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Document Technique Unifié
DTU 65.4 (DTU P 52-221)

DTU 65.4 - Chaufferies au gaz et aux hydrocarbures liquéfiés

Le DTU 65.4 (indice de classement DTU P 52-221), intitulé « Prescriptions techniques relatives aux chaufferies au gaz et aux hydrocarbures liquéfiés », est le référentiel d'aménagement des chaufferies gaz et GPL des bâtiments d'habitation et de leurs dépendances. Il s'applique aux chaufferies dont la puissance calorifique dépasse 60 000 kcal/h, valeur correspondant à la puissance nominale totale installée de 70 kW visée à l'article 1er de l'arrêté du 2 août 1977. Le texte de base est celui de février 1969, complété par l'additif n° 1 de décembre 1971, l'additif n° 2 de septembre 1978 — qui met le DTU en conformité avec l'arrêté du 2 août 1977 — et l'additif-modificatif n° 3 de novembre 1997 portant les spécifications ATG B 67.1 relatives aux blocs de détente. Il fixe les dégagements minimaux autour des générateurs, les sections d'amenée d'air et de ventilation haute, les règles de raccordement aux conduits de fumée et les dispositions particulières aux hydrocarbures liquéfiés. Une amenée d'air sous-dimensionnée ou une ventilation haute obturée provoquent refoulement des produits de combustion et accumulation de gaz imbrûlés.

Domaine d'application

Chaufferies des bâtiments à usage d'habitation, y compris leurs dépendances, utilisant les gaz combustibles ou les hydrocarbures liquéfiés, de puissance calorifique supérieure à 60 000 kcal/h — soit une puissance nominale totale installée supérieure à 70 kW au sens de l'article 1er de l'arrêté du 2 août 1977. Le document s'applique également aux locaux annexes (salle des pompes, régulateurs) contigus à la chaufferie et communiquant avec elle.

Mis à jour le 26 août 2026
Applicable depuis le 1 février 1969
chaufferie
gaz
hydrocarbures liquéfiés
GPL
combustion
installation
raccordement
DTU 65.4
P 52-221
amenée d'air
ventilation haute
conduit de fumée
bloc de détente
ATG B 67.1

Règles principales

Domaine d'application et articulation réglementaire

Obligatoire

4 (DTU P 52-221) fixe les prescriptions techniques applicables aux chaufferies des bâtiments à usage d'habitation, y compris leurs dépendances, qui utilisent les gaz combustibles ou les hydrocarbures liquéfiés, et dont la puissance calorifique est supérieure à 60 000 kcal/h.

L'additif n° 2 de septembre 1978 précise que cette puissance correspond à la puissance nominale totale installée de 70 kW indiquée à l'article 1er de l'arrêté du 2 août 1977, et qu'il y a lieu de remplacer dans l'ensemble du texte 60 000 kcal/h ou 60 th/h par 70 kW. Les prescriptions s'appliquent également aux locaux annexes (salle des pompes, régulateurs) contigus à la chaufferie et communiquant avec elle.

Outre le présent texte, l'aménagement des chaufferies à gaz doit satisfaire aux textes réglementaires concernant les chaufferies en général, notamment les appareils à pression, et les éléments constitutifs des parois sont construits en matériaux considérés comme incombustibles.

Exceptions :

  • • L'additif n° 2 ne porte que sur les clauses contraires ou incompatibles avec l'arrêté du 2 août 1977 : il ne procède pas à la révision du DTU et ne corrige ni les dispositions potentiellement périmées ni les erreurs typographiques du texte de 1969
  • • Les chaufferies en sous-sol sous l'immeuble sont exclues dans les bâtiments visés par le décret n° 67-1063 du 15 novembre 1967 (immeubles de grande hauteur) ; l'implantation en terrasse reste soumise aux dispositions propres aux IGH
  • • L'installation gaz proprement dite en amont des organes de commande des générateurs relève du NF DTU 61.1 et de l'arrêté du 2 août 1977 modifié
Références : DTU 65.4 §0.1, DTU 65.4 §0.2, Arrêté du 2 août 1977 modifié, art. 1er, Décret n° 67-1063 du 15 novembre 1967

Implantation de la chaufferie

Obligatoire

Les chaufferies à gaz peuvent être placées extérieurement au bâtiment à chauffer, intérieurement à celui-ci — en étage, à rez-de-chaussée ou en sous-sol sous l'immeuble — ou en terrasse.

La désignation de chaufferie extérieure s'applique à toute chaufferie qui n'est pas surmontée d'un bâtiment et qui n'est pas sur terrasse : elle comprend les chaufferies situées à l'extérieur, accolées ou non à un bâtiment, et celles en sous-sol mais non situées sous un immeuble.

Pour une chaufferie en terrasse, l'accès n'est possible que par la terrasse, aucune ouverture située dans le plancher bas ne permettant d'y accéder directement à partir de l'étage inférieur. La protection contre les bruits de fonctionnement des chaufferies en terrasse doit être assurée conformément à la circulaire ministérielle n° 63-66 du 17 décembre 1963.

Exceptions :

  • • L'implantation en sous-sol sous l'immeuble est exclue pour les bâtiments visés par le décret n° 67-1063 du 15 novembre 1967 relatif aux immeubles de grande hauteur
  • • L'implantation en terrasse s'entend sous réserve des dispositions propres aux immeubles de grande hauteur
Références : DTU 65.4 §1.0, DTU 65.4 §1.1, DTU 65.4 §1.2, Circulaire n° 63-66 du 17 décembre 1963

Dégagements minimaux autour des générateurs

Obligatoire

Afin d'assurer dans des conditions normales l'exploitation et l'entretien des générateurs et des brûleurs, un espace minimal égal à la longueur du brûleur augmentée de 1 m et, en tout cas, au moins égal à 1,50 m, doit être réservé entre le mur de la chaufferie et la partie la plus saillante de la face du générateur sur laquelle est disposé le brûleur ; cet espace est essentiellement destiné au démontage du brûleur.

Entre générateurs, ainsi qu'entre les générateurs extrêmes et les murs latéraux, un espace libre d'au moins 0,50 m doit être réservé. Dans tous les cas, il doit être possible d'accéder en tout point extérieur de chaque générateur par un espace d'au moins 0,50 m.

Un intervalle de 0,50 m au moins est réservé entre la partie la plus saillante de la face arrière d'un générateur et le carneau en maçonnerie ou, à défaut, le mur de la chaufferie.

Exceptions :

  • • L'exigence de dégagement en façade brûleur (longueur du brûleur + 1 m, minimum 1,50 m) ne s'applique que pour les générateurs au sol
Références : DTU 65.4 §1.3.1, DTU 65.4 §1.3.2

Distribution du gaz à l'intérieur de la chaufferie

Obligatoire

1) et de l'arrêté du 2 août 1977. Les canalisations sont équipées, sur leurs tronçons propres à chaque générateur, en amont et distinctement de la vanne de sécurité de l'équipement de chauffe, d'un robinet de barrage manuel d'accès facile, comportant en aval un tronçon de tuyauterie rendu solidaire d'une partie fixe de la chaufferie — paroi, sol, poteau ou passerelle.

