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Document Technique Unifié
NF DTU 51.1

NF DTU 51.1 - Pose des parquets à clouer

Le NF DTU 51.1 P1-1 (décembre 2010, indice de classement P 63-201-1-1, amendement A1 d'avril 2023) définit l'ensemble des dispositions et exécutions à pratiquer sur les chantiers pour la pose des parquets à clouer, réalisés avec des éléments massifs ou contrecollés, lames ou panneaux. Il s'applique aux travaux neufs de tous types de locaux pouvant recevoir du parquet — habitations, bureaux, écoles, salles sportives, salles de danse, locaux commerciaux ou industriels — pour lesquels l'entretien à l'eau est proscrit. Il chiffre l'humidité admissible du support et du bois, l'état hygrométrique et la température de mise en œuvre, les dimensions et écartements de lambourdes, les modes de fixation, le jeu périphérique et l'ensemble des tolérances de l'ouvrage terminé : planéité, arase, horizontalité, tuilage et ouverture des joints.

Domaine d'application

Pose des parquets à clouer en éléments massifs ou contrecollés (lames ou panneaux), sur lambourdes flottantes, clouées, collées ou scellées, sur solives, ou sur faux planchers (voligeage, panneaux dérivés du bois), dans les travaux neufs de tous types de locaux secs pour lesquels l'entretien à l'eau est proscrit — habitations, bureaux, écoles, salles sportives, salles de danse, locaux commerciaux ou industriels — correspondant à la classe de service 1 de l'Eurocode 5 ; ne s'applique pas aux parquets dont la conception ou le mode de pose diffèrent de ceux décrits par la norme

Mis à jour le 15 janvier 2024
Applicable depuis le 17 décembre 2010
parquet cloué
lambourdes
lames massives
espacement
contrecollé
faux plancher
voligeage
jeu périphérique
tuilage
humidité du bois
sous-couche
salle sportive
point de Hongrie
bâtons rompus
P 63-201-1-1

Règles principales

Domaine d'application et conditions de durabilité

Obligatoire

1 P1-1 définit l'ensemble des dispositions et exécutions à pratiquer sur les chantiers du bâtiment pour la pose des parquets à clouer réalisés soit avec des éléments massifs (lames ou panneaux), soit avec des éléments contrecollés (lames ou panneaux).

Il s'applique aux travaux neufs de tous types de locaux pouvant recevoir du parquet — habitations, bureaux, écoles, salles sportives, salles de danse, locaux commerciaux ou industriels — pour lesquels l'entretien à l'eau est proscrit. Il ne s'applique pas aux parquets dont la conception ou le mode de pose sont différents de ceux décrits.

La condition de durabilité ne peut être pleinement satisfaite que si ces ouvrages ont reçu une finition appropriée suivie d'un entretien adapté et que si leur usage est normal en fonction de la destination pour laquelle ils ont été réalisés. Le parquet n'est pas destiné à recevoir des cloisons fixes ou des murs, sauf sur solivage.

Exceptions :

  • • Cuisines privées, salles d'eau et salles de bain privatives: Les parquets posés dans ces locaux doivent faire l'objet d'un choix d'essence, d'un type (massif ou contrecollé), d'une mise en œuvre, d'une finition et d'un entretien adaptés (article 1).
Références : Article 1

Teneur en humidité du support, du bois et de l'air

Obligatoire

Le support en mortier ou en béton doit présenter une teneur en humidité n'excédant pas 3 % de la masse sèche, mesurée à environ 2 cm de profondeur en utilisant la méthode de référence, la bombe au carbure ; un humidimètre électrique à résistivité dûment étalonné ne donne qu'une indication.

Pour les supports en bois, l'humidité des divers éléments constitutifs ne doit pas dépasser 18 % pour les solives ; pour les lambourdes, voliges et lames de parquet, l'humidité doit être comprise entre 7 % et 11 % dans le cas général, et entre 7 % et 13 % pour les parquets en pin maritime ou châtaignier.

Les parquets visés sont destinés à des locaux secs correspondant à la classe de service 1 de l'Eurocode 5, où l'humidité relative de l'air est en moyenne voisine de 50 % : leur mise en œuvre ne doit être entreprise que si l'air ambiant est à un état hygrométrique compris entre 45 % et 65 %.

Ces conditions de température et d'hygrométrie doivent être maintenues après exécution du parquet et avant réception des travaux.

Exceptions :

  • • Conditions climatiques ne permettant pas 45 à 65 % d'hygrométrie (hors métropole par exemple): Il faut approvisionner des parquets, ou à défaut les stabiliser, à une humidité correspondant à celle des locaux où ils seront mis en œuvre ; l'humidité ambiante au moment de la pose doit être aussi proche que possible de celle du local à l'utilisation (article 6.7).
Références : Article 6.5.1, Article 6.7, Article 6.8

Conditions cumulatives sur l'état du chantier

Obligatoire

La pose du parquet ne peut être effectuée que si toutes les conditions suivantes sont satisfaites dans les locaux à parqueter et les locaux avoisinants : séchage suffisant du gros œuvre hors support, des enduits et des raccords, avec un taux d'humidité des maçonneries et enduits au plus égal à 5 % ; travaux de mise en œuvre terminés pour le carrelage et les revêtements durs ou collés ; vitrage et mise à l'abri des intempéries des pièces à parqueter ; étanchéité des installations sanitaires et de chauffage vérifiée et assurée ; température des locaux et du support supérieure à + 15 °C ; plinthes non posées ; absence de ré-humidification importante ultérieure des locaux.

Pour les parquets finis en usine, par exemple vernis, tous les travaux de peinture et de nettoyage doivent en outre être terminés, à l'exclusion de ceux concernant les plinthes.

Références : Article 6.6

Supports admissibles et protection contre les remontées d'humidité

Obligatoire

1, et les supports enrobés bitumineux, qui nécessitent la mise en œuvre d'un pare-vapeur. Le taux d'humidité du support doit toujours être mesuré ; le support ne doit pas être susceptible d'exposer le parquet à des remontées d'humidité pouvant nuire à la pérennité de l'ouvrage, et les travaux ne doivent pas être exécutés si ce risque existe.

Dans le cas de supports réalisés sur vide sanitaire, celui-ci doit avoir 0,50 m de hauteur minimale, être débarrassé de toute matière organique et recevoir un pare-vapeur. Le dallage sur terre-plein nécessite une couche anti-capillarité disposée entre la forme et le corps du dallage. 1.

Références : Article 6.2, Article 6.2.1.3, Article 6.3

Formes et sous-couches

Obligatoire

Les tolérances de planéité, d'arase et d'horizontalité de la forme déterminent celles du parquet.

Les formes en sable sont prohibées pour les salles sportives ; le sable sec est étalé de façon à former un matelas de 2 à 3 cm d'épaisseur en moyenne, sans dépasser localement 3 à 4 cm notamment dans les zones de circulation, la gravette et les granulats formant un matelas de 3 à 5 cm, la forme étant dressée de niveau à la règle et aux guides.

Le choix d'une sous-couche est fait selon l'usage : désolidarisation (D), répartition (R) ou isolation (I), le tableau 2 précisant les types admissibles. Le film de polyéthylène nécessite de larges recouvrements, 20 cm minimum ; les feutres bitumés nécessitent un recouvrement de 5 cm au minimum et sont utilisés entre voliges et formes en sable.

Les panneaux de fibres asphaltés ou non employés en sous-couche de répartition sont posés en flottant, séparés entre eux par un jeu de 3 à 5 mm et des murs et cloisons par un jeu de 10 mm environ.

Sous lambourdes, les sous-couches d'isolation acoustique peuvent être en continu, en bandes ou en patins, la bande ou le patin devant au moins avoir la largeur des lambourdes ; sous panneaux ou voliges, elles doivent être en continu.

Références : Article 6.10.1, Article 6.10.2.1, Article 6.10.2.2, Article 6.10.2.3, Article 6.10.2.4

Dimensions des lambourdes : largeur, épaisseur, longueur

Obligatoire

La largeur usuelle des lambourdes est de 80 mm.

