NF DTU 51.3 - Planchers en bois ou en panneaux à base de bois
Le NF DTU 51.3 (NF P 63-203-1-1, novembre 2004) traite la mise en œuvre des planchers en bois massif ou en panneaux dérivés du bois — parquets exclus — exécutés sur un ouvrage de structure, en neuf comme en rénovation. Il distingue cinq familles : planchers porteurs sur solivage à l'abri de l'eau, planchers porteurs sur solivage avec risque d'exposition à l'eau, planchers sur lambourdes, planchers de doublage et planchers flottants. Il fixe les humidités admissibles du support et de stockage, les règles d'appui et de fixation, les surfaces maximales d'un seul tenant et la tolérance de planéité de l'ouvrage terminé.
Domaine d'application
Travaux de planchers en bois ou en panneaux dérivés du bois exécutés sur un ouvrage de structure : ouvrages horizontaux plans et continus, porteurs ou non, posés sur support continu ou discontinu, en travaux neufs comme en rénovation, quel que soit le type de local (habitation, commerces, bureaux, entrepôts, usines, locaux de sport, ERP). Les parquets, qui remplissent un rôle décoratif, en sont exclus et relèvent des NF DTU 51.1, 51.2 et 51.11. Sont également exclus les locaux à très forte hygrométrie (W/n > 7,5 g/m³) et à risque important de ré-humidification, ainsi que les éléments porteurs supportant le plancher
Règles principales
Domaine et exclusions
Le document s'applique aux travaux de planchers en bois ou en panneaux dérivés du bois exécutés sur un ouvrage de structure : ouvrages horizontaux plans et continus, porteurs ou non, en neuf comme en rénovation, quel que soit le type de local, sur support continu ou discontinu. 11 flottants).
Sont également exclus les locaux à très forte hygrométrie (W/n > 7,5 g/m³) et à risque important de ré-humidification, les éléments porteurs supportant le plancher, et la mise en œuvre des revêtements de sol ou finitions de surface.
Matériaux admis selon la fonction du plancher
Planchers porteurs sur solivage à l'abri de l'eau : dans tous les cas (locaux humides, revêtement étanche, fonction de contreventement) — bois massif du CGM, contreplaqués à usage structurel marquage S conformes à la NF EN 636-2 ou -3, OSB des classes OSB/3 et OSB/4 de la NF EN 300.
Hors contreventement et sans risque de ré-humidification, sont aussi admis lamibois LVL1, contreplaqués NF EN 636-1, OSB/2, panneaux de particules NF EN 312 (P4) et MDF de classe MDF-LA (NF EN 622-5). Planchers avec risque d'exposition à l'eau : bois massif, contreplaqués classes 2 et 3, lamibois LVL/2 ou LVL/3, particules P5, OSB classes 3 et 4.
Exceptions :
- • Rives perpendiculaires aux appuis non supportées: Elles doivent obligatoirement comporter un usinage (par exemple rainure et languette, vraie ou fausse)
- • Revêtement de sol plastique collé (NF DTU 53.2): Les supports sont toujours usinés sur leurs quatre rives et collés entre eux
- • Revêtement de sol non connu au moment des travaux: Le support du revêtement est réalisé dans les conditions de mise en œuvre répondant à la classe de service 2, et les assemblages entre panneaux doivent être collés
Humidité du support et conditions préalables
Supports en bois constituant l'ossature primaire : l'humidité moyenne des divers éléments constitutifs du solivage ne doit pas dépasser 18 % et aucun élément ne doit présenter une humidité supérieure à 20 % ; il est recommandé de ne pas dépasser 16 % en classe de service 1. Supports en maçonnerie : humidité ≤ 2,5 %, plâtres ≤ 5 %.
Conditions d'avancement : bâtiments clos et couverts avec vitrages posés, séchage suffisant du gros œuvre, des enduits et raccords, vérification de l'étanchéité des installations sanitaires et de chauffage.
Exceptions :
- • Planchers de doublage sur support bois: L'humidité des divers éléments constitutifs du plancher ne doit pas dépasser 10 % ; les supports métalliques doivent être secs
Humidité et conditions de stockage sur chantier
Il faut éviter les stockages prolongés sur chantier. Humidité de stockage (tableau 3) : classe de service 1 — panneaux 7 à 11 %, bois destiné à la fabrication du plancher 7 à 13 % ; classe de service 2 — panneaux 11 à 14 %, bois 13 à 18 %.
Exceptions :
- • Planchers flottants en panneaux: Les conditions de stockage doivent conduire à conserver aux panneaux une humidité ≤ 10 %, dans des locaux secs et ventilés
- • Planchers avec risque d'exposition à l'eau: Le bois et les panneaux doivent être couverts et protégés des intempéries, empilés bien à plat et isolés du sol, dans des conditions permettant de maintenir l'humidité de la classe de service 2
Appuis, orientation et recouvrement
Les lames à planchers, planches ou panneaux doivent reposer sur 3 appuis au moins ; la pose sur deux appuis n'est qu'exceptionnellement admise sur de petites surfaces, en raison de l'impératif de pose à coupe de pierre. L'entraxe des solives doit être un sous-multiple de la longueur des panneaux retenus pour que leurs petits côtés soient supportés.
Le recouvrement sur les appuis doit être de 18 mm au minimum, 20 mm étant conseillé. Les rives parallèles aux appuis doivent reposer sur un support continu ; les rives perpendiculaires doivent être soit supportées, soit usinées et assemblées.
Jeux périphériques et surfaces maximales d'un seul tenant
Panneaux à chants rainurés posés à bord jointif : un espace de 10 mm est prévu sur toute la périphérie de la pièce et éventuellement aux zones de fractionnement. Panneaux à chants droits posés avec jeu : un joint de l'ordre de 1 à 1,5 mm par mètre dans les deux sens est prévu à la périphérie de chaque panneau.
Exceptions :
- • Plancher avec risque d'exposition à l'eau utilisant un panneau à la superficie d'une pièce: Possible si les dimensions de la pièce n'excèdent pas 12 m², si les 4 rives reposent sur un appui continu avec vissage aux seuils de portes, et si un espace suffisant est ménagé en périphérie sous la plinthe : 1 mm/ml pour les panneaux de contreplaqué et 2 mm/ml pour les autres panneaux
- • Plancher sur lambourdes flottantes: Joint périphérique obligatoire entre chaque panneau ; l'espace périphérique ne sera pas inférieur à 10 mm pour une pièce d'habitation de taille normale et pourra être de 40 à 50 mm pour un plancher de grande surface (gymnase), permettant en outre l'aération de la sous-face
Fixations : espacements et dimensions
En clouage ou agrafage, l'espacement maximal des pointes est de 150 mm sur les appuis périphériques et de 300 mm en partie courante, à une distance minimale de 8 mm des rives (10 mm conseillé) ; ce clouage est complété par un vissage aux 4 angles du panneau et à mi-longueur. Les mêmes espacements sont respectés en vissage.
Sur structure bois : pointes de longueur ≥ 3 fois l'épaisseur de la pièce, vis ≥ 2 fois, avec un minimum de 40 mm pour les vis et 50 mm pour les pointes (tableau 2 : panneaux 15-16 mm → pointes 50 / vis 40 ; 18-22 mm → 70 / 50 ; 25 mm → 80 / 60).
