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Document Technique Unifié
NF DTU 51.2

NF DTU 51.2 - Parquets collés

Le NF DTU 51.2 P1-1 (cahier des clauses techniques, publié en mars 2023) propose les clauses types de mise en œuvre des parquets à coller, sur support avec ou sans interposition de sous-couche, dans les locaux à usage domestique résidentiel et à usage public ou commercial. Il fixe l'acceptation du support, planéité de 5 mm sous la règle de 2 m et 1 mm sous le réglet de 0,20 m, humidité de 3 % à la bombe au carbure (0,5 % sur chape de sulfate de calcium), cohésion en traction perpendiculaire d'au moins 0,5 MPa, les dispositions à prendre en cas de risque de remontées d'humidité, les modes de collage en plein ou par cordons, les jeux périphériques de 5 à 8 mm, les tolérances d'alignement par type de pose et les délais de mise en service. Un support insuffisamment cohésif, trop humide ou surfacé à l'hélicoptère produit un décollement que ni la colle ni la finition ne rattraperont.

Domaine d'application

Travaux neufs d'exécution d'ouvrages de parquets à coller (éléments à chants plats posés à plat ou sur chant, lames ou panneaux à chants profilés, lames ou panneaux contrecollés) fixés par collage directement ou par l'intermédiaire d'une sous-couche résiliente, sur supports à base de liants hydrauliques (chapes, dalles, dallages armés, planchers béton, planchers chauffants) ou supports en bois et à base de bois, dans les locaux à faibles sollicitations et à sollicitations modérées à usage domestique résidentiel, public ou commercial ; applicable à toutes les zones climatiques françaises, DROM inclus, sauf pour les sols chauffants rafraîchissants (hors climat tropical ou équatorial) ; ne vise pas la mise en œuvre directe sur dallages non armés ni la mise en œuvre des plinthes

Mis à jour le 15 janvier 2024
Applicable depuis le 1 mars 2023
parquet collé
colle
contrecollé
préparation support
bombe au carbure
cohésion du support
collage en plein
collage par cordons
jeu périphérique
sol chauffant
remontées d'humidité
tuilage
caisson climatique
NF B 54-008

Règles principales

Domaine d'application et locaux visés

Obligatoire

2 P1-1 propose des clauses types de spécifications de mise en œuvre pour les travaux d'exécution d'ouvrages de parquets à coller, sur support avec ou sans interposition de sous-couche, dans les locaux à usage domestique résidentiel et à usage public ou commercial.

Il s'applique aux travaux neufs, lorsque ces parquets sont fixés par collage directement ou par l'intermédiaire d'une sous-couche résiliente, et réalisés avec des éléments de parquet à chants plats posés à plat ou sur chant, des lames ou panneaux de parquets à chants profilés, ou des lames ou panneaux de parquets contrecollés.

Les locaux concernés sont assimilés aux locaux classés P2 et P3 du classement UPEC, l'entretien se limitant à l'emploi au plus de la monobrosse. 2, et ne vise pas la mise en œuvre directe sur dallages non armés.

Il est applicable à toutes les zones climatiques françaises, DROM inclus ; pour les sols chauffants rafraîchissants, les zones de climat tropical ou équatorial sont exclues et les locaux humides ne sont pas visés.

Références : Article 1, Article 3.5, Article 3.7, Article 5.2.2

Conditions de stockage sur chantier

Obligatoire

Les lames de parquets approvisionnées doivent être placées à l'abri des intempéries et mises en dépôt dans des locaux clos, couverts, hors d'eau, hors d'air, sécurisés, propres, parfaitement secs et ventilés, non sujets aux condensations de vapeur d'eau et chauffés impérativement en saison froide. À défaut d'indication du fournisseur ou du fabricant, les paquets de lames doivent rester colisés et stockés à plat, sans contact direct avec le sol.

L'atmosphère du local de stockage doit être stabilisée à des conditions hygrothermiques proches de celles des locaux de destination, un local chauffé ou climatisé ayant usuellement une humidité relative entre 40 % et 60 % et une température comprise entre 15 °C et 25 °C. Pour les parquets massifs bruts, il convient d'effectuer la mise en œuvre le plus rapidement possible après la livraison.

Références : Article 5.1

Acceptation du support : état, planéité et porosité

Obligatoire

Avant de commencer les travaux, la conformité des tolérances des supports telles que définies par les NF DTU concernés doit être vérifiée ; quand le parquet est mis en œuvre, le support est dit accepté.

Le support doit être plan, propre, sain, normalement poreux et débarrassé de toute plaque de laitance ; il ne doit y avoir en surface ni pulvérulence, ni faïençage, ni croûte, le surfaçage à l'hélicoptère ne permettant pas d'obtenir cette qualité.

L'exigence de planéité permettant au support de recevoir un parquet collé est de 5 mm sous une règle de 2 m et 1 mm sous le réglet de 0,20 m ; lorsqu'elle est respectée, le collage direct est admis, le tableau 1 précisant les ouvrages complémentaires éventuels dans le cas contraire.

La porosité est déterminée par le test à la goutte d'eau sur support soigneusement dépoussiéré : normalement poreux si la goutte est absorbée entre 1 et 5 minutes, très poreux en moins d'une minute, fermé s'il reste un film d'eau après 5 minutes ; elle détermine le type de primaire éventuel. Avant mise en œuvre du parquet, un dépoussiérage par aspiration est indispensable.

Références : Article 5.2.6.1, Article 5.2.6.3, Article 5.2.6.7, Article 5.8.4

Cohésion du support

Obligatoire

Le support doit présenter en tout point une cohésion telle qu'un grattage superficiel avec un objet métallique n'entraîne ni poussière, ni grains, ni écailles. La cohésion du support doit être telle que l'effort de rupture en traction perpendiculaire soit supérieur ou égal à 0,5 MPa.

Dans le cas particulier des parquets massifs de largeur supérieure à 120 mm, ce seuil est porté à 0,8 MPa pour les chapes et les enduits de sol et à 1 MPa pour les sols béton. Il est possible de procéder à une mesure de la cohésion superficielle selon l'annexe D du DTU.

Le support ne doit présenter en surface aucune zone s'opposant à l'adhérence de la colle : il doit donc avoir été protégé des projections de corps gras, de plâtre et de peinture.

Références : Article 5.2.6.4, Annexe D (informative)

Degré d'humidité du support et méthode de mesure

Obligatoire

Le taux d'humidité des supports est vérifié dans les limites suivantes : 3 % d'humidité vérifiée à l'aide d'une bombe au carbure avec des prélèvements issus d'un trou d'au moins 4 cm de profondeur ; 0,5 % d'humidité pour les chapes à base de sulfate de calcium, avec des prélèvements issus d'un trou d'une profondeur égale à l'épaisseur de la chape ; 12 % d'humidité estimée à l'aide d'un humidimètre à pointes.

La méthode de référence est la bombe au carbure, décrite en annexe B. Des mesures au moyen d'appareils électroniques par impédance conformes à la NF EN 13183-3 peuvent être réalisées pour rechercher les emplacements les plus défavorables ; cette méthode ne doit pas être utilisée dans le cas de support armé de fibres métalliques.

Elles permettent de différer le test à la bombe au carbure lorsque la valeur relevée est supérieure à 5 % pour les supports à base de liants hydrauliques et supérieure à 0,8 % pour les supports à base de sulfate de calcium. L'humidité du support déterminée selon l'annexe B ne doit pas excéder 3 % en poids.

Références : Article 5.2.6.2, Article 5.2.6.6, Annexe B (normative)

Dispositions relatives aux risques de remontées d'humidité

Obligatoire

1 P3 ; planchers collaborants. Il est alors considéré comme un support humide même si, lors de la pose, le taux d'humidité résiduel est inférieur au seuil admis.

Lors de la pose, le titulaire du lot revêtement de sol doit s'assurer que le concepteur a fait le choix soit d'une chape désolidarisée assurant la fonction d'une barrière anticapillaire en dessous et en périphérie avec une finition de surface lisse, fine et régulière, par exemple un film polyéthylène d'une épaisseur nominale de 200 μm, les lés se recouvrant de 20 cm minimum et rendus solidaires par une bande autocollante plastifiée d'au moins 5 cm de large, soit de l'application d'une barrière anti-remontée d'humidité sous avis technique ou rapport d'essai.

Sur un tel support, le recours généralisé à un enduit de préparation de sol est exclu sans l'application préalable d'une barrière anti-remontée d'humidité sous avis technique.