Les équipements de chauffe peuvent être raccordés à la canalisation de distribution par tuyaux flexibles à armature métallique étanches au gaz, résistant à une fois et demie la pression maximale de distribution, raccordés aux canalisations exclusivement par moyens mécaniques fixes tels que raccords filetés ou brides ; ils doivent se débattre librement sur tout leur parcours et leur longueur ne peut être supérieure à 2,00 m.

Exceptions :

  • • Dans le cas d'un poste de détente, la pression maximale de distribution est égale à la pression de fermeture du déclencheur de sécurité fonctionnant par excès de pression aval
  • • Les équipements de chauffe installés sur des générateurs de puissance supérieure à 60 th/h relèvent des spécifications ATG C 30 ; les équipements de transformation de chaudières et les générateurs de puissance inférieure ou égale à 60 th/h relèvent des normes les concernant
Références : DTU 65.4 §1.4.2, DTU 65.4 §1.5, Arrêté du 2 août 1977, art. 8-III, NF DTU 61.1

Évacuation des produits de la combustion et raccordements

Obligatoire

L'évacuation des produits de la combustion se fait dans des conduits de fumée, soit par tirage naturel, soit par un moyen mécanique ; dans ce dernier cas, le fonctionnement des générateurs est toujours asservi au moyen mécanique assurant le tirage, et le calcul du dispositif mécanique tient compte des entrées d'air par prises additionnelles.

Les conduits de fumée sont construits soit avec des matériaux traditionnels — briques pleines de terre cuite, boisseaux en terre cuite ou en béton de ciment, hourdés au mortier bâtard et joints lissés intérieurement, les joints en plâtre étant interdits —, soit avec d'autres matériaux reconnus utilisables : aluminium de pureté 99,5 % (symbole A5) ou aciers spéciaux inoxydables.

Les conduits en matériaux autres que briques et boisseaux, lorsqu'ils sont installés intérieurement au bâtiment, sont obligatoirement placés dans des gaines construites en matériaux incombustibles ; dans tous les cas leurs joints sont étanches.

Côté raccordements : la pente des tronçons de longueur supérieure à 1 mètre est d'au moins 3 % ; la distance entre les axes de deux orifices de raccordement dans le conduit de fumée ou le carneau est d'au moins une fois le diamètre du raccordement de plus gros diamètre ; les changements de parcours se font par coudes brisés ou arrondis ; la section du raccordement au départ des générateurs est celle de la buse, toute réduction s'effectuant par un élément sans arête vive situé à la base de la cheminée.

Les raccordements s'effectuent en tôle d'aluminium, en tôle d'acier inoxydable ou en tôle d'acier ordinaire d'au moins 2,5 mm d'épaisseur, les carneaux maçonnés restant admis.

Exceptions :

  • • L'article relatif à la section des conduits de fumée et ses sous-articles sont abrogés dès la parution du cahier des charges de fumisterie n° 24.1, auquel il y a lieu de se reporter (aujourd'hui NF DTU 24.1)
  • • L'article relatif aux conduits en amiante-ciment a été supprimé par l'additif-modificatif n° 3 de novembre 1997
  • • Aucun coupe-tirage n'est installé sur les générateurs du type « à foyer en pression » dans lesquels une pression résiduelle peut subsister à la buse en cours de fonctionnement, sauf installation d'un extracteur mécanique asservi au générateur et situé en aval du coupe-tirage
  • • Un même conduit peut desservir plusieurs générateurs de même type ; pour les générateurs à foyer en pression, des dispositions doivent être prises pour éviter les refoulements à travers les générateurs dont les brûleurs ne fonctionnent pas
Références : DTU 65.4 §1.6.1, DTU 65.4 §1.6.2, DTU 65.4 §1.6.4, DTU 65.4 §1.6.5, NF DTU 24.1

Amenées d'air à la chaufferie

Obligatoire

L'amenée d'air frais à la chaufferie constitue une obligation. Elle a pour triple but d'assurer la combustion du gaz, d'alimenter les prises d'air additionnelles des conduits de fumée et de rendre possible une ventilation correcte de la chaufferie ; ces trois fonctions doivent être assurées concurremment.

Les amenées d'air sont toujours obtenues à partir de prises directes de l'extérieur, l'air arrivant soit par passages ménagés à travers les parois extérieures, soit par gaines, éventuellement munies d'un moyen mécanique.

Les orifices de passage à travers les parois et ceux des gaines débouchant en chaufferie sont situés en partie basse, et les entrées d'air sont disposées par rapport aux orifices de ventilation haute de telle manière que le renouvellement d'air intéresse l'ensemble du volume de la chaufferie.

Pour une amenée par passages à travers les parois extérieures, la section libre totale, exprimée en décimètres carrés, est au moins égale au vingtième du nombre qui exprime en th/h la puissance utile totale des générateurs.

Pour une amenée par gaines, le calcul se fait par les méthodes habituelles : pour les gaines dépourvues de moyens mécaniques, on considère que le débit d'air pour lequel elles sont conçues doit pouvoir transiter sous une différence de pression statique de 2,5 pascals ; à défaut de données précises, on se base sur un débit de 2 m³/h d'air par th/h de puissance utile installée.

Pour une gaine amenant uniquement l'air de ventilation, le débit doit être au moins égal à Q (m³/h) ≥ 10 × A (m²), A étant la surface de plancher de la chaufferie.

Exceptions :

  • • Lorsque les générateurs sont alimentés en air directement par des gaines prélevant l'air à l'extérieur, la section minimale des passages à travers les parois peut être ramenée au cinquième du nombre qui exprime, en m², la surface de plancher de la chaufferie
  • • L'alimentation directe des générateurs par gaines sans communication avec l'atmosphère de la chaufferie ne dispense pas de l'obligation d'assurer la ventilation de la chaufferie
  • • Les systèmes d'amenée d'air consistant en des passages à travers les parois munis de moyens mécaniques sont assimilés à des gaines et traités comme tels
Références : DTU 65.4 §1.7.1, DTU 65.4 §1.7.2, DTU 65.4 §1.7.3

Ventilation haute de la chaufferie

Obligatoire

La ventilation de la chaufferie est assurée en tirage naturel par une gaine construite en matériaux incombustibles, débouchant à l'air libre — sous réserve des dispositions de l'article 23 du décret du 22 octobre 1955 — et prenant son départ dans la chaufferie au voisinage du plafond.

La section des orifices de ventilation haute est égale à la moitié de la section totale des conduits de fumée, avec un minimum de 2,5 dm².

Exceptions :

  • • Lorsque la chaufferie est située en terrasse ou à l'extérieur du bâtiment, elle peut, en remplacement de la gaine, être ventilée à l'aide d'ouvertures latérales de section totale S établies en partie haute sur au moins deux parois distinctes, S étant fonction de la surface de plancher A avec un minimum de 2,5 dm²
  • • Si cette solution ne peut être appliquée — par exemple du fait d'obstacles situés à proximité —, un conduit de ventilation haute de section au moins égale à 2,5 dm² doit être installé
Références : DTU 65.4 §1.8.1, DTU 65.4 §1.8.2, DTU 65.4 §1.8.3, Décret du 22 octobre 1955, art. 23

Dispositions particulières aux chaufferies alimentées en hydrocarbures liquéfiés

Obligatoire

L'utilisation des hydrocarbures liquéfiés, purs ou dilués, impose des conditions complémentaires. Pour les chaufferies en sous-sol — locaux dont le sol est, sur tout son pourtour, à un niveau inférieur au sol naturel environnant — l'aération est assurée par une ou plusieurs baies ouvrant directement sur l'extérieur, dont la section ouvrante totale minimale est supérieure ou au moins égale à 0,40 mètre carré. 7.

