépendante sur forme de pente, besace ou chéneau en amont ; la besace est limitée aux pénétrations de largeur ≤ 3 m, raccords d'angle par goussets soudés.

Brisures à angle rentrant ou saillant : pan inférieur traité comme une rive de tête avec recouvrement de 80 mm, départ du pan supérieur traité comme un égout. 1 P1.

Références : NF DTU 40.211 P1-1 art. 5.5.6 à 5.5.8, NF DTU 40.41, NF DTU 40.44, NF DTU 24.1 P1

Ventilation obligatoire de la sous-face de couverture

Obligatoire

La ventilation de la sous-face des tuiles et de leur support doit être assurée dans tous les cas (art. 1).

L'espace à ventiler est constitué soit par le volume du comble en cas d'isolation en plancher, soit par une lame d'air d'épaisseur minimale 20 mm entre la sous-face des liteaux support et la face supérieure de l'isolant ou de l'écran sous rampant, en tenant compte des variations éventuelles d'épaisseur de l'isolant.

Les sections totales des orifices sont données au tableau 10, en fonction de la surface de couverture projetée horizontalement et limitée aux locaux couverts (débords de toiture non pris en compte), et doivent être réparties pour moitié en partie basse des versants et pour moitié en partie haute au voisinage du faîtage.

En égout, dans le cas de fente, la plus petite dimension des orifices est au minimum de 1 cm ; au-delà de 2 cm, un grillage à mailles fines contre l'intrusion des petits animaux est obligatoire.

La ventilation par ouvertures en pignon n'est admise que si la distance entre murs pignons est ≤ 12 m et qu'aucun écran ne recoupe l'espace ; en combles isolés, elle impose un espace libre de 50 cm minimum sous les chevrons au faîtage.

Références : NF DTU 40.211 P1-1 art. 5.7, NF DTU 40.211 P1-1 tableau 10

Écran de sous-toiture et neige poudreuse

Obligatoire

L'écran est un élément continu souple ou rigide interposé entre le comble et la lame d'air de ventilation située sous les tuiles ; il doit permettre la fixation des contre-liteaux. Écran souple (art. 1) : contrelatte d'épaisseur minimale 20 mm obligatoire pour permettre la circulation d'air entre l'écran et la sous-face des tuiles. Écran rigide en bois ou panneaux dérivés du bois (art.

2) : plan d'appui des liteaux relevé par un contre-liteau ou tasseau de 20 mm minimum, placé au droit des chevrons supportant l'écran, entraxes fonction de la section des liteaux et de la charge. L'écran souple assure la protection contre la poussière, la neige poudreuse et la reconduction des eaux de fonte à l'égout ; l'écran rigide n'assure pas la reconduction des eaux de fonte.

8 : la protection contre la neige poudreuse ne peut être assurée par le seul assemblage des éléments de couverture — si elle est recherchée, l'emploi d'un écran souple est nécessaire et doit être précisé aux Documents Particuliers du Marché. 211.

Références : NF DTU 40.211 P1-1 art. 5.6, NF DTU 40.211 P1-1 art. 5.8, NF DTU 40.29

Critères de choix des matériaux (partie 1-2)

Obligatoire

Tuiles et accessoires coordonnés conformes à la NF EN 1304 et à l'annexe A de la partie 1-2 ; tuiles siliconées annoncées comme telles par le fabricant. Deux formats : grand moule (≤ 15 tuiles/m²) et petit moule (> 15 tuiles/m²).

Bois massifs : toutes essences admises en charpente selon NF B 52-001-1, secs à l'air ; liteaux et bois de section < 2 200 mm² en classe de résistance C24, sans altération biologique autre que bleuissement et piqûres noires, sans nœuds/flaches/poches de résine réduisant de plus d'un quart la section, pente générale de fil ≤ 12 % ; voliges et planches ≥ 2 200 mm² au moins de catégorie ST II.

Protection fongicide/insecticide : classe d'emploi 2 selon NF EN 335 à défaut de spécification aux DPM. Liteaux métalliques : épaisseur ≥ 0,63 mm, hauteur hors tout ≥ 25 mm, largeur d'appui totale ≥ 20 mm, acier S320GD Z225 minimum (NF EN 10346) avec revêtement organique de 25 μm minimum par face, catégorie III minimum selon XP P 34-301.

Pointes de diamètre minimum 2,7 mm, vis à bois de diamètre minimal 4 mm à tête fraisée fendue ou cruciforme (NF E 25-601 et NF E 25-604). Compléments d'étanchéité des vis apparentes : rondelle élastomère de 2 mm d'épaisseur, dureté DIDC 55 à 65 selon NF ISO 48.

Références : NF DTU 40.211 P1-2 (P 31-203-1-2) art. 3.1 à 3.3, NF EN 1304, NF B 52-001-1, NF EN 335, NF EN 10346, XP P 34-301

Mortiers de couverture : ciment courant proscrit

Obligatoire

L'emploi de mortier de ciment courant n'est pas admis (art. 4 de la partie 1-2) : il conduit à une rigidité trop importante des assemblages et à des risques de fissuration. Les ciments courants visés sont le ciment Portland (CEM I), le ciment Portland composé (CEM II), le ciment de haut fourneau (CEM III/A) et le ciment composé (CEM V/A).

Deux catégories sont admises : mortier de chaux ou de ciment à maçonner pour hourdage en partie courante, dosé à 250 à 350 kg par mètre cube de sable sec ; mortier bâtard pour hourdages ou solins, composé de 150 kg de ciment courant et 175 à 225 kg de chaux par mètre cube de sable sec. Les mortiers prêts à l'emploi répondant à ces spécifications sont admis.

Ciments courants de classe 32,5 ou 42,5 (NF EN 197-1 et NF EN 197-4), ciments à maçonner de classe 160 ou 250 (NF EN 413-1), chaux hydrauliques naturelles NHL5 ou NHL-Z5 ou artificielles XHA classes 60 ou 100 (NF EN 459-1). Sable conforme NF EN 13139, granularité 0,1/3,15. Colorants compatibles avec les liants, dosage ≤ 5 à 7 % de la masse du liant.

Tuiles siliconées : scellement au mortier adjuvanté.

