NF DTU 65.14 - Planchers a eau chauffants et chauffants reversibles
Le NF DTU 65.14 fixe la mise en oeuvre des planchers a eau chauffants et chauffants reversibles : dispositifs de limitation de temperature et de securite, supports admissibles, bande peripherique et sous-couches isolantes, pose et pression d'epreuve des tubes, couche de diffusion et joints, premiere mise en chauffe, et dispositions particulieres par type de revetement de sol. Une temperature de surface au sol depassant 28 °C, un joint de fractionnement manquant ou une premiere mise en chauffe non realisee avant pose du revetement sont les causes dominantes de sinistre sur ce type d'ouvrage.
Domaine d'application
Travaux de mise en oeuvre des planchers a eau chauffants et des planchers chauffants reversibles (PCR) : equipements de chauffage et dispositifs de securite, supports admissibles et travaux preliminaires de rattrapage, mise en oeuvre des isolants — sous-couche isolante et bande peripherique — mise en place des tubes en materiaux de synthese, multicouches ou cuivre, remplissage et pression d'epreuve, couche de diffusion, couche d'enrobage et joints, couche desolidarisee ou de recouvrement, reparation des tubes, premiere mise en chauffe, et dispositions particulieres concernant les revetements de sol. Les structures de planchers visees sont les types A, B et C au sens de la NF EN 1264-1 (Annexe A normative)
Règles principales
Dispositif de limitation de la temperature du fluide
1). 2). L'etude thermique du plancher chauffant ou chauffant reversible est effectuee selon la NF EN 1264-3, ou une autre methode equivalente indiquee dans les DPM ; elle permet notamment de definir les diametres et longueurs de tube ainsi que le calepinage. 4).
Dispositifs de securite independants de la regulation
En mode chauffage, un dispositif de securite independant du systeme de regulation, avec rearmement manuel et fonctionnant meme en l'absence de courant, coupe imperativement la fourniture de chaleur dans le circuit du plancher chauffant des que la temperature d'eau alimentant les ensembles repartiteurs atteint 65 °C. Si l'installation ne peut pas depasser ce seuil, cette securite n'est pas necessaire.
Cette temperature permet de limiter la temperature maximale autour des elements chauffants dans la dalle a 55 °C. 1). 2). 6).
Temperature de surface au sol et espacement maximal des tubes
Les tubes doivent etre positionnes sur l'ensemble de la surface disponible du local afin de repartir la puissance requise de facon homogene.
En mode chauffage, dans les conditions de base, la temperature au contact des sols finis du plancher chauffant ne doit pas depasser 28 °C ; cette disposition emane de l'article 35 de l'arrete du 23 juin 1978 modifie relatif aux installations fixes destinees au chauffage et a l'alimentation en eau chaude sanitaire des batiments d'habitation, de bureaux ou recevant du public.
Afin d'eviter une temperature de sol trop heterogene, l'espacement entre les tubes, determine par le calcul, ne doit pas etre superieur a 35 cm. 1). 2).
Boucles, vannes d'arret, equilibrage et regulation
Chaque boucle doit comporter deux vannes d'arret et un organe d'equilibrage, les fonctions arret et equilibrage devant etre independantes ; si elles sont realisees par le meme appareil, la fonction equilibrage doit etre memorisable. 3). 4). En mode chauffage comme en mode rafraichissement, la regulation s'effectue « piece par piece » ou par zone, le type de regulation prevu etant defini dans les DPM. 2).
Supports admissibles, planeite et travaux de rattrapage
L'entreprise doit s'assurer aupres du maitre d'ouvrage que la capacite portante du support a ete verifiee vis-a-vis des charges permanentes — notamment le poids propre du plancher chauffant, du revetement et du ravoirage eventuel — et des charges d'exploitation. 10, et la pose de la couche isolante ne peut intervenir qu'apres les delais mentionnes dans ce document. 2).
Le support doit etre exempt de depots, dechets, pellicules de platre ou autres materiaux provenant des travaux des differents corps d'etat.
10 P1-1 : ecart de niveau admissible de ± (0,005 + 0,001 × d) en un point distant de d metres du point de reference le plus proche, et planeite de 3 mm sous la regle de 2 m et 2 mm sous la regle de 0,20 m pour le support recevant la ou les sous-couches isolantes.
Aucune canalisation et aucun fourreau ne doit courir sur le support avant la pose de la sous-couche isolante ; sinon, des travaux preliminaires de rattrapage de type ravoirage sont necessaires. 4).
Bande peripherique : hauteur, maintien et decoupe differee
10 P1-1. Dans tous les cas, la bande peripherique doit etre maintenue soit par un adhesif, soit coincee entre le mur et la sous-couche afin d'empecher une penetration de laitance eventuelle ; lorsque la dalle d'enrobage est realisee, elle doit etre protegee contre tout risque de deplacement.
La bande peripherique doit aller du plancher support, y compris avec une SCAM, jusqu'a 2 cm au moins au-dessus de la surface finie du plancher, revetement de sol compris, et permettre la libre dilatation de la dalle. Les parties superieures de la bande peripherique qui depassent au-dessus du niveau du plancher fini ne doivent pas etre coupees avant intervention de l'entreprise de revetement de sol. 1).
Exceptions :
- • Dans le cas d'une superposition de deux sous-couches isolantes, sans fonction acoustique, la bande peripherique peut etre mise en place apres la premiere couche isolante et maintenue par la seconde (clause 9.1)
Sous-couches isolantes : pose, protection contre la laitance et superposition
Afin d'eviter la deterioration des sous-couches isolantes lors des deplacements de chantier, les zones de circulation sont protegees soit avec des planches posees directement dessus, soit avec des morceaux de plaques resultant des chutes de decoupes.
Les dalles a plots sont mises en place en partant d'un angle du mur oppose a l'entree de la piece, les dernieres dalles aux extremites etant coupees 3 mm a 5 mm plus larges et emboitees de force. Tout panneau isolant rigide devra avoir une fleche inferieure ou egale a 4 mm une fois mis en oeuvre. 5). 3).
Exceptions :
- • L'ouvrage realise au-dessus de deux sous-couches isolantes superposees doit repondre aux specifications de la classe SC2, y compris en cas d'emploi de deux couches d'isolant de meme nature dont l'epaisseur totale repondrait aux specifications de la classe SC1 (NOTE 1 de la clause 9.3)
Zone de garde des tubes par rapport aux parois et ouvrages
Les tubes sont places a plus de 50 mm des structures verticales et a plus de 200 mm des conduits de fumees et des foyers a feu ouvert, tremies ouvertes ou maconnees, et cages d'ascenseur. 2). 1). 7).
Deroulement, rayon de courbure et fixation des tubes
Pour les tubes en materiaux de synthese et multicouches, le tube est deroule en commencant par l'exterieur de la couronne et dans le sens inverse de l'enroulement ; apres fixation, il est raccorde au collecteur sans qu'il y ait d'interruption. En cas de degradation accidentelle d'un tube lors de la pose, le circuit doit etre remplace. 1). 4).
La variation du pas entre tubes dans le circuit de chauffe ne doit pas etre superieure a plus ou moins 10 mm au niveau des points de fixation, ces exigences n'etant pas applicables dans la zone de courbures ; la variation de position verticale vers le haut du tube, avant et apres coulage de la dalle, ne doit pas etre superieure a 5 mm en tout point. 5).
Exceptions :
- • L'application plancher rafraichissant est uniquement autorisee dans le cas de tubes en materiaux de synthese et de tubes multicouches (article 10)
- • Seuls les assemblages indemontables peuvent etre noyes dans la couche d'enrobage ; tous les assemblages integres doivent etre reportes sur les plans des ouvrages (clause 10.3.2)
Remplissage, pression d'epreuve et rincage
L'essai d'etancheite est realise en utilisant de l'eau. Avant coulage de la dalle d'enrobage, l'etancheite des circuits doit etre verifiee par une pression d'epreuve, l'absence de fuite et la pression d'essai devant etre specifiees dans un PV d'essai. 1).