L'admission du gaz à l'intérieur de la chaufferie est asservie au fonctionnement du moyen mécanique d'amenée d'air frais de ventilation.

Exceptions :

  • • L'orifice au ras du plancher de section ≥ 1/1 000 de l'aire de plancher n'est requis, pour les chaufferies autres qu'en sous-sol, que lorsque l'amenée d'air de ventilation se fait par gaine non munie d'un dispositif mécanique
Références : DTU 65.4 §1.9.1, DTU 65.4 §1.9.2

Blocs de détente alimentant une chaufferie (ATG B 67.1, additif n° 3)

Obligatoire

1 « Conception, construction et installation des blocs de détente alimentant une chaufferie ».

Il constitue le texte annoncé par le deuxième alinéa de l'article 8-II de l'arrêté du 2 août 1977 modifié et couvre les blocs de détente — et les postes qui les contiennent — pour l'alimentation des chaufferies de puissance calorifique totale supérieure à 85 kW fonctionnant aux gaz ou aux hydrocarbures liquéfiés, desservant des bâtiments d'habitation ou leurs dépendances.

Pour les gaz distribués par réseaux, les blocs concernés sont ceux situés en amont du point de livraison, quelles que soient les pressions amont et aval, les prescriptions ne s'appliquant qu'au bloc situé à l'amont le plus près du point de livraison.

L'emplacement doit permettre une accessibilité permanente pour les montages, démontages, manœuvres et opérations d'entretien, et permettre au personnel de se dégager rapidement : les passages doivent avoir au moins 0,50 m de largeur. La hauteur minimale d'une couverture fixe ou d'un plafond doit être de 2,10 m au-dessus du niveau de circulation du poste.

Les blocs situés en fosse ou en coffret enterré doivent être recouverts d'une dalle ou d'un couvercle conforme à la norme EN 124.

Exceptions :

  • • L'implantation du bloc à l'intérieur d'une chaufferie située à l'intérieur du bâtiment n'est admise que pour les immeubles anciens et si la disposition dans un local séparé n'est pas possible, sous quatre réserves cumulatives : pression d'alimentation du bloc ≤ 4 bar, chaufferie non surmontée d'étages habités, sans communication avec les autres parties intérieures du bâtiment, et n'excédant pas 2 000 kW de puissance utile
  • • L'implantation en enceinte au-dessous du niveau du sol, en fosse ou en coffret enterré, est exclue si le gaz distribué a une densité supérieure à 0,9
  • • Les appareils constituant le bloc de détente peuvent être accolés à une paroi sous réserve que leur position permette leur entretien et leur démontage éventuel
  • • L'obligation de raccorder l'évent du détendeur-régulateur à l'extérieur ne concerne ni les armoires ni les cabines
Références : DTU 65.4 ADD3 §1, DTU 65.4 ADD3 §5.1, DTU 65.4 ADD3 §5.2, DTU 65.4 ADD3 §5.3, Arrêté du 2 août 1977 modifié, art. 8-II, EN 124

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Seuil de puissance du domaine d'application > 60 000 kcal/h, soit > 70 kW Correspondance donnée par l'additif n° 2 (art. 1er de l'arrêté du 2 août 1977)
Section libre d'amenée d'air par parois extérieures S (dm²) ≥ Pu (th/h) / 20 Pu = puissance utile totale des générateurs
Section libre d'amenée d'air — générateurs alimentés directement par gaines S (dm²) ≥ A (m²) / 5 A = surface de plancher de la chaufferie
Débit d'air de combustion à défaut de données précises 2 m³/h par th/h de puissance utile installée Calcul des gaines d'amenée d'air
Débit d'une gaine amenant uniquement l'air de ventilation Q (m³/h) ≥ 10 × A (m²) Suffisant quelle que soit la hauteur de la chaufferie
Différence de pression statique de calcul des gaines sans moyens mécaniques 2,5 Pa Débit d'air conçu devant transiter sous cette différence
Section des orifices de ventilation haute Moitié de la section totale des conduits de fumée Minimum 2,5 dm²
Limitation du débit d'une gaine de fumée servant de ventilation haute ≈ 10 × A (m²) en m³/h Registre ou volet mobile à la base de la gaine
Pente des tronçons de raccordement au conduit de fumée ≥ 3 % Tronçons de longueur supérieure à 1 m
Rendement intrinsèque sur PCI des générateurs ≥ 0,85 En régime, à la puissance nominale du brûleur (texte de 1969)
Résistance d'un flexible de raccordement 1,5 × la pression maximale de distribution Flexible à armature métallique étanche au gaz

Dimensions réglementaires

Dégagement en façade brûleur

Dimension : Longueur du brûleur + 1 m
Minimum : 1,50 m

Entre le mur et la partie la plus saillante de la face portant le brûleur — générateurs au sol

Espace libre entre générateurs et entre générateurs extrêmes et murs latéraux

Dimension : 0,50 m
Minimum : 0,50 m

Accès requis en tout point extérieur de chaque générateur

Intervalle entre face arrière du générateur et carneau ou mur

Dimension : 0,50 m
Minimum : 0,50 m

Carneau en maçonnerie ou, à défaut, mur de la chaufferie

Conduit de ventilation haute (chaufferie en terrasse ou extérieure)

Dimension : ≥ 2,5 dm²
Minimum : 2,5 dm²

Solution de remplacement des ouvertures latérales sur deux parois distinctes

Épaisseur de tôle d'acier ordinaire pour raccordement générateur / cheminée

Dimension : 2,5 mm
Minimum : 2,5 mm

Alternatives : tôle d'aluminium, tôle d'acier inoxydable, carneaux maçonnés

Distance entre axes de deux orifices de raccordement

Dimension : ≥ 1 × le diamètre du raccordement le plus gros
Minimum : -

Dans le conduit de fumée ou le carneau

Longueur maximale d'un flexible de raccordement d'équipement de chauffe

Dimension : 2,00 m
Minimum : -

Article 8-III de l'arrêté du 2 août 1977

Aération d'une chaufferie GPL en sous-sol

Dimension : Section ouvrante totale ≥ 0,40 m²
Minimum : 0,40 m²

Baies ouvrant directement sur l'extérieur

Orifice bas d'une chaufferie GPL hors sous-sol

Dimension : ≥ 1/1 000 de l'aire de plancher
Minimum : -

Établi au ras du plancher, donnant sur l'extérieur — cas d'une gaine non mécanique