Dans le cas de lambourdes reposant sur toute leur longueur sans cale, la largeur minimale est de 40 mm si la pose est faite à l'anglaise, à coupe perdue ou à coupe de pierre ; de 60 mm dans le cas des lames posées à joints sur lambourdes ou d'un lambourdage sur sol sportif ; de 70 mm si la pose est à bâtons rompus ou en point de Hongrie.

La correspondance entre l'épaisseur minimale des lambourdes et la distance entre leurs supports (cales, solives, murets) est donnée par le tableau 3 pour des lambourdes de 80 mm de large ; pour les salles sportives, l'espacement entre supports est fonction des performances à obtenir, l'épaisseur minimale des lambourdes étant de 22 mm.

Les lambourdes fixées, ou flottantes supportées sur toute leur longueur, doivent avoir au moins une longueur moyenne de 1 m sans élément de longueur inférieure à 0,70 m, des éléments plus courts étant admis au pourtour des pièces sans descendre sous 0,40 m ; les lambourdes flottantes calées doivent avoir une longueur minimale de 1,50 m avec les saignées nécessaires.

Les lambourdes en bois dur doivent comporter des saignées transversales faites à la scie en contre-parement, d'une hauteur minimale égale à la moitié de leur épaisseur, avec une cale au droit de chaque saignée si elles ne sont pas supportées sur toute leur longueur. Lorsque le calage sous lambourdes dépasse 30 mm de haut, il ne faut pas superposer plus de trois éléments.

Références : Article 6.11.1, Article 6.11.2.1, Article 6.11.2.2, Article 6.11.2.3

Écartement des lambourdes

Obligatoire

Dans les locaux d'habitation, l'écartement d'axe en axe est au maximum de 0,45 m pour les lames massives et contrecollées de 20 mm minimum d'épaisseur. Dans les autres cas, l'écartement doit être diminué en fonction des charges d'exploitation. Dans les salles sportives, en cas de lambourdage simple, l'entraxe des lambourdes est de 0,30 m environ.

Au droit des faces des murs et des cloisons, les lambourdes doivent être écartées d'au moins 0,02 m de celles-ci. Toutes les lambourdes doivent être posées à écartement régulier, alignées, avec des joints décalés d'une rangée à l'autre, et au droit des trémies, des faces des murs et des cloisons, il est posé un cours de lambourdes destiné à supporter les extrémités des lames. 3.

Exceptions :

  • • Utilisation d'autres valeurs d'entraxe: L'amendement A1 (avril 2023) autorise une vérification selon la NF EN 1995-1-1 (Eurocode 5) et son annexe nationale ; les tableaux 5 (chêne et châtaignier) et 6 (pin maritime et pin sylvestre) donnent des entraxes par catégorie d'usage de l'Eurocode 1, applicables aux lames de bois massif d'épaisseur nominale d'au moins 21 mm conformes à la NF EN 13226.
Références : Article 6.11.1, Article 6.11.2.4, Article 6.11.2.5 (Amendement A1)

Fixation des lambourdes : modes admis et interdictions

Obligatoire

Les lambourdes flottantes sont posées sur supports plans et continus (dalles surfacées, formes, sous-couches de répartition), dont l'exigence de planéité est de 5 mm sous la règle de 2 m et 1 mm sous la réglette de 0,20 m ; les seules sous-couches admises sous lambourdes flottantes sont les panneaux de fibres de bois asphaltés ou non, les bandes ou patins de caoutchouc, les feutres aiguilletés, les panneaux de liège et les mousses agglomérées de polyuréthanne, et il est interdit d'interposer entre des lambourdes flottantes des matériaux granuleux ou pulvérulents.

Dans les salles sportives, les lambourdes sont toujours posées flottantes sur support continu. La pose clouée, collée ou scellée n'est pas adaptée pour une pose directe sur pare-vapeur.

Sur solives, les lambourdes doivent reposer sur au moins trois appuis, leurs joints sont obligatoirement situés sur les solives et décalés d'une rangée à l'autre ; pour les solives en bois, le clouage doit être exécuté sur chaque solive ; pour les solives métalliques, la fixation se fait par pistoscellement, vissage, boulonnage ou collage, le pistoscellement n'étant admis que pour les lambourdes en chêne ou en contreplaqué.

2), par scellement au ciment ou au plâtre avec un lardis de clous à bateau posés obliquement et alternés sur les deux rives avec un espacement de 0,25 m d'une rive à l'autre, ou par vissage et chevillage tous les 0,50 m et à chaque extrémité de lambourde.

Références : Article 6.11.3, Article 6.11.4.1, Article 6.11.4.2, Article 6.11.4.2.1, Article 6.11.4.2.2, Article 6.11.4.2.3

Voligeage et panneaux dérivés du bois en faux plancher

Obligatoire

Le voligeage est réalisé avec des voliges ou avec des lames déclassées, posées alignées flottantes sur une forme sèche et sa sous-couche de répartition, ou sur sous-couche ; l'espace libre entre voliges est compris entre 5 cm et 10 cm.

3 P1 au profit des dispositions suivantes : les panneaux de particules, de contreplaqués, lamibois, OSB et de MDF à bords droits sont posés à joints transversaux alternés (pose à coupe de pierre) pour éviter la rencontre des angles de quatre panneaux au même point, leur épaisseur minimale étant de 19 mm pour permettre le clouage du parquet ; ils sont disposés en diagonale par rapport au sens des lames à parquet et séparés les uns des autres par un jeu de 1 cm à 2 cm de large ; en périphérie de pièce, un jeu de 10 mm minimum doit les séparer de tout obstacle pouvant limiter leur déplacement (parois, pieds d'huisserie).

Références : Article 6.12.1, Article 6.12.2.1, Article 6.12.3

Orientation des lames et disposition des joints

Obligatoire

Sauf disposition contraire des documents particuliers du marché, les lames à parquet à l'anglaise et les travées de parquet à bâtons rompus ou en point de Hongrie sont orientées perpendiculairement à la paroi de la pièce ayant le plus grand éclairement naturel ; toutefois, dans les salles sportives et autres locaux de grandes dimensions, les lames à l'anglaise sont disposées parallèlement à la longueur de la salle.

Les largeurs des lames ne doivent pas différer de plus de 5 mm dans une même pièce, exception faite des lames de rive. Les lames doivent être posées jointives sur leurs rives et bouts, les rives devant être droites, non épaufrées et non détériorées par le serrage au marteau.

Disposition des joints : en pose à l'anglaise à coupe perdue avec des lames de longueur ≥ 60 cm, les joints en bout doivent être décalés d'une rangée à l'autre d'au moins 15 cm et d'au minimum trois fois la largeur de la lame, la distance entre joints ne devant pas être inférieure à 10 cm pour des lames de moins de 60 cm ; en pose à joints sur lambourdes, les joints en bout sont situés sur les lambourdes à au moins 1 cm des bords et décalés d'au moins un intervalle de lambourdes ; en pose à coupe de pierre, les joints de deux en deux rangées sont alignés à ± 2 mm près sur un axe virtuel, avec un décalage d'une demi-longueur de lame à 5 mm près ; en point de Hongrie et à bâtons rompus, le joint entre travées doit correspondre à l'axe des lambourdes à ± 1 cm près, les pointes des lames ne devant pas être décalées de plus de 2 mm en point de Hongrie.

Références : Article 6.13.1.1, Article 6.13.1.2, Article 6.13.1.3, Article 6.13.1.5, Article 6.13.1.7

Jeu périphérique et raccords aux seuils

Obligatoire

Lors de la mise en œuvre, les rives des lames ne doivent pas venir en contact avec les maçonneries, les enduits ou les plinthes. Dans des locaux de dimensions normales, les lames de rives et les bouts des lames d'extrémité doivent être arrêtés à une distance comprise entre 5 mm et 8 mm des murs et cloisons, au moment de la pose.

Dans les locaux de grandes dimensions — ceux dont la plus petite dimension est supérieure à 5 m — il faut prévoir le long de tous les côtés un jeu correspondant à 0,15 % de la largeur développée des lames. Quel que soit le type de local, le jeu ménagé doit se retrouver intégralement recouvert par la plinthe ou la contre-plinthe, qui doit permettre la libre dilatation du parquet.

