Aller au contenu principal
Retour à la réglementation
Document Technique Unifié
DTU 65.3 (NF P 52-211-1 et -2, P 52-211)

DTU 65.3 - Installations de sous-stations d'échange à eau chaude sous pression

CORRECTION DE RÉFÉRENTIEL : le DTU 65.3 ne traite pas de la distribution de chauffage en cuivre ou en acier chez l'usager. Il s'intitule « Travaux relatifs aux installations de sous-stations d'échange à eau chaude sous pression » (NF P 52-211-1, mai 1993, reprenant le DTU 65.3 d'avril 1968) et vise les sous-stations raccordées à un réseau de chaleur dont le circuit PRIMAIRE reçoit de l'eau à une température comprise entre 110 et 240 °C. Il classe les sous-stations en trois classes de puissance, impose des pressions nominales PN 16 à PN 64 selon la pression maximale en service, des tubes acier sans soudure, des soudeurs qualifiés depuis moins d'un an avec contrôle radiographique par sondage sur 10 % des soudures, et une épreuve hydraulique à 1,5 fois la pression effective maximale. L'aménagement des locaux relève du document joint « Instructions relatives à l'aménagement général des locaux », à caractère contractuel.

Domaine d'application

Installations de sous-stations d'échange à eau chaude sous pression, à réaliser à l'intérieur ou à l'extérieur des immeubles d'habitation et de bureaux, ou recevant du public, lorsque le circuit primaire reçoit de l'eau à une température comprise entre 110 et 240 °C (température maximale). Applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris en climat tropical humide (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion). Ne s'applique PAS aux sous-stations par mélange. Couvre les canalisations, la robinetterie, les pompes, les échangeurs, les réservoirs d'eau chaude sanitaire et les appareils annexes du circuit primaire, ainsi que l'aménagement général des locaux.

Mis à jour le 28 août 2026
Applicable depuis le 5 mai 1993
chauffage
réseau de chaleur
sous-station
échangeur
eau chaude sous pression
circuit primaire
DTU 65.3
P 52-211
soudage
qualification soudeur
épreuve hydraulique
PN 16
PN 25
PN 40
PN 64
cuvette de rétention

Règles principales

Domaine : sous-stations d'échange, primaire 110 à 240 °C

Obligatoire

Installations de sous-stations d'échange à eau chaude sous pression, à réaliser à l'intérieur ou à l'extérieur des immeubles d'habitation et de bureaux ou recevant du public, lorsque le circuit PRIMAIRE reçoit de l'eau à une température comprise entre 110 et 240 °C (température maximale). Applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris tropical humide (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion). NE S'APPLIQUE PAS aux sous-stations par mélange.

Une sous-station d'échange est un local où sont rassemblés un ou plusieurs échangeurs assurant le transfert de chaleur du fluide primaire au fluide secondaire, l'échangeur étant caractérisé par une paroi qui sépare matériellement les deux circuits.

Références : DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 1.1, DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 1.3

Trois classes de puissance et règles d'implantation

Obligatoire

La puissance calorifique à prendre en compte est la somme des puissances nominales de tous les appareils raccordés au réseau primaire. 1re classe : puissance supérieure à 5 000 000 kcal/h — DOIT être placée en dehors de tout immeuble d'habitation, de bureaux ou recevant du public. 2e classe : supérieure à 60 000 kcal/h et inférieure ou égale à 5 000 000 kcal/h.

3e classe : inférieure ou égale à 60 000 kcal/h. Les 2e et 3e classes peuvent être placées à l'intérieur de ces immeubles, sans limitation de nombre, dans les conditions des Instructions relatives à l'aménagement général des locaux. Plaquette émaillée ou inscription indélébile interdisant l'accès au public affichée très lisiblement sur chaque porte d'entrée.

Références : DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 1.2, DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 2.1, DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 2.2.2, DTU 65.3 (P 52-211), Instructions, préambule

Pressions : calcul de la pression maximale et choix du PN

Obligatoire

Pression effective maximale en service en un point = pression correspondant au timbre de la chaudière + pression statique due à la hauteur d'eau + pression donnée par les pompes de circulation à débit nul. En un point quelconque, la pression devra être supérieure en toute circonstance, même pompe à l'arrêt, à la pression de vapeur saturée correspondant à la température de l'eau en ce point.

Références : DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 2.3.1, DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 2.3.2, DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 2.3.3, NF E 20-002

Traversées de locaux par le réseau primaire

Obligatoire

Les tuyauteries du réseau primaire doivent, dans toute la mesure du possible, passer à l'extérieur des bâtiments. L'intérieur d'une gaine en béton armé dont les parois ont au moins 10 cm d'épaisseur et ne présentent aucune ouverture est considéré comme un emplacement extérieur au bâtiment traversé.

En cas d'obligation de traverser les sous-sols, le passage est INTERDIT dans : les caves individuelles, les locaux de machinerie d'ascenseurs, les locaux de compteurs à gaz, à eau et d'électricité, les locaux de réception des vide-ordures. Ailleurs qu'en sous-sol, la traversée doit s'effectuer dans des gaines ou caniveaux ventilés, suffisamment résistants, et passer directement de ces gaines ou caniveaux dans les locaux techniques desservis.

