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Document Technique Unifié
NF DTU 65.12

NF DTU 65.12 - Installations solaires thermiques avec capteurs vitrés

Le NF DTU 65.12 « Installations solaires thermiques avec des capteurs vitrés » (indice de classement P 50-601) propose les clauses types de mise en œuvre des installations solaires individuelles et collectives destinées au chauffage, au rafraîchissement des locaux et/ou à la production d'eau chaude sanitaire. La partie 1-1 (cahier des clauses techniques types) a été homologuée le 21 novembre 2012 pour prendre effet le 21 décembre 2012 et, avec la partie 1-2, remplace la norme homologuée NF P 50-601-1 (DTU 65.12) de mai 1993 et ses amendements A1 d'octobre 1998 et A2 d'octobre 2000. Il couvre la pose des capteurs plans vitrés ou sous vide sur supports indépendants, la boucle de captage (raccordement hydraulique, protection contre le gel, expansion, sécurité, purges, canalisations, isolation, clapet anti-thermosiphon, circulateur, liquide caloporteur), l'échangeur, le stockage, le système de régulation solaire, les instruments de mesure, la sécurité électrique, ainsi que les essais et contrôles de fonctionnement. Une réserve de dilatation absente, un vase calorifugé ou une pente insuffisante sur une installation autovidangeable produisent surchauffe, vaporisation et perte définitive de la garantie constructeur.

Domaine d'application

Travaux d'exécution d'installations solaires thermiques individuelles et collectives destinées au chauffage, au rafraîchissement des locaux et/ou à la production d'eau chaude sanitaire, avec capteurs plans vitrés ou sous vide indépendants sur supports : pose sur toiture-terrasse, en surimposition de couverture, en pignon ou façade et au sol ; boucle de captage ; échangeur de chaleur ; dispositif de stockage ; système de régulation solaire ; essais et contrôles de fonctionnement. Applicable aux bâtiments neufs ou existants, quelle que soit leur destination, en France européenne, dans toutes les zones climatiques, hors climat de montagne conventionnellement caractérisé par une implantation à plus de 900 mètres d'altitude.

Mis à jour le 26 août 2026
Applicable depuis le 21 décembre 2012
solaire thermique
capteurs vitrés
CESI
CESC
ECS solaire
NF DTU 65.12
P 50-601
boucle de captage
liquide caloporteur
autovidangeable
vase d'expansion
régulation solaire
clapet anti-thermosiphon
essai d'étanchéité

Règles principales

Domaine d'application des installations solaires thermiques à capteurs vitrés

Obligatoire

12 propose des clauses types de spécifications de mise en œuvre pour les travaux d'exécution d'installations solaires individuelles et collectives destinées au chauffage, au rafraîchissement des locaux et/ou à la production d'eau chaude sanitaire.

Il vise la mise en œuvre des capteurs plans vitrés ou sous vide indépendants sur supports, le raccordement hydraulique des capteurs à circulation de liquide, les différents composants du circuit hydraulique assurant le transfert de chaleur des capteurs vers le réservoir de stockage par l'intermédiaire d'un échangeur intégré ou non, le réservoir de stockage — y compris sous forme d'eau chaude sanitaire, comportant ou non un dispositif d'appoint —, le système de régulation solaire, les essais de fonctionnement et, de façon informative, les conditions d'entretien.

La circulation peut être forcée ou en thermosiphon, le circuit indirect ou direct, autovidangeable ou non. La partie 1-1 a été homologuée le 21 novembre 2012 pour prendre effet le 21 décembre 2012 et remplace, avec la partie 1-2, la norme NF P 50-601-1 de mai 1993 et ses amendements A1 (octobre 1998) et A2 (octobre 2000).

Exceptions :

  • • Ne sont pas visées les installations réalisées avec des capteurs solaires non vitrés et des capteurs solaires à air
  • • Ne sont pas visées les installations de capteurs solaires incorporés, semi-incorporés ou intégrés en couverture : les capteurs participent alors au clos et au couvert et ces installations peuvent faire l'objet d'un Avis Technique ou d'un Document Technique d'Application
  • • Ne sont pas visés le système d'appoint pour le chauffage et la production d'ECS, la distribution de chauffage et d'ECS, ni les émetteurs de chaleur tels que les planchers chauffants à dalle épaisse
  • • Le domaine exclut le climat de montagne, conventionnellement caractérisé par une implantation du bâtiment à plus de 900 mètres d'altitude, ainsi que la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte et La Réunion
Références : NF DTU 65.12 P1-1 §1, NF DTU 65.12 P1-2, NF DTU 65.12 P2

Pose sur support indépendant en toiture-terrasse

Obligatoire

4). La toiture doit être considérée comme toiture technique ou à zones techniques ; en toiture existante, il y a lieu de refaire un nouveau revêtement d'étanchéité répondant aux exigences des toitures ou zones techniques, avec interposition d'un écran ou d'un isolant support de classe C minimale à 80 °C.

La destination en toiture technique implique la prise en compte d'une charge d'entretien majorée de 150 daN/m² sur l'élément porteur selon la NF P 06-001. L'implantation des capteurs doit respecter une distance minimale d'un mètre par rapport aux émergences en toiture, et la hauteur entre le bas de l'ensemble support-capteur et la protection du revêtement doit être au minimum de 0,30 m.

Sur tôles d'acier nervurées ou panneaux bois, la fixation se fait sur l'ossature porteuse par l'intermédiaire d'une structure secondaire ; sur béton ou maçonnerie, sur un ou plusieurs massifs émergents solidaires de l'élément porteur, ou sur des massifs en béton posés sur le revêtement à condition qu'ils soient transportables (poids limité à 90 kg) et que l'ensemble capteur-support soit démontable.

Exceptions :

  • • Si l'ensemble capteur-support ne peut pas être démonté, la hauteur libre minimale h' est fonction de la plus petite cote d'encombrement en projection horizontale L : h' ≥ 0,40 m si L ≤ 1,20 m et h' ≥ 0,80 m si L > 1,20 m
  • • Un ensemble capteur-support est considéré comme non démontable s'il ne peut pas être démonté en sous-ensembles de 90 kg maximum
  • • Pour les systèmes autovidangeables, seule la traversée de toiture par fourreau ou manchon est possible
  • • Les pénétrations sont réservées exclusivement au passage des tuyauteries et ne peuvent en aucun cas servir au passage de câbles électriques ou d'antennes, à l'exception des câbles de sonde de régulation propres au procédé
  • • En toiture existante, il appartient au maître d'ouvrage ou à son représentant de faire vérifier au préalable la stabilité de l'ouvrage selon les NF DTU 43.1, 43.3, 43.4 et 43.5
Références : NF DTU 65.12 P1-1 §5.1.2, NF DTU 43.1, NF DTU 43.3, NF DTU 43.4, NF P 06-001

Pose en surimposition, en pignon ou façade et au sol

Obligatoire

En surimposition sur couverture, les supports des capteurs sont fixés soit directement sur les chevrons ou les pannes de la structure porteuse, soit par l'intermédiaire d'un chevêtre mis en place à cet effet.

La pénétration du support à travers le plan de la couverture se fait selon les NF DTU de la série 40, par un accessoire de couverture prévu à cet effet — alaise métallique, tuile à douille, plaque à douille — ou par un manchon à douille muni d'une collerette étanche traité comme une pénétration ponctuelle.

L'implantation des capteurs se fait parallèlement au plan de la couverture et en partie courante de celle-ci ; le capteur est positionné de manière que le côté percé des orifices d'évacuation des condensats soit en partie inférieure. La pénétration des canalisations au travers de la couverture doit être effectuée par une chatière supplémentaire ou une tuile à douille adaptée aux éléments de couverture.