Exceptions :
- • Agrafes: Épaisseur ou diamètre minimal 0,9 mm, longueur de chaque branche 63 mm. Non utilisées pour les planchers d'épaisseur > 25 mm (calage compris) ni en cas de revêtement de sol souple
- • Structure métallique: Vis auto-taraudeuses dont le filetage dépasse d'environ 5 mm de la sous-face du profilé ; utilisables uniquement sur des profilés d'épaisseur de métal ≥ 2 fois le pas des vis
- • Plancher avec risque d'exposition à l'eau: La fixation est effectuée en deux temps : 1/3 lors de la mise en place, le complément après la mise hors d'eau et le séchage du bâtiment et avant la pose du revêtement de sol, en rechassant les premières fixations
Dimensions des lambourdes
Largeurs : minimale de 50 mm en pose flottante ; 80 mm avec calage ou sur support discontinu ; aussi larges que possible sans être inférieures à 80 mm si posées sur isolant.
2, lambourdes de 80 mm de largeur) : 20 mm sur support continu, 25 mm pour des supports espacés de 35 cm, 32 mm pour 45 cm, 52 mm pour 60 cm ; les épaisseurs du CGM peuvent être exceptionnellement réduites jusqu'à 20 mm si les lambourdes reposent sur toute leur longueur sans calage.
Écartement et pose des lambourdes
Toutes les lambourdes doivent être posées à écartement régulier, alignées avec des joints décalés d'une rangée à l'autre, et présenter une face supérieure dont l'horizontalité et la planéité permettent de satisfaire la tolérance de l'ouvrage terminé.
Dans les locaux de catégorie A (habitation), l'écartement d'axe en axe est au maximum de 0,45 m pour les lames et planches en bois massif ; pour les panneaux à base de bois, le texte renvoie à l'annexe A. L'écartement est choisi en fonction des charges mais aussi du format utile des panneaux, planches et lames, de telle sorte que leurs petits côtés soient supportés par un appui continu.
Au droit des faces des murs et des cloisons, les lambourdes doivent être écartées d'au moins 20 mm. Un cours de lambourdes est posé au droit des trémies, murs et cloisons pour supporter les extrémités.
Modes de fixation des lambourdes
Lambourdes fixées sur solives : elles doivent reposer sur plus de deux appuis, leurs joints sont obligatoirement situés sur les solives et décalés d'une rangée à l'autre, avec fixation sur chaque solive (clouage ou vissage sur solives bois ; vissage, boulonnage ou attaches métalliques sur solives métalliques). Lambourdes fixées sur plancher béton ou chape ciment : la fixation par pistoscellement est interdite.
2) et la fixation au plâtre ou au ciment, avec lardis de clous posés obliquement, alternés sur les deux rives avec un espacement de 0,25 m d'une rive à l'autre, scellement exécuté sur toute la longueur et des deux côtés de chaque lambourde.
Exceptions :
- • Scellements hydrauliques: Déconseillés pour les planchers sur lambourdes en raison des délais de séchage (annexe A § A.3.3.1). S'ils sont utilisés, un temps de séchage suffisant doit être respecté, surtout avant un revêtement de sol étanche
- • Couches intermédiaires de désolidarisation: Elles doivent avoir une compressibilité de classe SC I au sens du CGM
Planchers sur vide sanitaire
1 et comporter une coupure de capillarité. Dans le cas d'un vide sanitaire, la hauteur minimale sous le solivage ou le support bois le plus bas doit être de 0,30 m ; le vide doit être débarrassé de toute matière organique et les orifices de ventilation en place et judicieusement répartis.
Surface totale minimale des orifices (tableau 4) : 1/150 pour un vide sanitaire bien ventilé (classe d'emploi 2, classe de service 2) ; 1/250 pour un vide sanitaire moyennement ventilé (classe d'emploi 2 ou 3, classe de service 2) ; 1/500 pour un vide sanitaire avec risque de stagnation d'eau ou faiblement ventilé (classe d'emploi 3, classe de service 3).
Pare-vapeur
Lorsqu'un pare-vapeur est nécessaire, il doit être placé soit entre les solives et le panneau si ce dernier supporte directement le revêtement de sol, soit directement sur le panneau si celui-ci est destiné à recevoir un plancher flottant. mm Hg ; il doit être sans discontinuité et relevé à la périphérie.
Planchers de doublage : préparation et fixation
La solidité des lames de plancher est vérifiée ; les lames défectueuses (cassées, fendues ou trop déformées) ou manquantes sont remplacées, les lames mobiles refixées de préférence par vissage, et les fixations saillantes chassées et leur emplacement poncé.
Les panneaux d'épaisseur nominale ≥ 10 mm sont usinés sur les 4 rives (rainure et languette vraie ou fausse) ; les panneaux minces d'épaisseur < 10 mm peuvent être à bord franc si le support est suffisamment plan. Pose à joints transversaux alternés en réservant un espace d'une dizaine de mm à la périphérie de la pièce, dissimulé par la plinthe.
Exceptions :
- • Panneaux de fibres durs: Posés à bord franc, face lisse au-dessus, fixés par clous de préférence torsadés tous les 3 à 5 cm en rive (distance minimale de 10 mm du bord pour éviter l'effet de bord) et tous les 20 cm environ à l'intérieur du panneau. Pointes de longueur ≥ 5 fois l'épaisseur du panneau avec un minimum de 25 mm
- • Doublage sur structure métallique: Panneaux usinés sur quatre rives, épaisseurs minimales 16 mm (particules et MDF), 10 mm (contreplaqué), 12 mm (OSB) ; couche intermédiaire continue de désolidarisation de compressibilité SC I ; panneaux assemblés sans jeu et collés, surfaces solidarisées n'excédant pas 30 m² avec jeu périphérique d'une dizaine de mm ; fixation par vis auto-taraudeuses au droit des nervures porteuses
Planchers flottants en panneaux
Toujours mis en œuvre à l'abri de l'eau, ils n'assurent pas la fonction porteuse et reçoivent obligatoirement une finition de surface ou un revêtement de sol. Panneaux admis : contreplaqués à usage structurel NF EN 636-2 ou -3, lamibois LVL/2 ou LVL/3, panneaux de particules NF EN 312 (P5), OSB classes 3 et 4, MDF de classe MDF-HLS.
Les panneaux doivent être usinés sur les quatre rives et collés entre eux. Épaisseurs minimales : particules 16 mm, contreplaqués 12 mm, OSB 12 mm, MDF 16 mm.
Exceptions :
- • Mise en œuvre d'un parquet non collé sur le plancher flottant: Sont admis les contreplaqués NF EN 636-1, lamibois LVL/1, panneaux de particules P4, OSB/2 et MDF de classe MDF-LA
- • Forme en sable ou en gravette: Sable fin de rivière ou de carrière étalé en matelas de 2 à 3 cm d'épaisseur moyenne, sans dépasser localement 3 à 4 cm notamment en zones de circulation ; sable de forte granularité (gravette) et granulats étalés en matelas de 3 à 5 cm. La forme est dressée de niveau à la règle et aux guides
Tolérances de l'ouvrage terminé
Après replanissage des lames et planches ou ponçage des joints entre panneaux et de l'emplacement des têtes de clous ou de vis, les planéités générales et locales doivent assurer aux revêtements un support lisse, exempt de flèches ou bosses, de rigidité et de dureté convenables. La planéité est jugée satisfaisante lorsqu'une règle de 2 m posée en un endroit quelconque ne révèle pas de flèche supérieure à 5 mm.