Références : NF DTU 40.211 P1-2 art. 3.4, NF EN 197-1, NF EN 413-1, NF EN 459-1, NF EN 13139

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Défaut de planitude du support de liteaux < 1/100 de la portée des liteaux, sans excéder 10 mm Art. 4.1 — vérifié en tous points du support de la couverture
Largeur de repos des liteaux sur appuis ≥ 35 mm en partie courante Art. 4.1 — divisée par 2 pour les jonctions décalées en quinconce ; 30 mm pour les abouts sur rive
Tolérance dimensionnelle des liteaux et voliges ± 1,5 mm en hauteur et en largeur Annexe C — prise en compte dans l'établissement des entraxes du tableau 3
Flèche admissible des liteaux bois 1/300 de la portée Annexe C — sous charge permanente 70 daN/m² + neige + charge de personnel de 50 daN, pose sur 3 appuis
Flèche admissible des liteaux métalliques 1/200 de l'entraxe des appuis Art. 5.3.2 — charge de neige NF EN 1991-1-3 + poids de tuiles de 700 N/m², acier S320GD
Longueur de rampant en projection horizontale ≤ 12,00 m Art. 5.2 — limite de validité des pentes minimales des tableaux 1 et 2 ; coyaulure incluse (art. 5.5.2.6)
Jeu entre voliges ou panneaux d'habillage de sous-face de débord 5 à 10 mm Art. 5.5.2.4 — habillage obligatoire si toutes les tuiles du débord ne sont pas fixées et si le débord n'est pas fermé
Distance maximale entre rangées de liteaux (hypothèse de calcul) 0,40 m Annexe C — hypothèse retenue pour l'établissement du tableau 3

Dimensions réglementaires

Hauteur des liteaux bois

Dimension : Hauteur de section
Minimum : 22 mm
Maximum :

Art. 5.3.1 : l'utilisation de liteaux d'une hauteur inférieure à 22 mm n'est pas admise. Repos sur trois appuis au moins, une pointe à chaque intersection chevron-liteau.

Liteaux métalliques profilés à froid

Dimension : Section minimale
Minimum : Épaisseur 0,63 mm, largeur d'appui totale 20 mm
Maximum : Entraxe des appuis plafonné à 90 cm

P1-2 art. 3.2.2 et P1-1 art. 5.3.2 : hauteur hors tout ≥ 25 mm, acier S320GD Z225 minimum, revêtement organique ≥ 25 μm par face de catégorie III (XP P 34-301).

Lame d'air de ventilation sous couverture

Dimension : Épaisseur libre
Minimum : 20 mm
Maximum :

Art. 5.7.1 : entre la sous-face des liteaux support et la face supérieure de l'isolant ou de l'écran sous rampant, en tenant compte des variations d'épaisseur de l'isolant.

Contre-liteau (contrelatte) sur écran

Dimension : Épaisseur
Minimum : 20 mm
Maximum :

Art. 5.6.1 et 5.6.2 : obligatoire avec écran souple comme avec écran rigide ; sur écran rigide, placé au droit des chevrons.

Orifices de ventilation en égout (fentes)

Dimension : Plus petite dimension de l'orifice
Minimum : 1 cm
Maximum : Au-delà de 2 cm : grillage à mailles fines obligatoire

Art. 5.7.3.1 : grillage destiné à s'opposer à l'intrusion des petits animaux.

Ventilation par ouvertures en pignon

Dimension : Distance entre murs pignons
Minimum :
Maximum : 12 m

Art. 5.7.3.2 : admise seulement si aucun écran ne recoupe l'espace ; en combles isolés, espace libre de 50 cm minimum sous les chevrons au faîtage.

Bandes et garnitures métalliques

Dimension : Longueur de pose
Minimum : 1 m (plomb ou développé > 0,40 m)
Maximum : 2 m

Art. 5.5.1 : recouvrement latéral entre bandes consécutives de 10 cm minimum.

Recouvrement des tuiles sur bande d'égout à larmier

Dimension : Recouvrement tuile sur métal
Minimum : 8 cm
Maximum :

Art. 5.5.2.2 : la bande métallique à larmier comporte une pince de tête.

Bande d'astragale en rive de tête

Dimension : Recouvrement du dernier rang de tuile
Minimum : 8 cm
Maximum :

Art. 5.5.3.1.2 : relevé de la bande d'astragale de 3,5 cm minimum, fixé sur tasseau ou planche de faîtage ; bande de rive avec pince ou ourlet rechassé.

Recouvrement des faîtières et arêtiers sans emboîtement

Dimension : Recouvrement avec joint de mortier
Minimum : 100 mm
Maximum :

Art. 5.5.4.1.2.1 et 5.5.5.1 : le recouvrement des faîtières se fait dans le sens opposé aux vents de pluie dominants.

Closoir ventilé de faîtage à sec

Dimension : Recouvrement du closoir sur les tuiles dans le sens du rampant
Minimum : 8 cm
Maximum :

Art. 5.5.4.1.3 : au moins égal au recouvrement de la tuile ; si la faîtière n'est pas ventilée, espace d'environ 1 cm entre le dessus des tuiles et la faîtière.

Noue métallique

Dimension : Développé de noue
Minimum :
Maximum : 500 mm

Art. 5.5.6 : exécution selon NF DTU 40.41 ou 40.44 ; recouvrement terre cuite sur métal ≥ 80 mm mesuré perpendiculairement à l'axe de la noue ; tuiles tranchées fixées au support ou à une tuile voisine.

Couloir latéral de pénétration continue

Dimension : Largeur du couloir métallique
Minimum : 6 cm avec encaissement de 5 cm minimum
Maximum : 10 cm avec recouvrement tuile sur métal ≥ 4 cm

Art. 5.5.8.1.1 : relevé de 9 cm minimum et pince en tête, recouvert par une bande de solin, fixation par pattes clouées sur le liteau, raccord de tête façonné et soudé.

Besace de pénétration discontinue

Dimension : Largeur de la pénétration
Minimum :
Maximum : 3 m

Art. 5.5.8.2 : au-delà, garniture indépendante sur forme de pente ou chéneau avec couloir latéral ; raccords d'angle par goussets soudés.

Brisure à angle rentrant ou saillant

Dimension : Recouvrement du pan inférieur traité en rive de tête
Minimum : 80 mm
Maximum :

Art. 5.5.7 : le départ de couverture du pan supérieur est traité comme un égout.

Format des tuiles

Dimension : Nombre de tuiles au mètre carré
Minimum : Grand moule : ≤ 15 tuiles/m²
Maximum : Petit moule : > 15 tuiles/m²

P1-2 art. 3.1 : tuiles et accessoires coordonnés conformes à la NF EN 1304 et à l'annexe A de la partie 1-2.

Comprendre NF DTU 40.211

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 40.211, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 40.211 couvre : Tuiles de terre cuite à emboîtement à pureau plat, bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne, altitude ≤ 900 m. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 40.211

Le NF DTU 40.211 est la norme française qui encadre les travaux de couverture en tuiles de terre cuite à emboîtement à pureau plat. Sa version en vigueur date d'avril 2015 : la partie 1-1 (cahier des clauses techniques types, indice de classement P 31-203-1-1) et la partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux, indice P 31-203-1-2) remplacent, avec la partie 2, la norme homologuée NF P 31-203-1 (DTU 40.211 P1) de septembre 1996 et ses amendements A1 de janvier 1999, A2 de septembre 2001 et A3 d'octobre 2010. Par rapport aux documents remplacés, il s'agit d'une révision complète.