Dans le cas de raccord avec un autre revêtement, le parquet doit être arrêté sur une lame de seuil posée à mi-feuillure ou en fond de feuillure de l'huisserie sur laquelle elle s'aligne ; les lames recoupées en bout pour jonction avec les lames de seuil ou d'encadrement doivent comporter à cette extrémité une rainure ou une languette d'embrèvement.

Références : Article 6.13.1.8, Article 6.13.1.9, Article 6.13.1.10

Fixation des lames et des panneaux

Obligatoire

Les pointes à tête plate sont placées sur rive portant rainure, les pointes à tête homme sur rive portant languette. Lorsqu'on utilise des pointes traditionnelles, elles doivent avoir une longueur d'au moins 50 mm pour du parquet de 22 mm ou 23 mm d'épaisseur ; les agrafes utilisées pour la fixation ont la même longueur que les pointes auxquelles elles se substituent.

En pose sur lambourdes ou solives, les lames doivent être fixées par une pointe ou une agrafe enfoncée obliquement à l'intersection de chaque lame avec chaque lambourde ou solive.

En pose sur faux plancher, les lames doivent être placées à 45° ou à 90° par rapport aux éléments constituant le faux plancher, auquel elles sont fixées par des pointes dont l'espacement est au plus de 0,40 m, avec un minimum de deux pointes par lame.

Les panneaux massifs et contrecollés sont fixés sur faux plancher par clouage ou agrafage obligatoirement aux angles accessibles et en des points intermédiaires dont le nombre varie avec la dimension du panneau.

Références : Article 6.13.2.1, Article 6.13.2.2, Article 6.13.2.3, Article 6.14

Ponçage fin et finitions

Obligatoire

Les finitions doivent être réalisées à une température comprise entre 15 °C et 25 °C et une hygrométrie maximale de 65 %. Elles s'appliquent après exécution d'un ponçage fin, sauf pour l'application éventuelle d'un liant base qui le précède.

Le ponçage fin précède immédiatement l'application de tout produit de finition et doit s'effectuer avec un papier abrasif de grain 80 minimum, ou un disque grille surtout pour parquet à fil contrarié, pour assurer une finition au moins équivalente ; la dernière passe est exécutée dans le sens du fil du bois, et dans le sens de l'éclairement pour les lames posées à l'anglaise lorsqu'elles ne sont pas parallèles.

Le vernissage comprend l'application d'une couche de vernis suivie d'un séchage, d'un égrenage, d'un dépoussiérage et de l'application d'une seconde couche, chaque couche étant appliquée entre 15 et 25 °C, le parquet ne devant pas avoir une humidité supérieure à 10 % ; une troisième couche peut être souhaitée en locaux à fort trafic, avec un temps de séchage d'au minimum 48 heures avant la mise en trafic.

L'application d'un vernis sur un parquet dont l'humidité est susceptible de s'abaisser de plus de 2 % lors de son utilisation ultérieure entraîne l'apparition de joints irréguliers : il est recommandé de mettre en chauffe avant les opérations de finition.

Références : Article 6.15, Article 6.15.1, Article 6.15.4

Précautions après pose

Obligatoire

Pour les parquets non vernis en usine, et compte tenu des opérations de replanissage et de finition prévues, une protection du parquet après la pose n'est pas nécessaire. La pose d'un film imperméable (polyéthylène ou autre) est à éviter formellement : la présence d'un tel film peut entraîner de graves désordres, notamment le gonflement du parquet.

Si les travaux dans les locaux ne sont pas terminés, il y a lieu de prendre les précautions nécessaires telles que précisées dans les documents particuliers du marché pour protéger le parquet posé avec ses finitions. La non-occupation de locaux chauffés et non ventilés pendant plusieurs semaines est susceptible de causer au parquet, par dessiccation, des désordres importants non imputables au parqueteur.

Références : Article 6.8, Article 6.9, Article 6.15.8

Tolérances sur l'ouvrage terminé

Obligatoire

Planéité : après replanissage, une règle de 2 m posée en un endroit quelconque ne doit pas révéler de flèche supérieure à 5 mm, et une réglette de 20 cm ne doit pas révéler de flèche supérieure à 1 mm.

Arase : lorsque le parquet est posé avant les revêtements de sol des pièces contiguës, l'arase donnée par le trait de niveau du maçon doit être respectée à ± 2 mm près ; lorsqu'il est posé après, les raccords aux seuils doivent se faire sans désaffleurement gênant. Horizontalité : une règle de 2 m placée dans une direction quelconque ne doit pas révéler un faux niveau supérieur à 5 mm.

Tuilage : après finition, il ne doit pas dépasser 0,5 % de la largeur de la lame avec un maximum de 0,5 mm.

Ouverture des joints, rapportée à une humidité du parquet de 9 % : pour les lames et panneaux massifs, au maximum 2 % de la largeur des éléments avec un maximum de 2 mm, et 0,5 % de la dimension du panneau pour le joint au pourtour des panneaux ; pour les lames contrecollées, 1 mm au maximum.

Raccordements : les raccordements très visibles (poteaux d'huisserie, seuils) ne doivent pas laisser apparaître d'ouverture de joint supérieure à 1 mm, tolérance portée à 5 mm pour les raccordements peu visibles.

Alignements des panneaux massifs : les lames ou lamelles ne doivent pas être décalées de plus de 3 mm à chaque intersection, et sur une longueur de joint de 2 m l'écart entre alignement des rives les plus désaxées ne doit pas dépasser 5 mm.

Références : Article 7.1, Article 7.2, Article 7.3, Article 7.4, Article 7.5, Article 7.6, Article 7.7

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Planéité du parquet fini Flèche ≤ 5 mm sous la règle de 2 m et ≤ 1 mm sous la réglette de 20 cm Mesure après replanissage (article 7.1)
Arase ± 2 mm par rapport au trait de niveau du maçon Parquet posé avant les revêtements de sol des pièces contiguës (article 7.2)
Horizontalité Faux niveau ≤ 5 mm sous la règle de 2 m Règle placée dans une direction quelconque ; pentes locales tolérées pour les raccords aux seuils si le parquet est posé après les autres revêtements (article 7.3)
Tuilage ≤ 0,5 % de la largeur de la lame, maximum 0,5 mm Après finition (article 7.4)
Ouverture des joints — lames et panneaux massifs ≤ 2 % de la largeur des éléments, maximum 2 mm Rapportée à une humidité du parquet de 9 % ; 0,5 % de la dimension du panneau pour le joint au pourtour (article 7.5.1)
Ouverture des joints — lames contrecollées ≤ 1 mm Article 7.5.2
Raccordements ≤ 1 mm en raccord très visible, ≤ 5 mm en raccord peu visible Calfeutrement souhaitable par matériau élastique compatible ou couvre-joint (article 7.6)
Alignement des panneaux massifs Décalage ≤ 3 mm à chaque intersection ; écart ≤ 5 mm sur 2 m de joint Article 7.7
Planéité du support des lambourdes flottantes 5 mm sous la règle de 2 m et 1 mm sous la réglette de 0,20 m Nivellement par enduit de sol ou forme sèche si nécessaire (article 6.11.3)
Humidité du support mortier ou béton ≤ 3 % de la masse sèche Mesure à environ 2 cm de profondeur, méthode de référence bombe au carbure (article 6.5.1)
Humidité des maçonneries et enduits ≤ 5 % Condition préalable à la pose (article 6.6)
Humidité du bois — solives / lambourdes, voliges et lames ≤ 18 % pour les solives ; 7 à 11 % pour lambourdes, voliges et lames 7 à 13 % pour les parquets en pin maritime ou châtaignier (article 6.5.1)
Ambiance de mise en œuvre Hygrométrie de l'air 45 à 65 %, température des locaux et du support > + 15 °C Conditions à maintenir après exécution et avant réception (articles 6.6, 6.7 et 6.8)
Ambiance des finitions Température 15 à 25 °C, hygrométrie ≤ 65 % Humidité du parquet ≤ 10 % pour le vernissage (articles 6.15 et 6.15.4)
Différence de largeur entre lames d'une même pièce ≤ 5 mm Exception faite des lames de rive, sauf prescription différente des DPM (article 6.13.1.3)