Lorsque des joints existent entre lames, planches et panneaux, ils doivent être remplis de mastics souples et affleurés.
Salubrité, protection biologique et ambiances
Les bois ou les panneaux, quelle que soit leur durabilité naturelle, sont inattaquables par les champignons lignivores s'ils sont mis en œuvre à un taux d'humidité < 20 %, et le demeurent tant qu'ils sont maintenus dans cet état de siccité ; un traitement fongicide ne paraît pas nécessaire dès lors que des précautions suffisantes ont été prises pour assurer le maintien d'un état de siccité suffisant.
Les bois et panneaux sont exclus pour la réalisation d'ouvrages dans les locaux humides permanents (buanderies) ; ils peuvent être prévus dans les locaux à risques temporaires d'humidification (salles de bain, cuisines) sous réserve de dispositions efficaces d'étanchéité à l'eau par le revêtement de sol et de collecte et évacuation des eaux de projection ou de condensation.
Prévention des grincements et rôle du collage
Une très grande importance doit être attachée au taux d'humidité des solives, fourrures ou lambourdes sur lesquelles est fixé le plancher : celui-ci doit être proche du taux d'humidité ultérieur dans l'ouvrage en service.
Des solives présentant un taux d'humidité trop élevé lors de la pose des panneaux auront un retrait lors de la mise en chauffe du bâtiment, et les grincements constatés dans les planchers trouvent souvent leur origine dans ce retrait : plus les solives sont sèches lors de la pose, moins il y a de risques de grincements ultérieurs.
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Planéité de l'ouvrage terminé | Flèche ≤ 5 mm sous une règle de 2 m | Règle posée en un endroit quelconque ; critère commun aux cinq familles de planchers (§ 5.1.6.1) |
| Respect de l'arase (trait de niveau du maçon) | ± 2 mm | Lorsque le plancher est posé avant les revêtements de sol des pièces contiguës (§ 5.1.6.3) |
| Humidité moyenne du solivage support | ≤ 18 % en moyenne ; aucun élément > 20 % | Recommandation : ne pas dépasser 16 % en classe de service 1 (§ 5.1.2.2) |
| Humidité des supports maçonnés et plâtres | ≤ 2,5 % (maçonneries) ; ≤ 5 % (plâtres) | Condition préalable à la pose (§ 5.1.2.2) |
| Humidité de stockage des panneaux | 7 à 11 % (classe de service 1) ; 11 à 14 % (classe de service 2) | Tableau 3 ; ≤ 10 % pour les panneaux de plancher flottant (§ 5.5.4) |
| Humidité de stockage du bois de plancher | 7 à 13 % (classe de service 1) ; 13 à 18 % (classe de service 2) | Tableau 3 du NF DTU 51.3 |
| Jeu périphérique — panneaux à chants rainurés | 10 mm | Sur toute la périphérie de la pièce et aux zones de fractionnement (§ 5.1.5.1) |
| Jeu périphérique — panneaux à chants droits | 1 à 1,5 mm par mètre dans les deux sens | À la périphérie de chaque panneau (§ 5.1.5.1) |
| Perméance du pare-vapeur | ≤ 1 mg/m².h.mm Hg | Sans discontinuité et relevé à la périphérie (§ 5.1.5.3) |
| Distance minimale des fixations aux rives | 8 mm (10 mm conseillé) | Clouage, agrafage ou vissage des panneaux (§ 5.1.5.2) |
Dimensions réglementaires
Nombre minimal d'appuis par lame, planche ou panneau
Pose sur 2 appuis exceptionnellement admise sur de petites surfaces (§ 5.1.5.1)
Recouvrement sur les appuis
Paragraphe 5.1.5.1 du NF DTU 51.3
Surface maximale d'un seul tenant
Pose à bords jointifs collés ou non, plus grand côté ≤ 7 m (§ 5.1.5.3)
Espacement des fixations
Complété par un vissage aux 4 angles du panneau et à mi-longueur (§ 5.1.5.2)
Longueur des pointes et vis sur structure bois
Tableau 2 : 15-16 mm → 50/40 ; 18-22 mm → 70/50 ; 25 mm → 80/60
Agrafes
Exclues pour les planchers d'épaisseur > 25 mm et en revêtement de sol souple
Largeur des lambourdes
Paragraphe 5.3.5.2 du NF DTU 51.3
Épaisseur des lambourdes de 80 mm de largeur
Correspondance généralement admise donnée en note du § 5.3.5.2
Longueur des lambourdes
Paragraphe 5.3.5.2 du NF DTU 51.3
Écartement maximal des lambourdes en logement
Locaux de catégorie A, lames et planches en bois massif ; panneaux → annexe A et règles de calcul
Écartement des lambourdes aux murs et cloisons
Au droit des faces des murs et cloisons (§ 5.3.5.2)
Hauteur minimale sous solivage en vide sanitaire
Vide débarrassé de toute matière organique, orifices de ventilation en place (§ 5.2.2)
Section de ventilation du vide sanitaire
Détermine la classe d'emploi (2, 2 ou 3, 3) et la classe de service (2, 2, 3) — tableau 4
Épaisseurs minimales des panneaux de plancher flottant
Panneaux usinés sur quatre rives et collés entre eux (§ 5.5.3.1)
Épaisseurs minimales en doublage sur structure métallique
Panneaux usinés sur les quatre rives, désolidarisation SC I (§ 5.4.5.2)
Épaisseur des formes d'égalisation
Forme dressée de niveau à la règle et aux guides (§ 5.5.5.1)
Durée maximale d'exposition aux intempéries (plancher plate-forme)
Temps nécessaire à la mise hors d'eau ; bâchage à envisager selon les conditions climatiques (§ 5.2.1)
Comprendre NF DTU 51.3 (NF P 63-203-1-1 / -1-2 / -2)
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF DTU 51.3 (NF P 63-203-1-1 / -1-2 / -2), le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF DTU 51.3 (NF P 63-203-1-1 / -1-2 / -2) couvre : Travaux de planchers en bois ou en panneaux dérivés du bois exécutés sur un ouvrage de structure : ouvrages horizontaux plans et continus, porteurs ou non, posés sur support continu ou discontinu, en travaux neufs comme en rénovation, quel que soit le type de local (habitation, commerces, bureaux, entrepôts, usines, locaux de sport, ERP). Les parquets, qui remplissent un rôle décoratif, en sont exclus et relèvent des NF DTU 51.1, 51.2 et 51.11. Sont également exclus les locaux à très forte hygrométrie (W/n > 7,5 g/m³) et à risque important de ré-humidification, ainsi que les éléments porteurs supportant le plancher. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF DTU 51.3 (NF P 63-203-1-1 / -1-2 / -2)
Le NF DTU 51.3 « Travaux de bâtiment — Planchers en bois ou en panneaux à base de bois » est constitué de trois parties : la partie 1-1 (cahier des clauses techniques, indice de classement NF P 63-203-1-1), la partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux, dite CGM) et la partie 2 (cahier des clauses administratives spéciales). La partie 1-1 est datée de novembre 2004, homologuée par décision du Directeur Général de l'AFNOR le 20 septembre 2004 pour prendre effet le 20 novembre 2004 ; avec la partie 1-2, elle remplace la norme homologuée NF P 63-203-1 de mai 1993 et son amendement A1 de février 1998.