Largeur des passages d'un poste de détente

Dimension : 0,50 m
Minimum : 0,50 m

Dégagement rapide du personnel — ATG B 67.1

Hauteur sous couverture fixe ou plafond d'un poste de détente

Dimension : 2,10 m
Minimum : 2,10 m

Au-dessus du niveau de circulation du poste — ATG B 67.1

Comprendre DTU 65.4 (DTU P 52-221)

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour DTU 65.4 (DTU P 52-221), le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de DTU 65.4 (DTU P 52-221) couvre : Chaufferies des bâtiments à usage d'habitation, y compris leurs dépendances, utilisant les gaz combustibles ou les hydrocarbures liquéfiés, de puissance calorifique supérieure à 60 000 kcal/h — soit une puissance nominale totale installée supérieure à 70 kW au sens de l'article 1er de l'arrêté du 2 août 1977. Le document s'applique également aux locaux annexes (salle des pompes, régulateurs) contigus à la chaufferie et communiquant avec elle.. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur DTU 65.4 (DTU P 52-221)

Le DTU 65.4 est l'un des plus anciens documents techniques unifiés encore utilisés en génie climatique. Son objet est étroit et précis : les prescriptions techniques relatives aux chaufferies au gaz et aux hydrocarbures liquéfiés. Il ne traite ni du chauffage électrique, ni des chaufferies fioul — pour lesquelles le référentiel réglementaire est distinct —, ni de la conception des générateurs eux-mêmes : il traite du local, de ses dégagements, de son air, de sa ventilation et de son alimentation en combustible.

Son édition de base date de février 1969 et raisonne encore en kilocalories par heure et en thermies par heure. Trois additifs l'ont fait évoluer : l'additif n° 1 de décembre 1971, l'additif n° 2 de septembre 1978 et l'additif-modificatif n° 3 de novembre 1997. L'additif n° 2 est le plus structurant : il a pour objet la mise en conformité du DTU avec l'arrêté interministériel du 2 août 1977, « Règles techniques et de sécurité applicables aux installations de gaz combustible et d'hydrocarbures liquéfiés situées à l'intérieur des bâtiments d'habitation ou de leurs dépendances », paru au Journal officiel du 24 août 1977 et applicable à partir du 25 août 1978, en remplacement de l'arrêté du 15 octobre 1962. Cet additif précise expressément que la puissance de 60 000 kcal/h correspond à la puissance nominale totale installée de 70 kW indiquée à l'article 1er de l'arrêté, et qu'il y a lieu, dans l'ensemble du texte, de remplacer 60 000 kcal/h ou 60 th/h par 70 kW.

L'additif n° 2 ne procède pas à la révision du DTU : il ne porte que sur les clauses contraires ou incompatibles avec l'arrêté et ne corrige ni les dispositions potentiellement périmées ni les erreurs typographiques du texte de 1969 lorsqu'elles ne contredisent pas l'arrêté. Cette précision est essentielle pour l'usage : le DTU 65.4 doit toujours être lu en parallèle de l'arrêté du 2 août 1977 modifié et des NF DTU plus récents auxquels il renvoie, en particulier le NF DTU 24.1 pour la fumisterie et le NF DTU 61.1 pour l'installation gaz proprement dite.

L'additif-modificatif n° 3 de novembre 1997 est d'une autre nature : il porte les spécifications ATG B 67.1 « Conception, construction et installation des blocs de détente alimentant une chaufferie ». Il constitue le texte annoncé par le deuxième alinéa de l'article 8-II de l'arrêté du 2 août 1977 modifié, et couvre les blocs de détente pour l'alimentation des chaufferies de puissance calorifique totale supérieure à 85 kW fonctionnant au gaz ou aux hydrocarbures liquéfiés.

Comprendre en détail DTU 65.4 (DTU P 52-221)

Implantation de la chaufferie et dispositions générales

Les chaufferies à gaz peuvent être placées extérieurement au bâtiment à chauffer, intérieurement à celui-ci — en étage, à rez-de-chaussée ou en sous-sol sous l'immeuble —, ou en terrasse. Deux réserves s'imposent : les bâtiments visés par le décret n° 67-1063 du 15 novembre 1967 relatif aux immeubles de grande hauteur sont exclus de l'implantation en sous-sol sous l'immeuble, et l'implantation en terrasse reste soumise aux dispositions propres aux immeubles de grande hauteur.

Est qualifiée de chaufferie extérieure toute chaufferie qui n'est pas surmontée d'un bâtiment et qui n'est pas sur terrasse : cela comprend les chaufferies situées à l'extérieur, accolées ou non à un bâtiment, et celles situées en sous-sol mais non implantées sous un immeuble. Pour une chaufferie en terrasse, l'accès n'est possible que par la terrasse, aucune ouverture située dans le plancher bas ne permettant d'y accéder directement depuis l'étage inférieur. La protection contre les bruits de fonctionnement des chaufferies en terrasse doit être assurée conformément à la circulaire ministérielle n° 63-66 du 17 décembre 1963.

Deux dispositions générales encadrent le local : les éléments constitutifs des parois sont construits en matériaux considérés comme incombustibles, et l'aménagement doit satisfaire, outre les prescriptions du DTU, aux textes réglementaires concernant les chaufferies en général, notamment ceux relatifs aux appareils à pression.

Dégagements minimaux : les cotes à tenir dès le plan

Le DTU fixe des dégagements destinés à permettre l'exploitation et l'entretien des générateurs et des brûleurs. En façade brûleur, un espace minimal égal à la longueur du brûleur augmentée de 1 m et, en tout cas, au moins égal à 1,50 m, doit être réservé entre le mur de la chaufferie et la partie la plus saillante de la face du générateur sur laquelle est disposé le brûleur. Cet espace est essentiellement destiné au démontage du brûleur. Cette exigence ne s'applique qu'aux générateurs au sol.

Latéralement, un espace libre d'au moins 0,50 m doit être réservé entre générateurs, ainsi qu'entre les générateurs extrêmes et les murs latéraux. Dans tous les cas, il doit être possible d'accéder en tout point extérieur de chaque générateur par un espace d'au moins 0,50 m. À l'arrière, un intervalle d'au moins 0,50 m est réservé entre la partie la plus saillante de la face arrière d'un générateur et le carneau en maçonnerie ou, à défaut, le mur de la chaufferie.

La hauteur sous plafond n'est pas chiffrée : le DTU exige qu'elle permette de procéder normalement à l'installation, à l'exploitation des générateurs et de leurs accessoires, aux ramonages, à l'entretien, et de circuler librement sur les passerelles. Tous les intervalles doivent en outre réserver un espace libre de hauteur suffisante pour y circuler normalement. C'est un point à figer en phase APS : une chaufferie dimensionnée au plus juste devient inexploitable dès la première intervention de maintenance lourde.

Mise en œuvre de l'amenée d'air : les deux formules

L'amenée d'air frais à la chaufferie constitue une obligation. Elle a un triple but que le DTU énonce explicitement : assurer la combustion du gaz, alimenter les prises d'air additionnelles des conduits de fumée et rendre possible une ventilation correcte de la chaufferie. Ces trois fonctions doivent être assurées concurremment. Les amenées d'air sont toujours obtenues à partir de prises directes de l'extérieur, et les orifices de passage à travers les parois comme ceux des gaines débouchant en chaufferie sont situés en partie basse. Les entrées d'air doivent être disposées, par rapport aux orifices de ventilation haute, de telle manière que le renouvellement d'air intéresse l'ensemble du volume de la chaufferie.