Pour les tubes en materiaux de synthese et multicouches, le remplissage est realise boucle par boucle et la pression d'epreuve est au minimum de 6 bars ; la duree de l'essai est au minimum de deux heures apres la stabilisation de l'indication du manometre, ou de 30 minutes augmentees du temps necessaire a l'inspection de l'etancheite de chaque boucle. 2). 3). 9).
Couche de diffusion : conditions de mise en oeuvre et epaisseur
Lors de la mise en oeuvre de la couche de diffusion, la temperature de la piece ainsi que celle du materiau d'enrobage doivent etre superieures ou egales a 5 °C, et la temperature de la piece doit etre maintenue a au moins 5 °C pendant un minimum de 3 jours. 1). 2). 3). 2).
Armatures et mise en oeuvre de la couche d'enrobage
14 P1-2. 1). 2 ; la mise en place a lieu durant la periode ou le materiau conserve sa consistance, et la fluidite du materiau exclut l'utilisation de vibration mecanique ou hydraulique. Les operations sont conduites de telle maniere que les tubes ne risquent pas d'etre deteriores ni detaches de l'isolant. 6).
Joints de dilatation du batiment et joints de mouvement thermique
3). Pour les joints de mouvement thermique du plancher chauffant, les surfaces entre joints ne doivent pas depasser 300 m2 avec un maximum de 25 m pour la plus grande longueur ; de plus, un joint de mouvement thermique est necessaire pour separer les zones chauffantes des zones non chauffantes.
Le joint traverse toute l'epaisseur de la dalle d'enrobage et est fixe sur l'isolant au moyen d'un ruban adhesif ou systeme equivalent.
Ces joints ne sont pas traverses par des tubes ; lorsque le franchissement ne peut pas etre evite, il est limite aux tubes aller et retour des boucles, les tubes etant alors proteges par un fourreau ou un manchon d'une longueur de 30 cm de part et d'autre du joint. 4).
Joints de fractionnement de la couche d'enrobage (type A)
Quelle que soit la geometrie de la piece et quel que soit le revetement de sol, les surfaces entre joints de fractionnement de la couche d'enrobage en beton des planchers de type A ne doivent pas depasser 40 m2, avec un maximum de 8 m pour la plus grande longueur.
Des joints de fractionnement sont places au niveau des passages de portes, a mi-feuillure du seuil ; au minimum tous les 5 m dans les couloirs de largeur inferieure ou egale a 3 m, et tous les 8 m dans les autres cas ; et dans les angles saillants des pieces.
Ils sont realises soit par sciage apres le durcissement de la dalle d'enrobage, soit par la mise en place de joints manufactures avant realisation de la dalle. Les joints de fractionnement scies sont realises le plus tot possible, des que le durcissement du materiau d'enrobage permet le sciage sans epaufrure, et leur profondeur est comprise entre 10 mm et 15 mm. 3).
Les couches d'enrobage des planchers de type C ne sont pas fractionnees : les fissures qui pourraient se produire lors du retrait ne nuisent pas a leur efficacite et n'ont pas d'impact sur la couche desolidarisee et le revetement de sol.
Planeite de la couche d'enrobage et couche desolidarisee
Sauf dispositions contraires prevues dans les DPM, la couche d'enrobage des planchers de type A presente, une fois terminee, une planeite n'excedant pas 5 mm sous la regle de 2 m et 2 mm sous le reglet de 0,20 m. 6).
La couche de desolidarisation est disposee sur la dalle d'enrobage des planchers de type C au moins 15 jours apres sa realisation ; il n'est pas necessaire d'effectuer une premiere mise en chauffe avant la mise en oeuvre de la couche desolidarisee des planchers de type C.
Les joints de mouvement thermique mis en place dans la couche d'enrobage doivent etre prolonges dans la couche desolidarisee et sont de meme largeur ; il est possible de les decaler, ce decalage etant au maximum de 2 cm. 3).
Premiere mise en chauffe : delais et cycle
Apres la realisation de la couche d'enrobage et avant la mise en oeuvre du revetement de sol, une premiere mise en chauffe doit etre effectuee selon les cas presentes au Tableau 6. Cette premiere mise en chauffe est realisee au plus tot 14 jours apres la realisation de la couche d'enrobage.
Le fluide caloporteur circule pendant trois jours avec une temperature de consigne comprise entre 20 °C et 25 °C, puis a la temperature maximale de service, c'est-a-dire la temperature de depart calculee dans les conditions de base ; une fois atteinte, cette temperature maximale de service est maintenue pendant au moins quatre jours.
Lorsque le revetement de sol prevu est un parquet, la premiere mise en chauffe est obligatoire et le cycle est prolonge par une periode d'au moins deux semaines durant laquelle le plancher chauffant est maintenu en fonctionnement.
Les objectifs principaux sont, d'une part, de faire apparaitre d'eventuelles fragilites de la dalle d'enrobage et de les traiter avant qu'elles n'affectent le revetement de sol, et d'autre part de stabiliser le support a la teneur en eau correspondant a ses conditions ulterieures de service.
Un proces-verbal, dont le contenu est decrit en Annexe F normative, doit etre fourni par l'entreprise de chauffage au maitre de l'ouvrage, avec copie a l'entreprise de revetement de sol ; le chauffagiste met en place une etiquette informative a proximite immediate du collecteur, visible lors des travaux de revetements de sol, indiquant que la premiere mise en chauffe a ete effectuee, la raison sociale du chauffagiste et la date de fin du cycle (article 13).
Exceptions :
- • Y compris en dehors de la saison de chauffage, la premiere mise en fonctionnement d'un plancher chauffant rafraichissant est toujours en mode chauffage (article 13)
- • En pose scellee desolidarisee, le plancher chauffant etant assimile a un plancher de type C, la premiere mise en chauffe est facultative (clause 14.2)
Revetements de sol : interruption et remise en chauffe
Lorsqu'une premiere mise en chauffe a ete effectuee, le chauffage doit etre interrompu avant les travaux de revetement de sol. Les joints de dilatation de batiment, les joints de mouvement thermique du plancher chauffant et les bandes peripheriques doivent etre prolonges, en respectant leur largeur, dans l'eventuel enduit de sol et dans le revetement de sol (article 14). 1). 2).