Références : Article 5.2.6.5

Conditions préalables requises pour l'exécution des travaux

Obligatoire

La pose du parquet ne doit être effectuée que si toutes les conditions suivantes sont satisfaites dans les locaux à parqueter et les locaux avoisinants : séchage suffisant du gros œuvre, des enduits et des raccords avec un taux d'humidité des maçonneries et enduits au plus égal à 5 % ; travaux de mise en œuvre terminés pour le carrelage et les revêtements durs scellés ou collés ; vitrages posés et mise à l'abri des intempéries des pièces à parqueter ; vérification de l'étanchéité des installations sanitaires et de chauffage ; température des locaux ≥ 15 °C avec maintien de la température et ventilation des locaux ; plinthes non posées ; première mise en chauffe du plancher pour les sols chauffants ; et, pour les parquets finis en usine, achèvement de tous les travaux de peinture et de nettoyage à l'exclusion de ceux concernant les plinthes.

Il convient que les installations de VMC restent en fonctionnement durant la période estivale. Il y a lieu de mettre en place, dans les locaux d'accès direct depuis l'extérieur, un dispositif permanent de protection contre les apports d'humidité et les apports abrasifs et salissants, de largeur au moins égale à celle de l'ouvrant et de longueur d'au moins 1,50 m.

Références : Article 5.5

Humidité des locaux et du parquet à la mise en œuvre

Obligatoire

Les parquets visés sont destinés à des locaux correspondant à la classe de service 1 de l'Eurocode 5 (NF EN 1995-1-1), où l'humidité relative de l'air est en moyenne voisine de 50 %. Compte tenu du taux d'humidité auquel ils sont livrés, leur mise en œuvre ne doit être entreprise que si l'air ambiant est à un état hygrométrique compris entre 40 % et 60 %.

Le maître d'ouvrage peut, le cas échéant, faire procéder à une déshumidification des locaux par préchauffage et ventilation.

La vérification de l'hygrométrie de l'air ambiant doit être effectuée, de même que le taux d'humidité du parquet : le taux hygrométrique moyen de l'air est mesuré à l'aide d'un psychromètre ou d'un thermo-hygromètre électronique, et la teneur en humidité du bois avec un humidimètre électrique selon NF EN 13183-2 et, en cas de contestation, par pesée selon NF EN 13183-1.

Les conditions de température et d'hygrométrie doivent être maintenues après l'exécution des parquets.

Exceptions :

  • • Conditions climatiques ne permettant pas 40 à 60 % d'hygrométrie (hors métropole par exemple): Il faut approvisionner des parquets ou à défaut les stabiliser à une humidité correspondant à celle des locaux où ils seront mis en œuvre. Cette dérogation ne s'applique pas aux planchers chauffants ou planchers chauffants rafraîchissants (article 5.6).
Références : Article 5.6, Article 6.6.1

Mise en œuvre sur sol chauffant : supports et délais

Obligatoire

7. 7, avec un ouvrage de recouvrement tel que la masse surfacique du système ouvrage de recouvrement et parquet associé soit limitée à 160 kg/m². L'entreprise doit s'assurer qu'après le séchage naturel du support, une mise en température de l'installation de chauffage est maintenue pendant au moins trois semaines avant la pose du parquet.

Le chauffage doit être interrompu 48 h avant l'application de l'enduit de préparation ou la pose du parquet, et ne doit être progressivement remis en route qu'une semaine au moins après la pose. Le titulaire du lot Parquets ne pourra commencer les travaux que s'il a reçu un rapport de mise en chauffe remis par le maître d'ouvrage ou son représentant.

Pour les planchers rayonnants électriques, la première mise en température ne peut commencer que trois semaines après la réalisation de l'ouvrage de recouvrement et avant mise en œuvre des revêtements de sol collés.

Références : Article 5.2.4, Article 5.7.1, Article 5.7.2, Article 6.5.2, Article 6.6.3

Travaux préparatoires et sous-couches

Obligatoire

Pour atteindre les exigences de planéité et de niveaux avec d'autres revêtements, il convient d'utiliser un enduit de ragréage, de lissage ou de dressage.

Pour les chapes à base de sulfate de calcium, il est nécessaire de s'assurer que la couche de laitance de surface a été éliminée par ponçage fin mécanisé, la chape faisant l'objet d'un ponçage initial par le titulaire du lot chape, et le taux d'humidité résiduelle contrôlé à la bombe au carbure devant être inférieur ou égal à 0,5 % ; lorsqu'un enduit est utilisé, le primaire associé doit être mis en œuvre sur l'ensemble de la surface.

Pour les chapes fluides à base ciment, l'entreprise doit s'assurer que le ponçage est fait huit jours au plus avant la pose du parquet.

Les sous-couches en liège collées en plein doivent être mises en œuvre en diagonale par rapport au sens général du parquet et à joints décalés ; après mise en œuvre, un jeu régulier de 3 mm à 4 mm doit subsister entre les plaques et entre les plaques et le pourtour des murs, ce jeu pouvant devoir être plus important à la pose du parquet, jusqu'à 8 mm.

Avec les colles vinyliques en dispersion aqueuse, l'une des faces des plaques doit être légèrement humectée avant application ; les plaques doivent être marouflées et si nécessaire entaillées pour chasser l'air, les locaux devant rester à l'abri du trafic entre la pose de la sous-couche et celle du parquet.

Références : Article 5.4, Article 5.8.1, Article 5.8.2, Article 5.8.3, Article 5.8.5.2

Jeux périphériques et joints du support

Obligatoire

À l'exception des lamelles posées sur chant, les éléments de parquet ne doivent pas, lors de leur mise en œuvre, se trouver en contact avec les parois verticales et tout obstacle fixe (pied d'huisserie, tuyaux) mais être arrêtés à une distance de ceux-ci comprise entre 5 mm et 8 mm au moment de la pose ; les insertions décoratives non traversantes ne nécessitent pas de jeux.

Les jeux ménagés doivent être totalement recouverts par les plinthes. Sur les joints de fractionnement ou de retrait du support (joint scié limité aux 2 ou 3 cm supérieurs de l'ouvrage support, ou joint de reprise de coulage) le parquet est posé en continuité et non recoupé ensuite.

Sur les joints de dilatation de bâtiment, le parquet est arrêté au droit des lèvres du joint, ou recoupé après pose, le parqueteur devant veiller particulièrement au collage du parquet de part et d'autre du joint ; le traitement se fait par profils scellés dans le gros œuvre ou par éléments de recouvrement, la solution devant être définie dans les documents particuliers du marché.

Sur les planchers chauffants, le joint de fractionnement du support peut être recouvert par le parquet sans limitation de surface.

Références : Article 6.2, Article 6.3.1, Article 6.3.2, Article 6.3.3

Application des colles : collage en plein

Obligatoire

En collage en plein, il faut notamment respecter le temps ouvert, la consommation (quantité à appliquer au mètre carré), la surface maximale à encoller en une seule fois et la description de l'outil de dépose (le DTU citant en exemple une spatule à crans carrés de 4 mm espacés de 6 mm) compte tenu des caractéristiques du parquet, ainsi que la température minimale et maximale de mise en œuvre.

En saison chaude, il faut éviter les colles à prise rapide. La fiche de données de sécurité établie par le fabricant de la colle indique les précautions éventuelles à prendre lors de l'emploi.

Toutes les dispositions spécifiques à la pose de la colle sont précisées dans le rapport d'essai relatif au caisson climatique selon la norme NF B 54-008 et dans la notice technique du fabricant : cet essai donne la largeur maximale, l'épaisseur maximale et l'élancement maximal des lames de parquet.

Les éléments de parquet sont appliqués au sol de manière qu'il y ait une surface de collage effective suffisante et répartie sur la longueur des éléments, de telle sorte qu'aucun mouvement vertical non contenu ne soit possible, le marouflage assurant le contact entre chaque élément et la colle.

Références : Article 6.4.1, Article 6.5.1

Application des colles : collage par cordons

Obligatoire

Le collage par cordons ne convient pas à la mise en œuvre sur planchers chauffants et chauffants rafraîchissants. Il convient uniquement pour le collage au sol des parquets assemblés par rainure et languette en pose à l'anglaise, à coupe de pierre ou coupe perdue.