Pour une amenée d'air par passages à travers les parois extérieures, la section libre totale des passages, exprimée en décimètres carrés, doit être au moins égale au vingtième du nombre qui exprime, en thermies par heure, la puissance utile totale des générateurs. Dans le cas particulier où les générateurs sont alimentés en air directement par des gaines prélevant l'air sur l'extérieur, cette section minimale peut être ramenée au cinquième du nombre qui exprime, en mètres carrés, la surface de plancher de la chaufferie — la section restant alors suffisante pour permettre le passage du débit d'air nécessaire à une ventilation convenable, quelle que soit la hauteur du local.

Pour une amenée d'air par gaines, avec ou sans moyens mécaniques, le calcul se fait par les méthodes habituelles. Pour les gaines dépourvues de moyens mécaniques, on considère que le débit d'air pour lequel elles sont conçues doit pouvoir transiter sous une différence de pression statique de 2,5 pascals. Les débits à prendre en considération sont les débits indispensables au fonctionnement des générateurs : à défaut de données précises, on se base sur un débit de 2 m³/h d'air par thermie par heure de puissance utile installée. Dans le cas particulier de gaines amenant uniquement l'air de ventilation de la chaufferie, le débit doit être au moins égal, en mètres cubes par heure, à dix fois le nombre qui exprime en mètres carrés la surface du plancher : Q (m³/h) ≥ 10 × A (m²).

Deux asservissements complètent le dispositif. Lorsque l'alimentation en air des générateurs se fait par gaines munies de moyens mécaniques ou par gaines sans communication avec l'atmosphère de la chaufferie, toutes dispositions utiles doivent être prises pour que l'amenée d'air de ventilation soit assurée indépendamment des conditions de fonctionnement de l'alimentation en air des générateurs — par exemple une gaine spéciale calculée sur la base de Q ≥ 10 A. Et le fonctionnement des brûleurs doit être asservi au fonctionnement des moyens mécaniques utilisés pour alimenter les générateurs en air.

Ventilation haute de la chaufferie

La ventilation de la chaufferie est assurée en tirage naturel par une gaine construite en matériaux incombustibles, débouchant à l'air libre et prenant son départ dans la chaufferie au voisinage du plafond, sous réserve des dispositions de l'article 23 du décret du 22 octobre 1955. Lorsque la chaufferie est située en terrasse ou à l'extérieur du bâtiment, elle peut, en remplacement de la gaine, être ventilée par des ouvertures latérales établies en partie haute sur au moins deux parois distinctes, la section totale S s'obtenant par une formule fonction de la surface de plancher A, avec un minimum de 2,5 dm². Si cette solution ne peut être appliquée — obstacles à proximité, par exemple —, un conduit de ventilation haute de section au moins égale à 2,5 dm² doit être installé.

La section des orifices de ventilation haute est égale à la moitié de la section totale des conduits de fumée, avec un minimum de 2,5 dm². Lorsque les conduits de fumée sont placés à l'intérieur d'une gaine, celle-ci peut être assimilée à une gaine de ventilation sous réserve qu'elle s'ouvre en partie basse au plafond de la chaufferie et ne comporte pas d'autre prise d'air permanente que l'orifice en chaufferie.

Dans ce dernier cas, une limitation de débit est imposée : la gaine doit être munie à sa base d'un dispositif limitant le débit d'air appelé par le tirage thermique à une valeur, en mètres cubes par heure, égale à environ dix fois la valeur exprimée en mètres carrés de l'aire du plancher de la chaufferie. Un registre ou un volet mobile réduisant la section de passage lorsque la dépression croît dans la gaine remplit cette fonction.

Distribution du gaz et raccordement aux conduits de fumée

À l'intérieur de la chaufferie, les tuyaux véhiculant du gaz doivent être exclusivement en acier ou en cuivre, toutes autres conditions étant celles du NF DTU 61.1 et de l'arrêté du 2 août 1977. Sur les tronçons propres à chaque générateur, les canalisations sont équipées, en amont et distinctement de la vanne de sécurité de l'équipement de chauffe, d'un robinet de barrage manuel d'accès facile, comportant en aval un tronçon de tuyauterie rendu solidaire d'une partie fixe de la chaufferie — paroi, sol, poteau ou passerelle.

Les équipements de chauffe peuvent être raccordés à la canalisation de distribution par tuyaux flexibles à armature métallique étanches au gaz, pouvant résister à une fois et demie la pression maximale de distribution. Ils sont raccordés exclusivement par moyens mécaniques fixes — raccords filetés ou brides —, doivent se débattre librement sur tout leur parcours et leur longueur ne peut être supérieure à 2,00 m, conformément à l'article 8-III de l'arrêté du 2 août 1977. Le rendement intrinsèque sur PCI des générateurs doit être au moins égal à 0,85, en régime, de la puissance nominale du brûleur.

L'évacuation des produits de la combustion se fait dans des conduits de fumée par tirage naturel ou par un moyen mécanique ; dans ce dernier cas, le fonctionnement des générateurs est toujours asservi au moyen mécanique assurant le tirage, et le calcul du dispositif tient compte des entrées d'air par prises additionnelles. Les conduits sont construits soit en matériaux traditionnels — briques pleines de terre cuite, boisseaux en terre cuite ou en béton de ciment hourdés au mortier bâtard, joints lissés intérieurement, joints en plâtre interdits —, soit en aluminium de pureté 99,5 % (symbole A5) ou en aciers spéciaux inoxydables. Les conduits en matériaux autres que briques et boisseaux placés à l'intérieur du bâtiment sont obligatoirement installés dans des gaines construites en matériaux incombustibles, et leurs joints sont étanches dans tous les cas. Le DTU précise que ses articles relatifs aux matériaux et à la section des conduits de fumée sont abrogés dès la parution du cahier des charges de fumisterie n° 24.1, auquel il y a lieu de se reporter ; les conduits en amiante-ciment ont été supprimés par l'additif-modificatif n° 3 de novembre 1997.

Le tracé des raccordements obéit à quatre règles. La pente des tronçons de raccordement de longueur supérieure à 1 mètre est d'au moins 3 %. La distance entre les axes de deux orifices de raccordement dans le conduit de fumée ou le carneau est d'au moins une fois le diamètre du raccordement de plus gros diamètre. Les changements de parcours se font par coudes brisés ou arrondis, y compris les débouchés dans le conduit ou le carneau. La section du raccordement au départ des générateurs est celle de la buse du générateur, toute réduction nécessaire s'effectuant par un élément sans arête vive situé à la base même de la cheminée. Les raccordements s'effectuent en tôle d'aluminium, en tôle d'acier inoxydable ou en tôle d'acier ordinaire, cette dernière devant alors avoir une épaisseur d'au moins 2,5 mm ; les carneaux maçonnés restent admis. Enfin, la limitation de la dépression à la buse du générateur est obligatoire et doit être assurée exclusivement par adjonction d'air additionnel — coupe-tirage particulier à chaque générateur ou stabilisateurs de tirage placés en chaufferie.