En pose sur pignon ou en façade, l'implantation est réalisée sur des murs maçonnés non isolés par l'extérieur, les traversées de tuyauteries se faisant avec un fourreau dont l'espace annulaire est traité par un joint de calfeutrement.

Exceptions :

  • • L'utilisation d'une chatière existante n'est pas admise, afin de ne pas perturber la ventilation en sous-face de la couverture
  • • Pour les systèmes autovidangeables, une tuile à douille doit être utilisée afin de ne pas créer un point haut en toiture
  • • En charpente existante, il y a lieu de s'assurer que la résistance des éléments est suffisante pour supporter les efforts créés par la surcharge ; cette justification ne fait pas l'objet du DTU
  • • Sur support ancien en façade, il convient de s'assurer de la charge maximale admissible par le support, information généralement fournie par les documents particuliers du marché
Références : NF DTU 65.12 P1-1 §5.1.3, NF DTU 65.12 P1-1 §5.1.4, NF DTU 65.12 P1-1 §5.1.5, NF DTU série 40

Raccordement hydraulique et équilibrage du champ de capteurs

Obligatoire

Le champ de capteurs est raccordé conformément aux instructions de montage du fabricant relatives au raccordement des capteurs entre eux et au circuit de transfert, y compris les dimensions des canalisations de raccordement.

Le tracé et le dimensionnement des canalisations du circuit hydraulique doivent permettre d'assurer l'équilibrage de chaque batterie de capteurs — moins de 20 % de disparité par rapport aux débits nominaux — et un débit conforme aux prescriptions du fabricant ; les diamètres doivent conduire à des pertes de charge les plus faibles possibles afin de minimiser la consommation électrique de la pompe de circulation.

Chaque batterie de capteurs doit être équipée de vannes d'équilibrage, nécessaires pour ajuster l'équilibrage hydraulique obtenu par le choix du tracé et/ou du diamètre des canalisations. 1, en veillant à ce que la libre dilatation puisse se faire par changements de direction, lyres ou compensateurs, sans entraîner de désordres aux supports, accessoires et traversées de parois.

Exceptions :

  • • Les installations fonctionnant en thermosiphon sont dispensées de vannes d'équilibrage
  • • Lorsque les batteries sont équipées de vannes de sectionnement, chaque section isolable doit être munie d'au moins une soupape de sécurité appropriée, et les vannes de sectionnement doivent pouvoir être manœuvrées sans modifier le réglage des débits
  • • Pour les canalisations situées à l'extérieur, un revêtement doit être posé pour protéger le calorifuge des intempéries et agents agressifs, y compris aux points singuliers ; certains isolants ne nécessitent pas de revêtement car ils assurent eux-mêmes cette protection
Références : NF DTU 65.12 P1-1 §5.2.1, NF DTU 65.12 P1-1 §5.2.6, NF DTU 65.12 P1-1 §5.2.7, NF DTU 60.1, NF DTU 45.2 P1-1

Protection contre le gel et installations autovidangeables

Obligatoire

Une protection contre le gel des capteurs ainsi que des tuyauteries exposées à ce risque doit être prévue, et cette protection doit subsister même en cas de coupure prolongée de l'alimentation électrique.

Pour les installations à capteurs remplis en permanence, elle est assurée par un liquide caloporteur non gélif conforme à l'article 6 de la partie 1-2 ; pour les installations autovidangeables, par la conception même du système ; pour les installations à circuit direct, par vidange du circuit en cas de non-utilisation.

Sur une installation autovidangeable, le capteur solaire doit pouvoir être vidangé complètement ; les canalisations de raccordement doivent présenter des pentes continûment descendantes, avec un minimum de 0,01 m par mètre, vers le réservoir ; le dimensionnement doit assurer la purge lors du remplissage, avec absence d'obstacles singuliers et vitesses de circulation suffisantes, supérieures ou égales à 0,4 m/s, pour entraîner les bulles d'air ; un réservoir de récupération d'une capacité minimale égale au volume de fluide contenu dans les capteurs et les canalisations exposées au gel doit être installé à une hauteur inférieure aux composants exposés au gel et supérieure à la pompe de circulation.

Exceptions :

  • • Dans tous les cas, la protection contre le gel est réputée insuffisante lorsqu'elle dépend de composants actifs susceptibles de dysfonctionnement
  • • Dans certains systèmes autovidangeables, le réservoir de récupération n'est pas nécessaire car cette fonction est assurée par un échangeur interne au ballon
  • • Aucune purge d'air ne doit être mise en œuvre au niveau des capteurs solaires sur une installation autovidangeable
  • • Les installations autovidangeables ne requièrent pas la pose d'un clapet anti-thermosiphon
Références : NF DTU 65.12 P1-1 §5.2.1.2, NF DTU 65.12 P1-1 §5.2.2, NF DTU 65.12 P1-1 §5.2.5.3, NF DTU 65.12 P1-1 §5.2.8.2, NF DTU 65.12 P1-2 art. 6

Expansion, soupapes de sécurité et purges d'air

Obligatoire

Un vase d'expansion fermé à pression variable ou un système de maintien de pression doit être mis en œuvre pour compenser les variations de pression dans le circuit hydraulique. Il doit comporter un dispositif d'isolement manœuvrable à l'aide d'un outil pour les opérations d'entretien, et sa partie hydraulique doit pouvoir être purgée par un dispositif manœuvrable normalement fermé ou par conception.

Dans le cas d'une pompe à forte pression de refoulement, le système d'expansion est raccordé en amont de la pompe, sur la canalisation de départ de la boucle de captage vers les capteurs, ce raccordement devant soumettre la membrane ou la vessie aux températures les plus faibles possibles ; il ne faut pas calorifuger le vase d'expansion ni la conduite de raccordement du vase.

En circuit direct, le circuit hydraulique des capteurs doit être protégé par une soupape de sécurité tarée à une pression inférieure à la pression maximale de service de l'élément le plus faible du circuit ; l'installation d'un groupe de sécurité sur l'arrivée d'eau froide n'affranchit pas de la pose de cette soupape.

En circuit indirect, les installations doivent être protégées par une soupape de sécurité dimensionnée, ainsi que ses tuyauteries de raccordement et d'échappement, pour libérer le plus fort débit d'eau chaude ou de vapeur susceptible de se former ; aucune vanne ne doit être installée sur la tuyauterie reliant la soupape au circuit.

Dans tous les cas, les soupapes doivent être raccordées à un réservoir de récupération d'une capacité au minimum égale à la contenance des capteurs solaires.

Exceptions :

  • • Pour les installations à capteurs autovidangeables, un vase d'expansion fermé à pression variable ou un système de maintien de pression n'est pas nécessaire lorsque le dispositif de vidange est conçu pour assurer ce rôle en termes de volume, de température et de résistance à la pression
  • • Pour une installation de chauffe-eau solaire individuel, la position du vase d'expansion n'a pas d'importance
  • • Un réservoir tampon entre le circuit et le vase d'expansion doit être mis en œuvre s'il existe un risque que la membrane soit soumise à une température supérieure à sa température admissible
  • • Si le champ ou les batteries de capteurs sont munis de vannes d'isolement, une soupape de sécurité doit être mise en œuvre au niveau de chaque sous-ensemble
  • • Certaines installations solaires individuelles peuvent être prévues sans purgeur en point haut, sous réserve de disposer en local technique de deux vannes d'arrêt verrouillables (remplissage et vidange), d'une vanne d'arrêt complémentaire intercalée et d'un séparateur d'air, et de suivre une procédure de rinçage/remplissage spécifique
Références : NF DTU 65.12 P1-1 §5.2.3, NF DTU 65.12 P1-1 §5.2.4, NF DTU 65.12 P1-1 §5.2.5, Circulaire du 9 août 1978 modifiée (RSDT)

Liquide caloporteur, remplissage, vidange et prélèvement

Obligatoire

Le circuit de la boucle de captage ne doit en aucun cas être raccordé au réseau d'eau potable. Le dispositif de remplissage est constitué d'une pompe de remplissage manuelle ou électrique à commande manuelle, isolable du circuit par une vanne d'arrêt, ou d'une vanne de remplissage munie d'un dispositif d'obturation uniquement dans le cas d'une installation individuelle ou d'une installation autovidangeable fonctionnant sans fluide antigel.