Les lames de parquets doivent avoir une longueur minimale de 300 mm, qui est dans ce cas collée par trois cordons de colle distants de 100 mm environ. La géométrie des cordons, leur entraxe, leur épaisseur après écrasement par le parquet et toute disposition spécifique sont précisés dans le rapport d'essai relatif au caisson climatique selon la NF B 54-008 et dans la notice technique du fabricant.

La colle est appliquée en cordons continus ou discontinus, parallèles entre eux, de longueur, espacement et section spécifiés, perpendiculairement au sens de la longueur des lames ; parallèlement à ce sens, les cordons peuvent atteindre 3 fois la largeur de la lame à coller, sans excéder 0,5 mètre.

Le parquet est appliqué sur la colle avant qu'elle ne forme une peau, en le pressant manuellement et fermement au-dessus des cordons pour les écraser à l'épaisseur requise, et systématiquement en reculant.

Exceptions :

  • • Pose en avançant: Possible si deux conditions sont simultanément satisfaites : une sous-couche permet de préserver l'épaisseur de collage requise des mouvements de compression, et toutes les dispositions ont été mises en œuvre pour le maintien géométrique du cordon (article 6.4.2).
Références : Article 6.4.2

Orientation et alignement des éléments de parquet

Obligatoire

Sauf disposition contraire des documents particuliers du marché, les damiers et panneaux à motifs sont posés parallèlement à un mur, la longueur des lames est perpendiculaire à la façade éclairée, et les travées de bâtons rompus et de point de Hongrie sont perpendiculaires à la façade éclairée.

Parquets en panneaux : les éléments constitutifs ne doivent pas être décalés de plus de 3 mm à chaque intersection, limite descendue à 2 mm pour les panneaux décors, et sur une longueur de 2 m l'écart entre alignements des rives les plus désaxées ne doit pas dépasser 5 mm.

Point de Hongrie : à la jonction entre deux lames, les pointes ne doivent pas être décalées de plus de 2 mm. Bâton rompu : une règle de 2 m posée en sorte que ses deux extrémités règnent avec deux angles correspondants d'une même travée ne doit accuser en aucun point de différence d'alignement supérieure à 1 mm.

Coupe de pierre : joints en bout alignés de deux en deux rangées à ± 2 mm près, décalage d'une rangée à la suivante d'une demi-longueur de lame à 3 mm près.

Anglaise à coupe perdue : dans les pièces sans lames de longueur inférieure à 40 cm, joints en bout décalés d'une rangée à l'autre d'au moins deux fois la largeur de la lame ; avec des lames de moins de 40 cm, distance entre joints d'au moins 10 cm. Lamelles sur chant : sur 2 m, écart entre alignements des rives transversales les plus désaxées d'au plus 5 mm.

Références : Article 6.1, Article 6.5.3

Raccordements, arase et seuils

Obligatoire

Les raccordements très visibles, tels que pieds d'huisseries ou seuils, ne doivent pas laisser apparaître de joints supérieurs à 2 mm ; cette tolérance est portée à 5 mm pour les raccordements peu visibles, par exemple derrière des tuyauteries.

Lorsque le parquet est posé après les revêtements de sol contigus, les raccords doivent se faire sans désaffleurement ; si cette disposition ne peut pas être appliquée, le désaffleurement doit être traité, généralement par un seuil chanfreiné ou une barre de seuil. Le raccord avec les autres matériaux se fait par un seuil généralement constitué d'une ou plusieurs lames à parquet, d'une barre de seuil ou d'un seuil chanfreiné.

Pour les parquets mosaïques, le long des murs et des cloisons, les damiers sont découpés à la mesure ou arrêtés par une bordure constituée de lamelles posées parallèlement, à condition que leur nombre ne soit pas supérieur à deux et qu'elles aient les mêmes caractéristiques que celles constituant les damiers.

Références : Article 6.5.4, Article 6.5.5, Article 6.5.6, Article 6.5.7

Dispositions après pose, replanissage et protection

Obligatoire

Les conditions de température et d'hygrométrie définies pour la pose doivent être maintenues après l'exécution des parquets afin d'éviter les sollicitations stressantes : la présence d'une ambiance non contrôlée, par exemple un air trop sec en période de chauffage, entraîne la dessiccation du bois avec des conséquences esthétiques et de pérennité.

Si les conditions de terminaison du chantier nécessitent une protection, celle-ci doit être adaptée au parquet après sa mise en œuvre (par exemple micro-perforée, respirante) et ne doit être disposée qu'après séchage complet de la colle, selon la notice technique de celle-ci. ) est à proscrire formellement : sa présence peut entraîner de graves désordres, gonflement du parquet, tuilage, désaffleurement.

Le replanissage du pourtour (détourage) est effectué au moins 48 h après la pose du parquet pour permettre la pose des plinthes ; le replanissage général doit être réalisé au moins une semaine après la pose, après les travaux de peinture mais avant l'application de la dernière couche sur les plinthes, sauf s'il est prévu une contre-plinthe.

Au cas où l'effacement des taches exigerait un replanissage excessif, les éléments de parquet doivent être remplacés.

Références : Article 6.6.1, Article 6.6.2, Article 6.7

Finitions des parquets bruts

Obligatoire

2. Les finitions doivent être réalisées à une température comprise entre 15 °C et 25 °C et une hygrométrie maximale de 60 %.

Elles s'appliquent après exécution d'un ponçage fin, sauf pour l'application éventuelle d'un liant base qui le précède ; le ponçage fin s'effectue avec un papier abrasif de grain 80 minimum, ou un disque grille surtout pour parquet à fil contrarié, la dernière passe étant exécutée dans le sens du fil du bois (ou dans le sens de l'éclairement pour les lames posées à l'anglaise non parallèles) et complétée d'un bon dépoussiérage.

Le vernissage comprend l'application d'une couche de vernis suivie d'un séchage, d'un égrenage, d'un dépoussiérage et d'une seconde couche, chaque couche étant appliquée entre 15 et 25 °C ; l'application d'une 3e couche peut être souhaitée en locaux à fort trafic, avec un temps de séchage d'au minimum 2 jours pour la mise en service et 8 à 10 jours pour la mise en trafic.

L'application d'un vernis sur un parquet dont l'humidité est susceptible de s'abaisser de plus de 2 % lors de son utilisation ultérieure entraîne l'apparition de joints irréguliers.

Références : Article 6.8, Article 6.8.1, Article 6.8.4

Tolérances sur l'ouvrage terminé et mise en service

Obligatoire

Les tolérances doivent être respectées avec un taux de conformité supérieur ou égal à 95 % par pièce concernée, sans toutefois dépasser deux fois les tolérances admises.

Joints, rapportés à une humidité de parquet de 9 % : lames de largeur ≤ 25 mm, largeur des joints en rive et en bout ne dépassant pas en moyenne 2 % et au maximum 4 % de la largeur des éléments, la moyenne étant faite sur cinq joints consécutifs ; lames entre 25 mm et 140 mm, 2 % de la largeur avec un maximum de 2 mm ; lames de largeur > 140 mm pour les parquets massifs, maximum 3 mm ; lames sur chant, largeur des joints n'excédant pas le millimètre.

3 en fonction du support ; dans tous les cas, une réglette de 0,20 m ne doit pas révéler de flèche de profondeur supérieure à 1 mm ; tuilage des lames au maximum 0,5 % de la largeur des lames avec un maximum de 0,5 mm. Horizontalité : elle est strictement celle du support, le parquet ne pouvant rattraper les défauts d'horizontalité.

Stabilité : aucun élément constitutif ne doit pouvoir jouer verticalement de façon non contenue. Aspect : pas de traces de ponçage visibles, évaluation à une hauteur de 1,65 m et à une distance de 2 m avec un éclairage non rasant (angle supérieur à 45°).

Mise en service : 48 h après la mise en œuvre pour un trafic pédestre normal, 72 h après l'achèvement des travaux pour l'agencement du mobilier et des charges roulantes, 7 jours minimum après la pose pour la remise en service du plancher chauffant.