Le domaine d'application, défini à l'article 1 de la partie 1-1, est précis : couverture en tuiles de terre cuite à pureau plat à double emboîtement longitudinal, sur bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne, réalisés dans les zones climatiques françaises de plaine — conventionnellement caractérisées par une altitude inférieure ou égale à 900 m — à l'exclusion des zones tropicales. Le NF DTU 40.211 ne couvre donc pas les départements d'Outre-mer, ni les locaux à forte hygrométrie. Il ne traite pas non plus de la mise en œuvre des écrans souples de sous-toiture, qui relève du NF DTU 40.29.

Ce DTU est celui de la tuile plate moderne à emboîtement : la partie visible de la tuile ne comporte aucun relief séparant les zones d'écoulement des zones d'emboîtement longitudinal, la surface d'écoulement étant surélevée par rapport aux zones d'emboîtement, et le double emboîtement conçu pour réaliser une surface plane en partie supérieure de chaque rangée. Il ne doit pas être confondu avec le NF DTU 40.23, qui vise la tuile plate traditionnelle de terre cuite à pureau et à recouvrement, ni avec le NF DTU 40.21, qui vise la tuile à emboîtement ou à glissement à relief.

Comprendre en détail NF DTU 40.211

Les trois parties du NF DTU 40.211

Le NF DTU 40.211 suit la structure moderne en trois parties. La partie 1-1 (P 31-203-1-1) est le cahier des clauses techniques types : domaine d'application, références normatives, matériaux, conditions préalables à la pose, prescriptions relatives à l'exécution (généralités, pentes, support, fixation des tuiles, ouvrages particuliers, écran de sous-toiture, ventilation, protection contre la neige poudreuse), complétée de cinq annexes dont trois normatives.

La partie 1-2 (P 31-203-1-2) est le cahier des critères généraux de choix des matériaux : elle définit les exigences applicables aux tuiles, aux supports de couverture (bois massifs et liteaux métalliques), aux fixations, aux mortiers, aux bandes métalliques, aux écrans de sous-toiture, aux chatières, aux closoirs ventilés et aux mastics de calfeutrement. C'est la partie que le maître d'œuvre doit citer quand il veut imposer une qualité de matériau au CCTP.

La partie 2 (P 31-203-2) est le cahier des clauses administratives spéciales. Son article 4 sert notamment de référence par défaut lorsque les Documents Particuliers du Marché ne précisent pas les dispositions nécessaires au respect de la planitude du support de liteaux. Trois annexes de la partie 1-1 sont normatives : l'annexe A (définition des ambiances intérieures et atmosphères extérieures), l'annexe B (zones climatiques dites de concomitance vent-pluie) et l'annexe D (prise en compte de la hauteur des bâtiments sur terrains à dénivellations importantes). L'annexe C (hypothèses de calcul des supports bois) et l'annexe E (conditions d'usage et d'entretien) sont informatives.

Conditions préalables : planitude du support et calepinage

L'article 4.1 pose une exigence chiffrée qui conditionne la réception de la charpente : le défaut de planitude des supports de liteaux doit être inférieur, en tous points du support de la couverture, à 1/100 de la portée des liteaux, sans excéder 10 mm. Sur des chevrons espacés de 60 cm, cela signifie un défaut admissible de 6 mm au maximum ; sur des chevrons à 90 cm, le plafond absolu de 10 mm s'applique.

Les liteaux doivent reposer sur une largeur minimale sur appuis de 35 mm en partie courante. Cette distance est divisée par deux pour les jonctions de liteaux lorsqu'elles sont décalées en quinconce. Pour les abouts de liteaux sur rive, la largeur de repos est de 30 mm. Lorsque la largeur de l'élément de charpente ne répond pas à cette spécification, le DTU impose à l'entrepreneur d'avertir le maître de l'ouvrage ou son représentant pour qu'il prenne les dispositions nécessaires — par exemple en faisant rajouter des fourrures bois. Dans un marché suivi par une maîtrise d'œuvre, c'est un point de compte rendu de chantier, pas un arbitrage de couvreur.

L'article 4.2 recommande d'établir un calepinage préalable du plan de couverture, suivant la longueur utile et la largeur utile des tuiles, en fonction du modèle retenu, afin d'éviter autant que possible les coupes de tuiles. Des accessoires sont prévus par les fabricants pour faciliter ce calepinage. C'est un travail de phase EXE : il conditionne la position du premier rang d'égout, la nécessité ou non de tuiles plus courtes sous faîtage, et le recours à une bande métallique de départ.

Pose à joints croisés et détermination du pureau moyen

L'article 5.1 impose que les tuiles de terre cuite à emboîtement à pureau plat se posent à joints croisés, des accessoires (demi-tuiles par exemple) permettant ce type de pose. La mise en œuvre commence par le bas du versant, à droite ou à gauche suivant le sens des emboîtements latéraux du produit, de telle sorte que chaque tuile vienne en recouvrement de celle précédemment posée. Les tuiles sont disposées suivant la ligne de plus grande pente, axes longitudinaux parallèles à cette ligne. Le bon positionnement de la tuile doit résulter de l'appui du ou des tenons prévus à cet effet sur la face amont du liteau.

L'écartement de face amont à face amont des liteaux correspond au pureau. Le DTU 40.211 met explicitement en garde : le « pureau catalogue » donné à titre indicatif par le fabricant ne correspond pas forcément à la valeur du pureau moyen. Pour les tuiles avec jeu ou à pureau variable, le pureau est compris entre les pureaux mini et maxi annoncés par le fabricant.

L'article 5.3.3 impose donc une méthode de détermination du pureau moyen sur les tuiles réellement livrées : prendre 30 tuiles au hasard dans la livraison ; les poser à l'envers sur une aire plane, de façon à constituer 12 rangées alternatives de 3 tuiles, 2 tuiles, 3 tuiles, etc. ; emboîter les tuiles et les tirer simultanément une à une dans le sens longitudinal pour mesurer la distance maximale des deux points correspondants, de la première à la onzième tuile, soit L en centimètres ; puis enlever, redisposer, emboîter et resserrer une à une au maximum pour mesurer l en centimètres. Le pureau moyen vaut alors P = (L + l) / 20. Cette opération de chantier, souvent sautée, est la seule façon d'implanter le litonnage sans dérive de rang.

Pentes minimales : ce que le DTU fixe réellement

L'article 5.2 renvoie aux tableaux 1 (pente minimale sans écran) et 2 (pente minimale avec écran), établis en fonction des zones d'application et des situations définies à l'annexe B normative. Deux précisions du texte sont souvent ignorées : les pentes des tableaux sont données en pourcentage et sont celles du support, et non celle de la tuile en œuvre ; et elles ne sont valables que pour des rampants dont la longueur de projection horizontale n'excède pas 12,00 m.