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Temperature maximale au contact des sols finis (mode chauffage) | ≤ 28 °C | Dans les conditions de base. Disposition issue de l'article 35 de l'arrete du 23 juin 1978 modifie (clause 7.5.1) |
| Limitation de la temperature du fluide caloporteur | 50 °C | Dispositif de limitation en mode chauffage, pouvant etre integre a la regulation (clause 7.1.1) |
| Seuil de coupure du dispositif de securite (mode chauffage) | 65 °C | Rearmement manuel, independant de la regulation, fonctionnant sans courant. Limite a 55 °C la temperature autour des elements chauffants dans la dalle (clause 7.2.1) |
| Seuil de coupure du dispositif de securite (mode rafraichissement) | 12 °C | Rearmement manuel, independant de la regulation, fonctionnant sans courant (clause 7.2.2) |
| Temperature plancher de depart minimale en rafraichissement | ≥ 16 °C | Valeurs du Tableau 2 abaissables en presence d'un systeme de mesures de fonctions complementaires, sans descendre sous 16 °C pour des questions de confort (clause 7.1.2) |
| Consigne d'ete de temperature ambiante en rafraichissement | ≥ 26 °C | Au niveau des thermostats (clause 7.6.2) |
| Espacement maximal entre tubes | ≤ 35 cm (chauffage) ; ≤ 25 cm (rafraichissement) | Espacement determine par le calcul, afin d'eviter une temperature de sol trop heterogene (clauses 7.5.1 et 7.5.2) |
| Variation du pas entre tubes aux points de fixation | ± 10 mm | Exigence non applicable dans la zone de courbures (clause 10.5) |
| Variation de position verticale du tube avant/apres coulage | ≤ 5 mm en tout point | Variation vers le haut (clause 10.5) |
| Tolerance sur l'epaisseur totale de la couche de diffusion | - 0 / + 2 cm | Par rapport a l'epaisseur prevue par les DPM (clause 11.2) |
| Planeite de la couche d'enrobage terminee (type A) | ≤ 5 mm sous regle de 2 m ; ≤ 2 mm sous reglet de 0,20 m | Sauf dispositions contraires des DPM. Selon le revetement, les exigences peuvent etre plus contraignantes (clause 11.3.6) |
| Planeite du support recevant la sous-couche isolante | 3 mm sous regle de 2 m ; 2 mm sous regle de 0,20 m | Valeurs du NF DTU 52.10 P1-1, pour epaisseurs ≥ 5 mm et/ou superposition de sous-couches (clause 8.3.3) |
| Ecart de niveau admissible du support | ± (0,005 + 0,001 × d) | d en metres, distance au point de reference le plus proche. Valeur du NF DTU 52.10 (clause 8.3.2) |
| Fleche maximale d'un panneau isolant rigide mis en oeuvre | ≤ 4 mm | Panneaux plans types A et C et panneaux rainures type B (clause 9.2.3) |
| Pression d'epreuve — tubes de synthese et multicouches | ≥ 6 bars | Duree minimale de 2 heures apres stabilisation du manometre, ou 30 min augmentees du temps d'inspection de chaque boucle (clause 10.8.2) |
| Pression d'epreuve — tubes en cuivre | ≥ 20 bars | Maintenue durant la phase de coulage et de prise du materiau d'enrobage (clause 10.8.3) |
| Temperature minimale de mise en oeuvre de la couche de diffusion | ≥ 5 °C | Piece et materiau d'enrobage ; temperature maintenue au moins 5 °C pendant un minimum de 3 jours (clause 11.1) |
| Delai minimal avant premiere mise en chauffe | ≥ 14 jours | Apres la realisation de la couche d'enrobage (article 13) |
| Decalage admissible entre joints de la couche d'enrobage et de la couche desolidarisee | ≤ 2 cm | Les joints de mouvement thermique doivent etre prolonges et de meme largeur (clause 11.4.2) |
| Resistance thermique utile du revetement de sol en PCR | ≤ 0,09 m2·K/W | Y compris l'eventuelle isolation acoustique (clause 6.2) |
Dimensions réglementaires
Zone de garde des tubes par rapport aux structures verticales
Distance minimale a respecter en pose (clause 10.2)
Zone de garde des tubes par rapport aux conduits de fumees et tremies
Egalement pour les foyers a feu ouvert, tremies ouvertes ou maconnees et cages d'ascenseur (clause 10.2)
Rayon de courbure minimal — tubes de synthese et multicouches
PE-X, PB, PE-RT et multicouches, en l'absence de prescription du fabricant (clause 10.4)
Rayon de courbure minimal — tubes en cuivre
En l'absence de prescription du fabricant (clause 10.4)
Espacement des points de fixation des tubes
En l'absence de preconisation du fabricant sur les distances maximales entre fixations (clause 10.5)
Hauteur de la bande peripherique au-dessus du plancher fini
Du plancher support jusqu'a 2 cm au moins au-dessus de la surface finie, revetement compris, pour permettre la libre dilatation (clause 9.1)
Largeur minimale des bandes adhesives de protection des joints d'isolant
Deroulees de facon continue sur l'ensemble des joints (clause 9.2.5.1)
Recouvrement du film polyethylene de protection
Deroule sur l'ensemble de la surface puis remonte sur la bande peripherique (clause 9.2.5.2)
Surcote de decoupe des dernieres dalles a plots
Emboitees de force aux extremites ; pose en quinconce recommandee (clause 9.2.2)
Distance minimale des armatures placees sous les tubes au-dessus de l'isolant
Dispositifs supports indissociables des armatures et assez nombreux pour respecter l'espacement en tout point (clause 11.3.1)
Surface maximale entre joints de mouvement thermique
Avec un maximum de 25 m pour la plus grande longueur. Un joint separe aussi zones chauffantes et non chauffantes (clause 11.3.4)
Surface maximale entre joints de fractionnement (type A)
Avec un maximum de 8 m pour la plus grande longueur, quelle que soit la geometrie de la piece (clause 11.3.5.1)
Espacement des joints de fractionnement en couloir
Egalement au niveau des passages de portes a mi-feuillure du seuil et dans les angles saillants (clause 11.3.5.1)
Profondeur des joints de fractionnement scies
Realises des que le durcissement permet le sciage sans epaufrure (clause 11.3.5.2)
Longueur du fourreau protegeant un tube franchissant un joint
Franchissement limite aux tubes aller et retour des boucles. Si le Ø exterieur du fourreau depasse de plus de 10 mm celui du tube, l'enrobage minimal se compte au-dessus du fourreau (clause 11.3.4)
Reperes de prelevement pour mesure de l'humidite residuelle
Par exemple tiges flexibles de longueur 10 cm minimum, placees en zones defavorables au sechage (clause 11.3.6)
Delai avant pose de la couche desolidarisee (type C)
Apres realisation de la dalle d'enrobage (clause 11.4)
Epaisseur totale indicative de couche de diffusion selon inertie
Exemple donne pour une couche d'enrobage de masse volumique seche d'environ 2 000 kg/m3 (NOTE de la clause 6.3)
Nombre maximal de circuits en rafraichissement par ensemble repartiteur
Voir figure a l'Annexe D normative (clause 7.5.2)
Comprendre NF DTU 65.14
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF DTU 65.14, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF DTU 65.14 couvre : Travaux de mise en oeuvre des planchers a eau chauffants et des planchers chauffants reversibles (PCR) : equipements de chauffage et dispositifs de securite, supports admissibles et travaux preliminaires de rattrapage, mise en oeuvre des isolants — sous-couche isolante et bande peripherique — mise en place des tubes en materiaux de synthese, multicouches ou cuivre, remplissage et pression d'epreuve, couche de diffusion, couche d'enrobage et joints, couche desolidarisee ou de recouvrement, reparation des tubes, premiere mise en chauffe, et dispositions particulieres concernant les revetements de sol. Les structures de planchers visees sont les types A, B et C au sens de la NF EN 1264-1 (Annexe A normative). Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF DTU 65.14
Le NF DTU 65.14 est la norme francaise de mise en oeuvre des planchers a eau chauffants et chauffants reversibles. Sa structure est particuliere : la partie 1-1 est scindee en deux documents, P1-1-1 et P1-1-2, auxquels s'ajoutent la partie 1-2, criteres generaux de choix des materiaux, et la partie 2, cahier des clauses administratives speciales types. Son Annexe A normative rappelle les types de structures de planchers chauffants au sens de la NF EN 1264-1 : types A, B et C, chaque type appelant des regles differentes de joints, de couche de recouvrement et de mise en chauffe.
Le document articule trois lots qui doivent se coordonner : le chauffagiste, qui pose les tubes et realise la premiere mise en chauffe ; le maconnier ou chapiste, qui realise la couche d'enrobage ; et l'entreprise de revetement de sol. Le NF DTU 65.14 marque d'ailleurs chaque prescription par un code d'attribution — EC pour l'entreprise de chauffage, EM pour l'entreprise de maconnerie, ER pour l'entreprise de revetement — ce qui en fait autant une norme d'organisation qu'une norme technique.