La confusion la plus fréquente porte sur la frontière avec les parquets. Le NF DTU 51.3 vise des ouvrages horizontaux plans et continus, porteurs ou non ; les parquets, qui sont des ouvrages porteurs ou non porteurs mais qui remplissent un rôle décoratif, ne sont pas traités ici. Les travaux de parquets à clouer relèvent du NF DTU 51.1, les parquets collés du NF DTU 51.2 et les parquets flottants du NF DTU 51.11.
Le second point structurant est que ce DTU est avant tout un texte d'hygrométrie. La quasi-totalité des pathologies qu'il cherche à prévenir — grincements, déformations, décollements de revêtement, attaques par champignons lignivores — découle d'un écart entre l'humidité des bois à la pose et leur humidité d'équilibre en service. Le texte multiplie donc les seuils : humidité du solivage, humidité de stockage par classe de service, humidité des supports maçonnés et plâtres, humidité des panneaux de plancher flottant.
Enfin, une prescription rarement lue mérite d'être mise en avant dès la conception : les planchers en bois ou en panneaux à base de bois ne sont pas destinés à recevoir ultérieurement des ouvrages verticaux en maçonnerie. Le DTU explique en note que la réalisation d'un ouvrage en maçonnerie nécessite un apport d'eau néfaste au bon comportement du plancher et que sa rigidité est incompatible avec la flexibilité des planchers en bois.
Comprendre en détail NF DTU 51.3 (NF P 63-203-1-1 / -1-2 / -2)
Cinq familles de planchers, cinq jeux de règles
Le chapitre 5 classe les travaux de mise en œuvre selon cinq catégories : les planchers porteurs sur solivage mis en œuvre à l'abri de l'eau, les planchers porteurs sur solivage mis en œuvre avec risque d'exposition à l'eau, les planchers sur lambourdes, les planchers de doublage et les planchers flottants en panneaux dérivés du bois sur supports continus.
Les deux premiers types sont posés sur une structure discontinue — solivage bois, métal — et peuvent assurer une fonction de contreventement. Les planchers de doublage et les planchers flottants sont posés sur une structure continue telle qu'une dalle de béton ou des entrevous et n'assurent pas eux-mêmes la fonction porteuse : les charges sont transmises par leur intermédiaire à l'ouvrage porteur sous-jacent. Les planchers sur lambourdes sont posés indifféremment sur structure discontinue ou continue.
Le plancher porteur sur solivage avec risque d'exposition à l'eau, connu sous l'appellation « plancher plate-forme », se définit par une possibilité de rester exposé aux intempéries le temps nécessaire à la mise hors d'eau de la construction, ce délai ne pouvant excéder deux semaines. Même dans ce cas, un bâchage ou toute protection adéquate n'est pas à exclure si les conditions climatiques l'exigent, et la fixation par clouage ou vissage doit être effectuée en deux temps : un tiers lors de la mise en place, le complément après la mise hors d'eau et le séchage du bâtiment et avant la pose du revêtement de sol, en rechassant les premières fixations.
Une règle transversale, souvent oubliée en phase études, ferme le chapitre introductif : lorsque le revêtement de sol n'est pas connu, le support du revêtement est réalisé dans les conditions de mise en œuvre répondant à la classe de service 2, et les assemblages entre panneaux doivent être collés.
Les seuils d'humidité : la clé du DTU 51.3
Pour les planchers porteurs sur solivage, la pose ne peut être entreprise que si l'humidité moyenne des divers éléments constitutifs du solivage ne dépasse pas 18 % et si aucun élément ne présente une humidité supérieure à 20 %. Une note recommande, pour tenir compte de l'humidité en classe de service 1, que le solivage mis en œuvre ne dépasse pas 16 %. Il ne s'agit donc pas d'un seuil unique « 18 % » : c'est une moyenne assortie d'un plafond individuel et d'une valeur recommandée plus sévère.
Le support maçonné est soumis à ses propres seuils : l'humidité ne doit pas dépasser 2,5 % pour les maçonneries et 5 % pour les plâtres. S'y ajoutent trois conditions d'avancement : bâtiments clos et couverts avec vitrages posés, séchage suffisant du gros œuvre, des enduits et des raccords, et vérification de l'étanchéité des installations sanitaires et de chauffage. Une ré-humidification importante des locaux ne doit plus être à craindre.
L'humidité de stockage sur chantier est tabulée par classe de service (tableau 3). Pour la classe de service 1, les panneaux doivent être conservés entre 7 et 11 % et le bois destiné à la fabrication du plancher entre 7 et 13 %. Pour la classe de service 2, les panneaux entre 11 et 14 % et le bois entre 13 et 18 %. Le stockage se fait à l'abri des intempéries et dans des locaux ventilés, les panneaux étant stockés à plat en piles sur chevrons suffisamment rapprochés et de niveau pour maintenir une bonne planéité.
Deux configurations ont des seuils plus sévères. Pour les planchers de doublage, l'humidité des divers éléments constitutifs du plancher support en bois ne doit pas dépasser 10 %, les supports métalliques devant être secs. Pour les planchers flottants en panneaux, les conditions de stockage doivent conduire à conserver aux panneaux une humidité inférieure ou égale à 10 %, dans des locaux secs et ventilés. Enfin, l'annexe A normative rappelle que les bois ou panneaux, quelle que soit leur durabilité naturelle, sont inattaquables par les champignons lignivores s'ils sont mis en œuvre à un taux d'humidité inférieur à 20 % et le demeurent tant qu'ils sont maintenus dans cet état de siccité — ce qui rend un traitement fongicide non nécessaire dès lors que des précautions suffisantes ont été prises.
Appuis, jeux et surfaces maximales d'un seul tenant
Les lames à planchers, planches ou panneaux doivent reposer sur trois appuis au moins ; la pose sur deux appuis n'est admise qu'exceptionnellement, sur de petites surfaces, en raison de l'impératif de pose à coupe de pierre. L'entraxe des solives doit être un sous-multiple de la longueur des panneaux retenus, et éventuellement de celle des lames, pour que les petits côtés de ceux-ci soient supportés. Le recouvrement sur les appuis doit être de 18 mm au minimum, 20 mm étant conseillé.
Les lames et planches sont mises en œuvre bord à bord, en pose dite jointive, et à joints décalés ; les panneaux sont posés à joints décalés, en pose dite à coupe de pierre. Selon la nature du revêtement de sol, deux configurations de jeux sont prévues. Pour les panneaux à chants rainurés posés à bord jointif, les dalles constituant le plancher d'une même pièce sont disposées de telle manière qu'un espace de 10 mm soit prévu sur toute la périphérie de la pièce et éventuellement aux zones de fractionnement. Pour les panneaux à chants droits posés avec jeu, un joint de l'ordre de 1 à 1,5 mm par mètre dans les deux sens est prévu à la périphérie de chaque panneau.
La limitation de surface est la prescription la plus souvent ignorée. Dans le cas de pose à bords jointifs, collés ou non, la surface d'un seul tenant est limitée à 40 m² pour le contreplaqué et à 30 m² pour les autres panneaux, le plus grand côté n'excédant pas 7 m. Des zones de fractionnement sont prévues à cet effet chaque fois que nécessaire. La même limite de 30 m² s'applique aux planchers de doublage sur structure métallique, avec un jeu d'une dizaine de millimètres à la périphérie.
