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Document Technique Unifié
NF DTU 65.11

NF DTU 65.11 - Dispositifs de sécurité des installations de chauffage

Le NF DTU 65.11 « Dispositifs de sécurité des installations de chauffage central concernant le bâtiment » (indice de classement P 52-203) fournit les dispositions à mettre en œuvre dans les installations de chauffage au regard de la sécurité des personnes et de la conservation en bon état du matériel. La partie 1-1, cahier des clauses techniques, a été homologuée le 29 août 2007 pour prendre effet le 29 septembre 2007 ; avec la partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux), elle remplace la norme homologuée NF P 52-203 de mai 1993, la refonte ayant consisté à intégrer les prescriptions de la norme NF EN 12828. Le document couvre trois familles d'installations : vapeur basse pression (0,5 bar au plus), eau chaude basse température (105 °C au plus, en communication ou non avec l'atmosphère), et vapeur haute pression ou eau chaude haute température de faible volume. Il fixe les fonctions d'expansion, de sécurité et de limitation, les règles d'installation des soupapes, des vases d'expansion, des aquastats de sécurité, des limiteurs de pression et des protections contre le manque d'eau.

Domaine d'application

Dispositifs de sécurité et d'expansion des installations de chauffage central concernant le bâtiment, pour toutes les installations dont les appareils (générateurs, récipients, canalisations) ne sont pas soumis au décret n° 99-1046 du 13 décembre 1999 modifié ni à son arrêté d'application du 15 mars 2000 : installations à vapeur basse pression (≤ 0,5 bar), installations à eau chaude basse température (≤ 105 °C) en communication permanente avec l'atmosphère ou sans communication avec l'atmosphère, et installations à vapeur haute pression ou à eau chaude haute température de faible volume.

Mis à jour le 26 août 2026
Applicable depuis le 29 septembre 2007
sécurité
chauffage
soupape
vase expansion
régulation
NF DTU 65.11
P 52-203
NF EN 12828
aquastat de sécurité
limiteur de pression
manque d'eau
pression d'épreuve
chaufferie

Règles principales

Domaine d'application et frontière avec les équipements sous pression

Obligatoire

11 fournit les dispositions à mettre en œuvre dans les installations de chauffage au regard de la sécurité des personnes et pour conserver en bon état le matériel.

Il s'applique à toutes les installations dont les appareils — générateurs, récipients, canalisations — ne sont pas soumis au décret n° 99-1046 du 13 décembre 1999 modifié ni à son arrêté d'application du 15 mars 2000, textes transposant la directive européenne 97/23/CE du 29 mai 1997 relative aux équipements sous pression.

Les installations concernées se répartissent en trois catégories : installations à vapeur basse pression (dispositions matérielles efficaces empêchant la pression effective de vapeur de dépasser 0,5 bar), installations à eau chaude basse température (dispositions empêchant la température de l'eau de dépasser 105 °C, en communication permanente avec l'atmosphère ou sans communication), et installations à vapeur haute pression ou à eau chaude haute température de faible volume.

Exceptions :

  • • Le document ne traite pas des mesures de sécurité à prendre contre l'incendie ni en matière d'installations électriques
  • • Le document ne traite pas de la partie « combustion » des générateurs de chaleur
  • • Les générateurs de volume inférieur ou égal à 2 litres et les récipients de vapeur ou d'eau surchauffée dont le produit PS·V est inférieur ou égal à 50 bar·l et le volume inférieur à 1 litre ne sont, par exception, pas soumis au décret du 13 décembre 1999
  • • Les installations à vapeur haute pression ou à eau chaude haute température de faible volume doivent comporter les dispositifs de sécurité prescrits par le fabricant de l'appareil, les limites de température ou de pression étant fixées par les documents particuliers du marché
Références : NF DTU 65.11 P1-1 §1, Décret n° 99-1046 du 13 décembre 1999, Arrêté du 15 mars 2000, NF EN 12828

Fonctions d'expansion, de sécurité et de limitation

Obligatoire

Les « dispositifs matériels efficaces » de sécurité ont pour but d'assurer, de façon permanente et sûre, trois fonctions. La fonction d'expansion, propre aux installations à eau chaude, permet en marche normale les variations de volume de l'eau du fait de sa dilatation et de sa contraction ; le dispositif d'expansion doit également être considéré comme un dispositif de mise en pression.

La fonction de sécurité, commune à l'eau chaude et à la vapeur, permet l'évacuation d'un excédent d'eau ou d'un dégagement de vapeur accidentel à la suite d'une défaillance éventuelle des organes de régulation de température ou de conduite des feux, évite le manque d'eau aux générateurs et assure la protection de l'ensemble des dispositifs de sécurité et d'expansion contre le gel.

La fonction de limitation borne la pression dans un générateur de vapeur à la valeur maximale prévue et en tous cas à 0,5 bar pour les installations à vapeur basse pression, et la température de l'eau à la valeur maximale prévue et en tous cas à 105 °C pour les installations à eau chaude basse température.

Tous les appareils qui concourent au maintien de la sécurité doivent être indéréglables et plombés en position et en réglage.

Exceptions :

  • • Les dispositifs d'alarme mentionnés dans le document ne se rapportent qu'aux dispositifs de sécurité visés par celui-ci et constituent le strict minimum exigible
  • • Les dispositifs de sécurité et les équipements nécessaires au fonctionnement du système peuvent être ajoutés ou intégrés à l'appareil ou au générateur ; toute instruction d'installation des fabricants doit être suivie
Références : NF DTU 65.11 P1-1 §4.1, NF DTU 65.11 P1-1 §4.2, NF DTU 65.11 P1-1 §4.5, NF DTU 65.11 P1-1 §5.3.1.6

Pression d'épreuve et pression maximale d'utilisation

Obligatoire

Tous les éléments constitutifs de l'installation doivent avoir subi, ensemble ou séparément, une pression d'épreuve au moins égale à 1,5 fois la pression maximale qu'ils peuvent être amenés à supporter. En tout état de cause, pour les installations à eau chaude, cette pression d'épreuve ne doit pas être inférieure à 6 bars.

En tout point d'une installation, la pression maximale d'utilisation prévue par le constructeur doit toujours être supérieure à la valeur maximale que peut atteindre la pression en ce point.

Exceptions :

  • • Le DTU recommande, le cas échéant, d'équiper les installations d'un dispositif de contrôle et de maintien de la pression garantissant la pression de service minimale du système — vase d'expansion relié à un limiteur basse pression, système de remplissage automatique ou bâche d'alimentation et d'expansion
Références : NF DTU 65.11 P1-1 §4.3, NF DTU 65.11 P1-1 §4.4

Soupapes de sécurité : dimensionnement et installation

Obligatoire

Pour éviter toute surpression dans une installation fermée, chaque générateur doit être équipé d'au moins une soupape de sécurité ; si le générateur n'en est pas équipé d'usine, un tel organe est monté sur le circuit aussi près que possible du générateur. Les soupapes doivent s'ouvrir à une pression ne dépassant pas la pression maximale d'utilisation du système et pouvoir empêcher tout dépassement de cette pression supérieur à 10 %.