Dimensions réglementaires

Jeu périphérique

Dimension : 5 à 8 mm des murs et cloisons au moment de la pose
Minimum : 0,15 % de la largeur développée des lames en locaux de grandes dimensions

Locaux de grandes dimensions = plus petite dimension > 5 m ; jeu intégralement recouvert par la plinthe (article 6.13.1.8)

Écartement d'axe en axe des lambourdes

Dimension : ≤ 0,45 m en locaux d'habitation
Maximum : 0,30 m environ en salles sportives (lambourdage simple)

Pour lames massives et contrecollées de 20 mm minimum d'épaisseur ; à diminuer selon les charges d'exploitation dans les autres cas (article 6.11.2.4)

Largeur des lambourdes

Dimension : Largeur usuelle 80 mm
Minimum : 40 mm (anglaise, coupe perdue, coupe de pierre) ; 60 mm (joints sur lambourdes, sol sportif) ; 70 mm (bâtons rompus, point de Hongrie)

Pour lambourdes reposant sur toute leur longueur sans cale (article 6.11.2.1)

Épaisseur des lambourdes

Dimension : Selon le tableau 3, corrélée à la distance entre supports
Minimum : 22 mm en salles sportives

Tableau établi pour des lambourdes de 80 mm de large (article 6.11.2.2)

Longueur des lambourdes

Dimension : Longueur moyenne ≥ 1 m
Minimum : 0,70 m par élément, 0,40 m au pourtour des pièces ; 1,50 m pour les lambourdes flottantes calées

Article 6.11.2.3

Écart des lambourdes aux murs et cloisons

Dimension : ≥ 0,02 m
Minimum : 0,02 m

Un cours de lambourdes est posé au droit des trémies, murs et cloisons pour supporter les extrémités des lames (articles 6.11.1 et 6.11.2.4)

Calage sous lambourdes

Dimension : Pas plus de trois éléments superposés au-delà de 30 mm de haut
Maximum : 3 éléments

Article 6.11.1

Fixation des lambourdes par vissage et chevillage

Dimension : Tous les 0,50 m et à chaque extrémité

Pistoscellement interdit sur plancher béton ou chape ciment (articles 6.11.4.2 et 6.11.4.2.3)

Lardis de clous à bateau (scellement ciment ou plâtre)

Dimension : Espacement 0,25 m d'une rive à l'autre, clous alternés sur les deux rives

Scellement sur toute la longueur et des deux côtés ; solins de 3 à 4 cm au ciment (article 6.11.4.2.2)

Longueur des pointes de clouage des lames

Dimension : ≥ 50 mm pour un parquet de 22 ou 23 mm
Minimum : 50 mm

Agrafes de même longueur que les pointes remplacées (article 6.13.2.1)

Espacement des pointes sur faux plancher

Dimension : ≤ 0,40 m
Minimum : 2 pointes par lame

Lames placées à 45° ou 90° par rapport aux éléments du faux plancher (article 6.13.2.3)

Espace libre entre voliges de faux plancher

Dimension : 5 à 10 cm

Voliges posées alignées flottantes sur forme sèche et sous-couche de répartition (article 6.12.1)

Panneaux dérivés du bois en faux plancher

Dimension : Épaisseur minimale 19 mm
Minimum : Jeu de 1 à 2 cm entre panneaux, 10 mm minimum en périphérie

Pose à joints transversaux alternés, en diagonale par rapport au sens des lames (article 6.12.2.1)

Recouvrement des sous-couches de désolidarisation

Dimension : 20 cm minimum pour le film polyéthylène
Minimum : 5 cm minimum pour les feutres bitumés

Feutres bitumés utilisés entre voliges et formes en sable (article 6.10.2.2)

Panneaux de fibres en sous-couche de répartition

Dimension : Jeu de 3 à 5 mm entre panneaux
Minimum : 10 mm environ des murs et cloisons

Pose flottante (article 6.10.2.3)

Épaisseur des formes en sable

Dimension : 2 à 3 cm en moyenne
Maximum : 3 à 4 cm localement ; 3 à 5 cm pour gravette et granulats

Formes en sable prohibées pour les salles sportives (article 6.10.1)

Hauteur minimale du vide sanitaire

Dimension : 0,50 m
Minimum : 0,50 m

Vide sanitaire débarrassé de toute matière organique, avec pare-vapeur ; ventilation par bouches de 30 cm² par mètre linéaire de soubassement totalisant au moins 1/2 000 de la surface du plancher (article 6.3)

Décalage des joints en bout — pose à l'anglaise à coupe perdue

Dimension : ≥ 15 cm et ≥ 3 fois la largeur de la lame
Minimum : 10 cm pour les lames de longueur < 60 cm

Article 6.13.1.7.1

Comprendre NF DTU 51.1

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 51.1, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 51.1 couvre : Pose des parquets à clouer en éléments massifs ou contrecollés (lames ou panneaux), sur lambourdes flottantes, clouées, collées ou scellées, sur solives, ou sur faux planchers (voligeage, panneaux dérivés du bois), dans les travaux neufs de tous types de locaux secs pour lesquels l'entretien à l'eau est proscrit — habitations, bureaux, écoles, salles sportives, salles de danse, locaux commerciaux ou industriels — correspondant à la classe de service 1 de l'Eurocode 5 ; ne s'applique pas aux parquets dont la conception ou le mode de pose diffèrent de ceux décrits par la norme. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 51.1

Le NF DTU 51.1 est la norme française de la pose des parquets à clouer. Sa partie 1-1, cahier des clauses techniques types d'indice de classement P 63-201-1-1, a été homologuée par décision du Directeur Général d'AFNOR le 17 novembre 2010 pour prendre effet le 17 décembre 2010 ; avec la partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux), elle remplace la norme homologuée NF P 63-201-1 de février 2004, dont elle constitue une révision prenant en compte les normes européennes. Le texte inclut l'amendement A1 d'avril 2023, qui a notamment introduit des tableaux d'entraxe de lambourdes en fonction des catégories d'usage de l'Eurocode 1.

Le domaine d'application couvre les parquets à clouer réalisés soit avec des éléments massifs, soit avec des éléments contrecollés, lames ou panneaux, dans les travaux neufs de tous types de locaux pouvant recevoir du parquet, y compris salles sportives et salles de danse, dès lors que l'entretien à l'eau y est proscrit. Une note ajoute que dans de nombreux travaux de réhabilitation, on a intérêt à s'inspirer des principes du document — sans qu'il s'y applique de plein droit. Le texte conditionne explicitement la durabilité : elle ne peut être pleinement satisfaite que si les ouvrages ont reçu une finition appropriée suivie d'un entretien adapté, et que si leur usage est normal en fonction de la destination pour laquelle ils ont été réalisés.

Deux mises en garde du texte méritent d'être reprises au CCTP. D'abord, le parquet n'est pas destiné à recevoir des cloisons fixes ou des murs, sauf sur solivage. Ensuite, si les parquets sont traditionnellement posés dans des locaux secs, le cas particulier des cuisines privées, salles d'eau et salles de bain privatives est admis, mais les parquets qui y sont posés doivent faire l'objet d'un choix d'essence, d'un type — massif ou contrecollé —, d'une mise en œuvre, d'une finition et d'un entretien adaptés. Les locaux visés correspondent à la classe de service 1 de l'Eurocode 5 (NF EN 1995), où l'humidité relative de l'air est en moyenne voisine de 50 %.

Comprendre en détail NF DTU 51.1

Humidité : quatre seuils différents à ne pas confondre

Le NF DTU 51.1 fixe quatre valeurs d'humidité distinctes, et les confondre est la première cause de sinistre sur parquet cloué. Le support en mortier ou en béton doit présenter une teneur en humidité n'excédant pas 3 % de la masse sèche, mesurée à environ 2 cm de profondeur en utilisant la méthode de référence, la bombe au carbure ; un humidimètre électrique à résistivité dûment étalonné ne peut donner qu'une indication. Les maçonneries et enduits doivent présenter un taux d'humidité au plus égal à 5 % avant que la pose puisse être effectuée.