Références : Article 7.1, Article 7.2, Article 7.3, Article 7.4, Article 7.5, Article 7.6, Article 8

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Planéité du support 5 mm sous la règle de 2 m et 1 mm sous le réglet de 0,20 m Collage direct admis lorsque cette exigence est respectée (article 5.2.6.3)
Planéité du parquet fini Tolérances du support sous la règle de 2 m ; flèche ≤ 1 mm sous la réglette de 0,20 m Article 7.3
Tuilage des lames ≤ 0,5 % de la largeur des lames, maximum 0,5 mm Article 7.3
Humidité du support, liants hydrauliques ≤ 3 % à la bombe au carbure Prélèvements issus d'un trou d'au moins 4 cm de profondeur (articles 5.2.6.2 et 5.2.6.6)
Humidité du support, chape de sulfate de calcium ≤ 0,5 % à la bombe au carbure Prélèvements sur une profondeur égale à l'épaisseur de la chape (articles 5.2.6.2 et 5.4)
Humidité du support estimée à l'humidimètre à pointes ≤ 12 % Estimation ; la méthode de référence reste la bombe au carbure (article 5.2.6.2)
Cohésion du support en traction perpendiculaire ≥ 0,5 MPa ≥ 0,8 MPa (chapes et enduits de sol) et ≥ 1 MPa (sols béton) pour les parquets massifs de largeur > 120 mm (article 5.2.6.4)
Hygrométrie de l'air à la mise en œuvre 40 à 60 % Température des locaux ≥ 15 °C ; conditions à maintenir après exécution (articles 5.5, 5.6 et 6.6.1)
Hygrométrie et température des finitions Température 15 à 25 °C, hygrométrie ≤ 60 % Article 6.8
Humidité des maçonneries et enduits ≤ 5 % Condition préalable à la pose (article 5.5)
Joints, lames de largeur ≤ 25 mm 2 % en moyenne, 4 % au maximum de la largeur des éléments Moyenne sur cinq joints consécutifs, rapportée à une humidité de parquet de 9 % (article 7.2.1)
Joints, lames de 25 à 140 mm ≤ 2 % de la largeur des lames, maximum 2 mm Article 7.2.2
Joints, lames de largeur > 140 mm (parquets massifs) ≤ 3 mm Article 7.2.3
Joints, lames sur chant ≤ 1 mm Article 7.2.4
Alignement, parquets en panneaux Décalage ≤ 3 mm à chaque intersection (2 mm pour les panneaux décors) ; écart ≤ 5 mm sur 2 m Article 6.5.3.1
Alignement, bâton rompu ≤ 1 mm sous la règle de 2 m posée sur deux angles d'une même travée Article 6.5.3.3
Alignement, coupe de pierre Joints alignés de deux en deux rangées à ± 2 mm ; décalage d'une demi-longueur de lame à 3 mm près Article 6.5.3.4
Raccordements ≤ 2 mm en raccord très visible, ≤ 5 mm en raccord peu visible Article 6.5.4
Taux de conformité des tolérances ≥ 95 % par pièce, sans dépasser deux fois les tolérances admises Article 7.1

Dimensions réglementaires

Jeu périphérique du parquet collé

Dimension : 5 à 8 mm au moment de la pose
Minimum : 5 mm

Sauf lamelles sur chant et insertions décoratives non traversantes ; jeux totalement recouverts par les plinthes (article 6.2)

Parement en bois massif (définition du parquet)

Dimension : ≥ 2,5 mm
Minimum : 2,5 mm

Couche supérieure en bois massif d'au moins 2,5 mm pour le parquet contrecollé (articles 3.1 et 3.3)

Profondeur de prélèvement pour la bombe au carbure

Dimension : ≥ 4 cm pour les liants hydrauliques
Minimum : Épaisseur de la chape pour le sulfate de calcium

Annexe B normative (article 5.2.6.2)

Film polyéthylène de barrière anticapillaire

Dimension : Épaisseur nominale 200 μm
Minimum : Recouvrement des lés ≥ 20 cm, bande autocollante plastifiée ≥ 5 cm de large

Exemple donné pour une chape désolidarisée assurant la fonction de barrière anticapillaire (article 5.2.6.5)

Longueur minimale des lames en collage par cordons

Dimension : ≥ 300 mm
Minimum : 300 mm collés par trois cordons distants de 100 mm environ

Uniquement pour parquets rainure-languette en pose à l'anglaise, coupe de pierre ou coupe perdue ; exclu sur sols chauffants (article 6.4.2)

Longueur des cordons de colle

Dimension : Jusqu'à 3 fois la largeur de la lame
Maximum : 0,5 m pour un bon confort de pose

Parallèlement au sens de la longueur des lames (article 6.4.2)

Outil de dépose de la colle (exemple du DTU)

Dimension : Spatule à crans carrés de 4 mm espacés de 6 mm

À adapter selon les caractéristiques du parquet et la notice du fabricant (article 6.4.1)

Jeu des plaques de sous-couche en liège

Dimension : 3 à 4 mm après mise en œuvre
Maximum : Jusqu'à 8 mm au moment de la pose du parquet du fait de l'inertie de stabilisation

Plaques posées en diagonale par rapport au sens du parquet et à joints décalés (article 5.8.5.2)

Masse surfacique maximale sur plancher rayonnant électrique

Dimension : 160 kg/m²
Maximum : 160 kg/m²

Système ouvrage de recouvrement et parquet associé (article 5.2.4.3)

Dispositif de protection en accès direct depuis l'extérieur

Dimension : Largeur ≥ celle de l'ouvrant, longueur ≥ 1,50 m
Minimum : 1,50 m de profondeur

Protection permanente contre les apports d'humidité, abrasifs et salissants (article 5.5)

Planchers de doublage, épaisseurs minimales des panneaux

Dimension : Contreplaqués ≥ 10 mm, particules ou fibres ≥ 16 mm, OSB ≥ 12 mm
Minimum : 10 mm

Panneaux fixés directement sur un support continu (article 5.3.2)

Délais de mise en service

Dimension : 48 h pour le trafic pédestre normal, 72 h pour le mobilier et les charges roulantes
Minimum : 7 jours pour la remise en service du plancher chauffant

Article 8

Délais de replanissage

Dimension : ≥ 48 h après la pose pour le détourage
Minimum : ≥ 1 semaine après la pose pour le replanissage général

Article 6.7

Variation dimensionnelle du bois (base de calcul des joints)

Dimension : 0,25 % par point d'humidité pour les résineux, 0,33 % pour les feuillus

Valeurs rapportées à une humidité de parquet de 9 % (article 7.2)

Comprendre NF DTU 51.2

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 51.2, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 51.2 couvre : Travaux neufs d'exécution d'ouvrages de parquets à coller (éléments à chants plats posés à plat ou sur chant, lames ou panneaux à chants profilés, lames ou panneaux contrecollés) fixés par collage directement ou par l'intermédiaire d'une sous-couche résiliente, sur supports à base de liants hydrauliques (chapes, dalles, dallages armés, planchers béton, planchers chauffants) ou supports en bois et à base de bois, dans les locaux à faibles sollicitations et à sollicitations modérées à usage domestique résidentiel, public ou commercial ; applicable à toutes les zones climatiques françaises, DROM inclus, sauf pour les sols chauffants rafraîchissants (hors climat tropical ou équatorial) ; ne vise pas la mise en œuvre directe sur dallages non armés ni la mise en œuvre des plinthes. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 51.2

Le NF DTU 51.2 est la norme française des parquets collés. Sa partie 1-1, cahier des clauses techniques, a été publiée en mars 2023 ; elle est complétée par la partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux), qui contient notamment les caractéristiques des colles et des sous-couches, et par la partie 2, cahier des clauses spéciales. Le texte introduit une notion nouvelle par rapport aux versions antérieures : l'Ouvrage Complémentaire d'Interface Localisé (OCIL), traité en avant-propos particulier.

Le domaine d'application couvre les travaux neufs, lorsque les parquets sont fixés par collage (directement ou par l'intermédiaire d'une sous-couche résiliente) sur un support, et réalisés avec des éléments de parquet à chants plats posés à plat ou sur chant, des lames ou panneaux de parquets à chants profilés, ou des lames ou panneaux de parquets contrecollés. Les locaux visés sont ceux essentiellement destinés au séjour des personnes et au trafic de piétons, y compris les locaux équipés de sièges à roulettes comme les bureaux, ou ceux où circulent de façon courante des chariots déplacés à la main à l'exclusion des transpalettes ; ils sont assimilés aux locaux classés P2 et P3 du classement UPEC, l'entretien se limitant à l'emploi au plus de la monobrosse.