Références : DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 2.4.1

Isolement depuis l'extérieur, filtre et coupure électrique

Obligatoire

L'isolement des sous-stations doit pouvoir se faire de l'EXTÉRIEUR de la station : soit par robinetterie intérieure à commande manuelle directe par volant complétée d'une tringlerie de liaison avec un volant extérieur au local (volant extérieur non placé en face d'un orifice de ventilation) ; soit par robinetterie à commande manuelle directe par volant placée dans des chambres étanches extérieures, non susceptibles d'être envahies par l'eau chaude ou la vapeur provenant accidentellement de la sous-station ; soit par robinetterie télécommandée.

Protection assurée par un filtre inaltérable à l'eau chaude sous pression placé à l'entrée de la sous-station, immédiatement après la vanne amont.

Références : DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 2.5.1

Régulation à sécurité positive et appareils de contrôle

Obligatoire

Les dispositifs de régulation doivent être conçus pour qu'une avarie éventuelle se traduise par une FERMETURE de l'organe de régulation et l'interruption de l'arrivée d'eau chaude sous pression, par l'aller et par le retour. Ils maintiennent à la sortie de l'échangeur la température de l'eau chaude, d'un fluide quelconque ou la pression de vapeur du fluide secondaire à la valeur désirée, par action sur l'admission du fluide primaire.

Ils répondent aux mêmes caractéristiques de construction et aux mêmes épreuves que la robinetterie, sauf pour l'épreuve d'étanchéité.

Références : DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 2.5.2

Tubes acier sans soudure et épreuves en usine

Obligatoire

Les tubes doivent être EXCLUSIVEMENT des tubes en acier soudable, non allié, d'usage courant, SANS SOUDURE, laminés à chaud ou étirés à froid et recuits, suivant les normes NF A 48-005, A 48-001 et E 29-025.

Pour les diamètres extérieurs supérieurs à 33,7 mm, l'emploi des tubes de la norme E 29-025 (tarif III) est limité aux températures inférieures à 200 °C et aux pressions au plus égales à 16 bars. Pressions d'épreuve en usine : 25 bars pour une pression maximale en service de 13 bars, 40 bars pour 20 bars, 60 bars pour 32 bars, 96 bars pour 50 bars.

Références : DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.1.1.1, DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.1.1.2

Changements de direction, branchements et changements de section

Obligatoire

Changements de direction assurés par des coudes à souder ou par des tubes cintrés réalisés EN ATELIER au-delà du diamètre de 50 mm. Coudes à souder du type 3 d au minimum (avantage au type 5 d). Exécution sur place de coudes plissés au chalumeau INTERDITE.

Coudes cintrés : pas d'ondulations visibles en surface extérieure ; différence entre le plus grand et le plus petit diamètre extérieur dans une section quelconque du cintre n'excédant pas 10 % du diamètre extérieur des parties droites du même tube ; rayon de courbure mesuré à l'axe au moins égal à 4 fois le diamètre extérieur. Branchements réalisés par soudure.

Références : DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.1.2, DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.1.3.3

Raboutages et assemblages démontables

Obligatoire

Raboutages entre tubes réalisés par soudure à l'arc électrique ou au chalumeau ; préférence au soudage électrique pour les diamètres supérieurs à 125 mm. Précautions notamment pour les petits diamètres, tant dans la préparation des bords que dans le soudage, pour assurer l'alignement et une bonne pénétration sans diminuer sensiblement la section de passage.

Références : DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.1.3.1, DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.1.3.2, NF E 29-021

Supports, points fixes et lyres de dilatation

Obligatoire

Supports solides et protégés contre la corrosion, en fer du commerce sauf exception justifiée. Points fixes disposés de façon à résister aux efforts sans permettre le glissement des tuyauteries, réalisés par colliers plats ou tout autre moyen de blocage, le soudage éventuel de pièces de fixation directement sur le tube devant être réalisé par soudure électrique.

Supports glissants permettant la dilatation, l'absorption des efforts latéraux pour maintenir l'alignement, et le déplacement longitudinal sans usure sensible ni détérioration du calorifuge. Supports conditionnés et espacés pour que la déformation des tuyauteries, en service ou lors des épreuves, ne crée ni contrainte inadmissible dans les tubes, ni CONTREPENTES gênant l'écoulement de l'eau ou l'évacuation de l'air.

Lyres et courbes de dilatation en tubes lisses assemblées par courbes à souder, posées avec une tension correspondant à LA MOITIÉ du déplacement à compenser ; celles en tube plissé entièrement fabriquées en atelier, à l'exclusion de tout façonnage sur place, et recuites.

Références : DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 2.4.2, DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.1.4, DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.1.5

Qualification annuelle des soudeurs et poinçonnage

Obligatoire

Les soudeurs doivent avoir passé avec succès, DEPUIS MOINS D'UN AN, une épreuve de qualification professionnelle pour le type et le mode opératoire de soudures à réaliser, reconnue par un certificat délivré depuis moins d'un an par un organisme qualifié et sujet à renouvellement annuel.

Les certificats sont présentés au maître d'ouvrage ou à l'organisme qualifié qu'il a choisi à l'ouverture du chantier ; à défaut, épreuve sur place selon l'annexe I (soudure circulaire en position sur tube de diamètre intérieur ≥ 50 mm et piquage à 45° ; radiographie, essai de traction en travers dont la résistance doit être au moins égale à la charge de rupture minimale spécifiée du métal de base, essais de pliage à l'endroit et à l'envers avec allongement des fibres extérieures au moins égal à 30 % avant apparition des criques).