Elles doivent être dimensionnées pour répondre à la pression totale développée dans le système ou une partie du système. En cas d'utilisation de plusieurs soupapes, le débit d'évacuation des plus petites doit être au moins égal à 40 % du débit total.

Les soupapes doivent être installées à un endroit accessible, à proximité immédiate de la conduite de départ du générateur de chaleur ; il ne doit y avoir aucune vanne d'arrêt entre le générateur et la ou les soupapes.

Elles doivent être installées de façon que la perte de charge de la tuyauterie de raccordement au circuit ne dépasse pas 3 %, et celle de la tuyauterie d'échappement 10 %, de la pression de réglage. La décharge doit se faire en toute sécurité, par exemple par une tuyauterie de refoulement débouchant vers l'égout à un endroit sûr.

Exceptions :

  • • Pour les générateurs de chaleur de plus de 300 kW de puissance utile, des dispositions spéciales s'appliquent : raccordement à un ou des séparateurs de liquide à proximité immédiate des soupapes et à un conduit d'évacuation de la vapeur débouchant vers le haut à l'air libre
  • • Ces séparateurs de liquide peuvent ne pas être nécessaires si chaque générateur est muni d'un aquastat de sécurité supplémentaire et d'un limiteur de pression supplémentaire
  • • Lorsque la tuyauterie de départ du générateur vers l'installation est raccordée à sa partie supérieure, une soupape placée sur cette tuyauterie en amont de l'organe d'isolement est considérée comme « placée directement à la partie supérieure du générateur »
  • • En installation à vapeur basse pression, le dispositif de sûreté hydraulique peut remplacer la soupape, son emploi étant limité aux générateurs dont la puissance ne dépasse pas 600 kW
Références : NF DTU 65.11 P1-1 §5.1.2, NF DTU 65.11 P1-1 §5.3.1.3.1, NF EN 12828

Vases d'expansion : ouverts, fermés à pression variable ou constante

Obligatoire

Tout générateur d'une installation de type ouvert doit être relié à un vase d'expansion à l'air libre installé au plus haut niveau de l'installation de chauffage.

Ce vase est dimensionné pour absorber les variations de volume d'eau dues à l'échauffement et au refroidissement du fluide caloporteur, sa capacité utile devant être au moins égale au volume correspondant à la dilatation de l'eau contenue dans l'installation entre 0 °C et 105 °C.

Il est muni d'un évent et d'un tuyau de trop-plein protégés contre les risques de bouchage, le trop-plein étant dimensionné pour évacuer le débit massique maximal susceptible d'être contenu dans l'installation — ce qui peut être obtenu en portant son diamètre à une taille au-dessus de celui du tuyau de remplissage.

En installation fermée, les circuits sont mis en communication permanente avec un vase fermé sous pression et de capacité en eau variable, ou avec une bâche à la pression atmosphérique par l'intermédiaire d'un dispositif régulateur de pression. Les tuyauteries d'expansion doivent permettre l'écoulement du débit d'eau correspondant à la dilatation la plus rapide de l'eau de l'installation avec une vitesse inférieure à 0,10 m/s.

Exceptions :

  • • La protection contre le gel du vase, de ses accessoires et du tube d'expansion n'est pas exigée s'il s'agit d'une installation utilisant une solution aqueuse d'antigel dosée en fonction de la température minimale de la région
  • • Lorsque la pression effective maximale dans le vase peut excéder 4 bars, le vase doit, quel que soit son volume, être conforme à la réglementation concernant les récipients sous pression de gaz : organe de sécurité sur la phase gazeuse empêchant un dépassement de 10 % de la pression maximale d'utilisation, et manomètre gradué en bar
  • • Un vase d'expansion fermé à pression constante doit en outre comporter un niveau d'eau visible, isolable, purgeable et protégé contre les chocs, ainsi qu'un détecteur de niveau « trop haut » et « trop bas » provoquant l'arrêt du brûleur et une alarme sonore ou lumineuse
  • • Pour simplifier le calcul de la dilatation la plus rapide de l'eau, on admet l'installation sans émission et la puissance totale de la chaufferie uniquement utilisée au réchauffage de l'installation
Références : NF DTU 65.11 P1-1 §5.2.1.1, NF DTU 65.11 P1-1 §5.3.1.1, NF DTU 65.11 P1-1 §5.3.1.2, NF DTU 65.11 P1-1 §5.3.2

Protection contre le dépassement de la température maximale de service

Obligatoire

Tout générateur de chaleur doit être équipé d'un aquastat de sécurité comportant un capteur individuel qui doit réagir si la température atteint la limite fixée.

Si les générateurs n'ont pas été équipés par le fabricant d'un aquastat de sécurité, un tel dispositif doit être installé sur la conduite de départ de l'installation aussi près que possible du générateur, de manière que la température du générateur ne soit pas dépassée de plus de 10 K après arrêt du chauffage, de l'alimentation en combustible ou après réduction du débit de combustible à une valeur minimale.

Chaque générateur doit recevoir un double équipement thermostatique constitué par deux circuits électriques distincts agissant sur des organes de commande différents : l'un pour le réglage normal de la température, l'autre — le thermostat limiteur — pour limiter cette température en toute circonstance. Son fonctionnement doit provoquer l'arrêt du brûleur et actionner un appareil d'alarme lumineux ou sonore.

La température de coupure de l'aquastat de sécurité est déterminée en fonction des caractéristiques de l'appareil, notamment son différentiel, et de l'inertie thermique du générateur en cas d'arrêt de l'utilisation et de la circulation d'eau.

L'arrêt du brûleur par l'aquastat de sécurité doit être provoqué par une action sur le contacteur commandant ce dernier, par manque de courant ; après un tel arrêt, la remise en marche ne peut être obtenue que par une intervention manuelle. Le limiteur de température doit être conforme à la NF EN 60730-2-9.

Exceptions :

  • • Pour les températures inférieures ou égales à 105 °C sur le circuit primaire d'un échangeur de chaleur, seul un aquastat de commande est nécessaire sur le circuit secondaire
  • • Si la température du circuit primaire d'un échangeur risque de former de la vapeur dans le circuit secondaire, un limiteur de température doit interrompre la fourniture de chaleur au moyen d'une vanne d'arrêt sur le circuit primaire
  • • Les systèmes de production de chaleur à régulation manuelle doivent être munis de limiteurs de température spéciaux pour assurer un refroidissement de secours
  • • Pour les appareils à combustible solide, un circuit de distribution de chaleur doit être prévu pour fonctionner en situation de surchauffe
  • • Il est recommandé de concevoir les circuits électriques de la double protection thermostatique de façon que la remise en marche après une coupure due à un arrêt général de l'alimentation électrique soit automatique
Références : NF DTU 65.11 P1-1 §5.3.1.5, NF EN 60730-2-9

Limiteur de pression au-delà de 300 kW

Obligatoire

Tout générateur de chaleur dont la puissance thermique nominale utile dépasse 300 kW doit être muni d'un limiteur de pression. Si le générateur n'est pas équipé d'usine d'un limiteur de pression, un tel organe est monté sur l'installation aussi près que possible du générateur.

Si la pression maximale de service de l'installation de chauffage dépasse la pression limite donnée, ou en cas d'interruption de l'alimentation électrique des auxiliaires, le limiteur de pression doit couper le chauffage ou l'alimentation en combustible et les verrouiller contre toute remise en marche automatique.