Un piquage avec vanne de vidange doit être prévu en aval du clapet anti-thermosiphon, et un dispositif de prélèvement du liquide caloporteur doit être prévu pour son analyse périodique. En cas de vidange d'une installation fonctionnant avec fluide antigel, un réservoir permettant de recueillir la totalité du liquide caloporteur doit être prévu : en aucun cas le fluide antigel ne doit pouvoir être rejeté directement à l'égout.

Les concentrations d'antigel ne doivent pas être supérieures à 50 %, la concentration minimale ajoutée étant en général de 30 % pour bénéficier pleinement des adjuvants incorporés ; le mélange doit être préparé en dehors du circuit hydraulique et être le plus homogène possible. Une vérification de la concentration d'antigel et du pH du mélange doit être effectuée à l'issue du remplissage.

Exceptions :

  • • Dans le cas des installations autovidangeables fonctionnant sans fluide antigel, le dispositif de vidange doit être raccordé à l'égout
  • • L'utilisation d'un liquide caloporteur « prêt à l'emploi » est recommandée ; en cas de liquide non prêt à l'emploi, le dosage doit être conforme aux préconisations du fabricant d'antigel
  • • La valeur de pH du mélange doit être compatible avec les matériaux en présence conformément aux dispositions de l'article 6 de la partie 1-2
Références : NF DTU 65.12 P1-1 §5.2.10, NF DTU 65.12 P1-1 §5.2.11, NF DTU 65.12 P1-2 art. 6

Échangeur de chaleur et dispositif de stockage

Obligatoire

L'échangeur de chaleur extérieur au dispositif de stockage est raccordé en contre-courant selon les prescriptions du fabricant ; il doit être calorifugé et fixé au mur ou au sol, des vannes d'isolement et un espace libre étant prévus pour l'entretien.

Les dispositifs de stockage sont situés le plus près possible de l'appoint et des capteurs solaires, dans un local fermé et en zone hors gel, en s'assurant que le plancher permette de recevoir la surcharge engendrée. Des vannes d'isolement et un espace libre sont réservés autour des appareils et de leurs équipements — thermostat, mitigeur, groupe de sécurité, purgeurs, anode — pour l'entretien et la maintenance.

Les dispositifs de stockage sont calorifugés, y compris la trappe de visite éventuelle et l'ensemble des piquages, et sont munis d'un dispositif de sécurité pour éviter toute surpression ainsi que d'un dispositif de dégazage en partie haute. Les canalisations d'évacuation doivent disposer d'une rupture de charge avant déversement par mise à l'air libre afin d'éviter les retours, la garde d'air étant d'au moins 2 cm.

Exceptions :

  • • Les installations à capteurs autovidangeables ne requièrent pas de clapet anti-thermosiphon, le réservoir de vidange évitant toute circulation inverse
  • • Dans les installations collectives pour la production d'ECS centralisée, les échangeurs à simple paroi relèvent de l'article 7 de la partie 1-2 et le dispositif d'échange doit comporter un moyen de contrôler par des manœuvres simples l'absence de fuite entre les deux fluides
  • • Les dispositifs de stockage centralisés des installations collectives doivent comporter une vanne de purge en partie basse, une trappe de visite et un thermomètre en partie haute
  • • Dans une installation d'ECS solaire collective décentralisée, les chauffe-eau solaires individuels sont raccordés en parallèle, chacun nécessitant une vanne d'équilibrage accessible
Références : NF DTU 65.12 P1-1 §5.2.8, NF DTU 65.12 P1-1 §5.3, NF DTU 65.12 P1-1 §5.4, NF DTU 65.12 P1-2 art. 7

Système de régulation solaire, sondes et instruments de mesure

Obligatoire

Une attention particulière doit être portée au réglage du différentiel au démarrage et à l'arrêt afin d'éviter un phénomène de pompage, un déstockage de l'énergie ou un retard à la mise en circulation du fluide ; le système de régulation doit être facilement accessible.

Les sondes de température doivent être positionnées à l'emplacement spécifié par le constructeur des capteurs ou, à défaut, au plus près des éléments du système à mesurer — ballon, échangeur, capteur.

Dans le cas d'une installation avec échangeur extérieur au dispositif de stockage, la différence de température entre l'entrée de l'échangeur et la partie basse du stockage doit être mesurée par deux sondes de température de nature identique et installées de façon similaire, les longueurs des câbles de raccordement devant être égales au-delà de 10 m.

Les sondes à plongeur ou en applique doivent être posées avant le calorifugeage, protégées des infiltrations d'eau et rester accessibles.

En cas d'utilisation d'un détecteur d'éclairement pour piloter le circulateur du circuit solaire, la cellule photoélectrique doit être installée dans le plan des capteurs, rester accessible, ne pas être placée près de sources lumineuses ni dans des zones d'ombre ; le seuil d'éclairement de l'interrupteur crépusculaire doit être réglé à 100 W/m² et la temporisation intégrée doit être au minimum de 30 secondes.

La boucle de captage est munie d'un manomètre pour les installations sous pression placé à proximité du vase d'expansion, d'un moyen de contrôle du débit, d'un dispositif d'isolement du vase d'expansion et d'un thermomètre placé à l'entrée et à la sortie de l'échangeur de chaleur et du champ de capteurs.

Exceptions :

  • • L'emploi d'un détecteur d'éclairement pour piloter le circulateur suppose que l'installation soit équipée d'un échangeur externe au réservoir de stockage
  • • Pour les installations collectives comportant un échangeur extérieur au dispositif de stockage, la boucle de captage est munie d'un deuxième dispositif de mesure de débit, et l'installation collective est équipée d'un compteur d'énergie thermique permettant de déterminer la production solaire
  • • Une sonde de température ou un thermomètre est placé en partie haute du ou des dispositifs de stockage centralisé collectif
Références : NF DTU 65.12 P1-1 §5.5, NF DTU 65.12 P1-1 §5.6, NF DTU 65.12 P1-1 §5.7, NF C 15-100

Essais d'étanchéité, mise au point et contrôles de fonctionnement

Obligatoire

Les essais d'étanchéité sont effectués après les rinçages à froid de la boucle de captage et avant le calorifugeage des canalisations. La partie du circuit hydraulique essayée est remplie d'eau froide et purgée, les robinets d'isolement situés dans le circuit étant maintenus ouverts ; l'essai est effectué en une seule fois sur l'ensemble du réseau ou en plusieurs fois sur des parties pouvant être isolées.

L'ensemble de l'installation est éprouvé à une pression égale à 1,5 fois la pression de service, appliquée et maintenue à l'aide d'une pompe d'épreuve ou de tout autre système équivalent ; la durée du maintien à la pression d'essai est égale au temps nécessaire à l'inspection de l'ensemble du circuit hydraulique, avec un minimum de 30 minutes.

Un examen visuel des canalisations en essai doit permettre de ne déceler aucune fuite d'eau.