Il n'existe donc pas une pente minimale unique du DTU 40.211 : la valeur applicable est une entrée croisée zone × situation × présence d'écran, à lire dans le tableau du texte normatif pour le modèle de tuile retenu. Lorsqu'il est fait usage d'un écran de sous-toiture, les pentes minimales de couverture peuvent être abaissées selon le tableau 2. Le DTU précise que cet abaissement est dû à l'incidence de l'écran sur le champ de pression régnant de part et d'autre de la couverture, et rappelle que l'écran n'a pas un rôle d'étanchéité complémentaire et ne permet pas de remplir cette fonction.

Deux points singuliers sont explicitement soumis à la même exigence de pente. Le coyau, lorsqu'il existe en bas de versant, doit impérativement respecter les pentes minimales des tableaux 1 et 2 quelles que soient sa surface ou ses proportions, la longueur de rampant en projection horizontale étant alors déterminée en ajoutant la coyaulure au versant sans excéder la limite de 12 m (article 5.5.2.6). La lucarne rampante obéit à la même règle (article 5.5.8.3), et sur ses jouées obliques les tuiles doivent être posées suivant la ligne de plus grande pente.

Litonnage bois et liteaux métalliques : sections et entraxes

En pose sur liteaux bois (article 5.3.1), les éléments sont fixés à raison d'une pointe à chaque intersection d'un chevron et d'un liteau, et les liteaux doivent reposer sur trois appuis au moins. Le tableau 3 donne les entraxes maximaux entre appuis en fonction de la zone de neige et de l'altitude. Le DTU pose une interdiction sèche : l'utilisation de liteaux d'une hauteur inférieure à 22 mm n'est pas admise.

Les hypothèses du tableau 3, détaillées à l'annexe C, méritent d'être connues du maître d'œuvre : flèche de 1/300 de la portée sous combinaison de charge permanente de 70 daN/m² plus charges de neige plus charge de personnel (prise égale à 50 daN, représentant le poids d'une personne en appui sur deux liteaux), pose sur trois appuis, tolérance dimensionnelle des liteaux de ± 1,5 mm en hauteur et en largeur, distance maximale entre rangées de liteaux de 0,40 m, et prise en compte des contraintes de l'entretien normal de la couverture. Les bois sont calculés en résineux C24 selon NF EN 338 (E = 11 000 MPa, fm,k = 24 MPa), avec kh = 1,3 et γM = 1,3 selon NF EN 1995-1-1/NA.

En pose sur liteaux métalliques (article 5.3.2), les tuiles reposent sur des profilés à froid de sections particulières de type Oméga, C, Z ou cornière. La section doit permettre la fixation à l'intersection avec chaque appui bois ou métal par au moins une vis, et les liteaux doivent reposer sur au moins 3 appuis. La hauteur minimale des liteaux métalliques est de 25 mm hors tout. Les tableaux 4, 5 et 6 donnent les entraxes maximaux des appuis, respectivement pour un pureau p ≤ 25 cm, 25 cm < p ≤ 30 cm et 30 cm < p ≤ 40 cm ; ces entraxes sont limités à 90 cm au maximum, avec une flèche de 1/200 de l'entraxe, un poids de tuiles de 700 N/m² et un acier S320GD selon NF EN 10346.

Fixation des tuiles : bâtiments fermés et bâtiments ouverts

L'article 5.4.1 rappelle que la fixation des tuiles peut être rendue nécessaire soit pour éviter le glissement des tuiles, soit pour s'opposer à leur soulèvement sous l'effet des actions du vent. Le nombre de tuiles à fixer en partie courante est donné au tableau 7 en pose sans écran de sous-toiture et au tableau 8 en pose avec écran, les zones considérées étant celles de la carte des vents de l'Eurocode 1 partie 1-4 et les sites d'exposition correspondant aux situations de l'annexe B.

Deux règles s'imposent en toutes circonstances. D'une part, à l'égout et le long du pignon, les tuiles du premier rang sont toutes fixées à leur support (article 5.4.2.1). D'autre part, lorsque la couverture se trouve directement au-dessus de locaux ouverts ou d'un auvent, toutes les tuiles doivent être fixées (article 5.4.2.2), le tableau 9 précisant les limites de hauteur à considérer selon la présence ou non d'écran de sous-toiture. Un bâtiment est considéré comme fermé si ses parois ne présentent que de petites ouvertures uniformément réparties ; il est ouvert si l'une de ses parois présente une grande ouverture — hall, auvent adossé à un mur, hangar, avancée de toiture non protégée en sous-face.

Si un auvent ou une avancée de toiture a sa sous-face protégée par un écran rigide continu, les dispositions applicables redeviennent celles des bâtiments fermés. À l'inverse, l'article 5.5.2.4 impose que, si toutes les tuiles des rangs en débord de toit ne sont pas fixées et si le débord n'est pas fermé, un habillage de sous-face du débord soit réalisé pour éviter la prise au vent des tuiles : voliges jointives, planches bouvetées, panneaux de contreplaqué ou panneaux de particules, avec un jeu entre éléments de 5 à 10 mm.

Points singuliers : égout, rives, faîtage, arêtiers, noues

Les bandes ou garnitures métalliques sont posées par longueur de 2 m, longueur réduite à 1 m pour les bandes en plomb et pour les bandes d'un développé supérieur à 0,40 m ; le recouvrement latéral entre bandes consécutives est de 10 cm minimum (article 5.5.1). À l'égout, les tuiles doivent présenter la même inclinaison que les autres : le premier rang est accroché en partie haute sur un liteau tandis que sa partie basse repose sur un dispositif évitant le basculement — chanlatte, liteau surélevé, planche de rive d'égout. En égout droit avec bande métallique à larmier, la bande comporte une pince de tête et le recouvrement des tuiles sur la bande est de 8 cm minimum.

En rive de tête sans dépassement vertical du mur, la garniture métallique est constituée de bandes de rives et d'une bande d'astragale recouvrant le dernier rang de tuile de 8 cm minimum ; la bande de rive comporte une pince ou un ourlet rechassé, et la bande d'astragale un relevé de 3,5 cm minimum fixé sur un tasseau ou une planche de faîtage (article 5.5.3.1.2). En rives latérales biaises, la ligne qui reçoit l'eau est traitée en noue, la ligne qui fuit l'eau est traitée en arêtier.