Sauf exigence particulière des DPM, l'entrepreneur choisit le procédé et le mode opératoire de soudage.

Références : DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.1.6.1, DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.1.6.2, DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.1.6.3, DTU 65.3, annexe I

Contrôle des soudures : radiographie par sondage sur 10 %

Obligatoire

En cours d'exécution : contrôle de la bonne préparation, du bon alignement des bords à souder et du délardage éventuel en cas d'assemblage de tôles d'épaisseurs différentes ; au-delà d'une épaisseur de tube supérieure à 4 mm, précautions spéciales (par exemple exécution de chanfreins) ; contrôle d'au moins une soudure par soudeur.

En fin d'exécution : contrôle visuel et par ressuage le cas échéant, plus contrôles RADIOGRAPHIQUES choisis par sondage sur 10 % des soudures effectuées sur des tubes de diamètre intérieur supérieur à 35 mm (pour un piquage, le plus petit diamètre est pris en considération).

Soudures inacceptables refaites ou réparées puis recontrôlées, avec deux soudures nouvelles contrôlées par soudure inacceptable du même soudeur ; en cas de nouvelle défectuosité, radiographie de TOUTES les soudures de ce soudeur et interdiction de travail sur le chantier jusqu'à nouvel examen de qualification réussi.

Références : DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.1.6.4, DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.1.6.5, DTU 65.3, annexe II

Robinetterie : construction, repérage et épreuves

Obligatoire

Zones de portage d'étanchéité en matériaux inaltérables à l'eau chaude sous pression, avec traitements appropriés contre le grippage s'il y a lieu. Tiges de manœuvre des obturateurs en contact avec l'eau chaude sous pression en métaux inoxydables ou rendus inoxydables. Pour tout appareil dont le déplacement linéaire de l'obturateur est obtenu par système vis/écrou, filetage de la tige de manœuvre EXTÉRIEUR.

Sens d'écoulement indiqué par une flèche sur le corps de tout appareil dissymétrique ; sens de fermeture (rotation des aiguilles d'une montre pour un observateur placé devant le volant) indiqué sur le volant.

Raccordements par brides percées au gabarit du PN avec emboîtement simple NF E 29-021 (perçage NF E 29-201), par jonctions « chanfreiné soudé » (CS) pour tube de Ø extérieur nominal > 60 mm, ou « emmanché soudé » (ES) pour Ø extérieur nominal ≤ 60 mm.

Références : DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.2.2 à 3.2.6

Pompes, échangeurs et réservoirs d'eau chaude sanitaire

Obligatoire

Corps des pompes installées en sous-station dans les immeubles (2e et 3e classe) EN ACIER ; idem en 1re classe lorsque la pression excède dix bars. Chaque pompe isolée entre ou par deux organes de sectionnement ; clapet de retenue sur chaque tubulure de refoulement en marche parallèle ; pressions amont et aval contrôlées par manomètre. Emboîtements femelles à l'entrée et mâles à la sortie.

Circulation de l'eau de refroidissement du presse-étoupe ou du palier contrôlable lorsqu'elle existe.

Échangeurs conformes aux prescriptions réglementaires et conçus selon le code de construction des récipients sous pression non soumis à l'action de la flamme ; timbre correspondant à la puissance maximale en service ; TIMBRAGE PAR LE SERVICE DES MINES LORSQUE LA CAPACITÉ DU PRIMAIRE DÉPASSE 100 LITRES ; échangeurs non timbrés éprouvés en usine à l'eau froide à 1,5 fois la pression maximale de service ; raccordement par brides à simple emboîtement au PN de l'installation.

Échangeurs ou réservoirs d'ECS non timbrés éprouvés de même et protégés par une soupape de sûreté contre toute élévation anormale de pression, un régulateur de température placé sur l'arrivée du fluide chauffant réglant la température produite.

Références : DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.3, DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.4, DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.5

Aménagement des locaux : ventilation, calorifuge, portes

Obligatoire

Le document « Instructions relatives à l'aménagement général des locaux » est à caractère CONTRACTUEL. Toute sous-station, quelle que soit sa classe, doit être de dimensions suffisantes pour permettre l'installation des appareils et leur entretien ; l'espace devant l'échangeur doit permettre le DÉTUBAGE de celui-ci.

Ventilation haute : un ou plusieurs orifices en partie supérieure du local, de surface libre calculée à raison de 8 dm² par tranche de 1 000 000 kcal/h de puissance calorifique installée, AVEC UN MINIMUM DE 16 dm², prévus pour faciliter un dégagement éventuel de vapeur. Une ventilation basse est nécessaire, réalisée de manière à ne pas favoriser le gel d'éléments situés à proximité.

Canalisations, récipients et réservoirs d'eau chaude parcourus par un fluide chaud CALORIFUGÉS avec un matériau d'efficacité d'au moins 85 %.

Références : DTU 65.3 (P 52-211), Instructions, art. 2.1, DTU 65.3 (P 52-211), Instructions, art. 2.2.1, DTU 65.3 (P 52-211), Instructions, art. 2.2.2, DTU 65.3 (P 52-211), Instructions, art. 2.2.3

Cuvette de rétention et sécurité électrique (2e classe)

Obligatoire

Parois verticales de résistance au moins égale à celle d'un mur en briques pleines de 0,11 m d'épaisseur, étanchéité par enduit au mortier de ciment en maçonnerie. Sous-station à l'intérieur d'un immeuble : plancher haut CF 2 heures si elle est en sous-sol ; sinon toutes les parois, même celles donnant sur l'extérieur, offrent ce degré coupe-feu, sauf la porte.