Dans tous les cas, les rives des panneaux parallèles aux appuis doivent reposer sur un support continu, et les rives perpendiculaires doivent être soit supportées, soit usinées et assemblées afin que la jonction permette la transmission des charges et satisfasse aux conditions de résistance prévues en partie courante. En règle générale, les lames, planches ou panneaux sont orientés de telle sorte que leur longueur soit perpendiculaire au solivage, et l'annexe A précise que les OSB doivent être posés avec le sens perpendiculaire aux appuis.
Fixations : espacements, longueurs de pointes et de vis
Sur structure bois, les pointes peuvent être lisses ou torsadées. Elles doivent avoir une longueur d'au moins trois fois l'épaisseur de la pièce, et les vis au moins deux fois, avec un minimum de 40 mm pour les vis et 50 mm pour les pointes. Le tableau 2 donne des exemples d'épaisseurs courantes : pour des panneaux de 15 et 16 mm, pointes de 50 mm et vis de 40 mm ; pour 18 à 22 mm, pointes de 70 mm et vis de 50 mm ; pour 25 mm, pointes de 80 mm et vis de 60 mm.
Les agrafes doivent avoir une épaisseur ou un diamètre minimal de 0,9 mm et une longueur de chaque branche de 63 mm. Elles ne sont pas utilisées pour la fixation des planchers ayant une épaisseur supérieure à 25 mm, épaisseur éventuelle du calage comprise, ni dans le cas d'utilisation d'un revêtement de sol souple. Sur structure métallique, les vis auto-taraudeuses doivent avoir une longueur telle que le filetage dépasse d'environ 5 mm de la sous-face du profilé, et ne peuvent être utilisées que sur des profilés ayant une épaisseur de métal au moins égale à deux fois le pas des vis.
L'espacement est chiffré. Dans le cas d'une fixation par clouage ou agrafage, l'espacement maximal des pointes est de 150 mm sur les appuis périphériques et de 300 mm en partie courante, à une distance minimale de 8 mm des rives, 10 mm étant conseillé. Ce clouage est complété par un vissage aux quatre angles du panneau et à mi-longueur, sauf dispositions particulières. Dans le cas d'une fixation par vissage, les mêmes espacements sont respectés. Les vis, pointes ou agrafes sont enfoncées de telle sorte que l'emplacement de leur tête soit noyé et, dans le cas de sols minces, mastiqué et le cas échéant poncé.
Pour les planchers de doublage, les valeurs diffèrent : sur leur périphérie, les panneaux sont fixés de préférence à l'aide de vis ou de pointes disposées de 20 à 30 mm environ de leur bord et espacées de 15 à 20 cm, avec une vis à chaque angle ; en partie courante, une fixation espacée de 40 à 50 cm est suffisante. Les panneaux de fibres durs sont fixés par des clous de préférence torsadés, disposés tous les 3 à 5 cm en rive, le plus près possible du bord en respectant une distance minimale de 10 mm pour éviter l'effet de bord, et tous les 20 cm environ à l'intérieur du panneau.
Planchers sur lambourdes : dimensions, écartements et modes de fixation
Les lambourdes doivent avoir une bonne assise pour éviter tout grincement du plancher sous les pas, être posées à écartement régulier, alignées avec des joints décalés d'une rangée à l'autre, et présenter une face supérieure dont l'horizontalité et la planéité permettent de satisfaire la tolérance de l'ouvrage terminé. Au droit des trémies, des faces des murs et des cloisons, il est posé un cours de lambourdes destiné à supporter les extrémités des lames ou des panneaux. Lorsque le calage dépasse 30 mm de haut, il faut éviter la superposition de plus de trois éléments.
Les largeurs sont normées : les lambourdes mises en œuvre en pose flottante doivent avoir une largeur minimale de 50 mm, et celles mises en œuvre avec calage ou sur support discontinu une largeur de 80 mm ; posées sur isolant, les lambourdes sont aussi larges que possible sans être inférieures à 80 mm. Une note donne la correspondance généralement admise entre l'épaisseur minimale des lambourdes de 80 mm de largeur et la distance entre leurs supports : lambourdes de 20 mm sur support continu, 25 mm pour des supports espacés de 35 cm, 32 mm pour 45 cm et 52 mm pour 60 cm. Les épaisseurs indiquées au CGM peuvent être exceptionnellement réduites jusqu'à 20 mm si les lambourdes reposent sur toute leur longueur, sans calage.
Les longueurs sont également encadrées : les lambourdes fixées ou flottantes supportées sur toute leur longueur doivent avoir une longueur minimale de 0,70 m avec une longueur moyenne minimale de 1 m, des éléments plus courts étant admis au pourtour des pièces sans que leur longueur soit inférieure à 0,40 m ; les lambourdes flottantes calées doivent avoir une longueur minimale de 1,50 m. Dans les locaux de catégorie A, c'est-à-dire les locaux d'habitation, l'écartement d'axe en axe est au maximum de 0,45 m pour les lames et planches en bois massif ; pour les panneaux à base de bois, le texte renvoie à l'annexe A et donc aux règles de calcul et recommandations professionnelles en vigueur. Au droit des faces des murs et des cloisons, les lambourdes doivent être écartées d'au moins 20 mm de celles-ci.
Les modes de fixation sont hiérarchisés. Sur solives, les lambourdes doivent reposer sur plus de deux appuis, leurs joints étant obligatoirement situés sur les solives et décalés d'une rangée à l'autre, avec une fixation sur chaque solive. Sur plancher béton ou chape ciment, la fixation par pistoscellement est interdite : seules sont utilisées la fixation à la colle — cales collées sur béton surfacé courant, collage polyuréthane sous toute la surface des lambourdes sur chape conforme au NF DTU 26.2 — et la fixation au plâtre ou au ciment, avec un lardis de clous posés obliquement, alternés sur les deux rives avec un espacement de 0,25 m d'une rive à l'autre, le scellement étant exécuté sur toute la longueur et des deux côtés de chaque lambourde. Il est enfin interdit d'interposer entre les lambourdes flottantes des matériaux granuleux.
Planchers sur vide sanitaire et pare-vapeur
Les planchers en bois ne reposent jamais directement sur le sol et nécessitent des ouvrages de fondation, qui doivent satisfaire au NF DTU 13.1 et comporter une coupure de capillarité. Dans le cas d'un vide sanitaire, la hauteur minimale sous le solivage ou le support bois le plus bas doit être de 0,30 m ; le vide sanitaire doit être débarrassé de toute matière organique et les orifices de ventilation doivent être en place et judicieusement répartis.
La surface totale minimale des orifices de ventilation est donnée par le tableau 4 et détermine en retour la classe d'emploi et la classe de service des bois : un vide sanitaire bien ventilé correspond à une section de 1/150 de la surface, en classe d'emploi 2 et classe de service 2 ; un vide sanitaire moyennement ventilé à 1/250, en classe d'emploi 2 ou 3 et classe de service 2 ; un vide sanitaire avec risque de stagnation d'eau ou faiblement ventilé à 1/500, en classe d'emploi 3 et classe de service 3. Une note du tableau précise qu'un film pare-vapeur doit être fixé sur la sous-face du plancher.
Lorsqu'un pare-vapeur est nécessaire, il doit être placé soit entre les solives et le panneau si ce dernier supporte directement le revêtement de sol, soit directement sur le panneau si celui-ci est destiné à recevoir un plancher flottant. Le pare-vapeur doit avoir une perméance inférieure ou égale à 1 mg/m².h.mm Hg, être sans discontinuité et relevé à la périphérie.