Pour les supports en bois, l'humidité des divers éléments constitutifs ne doit pas dépasser 18 % pour les solives. Mais pour les lambourdes, voliges et lames de parquet, l'humidité doit être comprise entre 7 % et 11 % dans le cas général, et entre 7 % et 13 % pour les parquets en pin maritime ou châtaignier. Ces deux plages n'ont rien à voir : appliquer le seuil de 18 % des solives aux lames de parquet conduit à un ouvrage qui se rétractera massivement en service.

Enfin, l'ambiance de pose est encadrée : compte tenu du taux d'humidité auquel les parquets sont livrés, leur mise en œuvre ne doit être entreprise que si l'air ambiant est à un état hygrométrique compris entre 45 % et 65 %, et la température des locaux et du support doit être supérieure à + 15 °C. Lorsque les conditions climatiques ne permettent pas d'obtenir 45 à 65 % — hors métropole par exemple —, il faut approvisionner des parquets, ou à défaut les stabiliser, à une humidité correspondant à celle des locaux où ils seront mis en œuvre ; l'humidité ambiante du local au moment de la pose doit être aussi proche que possible de celle du local à l'utilisation. Ces conditions de température et d'hygrométrie doivent être maintenues après exécution du parquet et avant réception des travaux.

État du chantier : huit conditions cumulatives avant de poser

L'article 6.6 énumère les conditions qui doivent toutes être satisfaites, dans les locaux à parqueter et les locaux avoisinants, pour que la pose puisse être effectuée : séchage suffisant du gros œuvre hors support, des enduits et des raccords, avec un taux d'humidité des maçonneries et enduits au plus égal à 5 % ; travaux de mise en œuvre terminés pour le carrelage et les revêtements durs ou collés ; vitrage et mise à l'abri des intempéries des pièces à parqueter ; étanchéité des installations sanitaires et de chauffage vérifiée et assurée ; température des locaux et du support supérieure à + 15 °C ; plinthes non posées ; absence de ré-humidification importante ultérieure des locaux.

Une condition supplémentaire s'ajoute pour les parquets finis en usine, par exemple vernis : outre les précautions ci-dessus constatées par les réceptions correspondantes, tous les travaux de peinture et de nettoyage doivent être terminés, à l'exclusion de ceux concernant les plinthes. Une note recommande de poser ces parquets le plus tard possible, de fermer les locaux où ils sont posés et d'utiliser des plinthes finies avant pose.

Le support ne doit pas être susceptible d'exposer le parquet à des remontées d'humidité pouvant nuire à la pérennité de l'ouvrage : en conséquence, les travaux ne doivent pas être exécutés si ce risque existe. Dans le cas de supports réalisés sur vide sanitaire, celui-ci doit avoir 0,50 m de hauteur minimale et être débarrassé de toute matière organique, et ces supports nécessitent la mise en œuvre d'un pare-vapeur ; une note indique que des bouches de 30 cm² par mètre linéaire de soubassement, réparties de telle façon qu'il ne subsiste aucune zone d'air stagnant et totalisant au moins 1/2 000 de la surface du plancher, permettent d'assurer une ventilation satisfaisante. Sur dallage sur terre-plein, le risque n'est pas la sous-pression mais la remontée capillaire de vapeur d'eau, et une couche anti-capillarité doit être disposée entre la forme et le corps du dallage.

Lambourdes : largeur, épaisseur, longueur, écartement

La largeur usuelle des lambourdes est de 80 mm. Dans le cas de lambourdes reposant sur toute leur longueur, sans cale, la largeur minimale dépend du type de pose : 40 mm si la pose est faite à l'anglaise, à coupe perdue ou à coupe de pierre ; 60 mm dans le cas des lames posées à joints sur lambourdes ou d'un lambourdage sur sol sportif ; 70 mm si la pose est à bâtons rompus ou en point de Hongrie. L'épaisseur minimale, corrélée à la distance entre supports (cales, solives, murets), est donnée par le tableau 3 pour des lambourdes de 80 mm de large ; pour les salles sportives, l'espacement entre supports éventuels est fonction des performances à obtenir, l'épaisseur minimale des lambourdes étant de 22 mm.

La longueur est également encadrée. Les lambourdes fixées, ou flottantes supportées sur toute leur longueur, doivent avoir au moins une longueur moyenne de 1 m, sans élément de longueur inférieure à 0,70 m ; il peut être admis des éléments plus courts au pourtour des pièces, sans toutefois que leur longueur soit inférieure à 0,40 m. Les lambourdes flottantes calées doivent avoir une longueur minimale de 1,50 m avec les saignées nécessaires. Les lambourdes en bois dur doivent comporter, surtout quand elles sont longues, des saignées transversales faites à la scie en contre-parement, d'une hauteur minimale égale à la moitié de l'épaisseur ; si elles ne sont pas supportées sur toute la longueur, une cale doit être prévue au droit de chaque saignée.

L'écartement d'axe en axe est au maximum de 0,45 m dans les locaux d'habitation, pour les lames massives et contrecollées de 20 mm minimum d'épaisseur ; dans les autres cas, il doit être diminué en fonction des charges d'exploitation. Dans les salles sportives, en cas de lambourdage simple, l'entraxe est de 0,30 m environ. Au droit des faces des murs et des cloisons, les lambourdes doivent être écartées d'au moins 0,02 m de celles-ci. L'amendement A1 a ajouté une porte de sortie : en cas d'utilisation d'autres valeurs d'entraxe, une vérification peut être effectuée en utilisant la NF EN 1995-1-1 et son annexe nationale ; les tableaux 5 (chêne et châtaignier) et 6 (pin maritime et pin sylvestre) donnent des entraxes en fonction des catégories d'usage de l'Eurocode 1 du tableau 4, et s'appliquent aux lames de bois massif d'épaisseur nominale d'au moins 21 mm conformes à la NF EN 13226.

Fixer les lambourdes : ce qui est admis et ce qui est interdit

Le mode de fixation des lambourdes conditionne le comportement acoustique et la stabilité du parquet. Les lambourdes flottantes sont posées sur supports plans et continus — dalles surfacées, formes, sous-couches de répartition — dont l'exigence de planéité est de 5 mm sous la règle de 2 m et 1 mm sous la réglette de 0,20 m ; si nécessaire, le nivellement est obtenu par mise en œuvre d'un enduit de sol ou d'une forme sèche. Les seules sous-couches admises sous lambourdes flottantes sont les panneaux de fibres de bois asphaltés ou non, les bandes ou patins de caoutchouc, les feutres aiguilletés, les panneaux de liège et les mousses agglomérées de polyuréthanne ; il est interdit d'interposer entre des lambourdes flottantes des matériaux granuleux ou pulvérulents. Dans les salles sportives, les lambourdes sont toujours posées flottantes sur support continu.

Pour les lambourdes clouées, collées ou scellées, le texte pose d'emblée que ce mode de pose n'est pas adapté à une pose directe sur pare-vapeur. Sur solives, les lambourdes doivent reposer sur au moins trois appuis, leurs joints sont obligatoirement situés sur les solives et décalés d'une rangée à l'autre ; pour les solives en bois, le clouage doit être exécuté sur chaque solive, tandis que pour les solives métalliques la fixation se fait par pistoscellement, vissage, boulonnage ou collage, le pistoscellement n'étant admis que pour les lambourdes en chêne ou en contreplaqué.

Sur plancher béton ou chape ciment, la fixation des lambourdes par pistoscellement est interdite. Trois modes restent ouverts. Par collage : sur béton surfacé courant, les lambourdes sont fixées par l'intermédiaire des cales de réglage collées au béton ; la fixation directe sans calage s'effectue sur chape de ciment conforme au NF DTU 26.2, le collage devant être effectué sous toute la surface des lambourdes, les tolérances de planéité de la chape étant de 5 mm sur 2 m et 1 mm sur 20 cm. Par scellement au ciment ou au plâtre : les lambourdes doivent recevoir un lardis de clous à bateau posés obliquement et alternés sur les deux rives avec un espacement de 0,25 m d'une rive à l'autre, le scellement étant exécuté sur toute la longueur et des deux côtés de chaque lambourde, le scellement au ciment ne permettant que des solins de 3 à 4 cm. Par vissage et chevillage : cette fixation doit se faire tous les 0,50 m et à chaque extrémité de lambourde.