Sol constituant une CUVETTE DE RÉTENTION étanche de 0,40 m de profondeur ou d'au moins 5 m³ de capacité lorsque la puissance des échangeurs ne dépasse pas 2 000 000 kcal/h, et de 0,40 m ou d'au moins 10 m³ au-delà, capacité calculée déduction faite des massifs supportant les appareils. Puisard avec pompe de relevage à commande manuelle, SANS connexion avec l'égout public.

Tout le matériel électrique placé au-dessus du niveau supérieur de sécurité ainsi défini. Débouché de l'orifice de ventilation à au moins 2,50 m de toute baie ouverte, porte ou orifice de ventilation.

Références : DTU 65.3 (P 52-211), Instructions, art. 2.4

Dispositions particulières aux sous-stations de 1re classe

Obligatoire

Parois verticales constituées de béton banché d'au moins 20 cm d'épaisseur, ou de tout autre matériau permettant d'obtenir une résistance mécanique équivalente. Plancher haut conçu pour supporter les charges climatiques normales. Détérioration du matériel par surchauffe, gel ou excès d'humidité évitée par un ou plusieurs dispositifs appropriés (chauffage du local, amenée d'air éventuellement réchauffé).

Accès, orifices de ventilation et fenêtres situés à PLUS DE 10 m de la façade des bâtiments voisins.

Références : DTU 65.3 (P 52-211), Instructions, art. 2.3

Épreuve hydraulique à 1,5 fois la pression effective maximale

Obligatoire

L'ensemble de la sous-station et de ses tuyauteries de raccordement est soumis, avant l'installation et avant mise en service, à une épreuve hydraulique dont la pression est égale à 1,5 fois la pression effective maximale dans l'installation. Les appareils de robinetterie y sont soumis après leur montage, OBTURATEUR OUVERT ; les pompes également.

Références : DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.1.7, DTU 65.3 (NF P 52-211-1), art. 3.1.6.5

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Température du fluide primaire (domaine d'application) 110 à 240 °C 240 °C étant la température maximale (art. 1.1)
Pression nominale de l'appareillage — PN 16 Jusqu'à 13 bars de pression maximale en service Art. 2.3.3 ; épreuve tube 25 bars
Pression nominale de l'appareillage — PN 25 Jusqu'à 20 bars de pression maximale en service Art. 2.3.3 ; épreuve tube 40 bars
Pression nominale de l'appareillage — PN 40 Jusqu'à 32 bars de pression maximale en service Art. 2.3.3 ; épreuve tube 60 bars
Pression nominale de l'appareillage — PN 64 Jusqu'à 50 bars de pression maximale en service Art. 2.3.3 ; épreuve tube 96 bars
Épreuve hydraulique de la sous-station 1,5 × pression effective maximale Avant installation et avant mise en service (art. 3.1.7)
Épreuves usine de la robinetterie (résistance / étanchéité) PN 16 : 25/16 bars · PN 25 : 40/25 · PN 40 : 60/40 · PN 64 : 96/64 Eau froide, sans fuite ni suintement (art. 3.2.6)
Ovalisation admise sur un coude cintré ≤ 10 % du diamètre extérieur des parties droites du même tube Sans ondulations visibles en surface extérieure (art. 3.1.2)
Rayon de courbure d'un coude cintré ≥ 4 × diamètre extérieur du tube Mesuré à l'axe du tube (art. 3.1.2)
Taux de contrôle radiographique des soudures 10 % par sondage Sur tubes de diamètre intérieur > 35 mm (art. 3.1.6.4)
Validité de la qualification des soudeurs Moins d'un an, renouvellement annuel Certificat présenté au maître d'ouvrage à l'ouverture du chantier
Inclusions allongées tolérées en radiographie ≤ 20 mm par défaut ; ≤ 40 mm cumulés sur 300 mm de soudure Espacement ≥ 6 fois la longueur du plus grand défaut (annexe II)
Efficacité minimale du calorifuge ≥ 85 % Canalisations, récipients et réservoirs parcourus par un fluide chaud
Tension de pose d'une lyre de dilatation Moitié du déplacement à compenser Lyres en tube plissé entièrement fabriquées en atelier et recuites

Dimensions réglementaires

Seuil de classe — 1re classe

Dimension : > 5 000 000 kcal/h
Minimum : -

Implantation obligatoire hors immeuble d'habitation, de bureaux ou ERP

Seuil de classe — 3e classe

Dimension : ≤ 60 000 kcal/h
Minimum : -

Local clos et distinct des pièces destinées à l'habitation

Section de ventilation haute

Dimension : 8 dm² par tranche de 1 000 000 kcal/h
Minimum : 16 dm²

Orifices en partie supérieure du local, dégagement éventuel de vapeur

Cuvette de rétention — puissance ≤ 2 000 000 kcal/h

Dimension : 0,40 m de profondeur ou ≥ 5 m³
Minimum : 5 m³

Capacité déduction faite des massifs supportant les appareils

Cuvette de rétention — puissance > 2 000 000 kcal/h

Dimension : 0,40 m de profondeur ou ≥ 10 m³
Minimum : 10 m³

Puisard avec pompe de relevage, sans connexion avec l'égout public

Épaisseur de paroi en gaine béton armé assimilée à l'extérieur

Dimension : ≥ 10 cm, sans aucune ouverture
Minimum : 10 cm

Permet la traversée d'un bâtiment par le primaire (art. 2.4.1)