Exceptions :

  • • Les essais peuvent également être effectués à l'air, avec une pression maximale de 300 mbars
  • • Sont exclus des essais d'étanchéité les dispositifs de stockage protégés par une soupape dont la pression de tarage est inférieure à la pression d'essai
  • • Si l'installation est à circuit direct, les essais sont réalisés selon les prescriptions du NF DTU 60.1
Références : NF DTU 65.12 P1-1 §6.1, NF DTU 65.12 P1-1 §6.2, NF DTU 65.12 P1-1 Annexe B (informative), NF DTU 60.1

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Disparité d'équilibrage entre batteries de capteurs < 20 % par rapport aux débits nominaux Vannes d'équilibrage obligatoires sauf en thermosiphon
Pente minimale des canalisations d'une installation autovidangeable 0,01 m par mètre Pentes continûment descendantes vers le réservoir
Vitesse de circulation minimale sur installation autovidangeable ≥ 0,4 m/s Entraînement des bulles d'air lors du remplissage
Concentration d'antigel du liquide caloporteur ≤ 50 % — en général ≥ 30 % Vérification de la concentration et du pH après remplissage
Perte de charge du clapet anti-thermosiphon < 0,3 mCE Clapet indispensable si stockage au même niveau ou en dessous des capteurs
Seuil d'éclairement de l'interrupteur crépusculaire 100 W/m² Cellule photoélectrique installée dans le plan des capteurs
Temporisation du détecteur d'éclairement ≥ 30 secondes Prévention des commutations intempestives
Pression d'épreuve de la boucle de captage 1,5 × la pression de service Après rinçage à froid, avant calorifugeage
Durée minimale de l'essai d'étanchéité 30 minutes Ou temps nécessaire à l'inspection de l'ensemble du circuit
Pression maximale d'un essai à l'air 300 mbars Alternative à l'essai en eau
Charge d'entretien majorée en toiture technique 150 daN/m² Sur l'élément porteur, selon NF P 06-001
Classe minimale de l'écran ou isolant support en toiture existante Classe C minimale à 80 °C Mêmes spécifications qu'en travaux neufs

Dimensions réglementaires

Distance capteurs / émergences en toiture

Dimension : 1 m
Minimum : 1 m

Toiture-terrasse — implantation des capteurs

Hauteur libre sous l'ensemble support-capteur (démontable)

Dimension : 0,30 m
Minimum : 0,30 m

Entre le bas de l'ensemble et la protection du revêtement

Hauteur libre h' sous un ensemble non démontable — L ≤ 1,20 m

Dimension : 0,40 m
Minimum : 0,40 m

L = plus petite cote d'encombrement en projection horizontale

Hauteur libre h' sous un ensemble non démontable — L > 1,20 m

Dimension : 0,80 m
Minimum : 0,80 m

Non démontable = non démontable en sous-ensembles de 90 kg maximum

Poids maximal d'un massif béton posé sur revêtement d'étanchéité

Dimension : 90 kg
Maximum : 90 kg

Massif transportable et ensemble capteur-support démontable

Distance minimale entre rangées de capteurs

Dimension : D fonction de l'angle d'incidence minimal α
Minimum : 1,00 m

Minimum de 1,00 m également imposé par les DTU de la série 43

Diamètre d'un purgeur automatique

Dimension : ≥ 1/2"
Minimum : 1/2"

Vanne d'isolement intercalée, maintenue fermée hors purge

Réservoir de récupération d'une installation autovidangeable

Dimension : Volume de fluide des capteurs et canalisations exposées au gel
Minimum : -

Installé plus bas que les composants exposés au gel et plus haut que la pompe

Réservoir de récupération raccordé aux soupapes de sécurité

Dimension : Au minimum la contenance des capteurs solaires
Minimum : -

Conçu pour éviter les projections de fluide en cas de surchauffe

Garde d'air sur canalisation d'évacuation du stockage

Dimension : 2 cm
Minimum : 2 cm

Rupture de charge avant déversement par mise à l'air libre

Longueur des câbles de sondes d'un échangeur extérieur

Dimension : Égales au-delà de 10 m
Minimum : -

Deux sondes de nature identique et installées de façon similaire

Comprendre NF DTU 65.12

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 65.12, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 65.12 couvre : Travaux d'exécution d'installations solaires thermiques individuelles et collectives destinées au chauffage, au rafraîchissement des locaux et/ou à la production d'eau chaude sanitaire, avec capteurs plans vitrés ou sous vide indépendants sur supports : pose sur toiture-terrasse, en surimposition de couverture, en pignon ou façade et au sol ; boucle de captage ; échangeur de chaleur ; dispositif de stockage ; système de régulation solaire ; essais et contrôles de fonctionnement. Applicable aux bâtiments neufs ou existants, quelle que soit leur destination, en France européenne, dans toutes les zones climatiques, hors climat de montagne conventionnellement caractérisé par une implantation à plus de 900 mètres d'altitude.. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 65.12

Le NF DTU 65.12 est le document technique unifié des installations solaires thermiques à capteurs vitrés. Son titre exact — « Installations solaires thermiques avec des capteurs vitrés », indice de classement P 50-601 — est important, car la référence 65.12 est souvent citée à tort pour désigner un référentiel de régulation de chauffage : ce n'est pas son objet. Le NF DTU 65.12 traite du solaire thermique, de la boucle de captage au dispositif de stockage, et il inclut le système de régulation solaire uniquement en tant que composant de cette installation.

La partie 1-1, cahier des clauses techniques types, a été homologuée le 21 novembre 2012 pour prendre effet le 21 décembre 2012. Avec la partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux, indice P 50-601-1-2), elle remplace la norme homologuée NF P 50-601-1 (DTU 65.12) de mai 1993 et ses amendements A1 d'octobre 1998 et A2 d'octobre 2000. La refonte a été complète et s'est accompagnée de la création d'une nouvelle partie. Le document comprend aujourd'hui trois parties : P1-1 cahier des clauses techniques types, P1-2 critères généraux de choix des matériaux, P2 cahier des clauses administratives spéciales types.

Le domaine géographique est plus restreint qu'on ne l'imagine. Le document est applicable aux installations solaires situées sur des bâtiments neufs ou existants, quelle que soit leur destination, en France européenne et dans toutes les zones climatiques, mais hors climat de montagne, conventionnellement caractérisé par une implantation du bâtiment à plus de 900 mètres d'altitude. Le domaine d'application ne couvre donc ni la Guadeloupe, ni la Guyane, ni la Martinique, ni Mayotte, ni La Réunion. Une installation solaire en station de montagne ou en outre-mer sort du DTU et relève de l'Avis Technique ou de dispositions particulières du marché.

Pour la maîtrise d'œuvre, l'enjeu du NF DTU 65.12 est d'abord un enjeu d'interface. Une installation solaire touche la couverture ou l'étanchéité, la charpente, la plomberie, l'électricité et parfois la structure. Le DTU renvoie explicitement au NF DTU 43.1, au NF DTU 43.3 et au NF DTU 43.4 pour les toitures-terrasses, aux séries 40 pour les couvertures, au NF DTU 60.1 pour les canalisations, au NF DTU 45.2 P1-1 pour le calorifuge et à la NF C 15-100 pour l'électricité. Ces limites de prestations doivent être écrites au CCTP lot par lot, faute de quoi la reprise d'étanchéité au droit d'un massif support devient un litige de réception.

Comprendre en détail NF DTU 65.12

Ne pas confondre : le NF DTU 65.12 n'est pas un DTU de régulation de chauffage

Une confusion circule largement dans les CCTP et sur le web : la référence « DTU 65.12 » est parfois présentée comme le référentiel de la régulation automatique des installations de chauffage et de climatisation. C'est inexact. Le NF DTU 65.12 est intitulé « Installations solaires thermiques avec des capteurs vitrés » et porte l'indice de classement P 50-601 ; son objet est le solaire thermique.

La sécurité des installations de chauffage central relève du NF DTU 65.11 (P 52-203). La conception des systèmes de chauffage à eau relève de la NF EN 12828. Les exigences de régulation et de programmation applicables aux bâtiments neufs relèvent de la réglementation environnementale en vigueur et de son arrêté d'application, et l'évaluation de la performance des systèmes d'automatisation et de contrôle des bâtiments fait l'objet d'une norme européenne dédiée. Progineer ne cite dans ses pièces écrites que les références dont le texte a été consulté : pour la régulation, la référence à retenir n'est pas le NF DTU 65.12.