Trois précisions de champ sont utiles au prescripteur. Le document ne vise pas la mise en œuvre directe sur dallages non armés, et il ne traite pas de la mise en œuvre des plinthes, qui relève du NF DTU 36.2. Il est applicable à toutes les zones climatiques françaises, y compris les départements et régions d'outre-mer, sauf pour le cas des sols chauffants rafraîchissants, où les zones de climat tropical ou équatorial sont exclues, la mise en œuvre sur sol chauffant rafraîchissant ne visant par ailleurs pas les locaux humides. Le texte définit d'ailleurs précisément les locaux humides : locaux à usage résidentiel dotés d'une ventilation, dans lesquels il y a une présence d'eau fréquente mais non systématique sur le parquet, sans système d'évacuation d'eau au sol ; les locaux E3 du classement UPEC en sont exclus, ainsi que les piscines, les spas et les salles de bain avec douche à l'italienne ou de plain-pied.

Comprendre en détail NF DTU 51.2

Acceptation du support : quatre critères, pas un seul

Avant de commencer les travaux, la conformité des tolérances des supports telles que définies par les NF DTU concernés (planéité, humidité) doit être vérifiée, et le texte précise que quand le parquet est mis en œuvre, le support est dit accepté : c'est-à-dire que l'entreprise engage sa responsabilité sur l'état du support qu'elle a couvert. Le support doit être plan, propre, sain, normalement poreux et débarrassé de toute plaque de laitance ; il ne doit y avoir en surface ni pulvérulence, ni faïençage, ni croûte. Une note tranche un débat récurrent de chantier : le surfaçage à l'hélicoptère ne permet pas d'obtenir cette qualité.

La planéité exigée pour recevoir un parquet collé est de 5 mm sous une règle de 2 m et 1 mm sous le réglet de 0,20 m ; lorsque cette exigence est respectée, le collage direct est admis, le tableau 1 précisant les ouvrages complémentaires éventuels dans le cas contraire. La cohésion est le critère le plus souvent ignoré : le support doit présenter en tout point une cohésion telle qu'un grattage superficiel avec un objet métallique n'entraîne ni poussière, ni grains, ni écailles, et l'effort de rupture en traction perpendiculaire doit être supérieur ou égal à 0,5 MPa. Dans le cas particulier des parquets massifs de largeur supérieure à 120 mm, ce seuil monte à 0,8 MPa pour les chapes et les enduits de sol, et à 1 MPa pour les sols béton. L'annexe D du DTU décrit la méthode de mesure par essai de traction perpendiculaire.

La porosité se détermine par le test à la goutte d'eau, réalisé sur support soigneusement dépoussiéré : un support est normalement poreux si la goutte est absorbée entre 1 et 5 minutes, très poreux si elle est absorbée en moins d'une minute, et fermé s'il reste toujours un film d'eau après 5 minutes. Cette classification détermine le type de primaire éventuel pour la colle ou pour l'enduit de sol. Enfin, le support ne doit présenter en surface aucune zone s'opposant à l'adhérence de la colle : il doit donc avoir été protégé des projections de corps gras, de plâtre et de peinture.

Humidité du support : les seuils, la méthode et la prospection

Le taux d'humidité des supports à base de liants hydrauliques est vérifié dans les limites suivantes : 3 % d'humidité vérifiée à l'aide d'une bombe au carbure, avec des prélèvements issus d'un trou d'au moins 4 cm de profondeur ; et 0,5 % pour les chapes à base de sulfate de calcium, avec des prélèvements issus d'un trou d'une profondeur égale à l'épaisseur de la chape. Un troisième seuil, moins connu, s'applique aux supports estimés à l'humidimètre à pointes : 12 %. La méthode de référence reste la bombe au carbure, décrite dans l'annexe B normative.

Le DTU 2023 introduit une méthode de prospection : des mesures au moyen d'appareils électroniques par impédance conformes à la NF EN 13183-3 peuvent être réalisées pour rechercher les emplacements les plus défavorables avant de pratiquer les tests à la bombe au carbure, cette méthode ne devant pas être utilisée dans le cas de support armé de fibres métalliques. Ces mesures permettent de différer l'exécution du test à la bombe au carbure lorsque la valeur relevée est supérieure à 5 % pour les supports à base de liants hydrauliques et supérieure à 0,8 % pour les supports à base de sulfate de calcium.

Une note donne des repères de planification : dans les conditions habituelles de ventilation, il faut prévoir au minimum, pour les chapes rapportées, une semaine et demie par centimètre d'épaisseur en période sèche, ce temps étant majoré de 50 % en période humide ; pour les planchers béton, les délais sont sensiblement plus longs. Le support obtient son humidité maximale de 3 % grâce à la ventilation des locaux au cours du chantier ; en l'absence de fonctionnement de ventilation (bâtiment étanche à l'air au sens des réglementations) le séchage peut être obtenu par l'utilisation d'un déshumidificateur, ou par le recours à une chape à séchage rapide.

Risque de remontées d'humidité : la question à trancher avant la pose

Le NF DTU 51.2 définit précisément le support à risque : un support exposé à des reprises d'humidité est un support en contact par sa sous-face ou ses bords avec un milieu susceptible d'être humide. Le texte en donne une liste : les dallages, y compris dans le cas où les documents particuliers du marché ont prévu une interface anticapillaire ou pare-vapeur entre la forme et le corps du dallage ; les planchers sur vide sanitaire avec terre végétale, ou stagnation d'eau, ou non ventilé ; les chapes ou dalles adhérentes sur dallage sur terre-plein ; les planchers au-dessus d'un local à très forte hygrométrie au sens du 6.4.2.1 du NF DTU 20.1 P3 ; et les planchers collaborants.

Point décisif : un tel support est considéré comme humide même si, lors de la pose, le taux d'humidité résiduel est inférieur au seuil de 3 %. Un contrôle à la bombe au carbure conforme ne suffit donc pas à lever le risque. Lors de la pose, le titulaire du lot revêtement de sol doit s'assurer que le concepteur de l'ouvrage a fait le choix de l'une des deux solutions techniques admises : soit une chape désolidarisée, dite chape rapportée, assurant la fonction d'une barrière anticapillaire en dessous et en périphérie avec une finition de surface lisse, fine et régulière ; soit l'application d'une barrière anti-remontée d'humidité sous avis technique ou rapport d'essai justifiant son comportement.

Le DTU chiffre l'exemple de barrière anticapillaire : un film polyéthylène d'une épaisseur nominale de 200 microns, les lés devant se recouvrir de 20 cm minimum et être rendus solidaires par application d'une bande autocollante plastifiée d'au moins 5 cm de large. Une note ferme la porte à la solution improvisée : sur un support exposé à des reprises d'humidité, le recours généralisé à un enduit de préparation de sol est exclu sans l'application préalable d'une barrière anti-remontée d'humidité sous avis technique. Il doit en outre être vérifié que l'une de ces solutions est inscrite dans les documents particuliers du marché.

Conditions préalables et ambiance : 15 °C, 40 à 60 % d'hygrométrie

La pose du parquet ne doit être effectuée que si toutes les conditions suivantes sont satisfaites dans les locaux à parqueter et les locaux avoisinants : séchage suffisant du gros œuvre, des enduits et des raccords, avec un taux d'humidité des maçonneries et enduits au plus égal à 5 % ; travaux de mise en œuvre terminés pour le carrelage et les revêtements durs scellés ou collés ; vitrages posés et mise à l'abri des intempéries ; vérification de l'étanchéité des installations sanitaires et de chauffage ; température des locaux supérieure ou égale à 15 °C avec maintien de la température et ventilation des locaux ; plinthes non posées ; première mise en chauffe du plancher pour les sols chauffants. Pour les parquets finis en usine, tous les travaux de peinture et de nettoyage doivent en outre être terminés, à l'exclusion de ceux concernant les plinthes.

Les parquets visés sont destinés à des locaux correspondant à la classe de service 1 de l'Eurocode 5, où l'humidité relative de l'air est en moyenne voisine de 50 %. Compte tenu du taux d'humidité auquel ils sont livrés, leur mise en œuvre ne doit être entreprise que si l'air ambiant est à un état hygrométrique compris entre 40 % et 60 %. Lorsque les conditions climatiques ne permettent pas d'obtenir ce taux, il faut approvisionner des parquets ou à défaut les stabiliser à une humidité correspondant à celle des locaux où ils seront mis en œuvre, mais cette dérogation ne s'applique pas aux planchers chauffants ou chauffants rafraîchissants. Le taux hygrométrique moyen de l'air se mesure au psychromètre ou au thermo-hygromètre électronique, la teneur en humidité du bois avec un humidimètre électrique selon NF EN 13183-2 et, en cas de contestation, par pesée selon NF EN 13183-1.