Distance des accès et ventilations aux façades voisines (1re classe)

Dimension : > 10 m
Minimum : 10 m

Plus zone d'isolement clôturée de 2 m au moins autour des accès

Distance du débouché de ventilation à toute baie ouverte (2e classe)

Dimension : ≥ 2,50 m
Minimum : 2,50 m

Baie ouverte, porte ou orifice de ventilation

Parois verticales d'une sous-station de 1re classe

Dimension : Béton banché ≥ 20 cm
Minimum : 20 cm

Ou matériau de résistance mécanique équivalente

Capacité du primaire imposant le timbrage par le Service des Mines

Dimension : > 100 litres
Minimum : -

Échangeur ; sinon épreuve usine à 1,5 × pression maximale de service

Diamètre au-delà duquel le cintrage se fait en atelier

Dimension : > 50 mm
Minimum : -

Coudes plissés au chalumeau sur place interdits

Diamètre limite entre jonctions ES et CS de la robinetterie

Dimension : 60 mm de diamètre extérieur nominal
Minimum : -

ES ≤ 60 mm ; CS > 60 mm (art. 3.2.5)

Comprendre DTU 65.3 (NF P 52-211-1 et -2, P 52-211)

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour DTU 65.3 (NF P 52-211-1 et -2, P 52-211), le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de DTU 65.3 (NF P 52-211-1 et -2, P 52-211) couvre : Installations de sous-stations d'échange à eau chaude sous pression, à réaliser à l'intérieur ou à l'extérieur des immeubles d'habitation et de bureaux, ou recevant du public, lorsque le circuit primaire reçoit de l'eau à une température comprise entre 110 et 240 °C (température maximale). Applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris en climat tropical humide (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion). Ne s'applique PAS aux sous-stations par mélange. Couvre les canalisations, la robinetterie, les pompes, les échangeurs, les réservoirs d'eau chaude sanitaire et les appareils annexes du circuit primaire, ainsi que l'aménagement général des locaux.. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur DTU 65.3 (NF P 52-211-1 et -2, P 52-211)

Le DTU 65.3 est le document de référence des sous-stations d'échange raccordées aux réseaux de chaleur urbains fonctionnant à l'eau chaude sous pression. Une mise au point s'impose d'emblée, car ce document est fréquemment confondu avec un DTU de distribution de chauffage : il ne traite ni des colonnes montantes de logement, ni du raccordement des radiateurs, ni de l'équilibrage des émetteurs. Son objet est l'ouvrage technique qui sépare le réseau primaire de l'installation secondaire du bâtiment — l'échangeur et tout ce qui l'entoure côté primaire.

La définition posée par l'article 1.1 est éclairante : on appelle sous-station d'échange un local situé soit à l'extérieur, soit à l'intérieur de l'immeuble à chauffer, et dans lequel se trouvent rassemblés un ou plusieurs échangeurs nécessaires au transfert de la chaleur de l'eau chaude sous pression, du réseau de distribution de chaleur ou fluide primaire, au fluide secondaire — fluide du réseau de chauffage des bâtiments ou fluide quelconque à réchauffer. L'échangeur est caractérisé par une paroi qui sépare matériellement les deux circuits. Le document ne s'applique pas aux sous-stations par mélange, où il n'y a précisément pas de séparation physique des circuits.

Le domaine de température est le second critère d'entrée : le cahier des charges est applicable lorsque le circuit primaire reçoit de l'eau à une température comprise entre 110 et 240 °C, cette dernière valeur étant la température maximale. En dessous de 110 °C, on ne se trouve plus dans le champ du DTU 65.3. Le document est applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris en climat tropical humide, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et la Réunion étant expressément citées.

L'architecture documentaire est particulière et mérite d'être connue avant toute rédaction de CCTP. Le DTU 65.3 d'avril 1968 (indice P 52-211) constitue les « Instructions relatives à l'aménagement général des locaux des sous-stations d'échange à eau chaude sous pression ». La norme NF P 52-211-1 de mai 1993 en reprend le cahier des charges sans modifications, avec ses amendements A1 d'octobre 2000 et A2 de juillet 2006 ; elle a été homologuée par décision du Directeur Général de l'AFNOR le 5 avril 1993 pour prendre effet le 5 mai 1993. La NF P 52-211-2 de mai 1993 en constitue le cahier des clauses spéciales pour les marchés privés. Le statut de la norme précise que les annexes 1 et 2 sont à caractère contractuel (normatives) et que le document joint contenant les instructions relatives à l'aménagement général des locaux est également à caractère contractuel. En clair : le local n'est pas un « guide », c'est du contractuel.

Comprendre en détail DTU 65.3 (NF P 52-211-1 et -2, P 52-211)

Ce que le DTU 65.3 est — et ce qu'il n'est pas

Le DTU 65.3 traite de l'ouvrage de livraison de la chaleur, pas de sa distribution dans le bâtiment. Il vise les canalisations du circuit primaire, la robinetterie principale et auxiliaire, les pompes éventuelles du primaire, les échangeurs, les réservoirs d'eau chaude sanitaire et tout appareil annexe placé sur le circuit primaire. Le réseau secondaire — colonnes, boucles, émetteurs, équilibrage — relève d'autres référentiels : notamment le NF DTU 65.10 pour les canalisations d'eau chaude ou froide sous pression à l'intérieur des bâtiments, et le NF DTU 65.11 pour les dispositifs de sécurité des installations de chauffage central.