Dispositions particulières aux hydrocarbures liquéfiés

L'utilisation des hydrocarbures liquéfiés, purs ou dilués, impose des conditions complémentaires liées à la densité de ces gaz, plus lourds que l'air. Pour les chaufferies en sous-sol — locaux dont le sol est, sur tout son pourtour, à un niveau inférieur au sol naturel environnant —, l'aération est assurée par une ou plusieurs baies ouvrant directement sur l'extérieur, dont la section ouvrante totale minimale est supérieure ou au moins égale à 0,40 mètre carré.

Ces mêmes locaux doivent être munis d'une ventilation haute par gaine établie conformément à l'article 1.8, et d'amenées d'air par gaine ou par passage à travers les parois extérieures obligatoirement équipées d'un dispositif mécanique. L'admission du gaz à l'intérieur de la chaufferie est asservie au fonctionnement de ce moyen mécanique d'amenée d'air frais de ventilation : en cas d'arrêt du ventilateur, le gaz est coupé.

Pour les chaufferies autres que celles en sous-sol, lorsque l'amenée d'air de ventilation se fait par gaine non munie d'un dispositif mécanique, la chaufferie doit comporter un orifice donnant sur l'extérieur, établi au ras du plancher et de section supérieure ou égale à 1/1 000 de l'aire de plancher de la chaufferie. Cet orifice bas est la parade au risque d'accumulation de GPL au niveau du sol.

Blocs de détente : l'additif-modificatif n° 3 (ATG B 67.1)

L'additif-modificatif n° 3 de novembre 1997 porte les spécifications ATG B 67.1 relatives à la conception, à la construction et à l'installation des blocs de détente — et des postes qui les contiennent — alimentant une chaufferie. Son domaine couvre les chaufferies de puissance calorifique totale supérieure à 85 kW fonctionnant au gaz ou aux hydrocarbures liquéfiés, desservant des bâtiments d'habitation ou leurs dépendances. Pour les gaz distribués par réseaux, les blocs concernés sont ceux situés en amont du point de livraison, quelles que soient les pressions amont et aval ; les prescriptions ne s'appliquent qu'au bloc situé à l'amont le plus près du point de livraison concerné.

L'implantation du bloc de détente à l'intérieur de la chaufferie est admise lorsque celle-ci est extérieure, accolée ou en terrasse du bâtiment. Lorsque la chaufferie est à l'intérieur du bâtiment, cette disposition n'est admise que pour les immeubles anciens et si la disposition dans un local séparé n'est pas possible, sous quatre réserves cumulatives : la pression d'alimentation du bloc est au plus égale à 4 bar, la chaufferie ne doit pas être surmontée d'étages habités, elle ne doit pas communiquer avec les autres parties intérieures du bâtiment, et elle ne doit pas excéder 2 000 kW de puissance utile.

L'aménagement de l'emplacement doit permettre une accessibilité permanente pour les montages, démontages, manœuvres et opérations d'entretien, et permettre au personnel de se dégager rapidement : les passages doivent avoir au moins 0,50 m de largeur. La hauteur minimale d'une couverture fixe ou d'un plafond doit être de 2,10 m au-dessus du niveau de circulation du poste. Les blocs situés en fosse ou en coffret enterré doivent être recouverts d'une dalle ou d'un couvercle conforme à la norme EN 124. Le poste de détente doit être un espace ventilé directement et en permanence depuis l'extérieur, par conduits ou par passages ménagés dans ses parois extérieures ; lorsque le détendeur-régulateur est muni d'un évent susceptible d'évacuer du gaz et que l'installation est placée dans un local fermé, l'évent doit être raccordé à l'extérieur en respectant les prescriptions du DTU P 45-204, c'est-à-dire du NF DTU 61.1.

Erreurs fréquentes et points de vigilance

La première erreur est de dimensionner une chaufferie sur la seule emprise des générateurs. Les cotes du DTU 65.4 — 1,50 m minimum ou longueur du brûleur + 1 m en façade brûleur, 0,50 m entre générateurs, 0,50 m latéralement et à l'arrière — s'entendent hors passerelles et hors accessoires. Une chaufferie tracée sans ces réserves ne pourra pas accueillir le remplacement d'un brûleur sans démontage partiel de l'installation.

La deuxième erreur est de traiter l'amenée d'air comme une simple grille de ventilation. Le DTU exige que la même amenée assure concurremment la combustion, l'alimentation des prises d'air additionnelles des conduits de fumée et la ventilation du local, et impose une prise directe sur l'extérieur — pas de prélèvement dans un local voisin ni dans un sous-sol. Un dimensionnement conduit sur la seule combustion sous-estime systématiquement la section requise.

La troisième erreur est de conserver, dans un CCTP, les articles du DTU 65.4 relatifs aux matériaux et à la section des conduits de fumée. Le DTU indique lui-même que ces articles sont abrogés dès la parution du cahier des charges de fumisterie n° 24.1 : c'est au NF DTU 24.1 qu'il faut se référer, et l'article relatif aux conduits en amiante-ciment a été supprimé par l'additif-modificatif n° 3 de novembre 1997.

La quatrième erreur, spécifique au GPL, est d'oublier la contrainte de densité. Une chaufferie GPL en sous-sol impose une baie ouvrant directement sur l'extérieur de 0,40 m² minimum de section ouvrante, des amenées d'air obligatoirement mécaniques et un asservissement de l'admission du gaz au fonctionnement du ventilateur. Hors sous-sol avec gaine non mécanique, l'orifice au ras du plancher de section ≥ 1/1 000 de l'aire de plancher n'est pas optionnel. Enfin, il faut se souvenir que le DTU 65.4 se lit avec l'arrêté du 2 août 1977 modifié, le NF DTU 61.1 et le NF DTU 24.1 : c'est un document de local, pas un document d'installation gaz complet.

Glossaire DTU 65.4 (DTU P 52-221)