Le stockage sur chantier est encadré : les lames approvisionnées doivent être placées à l'abri des intempéries et mises en dépôt dans des locaux clos, couverts, hors d'eau, hors d'air, sécurisés, propres, parfaitement secs et ventilés, non sujets aux condensations de vapeur d'eau et chauffés impérativement en saison froide. À défaut d'indication du fournisseur, les paquets de lames doivent rester colisés et stockés à plat, sans contact direct avec le sol, l'atmosphère du local de stockage devant être stabilisée à des conditions hygrothermiques proches de celles des locaux de destination. Pour les parquets massifs bruts, il convient d'effectuer la mise en œuvre le plus rapidement possible après la livraison. Enfin, un dispositif permanent de protection contre les apports d'humidité et les apports abrasifs doit être mis en place dans les locaux d'accès direct depuis l'extérieur : largeur au moins égale à celle de l'ouvrant et longueur d'au moins 1,50 m.

Sols chauffants : trois semaines, 48 heures, une semaine, sept jours

Quatre délais distincts s'appliquent, et les confondre est une cause fréquente de litige. Premier délai : l'entreprise doit s'assurer qu'après le séchage naturel du support, une mise en température de l'installation de chauffage est maintenue pendant au moins trois semaines avant la pose du parquet. Deuxième délai : le chauffage doit être interrompu 48 heures avant l'application de l'enduit de préparation ou la pose du parquet. Troisième délai : il ne doit être progressivement remis en route qu'une semaine au moins après la pose du parquet. Quatrième délai, à l'article 8 : pour la remise en service du plancher chauffant, il est nécessaire d'attendre 7 jours minimum après la pose du parquet.

La remise en chauffe est progressive et le DTU en donne un exemple : la première journée de chauffe ne peut excéder deux heures, puis les périodes de chauffe peuvent être allongées d'au plus une heure par jour, jusqu'aux limites imposées par le fonctionnement de la régulation. Comme pour l'humidité du support, le démarrage est conditionné à un document : le titulaire du lot Parquets ne pourra commencer les travaux que s'il a reçu un rapport de mise en chauffe conforme au NF DTU 65.14, au Cahier CSTB n° 3606 pour les planchers rayonnants électriques, ou au NF DTU 65.7, remis par le maître d'ouvrage ou son représentant.

Les supports admis diffèrent selon la technologie. En sols chauffants hydrauliques, sont visés les ouvrages avec dalle désolidarisée isolée, de type A ou C au sens de la NF EN 1264-1 et du NF DTU 65.14 P1-1. En sols chauffants rafraîchissants, les supports acceptés sont ceux disposant d'un Avis Technique qui accepte les parquets. En sols chauffants électriques, sont visés les planchers rayonnants électriques conformes au NF DTU 65.7, avec un ouvrage de recouvrement tel que la masse surfacique du système ouvrage de recouvrement plus parquet associé soit limitée à 160 kg/m² ; la première mise en chauffe doit avoir été exécutée 3 semaines avant la pose, et elle ne peut commencer que trois semaines après la réalisation de l'ouvrage de recouvrement. Une note cite l'étude FCBA-CSTB démontrant la compatibilité des PRE sous avis technique avec les parquets du tableau 1 du P1-2 lorsqu'ils respectent des limites de puissance surfacique de 94 W/m² si la résistance thermique du plancher est inférieure à 2,5 m²K/W, et de 86 W/m² si elle est inférieure à 5 m²K/W.

Collage en plein ou par cordons : deux techniques, deux domaines

En collage en plein, il faut notamment respecter le temps ouvert, la consommation en quantité à appliquer au mètre carré, la surface maximale à encoller en une seule fois et la description de l'outil de dépose (le DTU cite en exemple une spatule à crans carrés de 4 mm espacés de 6 mm) compte tenu des caractéristiques du parquet, ainsi que la température minimale et maximale de mise en œuvre. En saison chaude, il faut éviter les colles à prise rapide. Toutes les dispositions spécifiques à la pose de la colle sont précisées dans le rapport d'essai relatif au caisson climatique selon la NF B 54-008 et dans la notice technique du fabricant de colle : c'est cet essai qui donne la largeur maximale, l'épaisseur maximale et l'élancement maximal des lames de parquet admissibles.

Le collage par cordons a un domaine d'emploi restreint : il ne convient pas à la mise en œuvre sur planchers chauffants et chauffants rafraîchissants, et il convient uniquement pour le collage au sol des parquets assemblés par rainure et languette en pose à l'anglaise, à coupe de pierre ou coupe perdue. Les lames doivent avoir une longueur minimale de 300 mm, collée dans ce cas par trois cordons de colle distants de 100 mm environ. La colle est appliquée en cordons continus ou discontinus, parallèles entre eux, de longueur, espacement et section spécifiés, perpendiculairement au sens de la longueur des lames ; parallèlement à ce sens, les cordons peuvent atteindre 3 fois la largeur de la lame à coller, sans excéder 0,5 mètre pour un bon confort de pose.

Le geste de pose est prescrit : le parquet est appliqué sur la colle avant qu'elle ne forme une peau, en le pressant manuellement et fermement au-dessus des cordons pour les écraser à l'épaisseur requise, et systématiquement en reculant pour ne pas exposer les collages à des contraintes mécaniques avant la prise complète de la colle. La pose en avançant n'est possible que si deux conditions sont simultanément satisfaites : une sous-couche permet de préserver l'épaisseur de collage requise des mouvements de compression, et toutes les dispositions ont été mises en œuvre pour le maintien géométrique du cordon. Dans tous les cas, les éléments de parquet sont appliqués au sol de manière qu'il y ait une surface de collage effective suffisante et répartie sur la longueur des éléments, de telle sorte qu'aucun mouvement vertical non contenu ne soit possible.

Jeux périphériques et joints du support

À l'exception des lamelles posées sur chant, les éléments de parquet ne doivent pas, lors de leur mise en œuvre, se trouver en contact avec les parois verticales et tout obstacle fixe (pied d'huisserie, tuyaux) mais être arrêtés à une distance de ceux-ci comprise entre 5 mm et 8 mm au moment de la pose. Les insertions décoratives non traversantes ne nécessitent pas de jeux. Une note relativise : compte tenu des variations dimensionnelles des bois, les jeux périphériques restants sont généralement très réduits après la pose. Les jeux ménagés doivent être totalement recouverts par les plinthes, dont la mise en œuvre ne relève pas de ce DTU mais du NF DTU 36.2.

Les joints du support se traitent différemment selon leur nature. Sur les joints de fractionnement ou de retrait (joint scié limité aux 2 ou 3 cm supérieurs de l'ouvrage support, ou joint de reprise de coulage), le parquet est posé en continuité et n'est pas recoupé ensuite. Sur les joints de dilatation de bâtiment, en revanche, le parquet est arrêté au droit des lèvres du joint ou recoupé après pose, le parqueteur devant veiller particulièrement au collage du parquet de part et d'autre du joint ; deux traitements sont possibles, par profils scellés dans le gros œuvre ou par éléments de recouvrement, la solution retenue devant être définie dans les documents particuliers du marché.

Un cas particulier mérite d'être connu : sur les planchers chauffants, le joint de fractionnement du support peut être recouvert par le parquet sans limitation de surface. Quant aux sous-couches en liège collées en plein, elles sont mises en œuvre en diagonale par rapport au sens général du parquet et à joints décalés, un jeu régulier de 3 à 4 mm devant subsister après mise en œuvre entre les plaques et entre les plaques et le pourtour des murs, une note précisant que le jeu peut devoir être plus important au moment de la pose du parquet, jusqu'à 8 mm, du fait de l'inertie de stabilisation du liège.

Alignement des éléments : une tolérance par type de pose

Sauf disposition contraire des documents particuliers du marché, les damiers et panneaux à motifs sont posés parallèlement à un mur, la longueur des lames est perpendiculaire à la façade éclairée, et les travées de bâtons rompus et de point de Hongrie sont perpendiculaires à la façade éclairée. Les tolérances d'alignement, elles, sont propres à chaque type de pose. Pour les parquets en panneaux, la juxtaposition doit être telle que les éléments constitutifs ne soient pas décalés de plus de 3 mm à chaque intersection, limite descendue à 2 mm pour les panneaux décors, et sur une longueur de 2 m l'écart entre alignements des rives les plus désaxées ne doit pas dépasser 5 mm.