L'annexe A précise les cas où un film étanche pare-vapeur doit être utilisé si des risques de ré-humidification sont à redouter par remontée capillaire ou condensation : plancher sur vide sanitaire, obligatoirement ventilé ; plancher insuffisamment isolé thermiquement situé au-dessus d'un local ouvert sur l'extérieur ; plancher situé au-dessus d'un local à forte production de vapeur d'eau. Pour les planchers sur vide sanitaire, les matériaux d'isolation hydrophiles au sens du NF DTU 20.11 sont à exclure.
Matériaux admis : la logique des classes de panneaux
Pour les planchers porteurs sur solivage à l'abri de l'eau, deux niveaux d'exigence coexistent. Dans tous les cas — et en particulier pour les planchers de locaux humides, les planchers destinés à recevoir un revêtement de sol étanche et les planchers qui remplissent une fonction de contreventement — sont autorisés les éléments en bois massif définis au CGM, les contreplaqués à usage structurel (marquage S) conformes à la NF EN 636-2 ou -3, et les OSB conformes aux classes OSB/3 et OSB/4 de la NF EN 300. Lorsque les rives perpendiculaires aux appuis ne sont pas supportées, elles doivent obligatoirement comporter un usinage, par exemple rainure et languette vraie ou fausse.
Dans les cas où le panneau n'assure pas un rôle de contreventement et si aucun risque de ré-humidification n'est à craindre, ni lors de la mise en œuvre ni ultérieurement, sont également autorisés les lamibois LVL1, les contreplaqués à usage structurel conformes à la NF EN 636-1, les OSB conformes à la classe OSB/2 de la NF EN 300, les panneaux de particules conformes à la NF EN 312 (P4) et les MDF conformes à la classe MDF-LA de la NF EN 622-5.
Pour les planchers avec risque d'exposition à l'eau, la liste se resserre : lames et planches en bois massif, contreplaqués à usage structurel conformes aux classes 2 et 3 de la NF EN 636, lamibois LVL/2 ou LVL/3, panneaux de particules conformes à la NF EN 312 (P5), OSB conformes aux classes 3 et 4 de la NF EN 300.
Pour les planchers flottants, on utilise exclusivement les contreplaqués à usage structurel NF EN 636-2 ou -3, les lamibois LVL/2 ou LVL/3, les panneaux de particules NF EN 312 (P5), les OSB classes 3 et 4 et les MDF de classe MDF-HLS. Les panneaux doivent être usinés sur les quatre rives et collés entre eux, et l'épaisseur minimale est fixée : 16 mm pour les panneaux de particules, 12 mm pour les contreplaqués, 12 mm pour les OSB, 16 mm pour les MDF. Pour les planchers de doublage sur structure métallique, les panneaux de particules et les MDF ont une épaisseur minimale de 16 mm, les contreplaqués 10 mm et les OSB 12 mm. Dans tous les autres cas, le choix des épaisseurs est fonction de la classe de service, de la nature du matériau, des charges et des entraxes d'appuis, et se détermine par les règles de calcul ou les règles professionnelles — le DTU ne donne aucune table d'épaisseur par entraxe.
Tolérances de l'ouvrage terminé
Après « replanissage » des lames à plancher et des planches, ou ponçage éventuel des joints entre panneaux et ponçage de l'emplacement des têtes de clous ou de vis, les planéités générales et locales de la paroi plancher doivent assurer aux revêtements un support lisse, exempt de flèches ou bosses, de rigidité et de dureté convenables.
Le critère chiffré est unique et s'applique à toutes les familles de planchers du DTU : la planéité est jugée satisfaisante lorsqu'une règle de 2 m posée en un endroit quelconque ne révèle pas de flèche supérieure à 5 mm. Les paragraphes 5.2.6, 5.3.6, 5.4.6 et 5.5.6 renvoient tous au 5.1.6 : il n'existe donc pas de tolérance de planéité plus sévère pour les planchers sur lambourdes ou de doublage.
Lorsque des joints existent entre les lames, planches et panneaux, en fonction de la nature du revêtement de sol, ces joints doivent être remplis de mastics souples et affleurés. Sur les arases, lorsque le plancher est posé avant les revêtements de sol des pièces contiguës, l'arase donnée par le trait de niveau du maçon doit être respectée à ± 2 mm près ; lorsqu'il est posé après, les raccords aux seuils doivent se faire sans désaffleurement, compte tenu de l'épaisseur du revêtement indiquée par le maître d'œuvre.
Une note de la fixation des lambourdes par collage précise, pour ce cas particulier, que les tolérances de planéité correspondantes du support sont de 5 mm sur 2 m — cohérentes avec la tolérance de l'ouvrage fini.
Erreurs fréquentes sur les planchers bois
La première erreur est de résumer l'exigence d'humidité à « bois à 18 % maximum ». Le seuil de 18 % vise l'humidité moyenne du solivage support, avec un plafond individuel de 20 % par élément et une recommandation à 16 % en classe de service 1. Les panneaux du plancher relèvent quant à eux du tableau 3 : 7 à 11 % en classe de service 1, 11 à 14 % en classe de service 2 ; l'humidité du bois destiné à la fabrication du plancher est de 7 à 13 % en classe 1 et 13 à 18 % en classe 2. Pour un plancher flottant ou un plancher de doublage sur support bois, le seuil descend à 10 %.
La deuxième erreur est de prévoir des joints de fractionnement « au-delà de 100 m² ». Le DTU limite la surface d'un seul tenant à 40 m² pour le contreplaqué et à 30 m² pour les autres panneaux en pose à bords jointifs, collés ou non, avec un plus grand côté n'excédant pas 7 m. La même limite de 30 m² s'applique en doublage sur structure métallique.
La troisième erreur porte sur le nombre d'appuis. Les lames, planches ou panneaux doivent reposer sur trois appuis au moins ; la pose sur deux appuis n'est qu'exceptionnellement admise sur de petites surfaces. Prescrire « appui sur deux lambourdes minimum » inverse la règle.
La quatrième erreur consiste à recopier des épaisseurs de panneaux par entraxe (« OSB 18 mm pour 40 cm, 22 mm pour 60 cm »). Le NF DTU 51.3 ne donne aucune table de ce type : le choix des épaisseurs est fonction de la classe de service, de la nature du matériau, des charges et des entraxes, et se détermine par les règles de calcul ou les règles professionnelles. La cinquième erreur, enfin, est de retenir une planéité de « 3 mm sous la règle de 2 m » : le critère du DTU est de 5 mm sous une règle de 2 m posée en un endroit quelconque.
Sources officielles et documents liés
Textes de référence : NF DTU 51.3 partie 1-1 (NF P 63-203-1-1, novembre 2004, cahier des clauses techniques), partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux) et partie 2 (cahier des clauses administratives spéciales), distribués par le CSTB avec l'autorisation de l'AFNOR. Texte remplacé : NF P 63-203-1 de mai 1993 et son amendement A1 de février 1998.
Normes produit citées : NF EN 300 (OSB, classes OSB/2 à OSB/4), NF EN 312 (panneaux de particules, P4 et P5), NF EN 636 (contreplaqué à usage structurel, marquage S, classes 1 à 3), NF EN 622-2 (panneaux de fibres durs HB) et NF EN 622-5 (MDF, classes MDF-LA et MDF-HLS), prEN 14279 (lamibois LVL), NF EN 335-1 (classes biologiques d'emploi), NF EN 12369-1 et -2 et NF EN 1058 (caractéristiques mécaniques des panneaux).