Le NF DTU 65.12 comporte bien un chapitre de régulation — le paragraphe 5.5 « Système de régulation » — mais il s'agit exclusivement de la régulation solaire : réglage du différentiel de démarrage et d'arrêt, positionnement des sondes de température, détecteur d'éclairement. C'est cette partie du texte, et elle seule, qui est décrite ci-après.

Ce que vise et ce que ne vise pas le NF DTU 65.12

Le document vise la mise en œuvre des capteurs plans vitrés ou sous vide indépendants sur supports, le raccordement hydraulique des capteurs solaires thermiques plans vitrés et sous vide à circulation de liquide, les différents composants du circuit hydraulique assurant le transfert de chaleur des capteurs vers le réservoir de stockage par l'intermédiaire d'un échangeur intégré ou non, le réservoir de stockage de l'énergie solaire — y compris sous forme d'eau chaude sanitaire, comportant ou non un dispositif d'appoint —, le système de régulation solaire, les essais de fonctionnement et, de façon informative, les conditions d'entretien des ouvrages. La circulation peut être forcée ou en thermosiphon, le circuit indirect (liquide caloporteur avec ou sans antigel) ou direct (eau sanitaire), autovidangeable ou non.

Cinq familles d'ouvrages sont explicitement exclues. Les installations réalisées avec des capteurs solaires non vitrés et des capteurs solaires à air. Les installations de capteurs solaires incorporés, semi-incorporés ou intégrés en couverture — dans ce cas les capteurs participent au clos et au couvert, et ces installations peuvent faire l'objet d'un Avis Technique ou d'un Document Technique d'Application. Le système d'appoint pour le chauffage et la production d'ECS. La distribution de chauffage et d'ECS. Enfin les émetteurs de chaleur tels que les planchers chauffants à dalle épaisse.

Cette délimitation a une conséquence directe en marché : une installation à capteurs intégrés en couverture ne relève pas du NF DTU 65.12 mais d'un Avis Technique ou d'un DTA, et le CCTP doit alors viser ce document et non le DTU. Confondre les deux fait perdre le bénéfice de la technique courante au sens de l'assurance.

Mise en œuvre sur toiture-terrasse : les cotes qui conditionnent l'étanchéité

Sont visées les poses sur toitures-terrasses avec éléments porteurs en maçonnerie conformément au NF DTU 43.1, en tôles d'acier nervurées conformément au NF DTU 43.3, et en bois ou panneaux dérivés du bois conformément au NF DTU 43.4. La toiture doit être considérée comme toiture technique ou à zones techniques. En toiture existante, il y a lieu de refaire un nouveau revêtement d'étanchéité répondant aux exigences des toitures ou zones techniques, avec nécessité d'interposition d'un écran ou d'un isolant support répondant aux mêmes spécifications qu'en travaux neufs, c'est-à-dire de classe C minimale à 80 °C. Le DTU rappelle que la destination en toiture technique implique la prise en compte d'une charge d'entretien majorée de 150 daN/m² sur l'élément porteur, selon la norme NF P 06-001.

Trois cotes conditionnent la faisabilité de l'entretien de l'étanchéité. L'implantation des capteurs doit respecter une distance minimale d'un mètre par rapport aux émergences en toiture. La hauteur entre le bas de l'ensemble support-capteur et la protection du revêtement doit être au minimum de 0,30 m. Si l'ensemble capteur-support ne peut pas être démonté, cette hauteur minimale h' devient fonction de la plus petite cote d'encombrement en projection horizontale des équipements, notée L : h' ≥ 0,40 m si L ≤ 1,20 m, et h' ≥ 0,80 m si L > 1,20 m. Un ensemble est considéré comme non démontable s'il ne peut pas être démonté en sous-ensembles de 90 kg maximum.

Côté fixation, sur tôles d'acier nervurées ou panneaux bois, la fixation se fait sur l'ossature porteuse par l'intermédiaire d'une structure secondaire selon les NF DTU 43.3 et 43.4. Sur béton ou maçonnerie, la fixation se fait soit sur un ou plusieurs massifs émergents en maçonnerie solidaires de l'élément porteur, soit sur des massifs en béton posés sur le revêtement d'étanchéité ou sa protection, à condition que ces massifs soient transportables — poids limité à 90 kg — et que l'ensemble capteur-support soit démontable. Dans le cas de rangées de capteurs en bandes parallèles, une distance minimale D doit être respectée entre rangées, fonction de l'angle d'incidence minimal du rayonnement solaire ; le DTU rappelle que les DTU de la série 43 imposent également une distance minimale de 1,00 m entre rangées.

La pénétration des canalisations de liquide caloporteur au travers de la toiture se fait par une crosse pour les tuyaux flexibles, et par un fourreau ou un manchon équipé d'une collerette pour les tuyauteries rigides. Pour les systèmes autovidangeables, seule la traversée par fourreau ou manchon est possible. Les pénétrations sont réservées exclusivement au passage des tuyauteries : elles ne peuvent en aucun cas être utilisées pour le passage de câbles électriques ou d'antennes, à l'exception des câbles de sonde de régulation propres au procédé.

Surimposition sur couverture, pose en façade et pose au sol

En surimposition sur couverture en petits éléments, les supports des capteurs sont fixés soit directement sur les chevrons ou les pannes de la structure porteuse, soit par l'intermédiaire d'un chevêtre mis en place à cet effet — les documents particuliers du marché prévoyant en général la pose des chevêtres au lot charpente. En charpente existante, il y a lieu de s'assurer que la résistance des éléments est suffisante pour supporter les efforts créés par la surcharge, cette justification ne relevant pas du DTU. La pénétration du support à travers le plan de couverture se fait selon les NF DTU de la série 40, par un accessoire de couverture prévu à cet effet — alaise métallique, tuile à douille, plaque à douille — ou par un manchon à douille muni d'une collerette étanche traité comme une pénétration ponctuelle.

Deux règles de pose sont trop souvent négligées : l'implantation des capteurs se fait parallèlement au plan de la couverture et en partie courante de celle-ci, et le capteur est positionné de manière que le côté percé des orifices d'évacuation des condensats soit en partie inférieure. La pénétration des canalisations au travers de la couverture doit être effectuée par une chatière supplémentaire ou une tuile à douille adaptée : l'utilisation d'une chatière existante n'est pas admise, pour ne pas perturber la ventilation en sous-face de la couverture. Pour les systèmes autovidangeables, une tuile à douille doit être utilisée afin de ne pas créer un point haut en toiture.

En pose sur pignon ou en façade, l'implantation est réalisée sur des murs maçonnés non isolés par l'extérieur ; sur support ancien, il convient de s'assurer de la charge maximale admissible. Les traversées de tuyauteries à travers la paroi se font avec un fourreau, l'espace annulaire entre tuyauterie et fourreau étant traité avec un joint de calfeutrement. En pose au sol, l'ensemble support-capteur doit être lesté et/ou fixé de façon à résister aux surcharges climatiques résultant des règles de calcul en vigueur, la nature du sol devant permettre de recevoir l'ensemble.

Boucle de captage : équilibrage, expansion, sécurité et purges

Le champ de capteurs est raccordé conformément aux instructions de montage du fabricant. Le tracé et le dimensionnement des canalisations doivent permettre d'assurer l'équilibrage de chaque batterie de capteurs — moins de 20 % de disparité par rapport aux débits nominaux — et un débit conforme aux prescriptions du fabricant, les diamètres devant conduire à des pertes de charge les plus faibles possibles afin de minimiser la consommation de la pompe. Chaque batterie doit être équipée de vannes d'équilibrage, sauf pour les installations fonctionnant en thermosiphon.