Exceptions :

  • • L'installation de limiteurs de pression peut ne pas être nécessaire sur les installations alimentées par des échangeurs de chaleur
  • • En présence d'autres systèmes en appoint — par exemple systèmes solaires —, les prescriptions de sécurité qui leur sont propres doivent être appliquées
Références : NF DTU 65.11 P1-1 §5.3.1.3.2

Protection contre le manque d'eau

Obligatoire

Les installations de chauffage fermées doivent être équipées d'un contrôleur de niveau d'eau ou d'un autre dispositif — par exemple limiteur bas de pression ou contrôleur de débit — assurant une protection avec verrouillage contre un échauffement excessif des surfaces de chauffe du générateur.

En installation à vapeur basse pression, chaque générateur doit comporter un niveau de visée direct, isolable et purgeable, protégé contre les chocs mécaniques et les effets thermiques, portant une marque indélébile « niveau minimal d'eau » ; la baisse du niveau d'eau au-dessous de ce niveau minimal doit entraîner l'arrêt du brûleur et actionner un dispositif d'alarme acoustique.

Exceptions :

  • • Le dispositif n'est pas nécessaire dans le cas de générateurs de moins de 300 kW lorsqu'il est sûr qu'aucun échauffement inacceptable ne peut se produire en cas de manque d'eau
  • • Si le générateur est placé plus haut que la plupart des émetteurs de chaleur, un contrôleur de niveau d'eau ou dispositif équivalent est nécessaire quelle que soit la puissance du générateur
  • • Les installations à générateur de chaleur à électrodes et les circuits de chauffage au secondaire d'un échangeur de chaleur sont exclus de cette obligation
Références : NF DTU 65.11 P1-1 §5.1.1, NF DTU 65.11 P1-1 §5.3.1.3.3, NF DTU 65.11 P1-1 §5.3.2.4

Dimensionnement d'un vase d'expansion à diaphragme (annexe A)

L'annexe A informative donne la méthode recommandée.

La position du vase d'expansion détermine le point neutre du système, où la pression statique ou pression finale est toujours constante, indépendamment du fonctionnement de la pompe de circulation ; elle doit être choisie de telle façon que la pression d'aspiration de la pompe soit suffisante pour éviter la cavitation, et le niveau de température sur la membrane doit être le plus faible possible.

Le point de remplissage doit se trouver entre le raccordement du vase et l'aspiration de la pompe.

La pression initiale nominale p0 doit être au moins égale à la pression statique de colonne d'eau pST augmentée de la pression de vapeur saturante pD (p0 ≥ pST + pD) ; sa valeur nominale est normalement de 0,7 bar, une règle pratique consistant à ajouter une valeur forfaitaire de 0,3 bar à la place de la pression de vapeur saturante.

La pression finale normale pe ne devra pas être supérieure à la pression de tarage de la soupape de sécurité minorée de la différence de fermeture de la soupape — typiquement 10 % de la pression de tarage —, la différence de pression gravifique entre la position du vase et celle de la soupape étant prise en compte.

Exceptions :

  • • Les vases d'expansion d'une capacité inférieure à 15 litres devraient disposer d'une réserve d'eau correspondant à au moins 0,5 % de la capacité totale du circuit, sans être toutefois inférieure à 3 litres
  • • Les valeurs du tableau A.2 sont applicables pour une température limite de dépassement de 110 °C, sans volume tampon (WWR = 0 l)
  • • L'addition d'antigel ou de fluide similaire modifie le pourcentage d'expansion du liquide et peut agir sur le matériau composant le diaphragme
  • • En présence d'un inhibiteur chimique, sa compatibilité chimique avec la membrane et les autres composants du circuit doit être vérifiée
  • • Lorsqu'un calcul précis du volume de l'installation n'est pas possible, une marge de sécurité doit être retenue dans son estimation
Références : NF DTU 65.11 P1-1 Annexe A (informative), NF DTU 65.11 P1-1 Tableau A.1, NF DTU 65.11 P1-1 Tableau A.2

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Pression d'épreuve de l'installation ≥ 1,5 × pression maximale supportée Jamais inférieure à 6 bars pour les installations à eau chaude
Dépassement admissible à l'ouverture d'une soupape de sécurité ≤ 10 % de la pression maximale d'utilisation Ouverture à une pression ne dépassant pas la pression maximale d'utilisation
Perte de charge de la tuyauterie de raccordement d'une soupape ≤ 3 % de la pression de réglage Tuyauterie d'échappement : ≤ 10 % de la pression de réglage
Débit des plus petites soupapes en cas de soupapes multiples ≥ 40 % du débit total Installations fermées
Pression effective maximale — vapeur basse pression 0,5 bar Débit de vapeur correspondant à la puissance nominale évacué sans dépassement
Température maximale — eau chaude basse température 105 °C Limite retenue dans le champ d'application de la NF EN 12828
Dépassement admissible après action de l'aquastat de sécurité ≤ 10 K Après arrêt du chauffage ou de l'alimentation en combustible
Vitesse d'écoulement dans un tube d'expansion < 0,10 m/s Au débit correspondant à la dilatation la plus rapide de l'eau
Seuil de pression imposant la conformité « récipients sous pression » d'un vase > 4 bars de pression effective maximale Quel que soit le volume du vase — organe de sécurité limitant à +10 % et manomètre en bar
Pression initiale nominale d'un vase à diaphragme (annexe A) p0 ≥ pST + pD, valeur nominale 0,7 bar Règle pratique : + 0,3 bar forfaitaire à la place de pD
Différence de fermeture d'une soupape de sécurité (annexe A) ≈ 10 % de la pression de tarage La pression finale pe doit rester en dessous du tarage minoré de cette différence
Réserve d'eau d'un vase de moins de 15 litres (annexe A) ≥ 0,5 % de la capacité totale du circuit, jamais < 3 litres Compensation des pertes éventuelles du circuit

Dimensions réglementaires

Diamètre de la canalisation d'évacuation d'une soupape

Dimension : Au moins égal à celui de l'orifice de sortie de la soupape
Minimum : -

Aucun organe d'obturation entre générateur et soupape

Puissance limite d'emploi du dispositif de sûreté hydraulique

Dimension : 600 kW
Maximum : 600 kW

Installations à vapeur basse pression

Seuil de puissance imposant un limiteur de pression

Dimension : > 300 kW de puissance thermique nominale utile
Minimum : -

Réglé pour réagir avant les soupapes de sécurité

Seuil de puissance imposant séparateur de liquide et évacuation vapeur à l'air libre

Dimension : > 300 kW de puissance utile
Minimum : -

Sauf aquastat de sécurité supplémentaire et limiteur de pression supplémentaire par générateur

Capacité utile d'un vase d'expansion à l'air libre

Dimension : Volume de dilatation de l'eau entre 0 °C et 105 °C
Minimum : -

Il est recommandé de retenir un volume supérieur au minimum imposé

Diamètre du tuyau de trop-plein d'un vase à l'air libre

Dimension : Une taille au-dessus du tuyau de remplissage
Minimum : -

Doit évacuer le débit massique maximal susceptible d'être contenu dans l'installation