Chaufferie extérieure
Au sens du DTU 65.4, toute chaufferie qui n'est pas surmontée d'un bâtiment et qui n'est pas sur terrasse : chaufferies à l'extérieur accolées ou non à un bâtiment, et chaufferies en sous-sol non situées sous un immeuble.
Chaufferie en terrasse
Chaufferie dont l'accès n'est possible que par la terrasse, aucune ouverture située dans le plancher bas ne permettant d'y accéder directement depuis l'étage inférieur. Sa protection acoustique relève de la circulaire ministérielle n° 63-66 du 17 décembre 1963.
Thermie par heure (th/h)
Unité de puissance de l'édition 1969 du DTU. Les formules de sections d'amenée d'air y sont exprimées : section libre (dm²) ≥ puissance utile totale (th/h) / 20. L'additif n° 2 substitue 70 kW à 60 th/h pour le seuil du domaine d'application.
Air additionnel
Air introduit dans le circuit d'évacuation pour limiter la dépression à la buse du générateur — limitation obligatoire. Il est apporté par un coupe-tirage particulier à chaque générateur ou par un ou plusieurs stabilisateurs de tirage placés en chaufferie.
Coupe-tirage
Dispositif d'admission d'air additionnel. Le DTU interdit d'en installer sur les générateurs de type « à foyer en pression » dans lesquels une pression résiduelle peut subsister à la buse, sauf extracteur mécanique asservi au générateur et situé en aval du coupe-tirage.
Générateur à foyer en pression
Générateur dans lequel la résistance offerte par l'échangeur de chaleur à l'écoulement des produits de combustion ne peut être vaincue que grâce à la surpression créée dans le foyer par l'équipement de chauffe.
Carneau
Conduit horizontal de collecte des produits de combustion entre les générateurs et la cheminée. Un intervalle d'au moins 0,50 m doit être réservé entre la face arrière d'un générateur et le carneau en maçonnerie.
Bloc de détente
Ensemble de détente alimentant une chaufferie, objet des spécifications ATG B 67.1 portées par l'additif-modificatif n° 3 de novembre 1997, pour les chaufferies de puissance calorifique totale supérieure à 85 kW.
Point de livraison
Limite en aval de laquelle les prescriptions ATG B 67.1 ne s'appliquent plus. Pour les gaz distribués par réseaux, seul le bloc de détente situé à l'amont le plus près du point de livraison est concerné.
Section ouvrante
Notion utilisée pour l'aération d'une chaufferie GPL en sous-sol : une ou plusieurs baies ouvrant directement sur l'extérieur, dont la section ouvrante totale minimale doit être supérieure ou au moins égale à 0,40 m².
Asservissement de l'admission du gaz
Sécurité imposée aux chaufferies GPL en sous-sol : l'admission du gaz à l'intérieur de la chaufferie est asservie au fonctionnement du moyen mécanique d'amenée d'air frais de ventilation.

Questions fréquentes sur DTU 65.4 (DTU P 52-221)

Qu'est-ce que DTU 65.4 (DTU P 52-221) ?

DTU 65.4 - Chaufferies au gaz et aux hydrocarbures liquéfiés. Le DTU 65.4 (indice de classement DTU P 52-221), intitulé « Prescriptions techniques relatives aux chaufferies au gaz et aux hydrocarbures liquéfiés », est le référentiel d'aménagement des chaufferies gaz et GPL des bâtiments d'habitation et de leurs dépendances. Il s'applique aux chaufferies dont la puissance calorifique dépasse 60 000 kcal/h, valeur correspondant à la puissance nominale totale installée de 70 kW visée à l'article 1er de l'arrêté du 2 août 1977. Le texte de base est celui de février 1969, complété par l'additif n° 1 de décembre 1971, l'additif n° 2 de septembre 1978 — qui met le DTU en conformité avec l'arrêté du 2 août 1977 — et l'additif-modificatif n° 3 de novembre 1997 portant les spécifications ATG B 67.1 relatives aux blocs de détente. Il fixe les dégagements minimaux autour des générateurs, les sections d'amenée d'air et de ventilation haute, les règles de raccordement aux conduits de fumée et les dispositions particulières aux hydrocarbures liquéfiés. Une amenée d'air sous-dimensionnée ou une ventilation haute obturée provoquent refoulement des produits de combustion et accumulation de gaz imbrûlés. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par DTU 65.4 (DTU P 52-221) ?

Le domaine d'application couvre : Chaufferies des bâtiments à usage d'habitation, y compris leurs dépendances, utilisant les gaz combustibles ou les hydrocarbures liquéfiés, de puissance calorifique supérieure à 60 000 kcal/h — soit une puissance nominale totale installée supérieure à 70 kW au sens de l'article 1er de l'arrêté du 2 août 1977. Le document s'applique également aux locaux annexes (salle des pompes, régulateurs) contigus à la chaufferie et communiquant avec elle.. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à DTU 65.4 (DTU P 52-221) sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

À partir de quelle puissance un local devient-il une chaufferie au sens du DTU 65.4 ?

Le DTU 65.4 s'applique aux chaufferies dont la puissance calorifique est supérieure à 60 000 kcal/h. L'additif n° 2 de septembre 1978 précise que cette puissance correspond à la puissance nominale totale installée de 70 kW indiquée à l'article 1er de l'arrêté du 2 août 1977, et qu'il y a lieu de remplacer dans l'ensemble du texte 60 000 kcal/h ou 60 th/h par 70 kW.

Le DTU 65.4 s'applique-t-il aux chaufferies fioul ou bois ?

Non. Son titre exact est « Prescriptions techniques relatives aux chaufferies au gaz et aux hydrocarbures liquéfiés » : il vise les chaufferies utilisant les gaz combustibles et les hydrocarbures liquéfiés (butane, propane). Les chaufferies utilisant d'autres combustibles relèvent d'autres référentiels.

Quelles éditions et quels additifs composent le DTU 65.4 ?

Le texte de base est de février 1969 (indice DTU P 52-221). Il est complété par l'additif n° 1 de décembre 1971, l'additif n° 2 de septembre 1978 — mise en conformité avec l'arrêté du 2 août 1977 — et l'additif-modificatif n° 3 de novembre 1997, qui porte les spécifications ATG B 67.1 sur les blocs de détente et supprime l'article relatif aux conduits en amiante-ciment.

Quel dégagement prévoir devant un brûleur en chaufferie ?

Un espace minimal égal à la longueur du brûleur augmentée de 1 m et, en tout cas, au moins égal à 1,50 m, entre le mur de la chaufferie et la partie la plus saillante de la face du générateur sur laquelle est disposé le brûleur. Cet espace est destiné au démontage du brûleur. Cette exigence ne concerne que les générateurs au sol.

Quel espace libre entre deux générateurs ?

Au moins 0,50 m entre générateurs, ainsi qu'entre les générateurs extrêmes et les murs latéraux. Il doit être possible d'accéder en tout point extérieur de chaque générateur par un espace d'au moins 0,50 m, et un intervalle d'au moins 0,50 m doit être réservé entre la face arrière d'un générateur et le carneau en maçonnerie ou, à défaut, le mur de la chaufferie.

Comment se calcule la section d'amenée d'air d'une chaufferie gaz ?

Pour une amenée par passages à travers les parois extérieures, la section libre totale exprimée en décimètres carrés doit être au moins égale au vingtième du nombre qui exprime, en thermies par heure, la puissance utile totale des générateurs. Lorsque les générateurs sont alimentés en air directement par des gaines prélevant l'air à l'extérieur, cette section minimale peut être ramenée au cinquième du nombre qui exprime, en mètres carrés, la surface de plancher de la chaufferie.

Quel débit d'air retenir pour dimensionner une gaine d'amenée d'air ?

Les débits à considérer sont ceux indispensables au fonctionnement des générateurs ; à défaut de données précises, le DTU retient 2 m³/h d'air par thermie par heure de puissance utile installée. Pour une gaine amenant uniquement l'air de ventilation de la chaufferie, le débit doit être au moins égal à Q (m³/h) ≥ 10 × A (m²), A étant la surface de plancher. Les gaines dépourvues de moyens mécaniques sont calculées pour que ce débit transite sous une différence de pression statique de 2,5 pascals.

Quelle section minimale pour la ventilation haute d'une chaufferie ?