La valeur la plus connue du document est la temperature maximale au contact des sols finis, qui ne doit pas depasser 28 °C dans les conditions de base. Il faut savoir qu'elle n'est pas d'origine normative : la clause 7.5.1 indique explicitement que cette disposition emane de l'article 35 de l'arrete du 23 juin 1978 modifie relatif aux installations fixes destinees au chauffage et a l'alimentation en eau chaude sanitaire des batiments d'habitation, de bureaux ou recevant du public. C'est donc une exigence reglementaire, non une simple regle de l'art.
L'autre point structurant est la chronologie. Trois delais commandent le planning d'un lot revetement de sol sur plancher chauffant : la premiere mise en chauffe est realisee au plus tot 14 jours apres la realisation de la couche d'enrobage ; son cycle dure au minimum sept jours, trois jours entre 20 et 25 °C puis au moins quatre jours a la temperature maximale de service ; et selon le revetement retenu, le chauffage doit ensuite etre interrompu 48 heures ou deux jours avant la pose, la remise en chauffe n'intervenant qu'apres 48 heures ou 7 jours suivant la realisation des joints. Un parquet impose en outre deux semaines supplementaires de fonctionnement.
Comprendre en détail NF DTU 65.14
Limitation de temperature, securite et regulation
Le document distingue nettement deux fonctions qui ne doivent pas etre confondues : la limitation, qui releve de la regulation, et la securite, qui doit en etre independante. La clause 7.6 le rappelle sans ambiguite : la regulation ne se substitue pas aux dispositifs de securite.
La limitation est traitee a la clause 7.1.1 : en mode chauffage, le circuit doit comporter un dispositif limitant la temperature du fluide caloporteur a 50 °C, ce dispositif pouvant etre integre a la regulation. En mode rafraichissement, la clause 7.1.2 impose un dispositif limitant la temperature du fluide rafraichissant a la temperature du Tableau 2 ; ces valeurs peuvent etre abaissees si l'installation dispose d'un systeme de mesures de fonctions complementaires, sans descendre sous 16 °C pour des questions de confort.
La securite est traitee a la clause 7.2. En mode chauffage, un dispositif independant du systeme de regulation, avec rearmement manuel et fonctionnant meme en l'absence de courant, coupe imperativement la fourniture de chaleur des que la temperature d'eau alimentant les ensembles repartiteurs atteint 65 °C. Ce seuil n'est pas arbitraire : la norme precise qu'il permet de limiter la temperature maximale autour des elements chauffants dans la dalle a 55 °C. Si l'installation ne peut pas depasser ce seuil, la securite n'est pas necessaire ; si plusieurs ensembles repartiteurs existent, le dispositif peut etre commun et installe en amont.
En mode rafraichissement, le dispositif de securite, aux memes caracteristiques d'independance et de rearmement manuel, coupe la fourniture de froid lorsque la temperature de fluide atteint 12 °C. C'est la protection contre la condensation en surface de dalle. Cote regulation, elle s'effectue piece par piece ou par zone, en chauffage comme en rafraichissement, le type etant defini dans les DPM ; en rafraichissement, les circuits des pieces humides sont isoles et la consigne d'ete ne doit pas etre reglee en deca de 26 °C.
Temperature de surface, espacement des tubes et homogeneite
La clause 7.5 pose le principe : les tubes doivent etre positionnes sur l'ensemble de la surface disponible du local afin de repartir la puissance requise de facon homogene. Une zone non couverte cree un point froid, mais une zone sur-couverte cree un point chaud qui peut faire depasser la limite reglementaire.
Cette limite est de 28 °C au contact des sols finis, dans les conditions de base, en mode chauffage. La clause 7.5.1 en donne la source : l'article 35 de l'arrete du 23 juin 1978 modifie. La norme donne aussi le moyen de la tenir en zone dense : dans certains endroits ou la densite de tubes est importante, par exemple les couloirs ou les abords des ensembles repartiteurs, on peut etre amene a limiter l'emission de ceux-ci, ce qui peut etre realise par gainage d'une partie de ces tubes.
L'espacement maximal des tubes est different selon le mode. En chauffage, afin d'eviter une temperature de sol trop heterogene, l'espacement entre les tubes, qui est determine par le calcul, ne doit pas etre superieur a 35 cm. En rafraichissement, la meme exigence d'homogeneite conduit a un espacement maximal de 25 cm — un plancher concu au pas de 30 cm pour le seul chauffage ne peut donc pas etre exploite en rafraichissement.
Une limite supplementaire s'applique au rafraichissement : le nombre de circuits pouvant fonctionner en rafraichissement est limite a 6 circuits dans la meme direction par ensemble repartiteur, l'Annexe D normative en donnant la representation. Le trace des canalisations d'alimentation doit permettre d'eviter les concentrations de tubes, particulierement dans les couloirs et acces, et le cas echeant prevoir une isolation de ces canalisations. La norme observe qu'un positionnement en partie centrale des ensembles repartiteurs par rapport aux locaux a desservir permet plus facilement le respect de ces dispositions.
Supports admissibles, planeite et travaux preliminaires
L'article 8 commence par une verification qui n'est pas technique mais contractuelle : l'entreprise doit s'assurer aupres du maitre d'ouvrage que la capacite portante du support a ete verifiee vis-a-vis des charges permanentes — notamment le poids propre du plancher chauffant, du revetement et du ravoirage eventuel — et des charges d'exploitation. Un plancher chauffant sur dalle d'enrobage represente une charge permanente qui n'est pas negligeable en renovation.
Les supports a base de liants hydrauliques admis sont ceux vises par le NF DTU 52.10, et la pose de la couche isolante ne peut intervenir qu'apres les delais mentionnes dans ce document, rappeles au Tableau 3. Les autres supports admis sont ceux faisant l'objet d'un Avis Technique ou d'un Document Technique d'Application n'excluant pas la realisation de planchers chauffants et chauffants reversibles.
L'etat du support est traite en trois volets. La proprete : le support doit etre exempt de depots, dechets, pellicules de platre ou autres materiaux provenant des travaux des differents corps d'etat. L'horizontalite : la planimetrie generale doit respecter le NF DTU 52.10 P1-1, qui indique qu'en un point du support distant de d metres du point de reference le plus proche, l'ecart de niveau admissible est de ± (0,005 + 0,001 × d). La planeite : les ecarts admissibles sont ceux du NF DTU 52.10 P1-1, soit 3 mm sous la regle de 2 m et 2 mm sous la regle de 0,20 m pour le support recevant la ou les sous-couches isolantes.
Une regle absolue conclut le chapitre : aucune canalisation et aucun fourreau ne doit courir sur le support avant la pose de la sous-couche isolante. Si ce n'est pas le cas, des travaux preliminaires de rattrapage de type ravoirage sont necessaires, le ravoirage etant realise jusqu'au niveau superieur des canalisations, lesquelles ne doivent pas se croiser. L'acceptation du support fait l'objet d'un proces-verbal par l'entreprise en charge de la pose de la sous-couche isolante — piece a exiger systematiquement en maitrise d'oeuvre.
Bande peripherique : la piece la plus souvent mal traitee
La clause 9.1 impose que, avant la realisation de la dalle, une bande peripherique — ou joint de bordure — soit placee le long des murs et autres parties de batiments penetrant dans la dalle et fermement liees au plancher support : huisseries, piliers, poteaux et colonnes montantes. Elle suit les indications du paragraphe 9.3 du NF DTU 52.10 P1-1.
Son maintien conditionne son efficacite : dans tous les cas, la bande peripherique doit etre maintenue soit par un adhesif, soit coincee entre le mur et la sous-couche, afin d'empecher une penetration de laitance eventuelle. Lorsque la dalle d'enrobage est realisee, elle doit etre protegee contre tout risque de deplacement. Une bande deplacee au coulage cree un pont acoustique et bloque la dilatation.