L'article 3.2.1 délimite précisément le champ d'application des prescriptions de robinetterie : elles s'appliquent à la robinetterie principale, à la robinetterie auxiliaire et, en général, à tous les organes et appareils du circuit primaire, ainsi qu'aux tuyauteries branchées sur ce circuit et contenant de l'eau chaude sous pression. C'est le fil directeur du document : dès qu'une tuyauterie contient de l'eau chaude sous pression, elle est réputée faire partie du réseau primaire, avec toutes les exigences associées.

L'article 2.4.1 prolonge cette logique : les tuyauteries contenant de l'eau chaude sous pression directement piquées sur le réseau primaire ou en provenance de la sous-station sont considérées comme faisant partie du réseau primaire. Une conséquence pratique en découle immédiatement pour les traversées de bâtiment, qui font l'objet de restrictions strictes.

Enfin, la production d'eau chaude sanitaire fait l'objet d'une règle de sécurité simple et souvent oubliée à l'article 1.3 : le réchauffage de l'eau sanitaire doit se faire à partir d'un fluide dont la pression ne dépassera pas la pression minimale de service de l'eau froide à réchauffer. Cette hiérarchie de pressions garantit que, en cas de percement de la paroi d'échange, c'est l'eau sanitaire qui passe côté chauffant et non l'inverse.

Les trois classes de sous-station et leurs conséquences d'implantation

L'article 1.2 classe les sous-stations selon leur puissance calorifique, la puissance à prendre en compte étant la somme des puissances nominales de tous les appareils raccordés au réseau primaire. Le texte de 1968 s'exprime en kilocalories par heure : les sous-stations de 1re classe ont une puissance calorifique supérieure à 5 000 000 kcal/h ; celles de 2e classe une puissance supérieure à 60 000 kcal/h et inférieure ou égale à 5 000 000 kcal/h ; celles de 3e classe une puissance inférieure ou égale à 60 000 kcal/h.

La classe commande l'implantation (article 2.1). Les sous-stations de 1re classe DOIVENT être placées en dehors de tout immeuble d'habitation, de bureaux ou recevant du public. Les sous-stations de 2e et de 3e classe peuvent être placées à l'intérieur de ces immeubles, sans limitation de nombre, dans les conditions indiquées aux Instructions relatives à l'aménagement général des locaux. Cette règle d'implantation est le premier point à vérifier en phase esquisse sur une opération raccordée à un réseau de chaleur.

Les Instructions rappellent en préambule que l'accès des locaux des sous-stations de 1re et 2e classe est interdit au public, et qu'est interdit le passage de canalisations étrangères à la sous-station — eaux usées, eaux pluviales, gaines diverses. L'article 2.2.2 du cahier des charges impose qu'une plaquette émaillée ou toute autre inscription indélébile interdisant l'accès des locaux au public soit affichée très lisiblement sur chaque porte d'entrée de sous-station.

Les sous-stations de 3e classe bénéficient d'un régime allégé : elles peuvent être placées dans des locaux du bâtiment à condition qu'ils soient clos et distincts des pièces destinées à l'habitation. Toute sous-station, quelle que soit sa classe, doit être de dimensions suffisantes pour permettre l'installation des appareils et leur entretien ; notamment, l'espace devant l'échangeur doit permettre LE DÉTUBAGE de celui-ci — une cote fonctionnelle à réserver dès le plan, souvent égale à la longueur du faisceau.

Pressions : de la pression maximale en service au choix du PN

L'article 2.3.1 définit la pression effective maximale en service en un point d'une installation comme la somme de trois termes : la pression correspondant au timbre de la chaudière, la pression statique due à la hauteur d'eau, et la pression donnée par les pompes de circulation à débit nul. Cette somme est la grandeur de dimensionnement de tout l'appareillage.

L'article 2.3.2 pose une condition de non-vaporisation : en un point quelconque de l'installation, la pression devra être supérieure en toute circonstance, même dans le cas de pompe de circulation à l'arrêt, à la pression de vapeur saturée correspondant à la température de l'eau en ce point. C'est la contrainte physique fondamentale d'un réseau d'eau surchauffée : la pression maintient l'eau à l'état liquide.

L'article 2.3.3 fixe la correspondance entre pression maximale en service et pression nominale de l'appareillage : PN 16 jusqu'à une pression maximale en service de 13 bars ; PN 25 jusqu'à 20 bars ; PN 40 jusqu'à 32 bars ; PN 64 jusqu'à 50 bars. Cette table est le point d'entrée de toutes les commandes de robinetterie et de brides.

Les tubes en longueurs doivent avoir subi en usine des pressions d'épreuve corrélées : 25 bars pour une pression maximale en service de 13 bars ; 40 bars pour 20 bars ; 60 bars pour 32 bars ; 96 bars pour 50 bars. Les raccords à souder doivent pouvoir supporter la même pression de service que les tubes droits correspondants (article 3.1.1.2). Côté robinetterie, chaque appareil doit avoir subi en usine des épreuves hydrauliques à l'eau froide : épreuve de résistance de l'enveloppe obturateur ouvert, et épreuve d'étanchéité du système d'obturation obturateur fermé pour les seuls appareils de sectionnement, sans constater ni fuite ni suintement. Les valeurs sont : PN 16, 25 bars en résistance et 16 bars en étanchéité ; PN 25, 40 et 25 ; PN 40, 60 et 40 ; PN 64, 96 et 64 (article 3.2.6).