Textes de calcul et de charges : NF P 06-001 (charges d'exploitation), Règles CB 71 (DTU P 31-701), ENV 1995-1-1 puis Eurocode 5, Eurocode 3 pour les solivages métalliques.
DTU liés : NF DTU 31.1 et 31.2 pour les charpentes et ossatures bois, NF DTU 32.1 pour les ossatures acier, NF DTU 13.1 pour les ouvrages de fondation des planchers sur vide sanitaire, NF DTU 20.11 pour les matériaux hydrophiles à exclure sur vide sanitaire, NF DTU 26.2 pour les chapes recevant des lambourdes collées, NF DTU 53.2 pour les revêtements de sol plastiques collés — cas qui impose des supports usinés sur leurs quatre rives et collés entre eux —, et NF DTU 51.1, 51.2 et 51.11 pour les parquets, exclus du champ du 51.3.
Glossaire NF DTU 51.3 (NF P 63-203-1-1 / -1-2 / -2)
- Plancher plate-forme
- Appellation courante du plancher porteur sur solivage mis en œuvre avec risque d'exposition à l'eau (§ 5.2). Il peut participer à la rigidité et au contreventement de la construction ; l'exposition aux intempéries ne peut excéder deux semaines, le temps de la mise hors d'eau.
- Plancher de doublage
- Plancher rapporté sur un plancher existant, toujours mis en œuvre à l'abri de l'eau, n'assurant pas lui-même la fonction porteuse. L'humidité des éléments constitutifs du support en bois ne doit pas dépasser 10 %.
- Plancher flottant en panneaux
- Plancher désolidarisé du support par une forme d'égalisation et/ou une couche intermédiaire de désolidarisation. Panneaux usinés sur quatre rives et collés entre eux, humidité de stockage ≤ 10 %, épaisseurs minimales 16 mm (particules, MDF) et 12 mm (contreplaqué, OSB).
- Pose à coupe de pierre
- Pose des panneaux à joints transversaux décalés d'une rangée à l'autre, imposée par le DTU 51.3. C'est cet impératif qui rend la pose sur deux appuis seulement exceptionnelle.
- Classe de service
- Classement des conditions d'ambiance conditionnant l'humidité d'équilibre du bois. Le DTU en tire les humidités de stockage (tableau 3) et impose, lorsque le revêtement de sol n'est pas connu, de réaliser le support en conditions de classe de service 2 avec assemblages collés.
- Classe biologique d'emploi
- Classement au sens de la NF EN 335-1 : classe 1 (sous abri, non exposé à l'humidification), classe 2 (sous abri, humidification occasionnelle non persistante), classe 3 (non abrité ou humidification fréquente). Les classes 4 et 5 ne concernent pas ce type d'ouvrage.
- Lambourde flottante
- Lambourde posée sans fixation mécanique au support, nivelée par cales. Largeur minimale 50 mm en pose flottante et 80 mm sur isolant ; longueur minimale 1,50 m si calée. L'interposition de matériaux granuleux entre lambourdes flottantes est interdite.
- Locaux à très forte hygrométrie
- Locaux dans lesquels le rapport W/n est supérieur à 7,5 g/m³, W étant la quantité de vapeur produite à l'intérieur du local par heure et n le taux horaire de renouvellement d'air. Exclus du domaine du NF DTU 51.3, comme les locaux à risque important de ré-humidification (buanderies, sanitaires de collectivité).
Questions fréquentes sur NF DTU 51.3 (NF P 63-203-1-1 / -1-2 / -2)
Qu'est-ce que NF DTU 51.3 (NF P 63-203-1-1 / -1-2 / -2) ?
NF DTU 51.3 - Planchers en bois ou en panneaux à base de bois. Le NF DTU 51.3 (NF P 63-203-1-1, novembre 2004) traite la mise en œuvre des planchers en bois massif ou en panneaux dérivés du bois — parquets exclus — exécutés sur un ouvrage de structure, en neuf comme en rénovation. Il distingue cinq familles : planchers porteurs sur solivage à l'abri de l'eau, planchers porteurs sur solivage avec risque d'exposition à l'eau, planchers sur lambourdes, planchers de doublage et planchers flottants. Il fixe les humidités admissibles du support et de stockage, les règles d'appui et de fixation, les surfaces maximales d'un seul tenant et la tolérance de planéité de l'ouvrage terminé. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF DTU 51.3 (NF P 63-203-1-1 / -1-2 / -2) ?
Le domaine d'application couvre : Travaux de planchers en bois ou en panneaux dérivés du bois exécutés sur un ouvrage de structure : ouvrages horizontaux plans et continus, porteurs ou non, posés sur support continu ou discontinu, en travaux neufs comme en rénovation, quel que soit le type de local (habitation, commerces, bureaux, entrepôts, usines, locaux de sport, ERP). Les parquets, qui remplissent un rôle décoratif, en sont exclus et relèvent des NF DTU 51.1, 51.2 et 51.11. Sont également exclus les locaux à très forte hygrométrie (W/n > 7,5 g/m³) et à risque important de ré-humidification, ainsi que les éléments porteurs supportant le plancher. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF DTU 51.3 (NF P 63-203-1-1 / -1-2 / -2) sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Quelle humidité maximale du solivage avant pose d'un plancher bois ?
L'humidité moyenne des divers éléments constitutifs du solivage ne doit pas dépasser 18 % et aucun élément ne doit présenter une humidité supérieure à 20 %. Une note recommande de ne pas dépasser 16 % pour tenir compte de l'humidité en classe de service 1. Côté supports maçonnés, l'humidité ne doit pas dépasser 2,5 % pour les maçonneries et 5 % pour les plâtres.
Quelle humidité de stockage pour les panneaux sur chantier ?
Selon le tableau 3 : en classe de service 1, panneaux 7 à 11 % et bois destiné à la fabrication du plancher 7 à 13 % ; en classe de service 2, panneaux 11 à 14 % et bois 13 à 18 %. Pour les planchers flottants, les conditions de stockage doivent conduire à conserver aux panneaux une humidité inférieure ou égale à 10 %.
Quelle surface maximale d'un seul tenant pour un plancher en panneaux ?
En pose à bords jointifs, collés ou non, la surface d'un seul tenant est limitée à 40 m² pour le contreplaqué et à 30 m² pour les autres panneaux, le plus grand côté n'excédant pas 7 m. Des zones de fractionnement sont prévues à cet effet chaque fois que nécessaire.
Quel jeu périphérique laisser autour d'un plancher en panneaux ?
Pour les panneaux à chants rainurés posés à bord jointif, un espace de 10 mm est prévu sur toute la périphérie de la pièce et éventuellement aux zones de fractionnement. Pour les panneaux à chants droits posés avec jeu, un joint de l'ordre de 1 à 1,5 mm par mètre dans les deux sens est prévu à la périphérie de chaque panneau. Sur lambourdes flottantes, l'espace périphérique ne sera pas inférieur à 10 mm pour une pièce d'habitation de taille normale et pourra atteindre 40 à 50 mm pour un plancher de grande surface comme un gymnase.
Sur combien d'appuis doit reposer un panneau de plancher ?