Une protection contre le gel des capteurs et des tuyauteries exposées doit être prévue et doit subsister même en cas de coupure prolongée de l'alimentation électrique. Dans le cas des installations à capteurs remplis en permanence, elle est assurée par un liquide caloporteur non gélif conforme à l'article 6 de la partie 1-2 ; dans les installations autovidangeables, par la conception même du système ; dans les installations à circuit direct, par vidange du circuit en cas de non-utilisation. Le DTU précise que, dans tous les cas, la protection contre le gel est réputée insuffisante lorsqu'elle dépend de composants actifs susceptibles de dysfonctionnement.

Un vase d'expansion fermé à pression variable ou un système de maintien de pression doit être mis en œuvre pour compenser les variations de pression. Il doit comporter un dispositif d'isolement manœuvrable à l'aide d'un outil pour les opérations d'entretien, et sa partie hydraulique doit pouvoir être purgée. Dans le cas d'une pompe à forte pression de refoulement, le vase est raccordé en amont de la pompe, sur la canalisation de départ de la boucle vers les capteurs, la membrane devant être soumise aux températures les plus faibles possibles. Le DTU est explicite sur un point contre-intuitif : il ne faut pas calorifuger le vase d'expansion ni la conduite de raccordement du vase. Un réservoir tampon est à prévoir s'il existe un risque que la membrane subisse une température supérieure à sa température admissible.

Côté sécurité, le circuit doit être protégé par une soupape. En circuit direct, elle est tarée à une pression inférieure à la pression maximale de service de l'élément le plus faible du circuit hydraulique, et l'installation d'un groupe de sécurité sur l'arrivée d'eau froide n'affranchit pas de sa pose. En circuit indirect, la soupape, sa tuyauterie de raccordement et sa tuyauterie d'échappement doivent être dimensionnées pour libérer le plus fort débit d'eau chaude ou de vapeur susceptible de se former ; aucune vanne ne doit être installée sur la tuyauterie reliant la soupape au circuit ; si le champ ou les batteries sont munis de vannes d'isolement, une soupape doit être mise en œuvre au niveau de chaque sous-ensemble. Dans tous les cas, les soupapes doivent être raccordées à un réservoir de récupération d'une capacité au minimum égale à la contenance des capteurs solaires.

Chaque batterie de capteurs et chaque point haut du circuit doivent être équipés d'un dispositif de purge adapté. En cas de purgeurs automatiques, une vanne d'isolement doit être intercalée entre la canalisation et le purgeur, maintenue fermée en dehors des opérations de purge, et le diamètre du purgeur doit être d'au moins un demi-pouce. Une solution consiste à installer des purgeurs automatiques à 110 °C avec vannes d'isolement fermées et verrouillées à l'issue des opérations de purge. Aucune purge d'air ne doit être mise en œuvre au niveau des capteurs sur une installation autovidangeable.

Installations autovidangeables : les points complémentaires

Le capteur solaire doit pouvoir être vidangé complètement. Les canalisations de raccordement des capteurs doivent présenter des pentes continûment descendantes, avec un minimum de 0,01 m par mètre, vers le réservoir, afin d'assurer la vidange parfaite des capteurs et des canalisations susceptibles d'être exposées au gel.

Le dimensionnement des canalisations doit permettre d'assurer correctement la purge des capteurs et des canalisations lors du remplissage, notamment par l'absence d'obstacles singuliers et par des vitesses de circulation suffisantes, supérieures ou égales à 0,4 m/s, pour entraîner les bulles d'air. Un réservoir de récupération, d'une capacité minimale égale au volume de fluide contenu dans les capteurs et les canalisations exposées au gel, doit être installé à une hauteur inférieure aux composants susceptibles d'exposition au gel et à une hauteur supérieure à la pompe de circulation.

Enfin, sur le circuit hydraulique d'un système autovidangeable, les assemblages mécaniques ne contiennent pas de joint à fibres ni de filasse : le circuit se vide et se remplit de manière répétée, ce qui entraîne un risque de rétractation ou d'assèchement de ces joints. Ces installations ne requièrent pas de clapet anti-thermosiphon, le réservoir de vidange évitant toute circulation inverse.

Liquide caloporteur, stockage et régulation solaire

Le circuit de la boucle de captage ne doit en aucun cas être raccordé au réseau d'eau potable. Les concentrations d'antigel ne doivent pas être supérieures à 50 %, la concentration minimale ajoutée étant en général de 30 % pour bénéficier pleinement des adjuvants ; le mélange doit être préparé en dehors du circuit hydraulique et être le plus homogène possible. Une vérification de la concentration d'antigel et du pH du mélange doit être effectuée à l'issue du remplissage. La marque commerciale et la concentration en antigel doivent être indiquées de manière lisible et indélébile sur l'installation, à un endroit facilement accessible. En cas de vidange d'une installation fonctionnant avec fluide antigel, un réservoir permettant de recueillir la totalité du liquide doit être prévu : en aucun cas le fluide antigel ne doit pouvoir être rejeté directement à l'égout.

Les dispositifs de stockage sont situés le plus près possible de l'appoint et des capteurs, dans un local fermé et en zone hors gel, le plancher devant pouvoir recevoir la surcharge. Ils sont calorifugés, y compris la trappe de visite éventuelle et l'ensemble des piquages, et munis d'un dispositif de sécurité pour éviter toute surpression ainsi que d'un dispositif de dégazage en partie haute. Les canalisations d'évacuation doivent disposer d'une rupture de charge avant déversement par mise à l'air libre afin d'éviter les retours, la garde d'air étant d'au moins 2 cm. En installation collective centralisée, le dispositif d'échange doit comporter un moyen de contrôler par des manœuvres simples l'absence de fuite entre les deux fluides de l'échangeur.

Un clapet anti-thermosiphon est indispensable lorsque le dispositif de stockage est situé au même niveau ou en dessous des capteurs solaires ; il doit rester accessible pour l'entretien et présenter des pertes de charge aussi réduites que possible, inférieures à 0,3 mCE. Côté régulation solaire, une attention particulière doit être portée au réglage du différentiel au démarrage et à l'arrêt afin d'éviter un phénomène de pompage, un déstockage de l'énergie ou un retard à la mise en circulation du fluide. Les sondes de température doivent être positionnées à l'emplacement spécifié par le constructeur des capteurs ou, à défaut, au plus près des éléments à mesurer. Avec un échangeur extérieur au stockage, la différence de température entre l'entrée de l'échangeur et la partie basse du stockage doit être mesurée par deux sondes de nature identique et installées de façon similaire, les longueurs de câbles de raccordement devant être égales au-delà de 10 m. En cas de détecteur d'éclairement pilotant le circulateur, la cellule photoélectrique est installée dans le plan des capteurs, le seuil d'éclairement de l'interrupteur crépusculaire est réglé à 100 W/m² et la temporisation intégrée est au minimum de 30 secondes.

Essais, mise au point et erreurs fréquentes

L'essai d'étanchéité est effectué après les rinçages à froid de la boucle de captage et avant le calorifugeage des canalisations. La partie du circuit essayée est remplie d'eau froide et purgée, les robinets d'isolement du circuit étant maintenus ouverts. L'ensemble de l'installation est éprouvé à une pression égale à 1,5 fois la pression de service, maintenue à l'aide d'une pompe d'épreuve ou d'un système équivalent, pendant le temps nécessaire à l'inspection de l'ensemble du circuit avec un minimum de 30 minutes. Les essais peuvent également être effectués à l'air, avec une pression maximale de 300 mbars. Sont exclus des essais d'étanchéité les dispositifs de stockage protégés par une soupape dont la pression de tarage est inférieure à la pression d'essai. Un examen visuel doit permettre de ne déceler aucune fuite d'eau. Si l'installation est à circuit direct, les essais sont réalisés selon les prescriptions du NF DTU 60.1.