Au faîtage, les abouts doivent être obturés, par abouts de faîtage, mortier ou pièces métalliques, et le recouvrement des faîtières se fait dans le sens opposé aux vents de pluie dominants. Chaque faîtière doit être fixée — scellement au mortier, vissage, panneton cloué ou crochets spéciaux. En faîtage scellé, les faîtières à glissement sans emboîtement se recouvrent d'au moins 100 mm avec joint au mortier. En faîtage à sec avec closoir ventilé, le recouvrement du closoir sur les tuiles dans le sens du rampant est au moins égal au recouvrement de la tuile et dans tous les cas supérieur ou égal à 8 cm ; si la faîtière n'est pas ventilée, la lisse de rehausse doit créer un espace d'environ 1 cm entre le dessus des tuiles et la faîtière. Les arêtiers scellés se recouvrent de 100 mm minimum avec joint de mortier lorsqu'ils ne sont pas à emboîtement.

Noues et pénétrations : les cotes à contrôler

La noue est constituée par une feuille métallique posée sur voligeage, dont le développement et le profil sont fonction de sa pente et de la quantité d'eau à évacuer. Le DTU 40.211 renvoie l'exécution aux prescriptions correspondantes des NF DTU 40.41 (zinc) et NF DTU 40.44 (acier inoxydable), mais limite le développé de noue à 500 mm. En rive de noue, les tuiles sont tranchées biaises parallèlement à l'axe de la noue de telle façon que le recouvrement terre cuite sur métal soit au moins de 80 mm, mesure prise perpendiculairement à l'axe de la noue ; les tuiles tranchées sont fixées au support ou à une tuile voisine.

Les pénétrations continues suivant la ligne de plus grande pente sont traitées avec un couloir latéral. Les tuiles recouvrent un couloir métallique d'une profondeur égale à la hauteur d'un liteau, reposant sur toute sa largeur sur une pièce de bois. La largeur du couloir est de 10 cm minimum, le recouvrement tuile sur métal étant alors d'au moins 4 cm ; on peut également réaliser un couloir de 6 cm de largeur avec un encaissement de 5 cm minimum. Dans tous les cas, le couloir possède un relevé de 9 cm minimum et une pince en tête, il est recouvert par une bande de solin, et sa fixation est réalisée par des pattes de maintien glissées au niveau de la pince et clouées sur le liteau. Le raccord en tête est façonné et soudé, et le couloir débouche soit dans une noue, soit à l'égout avec un larmier.

Pour les pénétrations discontinues (souches, lanterneaux), on opère comme pour une rive de tête avec bavette façonnée sur le devant de l'ouvrage, un raccordement par couloir latéral sur les côtés, et sur la partie amont une garniture indépendante en métal sur forme de pente, une besace ou un chéneau avec couloir latéral métallique. La réalisation d'une besace est limitée aux pénétrations dont la largeur ne dépasse pas 3 m, et les raccordements aux angles se font par goussets soudés. En brisure à angle rentrant comme à angle saillant, le pan inférieur est traité comme une rive de tête avec un recouvrement de 80 mm, le départ du pan supérieur étant traité comme un égout. Lorsqu'il s'agit d'une souche de cheminée, la distance entre les bois et la face extérieure du conduit doit respecter les exigences du NF DTU 24.1 P1.

Écran de sous-toiture et ventilation permanente

Le DTU 40.211 définit l'écran comme un élément continu souple ou rigide, interposé entre le comble et la lame d'air de ventilation située sous les tuiles. La mise en œuvre d'un écran souple rend nécessaire la mise en place d'une contrelatte d'épaisseur minimale 20 mm afin de permettre une circulation d'air entre la surface de l'écran et la sous-face des tuiles (article 5.6.1). Avec un écran rigide en bois ou en panneaux dérivés du bois, le plan d'appui des liteaux est relevé par un contre-liteau ou tasseau d'épaisseur 20 mm minimum, placé au droit des chevrons supportant l'écran rigide.

L'écran souple s'oppose aux variations de pression entre face externe et face interne des éléments de couverture, et assure la protection contre la poussière, la neige poudreuse et la reconduction des eaux de fonte à l'égout. L'écran rigide, lui, n'assure pas la reconduction des eaux de fonte de neige poudreuse. L'article 5.8 est net : dans une couverture en éléments discontinus, la protection contre la neige poudreuse ne peut être assurée par le seul assemblage des éléments entre eux, et si une telle protection est recherchée, il y a lieu de recourir à l'emploi d'un écran souple — la demande devant être précisée dans les Documents Particuliers du Marché.

La ventilation de la sous-face des tuiles et de leur support doit être assurée dans tous les cas (article 5.7.1). L'espace à ventiler est constitué soit par le volume du comble en cas d'isolation en plancher, soit par une lame d'air d'épaisseur minimale 20 mm entre la sous-face des liteaux et la face supérieure de l'isolant ou de l'écran sous rampant. Les sections totales des orifices, données au tableau 10 en fonction de la surface de couverture projetée horizontalement et limitée aux locaux couverts (débords de toiture non comptés), doivent être réparties pour moitié en partie basse des versants et pour moitié en partie haute au voisinage du faîtage.

Orifices de ventilation : dimensions et alternatives

Le DTU rappelle que les jeux entre les tuiles ne permettent pas la ventilation nécessaire : celle-ci doit être assurée par une entrée d'air en partie basse et une sortie d'air en partie haute, au moyen de systèmes de ventilation linéaire en faîtage et en égout, ou au moyen de tuiles de ventilation — chatières ou autres — disposées en quinconce sur une ligne haute et une ligne basse.

En égout, les orifices sont constitués en façade ou en avancée de toit par des grilles ou des fentes continues, et dans le plan de la couverture par des chatières, des tuiles de ventilation ou des orifices résultant de la forme géométrique de la sous-face des tuiles. Dans le cas de fente, la plus petite dimension des orifices est au minimum de 1 cm ; si cette dimension est supérieure à 2 cm, un grillage à mailles fines destiné à s'opposer à l'intrusion des petits animaux doit être disposé.

En faîtage, les orifices sont constitués soit par un dispositif de ventilation continue, soit par un dispositif avec closoir ventilé, soit par des chatières ou tuiles de ventilation. La ventilation peut également être assurée par des ouvertures en pignon, mais à deux conditions cumulatives : que la distance entre les murs pignons soit inférieure ou égale à 12 m et qu'il n'existe pas d'écran recoupant l'espace entre les deux murs. Dans le cas de combles isolés, la ventilation par ouverture en pignon nécessite la création au faîtage d'un espace libre sous les chevrons de 50 cm minimum.

Matériaux : ce qu'impose la partie 1-2 (CGM)

Les tuiles et leurs accessoires coordonnés doivent satisfaire aux prescriptions de la norme NF EN 1304 et de l'annexe A de la partie 1-2. Le DTU distingue deux formats : les tuiles « grand moule », dont le nombre au mètre carré est inférieur ou égal à 15, et les tuiles « petit moule », dont le nombre au mètre carré est strictement supérieur à 15. Les Documents Particuliers du Marché définissent les conditions de réception des lots livrés sur chantier ; à défaut, on se réfère à l'annexe B de la partie 1-2.