En point de Hongrie, à la jonction entre deux lames, leurs pointes ne doivent pas être décalées de plus de 2 mm. À bâton rompu, une règle de 2 m posée en sorte que ses deux extrémités règnent avec deux angles correspondants d'une même travée ne doit accuser en aucun point de différence d'alignement supérieure à 1 mm. À coupe de pierre, les joints en bout des lames doivent être alignés de deux en deux rangées à ± 2 mm près, le décalage d'une rangée à la suivante devant être d'une demi-longueur de lame à 3 mm près.

En pose à l'anglaise à coupe perdue, dans toutes les pièces où il n'y a pas de lames de longueur inférieure à 40 cm, les joints en bout doivent être décalés d'une rangée à l'autre d'au moins deux fois la largeur de la lame ; quand des lames de moins de 40 cm sont utilisées, la distance entre les joints ne doit pas être inférieure à 10 cm. Pour les lamelles sur chant, sur une longueur de 2 m, l'écart entre alignements des rives transversales les plus désaxées ne doit pas dépasser 5 mm, et sauf dispositions particulières les lamelles ne sont pas alignées entre rangées successives. Les raccordements très visibles (pieds d'huisserie, seuils) ne doivent pas laisser apparaître de joints supérieurs à 2 mm, tolérance portée à 5 mm pour les raccordements peu visibles.

Après la pose : replanissage, finitions, protection

Le replanissage du pourtour, ou détourage, est effectué pour permettre la pose des plinthes, au moins 48 heures après la pose du parquet ; le replanissage général doit être réalisé au moins une semaine après la pose. Il est exécuté après les travaux de peinture mais avant l'application de la dernière couche sur les plinthes, sauf s'il est prévu une contre-plinthe. Le replanissage consiste à affleurer les éléments de parquet entre eux et à les débarrasser de toute souillure superficielle ; il ne dispense pas du ponçage fin préalable à l'application des couches de finition. Au cas où l'effacement des taches exigerait un replanissage excessif, les éléments de parquet doivent être remplacés.

Les finitions doivent être réalisées à une température comprise entre 15 °C et 25 °C et une hygrométrie maximale de 60 %, seuil plus strict que celui du parquet cloué. Le ponçage fin précède immédiatement l'application de tout produit de finition et s'effectue avec un papier abrasif de grain 80 minimum, ou un disque grille pour parquet à fil contrarié. Le vernissage comprend l'application d'une couche suivie d'un séchage, d'un égrenage, d'un dépoussiérage et d'une seconde couche, chaque couche étant appliquée entre 15 et 25 °C ; une troisième couche peut être souhaitée en locaux à fort trafic, avec un temps de séchage d'au minimum 2 jours pour la mise en service et 8 à 10 jours pour la mise en trafic.

La protection après pose obéit à une règle stricte : si les conditions de terminaison du chantier nécessitent une protection, celle-ci doit être adaptée au parquet (par exemple micro-perforée, respirante) et ne doit être disposée qu'après séchage complet de la colle, la durée étant donnée par la notice technique de la colle. La pose d'un film imperméable de type polyéthylène est à proscrire formellement, sa présence pouvant entraîner de graves désordres : gonflement du parquet, tuilage, désaffleurement. Les conditions de température et d'hygrométrie définies pour la pose doivent être maintenues après l'exécution, la non-occupation de locaux chauffés et non ventilés pendant plusieurs semaines étant susceptible de causer au parquet des désordres importants.

Tolérances de réception et mise en service

L'article 7 pose d'abord une règle de méthode absente de la plupart des DTU : les tolérances doivent être respectées avec un taux de conformité supérieur ou égal à 95 % par pièce concernée, sans toutefois dépasser deux fois les tolérances admises. Autrement dit, 5 % de points non conformes sont acceptés, à condition de ne pas atteindre le double de la valeur.

Les valeurs de joints sont rapportées à une humidité de parquet de 9 % et différenciées par largeur de lame. Lames de largeur inférieure ou égale à 25 mm : la largeur des joints en rive et en bout ne doit pas dépasser en moyenne 2 % et au maximum 4 % de la largeur des éléments, la moyenne étant faite sur cinq joints consécutifs. Lames de largeur comprise entre 25 mm et 140 mm : 2 % de la largeur des lames, avec un maximum de 2 mm. Lames de largeur supérieure à 140 mm, pour les parquets massifs : maximum 3 mm. Lames sur chant : la largeur des joints ne doit pas excéder le millimètre. Le calcul se fonde sur une variation dimensionnelle de 0,25 % par point d'humidité pour les essences résineuses et de 0,33 % pour les essences feuillues, une lame de 100 mm passant de 11 % à 7 % d'humidité diminue de 1 mm en largeur.

Planéité : sous la règle de 2 m posée en un endroit quelconque, les tolérances sont celles définies pour le support à l'article 5.2.6.3, soit 5 mm ; dans tous les cas, une réglette de 0,20 m posée en un endroit quelconque ne doit pas révéler de flèche de profondeur supérieure à 1 mm ; le tuilage des lames est limité à 0,5 % de la largeur des lames avec un maximum de 0,5 mm. Horizontalité : elle est strictement celle du support, le parquet collé ne pouvant rattraper les défauts d'horizontalité de celui-ci. Stabilité : aucun élément constitutif ne doit pouvoir jouer verticalement de façon non contenue, une note précisant qu'un son creux perçu sur une lamelle n'est pas forcément révélateur d'un défaut de collage. Aspect : le parquet ne doit pas présenter de traces de ponçage visibles, et l'aspect final est évalué à une hauteur de 1,65 m et à une distance de 2 m avec un éclairage non rasant, l'angle entre le parquet et la lumière devant être supérieur à 45°. Enfin, la mise en service : 48 heures après la mise en œuvre pour un trafic pédestre normal, 72 heures après l'achèvement des travaux pour l'agencement du mobilier et des charges roulantes, et 7 jours minimum après la pose pour la remise en service du plancher chauffant.

Glossaire NF DTU 51.2

Parquet
Système de plancher en bois composé d'un parement en bois massif d'au minimum 2,5 mm et comportant ou non une ou plusieurs couches supplémentaires ; il est soit massif, soit contrecollé (article 3.1, source EN 13756).
Parquet contrecollé
Système de plancher en bois multicouche constitué d'une couche supérieure en bois massif d'au moins 2,5 mm et d'une ou plusieurs couches supplémentaires servant d'âme ou de support, contenant au moins 75 % en masse de bois et/ou de matières lignifiées (article 3.3).
Couche supérieure (couche d'usure)
Couche entre le parement et tout joint, rainure ou ligne de colle, composée d'une ou de plusieurs pièces (article 3.4).
Locaux à faibles sollicitations
Locaux destinés au séjour des personnes et au trafic de piétons, y compris ceux équipés de sièges à roulettes ou parcourus par des chariots déplacés à la main hors transpalettes ; assimilés aux locaux P2 et P3 du classement UPEC (article 3.5).
Locaux humides
Locaux à usage résidentiel dotés d'une ventilation, dans lesquels il y a une présence d'eau fréquente mais non systématique sur le parquet, sans système d'évacuation d'eau au sol ; les locaux E3 du classement UPEC, les piscines, les spas et les salles de bain avec douche à l'italienne ou de plain-pied en sont exclus (article 3.7).
Test à la goutte d'eau
Méthode de détermination de la porosité du support : sur support dépoussiéré, le support est normalement poreux si la goutte est absorbée entre 1 et 5 minutes, très poreux si elle l'est en moins d'une minute, fermé s'il reste un film d'eau après 5 minutes (article 5.2.6.7).
Bombe au carbure
Méthode de référence de mesure du taux d'humidité du support, décrite en annexe B normative ; prélèvements issus d'un trou d'au moins 4 cm de profondeur pour les liants hydrauliques, sur toute l'épaisseur pour les chapes de sulfate de calcium.
Support exposé à des reprises d'humidité
Support en contact par sa sous-face ou ses bords avec un milieu susceptible d'être humide (dallage, plancher sur vide sanitaire non ventilé, chape adhérente sur dallage sur terre-plein, plancher au-dessus d'un local à très forte hygrométrie, plancher collaborant) ; il est considéré comme humide même si le taux résiduel mesuré est inférieur à 3 % (article 5.2.6.5).
Essai au caisson climatique (NF B 54-008)
Essai dont le rapport donne la largeur maximale, l'épaisseur maximale et l'élancement maximal des lames de parquet admissibles avec une colle donnée, ainsi que les dispositions spécifiques de pose de la colle (articles 6.4.1 et 6.4.2).
Replanissage
Opération consistant à affleurer les éléments de parquet entre eux et à les débarrasser de toute souillure superficielle ; détourage du pourtour au moins 48 h après la pose, replanissage général au moins une semaine après. Il ne dispense pas du ponçage fin (article 6.7).
Tuilage
Déformation transversale d'une lame ; limité à 0,5 % de la largeur des lames avec un maximum de 0,5 mm (article 7.3).
OCIL (Ouvrage Complémentaire d'Interface Localisé)
Notion introduite en avant-propos particulier du NF DTU 51.2 P1-1 de mars 2023, encadrant les ouvrages complémentaires d'interface entre le support et le parquet.