Lors de la mise au point, le circuit est rempli à froid de liquide caloporteur jusqu'à l'obtention de la pression de service, puis dégazé. À la première montée en température, cinq contrôles sont menés : contrôle de la montée en pression, de la soupape de sécurité, des purgeurs et du vase d'expansion s'ils sont présents ; contrôle de l'équilibrage des réseaux ; contrôle des températures en entrée et sortie de chaque série de capteurs ; contrôle des températures aux entrées et sorties de l'échangeur ; contrôle du paramétrage du régulateur.

Les erreurs les plus fréquentes se répètent d'un chantier à l'autre. Calorifuger le vase d'expansion et sa conduite de raccordement, alors que le DTU l'interdit explicitement. Poser une vanne sur la tuyauterie reliant la soupape au circuit. Omettre le réservoir de récupération raccordé aux soupapes, dont la capacité doit au minimum égaler la contenance des capteurs. Laisser un purgeur automatique ouvert en exploitation, alors que sa vanne d'isolement doit être fermée et verrouillée à l'issue des opérations de purge. Utiliser une chatière existante pour la pénétration des canalisations en couverture, ce qui perturbe la ventilation en sous-face.

Trois autres erreurs concernent la conception. Poser des capteurs sur une toiture-terrasse non traitée en toiture technique, en oubliant la charge d'entretien majorée de 150 daN/m² et la refonte du revêtement en existant. Positionner le capteur avec les orifices d'évacuation des condensats en partie haute. Enfin, sur autovidangeable, ne pas tenir la pente continûment descendante de 0,01 m/m vers le réservoir ni la vitesse minimale de 0,4 m/s : l'installation ne se vidange plus complètement et gèle au premier hiver.

Glossaire NF DTU 65.12

Boucle de captage
Circuit hydraulique reliant le champ de capteurs au dispositif de stockage, comprenant canalisations, expansion, sécurité, purges, isolation, clapet anti-thermosiphon, circulateur et liquide caloporteur.
Installation à circuit direct
Installation dans laquelle le circuit des capteurs est rempli d'eau sanitaire. Sa protection contre le gel se fait par vidange du circuit en cas de non-utilisation, et ses essais sont réalisés selon le NF DTU 60.1.
Installation à circuit indirect
Installation dans laquelle le circuit des capteurs est rempli d'un liquide caloporteur, avec ou sans antigel, et transfère la chaleur au stockage par un échangeur intégré ou non.
Installation autovidangeable
Installation conçue pour que capteurs et canalisations exposées se vident par gravité. Pentes continûment descendantes ≥ 0,01 m/m vers le réservoir, vitesses ≥ 0,4 m/s, réservoir de récupération, ni joint à fibres ni filasse, aucune purge d'air au niveau des capteurs.
Réservoir de récupération
Réservoir d'une capacité minimale égale au volume de fluide contenu dans les capteurs et les canalisations exposées au gel, installé plus bas que ces composants et plus haut que la pompe de circulation.
Clapet anti-thermosiphon
Organe évitant le refroidissement du stockage par circulation inverse. Indispensable lorsque le stockage est au même niveau ou en dessous des capteurs, avec des pertes de charge inférieures à 0,3 mCE.
Toiture technique
Destination de toiture-terrasse requise pour recevoir des capteurs sur supports indépendants. Elle implique la prise en compte d'une charge d'entretien majorée de 150 daN/m² sur l'élément porteur selon la NF P 06-001.
Cote d'encombrement L
Plus petite cote d'encombrement en projection horizontale des équipements, utilisée pour déterminer la hauteur libre h' sous un ensemble capteur-support non démontable : h' ≥ 0,40 m si L ≤ 1,20 m, h' ≥ 0,80 m si L > 1,20 m.
Ensemble non démontable
Ensemble capteur-support qui ne peut pas être démonté en sous-ensembles de 90 kg maximum. Cette qualification déclenche les hauteurs libres majorées sous l'ouvrage.
Surimposition
Pose des capteurs au-dessus du plan d'une couverture existante, parallèlement à celle-ci et en partie courante, les supports étant fixés sur chevrons, pannes ou chevêtre.
Tuile à douille
Accessoire de couverture assurant la pénétration étanche d'une canalisation. Obligatoire sur système autovidangeable afin de ne pas créer de point haut en toiture ; l'utilisation d'une chatière existante n'est pas admise.
Vase d'expansion à pression variable
Vase fermé compensant les variations de pression de la boucle de captage, muni d'un dispositif d'isolement manœuvrable à l'outil et d'une possibilité de purge. Il ne doit jamais être calorifugé, non plus que sa conduite de raccordement.
Purgeur automatique
Dispositif de purge d'air dont le diamètre doit être d'au moins un demi-pouce, précédé d'une vanne d'isolement maintenue fermée en dehors des opérations de purge — solution courante : purgeur à 110 °C avec vanne verrouillée.
Détecteur d'éclairement
Interrupteur crépusculaire pilotant le circulateur solaire, à cellule photoélectrique installée dans le plan des capteurs, seuil réglé à 100 W/m² et temporisation minimale de 30 secondes.
Garde d'air
Rupture de charge d'au moins 2 cm avant déversement par mise à l'air libre sur les canalisations d'évacuation du dispositif de stockage, destinée à éviter les retours.

Questions fréquentes sur NF DTU 65.12

Qu'est-ce que NF DTU 65.12 ?

NF DTU 65.12 - Installations solaires thermiques avec capteurs vitrés. Le NF DTU 65.12 « Installations solaires thermiques avec des capteurs vitrés » (indice de classement P 50-601) propose les clauses types de mise en œuvre des installations solaires individuelles et collectives destinées au chauffage, au rafraîchissement des locaux et/ou à la production d'eau chaude sanitaire. La partie 1-1 (cahier des clauses techniques types) a été homologuée le 21 novembre 2012 pour prendre effet le 21 décembre 2012 et, avec la partie 1-2, remplace la norme homologuée NF P 50-601-1 (DTU 65.12) de mai 1993 et ses amendements A1 d'octobre 1998 et A2 d'octobre 2000. Il couvre la pose des capteurs plans vitrés ou sous vide sur supports indépendants, la boucle de captage (raccordement hydraulique, protection contre le gel, expansion, sécurité, purges, canalisations, isolation, clapet anti-thermosiphon, circulateur, liquide caloporteur), l'échangeur, le stockage, le système de régulation solaire, les instruments de mesure, la sécurité électrique, ainsi que les essais et contrôles de fonctionnement. Une réserve de dilatation absente, un vase calorifugé ou une pente insuffisante sur une installation autovidangeable produisent surchauffe, vaporisation et perte définitive de la garantie constructeur. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 65.12 ?

Le domaine d'application couvre : Travaux d'exécution d'installations solaires thermiques individuelles et collectives destinées au chauffage, au rafraîchissement des locaux et/ou à la production d'eau chaude sanitaire, avec capteurs plans vitrés ou sous vide indépendants sur supports : pose sur toiture-terrasse, en surimposition de couverture, en pignon ou façade et au sol ; boucle de captage ; échangeur de chaleur ; dispositif de stockage ; système de régulation solaire ; essais et contrôles de fonctionnement. Applicable aux bâtiments neufs ou existants, quelle que soit leur destination, en France européenne, dans toutes les zones climatiques, hors climat de montagne conventionnellement caractérisé par une implantation à plus de 900 mètres d'altitude.. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 65.12 sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Que couvre exactement le NF DTU 65.12 ?

Les travaux d'exécution d'installations solaires thermiques individuelles et collectives destinées au chauffage, au rafraîchissement des locaux et/ou à la production d'eau chaude sanitaire, avec des capteurs plans vitrés ou sous vide indépendants sur supports. Il vise la pose des capteurs, le raccordement hydraulique, les composants du circuit de transfert, le réservoir de stockage, le système de régulation solaire, les essais de fonctionnement et, de façon informative, les conditions d'entretien.