Sa hauteur est chiffree : elle doit aller du plancher support, y compris avec une sous-couche acoustique mince (SCAM), jusqu'a 2 cm au moins au-dessus de la surface finie du plancher, revetement de sol compris, et permettre la libre dilatation de la dalle. Cette surhauteur de 2 cm au-dessus du fini est le point le plus souvent manque sur chantier.
La chronologie de decoupe est prescrite : les parties superieures de la bande peripherique qui depassent au-dessus du niveau du plancher fini ne doivent pas etre coupees avant intervention de l'entreprise de revetement de sol. Couper la bande a l'arase de la chape, comme le fait souvent le chapiste par souci de proprete, prive le revetement de sa desolidarisation peripherique. Enfin, tous les coffrages et toutes les canalisations devant traverser verticalement le plancher chauffant sont entoures par une bande peripherique compressible.
Sous-couches isolantes : pose, laitance et superposition
La clause 9.2.1 impose une precaution de chantier simple : afin d'eviter la deterioration des sous-couches isolantes lors des deplacements necessaires de chantier, les zones de circulation sont protegees soit avec des planches posees directement dessus, soit avec des morceaux de plaques resultant des chutes de decoupes.
Les dalles a plots se posent en partant d'un angle du mur oppose a l'entree de la piece, feuillures apparentes vers l'interieur de la piece et feuillures non visibles arasees le long des murs, de facon a presenter un bord droit en appui sur la bande peripherique. Les dernieres dalles aux extremites sont coupees 3 mm a 5 mm plus larges et emboitees de force, une pose en quinconce permettant un meilleur maintien des dalles entre elles. Pour les panneaux plans et rainures, tout panneau isolant rigide devra avoir une fleche inferieure ou egale a 4 mm une fois mis en oeuvre.
La protection contre la laitance est imperative pour les panneaux a bords droits, qui se posent jointifs, bord a bord et a joints decales. Deux solutions sont admises. Les bandes adhesives, larges de 50 mm minimum, deroulees de facon continue sur l'ensemble des joints et sur les jonctions entre bande peripherique et bords droits des panneaux dans le cas d'une bande peripherique sans retour. Ou une couche de protection en film polyethylene conforme au NF DTU 65.14 P1-2, deroulee sur l'ensemble de la surface avec recouvrement entre les d'au moins 10 cm, puis remontee sur la bande peripherique et maintenue par des bandes adhesives, les angles etant plies en epousant les parois verticales.
La superposition de deux sous-couches isolantes est admise, mais bornee : la superposition de plus de deux sous-couches n'est pas visee par le document, et en cas d'emploi d'une dalle a plots, celle-ci est disposee au-dessus. La superposition des joints doit etre evitee en decalant une couche par rapport a l'autre. Une consequence importante est signalee : l'ouvrage realise au-dessus de deux sous-couches superposees doit repondre aux specifications de la classe SC2, et cette exigence s'applique meme en cas d'emploi de deux couches d'isolant de meme nature dont l'epaisseur totale repondrait aux specifications de la classe SC1.
Pose des tubes : zone de garde, courbure et fixation
La clause 10.2 fixe les zones de garde. Les tubes sont places a plus de 50 mm des structures verticales et a plus de 200 mm des conduits de fumees et des foyers a feu ouvert, tremies ouvertes ou maconnees, et cages d'ascenseur. Ils ne traversent pas des emplacements devant recevoir des equipements sanitaires dont la fixation est prevue au sol — WC, baignoires, douches — ce qui evite le percement d'un tube lors du scellement d'une cuvette.
Le deroulement obeit a une regle qui evite les torsions : le tube est deroule en commencant par l'exterieur de la couronne et dans le sens inverse de l'enroulement. Apres fixation, il est raccorde au collecteur sans qu'il y ait d'interruption. En cas de degradation accidentelle d'un tube lors de la pose, le circuit doit etre remplace — pas repare. Si un rechauffage de la couronne est envisage pour assurer une certaine flexibilite, il peut etre realise par circulation d'eau, immersion ou ambiance temperee, a l'exclusion de toute flamme.
Les rayons de courbure sont au moins egaux aux valeurs prescrites par le fournisseur du systeme. En l'absence de prescription du fabricant, la clause 10.4 donne les valeurs par defaut : 10 fois le diametre exterieur pour les tubes en materiaux de synthese — PE-X, PB, PE-RT — et multicouches, et 7 fois le diametre exterieur pour les tubes en cuivre. Les rayons sont effectues a l'aide d'un outil adapte.
La fixation est jugee sur le resultat geometrique : la variation du pas entre tubes dans le circuit de chauffe ne doit pas etre superieure a plus ou moins 10 mm au niveau des points de fixation, cette exigence n'etant pas applicable dans la zone de courbures ; et la variation de position verticale vers le haut du tube, avant et apres coulage de la dalle, ne doit pas etre superieure a 5 mm en tout point. En l'absence de preconisation du fabricant, l'espacement des points de fixation doit etre d'environ 50 cm. Enfin, aucune canalisation ou gaine autre que les tubes ne doit etre incluse dans la dalle d'enrobage ni dans les isolants.
Pression d'epreuve : 6 bars ou 20 bars selon le materiau
La clause 10.8.1 pose les principes communs : l'essai d'etancheite est realise en utilisant de l'eau, et avant coulage de la dalle d'enrobage l'etancheite des circuits doit etre verifiee par une pression d'epreuve, l'absence de fuite et la pression d'essai devant etre specifiees dans un PV d'essai. Ce PV est une piece a exiger avant autorisation de coulage.
Le risque de gel fait l'objet d'une prescription specifique : quand il y a risque de gel, des mesures appropriees doivent etre prises telles que l'utilisation d'antigel ou le chauffage du batiment. Et si la protection antigel n'est plus necessaire dans les conditions normales de fonctionnement, l'antigel doit etre vidange et l'installation doit etre rincee au moins 3 fois avec de l'eau propre.
Les valeurs different fortement selon le materiau. Pour les tubes en materiaux de synthese et multicouches, le remplissage est realise boucle par boucle et la pression d'epreuve est au minimum de 6 bars, la duree de l'essai etant au minimum de deux heures apres la stabilisation de l'indication du manometre, ou de 30 minutes augmentees du temps necessaire a l'inspection de l'etancheite de chaque boucle. Durant la phase d'enrobage et de prise, si le plancher est raccorde au reseau de ville, la pression est au minimum celle de l'eau de ville en continu ; a defaut de disponibilite d'eau de ville, la pression d'epreuve est maintenue.
Pour les tubes en cuivre, la pression d'eau minimum est de 20 bars, maintenue durant la phase de coulage et de prise du materiau d'enrobage, avec les memes durees d'essai. La norme signale par ailleurs que, dans le cas d'un tube en cuivre d'epaisseur 0,8 mm ou inferieure, une mise en pression a l'eau a 100 bars permet de rectifier des deformations eventuelles du tube survenues lors de la pose ; les boucles sont alors raccordees en serie et l'essai en pression du collecteur se fait dans une deuxieme phase apres coulage, a une pression minimum de 6 bars. Enfin, le plancher est imperativement nettoye et rince lors des essais de mise en pression afin d'eliminer les residus de mise en oeuvre favorisant la formation de boues.
Couche de diffusion et couche d'enrobage
La clause 11.1 fixe les conditions de mise en oeuvre : la temperature de la piece ainsi que celle du materiau d'enrobage doivent etre superieures ou egales a 5 °C, et la temperature de la piece doit etre maintenue a au moins 5 °C pendant un minimum de 3 jours. Le batiment doit etre clos et couvert, vitrage pose ou baies fermees par des baches hermetiques, sans risque de courants d'air pendant au moins 3 jours.