Formes, sous-couches et faux planchers

Le DTU rappelle une évidence trop souvent oubliée : les tolérances de planéité, d'arase et d'horizontalité de la forme déterminent celles du parquet. Les formes en sable sont prohibées pour les salles sportives. Le sable fin de rivière ou de carrière, sec, est étalé sur le support de façon à former un matelas de 2 à 3 cm d'épaisseur en moyenne, sans dépasser localement 3 à 4 cm, notamment dans les zones de circulation ; la gravette et les granulats sont étalés de façon à former un matelas de 3 à 5 cm. La forme est dressée de niveau à la règle et aux guides, et des précautions particulières doivent être prises autour des percements afin d'éviter que le sable ne s'échappe.

Le choix d'une sous-couche est fait en fonction de l'usage auquel elle est destinée : désolidarisation (D), répartition (R) ou isolation (I), le tableau 2 indiquant le ou les types à utiliser selon les caractéristiques du parquet et du support. Les valeurs de recouvrement sont chiffrées : le film de polyéthylène nécessite de larges recouvrements, 20 cm minimum ; les feutres bitumés nécessitent un recouvrement de 5 cm au minimum et sont utilisés entre voliges et formes en sable. Les panneaux de fibres asphaltés ou non, employés en sous-couche de répartition, sont posés en flottant et séparés entre eux par un jeu de 3 à 5 mm, et des murs et cloisons par un jeu de 10 mm environ. Sous lambourdes, les sous-couches d'isolation acoustique doivent être en continu, en bandes ou en patins, la bande ou le patin devant au moins avoir la largeur des lambourdes ; sous panneaux ou voliges, elles doivent être en continu.

Le voligeage est réalisé avec des voliges ou des lames déclassées, posées alignées flottantes sur une forme sèche et sa sous-couche de répartition, ou sur sous-couche, l'espace libre entre voliges étant compris entre 5 cm et 10 cm. Pour les panneaux dérivés du bois posés en flottant, le DTU 51.1 permet de déroger au NF DTU 51.3 : les panneaux de particules, contreplaqués, lamibois, OSB et MDF à bords droits sont posés à joints transversaux alternés (pose à coupe de pierre) pour éviter la rencontre des angles de quatre panneaux au même point, leur épaisseur minimale étant de 19 mm pour permettre le clouage du parquet ; ils sont disposés en diagonale par rapport au sens des lames et séparés les uns des autres par un jeu de 1 à 2 cm de large, avec en périphérie de pièce un jeu de 10 mm minimum les séparant de tout obstacle.

Pose des lames : orientation, joints et jeu périphérique

Sauf disposition contraire des documents particuliers du marché, les lames à parquet à l'anglaise et les travées de parquet à bâtons rompus ou en point de Hongrie sont orientées perpendiculairement à la paroi de la pièce ayant le plus grand éclairement naturel. Toutefois, dans les salles sportives et autres locaux de grandes dimensions, les lames à l'anglaise sont disposées parallèlement à la longueur de la salle, afin de limiter les effets de variations dimensionnelles. En règle générale, le choix du démarrage de la pose se fait dans l'axe médian de la pièce, sauf indication contraire liée à une cheminée, une porte, une saillie ou un mur.

Les largeurs de lames ne doivent pas différer de plus de 5 mm dans une même pièce, exception faite des lames de rive, sauf prescription différente des documents particuliers du marché — cas d'une pose à la française par exemple. Une note déconseille les lames larges en bois massif supérieures ou égales à 130 mm dans les locaux à forte variation d'humidité, car elles induisent des joints plus importants, la variation transversale du bois étant conventionnellement de 0,25 % par degré d'humidité. Les lames doivent être posées jointives sur leurs rives et bouts, les rives devant être droites, non épaufrées et non détériorées par le serrage au marteau.

La disposition des joints est chiffrée par mode de pose. En pose à l'anglaise à coupe perdue avec des lames de longueur supérieure ou égale à 60 cm, les joints en bout doivent être décalés d'une rangée à l'autre d'au moins 15 cm et d'au minimum trois fois la largeur de la lame ; avec des lames de longueur inférieure à 60 cm, la distance entre joints ne doit pas être inférieure à 10 cm. En pose à joints sur lambourdes, les joints en bout doivent être situés sur les lambourdes à au moins 1 cm des bords de celles-ci et décalés d'une rangée à l'autre d'au moins un intervalle de lambourdes. En pose à coupe de pierre, les joints de deux en deux rangées doivent être alignés par rapport à un axe virtuel à ± 2 mm près, avec un décalage d'une rangée à la suivante d'une demi-longueur de lame à 5 mm près. En point de Hongrie, le joint entre travées doit correspondre à l'axe des lambourdes à ± 1 cm près, les pointes des lames de part et d'autre ne devant pas être décalées de plus de 2 mm ; à bâtons rompus, l'axe de la ligne brisée formant le joint des travées doit correspondre à l'axe des lambourdes à ± 1 cm près.

Le jeu périphérique : 5 à 8 mm, et davantage en grande dimension

L'article 6.13.1.8 est explicite : lors de la mise en œuvre, les rives des lames ne doivent pas venir en contact avec les maçonneries, les enduits ou les plinthes. Dans des locaux de dimensions normales, les lames de rives et les bouts des lames d'extrémité doivent être arrêtés à une distance comprise entre 5 mm et 8 mm des murs et cloisons, au moment de la pose.

Une note nuance immédiatement : compte tenu des variations dimensionnelles des bois, les jeux périphériques sont généralement très réduits après la pose. Dans les locaux de grandes dimensions, il faut prévoir le long de tous les côtés un jeu correspondant à 0,15 % de la largeur développée des lames — sont à considérer comme locaux de grandes dimensions ceux dont la plus petite dimension est supérieure à 5 m. Sur une pièce de 8 m de largeur développée, cela représente 12 mm de jeu, pas 8.

Quel que soit le type de local, le jeu ainsi ménagé doit se retrouver intégralement recouvert par la plinthe, ou la contre-plinthe, qui doit permettre la libre dilatation du parquet. Une prescription complète le dispositif à l'article 6.9 : la pose d'un film imperméable de type polyéthylène après pose est à éviter formellement, la présence d'un tel film pouvant entraîner de graves désordres comme le gonflement du parquet. Pour les parquets non vernis en usine, et compte tenu des opérations de replanissage et de finition prévues, une protection du parquet après la pose n'est pas nécessaire.

Fixation des lames : pointes, agrafes et espacements

L'article 6.13.2 distingue les types de pointes selon la rive : les pointes à tête plate sont placées sur rive portant rainure, les pointes à tête homme sur rive portant languette. Lorsqu'on utilise des pointes traditionnelles, elles doivent avoir une longueur d'au moins 50 mm pour du parquet de 22 mm ou 23 mm d'épaisseur ; les agrafes utilisées pour la fixation ont la même longueur que les pointes auxquelles elles se substituent.

En pose sur lambourdes ou solives, les lames doivent être fixées par une pointe ou une agrafe enfoncée obliquement à l'intersection de chaque lame avec chaque lambourde ou solive. En pose sur faux plancher, les lames doivent être placées à 45° ou à 90° par rapport aux éléments constituant le faux plancher, auquel elles sont fixées par des pointes dont l'espacement est au plus de 0,40 m, avec un minimum de deux pointes par lame.

Pour les panneaux massifs et contrecollés, fixés sur faux plancher, la fixation se fait par clouage ou agrafage obligatoirement aux angles accessibles et en des points intermédiaires dont le nombre varie avec la dimension du panneau. Les lames recoupées en bout pour jonction avec les lames de seuil ou d'encadrement doivent comporter à cette extrémité une rainure ou une languette d'embrèvement — un about brut posé contre un seuil est une non-conformité.