Manomètre d'une installation à vapeur basse pression

Dimension : Gradué de 0 à + 1 bar
Minimum : -

En liaison directe avec la chambre de vapeur

Pression de gonflage usine des vases du marché domestique

Dimension : 0,5 bar, 1,0 bar ou 1,5 bar
Minimum : -

À reprendre selon la pression statique réelle de l'installation (annexe A)

Comprendre NF DTU 65.11

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 65.11, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 65.11 couvre : Dispositifs de sécurité et d'expansion des installations de chauffage central concernant le bâtiment, pour toutes les installations dont les appareils (générateurs, récipients, canalisations) ne sont pas soumis au décret n° 99-1046 du 13 décembre 1999 modifié ni à son arrêté d'application du 15 mars 2000 : installations à vapeur basse pression (≤ 0,5 bar), installations à eau chaude basse température (≤ 105 °C) en communication permanente avec l'atmosphère ou sans communication avec l'atmosphère, et installations à vapeur haute pression ou à eau chaude haute température de faible volume.. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 65.11

Le NF DTU 65.11 est le document qui répond à une question simple et redoutable : que se passe-t-il quand la régulation d'une installation de chauffage tombe en panne ? Il ne traite ni du dimensionnement des émetteurs, ni du rendement des générateurs, ni de la combustion. Il traite exclusivement des dispositifs matériels efficaces qui garantissent, de façon permanente et sûre, que l'installation ne dépassera ni sa température ni sa pression maximales, qu'elle ne manquera pas d'eau, et que l'eau qu'elle contient pourra se dilater et se contracter sans dommage.

La partie 1-1 du document, cahier des clauses techniques, a été homologuée le 29 août 2007 pour prendre effet le 29 septembre 2007 sous l'indice de classement P 52-203-1-1. Avec la partie 1-2, cahier des critères généraux de choix des matériaux, elle remplace la norme homologuée NF P 52-203 (référence DTU 65.11) de mai 1993. L'avant-propos particulier de la norme est explicite : les modifications apportées à la version de 1993 sont uniquement dues à l'intégration des prescriptions figurant dans la norme NF EN 12828, « Systèmes de chauffage dans les bâtiments — Conception des systèmes de chauffage à eau », qui couvrait partiellement le même domaine.

Le champ d'application est délimité par une frontière réglementaire, non par une puissance. Le NF DTU 65.11 s'applique à toutes les installations dont les appareils — générateurs, récipients, canalisations — ne sont pas soumis au décret n° 99-1046 du 13 décembre 1999 modifié et à son arrêté d'application du 15 mars 2000, textes qui transposent la directive européenne 97/23/CE relative aux équipements sous pression. Au-delà de cette frontière, c'est le régime des équipements sous pression qui s'applique, avec ses propres obligations.

Deux exclusions doivent être connues des maîtres d'œuvre : le NF DTU 65.11 ne traite pas des mesures de sécurité à prendre contre l'incendie ni en matière d'installations électriques, et il ne traite pas de la partie « combustion » des générateurs de chaleur. Ces sujets relèvent respectivement de la réglementation incendie, de la NF C 15-100, et des référentiels propres aux appareils. Le DTU précise par ailleurs que les dispositions de la circulaire du 29 novembre 1929 du ministère de l'Industrie et du Commerce, historiquement applicables en matière de sécurité des installations de chauffage, ont été reprises dans le texte pour autant qu'elles puissent encore s'appliquer aux techniques existantes lors de son élaboration.

Comprendre en détail NF DTU 65.11

Trois familles d'installations, une seule logique de sécurité

Les installations à vapeur comportant des dispositions matérielles efficaces pour empêcher la pression effective de vapeur dans les générateurs de dépasser 0,5 bar sont appelées « installations à vapeur basse pression ». Les installations à eau chaude comportant des dispositions matérielles efficaces pour empêcher la température de l'eau dans l'installation, les générateurs et les récipients de dépasser 105 °C sont appelées « installations à eau chaude basse température » ; on y distingue celles qui sont en communication permanente avec l'atmosphère de celles qui ne le sont pas. La limite de 105 °C est celle retenue dans le champ d'application de la norme NF EN 12828.

La troisième famille regroupe les installations fonctionnant à une pression ou à une température supérieures à ces limites, mais dont les appareils ne sont néanmoins pas soumis au décret du 13 décembre 1999 du fait de leur faible volume. Elles sont appelées « installations à vapeur haute pression de faible volume » ou « installations à eau chaude haute température de faible volume ». Le DTU indique que ces équipements ne correspondent pas à l'offre du marché mais que la prescription est maintenue pour ne pas gêner une éventuelle innovation ; ces installations doivent comporter les dispositifs de sécurité prescrits par le fabricant de l'appareil, les limites de température ou de pression étant fixées par les documents particuliers du marché.

Quelle que soit la famille, le DTU appelle « générateur » tout appareil — chaudière, échangeur — susceptible de chauffer l'eau destinée au chauffage ou au réchauffage d'eau sanitaire. Les dispositifs matériels efficaces doivent assurer trois fonctions : l'expansion (permettre en marche normale les variations de volume de l'eau du fait de sa dilatation et de sa contraction), la sécurité (permettre l'évacuation d'un excédent d'eau ou d'un dégagement de vapeur accidentel après défaillance des organes de régulation ou de conduite des feux, éviter le manque d'eau aux générateurs, protéger l'ensemble des dispositifs contre le gel) et la limitation de température ou de pression.

Pression d'épreuve, pression maximale d'utilisation, plombage

Tous les éléments constitutifs de l'installation doivent avoir subi, ensemble ou séparément, une pression d'épreuve au moins égale à 1,5 fois la pression maximale qu'ils peuvent être amenés à supporter. Pour les installations à eau chaude, cette pression d'épreuve ne doit en tout état de cause pas être inférieure à 6 bars. C'est le seuil plancher que doit vérifier le maître d'œuvre au procès-verbal d'essai, avant calorifugeage et avant fermeture des faux plafonds.

En tout point d'une installation, la pression maximale d'utilisation prévue par le constructeur doit toujours être supérieure à la valeur maximale que peut atteindre la pression en ce point. Le DTU rappelle que la pression en un point d'une installation à eau chaude dépend de la pression due au dispositif de mise en pression, de l'augmentation ou de la diminution de pression due à la dénivellation entre le point considéré et le point où s'exerce ce dispositif, de la pression due à la différence de température en thermosiphon ou aux pompes de circulation en eau chaude pulsée, et des pertes de pression dues à la circulation de l'eau.

Une exigence transversale ferme le sujet : tous les appareils qui concourent au maintien de la sécurité doivent être indéréglables et doivent être plombés en position et en réglage. Un tarage de soupape modifiable à la main, un aquastat de sécurité non plombé ou une vanne d'isolement manœuvrable sur la ligne de sécurité constituent des non-conformités directes.