Le NF DTU 65.12 traite-t-il de la régulation automatique du chauffage ?

Non. Le NF DTU 65.12 est intitulé « Installations solaires thermiques avec des capteurs vitrés » (indice P 50-601). Il comporte un paragraphe 5.5 consacré au système de régulation, mais il s'agit de la régulation solaire — différentiel de démarrage et d'arrêt, sondes de température, détecteur d'éclairement. La sécurité des installations de chauffage central relève du NF DTU 65.11 et la conception des systèmes de chauffage à eau de la NF EN 12828.

Quelle est la version en vigueur du NF DTU 65.12 ?

La partie 1-1 a été homologuée le 21 novembre 2012 pour prendre effet le 21 décembre 2012, sous l'indice de classement P 50-601-1-1. Avec la partie 1-2, elle remplace la norme homologuée NF P 50-601-1 (DTU 65.12) de mai 1993 et ses amendements A1 d'octobre 1998 et A2 d'octobre 2000, avec refonte complète du document et création d'une nouvelle partie.

Les capteurs intégrés en couverture relèvent-ils du NF DTU 65.12 ?

Non. Les installations de capteurs solaires incorporés, semi-incorporés ou intégrés en couverture ne sont pas visées : dans ce cas les capteurs participent au clos et au couvert, et ces installations peuvent faire l'objet d'un Avis Technique ou d'un Document Technique d'Application. Sont également exclus les capteurs non vitrés et les capteurs à air.

Le NF DTU 65.12 s'applique-t-il en montagne ou en outre-mer ?

Non. Il est applicable en France européenne, dans toutes les zones climatiques, hors climat de montagne conventionnellement caractérisé par une implantation du bâtiment à plus de 900 mètres d'altitude. Le domaine d'application ne couvre pas les départements de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique, de Mayotte et de La Réunion.

Quelle hauteur laisser sous un support de capteurs en toiture-terrasse ?

La hauteur entre le bas de l'ensemble support-capteur et la protection du revêtement doit être au minimum de 0,30 m. Si l'ensemble capteur-support ne peut pas être démonté, cette hauteur h' devient fonction de la plus petite cote d'encombrement en projection horizontale L : h' ≥ 0,40 m si L ≤ 1,20 m, h' ≥ 0,80 m si L > 1,20 m. Un ensemble est considéré comme non démontable s'il ne peut pas l'être en sous-ensembles de 90 kg maximum.

Quelle distance entre les capteurs et les émergences en toiture ?

L'implantation des capteurs doit respecter une distance minimale d'un mètre par rapport aux émergences en toiture. Pour les rangées de capteurs en bandes parallèles, une distance minimale D doit être respectée entre rangées, fonction de l'angle d'incidence minimal du rayonnement solaire ; les DTU de la série 43 imposent également une distance minimale de 1,00 m entre rangées.

Quel poids maximal pour un massif béton posé sur l'étanchéité ?

90 kg. Sur élément porteur béton ou maçonnerie, la fixation peut se faire sur des massifs en béton posés sur le revêtement d'étanchéité ou sa protection à condition que ces massifs soient transportables — poids limité à 90 kg — et que l'ensemble capteur-support soit démontable.

Quelle charge prendre en compte sur une toiture-terrasse technique ?

Le NF DTU 65.12 rappelle que la destination en toiture technique implique la prise en compte d'une charge d'entretien majorée de 150 daN/m² sur l'élément porteur, selon la norme NF P 06-001. En toiture existante, il appartient au maître d'ouvrage de faire vérifier au préalable la stabilité de l'ouvrage.

Faut-il calorifuger le vase d'expansion d'une installation solaire ?

Non. Le NF DTU 65.12 indique explicitement qu'il ne faut pas calorifuger le vase d'expansion ni la conduite de raccordement du vase. En revanche, un réservoir tampon doit être mis en œuvre s'il existe un risque que la membrane du vase soit soumise à une température supérieure à sa température admissible.

Quelle pente minimale sur une installation solaire autovidangeable ?

Les canalisations de raccordement des capteurs doivent présenter des pentes continûment descendantes vers le réservoir, avec un minimum de 0,01 m par mètre, afin d'assurer la vidange parfaite des capteurs et des canalisations susceptibles d'être exposées au gel.

Quelle vitesse minimale de circulation sur une installation autovidangeable ?

Le dimensionnement des canalisations doit permettre d'assurer correctement la purge des capteurs et des canalisations lors du remplissage, avec notamment l'absence d'obstacles singuliers et des vitesses de circulation suffisantes, supérieures ou égales à 0,4 m/s, pour entraîner les bulles d'air.

Quelle concentration d'antigel dans le liquide caloporteur ?

Les concentrations d'antigel ne doivent pas être supérieures à 50 %, car l'augmentation de la teneur en glycol diminue la capacité de transmission thermique de l'échangeur et augmente les pertes de charge. Pour bénéficier pleinement des qualités et actions des adjuvants incorporés, la concentration minimale ajoutée est en général de 30 %. La concentration et le pH doivent être vérifiés à l'issue du remplissage.

Peut-on rejeter le liquide caloporteur à l'égout ?

Non. En cas de vidange d'une installation fonctionnant avec fluide antigel, un réservoir permettant de recueillir la totalité du liquide caloporteur doit être prévu, et en aucun cas le fluide antigel ne doit pouvoir être rejeté directement à l'égout. Le circuit de la boucle de captage ne doit par ailleurs jamais être raccordé au réseau d'eau potable.

Quand un clapet anti-thermosiphon est-il indispensable ?

Lorsque le dispositif de stockage est situé au même niveau ou en dessous des capteurs solaires, sur une installation à capteurs remplis en permanence. Il doit rester accessible pour l'entretien et présenter des pertes de charge aussi réduites que possible, inférieures à 0,3 mCE. Les installations autovidangeables n'en requièrent pas.

Comment se règle un détecteur d'éclairement pilotant le circulateur solaire ?

La cellule photoélectrique doit être installée dans le plan des capteurs, rester accessible et ne pas être placée près de sources lumineuses ni dans des zones d'ombre. Le seuil d'éclairement de l'interrupteur crépusculaire doit être réglé à une valeur de 100 W/m², et la temporisation intégrée pour éviter les commutations intempestives doit être au minimum de 30 secondes.

Quelle est la pression d'essai d'étanchéité d'une boucle de captage ?

L'ensemble de l'installation est éprouvé à une pression égale à 1,5 fois la pression de service. La durée du maintien à la pression d'essai est égale au temps nécessaire à l'inspection de l'ensemble du circuit hydraulique, avec un minimum de 30 minutes. Les essais peuvent également être effectués à l'air avec une pression maximale de 300 mbars. Ils sont réalisés après les rinçages à froid et avant le calorifugeage des canalisations.

Quelle garde d'air sur l'évacuation d'un dispositif de stockage ?

Les canalisations d'évacuation doivent disposer d'une rupture de charge avant déversement par mise à l'air libre afin d'éviter les retours ; la garde d'air est d'au moins 2 cm.

Quelle tolérance d'équilibrage entre batteries de capteurs ?

Le tracé et le dimensionnement des canalisations doivent permettre d'assurer l'équilibrage de chaque batterie de capteurs avec moins de 20 % de disparité par rapport aux débits nominaux, et un débit conforme aux prescriptions du fabricant. Chaque batterie doit être équipée de vannes d'équilibrage, sauf en thermosiphon.

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Informations

Référence NF DTU 65.12
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 21 décembre 2012

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 26 août 2026

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

NF DTU 65.12 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. solaire thermique, capteurs vitrés, CESI, CESC, ECS solaire, NF DTU 65.12, P 50-601, boucle de captage, liquide caloporteur, autovidangeable, vase d'expansion, régulation solaire, clapet anti-thermosiphon, essai d'étanchéité.

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