Côté bois, toutes les essences admises en charpente selon la NF B 52-001-1 sont utilisables, et les bois massifs de couverture doivent être secs à l'air. Pour les liteaux et bois de section inférieure à 2 200 mm², la classe de résistance doit correspondre à du C24 ; sont notamment prohibés les altérations biologiques autres que le bleuissement et les piqûres noires, les nœuds, flaches et poches de résine réduisant de plus d'un quart la section, et les pentes générales de fil supérieures à 12 % par rapport à l'axe géométrique de la pièce. Pour les voliges et planches de section ≥ 2 200 mm², le classement d'aspect doit correspondre au moins à la catégorie ST II. À défaut de spécification aux DPM, la classe d'emploi 2 selon NF EN 335 doit être exigée pour la protection fongicide et insecticide.

Les liteaux métalliques profilés à froid doivent présenter une épaisseur ≥ 0,63 mm, une hauteur hors tout ≥ 25 mm et une largeur d'appui totale ≥ 20 mm, en acier S320GD Z225 minimum selon NF EN 10346, complété d'un revêtement organique de 25 μm minimum sur chacune des faces selon la XP P 34-301, de catégorie III au minimum. Les pointes de fixation du support ont un diamètre minimum de 2,7 mm, les vis à bois un diamètre minimal de 4 mm. Les compléments d'étanchéité des vis apparentes sont constitués au minimum d'une rondelle élastomère de 2 mm d'épaisseur, de dureté DIDC comprise entre 55 et 65 suivant NF ISO 48.

Mortiers de couverture : le ciment courant est proscrit

C'est l'un des points les plus mal appliqués sur les chantiers de rénovation : l'article 3.4 de la partie 1-2 précise que l'emploi de mortier de ciment courant n'est pas admis en couverture. La note explicative en donne la raison : le mortier de ciment courant conduit à une rigidité trop importante des assemblages et à des risques de fissuration. Les ciments courants visés comprennent le ciment Portland (CEM I), le ciment Portland composé (CEM II), le ciment de haut fourneau (CEM III/A) et le ciment composé (CEM V/A).

Deux catégories seulement sont admises. Le mortier de chaux ou de ciment à maçonner pour hourdage en partie courante, dosé à 250 à 350 kg de chaux ou de ciment à maçonner par mètre cube de sable sec. Le mortier bâtard, destiné soit aux hourdages, soit aux solins, composé de 150 kg de ciment courant et 175 à 225 kg de chaux par mètre cube de sable sec. Les mortiers prêts à l'emploi répondant à ces spécifications sont admis.

Les ciments courants doivent être de classe 32,5 ou 42,5 selon NF EN 197-1 et NF EN 197-4, les ciments à maçonner de classe 160 ou 250 selon NF EN 413-1, et les chaux soit des chaux hydrauliques naturelles NHL5 ou NHL-Z5, soit des chaux hydrauliques artificielles XHA de classe 60 ou 100 selon NF EN 459-1. Le sable doit être conforme à la NF EN 13139 et de granularité 0,1/3,15 (sable 0/3 en terme de chantier). Les colorants éventuels doivent être compatibles avec les liants et leur dosage ne doit pas dépasser 5 à 7 % de la masse du liant. Pour les tuiles siliconées, le scellement est effectué à partir d'un mortier adjuvanté.

Zones climatiques de l'annexe B : la côte méditerranéenne en zone I

L'annexe B du NF DTU 40.211 est normative et divise la France en trois zones d'application eu égard à la concomitance vent-pluie. La zone I couvre tout l'intérieur du pays ainsi que la côte méditerranéenne, pour les altitudes inférieures à 200 m. La zone II couvre la côte Atlantique sur 20 km de profondeur de Lorient à la frontière espagnole, la bande située entre 20 et 40 km de la côte de Lorient à la frontière belge, et les altitudes comprises entre 200 et 500 m. La zone III couvre les côtes de l'Atlantique, de la Manche et de la mer du Nord sur une profondeur de 20 km de Lorient à la frontière belge, ainsi que les altitudes supérieures à 500 m.

Ce zonage est une différence de fond avec des DTU métalliques plus anciens comme le NF DTU 40.45, dont l'annexe 2 classe au contraire la Provence, le Languedoc et le Roussillon en zone 3. Sur une opération en Provence-Alpes-Côte d'Azur, le maître d'œuvre doit donc lire le zonage propre à chaque DTU et ne jamais transposer : une commune méditerranéenne située sous 200 m d'altitude relève de la zone I au sens du DTU 40.211, mais l'arrière-pays au-dessus de 500 m — Verdon, Ubaye, haut Var — bascule en zone III. Le DTU précise que, compte tenu de l'imprécision de la carte, seules les définitions littérales des zones font foi.

Trois situations se superposent aux zones. La situation protégée correspond à un fond de cuvette bordé de collines sur tout son pourtour. La situation normale correspond à une plaine ou un plateau de grande étendue pouvant présenter des dénivellations peu importantes, de pente inférieure à 10 %. La situation exposée vise, au voisinage de la mer, le littoral sur une profondeur de 5 km, le sommet des falaises, les îles ou presqu'îles étroites ; et, à l'intérieur du pays, les vallées où le vent s'engouffre, les montagnes isolées ou élevées et certains cols. L'annexe D, également normative, précise comment compter la hauteur H d'un bâtiment sur un terrain à dénivellations importantes, selon que la pente moyenne p est ≤ 0,3, comprise strictement entre 0,3 et 2, ou ≥ 2 m/m.

Hygrométrie des locaux et atmosphères extérieures (annexe A)

L'annexe A, normative, définit les ambiances auxquelles renvoie le domaine d'application. Les hygrométries intérieures se déterminent à partir de W (quantité de vapeur d'eau produite à l'intérieur du local par heure, en g/h) et n (taux horaire de renouvellement d'air, en m³/h). Quatre classes en découlent : local à faible hygrométrie si W/n ≤ 2,5 g/m³ ; hygrométrie moyenne si 2,5 < W/n ≤ 5 g/m³ ; forte hygrométrie si 5 < W/n ≤ 7,5 g/m³ ; très forte hygrométrie si W/n > 7,5 g/m³.

Sont classés à titre indicatif en faible hygrométrie les immeubles de bureaux non conditionnés, les logements équipés de VMC et de systèmes propres à évacuer les pointes de production de vapeur d'eau, les bâtiments industriels de stockage ou de production sans dégagement de vapeur d'eau, et les locaux sportifs sans public hors dépendances. Sont classés en hygrométrie moyenne les locaux scolaires sous réserve d'une ventilation mécanique appropriée, les bâtiments d'habitation y compris cuisines et salles d'eau correctement chauffés et ventilés, et les centres commerciaux sous réserve d'une ventilation mécanique appropriée. Le DTU rappelle explicitement qu'il ne vise pas les locaux à forte hygrométrie.