Mise en œuvre des soupapes de sécurité en installation fermée

Pour éviter toute surpression dans une installation fermée, chaque générateur doit être équipé d'au moins une soupape de sécurité. Si le générateur n'est pas équipé d'usine, un tel organe est monté sur le circuit aussi près que possible du générateur. La soupape doit s'ouvrir à une pression ne dépassant pas la pression maximale d'utilisation du système et pouvoir empêcher tout dépassement de cette pression supérieur à 10 %. Elle doit être dimensionnée pour répondre à la pression totale développée dans le système ou une partie du système. En cas d'utilisation de plusieurs soupapes, le débit d'évacuation des plus petites doit être au moins égal à 40 % du débit total.

L'installation obéit à trois règles opposables. La soupape doit être installée à un endroit accessible, à proximité immédiate de la conduite de départ du générateur de chaleur. Il ne doit y avoir aucune vanne d'arrêt entre le générateur de chaleur et la ou les soupapes de sécurité. Enfin, la perte de charge de la tuyauterie de raccordement au circuit ne doit pas dépasser 3 %, et celle de la tuyauterie d'échappement 10 %, de la pression de réglage de la soupape.

La décharge doit se faire en toute sécurité, ce qui peut être obtenu au moyen d'une tuyauterie de refoulement débouchant vers l'égout à un endroit sûr. Pour les générateurs de plus de 300 kW de puissance utile, des dispositions spéciales s'appliquent : ils doivent être reliés à un ou des séparateurs de liquide à proximité immédiate des soupapes et à un conduit d'évacuation de la vapeur débouchant vers le haut à l'air libre. Ces séparateurs peuvent ne pas être nécessaires si chaque générateur est muni d'un aquastat de sécurité supplémentaire et d'un limiteur de pression supplémentaire.

En installation à vapeur basse pression, les soupapes doivent être placées directement à la partie supérieure du générateur, sans canalisation de raccordement ni organe d'obturation totale ou partielle entre le générateur et les soupapes. Les canalisations d'évacuation qui les prolongent doivent avoir un diamètre au moins égal à celui de l'orifice de sortie, et l'ensemble doit pouvoir évacuer un débit de vapeur correspondant à la puissance nominale du générateur sans que la pression effective y dépasse 0,5 bar. Chaque soupape porte de manière indélébile le nom du constructeur et la référence exacte de fabrication — type, pression de tarage —, le contrepoids comportant, gravée dans la masse ou en relief, la valeur de sa masse en kilogrammes.

Vases d'expansion : ouverts, fermés à pression variable, à pression constante

Dans une installation de type ouvert, tout générateur doit être relié à un vase d'expansion à l'air libre installé au plus haut niveau de l'installation de chauffage. Ces vases doivent être dimensionnés pour absorber les variations de volume d'eau dues à l'échauffement et au refroidissement du fluide caloporteur, leur capacité utile devant être au moins égale au volume correspondant à la dilatation de l'eau contenue dans l'installation entre 0 °C et 105 °C. Ils doivent être munis d'un évent et d'un tuyau de trop-plein protégés contre les risques de bouchage, le trop-plein étant dimensionné pour évacuer le débit massique maximal susceptible d'être contenu dans l'installation — ce qui peut être obtenu en portant son diamètre à une taille au-dessus de celui du tuyau de remplissage. Vases, tubes de sécurité, d'évent et de trop-plein doivent être conçus et disposés de manière à éviter tout risque de gel.

Dans une installation fermée, l'expansion se fait soit par mise en communication permanente avec un vase fermé sous pression et de capacité en eau variable — installation dite « à vase d'expansion fermé » —, soit par mise en communication avec une bâche à la pression atmosphérique via un dispositif régulateur de pression — installation dite « sans vase » ou « à système de maintien de pression ». Dans le premier cas, les tuyauteries d'expansion doivent permettre l'écoulement du débit d'eau correspondant à la dilatation la plus rapide de l'eau de l'installation avec une vitesse inférieure à 0,10 m/s. Pour simplifier ce calcul, le DTU admet de considérer l'installation sans émission et la puissance totale de la chaufferie uniquement utilisée au réchauffage.

Un vase d'expansion fermé à pression variable est raccordé sur la canalisation retour de l'installation. Il doit comporter un dispositif manœuvrable normalement fermé de purge de gaz et un dispositif manœuvrable normalement fermé de vidange. L'installation étant froide, la pression initiale du gaz doit être suffisante pour permettre le complet remplissage de l'installation et la purge des points hauts, et le volume du vase doit permettre la dilatation totale de l'eau sans qu'en aucun point la pression maximale dépasse la pression maximale d'utilisation. Lorsque la pression effective maximale dans le vase peut excéder 4 bars, le vase doit, quel que soit son volume, être conforme à la réglementation en vigueur concernant les récipients sous pression de gaz : il comporte alors notamment un organe de sécurité placé sur la phase gazeuse empêchant la pression de dépasser de 10 % la pression maximale d'utilisation du vase, et un manomètre gradué en bar.

Un vase d'expansion fermé à pression constante doit comporter un niveau d'eau visible, isolable, purgeable et protégé contre les chocs, ainsi qu'un détecteur de niveau « trop haut » et « trop bas » provoquant, dans les mêmes conditions que le thermostat limiteur, l'arrêt du brûleur et le fonctionnement d'un système d'alarme sonore ou lumineux. Chaque générateur doit être équipé d'un dispositif de contrôle de remplissage provoquant l'arrêt du brûleur lorsque le générateur n'est pas complètement rempli d'eau. Sauf installation utilisant une solution aqueuse d'antigel dosée en fonction de la température minimale de la région, le vase, ses accessoires et le tube d'expansion doivent être protégés contre le gel.

Aquastat de sécurité, limiteur de pression, manque d'eau

Tout générateur de chaleur doit être équipé d'un aquastat de sécurité comportant un capteur individuel qui réagit si la température atteint la limite fixée. Si le générateur n'en a pas été équipé par le fabricant, ce dispositif est installé sur la conduite de départ aussi près que possible du générateur, de manière que la température du générateur ne soit pas dépassée de plus de 10 K après arrêt du chauffage, de l'alimentation en combustible, ou après réduction du débit de combustible à une valeur minimale. Chaque générateur doit recevoir un double équipement thermostatique constitué de deux circuits électriques distincts agissant sur des organes de commande différents : l'un pour le réglage normal de la température, l'autre — le « thermostat limiteur » — pour limiter cette température en toute circonstance.

Le fonctionnement du thermostat limiteur doit provoquer l'arrêt du brûleur et actionner un appareil d'alarme lumineux ou sonore. L'arrêt du brûleur par l'aquastat de sécurité doit être provoqué par une action sur le contacteur commandant ce dernier, par manque de courant. Après un arrêt provoqué par l'aquastat de sécurité, la remise en marche ne peut être obtenue que par une intervention manuelle. Le limiteur de température doit être conforme à la NF EN 60730-2-9. Enfin, il doit être installé sur chaque générateur un thermomètre gradué en degrés Celsius et un manomètre gradué en bar.

Tout générateur de chaleur dont la puissance thermique nominale utile dépasse 300 kW doit être muni d'un limiteur de pression. Si la pression maximale de service dépasse la pression limite donnée, ou en cas d'interruption de l'alimentation électrique des auxiliaires, le limiteur doit couper le chauffage ou l'alimentation en combustible et les verrouiller contre toute remise en marche automatique. Il doit être réglé pour réagir avant les soupapes de sécurité. L'installation d'un limiteur de pression peut ne pas être nécessaire sur les installations alimentées par des échangeurs de chaleur.