Traversées de locaux : ce qui est interdit sur le parcours du primaire

L'article 2.4.1 énonce un principe et une liste d'interdits. Le principe : les tuyauteries du réseau primaire doivent, dans toute la mesure du possible, passer à l'extérieur des bâtiments. La disposition s'applique à toutes les tuyauteries du réseau primaire, qu'elles desservent uniquement ou non la sous-station du bâtiment considéré.

Une équivalence utile est posée : l'intérieur d'une gaine en béton armé dont les parois ont au moins 10 cm d'épaisseur et ne présentent aucune ouverture est considéré comme un emplacement EXTÉRIEUR au bâtiment qu'elle traverse. C'est la solution de référence lorsqu'un cheminement en façade ou en sous-sol s'impose.

Si, exceptionnellement, il y a obligation de traverser les sous-sols, le passage est INTERDIT dans quatre types de locaux : les caves individuelles, les locaux de machinerie d'ascenseurs, les locaux de compteurs à gaz, à eau et d'électricité, et les locaux de réception des vide-ordures. Cette liste est à reporter telle quelle dans les plans de cheminement.

S'il y a obligation de traverser le bâtiment ailleurs qu'en sous-sol, cette traversée doit s'effectuer dans des gaines ou caniveaux ventilés, suffisamment résistants, et passer directement de ces gaines ou caniveaux dans les locaux techniques desservis. Côté dilatation, l'article 2.4.2 impose que le déplacement longitudinal d'un point quelconque d'une tuyauterie sous l'effet de la température ne crée pas de contraintes inadmissibles en service, et que le tracé soit étudié de manière que l'emploi d'appareils spéciaux de dilatation ne soit pas nécessaire ; en particulier, la libre dilatation d'une tuyauterie principale n'exercera pas d'efforts anormaux sur les branchements qui en partent ou qui y aboutissent.

Isolement, protection et régulation du primaire

L'article 2.5.1 impose que l'isolement des sous-stations puisse se faire DE L'EXTÉRIEUR de la station. Trois solutions sont admises. Première solution : des appareils de robinetterie placés à l'intérieur de la sous-station comportant une commande manuelle directe par volant et, en sus, une tringlerie de liaison avec un volant extérieur au local — ce volant extérieur ne devant pas être placé en face d'un orifice de ventilation. Deuxième solution : des appareils de robinetterie à commande manuelle directe par volant, placés dans des chambres étanches extérieures à la sous-station et non susceptibles d'être envahies par l'eau chaude ou la vapeur provenant accidentellement de la sous-station. Troisième solution : des appareils de robinetterie télécommandés.

La protection est assurée par un filtre, inaltérable à l'eau chaude sous pression, placé à l'entrée de la sous-station, immédiatement après la vanne amont. Et la coupure des circuits électriques de la sous-station devra pouvoir se faire de l'extérieur.

La régulation du fluide primaire (article 2.5.2) obéit à un principe de sécurité positive : les dispositifs de régulation doivent être conçus pour qu'une avarie éventuelle se traduise par une fermeture de l'organe de régulation et l'interruption de l'arrivée d'eau chaude sous pression, par l'aller et par le retour. Leur fonction est de maintenir, à la sortie de l'échangeur, la température de l'eau chaude ou d'un fluide quelconque, ou la pression de vapeur du fluide secondaire, à la valeur désirée, par action sur l'admission du fluide primaire.

Les appareils de régulation répondent, pour leurs organes, aux mêmes caractéristiques générales de construction que la robinetterie de l'article 3.2, et aux mêmes impératifs d'épreuve, sauf en ce qui concerne l'épreuve d'étanchéité. Côté contrôle, le départ et le retour du circuit d'eau chaude sous pression comporteront CHACUN un thermomètre ; dans le cas d'un fluide secondaire eau chaude ou d'un fluide quelconque, le bon fonctionnement de la régulation sera contrôlé par un thermomètre placé sur le secondaire ; dans le cas d'un fluide secondaire vapeur, il sera prévu un manomètre.

Canalisations : nature des tubes, cintrage et changements de section

L'article 3.1.1.1 est restrictif sur la nature des tubes : ils doivent être EXCLUSIVEMENT des tubes en acier soudable, non allié, d'usage courant, sans soudure, laminés à chaud ou étirés à froid et recuits, suivant les normes NF A 48-005, A 48-001 et E 29-025. Une limite d'emploi est posée : pour les diamètres extérieurs supérieurs à 33,7 mm, l'emploi des tubes de la norme E 29-025, dits tarif III, est limité aux températures inférieures à 200 °C et aux pressions au plus égales à 16 bars.

Les changements de direction (article 3.1.2) sont assurés soit par des coudes à souder, soit par des tubes cintrés réalisés EN ATELIER au-delà du diamètre de 50 mm — l'atelier étant défini comme un lieu de travail équipé d'un outillage permettant d'exécuter sur l'acier tous les façonnages nécessaires. Les coudes à souder doivent être du type 3 d au minimum, la norme signalant qu'il y a avantage à utiliser le type 5 d. L'exécution sur place de coudes plissés au chalumeau est INTERDITE.