Finitions : température, hygrométrie, ponçage et vernissage

Les finitions doivent être réalisées à une température comprise entre 15 °C et 25 °C et une hygrométrie maximale de 65 %. Elles s'appliquent après exécution d'un ponçage fin, sauf en ce qui concerne l'application éventuelle d'un liant base qui le précède. Le ponçage fin précède immédiatement l'application de tout produit de finition et doit s'effectuer avec un papier abrasif de grain 80 minimum, ou un disque grille surtout pour parquet à fil contrarié afin d'assurer une finition au moins équivalente ; la dernière passe est exécutée dans le sens du fil du bois, ou dans le sens de l'éclairement pour les lames posées à l'anglaise lorsqu'elles ne sont pas parallèles. L'opération est complétée d'un bon dépoussiérage du parquet et des plinthes.

Le vernissage, ou vitrification, comprend l'application d'une couche de vernis suivie d'un séchage, d'un égrenage, d'un dépoussiérage et de l'application d'une seconde couche. Chaque couche est appliquée à une température comprise entre 15 et 25 °C, le parquet ne devant pas avoir une humidité supérieure à 10 % : les parquets livrés entre 10 % et 13 % conformément aux normes doivent être ramenés à ce taux par tous moyens adéquats. L'application d'une troisième couche peut être souhaitée dans les locaux à fort trafic, avec un temps de séchage d'au minimum 48 heures avant la mise en trafic selon les caractéristiques du vernis.

Le DTU explique pourquoi la mise en chauffe doit précéder la finition : l'application d'un vernis sur un parquet dont l'humidité est susceptible de s'abaisser de plus de 2 % lors de son utilisation ultérieure, notamment après un certain temps de chauffage, entraîne l'apparition de joints irréguliers, les vernis ayant toujours un certain pouvoir collant qui risque de solidariser les lames entre elles et de cumuler leurs retraits. Les autres finitions ont leurs règles propres : l'encaustiquage s'effectue par application à froid d'au moins deux couches d'encaustique, la dernière suivie d'un lustrage, les encaustiques contenant du silicone interdisant l'utilisation ultérieure de vernis ; la mise en cire s'effectue après pré-encaustiquage, par application à chaud d'une couche de cire étendue à la main ou à la machine et lustrée ; l'huilage comprend l'application d'une couche régulière et fine d'huile suivie de son séchage, éventuellement suivie d'un polissage.

Tolérances sur l'ouvrage terminé : les sept critères de réception

L'article 7 fixe sept critères opposables. Planéité : après replanissage, tout parquet doit être plan, c'est-à-dire qu'une règle de 2 m posée en un endroit quelconque ne doit pas révéler de flèche supérieure à 5 mm, et qu'une réglette de 20 cm ne doit pas révéler de flèche supérieure à 1 mm — une note rappelle que les effets optiques amplifient les déformations et ne peuvent préjuger des caractéristiques de la planéité. Arase : lorsque le parquet est posé avant les revêtements de sol des pièces contiguës, l'arase donnée par le trait de niveau du maçon doit être respectée à ± 2 mm près ; lorsqu'il est posé après, les raccords aux seuils doivent se faire sans désaffleurement gênant. Horizontalité : une règle de 2 m placée dans une direction quelconque ne doit pas révéler un faux niveau supérieur à 5 mm.

Tuilage : après finition, le tuilage ne doit pas dépasser 0,5 % de la largeur de la lame, avec un maximum de 0,5 mm. Ouverture des joints : la largeur de l'ouverture doit être rapportée à une humidité du parquet de 9 %, avec pour le calcul une variation transversale admise de 0,25 % par degré d'humidité pour le bois massif et de 0,03 % pour le bois contrecollé. Pour les lames et panneaux massifs, l'ouverture des joints en rive et en bout ne doit pas dépasser au maximum 2 % de la largeur des éléments avec un maximum de 2 mm, la valeur maximale étant de 0,5 % de la dimension du panneau pour le joint au pourtour des panneaux. Pour les lames contrecollées, il est admis une ouverture de joint ne dépassant pas 1 mm.

Raccordements : les raccordements très visibles — poteaux d'huisserie, seuils — ne doivent pas laisser apparaître d'ouverture de joint supérieure à 1 mm, tolérance portée à 5 mm pour les raccordements peu visibles, par exemple derrière une tuyauterie ; il est souhaitable de les calfeutrer avec un matériau élastique compatible ou un couvre-joint. Alignements des panneaux massifs : la juxtaposition doit être faite de telle façon que les lames ou lamelles ne soient pas décalées de plus de 3 mm à chaque intersection, et sur une longueur de joint de 2 m, l'écart entre alignement des rives les plus désaxées ne doit pas dépasser 5 mm.

Glossaire NF DTU 51.1

Lambourde
Élément linéaire supportant les lames de parquet cloué ; largeur usuelle 80 mm, minimale 40 à 70 mm selon le type de pose, longueur moyenne d'au moins 1 m sans élément inférieur à 0,70 m (0,40 m en pourtour), 1,50 m minimum pour les lambourdes flottantes calées (article 6.11.2).
Lambourde flottante
Lambourde posée sans fixation sur un support plan et continu (dalle surfacée, forme, sous-couche de répartition) dont la planéité doit être de 5 mm sous la règle de 2 m et 1 mm sous la réglette de 0,20 m ; obligatoire en salles sportives (article 6.11.3).
Double lambourdage
Pose en deux lits croisés, généralement prévue pour les salles sportives et l'enseignement de la danse : lambourdes du premier lit parallèles aux futures lames, second lit perpendiculaire, avec interposition éventuelle d'un élastomère à chaque croisement (article 6.11.5).
Faux plancher
Support intermédiaire cloué recevant le parquet : voligeage avec espace libre entre voliges de 5 à 10 cm, ou panneaux dérivés du bois d'épaisseur minimale 19 mm posés en diagonale par rapport au sens des lames avec un jeu de 1 à 2 cm entre panneaux (articles 6.12.1 et 6.12.2.1).
Saignée
Entaille transversale faite à la scie en contre-parement des lambourdes en bois dur, d'une hauteur minimale égale à la moitié de l'épaisseur de la lambourde, destinée à limiter les déformations ; une cale doit être prévue au droit de chaque saignée si la lambourde n'est pas supportée sur toute sa longueur (article 6.11.2.3).
Replanissage
Opération de mise à plat du parquet posé, préalable au ponçage fin et aux finitions ; les tolérances de planéité de l'article 7.1 s'apprécient après replanissage.
Tuilage
Déformation transversale d'une lame en forme de tuile ; après finition, il ne doit pas dépasser 0,5 % de la largeur de la lame avec un maximum de 0,5 mm (article 7.4).
Arase
Niveau fini du parquet par rapport au trait de niveau du maçon ; doit être respecté à ± 2 mm près lorsque le parquet est posé avant les revêtements de sol des pièces contiguës (article 7.2).
Pose à coupe de pierre
Pose à l'anglaise dans laquelle les joints de deux en deux rangées sont alignés par rapport à un axe virtuel à ± 2 mm près, avec un décalage d'une rangée à la suivante d'une demi-longueur de lame à 5 mm près (article 6.13.1.7.3).
Point de Hongrie
Pose en travées à joints d'about coupés en biais ; le joint entre travées doit correspondre à l'axe des lambourdes à ± 1 cm près et les pointes des lames de part et d'autre ne doivent pas être décalées de plus de 2 mm (article 6.13.1.7.4).
Sous-couche D / R / I
Classification fonctionnelle des sous-couches du NF DTU 51.1 : désolidarisation (D), répartition (R) ou isolation (I) ; le tableau 2 indique le ou les types à utiliser selon les caractéristiques du parquet et du support (article 6.10.2.1).
Classe de service 1 (Eurocode 5)
Ambiance de référence des parquets visés par le NF DTU 51.1 : locaux secs où l'humidité relative de l'air est en moyenne voisine de 50 % (article 6.7).