Les installations de chauffage fermées doivent être équipées d'un contrôleur de niveau d'eau ou d'un autre dispositif — limiteur bas de pression, contrôleur de débit — assurant une protection avec verrouillage contre un échauffement excessif des surfaces de chauffe du générateur. Ce dispositif n'est pas nécessaire pour les générateurs de moins de 300 kW lorsqu'il est sûr qu'aucun échauffement inacceptable ne peut se produire en cas de manque d'eau. En revanche, si le générateur est placé plus haut que la plupart des émetteurs de chaleur, un contrôleur de niveau d'eau ou dispositif équivalent est nécessaire quelle que soit la puissance du générateur. Les installations à générateur de chaleur à électrodes et les circuits de chauffage au secondaire d'un échangeur sont exclus de cette obligation.

Dimensionner un vase d'expansion à diaphragme (annexe A informative)

L'annexe A du NF DTU 65.11 P1-1 est informative mais structure la pratique. Elle rappelle d'abord que la position du vase d'expansion détermine le point neutre du système : à cet endroit, la pression statique ou pression finale est toujours constante, indépendamment du fonctionnement de la pompe de circulation. Cette position doit être choisie de telle façon que la pression d'aspiration de la pompe soit suffisante pour éviter tout risque de cavitation, et le niveau de température sur la membrane du vase doit être le plus faible possible. Le point de remplissage doit se trouver entre le raccordement du vase et l'aspiration de la pompe de circulation.

La pression initiale nominale p0 doit être au moins égale à la pression statique de colonne d'eau pST augmentée de la pression de vapeur saturante pD, soit p0 ≥ pST + pD. Le DTU indique que la valeur nominale de p0 est normalement de 0,7 bar et qu'une règle pratique consiste à ajouter, à la place de la pression de vapeur saturante, une valeur forfaitaire de 0,3 bar. La pression finale normale pe ne devra pas être supérieure à la pression de tarage de la soupape de sécurité minorée de la différence de fermeture de la soupape — typiquement 10 % de la pression de tarage —, la différence de pression gravifique entre la position du vase et celle de la soupape devant être prise en compte.

La méthode se déroule ensuite en quatre temps : déterminer la contenance en eau du système (réseau de tuyauteries, émetteurs, générateurs de chaleur et circuits auxiliaires), la température maximale limite et le pourcentage d'expansion e correspondant ; en déduire le volume d'expansion Ve ; ajouter le volume de la réserve d'eau Vwr destiné à compenser les pertes éventuelles du circuit — les vases d'une capacité inférieure à 15 litres devraient disposer d'une réserve correspondant à au moins 0,5 % de la capacité totale du circuit sans être toutefois inférieure à 3 litres ; et vérifier la pression hydrostatique pST. Le DTU note que les vases d'expansion disponibles sur le marché des installations de chauffage domestiques sont gonflés en usine à 0,5 bar, 1,0 bar ou 1,5 bar, et que les valeurs de son tableau A.2 sont applicables pour une température limite de dépassement de 110 °C, sans volume tampon. L'ajout d'antigel modifie le pourcentage d'expansion du liquide et peut agir sur le matériau du diaphragme ; en cas d'inhibiteur chimique, sa compatibilité avec la membrane et les autres composants doit être vérifiée.

Erreurs fréquentes en chaufferie

La première erreur, et la plus grave, est la vanne d'arrêt posée entre le générateur et la soupape de sécurité — souvent installée « pour faciliter le remplacement de la soupape ». Le DTU l'interdit sans nuance. La variante rencontrée en installation à vapeur est la canalisation de raccordement intercalée entre le générateur et la soupape, alors que celle-ci doit être placée directement à la partie supérieure du générateur.

La deuxième erreur concerne la ligne d'échappement. Une tuyauterie d'échappement trop longue ou trop étroite fait perdre à la soupape sa capacité d'évacuation : le DTU borne la perte de charge de la tuyauterie de raccordement à 3 % et celle de la tuyauterie d'échappement à 10 % de la pression de réglage. Une canalisation d'évacuation de diamètre inférieur à l'orifice de sortie de la soupape est une non-conformité directe.

La troisième erreur porte sur le vase d'expansion : gonflage à la pression usine sans reprise en fonction de la hauteur statique réelle, raccordement sur le départ au lieu du retour, absence de purge de gaz ou de vidange manœuvrables, calorifugeage du vase et de sa conduite de raccordement — ce que l'annexe A déconseille explicitement en solaire comme en chauffage —, ou vase exposé au gel sans solution antigel dosée pour la région.

La quatrième erreur est l'oubli du seuil de 300 kW. Au-delà de cette puissance thermique nominale utile, le limiteur de pression est obligatoire, et la décharge des soupapes impose séparateurs de liquide et conduit d'évacuation de vapeur débouchant vers le haut à l'air libre — sauf aquastat de sécurité supplémentaire et limiteur de pression supplémentaire par générateur. S'y ajoute l'oubli du plombage : tous les appareils concourant au maintien de la sécurité doivent être indéréglables et plombés en position et en réglage.

Glossaire NF DTU 65.11

Générateur
Au sens du NF DTU 65.11, tout appareil — chaudière ou échangeur — susceptible de chauffer l'eau destinée au chauffage ou au réchauffage d'eau sanitaire.
Installation à vapeur basse pression
Installation comportant des dispositions matérielles efficaces pour empêcher la pression effective de vapeur dans les générateurs de dépasser 0,5 bar.
Installation à eau chaude basse température
Installation comportant des dispositions matérielles efficaces pour empêcher la température de l'eau de dépasser 105 °C. Cette limite est celle du champ d'application de la NF EN 12828.
Fonction d'expansion
Fonction permettant, en marche normale, les variations de volume de l'eau de l'installation du fait de sa dilatation et de sa contraction. Un dispositif d'expansion est aussi un dispositif de mise en pression.
Pression d'épreuve
Pression d'essai au moins égale à 1,5 fois la pression maximale que les éléments peuvent être amenés à supporter, et jamais inférieure à 6 bars pour les installations à eau chaude.
Pression maximale d'utilisation
Pression prévue par le constructeur en un point de l'installation ; elle doit toujours être supérieure à la valeur maximale que peut atteindre la pression en ce point.
Dispositif de sûreté hydraulique
Dispositif de sécurité à colonne d'eau des installations à vapeur basse pression, dont l'emploi est limité aux générateurs dont la puissance ne dépasse pas 600 kW. Il est raccordé au générateur au niveau de la phase gazeuse par une canalisation en pente constamment descendante, sans aucun organe d'obturation.
Thermostat limiteur
Deuxième circuit thermostatique, distinct du réglage normal de la température, destiné à limiter celle-ci en toute circonstance. Son fonctionnement provoque l'arrêt du brûleur et actionne une alarme lumineuse ou sonore.
Aquastat de sécurité
Dispositif à capteur individuel réagissant au dépassement de la température limite, agissant par manque de courant sur le contacteur du brûleur, à réarmement manuel obligatoire. Conforme à la NF EN 60730-2-9.
Limiteur de pression
Organe obligatoire au-delà de 300 kW de puissance thermique nominale utile, réglé pour réagir avant les soupapes de sécurité, coupant le chauffage ou l'alimentation en combustible et les verrouillant contre toute remise en marche automatique.
Point neutre
Emplacement du vase d'expansion dans l'installation, où la pression statique ou pression finale est toujours constante, indépendamment du fonctionnement de la pompe de circulation.
Pression initiale nominale (p0)
Pression de gonflage à froid d'un vase à diaphragme. Elle doit satisfaire p0 ≥ pST + pD ; sa valeur nominale est normalement de 0,7 bar, une valeur forfaitaire de 0,3 bar pouvant remplacer la pression de vapeur saturante.
Volume de réserve d'eau (Vwr)
Volume complémentaire du vase d'expansion destiné à compenser les pertes éventuelles du circuit. Pour les vases de moins de 15 litres, au moins 0,5 % de la capacité totale du circuit et jamais moins de 3 litres.
Installation « sans vase d'expansion »
Installation dans laquelle l'expansion et la mise en pression sont assurées par un système d'évacuation et de réintroduction d'eau maintenant constante la pression, l'eau évacuée étant stockée dans une bâche à la pression atmosphérique.
Système de décharge
Élément assurant le fonctionnement normal d'une installation à pression constante ou sans vase, à ne pas confondre avec les soupapes protégeant l'installation contre les surpressions éventuelles.