Questions fréquentes sur NF DTU 51.2

Qu'est-ce que NF DTU 51.2 ?

NF DTU 51.2 - Parquets collés. Le NF DTU 51.2 P1-1 (cahier des clauses techniques, publié en mars 2023) propose les clauses types de mise en œuvre des parquets à coller, sur support avec ou sans interposition de sous-couche, dans les locaux à usage domestique résidentiel et à usage public ou commercial. Il fixe l'acceptation du support, planéité de 5 mm sous la règle de 2 m et 1 mm sous le réglet de 0,20 m, humidité de 3 % à la bombe au carbure (0,5 % sur chape de sulfate de calcium), cohésion en traction perpendiculaire d'au moins 0,5 MPa, les dispositions à prendre en cas de risque de remontées d'humidité, les modes de collage en plein ou par cordons, les jeux périphériques de 5 à 8 mm, les tolérances d'alignement par type de pose et les délais de mise en service. Un support insuffisamment cohésif, trop humide ou surfacé à l'hélicoptère produit un décollement que ni la colle ni la finition ne rattraperont. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 51.2 ?

Le domaine d'application couvre : Travaux neufs d'exécution d'ouvrages de parquets à coller (éléments à chants plats posés à plat ou sur chant, lames ou panneaux à chants profilés, lames ou panneaux contrecollés) fixés par collage directement ou par l'intermédiaire d'une sous-couche résiliente, sur supports à base de liants hydrauliques (chapes, dalles, dallages armés, planchers béton, planchers chauffants) ou supports en bois et à base de bois, dans les locaux à faibles sollicitations et à sollicitations modérées à usage domestique résidentiel, public ou commercial ; applicable à toutes les zones climatiques françaises, DROM inclus, sauf pour les sols chauffants rafraîchissants (hors climat tropical ou équatorial) ; ne vise pas la mise en œuvre directe sur dallages non armés ni la mise en œuvre des plinthes. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 51.2 sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase (conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception) et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Quelle planéité de support faut-il pour coller un parquet ?

L'exigence de planéité permettant au support de recevoir un parquet collé est de 5 mm sous une règle de 2 m et 1 mm sous le réglet de 0,20 m ; lorsqu'elle est respectée, le collage direct est admis (article 5.2.6.3). Dans le cas contraire, le tableau 1 précise les ouvrages complémentaires à prévoir, enduit de ragréage, de lissage ou de dressage. L'horizontalité du parquet collé est ensuite strictement celle de son support : le parquet ne peut rattraper les défauts d'horizontalité.

Quel taux d'humidité maximal du support avant de coller un parquet ?

3 % pour les supports à base de liants hydrauliques, vérifié à la bombe au carbure avec des prélèvements issus d'un trou d'au moins 4 cm de profondeur ; 0,5 % pour les chapes à base de sulfate de calcium, avec des prélèvements sur toute l'épaisseur de la chape ; 12 % lorsque l'estimation est faite à l'humidimètre à pointes (article 5.2.6.2). La méthode de référence reste la bombe au carbure, décrite en annexe B normative.

Quelle cohésion doit avoir le support d'un parquet collé ?

Un grattage superficiel avec un objet métallique ne doit entraîner ni poussière, ni grains, ni écailles, et l'effort de rupture en traction perpendiculaire doit être supérieur ou égal à 0,5 MPa. Pour les parquets massifs de largeur supérieure à 120 mm, ce seuil monte à 0,8 MPa pour les chapes et les enduits de sol et à 1 MPa pour les sols béton (article 5.2.6.4). L'annexe D décrit la méthode d'essai. Une note ajoute que le surfaçage à l'hélicoptère ne permet pas d'obtenir la qualité de surface exigée.

Quel jeu périphérique pour un parquet collé ?

Entre 5 mm et 8 mm au moment de la pose, entre les éléments de parquet et les parois verticales ou tout obstacle fixe comme un pied d'huisserie ou un tuyau (article 6.2). Les lamelles posées sur chant et les insertions décoratives non traversantes en sont dispensées. Les jeux ménagés doivent être totalement recouverts par les plinthes, dont la mise en œuvre relève du NF DTU 36.2 et non du NF DTU 51.2.

Quels délais respecter pour un parquet collé sur plancher chauffant ?

Quatre délais distincts : une mise en température de l'installation maintenue pendant au moins trois semaines avant la pose ; le chauffage interrompu 48 heures avant l'application de l'enduit de préparation ou la pose ; une remise en route progressive une semaine au moins après la pose ; et 7 jours minimum après la pose pour la remise en service du plancher chauffant (articles 5.7.1 et 8). L'entreprise ne peut commencer qu'après réception du rapport de mise en chauffe.

Le collage par cordons est-il admis partout ?

Non. Il ne convient pas à la mise en œuvre sur planchers chauffants et chauffants rafraîchissants, et il convient uniquement pour le collage au sol des parquets assemblés par rainure et languette en pose à l'anglaise, à coupe de pierre ou coupe perdue (article 6.4.2). Les lames doivent avoir une longueur minimale de 300 mm, collée par trois cordons distants de 100 mm environ. La pose se fait systématiquement en reculant, sauf si une sous-couche préserve l'épaisseur de collage et que le maintien géométrique du cordon est assuré.

Que faire si le support risque des remontées d'humidité ?

Un support en contact par sa sous-face ou ses bords avec un milieu susceptible d'être humide est considéré comme humide même si le taux d'humidité résiduel mesuré est inférieur à 3 %. Deux solutions sont admises : une chape désolidarisée assurant la fonction de barrière anticapillaire en dessous et en périphérie (par exemple un film polyéthylène de 200 μm d'épaisseur nominale, lés recouverts de 20 cm minimum et solidarisés par bande autocollante plastifiée d'au moins 5 cm), ou une barrière anti-remontée d'humidité sous avis technique. L'une de ces solutions doit être inscrite dans les documents particuliers du marché (article 5.2.6.5).

Quelle ouverture de joint est admise entre les lames d'un parquet collé ?

Les valeurs sont rapportées à une humidité de parquet de 9 % et dépendent de la largeur des lames : pour les lames de largeur ≤ 25 mm, 2 % en moyenne sur cinq joints consécutifs et 4 % au maximum de la largeur des éléments ; entre 25 mm et 140 mm, 2 % de la largeur avec un maximum de 2 mm ; au-delà de 140 mm pour les parquets massifs, 3 mm au maximum ; pour les lames sur chant, 1 mm au maximum. Ces tolérances doivent être respectées avec un taux de conformité ≥ 95 % par pièce, sans dépasser deux fois les valeurs admises (article 7).

Quand peut-on remettre un parquet collé en service ?

48 heures après la mise en œuvre pour un trafic pédestre normal ; 72 heures après l'achèvement des travaux pour l'agencement du mobilier et des charges roulantes ; 7 jours minimum après la pose pour la remise en service du plancher chauffant (article 8). Pour un parquet brut vitrifié, il faut en outre prévoir un temps de séchage d'au minimum 2 jours pour la mise en service et 8 à 10 jours pour la mise en trafic.

Peut-on protéger un parquet collé avec un film plastique après la pose ?

Non. La pose d'un film imperméable de type polyéthylène est à proscrire formellement, sa présence pouvant entraîner de graves désordres : gonflement du parquet, tuilage, désaffleurement (article 6.6.2). Si une protection est nécessaire, elle doit être adaptée au parquet (par exemple micro-perforée, respirante) et ne doit être disposée qu'après séchage complet de la colle, selon la durée indiquée par la notice technique de la colle.

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Informations

Référence NF DTU 51.2
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 1 mars 2023

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024

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NF DTU 51.2 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. parquet collé, colle, contrecollé, préparation support, bombe au carbure, cohésion du support, collage en plein, collage par cordons, jeu périphérique, sol chauffant, remontées d'humidité, tuilage, caisson climatique, NF B 54-008.

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