L'epaisseur totale de la couche de diffusion realisee est egale a l'epaisseur prevue par les DPM avec une tolerance de - 0 a + 2 cm. Cette tolerance dissymetrique protege le recouvrement du tube : on peut depasser l'epaisseur prevue de 2 cm, jamais rester en deca. Le NF DTU 65.14 donne par ailleurs, a la clause 11.3.2 et son Tableau 5, les epaisseurs minimales de la couche d'enrobage en beton pour les planchers de types A et C, mesurees entre la partie la plus haute avant coulage — genératrice superieure du tube ou sommet du plot — et la surface brute finie de la dalle.
Les armatures des enrobages en beton, prevues au NF DTU 65.14 P1-2, peuvent etre situees soit au-dessus du tube, soit au-dessous du tube en respectant une distance de 15 mm minimum au-dessus de l'isolant, les dispositifs supportant les armatures devant etre indissociables de celles-ci et suffisamment nombreux pour que l'espacement de 15 mm soit respecte en tout point.
La mise en oeuvre respecte les NF DTU 21 et NF DTU 26.2. Elle a lieu durant la periode ou le materiau conserve sa consistance, et la fluidite du materiau exclut l'utilisation de vibration mecanique ou hydraulique. Une prescription pratique et souvent oubliee : des emplacements doivent etre materialises par marquage des zones depourvues de tubes chauffants sur un rayon de 10 cm au moins, par exemple a l'aide de tiges flexibles de longueur 10 cm minimum, afin que l'entreprise de revetement de sol puisse realiser des prelevements pour mesurer l'humidite residuelle sans endommager un tube. Ces emplacements sont prevus dans des zones defavorables au sechage, et un repere est place tous les 100 m2 environ.
Joints : dilatation du batiment, mouvement thermique et fractionnement
Trois familles de joints coexistent et repondent a des logiques differentes. Les joints de dilatation du batiment d'abord (clause 11.3.3) : leur largeur doit etre respectee sur toute leur hauteur, des coffrages sont disposes a leur droit, entoures par la bande peripherique, et ils ne doivent pas etre franchis par les tubes de circuit du plancher chauffant. C'est une interdiction absolue.
Les joints de mouvement thermique du plancher chauffant ensuite (clause 11.3.4). Les surfaces entre joints ne doivent pas depasser 300 m2 avec un maximum de 25 m pour la plus grande longueur, et un joint de mouvement thermique est necessaire pour separer les zones chauffantes des zones non chauffantes, par exemple entre une piece d'habitation privee et les parties communes. Le joint traverse toute l'epaisseur de la dalle d'enrobage et est fixe sur l'isolant par ruban adhesif ou systeme equivalent.
Ces joints ne sont pas traverses par des tubes ; mais lorsque le franchissement ne peut pas etre evite, il est limite aux tubes aller et retour des boucles, ceux-ci etant alors proteges par un fourreau ou un manchon d'une longueur de 30 cm de part et d'autre du joint. Une regle de calcul s'y attache : si le diametre exterieur du fourreau ne depasse pas de plus de 10 mm le diametre exterieur du tube, il n'est pas necessaire de majorer l'epaisseur d'enrobage minimale ; dans le cas contraire, l'epaisseur d'enrobage minimale sera comptee au-dessus du fourreau.
Les joints de fractionnement enfin (clause 11.3.5), propres aux planchers de type A — les couches d'enrobage des planchers de type C ne sont pas fractionnees. Quelle que soit la geometrie de la piece et quel que soit le revetement de sol, les surfaces entre joints ne doivent pas depasser 40 m2 avec un maximum de 8 m pour la plus grande longueur. Ils sont places au niveau des passages de portes a mi-feuillure du seuil, au minimum tous les 5 m dans les couloirs de largeur inferieure ou egale a 3 m et tous les 8 m dans les autres cas, et dans les angles saillants des pieces. Realises par sciage, ils le sont le plus tot possible des que le durcissement permet le sciage sans epaufrure, sur une profondeur comprise entre 10 et 15 mm ; realises par joints manufactures, ils sont mis en place avant la dalle et fixes sur l'isolant ou sur les tubes.
Premiere mise en chauffe : 14 jours, puis 3 + 4 jours
L'article 13 impose qu'apres la realisation de la couche d'enrobage et avant la mise en oeuvre du revetement de sol, une premiere mise en chauffe soit effectuee selon les cas presentes au Tableau 6, qui distingue les mises en chauffe obligatoires et facultatives. Le premier delai est ferme : cette premiere mise en chauffe est realisee au plus tot 14 jours apres la realisation de la couche d'enrobage.
Le cycle lui-meme comporte deux phases. Le fluide caloporteur circule pendant trois jours avec une temperature de consigne comprise entre 20 °C et 25 °C, puis a la temperature maximale de service, c'est-a-dire la temperature de depart calculee dans les conditions de base ; une fois atteinte, cette temperature maximale de service est maintenue pendant au moins quatre jours. Le cycle minimal est donc de sept jours, apres quatorze jours d'attente.
Le cas du parquet est aggrave : lorsque le revetement de sol prevu est un parquet, la premiere mise en chauffe est obligatoire, et le cycle decrit est prolonge par une periode d'au moins deux semaines durant laquelle le plancher chauffant est maintenu en fonctionnement. Ce sont donc au minimum cinq semaines entre coulage et pose du parquet. Les DPM peuvent par ailleurs prevoir une premiere mise en chauffe prolongee pour d'autres revetements que les parquets, notamment lorsque la couche de diffusion est epaisse.
Les objectifs sont explicites : faire apparaitre d'eventuelles fragilites de la dalle d'enrobage et les traiter avant qu'elles n'affectent le revetement de sol, et stabiliser le support du revetement a la teneur en eau correspondant a ses conditions ulterieures de service. Deux formalites cloturent l'operation : un proces-verbal, dont le contenu est decrit en Annexe F normative, doit etre fourni par l'entreprise de chauffage au maitre de l'ouvrage, avec copie a l'entreprise de revetement de sol ; et le chauffagiste met en place une etiquette informative a proximite immediate du collecteur, visible lors des travaux de revetement, indiquant que la premiere mise en chauffe a ete effectuee, la raison sociale du chauffagiste et la date de fin du cycle. Un avertissement en majuscules conclut l'article : y compris en dehors de la saison de chauffage, la premiere mise en fonctionnement d'un plancher chauffant rafraichissant est toujours en mode chauffage.
Revetements de sol : interruptions et delais de remise en chauffe
L'article 14 pose la regle generale : lorsqu'une premiere mise en chauffe a ete effectuee, le chauffage doit etre interrompu avant les travaux de revetement de sol. Et les joints de dilatation de batiment, les joints de mouvement thermique du plancher chauffant et les bandes peripheriques doivent etre prolonges, en respectant leur largeur, dans l'eventuel enduit de sol et dans le revetement de sol.
Pour les carreaux ceramiques ou assimiles et les pierres naturelles colles au mortier-colle, la pose suit le NF DTU 52.2. Conformement a cette norme, le chauffage doit etre interrompu 48 heures minimum avant l'execution des travaux de revetement, et la remise en chauffe ne peut intervenir qu'apres un delai minimum de 48 heures apres realisation des joints entre carreaux.
Pour les revetements de sol scelles, la pose suit le NF DTU 52.1, avec des delais differents et plus longs. En pose scellee adherente sur la couche d'enrobage, la premiere mise en chauffe doit avoir ete realisee avant la pose du revetement. En pose scellee desolidarisee, le plancher chauffant etant assimile a un plancher de type C, la premiere mise en chauffe est facultative. Dans les deux cas, le chauffage doit etre interrompu deux jours avant l'execution des travaux de pose, et la remise en chauffe ne peut intervenir qu'apres un delai de 7 jours apres realisation des joints entre carreaux.