Questions fréquentes sur NF DTU 65.11

Qu'est-ce que NF DTU 65.11 ?

NF DTU 65.11 - Dispositifs de sécurité des installations de chauffage. Le NF DTU 65.11 « Dispositifs de sécurité des installations de chauffage central concernant le bâtiment » (indice de classement P 52-203) fournit les dispositions à mettre en œuvre dans les installations de chauffage au regard de la sécurité des personnes et de la conservation en bon état du matériel. La partie 1-1, cahier des clauses techniques, a été homologuée le 29 août 2007 pour prendre effet le 29 septembre 2007 ; avec la partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux), elle remplace la norme homologuée NF P 52-203 de mai 1993, la refonte ayant consisté à intégrer les prescriptions de la norme NF EN 12828. Le document couvre trois familles d'installations : vapeur basse pression (0,5 bar au plus), eau chaude basse température (105 °C au plus, en communication ou non avec l'atmosphère), et vapeur haute pression ou eau chaude haute température de faible volume. Il fixe les fonctions d'expansion, de sécurité et de limitation, les règles d'installation des soupapes, des vases d'expansion, des aquastats de sécurité, des limiteurs de pression et des protections contre le manque d'eau. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 65.11 ?

Le domaine d'application couvre : Dispositifs de sécurité et d'expansion des installations de chauffage central concernant le bâtiment, pour toutes les installations dont les appareils (générateurs, récipients, canalisations) ne sont pas soumis au décret n° 99-1046 du 13 décembre 1999 modifié ni à son arrêté d'application du 15 mars 2000 : installations à vapeur basse pression (≤ 0,5 bar), installations à eau chaude basse température (≤ 105 °C) en communication permanente avec l'atmosphère ou sans communication avec l'atmosphère, et installations à vapeur haute pression ou à eau chaude haute température de faible volume.. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 65.11 sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Quelle est la version en vigueur du NF DTU 65.11 ?

La partie 1-1 (cahier des clauses techniques, indice P 52-203-1-1) a été homologuée le 29 août 2007 pour prendre effet le 29 septembre 2007. Avec la partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux), elle remplace la norme homologuée NF P 52-203 (référence DTU 65.11) de mai 1993. La refonte a consisté à intégrer les prescriptions de la norme NF EN 12828.

Quelles installations le NF DTU 65.11 couvre-t-il ?

Toutes les installations de chauffage dont les appareils — générateurs, récipients, canalisations — ne sont pas soumis au décret n° 99-1046 du 13 décembre 1999 modifié et à son arrêté d'application du 15 mars 2000. Elles se répartissent en installations à vapeur basse pression (pression effective de vapeur limitée à 0,5 bar), installations à eau chaude basse température (température limitée à 105 °C, en communication ou non avec l'atmosphère) et installations à vapeur haute pression ou à eau chaude haute température de faible volume.

Que ne traite pas le NF DTU 65.11 ?

Trois sujets sont explicitement exclus : les mesures de sécurité à prendre contre l'incendie, les mesures en matière d'installations électriques, et la partie « combustion » des générateurs de chaleur.

Quelle est la pression d'épreuve d'une installation de chauffage ?

Tous les éléments constitutifs doivent avoir subi, ensemble ou séparément, une pression d'épreuve au moins égale à 1,5 fois la pression maximale qu'ils peuvent être amenés à supporter. En tout état de cause, pour les installations à eau chaude, cette pression d'épreuve ne doit pas être inférieure à 6 bars.

À quelle pression doit s'ouvrir une soupape de sécurité ?

À une pression ne dépassant pas la pression maximale d'utilisation du système, et elle doit pouvoir empêcher tout dépassement de cette pression supérieur à 10 %. Elle doit être dimensionnée pour répondre à la pression totale développée dans le système ou une partie du système.

Peut-on poser une vanne d'isolement avant la soupape de sécurité ?

Non. Le NF DTU 65.11 dispose qu'il ne doit y avoir aucune vanne d'arrêt entre le générateur de chaleur et la ou les soupapes de sécurité. En installation à vapeur basse pression, il ne doit exister entre le générateur et les soupapes ni canalisation de raccordement, ni organe d'obturation totale ou partielle.

Quelles pertes de charge admissibles sur la ligne d'une soupape ?

La perte de charge de la tuyauterie de raccordement au circuit ne doit pas dépasser 3 %, et celle de la tuyauterie d'échappement 10 %, de la pression de réglage de la soupape de sécurité. Les canalisations d'évacuation qui prolongent éventuellement les soupapes doivent avoir un diamètre au moins égal à celui de l'orifice de sortie de la soupape.

Que faire si plusieurs soupapes de sécurité équipent un même générateur ?

En cas d'utilisation de plusieurs soupapes de sécurité, le débit d'évacuation des plus petites soupapes doit être au moins égal à 40 % du débit total.

À partir de quelle puissance un limiteur de pression est-il obligatoire ?

Tout générateur de chaleur dont la puissance thermique nominale utile dépasse 300 kW doit être muni d'un limiteur de pression, réglé de manière à réagir avant les soupapes de sécurité. Il doit couper le chauffage ou l'alimentation en combustible et les verrouiller contre toute remise en marche automatique. L'installation d'un limiteur peut ne pas être nécessaire sur les installations alimentées par des échangeurs de chaleur.

Quand la protection contre le manque d'eau est-elle obligatoire ?

Les installations de chauffage fermées doivent être équipées d'un contrôleur de niveau d'eau ou d'un dispositif équivalent (limiteur bas de pression, contrôleur de débit) assurant une protection avec verrouillage. Ce dispositif n'est pas nécessaire pour les générateurs de moins de 300 kW lorsqu'il est sûr qu'aucun échauffement inacceptable ne peut se produire en cas de manque d'eau. En revanche, si le générateur est placé plus haut que la plupart des émetteurs, il est nécessaire quelle que soit la puissance. Les générateurs à électrodes et les circuits au secondaire d'un échangeur sont exclus.