Côté atmosphères extérieures, l'annexe distingue l'atmosphère rurale non polluée, l'atmosphère urbaine ou industrielle normale, l'atmosphère industrielle ou urbaine sévère (raffineries, usines d'incinération, distilleries, engrais, cimenteries, papeteries), et les atmosphères marines déclinées en trois bandes : entre 10 et 20 km du littoral, entre 3 et 10 km du littoral, et bord de mer à moins de 3 km du littoral, à l'exclusion des conditions d'attaque directe par l'eau de mer en front de mer. L'atmosphère mixte correspond à la concomitance du bord de mer et d'une atmosphère urbaine ou industrielle. Ces classes commandent le choix de la protection anticorrosion des fixations métalliques apparentes (annexe F de la partie 1-2).

Glossaire NF DTU 40.211

Tuile à emboîtement à pureau plat
Tuile dont la partie visible ne comporte aucun relief séparant les zones d'écoulement des zones d'emboîtement longitudinal, la surface d'écoulement étant surélevée par rapport aux zones d'emboîtement. Le double emboîtement réalise une surface plane en partie supérieure de chaque rangée.
Pureau
Partie visible de la tuile une fois posée. Au sens de l'article 5.3.3, l'écartement de face amont à face amont des liteaux correspond au pureau. Le pureau moyen se détermine sur 30 tuiles de la livraison par la formule P = (L + l) / 20.
Grand moule / petit moule
Classification de la partie 1-2 : tuile « grand moule » si le nombre au mètre carré est ≤ 15 ; tuile « petit moule » si ce nombre est strictement > 15.
Liteau
Élément de support recevant les tuiles, fixé à chaque intersection avec un chevron. Hauteur minimale 22 mm en bois (interdiction en deçà), 25 mm hors tout en métal. Repos sur trois appuis au moins, largeur d'appui 35 mm en partie courante.
Contre-liteau (contrelatte)
Tasseau de 20 mm d'épaisseur minimale relevant le plan d'appui des liteaux pour ménager la lame d'air de ventilation au-dessus d'un écran de sous-toiture souple ou rigide.
Écran de sous-toiture
Élément continu souple ou rigide interposé entre le comble et la lame d'air située sous les tuiles. Il s'oppose aux variations de pression et permet d'abaisser les pentes minimales (tableau 2), mais n'a pas de rôle d'étanchéité complémentaire.
Embarrure
Lit de mortier sur lequel sont posées les faîtières en faîtage scellé, calfeutrant l'espace entre faîtières et tuiles.
Closoir ventilé
Élément de faîtage ou d'arêtier à sec reposant au contact des tuiles et fixé sur une lisse de rehausse elle-même fixée mécaniquement à la charpente. Recouvrement sur les tuiles dans le sens du rampant ≥ 8 cm.
Lisse de rehausse
Pièce complémentaire en bois fixée mécaniquement à la charpente au faîtage, nécessaire à la fixation par vissage des faîtières et au maintien des closoirs. Elle ménage l'espace d'environ 1 cm de ventilation haute lorsque la faîtière n'est pas ventilée.
Bande d'astragale
Garniture métallique de rive de tête sans dépassement vertical du mur, recouvrant le dernier rang de tuile de 8 cm minimum et comportant un relevé de 3,5 cm minimum fixé sur un tasseau ou une planche de faîtage.
Couloir latéral
Façonné métallique de raccordement d'une pénétration continue suivant la ligne de plus grande pente : largeur ≥ 10 cm avec recouvrement tuile sur métal ≥ 4 cm, ou largeur 6 cm avec encaissement ≥ 5 cm ; relevé ≥ 9 cm et pince en tête.
Besace
Garniture métallique amont d'une pénétration discontinue, limitée par le DTU aux pénétrations dont la largeur ne dépasse pas 3 m ; raccordements d'angle par goussets soudés.
Brisure
Intersection de deux pans de couverture de pentes différentes. À angle rentrant comme à angle saillant, le pan inférieur est traité comme une rive de tête avec un recouvrement de 80 mm et le départ du pan supérieur comme un égout.
Coyau (coyaulure)
Adoucissement de pente en bas de versant. Il doit impérativement respecter les pentes minimales des tableaux 1 et 2, quelle que soit sa surface, et sa longueur s'ajoute à celle du versant dans le calcul de la projection horizontale plafonnée à 12 m.
Zones de concomitance vent-pluie
Découpage normatif de l'annexe B : zone I (intérieur du pays et côte méditerranéenne sous 200 m), zone II (côte Atlantique sur 20 km de Lorient à l'Espagne, bande 20-40 km de Lorient à la Belgique, altitudes 200-500 m), zone III (côtes Atlantique/Manche/mer du Nord sur 20 km de Lorient à la Belgique, altitudes > 500 m).
Hygrométrie d'un local
Rapport W/n entre la production horaire de vapeur d'eau et le taux de renouvellement d'air. Faible si ≤ 2,5 g/m³, moyenne si ≤ 5 g/m³, forte si ≤ 7,5 g/m³, très forte au-delà. Le DTU 40.211 ne vise que les locaux à hygrométrie faible ou moyenne.

Questions fréquentes sur NF DTU 40.211

Qu'est-ce que NF DTU 40.211 ?

NF DTU 40.211 - Couverture en tuiles de terre cuite à emboîtement à pureau plat. Le NF DTU 40.211 (avril 2015, indices P 31-203-1-1, P 31-203-1-2 et P 31-203-2) fixe les clauses types de mise en œuvre des couvertures en tuiles de terre cuite à pureau plat à double emboîtement longitudinal. Il s'applique aux bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne, en zone de plaine (altitude ≤ 900 m), hors zones tropicales. Il impose des pentes minimales fonction de la zone climatique, de la situation et de la présence d'un écran, une hauteur de liteau bois ≥ 22 mm, une ventilation permanente de la sous-face et le calcul du pureau moyen sur les tuiles réellement livrées. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 40.211 ?

Le domaine d'application couvre : Tuiles de terre cuite à emboîtement à pureau plat, bâtiments d'hygrométrie faible ou moyenne, altitude ≤ 900 m. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 40.211 sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Quelle est la version en vigueur du NF DTU 40.211 ?

Les parties 1-1 (P 31-203-1-1) et 1-2 (P 31-203-1-2) datent d'avril 2015. Elles remplacent la norme homologuée NF P 31-203-1 (DTU 40.211 P1) de septembre 1996 et ses amendements A1 de janvier 1999, A2 de septembre 2001 et A3 d'octobre 2010. Par rapport aux documents remplacés, il s'agit d'une révision complète.