Le document traite egalement, aux clauses 14.3 a 14.9, les revetements de sol souples (textile, PVC, linoleum), les parquets en pose collee, les parquets et revetements contrecolles a parement bois en pose flottante, les revetements stratifies flottants, les planchers en bois ou a base de bois, les revetements coules a base de resine de synthese et les peintures de sol. Lorsque l'entreprise de revetement doit effectuer des prelevements de la couche de diffusion pour mesurer l'humidite residuelle, elle peut le faire au droit des reperes places conformement a la clause 11.3.6.
Points de controle en maitrise d'oeuvre
En conception : verifier que l'etude thermique a ete realisee selon la NF EN 1264-3 ou une methode equivalente indiquee aux DPM, qu'elle definit diametres, longueurs de tube et calepinage, et que l'espacement retenu respecte 35 cm en chauffage et 25 cm en rafraichissement ; verifier que la resistance thermique utile du revetement de sol, isolation acoustique comprise, n'excede pas 0,09 m2·K/W en PCR ; verifier que la capacite portante du support a ete controlee.
Avant coulage : exiger le PV d'acceptation du support par l'entreprise de pose de la sous-couche isolante ; controler la planeite du support, 3 mm sous regle de 2 m et 2 mm sous reglet de 0,20 m ; verifier qu'aucune canalisation ne court sur le support ; controler les zones de garde des tubes, 50 mm des structures verticales et 200 mm des conduits de fumees et tremies ; controler la hauteur de la bande peripherique, 2 cm au moins au-dessus du plancher fini revetement compris ; exiger le PV de pression d'epreuve, 6 bars pour les tubes de synthese ou 20 bars pour le cuivre.
Au coulage et apres : verifier que la temperature de la piece et du materiau d'enrobage est d'au moins 5 °C et sera maintenue trois jours ; verifier la presence des reperes de prelevement, zones sans tube sur un rayon d'au moins 10 cm, un repere tous les 100 m2 environ ; controler l'implantation des joints — 300 m2 et 25 m pour les joints de mouvement thermique, 40 m2 et 8 m pour les joints de fractionnement en type A, avec joints en passage de porte, tous les 5 m en couloir etroit et dans les angles saillants ; verifier la planeite de l'enrobage, 5 mm sous regle de 2 m et 2 mm sous reglet de 0,20 m.
Avant le lot revetement : exiger le PV de premiere mise en chauffe conforme a l'Annexe F et verifier la presence de l'etiquette informative au collecteur ; verifier que le delai de 14 jours apres coulage a ete respecte et que le cycle complet — trois jours a 20-25 °C puis au moins quatre jours a la temperature maximale de service — a ete tenu ; pour un parquet, verifier les deux semaines supplementaires de fonctionnement ; rappeler a l'entreprise de revetement les delais d'interruption et de remise en chauffe propres a son revetement, et lui interdire de couper la bande peripherique avant son intervention.
Glossaire NF DTU 65.14
- Plancher chauffant reversible (PCR)
- Plancher a eau pouvant fonctionner en chauffage et en rafraichissement. L'application rafraichissante est uniquement autorisee dans le cas de tubes en materiaux de synthese et de tubes multicouches (article 10).
- Plancher de type A
- Structure de plancher chauffant au sens de la NF EN 1264-1 dont la couche d'enrobage recoit directement le revetement. Elle doit etre fractionnee par joints tous les 40 m2 au maximum et 8 m de plus grande longueur (Annexe A et clause 11.3.5).
- Plancher de type B
- Structure de plancher chauffant au sens de la NF EN 1264-1 avec panneaux rainures et diffuseur, recevant une couche de recouvrement (Annexe A et clause 11.4).
- Plancher de type C
- Structure de plancher chauffant au sens de la NF EN 1264-1 comportant une couche desolidarisee au-dessus de la dalle d'enrobage. Sa couche d'enrobage n'est pas fractionnee, et la couche desolidarisee est disposee au moins 15 jours apres sa realisation (Annexe A et clauses 11.3.5 et 11.4).
- Couche de diffusion
- Ensemble de la couche recouvrant les tubes et assurant la diffusion de la chaleur. Son epaisseur totale respecte l'epaisseur prevue aux DPM avec une tolerance de - 0 a + 2 cm (clause 11.2).
- Couche d'enrobage
- Couche noyant les tubes dans les planchers de types A et C, mise en oeuvre selon les NF DTU 21 et NF DTU 26.2, sans vibration mecanique ou hydraulique du fait de la fluidite du materiau (clause 11.3).
- Couche desolidarisee
- Couche mise en place sur la dalle d'enrobage des planchers de type C, au moins 15 jours apres sa realisation, selon le NF DTU 26.2 pour les dalles beton ou le NF DTU 52.1 pour le mortier de scellement (clauses 11.4 et 11.4.3).
- Bande peripherique
- Joint de bordure place avant realisation de la dalle le long des murs et des elements penetrant dans la dalle, allant du plancher support jusqu'a 2 cm au moins au-dessus de la surface finie revetement compris, et permettant la libre dilatation (clause 9.1).
- Ensemble repartiteur
- Distributeur et collecteur alimentant les boucles. Il est equipe d'une vanne d'arret general, d'un purgeur place au-dessus du niveau du plancher et d'un robinet de remplissage ou de vidange (clause 7.4).
- Joint de mouvement thermique
- Joint traversant toute l'epaisseur de la dalle d'enrobage, delimitant des surfaces de 300 m2 au maximum avec 25 m de plus grande longueur, et separant les zones chauffantes des zones non chauffantes (clause 11.3.4).
- Joint de fractionnement
- Joint propre aux planchers de type A, delimitant des surfaces de 40 m2 au maximum avec 8 m de plus grande longueur. Realise par sciage sur 10 a 15 mm de profondeur, ou par joints manufactures poses avant la dalle (clause 11.3.5).
- Ravoirage
- Ouvrage de rattrapage realise jusqu'au niveau superieur des canalisations ou fourreaux courant sur le support, lorsque ceux-ci ne peuvent pas etre devies. Les canalisations ne doivent pas se croiser, et les epaisseurs maximales sont donnees au Tableau 4 (clause 8.4.1).
- SCAM
- Sous-couche acoustique mince. La bande peripherique doit aller du plancher support, y compris avec une SCAM, jusqu'a 2 cm au moins au-dessus de la surface finie (clause 9.1).
- Premiere mise en chauffe
- Cycle realise au plus tot 14 jours apres la couche d'enrobage et avant pose du revetement : trois jours a 20-25 °C puis au moins quatre jours a la temperature maximale de service. Elle fait l'objet d'un PV selon l'Annexe F et d'une etiquette au collecteur (article 13).
- Temperature maximale de service
- Temperature de depart calculee dans les conditions de base, maintenue au moins quatre jours lors de la premiere mise en chauffe (article 13).
Questions fréquentes sur NF DTU 65.14
Qu'est-ce que NF DTU 65.14 ?
NF DTU 65.14 - Planchers a eau chauffants et chauffants reversibles. Le NF DTU 65.14 fixe la mise en oeuvre des planchers a eau chauffants et chauffants reversibles : dispositifs de limitation de temperature et de securite, supports admissibles, bande peripherique et sous-couches isolantes, pose et pression d'epreuve des tubes, couche de diffusion et joints, premiere mise en chauffe, et dispositions particulieres par type de revetement de sol. Une temperature de surface au sol depassant 28 °C, un joint de fractionnement manquant ou une premiere mise en chauffe non realisee avant pose du revetement sont les causes dominantes de sinistre sur ce type d'ouvrage. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF DTU 65.14 ?