Comment fonctionne l'aquastat de sécurité ?

Tout générateur doit être équipé d'un aquastat de sécurité à capteur individuel réagissant si la température atteint la limite fixée. Installé sur la conduite de départ au plus près du générateur lorsqu'il n'est pas monté d'usine, il doit agir de manière que la température du générateur ne soit pas dépassée de plus de 10 K après arrêt du chauffage ou de l'alimentation en combustible. Son fonctionnement provoque l'arrêt du brûleur et l'actionnement d'une alarme lumineuse ou sonore, la remise en marche n'étant possible que par intervention manuelle.

Quelle est la différence entre thermostat de régulation et thermostat limiteur ?

Chaque générateur doit recevoir un double équipement thermostatique constitué de deux circuits électriques distincts agissant sur des organes de commande différents. Le premier assure le réglage normal de la température ; le second, appelé thermostat limiteur, limite cette température en toute circonstance et provoque l'arrêt du brûleur ainsi qu'une alarme. Les deux ne doivent jamais être confondus.

À quelle vitesse l'eau doit-elle pouvoir s'écouler dans un tube d'expansion ?

Les tuyauteries mettant en communication les circuits de chauffage avec un vase d'expansion fermé doivent permettre l'écoulement du débit d'eau correspondant à la dilatation la plus rapide de l'eau de l'installation avec une vitesse inférieure à 0,10 m/s. Pour simplifier le calcul, on admet l'installation sans émission et la puissance totale de la chaufferie uniquement utilisée au réchauffage.

Sur quelle canalisation raccorder un vase d'expansion fermé à pression variable ?

Sur la canalisation retour de l'installation. Il doit comporter un dispositif manœuvrable, normalement fermé, de purge de gaz, et un dispositif manœuvrable, normalement fermé, de vidange. Si la conception du vase le permet, il est recommandé de l'installer avec la poche de gaz en position basse.

Que se passe-t-il si la pression dans le vase peut dépasser 4 bars ?

Dans le cas où la pression effective maximale dans le vase d'expansion peut excéder 4 bars, ce vase, quel que soit son volume, doit être conforme à la réglementation en vigueur concernant les récipients sous pression de gaz. Il doit notamment comporter un organe de sécurité placé sur la phase gazeuse empêchant la pression de dépasser de 10 % la pression maximale d'utilisation du vase, et un manomètre gradué en bar.

Quelle pression de gonflage initiale pour un vase à diaphragme ?

L'annexe A informative indique que la pression initiale nominale p0 doit être au moins égale à la pression statique de colonne d'eau pST augmentée de la pression de vapeur saturante pD (p0 ≥ pST + pD). Sa valeur nominale est normalement de 0,7 bar, une règle pratique consistant à ajouter une valeur forfaitaire de 0,3 bar à la place de la pression de vapeur saturante. Les vases du marché domestique sont gonflés en usine à 0,5, 1,0 ou 1,5 bar.

Quelle réserve d'eau prévoir dans un vase d'expansion ?

En plus du volume d'eau résultant de la dilatation thermique, le vase doit contenir une réserve minimale d'eau pour compenser les pertes éventuelles du circuit. Les vases d'une capacité inférieure à 15 litres devraient disposer d'une réserve correspondant à au moins 0,5 % de la capacité totale du circuit, sans être toutefois inférieure à 3 litres.

Quel équipement de mesure sur chaque générateur ?

Il doit être installé sur chaque générateur un thermomètre gradué en degrés Celsius et un manomètre gradué en bar. En installation à vapeur basse pression, s'y ajoutent un manomètre en liaison directe avec la chambre de vapeur gradué de 0 à plus 1 bar, un niveau de visée direct isolable et purgeable portant une marque indélébile « niveau minimal d'eau », et un robinet de mise à l'air libre.

Les dispositifs de sécurité peuvent-ils être réglés en exploitation ?

Non. Le NF DTU 65.11 dispose que tous les appareils qui concourent au maintien de la sécurité doivent être indéréglables et doivent être plombés en position et en réglage.

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AVERTISSEMENT DE RÉFÉRENTIEL : il n'existe pas de norme « NF DTU 65.1 » au catalogue des NF DTU. La série 65 « Chauffage » comprend notamment le DTU 65.3 (sous-stations d'échange à eau chaude sous pression), le DTU 65.4 (chaufferies au gaz et aux hydrocarbures liquéfiés), le NF DTU 65.7, le NF DTU 65.9, le NF DTU 65.10, le NF DTU 65.11, le NF DTU 65.12, le NF DTU 65.14 et le NF DTU 65.16 — mais aucun « 65.1 ». Le texte qui gouverne réellement le LOCAL chaufferie est l'arrêté du 23 juin 1978 relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l'alimentation en eau chaude sanitaire des bâtiments d'habitation, de bureaux ou recevant du public, dont le Titre I s'applique lorsque la puissance utile totale installée dans la chaufferie dépasse 70 kW. Cette fiche en restitue les prescriptions chiffrées et vérifiables : hauteur sous plafond ≥ 2,20 m, espace libre ≥ 0,50 m entre générateurs, parois et plancher haut M0 coupe-feu 2 h, deux moyens de retraite, dépression < 2,5 Pa sans vent, température moyenne < 30 °C, coupures d'urgence à l'extérieur, dépôt de sable ≥ 0,10 m³ et extincteurs.

DTU 65.10 - Canalisations d'eau chaude ou froide sous pression à l'intérieur des bâtiments (norme annulée en 2017)

Le DTU 65.10 « Cahier des clauses techniques applicables aux canalisations d'eau chaude ou froide sous pression et canalisations d'évacuation des eaux usées et des eaux pluviales à l'intérieur des bâtiments — règles générales de mise en oeuvre » (indice de classement P 52-305, février 1990, repris en mai 1993 par les NF P 52-305-1 et NF P 52-305-2) N'EST PLUS EN VIGUEUR : la norme a été annulée en 2017. Le référentiel de remplacement pour les canalisations hydrauliques de chauffage et de conditionnement d'air est constitué par les Règles professionnelles « Canalisations hydrauliques des installations de chauffage et de conditionnement d'air » (1re édition 12/2021), acceptées par le Conseil des Professions de la FFB, la CAPEB et la Commission Prévention Produits de l'Agence Qualité Construction, ce qui leur confère la traditionnalité et la prise en considération par les assureurs au titre de techniques courantes. Le NF DTU 60.1 reste le référentiel de l'eau froide et de l'eau chaude sanitaires.

Informations

Référence NF DTU 65.11
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 29 septembre 2007

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 26 août 2026

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

NF DTU 65.11 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. sécurité, chauffage, soupape, vase expansion, régulation, NF DTU 65.11, P 52-203, NF EN 12828, aquastat de sécurité, limiteur de pression, manque d'eau, pression d'épreuve, chaufferie.

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  • mis en place
  • septembre 2007
  • température ou à vapeur
  • norme nf dtu 65.11
  • d'application de la norme
  • document a pour objet
  • champ d'application
  • nf dtu 65.11 p1-1
  • mai 1993
  • pression au regard
  • regard de la sécurité
  • mesures de sécurité