Sur trois appuis au moins. En raison de l'impératif de pose à coupe de pierre, la pose sur deux appuis n'est qu'exceptionnellement admise, sur de petites surfaces. Le recouvrement sur les appuis doit être de 18 mm au minimum, 20 mm étant conseillé.
Quel espacement de clouage pour un plancher en panneaux ?
En fixation par clouage ou agrafage, l'espacement maximal des pointes est de 150 mm sur les appuis périphériques et de 300 mm en partie courante, à une distance minimale de 8 mm des rives (10 mm conseillé). Ce clouage est complété par un vissage aux quatre angles du panneau et à mi-longueur. Les mêmes espacements s'appliquent en fixation par vissage.
Quel écartement maximal entre lambourdes en logement ?
Dans les locaux de catégorie A (locaux d'habitation), l'écartement d'axe en axe est au maximum de 0,45 m pour les lames et planches en bois massif. Pour les panneaux à base de bois, le DTU renvoie à l'annexe A, donc aux règles de calcul et aux recommandations professionnelles : il ne donne pas de table épaisseur/entraxe. Les lambourdes doivent par ailleurs être écartées d'au moins 20 mm des faces des murs et cloisons.
Quelle est la tolérance de planéité d'un plancher bois terminé ?
La planéité est jugée satisfaisante lorsqu'une règle de 2 m posée en un endroit quelconque ne révèle pas de flèche supérieure à 5 mm. Ce critère s'applique aux cinq familles de planchers du DTU. Sur l'arase, lorsque le plancher est posé avant les revêtements des pièces contiguës, le trait de niveau du maçon doit être respecté à ± 2 mm près.
Quelle ventilation pour un plancher bois sur vide sanitaire ?
La hauteur minimale sous le solivage ou le support bois le plus bas doit être de 0,30 m. La surface totale minimale des orifices de ventilation est de 1/150 pour un vide sanitaire bien ventilé (classe d'emploi 2, classe de service 2), 1/250 pour un vide sanitaire moyennement ventilé (classe d'emploi 2 ou 3, classe de service 2) et 1/500 pour un vide sanitaire avec risque de stagnation d'eau ou faiblement ventilé (classe d'emploi 3, classe de service 3). Un film pare-vapeur doit être fixé sur la sous-face du plancher.
Export rapide
Documents liés
NF DTU 51.1 - Pose des parquets à clouer
Le NF DTU 51.1 P1-1 (décembre 2010, indice de classement P 63-201-1-1, amendement A1 d'avril 2023) définit l'ensemble des dispositions et exécutions à pratiquer sur les chantiers pour la pose des parquets à clouer, réalisés avec des éléments massifs ou contrecollés, lames ou panneaux. Il s'applique aux travaux neufs de tous types de locaux pouvant recevoir du parquet — habitations, bureaux, écoles, salles sportives, salles de danse, locaux commerciaux ou industriels — pour lesquels l'entretien à l'eau est proscrit. Il chiffre l'humidité admissible du support et du bois, l'état hygrométrique et la température de mise en œuvre, les dimensions et écartements de lambourdes, les modes de fixation, le jeu périphérique et l'ensemble des tolérances de l'ouvrage terminé : planéité, arase, horizontalité, tuilage et ouverture des joints.
NF DTU 51.2 - Parquets collés
Le NF DTU 51.2 P1-1 (cahier des clauses techniques, publié en mars 2023) propose les clauses types de mise en œuvre des parquets à coller, sur support avec ou sans interposition de sous-couche, dans les locaux à usage domestique résidentiel et à usage public ou commercial. Il fixe l'acceptation du support — planéité de 5 mm sous la règle de 2 m et 1 mm sous le réglet de 0,20 m, humidité de 3 % à la bombe au carbure (0,5 % sur chape de sulfate de calcium), cohésion en traction perpendiculaire d'au moins 0,5 MPa —, les dispositions à prendre en cas de risque de remontées d'humidité, les modes de collage en plein ou par cordons, les jeux périphériques de 5 à 8 mm, les tolérances d'alignement par type de pose et les délais de mise en service. Un support insuffisamment cohésif, trop humide ou surfacé à l'hélicoptère produit un décollement que ni la colle ni la finition ne rattraperont.
NF DTU 51.4 - Platelages extérieurs en bois
Le NF DTU 51.4, édition de décembre 2018, traite des platelages extérieurs en bois : terrasses, plages de piscine, cheminements et coursives réalisés en lames de bois massif ou de bois recomposé, posées sur lambourdes, plots ou supports linéaires. Il fixe le domaine d'application (pente maximale 5 %, hauteur d'implantation limitée), les entraxes d'appuis, les dimensions minimales de lambourdes, l'humidité des bois et les jeux entre lames, les fixations par vis inox et la ventilation en sous-face. Un entraxe de lambourdes surévalué, une vis non inox ou une sous-face confinée provoquent flèche excessive, coulures de rouille et pourrissement prématuré du platelage. Attention : le NF DTU 51.4 ne concerne PAS les parquets intérieurs collés, qui relèvent du NF DTU 51.2.
NF DTU 31.1 — Charpente en bois
Le NF DTU 31.1, dans sa version du 30 juin 2017, fixe les clauses types de calculs, de construction et de mise en oeuvre des marchés de charpente bois, de structure poteau-poutre, de solivage, de pans de bois, de colombage, de beffroi et de platelage. Il renvoie l'analyse de structure à l'Eurocode 5, encadre la durabilité par une méthode d'affectation des conceptions drainante, moyenne ou piégeante, et fixe les tolérances d'exécution et de pose. Contrairement à une idée répandue, il ne vise ni les charpentes assemblées par connecteurs métalliques (NF DTU 31.3), ni les escaliers en bois (NF DTU 36.3), ni les ossatures bois à voile travaillant (NF DTU 31.2), ni les planchers en bois (NF DTU 51.3).
NF DTU 31.2 - Construction de maisons et batiments a ossature en bois
Le NF DTU 31.2 (P 21-204) fixe la conception, la fabrication et la mise en oeuvre des maisons et batiments a ossature en bois : sections et humidite des elements d'ossature, panneaux de contreventement et leur couturage, isolation entre montants et complements interieur ou exterieur, barriere a la diffusion de vapeur d'eau, pare-pluie, chevetres et encadrements de baie, tolerances de fabrication et de pose. Une humidite d'assemblage hors tolerance, une barriere a la vapeur discontinue ou un faux-aplomb excessif provoquent desordres hygrothermiques et deformations de parement.
NF DTU 32.1 - Charpentes et ossatures en acier
Le NF DTU 32.1 (P 22-201) encadre l'execution des charpentes et ossatures en acier du batiment. Il ne redefinit pas les regles de fabrication : il impose l'application de la NF EN 1090-2 et, pour les elements formes a froid, de la NF EN 1090-4, avec leurs complements nationaux, et il les complete par des prescriptions francaises sur le percage, le soudage, la protection anticorrosion, le montage, les tolerances, le controle et la tracabilite. Toute la modulation des exigences repose sur les classes d'execution EXC1 a EXC4. Une classe d'execution non definie au marche, un controle visuel partiel des soudures ou un controle de tolerances effectue avant galvanisation sont les non-conformites les plus frequentes.
Informations
Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024
Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.
NF DTU 51.3 (NF P 63-203-1-1 / -1-2 / -2) - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. plancher, bois, lambourdes, OSB, contreplaqué, panneaux de particules, solivage, plancher flottant, plancher de doublage, vide sanitaire, P 63-203, humidité.