Le domaine d'application couvre : Travaux de mise en oeuvre des planchers a eau chauffants et des planchers chauffants reversibles (PCR) : equipements de chauffage et dispositifs de securite, supports admissibles et travaux preliminaires de rattrapage, mise en oeuvre des isolants — sous-couche isolante et bande peripherique — mise en place des tubes en materiaux de synthese, multicouches ou cuivre, remplissage et pression d'epreuve, couche de diffusion, couche d'enrobage et joints, couche desolidarisee ou de recouvrement, reparation des tubes, premiere mise en chauffe, et dispositions particulieres concernant les revetements de sol. Les structures de planchers visees sont les types A, B et C au sens de la NF EN 1264-1 (Annexe A normative). Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF DTU 65.14 sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Quelle temperature maximale au sol pour un plancher chauffant ?
Dans les conditions de base, la temperature au contact des sols finis ne doit pas depasser 28 °C. La clause 7.5.1 precise que cette disposition emane de l'article 35 de l'arrete du 23 juin 1978 modifie relatif aux installations fixes destinees au chauffage et a l'alimentation en eau chaude sanitaire des batiments d'habitation, de bureaux ou recevant du public.
A quelle temperature le dispositif de securite doit-il couper la fourniture de chaleur ?
A 65 °C. Un dispositif de securite independant du systeme de regulation, avec rearmement manuel et fonctionnant meme en l'absence de courant, coupe imperativement la fourniture de chaleur des que la temperature d'eau alimentant les ensembles repartiteurs atteint cette valeur, ce qui permet de limiter la temperature maximale autour des elements chauffants dans la dalle a 55 °C (clause 7.2.1). En mode rafraichissement, le seuil est de 12 °C (clause 7.2.2).
Quel espacement maximal entre les tubes ?
35 cm en mode chauffage et 25 cm en mode rafraichissement, l'espacement etant par ailleurs determine par le calcul afin d'eviter une temperature de sol trop heterogene (clauses 7.5.1 et 7.5.2).
A quelle distance des murs et des conduits de fumee poser les tubes ?
A plus de 50 mm des structures verticales et a plus de 200 mm des conduits de fumees et des foyers a feu ouvert, tremies ouvertes ou maconnees, et cages d'ascenseur. Les tubes ne traversent pas non plus les emplacements devant recevoir des equipements sanitaires fixes au sol (clause 10.2).
Quelle pression d'epreuve avant coulage de la chape ?
Au minimum 6 bars pour les tubes en materiaux de synthese et multicouches, et au minimum 20 bars pour les tubes en cuivre. La duree de l'essai est au minimum de deux heures apres stabilisation du manometre, ou de 30 minutes augmentees du temps necessaire a l'inspection de chaque boucle. Un PV d'essai est obligatoire (clauses 10.8.1, 10.8.2 et 10.8.3).
Quel rayon de courbure minimal pour les tubes ?
Les rayons prescrits par le fournisseur du systeme. A defaut, la clause 10.4 fixe 10 fois le diametre exterieur pour les tubes en materiaux de synthese (PE-X, PB, PE-RT) et multicouches, et 7 fois le diametre exterieur pour les tubes en cuivre.
Quand realiser la premiere mise en chauffe ?
Au plus tot 14 jours apres la realisation de la couche d'enrobage, et avant la mise en oeuvre du revetement de sol. Le fluide circule pendant trois jours a une consigne comprise entre 20 °C et 25 °C, puis a la temperature maximale de service maintenue pendant au moins quatre jours (article 13).
La premiere mise en chauffe est-elle obligatoire avant la pose d'un parquet ?
Oui, et le cycle est allonge : lorsque le revetement de sol prevu est un parquet, la premiere mise en chauffe est obligatoire et le cycle est prolonge par une periode d'au moins deux semaines durant laquelle le plancher chauffant est maintenu en fonctionnement (article 13).
Quelles surfaces maximales entre joints ?
Deux regles distinctes. Les joints de mouvement thermique delimitent des surfaces de 300 m2 au maximum avec un maximum de 25 m pour la plus grande longueur (clause 11.3.4). Les joints de fractionnement de la couche d'enrobage des planchers de type A delimitent des surfaces de 40 m2 au maximum avec un maximum de 8 m pour la plus grande longueur (clause 11.3.5.1).
Ou placer les joints de fractionnement ?
Au niveau des passages de portes, a mi-feuillure du seuil ; au minimum tous les 5 m dans les couloirs de largeur inferieure ou egale a 3 m et tous les 8 m dans les autres cas ; et dans les angles saillants des pieces (clause 11.3.5.1). Realises par sciage, leur profondeur est comprise entre 10 mm et 15 mm.
Un tube peut-il traverser un joint ?
Jamais un joint de dilatation du batiment (clause 11.3.3). Pour un joint de mouvement thermique, le franchissement doit etre evite ; lorsqu'il ne peut pas l'etre, il est limite aux tubes aller et retour des boucles, proteges par un fourreau ou un manchon de 30 cm de part et d'autre du joint. Si le diametre exterieur du fourreau ne depasse pas de plus de 10 mm celui du tube, l'epaisseur d'enrobage minimale n'a pas a etre majoree (clause 11.3.4).
Quelle planeite exiger sur la couche d'enrobage terminee ?
Sauf dispositions contraires des DPM, une planeite n'excedant pas 5 mm sous la regle de 2 m et 2 mm sous le reglet de 0,20 m pour les planchers de type A. Selon le revetement de sol choisi, les exigences peuvent etre plus contraignantes et sont alors precisees dans les DPM (clause 11.3.6).
Jusqu'ou doit remonter la bande peripherique ?
Du plancher support, y compris avec une SCAM, jusqu'a 2 cm au moins au-dessus de la surface finie du plancher, revetement de sol compris, afin de permettre la libre dilatation de la dalle. Les parties depassant ne doivent pas etre coupees avant intervention de l'entreprise de revetement de sol (clause 9.1).
Quels delais d'interruption et de remise en chauffe pour un carrelage colle ?
Conformement au NF DTU 52.2, le chauffage doit etre interrompu 48 heures minimum avant l'execution des travaux de revetement, et la remise en chauffe ne peut intervenir qu'apres un delai minimum de 48 heures apres realisation des joints entre carreaux (clause 14.1). Pour un revetement scelle selon le NF DTU 52.1, l'interruption est de deux jours et la remise en chauffe intervient apres 7 jours (clause 14.2).
Peut-on faire passer une gaine electrique dans la dalle d'un plancher chauffant ?
Non. La clause 10.7 est explicite : aucune canalisation ou gaine autre que les tubes des circuits du plancher chauffant ou chauffant reversible ne doit etre incluse dans une dalle d'enrobage, ni dans le ou les isolants. Une canalisation verticale traversant une dalle desolidarisee isolee doit en etre separee par un fourreau tel que decrit dans le NF DTU 52.10.
Combien de circuits peuvent fonctionner en rafraichissement par repartiteur ?
Le nombre de circuits pouvant fonctionner en rafraichissement est limite a 6 circuits dans la meme direction par ensemble repartiteur, l'Annexe D normative en donnant la representation (clause 7.5.2).
Que faire si un tube est endommage pendant la pose ?
Le circuit doit etre remplace : la clause 10.3.1 impose ce remplacement en cas de degradation accidentelle d'un tube lors de la pose, et l'article 12 precise que tout tube endommage non encore enrobe est remplace. Les reparations par raccords indemontables ne concernent que les fuites survenant pendant ou apres l'enrobage, et imposent une nouvelle epreuve a la pression.
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Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 28 août 2026
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NF DTU 65.14 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. plancher chauffant, eau chaude, isolant, chape, chauffage, thermique, plancher chauffant reversible, PCR, mise en chauffe, joint de fractionnement, bande peripherique, NF EN 1264.