La section des orifices de ventilation haute est égale à la moitié de la section totale des conduits de fumée, avec un minimum de 2,5 dm². Lorsque la chaufferie est en terrasse ou à l'extérieur, elle peut être ventilée par des ouvertures latérales en partie haute réparties sur au moins deux parois distinctes, la section totale résultant d'une formule fonction de la surface de plancher, avec le même minimum de 2,5 dm².

Peut-on utiliser la gaine des conduits de fumée comme ventilation haute ?

Oui, sous conditions. La gaine contenant les conduits de fumée peut être assimilée à une gaine de ventilation sous réserve qu'elle s'ouvre en partie basse au plafond de la chaufferie et ne comporte pas d'autre prise d'air permanente que l'orifice en chaufferie. Elle doit alors être munie à sa base d'un dispositif — registre ou volet mobile — limitant le débit d'air appelé par le tirage thermique à environ dix fois, en m³/h, l'aire du plancher de chaufferie exprimée en m².

Quels matériaux pour les tuyauteries de gaz à l'intérieur d'une chaufferie ?

Exclusivement l'acier ou le cuivre, toutes autres conditions étant celles du NF DTU 61.1 et de l'arrêté du 2 août 1977. Chaque tronçon propre à un générateur est équipé, en amont et distinctement de la vanne de sécurité de l'équipement de chauffe, d'un robinet de barrage manuel d'accès facile.

Quelle longueur maximale pour un flexible de raccordement d'un équipement de chauffe ?

2,00 m, conformément à l'article 8-III de l'arrêté du 2 août 1977. Le flexible doit être à armature métallique, étanche au gaz, capable de résister à une fois et demie la pression maximale de distribution, raccordé exclusivement par moyens mécaniques fixes (raccords filetés ou brides), et se débattre librement sur tout son parcours.

Quelle pente pour un tronçon de raccordement au conduit de fumée ?

La pente des tronçons de raccordement de longueur supérieure à 1 mètre est d'au moins 3 %. La distance entre les axes de deux orifices de raccordement dans le conduit de fumée ou le carneau doit être d'au moins une fois le diamètre du raccordement de plus gros diamètre, et les changements de parcours se font par coudes brisés ou arrondis.

Le DTU 65.4 fixe-t-il encore la section des conduits de fumée ?

Non. Le texte indique lui-même que son article relatif à la section des conduits de fumée et ses sous-articles sont abrogés dès la parution du cahier des charges de fumisterie n° 24.1, auquel il y a lieu de se reporter. Le NF DTU 24.1 est aujourd'hui le référentiel applicable pour les systèmes d'évacuation des produits de combustion.

Quelles dispositions supplémentaires pour une chaufferie GPL en sous-sol ?

Trois. Une aération par une ou plusieurs baies ouvrant directement sur l'extérieur, de section ouvrante totale minimale supérieure ou au moins égale à 0,40 m². Une ventilation haute par gaine conforme à l'article 1.8. Des amenées d'air par gaine ou par passage à travers les parois extérieures obligatoirement équipées d'un dispositif mécanique, l'admission du gaz étant asservie au fonctionnement de ce moyen mécanique.

Et pour une chaufferie GPL qui n'est pas en sous-sol ?

Lorsque l'amenée d'air de ventilation se fait par gaine non munie d'un dispositif mécanique, la chaufferie doit comporter un orifice donnant sur l'extérieur, établi au ras du plancher, de section supérieure ou égale à 1/1 000 de l'aire de plancher de la chaufferie.

Quand un bloc de détente peut-il être installé à l'intérieur de la chaufferie ?

Lorsque la chaufferie est extérieure, accolée ou en terrasse, sans réserve particulière. Lorsque la chaufferie est à l'intérieur du bâtiment, la disposition n'est admise que pour les immeubles anciens et si un local séparé n'est pas possible, avec quatre réserves cumulatives : pression d'alimentation du bloc au plus égale à 4 bar, chaufferie non surmontée d'étages habités, sans communication avec les autres parties intérieures du bâtiment, et n'excédant pas 2 000 kW de puissance utile.

Quel rendement minimal pour un générateur en chaufferie gaz selon le DTU 65.4 ?

Le rendement intrinsèque sur PCI des générateurs doit être au moins égal à 0,85, en régime, de la puissance nominale du brûleur. Cette valeur du texte de 1969 est aujourd'hui très largement dépassée par les exigences de la réglementation européenne applicable aux chaudières mises sur le marché.

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AVERTISSEMENT DE RÉFÉRENTIEL : il n'existe pas de norme « NF DTU 65.1 » au catalogue des NF DTU. La série 65 « Chauffage » comprend notamment le DTU 65.3 (sous-stations d'échange à eau chaude sous pression), le DTU 65.4 (chaufferies au gaz et aux hydrocarbures liquéfiés), le NF DTU 65.7, le NF DTU 65.9, le NF DTU 65.10, le NF DTU 65.11, le NF DTU 65.12, le NF DTU 65.14 et le NF DTU 65.16 — mais aucun « 65.1 ». Le texte qui gouverne réellement le LOCAL chaufferie est l'arrêté du 23 juin 1978 relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l'alimentation en eau chaude sanitaire des bâtiments d'habitation, de bureaux ou recevant du public, dont le Titre I s'applique lorsque la puissance utile totale installée dans la chaufferie dépasse 70 kW. Cette fiche en restitue les prescriptions chiffrées et vérifiables : hauteur sous plafond ≥ 2,20 m, espace libre ≥ 0,50 m entre générateurs, parois et plancher haut M0 coupe-feu 2 h, deux moyens de retraite, dépression < 2,5 Pa sans vent, température moyenne < 30 °C, coupures d'urgence à l'extérieur, dépôt de sable ≥ 0,10 m³ et extincteurs.

DTU 65.3 - Installations de sous-stations d'échange à eau chaude sous pression

CORRECTION DE RÉFÉRENTIEL : le DTU 65.3 ne traite pas de la distribution de chauffage en cuivre ou en acier chez l'usager. Il s'intitule « Travaux relatifs aux installations de sous-stations d'échange à eau chaude sous pression » (NF P 52-211-1, mai 1993, reprenant le DTU 65.3 d'avril 1968) et vise les sous-stations raccordées à un réseau de chaleur dont le circuit PRIMAIRE reçoit de l'eau à une température comprise entre 110 et 240 °C. Il classe les sous-stations en trois classes de puissance, impose des pressions nominales PN 16 à PN 64 selon la pression maximale en service, des tubes acier sans soudure, des soudeurs qualifiés depuis moins d'un an avec contrôle radiographique par sondage sur 10 % des soudures, et une épreuve hydraulique à 1,5 fois la pression effective maximale. L'aménagement des locaux relève du document joint « Instructions relatives à l'aménagement général des locaux », à caractère contractuel.

Informations

Référence DTU 65.4 (DTU P 52-221)
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 1 février 1969

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 26 août 2026

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

DTU 65.4 (DTU P 52-221) - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. chaufferie, gaz, hydrocarbures liquéfiés, GPL, combustion, installation, raccordement, DTU 65.4, P 52-221, amenée d'air, ventilation haute, conduit de fumée, bloc de détente, ATG B 67.1.

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