Quelle pente minimale impose le DTU 40.211 ?

Il n'y a pas de valeur unique : l'article 5.2 renvoie aux tableaux 1 (sans écran) et 2 (avec écran), en fonction de la zone d'application et de la situation définies à l'annexe B normative. Deux précisions du texte comptent : les pentes sont exprimées en % et sont celles du support, pas celle de la tuile en œuvre ; et elles ne valent que pour des rampants dont la longueur de projection horizontale n'excède pas 12,00 m. L'emploi d'un écran de sous-toiture permet d'abaisser ces pentes selon le tableau 2.

Quelle hauteur minimale de liteau pour une couverture en tuiles à pureau plat ?

L'article 5.3.1 est explicite : l'utilisation de liteaux d'une hauteur inférieure à 22 mm n'est pas admise en litonnage bois. Les liteaux doivent reposer sur trois appuis au moins et sont fixés à raison d'une pointe à chaque intersection d'un chevron et d'un liteau. En liteaux métalliques, la hauteur minimale est de 25 mm hors tout, pour une épaisseur ≥ 0,63 mm et une largeur d'appui totale ≥ 20 mm.

Comment calcule-t-on le pureau selon le DTU 40.211 ?

L'article 5.3.3 impose une mesure sur les tuiles réellement livrées, car le « pureau catalogue » du fabricant ne correspond pas forcément au pureau moyen. On prend 30 tuiles au hasard, on les pose à l'envers sur une aire plane en 12 rangées alternatives de 3 et 2 tuiles, on les emboîte et on les tire une à une dans le sens longitudinal pour mesurer L (distance de la première à la onzième tuile, en cm), puis on recommence en resserrant au maximum pour mesurer l. Le pureau moyen vaut P = (L + l) / 20.

Quel défaut de planitude est admis sur le support de liteaux ?

L'article 4.1 impose un défaut de planitude inférieur en tous points à 1/100 de la portée des liteaux, sans excéder 10 mm. Les liteaux doivent reposer sur une largeur minimale d'appui de 35 mm en partie courante, divisée par deux pour les jonctions décalées en quinconce, et de 30 mm pour les abouts sur rive. Si la charpente ne le permet pas, l'entrepreneur doit en avertir le maître d'ouvrage pour mise en conformité, par exemple par fourrures bois.

Faut-il fixer toutes les tuiles à l'égout ?

Oui. L'article 5.4.2.1 prévoit qu'à l'égout et le long du pignon, les tuiles du premier rang sont toutes fixées à leur support, quel que soit le nombre de tuiles fixées en partie courante (tableaux 7 sans écran et 8 avec écran). Par ailleurs, lorsque la couverture se trouve directement au-dessus de locaux ouverts ou d'un auvent, toutes les tuiles doivent être fixées, selon les limites de hauteur du tableau 9.

Quel recouvrement des tuiles sur une noue métallique ?

Les tuiles sont tranchées biaises parallèlement à l'axe de la noue de telle façon que le recouvrement terre cuite sur métal soit au moins de 80 mm, mesure prise perpendiculairement à l'axe de la noue, et les tuiles tranchées sont fixées au support ou à une tuile voisine. L'exécution de la noue suit les NF DTU 40.41 ou NF DTU 40.44, mais le développé de noue est limité à 500 mm par le DTU 40.211.

Peut-on sceller les faîtières au mortier de ciment ?

Non. L'article 3.4 de la partie 1-2 précise que l'emploi de mortier de ciment courant n'est pas admis, car il conduit à une rigidité trop importante des assemblages et à des risques de fissuration. Seuls sont admis le mortier de chaux ou de ciment à maçonner (250 à 350 kg par m³ de sable sec) et le mortier bâtard (150 kg de ciment courant et 175 à 225 kg de chaux par m³ de sable sec), ou un mortier prêt à l'emploi répondant à ces spécifications.

Quelle ventilation sous une couverture en tuiles à pureau plat ?

La ventilation de la sous-face doit être assurée dans tous les cas. L'espace à ventiler est soit le volume du comble en isolation de plancher, soit une lame d'air d'épaisseur minimale 20 mm entre la sous-face des liteaux et la face supérieure de l'isolant ou de l'écran sous rampant. Les sections totales d'orifices figurent au tableau 10, en fonction de la surface de couverture projetée horizontalement et limitée aux locaux couverts, et doivent être réparties pour moitié en partie basse et pour moitié en partie haute au voisinage du faîtage.

La ventilation par pignons est-elle admise ?

Oui, mais sous deux conditions cumulatives : la distance entre les murs pignons doit être inférieure ou égale à 12 m et il ne doit pas exister d'écran recoupant l'espace entre les deux murs. Dans le cas de combles isolés, la ventilation par ouverture en pignon nécessite en outre la création au faîtage d'un espace libre sous les chevrons de 50 cm minimum.

Le DTU 40.211 protège-t-il contre la neige poudreuse ?

Non, pas par lui-même. L'article 5.8 rappelle que, dans une couverture en éléments discontinus, la protection contre la neige poudreuse ne peut être assurée par le seul assemblage des éléments entre eux. Si une telle protection est recherchée, il y a lieu de recourir à l'emploi d'un écran souple, et cette exigence doit être précisée dans les Documents Particuliers du Marché. La mise en œuvre des écrans souples elle-même ne relève pas du DTU 40.211.

En PACA, dans quelle zone climatique se situe une couverture DTU 40.211 ?

L'annexe B normative du DTU 40.211 place la côte méditerranéenne en zone I pour les altitudes inférieures à 200 m, comme tout l'intérieur du pays. Les altitudes comprises entre 200 et 500 m relèvent de la zone II, et les altitudes supérieures à 500 m de la zone III. Attention à ne pas transposer le zonage d'un autre DTU : le NF DTU 40.45 (couverture cuivre), par exemple, classe au contraire la Provence en zone 3. Seules les définitions littérales de chaque annexe font foi.

Le DTU 40.211 s'applique-t-il en altitude ?

Son domaine d'application est limité aux zones climatiques françaises de plaine, conventionnellement caractérisées par une altitude inférieure ou égale à 900 m, à l'exclusion des zones tropicales — les départements d'Outre-mer ne sont donc pas couverts. Au-delà de 900 m, les dispositions du DTU ne suffisent plus et le marché doit définir des clauses techniques adaptées au climat de montagne.

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Informations

Référence NF DTU 40.211
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 4 avril 2015

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

NF DTU 40.211 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. tuile plate, pureau plat, terre cuite, emboîtement, alignement, liteau, pureau moyen, écran de sous-toiture, ventilation, NF EN 1304, P 31-203-1-1, DTU 40.211.

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