Questions fréquentes sur NF DTU 51.1

Qu'est-ce que NF DTU 51.1 ?

NF DTU 51.1 - Pose des parquets à clouer. Le NF DTU 51.1 P1-1 (décembre 2010, indice de classement P 63-201-1-1, amendement A1 d'avril 2023) définit l'ensemble des dispositions et exécutions à pratiquer sur les chantiers pour la pose des parquets à clouer, réalisés avec des éléments massifs ou contrecollés, lames ou panneaux. Il s'applique aux travaux neufs de tous types de locaux pouvant recevoir du parquet — habitations, bureaux, écoles, salles sportives, salles de danse, locaux commerciaux ou industriels — pour lesquels l'entretien à l'eau est proscrit. Il chiffre l'humidité admissible du support et du bois, l'état hygrométrique et la température de mise en œuvre, les dimensions et écartements de lambourdes, les modes de fixation, le jeu périphérique et l'ensemble des tolérances de l'ouvrage terminé : planéité, arase, horizontalité, tuilage et ouverture des joints. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 51.1 ?

Le domaine d'application couvre : Pose des parquets à clouer en éléments massifs ou contrecollés (lames ou panneaux), sur lambourdes flottantes, clouées, collées ou scellées, sur solives, ou sur faux planchers (voligeage, panneaux dérivés du bois), dans les travaux neufs de tous types de locaux secs pour lesquels l'entretien à l'eau est proscrit — habitations, bureaux, écoles, salles sportives, salles de danse, locaux commerciaux ou industriels — correspondant à la classe de service 1 de l'Eurocode 5 ; ne s'applique pas aux parquets dont la conception ou le mode de pose diffèrent de ceux décrits par la norme. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 51.1 sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Quelle humidité maximale du support avant de poser un parquet cloué ?

Le support en mortier ou en béton doit présenter une teneur en humidité n'excédant pas 3 % de la masse sèche, mesurée à environ 2 cm de profondeur par la méthode de référence, la bombe au carbure (article 6.5.1). Les maçonneries et enduits doivent être à un taux d'humidité au plus égal à 5 % (article 6.6). Pour les chapes de sulfate de calcium et autres supports relevant d'un Avis Technique, les humidités à respecter y sont précisées.

Quelle humidité doit avoir le bois du parquet à la pose ?

Entre 7 % et 11 % dans le cas général pour les lambourdes, voliges et lames de parquet, et entre 7 % et 13 % pour les parquets en pin maritime ou châtaignier. La valeur de 18 % maximum ne concerne que les solives, pas les lames (article 6.5.1). La mise en œuvre ne doit être entreprise que si l'air ambiant est à un état hygrométrique compris entre 45 % et 65 % et si la température des locaux et du support est supérieure à + 15 °C.

Quel entraxe maximal pour les lambourdes d'un parquet cloué ?

Dans les locaux d'habitation, l'écartement d'axe en axe est au maximum de 0,45 m pour les lames massives et contrecollées de 20 mm minimum d'épaisseur ; dans les autres cas, il doit être diminué en fonction des charges d'exploitation. Dans les salles sportives en lambourdage simple, l'entraxe est de 0,30 m environ. L'amendement A1 permet d'utiliser d'autres valeurs moyennant une vérification selon la NF EN 1995-1-1, et donne aux tableaux 5 et 6 des entraxes par catégorie d'usage pour les lames massives d'au moins 21 mm conformes à la NF EN 13226.

Quelle largeur et quelle épaisseur pour les lambourdes ?

La largeur usuelle est de 80 mm. Pour des lambourdes reposant sur toute leur longueur sans cale, la largeur minimale est de 40 mm en pose à l'anglaise, à coupe perdue ou à coupe de pierre, 60 mm pour les lames à joints sur lambourdes ou un lambourdage sur sol sportif, et 70 mm en pose à bâtons rompus ou en point de Hongrie (article 6.11.2.1). L'épaisseur minimale, corrélée à la distance entre supports, est donnée par le tableau 3 pour des lambourdes de 80 mm de large ; en salles sportives, elle est de 22 mm au minimum.

Quel jeu périphérique laisser autour d'un parquet cloué ?

Dans des locaux de dimensions normales, les lames de rives et les bouts des lames d'extrémité doivent être arrêtés à une distance comprise entre 5 mm et 8 mm des murs et cloisons au moment de la pose. Dans les locaux de grandes dimensions — ceux dont la plus petite dimension est supérieure à 5 m — il faut prévoir le long de tous les côtés un jeu correspondant à 0,15 % de la largeur développée des lames. Ce jeu doit être intégralement recouvert par la plinthe ou la contre-plinthe (article 6.13.1.8).

Comment se cloue une lame de parquet ?

Les pointes à tête plate sont placées sur rive portant rainure, les pointes à tête homme sur rive portant languette. Les pointes traditionnelles doivent avoir une longueur d'au moins 50 mm pour un parquet de 22 ou 23 mm d'épaisseur, et les agrafes la même longueur que les pointes qu'elles remplacent. Sur lambourdes ou solives, chaque lame est fixée par une pointe ou une agrafe enfoncée obliquement à chaque intersection. Sur faux plancher, les lames sont placées à 45° ou 90° et fixées par des pointes espacées d'au plus 0,40 m, avec un minimum de deux pointes par lame (article 6.13.2).

Quelle planéité peut-on exiger d'un parquet cloué en réception ?

Après replanissage, une règle de 2 m posée en un endroit quelconque ne doit pas révéler de flèche supérieure à 5 mm, et une réglette de 20 cm ne doit pas révéler de flèche supérieure à 1 mm (article 7.1). L'horizontalité est contrôlée avec la même règle de 2 m, qui ne doit pas révéler un faux niveau supérieur à 5 mm. L'arase donnée par le trait de niveau du maçon doit être respectée à ± 2 mm près lorsque le parquet est posé avant les revêtements contigus.

Quelle ouverture de joint est admise entre les lames ?

La largeur d'ouverture doit être rapportée à une humidité du parquet de 9 %. Pour les lames et panneaux massifs, elle ne doit pas dépasser 2 % de la largeur des éléments avec un maximum de 2 mm ; pour le joint au pourtour des panneaux, la valeur maximale est de 0,5 % de la dimension du panneau. Pour les lames contrecollées, l'ouverture admise ne doit pas dépasser 1 mm. Le tuilage, lui, ne doit pas dépasser 0,5 % de la largeur de la lame avec un maximum de 0,5 mm (article 7).

Peut-on fixer des lambourdes au pistolet de scellement sur une dalle béton ?

Non : la fixation des lambourdes par pistoscellement sur plancher en béton ou chape de ciment est interdite (article 6.11.4.2). Restent admis le collage — par l'intermédiaire de cales collées sur béton surfacé courant, ou directement sous toute la surface des lambourdes sur chape de ciment conforme au NF DTU 26.2 —, le scellement au ciment ou au plâtre avec lardis de clous à bateau espacés de 0,25 m alternés sur les deux rives, et le vissage-chevillage tous les 0,50 m et à chaque extrémité de lambourde. Sur solives métalliques, le pistoscellement n'est admis que pour les lambourdes en chêne ou en contreplaqué.

Faut-il protéger un parquet fraîchement posé avec un film plastique ?

Non, formellement. L'article 6.9 énonce que la pose d'un film imperméable de type polyéthylène est à éviter formellement, sa présence pouvant entraîner de graves désordres comme le gonflement du parquet. Pour les parquets non vernis en usine, et compte tenu des opérations de replanissage et de finition prévues, une protection après la pose n'est pas nécessaire. Si les travaux dans les locaux ne sont pas terminés, les précautions à prendre relèvent des documents particuliers du marché.

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Informations

Référence NF DTU 51.1
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 17 décembre 2010

Documents remplacés

NF P 63-201-1 de février 2004

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

NF DTU 51.1 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. parquet cloué, lambourdes, lames massives, espacement, contrecollé, faux plancher, voligeage, jeu périphérique, tuilage, humidité du bois, sous-couche, salle sportive, point de Hongrie, bâtons rompus, P 63-201-1-1.

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