Pour les coudes cintrés, trois conditions doivent être observées : la surface extérieure des tubes ne devra pas présenter d'ondulations visibles ; dans une section quelconque du cintre, la différence entre le plus grand et le plus petit diamètre extérieur ne devra pas excéder 10 % du diamètre extérieur des parties droites du même tube ; et le rayon de courbure mesuré à l'axe du tube sera au moins égal à QUATRE FOIS le diamètre extérieur du tube.

Les branchements sont réalisés par soudure (article 3.1.3.3). Les changements de section sont réalisés soit par des réductions du commerce destinées à être soudées, soit par des cônes forgés dont la longueur est au moins égale à quatre fois la différence des diamètres à assembler. Chaque fois que cela présentera de l'intérêt, ils seront exécutés en « pied de biche » pour faciliter l'écoulement du fluide, et dans toute la mesure du possible, le demi-angle des divergents devra être de 7°.

Assemblages, supports et lyres de dilatation

Les raboutages entre tubes sont réalisés par soudure à l'arc électrique ou au chalumeau ; pour les diamètres supérieurs à 125 mm, la préférence sera donnée au soudage électrique. Toutes précautions sont prises, notamment pour les petits diamètres, tant dans la préparation des bords que dans le soudage, pour assurer l'alignement et une bonne pénétration de la soudure, sans toutefois diminuer sensiblement la section de passage (article 3.1.3.1).

Les assemblages démontables répondent à une exigence d'exploitation (article 3.1.3.2) : les opérations d'entretien et celles de remplacement des appareils doivent pouvoir être exécutées aisément, sans nécessiter un découpage des canalisations. Doivent donc être réalisés démontables tous les raboutages ou branchements qui présentent une gêne pour l'exploitation ou l'entretien, par exemple l'ouverture d'un trou d'homme ou le remplacement d'un appareil. Ils sont réalisés par brides à collerettes, à souder en bout, aux dimensions indiquées par les normes correspondant à la pression nominale choisie, et avec emboîtement simple suivant la norme NF E 29-021 ; les joints sont de qualité appropriée pour la température maximale envisagée.

Les supports (article 3.1.4) doivent être solides et protégés contre la corrosion ; sauf exception justifiée, ils sont en fer du commerce. Les points fixes sont disposés de façon à résister aux efforts sans permettre le glissement des tuyauteries ; ils sont réalisés par colliers plats ou par tout autre moyen de blocage, le soudage éventuel de pièces de fixation directement sur le tube devant être réalisé par soudure électrique. Les supports glissants sont disposés de façon à permettre la dilatation des tuyauteries, l'absorption des efforts latéraux pour maintenir l'alignement, et le déplacement longitudinal sans usure sensible et sans détérioration du calorifuge.

Le critère de conditionnement des supports est fonctionnel plutôt que dimensionnel : les supports sont conditionnés et espacés pour que la déformation des tuyauteries, en service ou lors des épreuves, ne crée ni contrainte inadmissible dans les tubes, ni CONTREPENTES pouvant gêner l'écoulement de l'eau ou l'évacuation de l'air. Enfin, les lyres et courbes de dilatation, lorsqu'elles existent, sont réalisées en tubes lisses assemblées par courbes à souder et posées avec une tension correspondant à LA MOITIÉ du déplacement qu'elles doivent compenser ; celles en tube plissé doivent avoir été complètement fabriquées en atelier, à l'exclusion de tout façonnage sur place, et avoir subi un recuit (article 3.1.5).

Soudage : qualification des soudeurs et contrôle radiographique

C'est le volet le plus exigeant du DTU 65.3 et celui qui distingue radicalement une sous-station d'un réseau de chauffage courant. Les soudeurs doivent avoir passé avec succès, DEPUIS MOINS D'UN AN, une épreuve de qualification professionnelle pour le type et le mode opératoire de soudures à réaliser. Cette qualification est reconnue par un certificat délivré depuis moins d'un an par un organisme qualifié, sujet à renouvellement annuel. À l'ouverture du chantier, les certificats sont présentés au maître d'ouvrage ou à l'organisme qualifié qu'il a choisi. À défaut de certificat, le soudeur subira sur place une épreuve de qualification sous l'autorité d'un organisme qualifié, selon les modalités de l'annexe I (article 3.1.6.1).

L'épreuve de qualification porte sur une soudure circulaire faite en position sur un tube de diamètre intérieur au moins égal à 50 mm, et sur un piquage à 45°. Le contrôle de la soudure circulaire comporte une radiographie, un essai de traction en travers, un essai de pliage à l'endroit et un essai de pliage à l'envers. La résistance obtenue en traction doit être au moins égale à la charge de rupture minimale spécifiée du métal de base. En pliage, l'allongement des fibres extérieures de la soudure doit être au moins égal à 30 % avant apparition des criques. Le contrôle de la soudure de piquage se fait par examen visuel de la coupe et, éventuellement, par macrographie.

Sauf exigence particulière des documents particuliers du marché, l'entrepreneur choisit le procédé de soudage et décide du mode opératoire. Un poinçon doit être appliqué à côté de chaque soudure afin de permettre l'identification du soudeur (article 3.1.6.3) — c'est la traçabilité individuelle, rarement exigée ailleurs.

Le contrôle en cours d'exécution porte sur la bonne préparation, le bon alignement des bords à souder et sur le délardage éventuel dans le cas d'assemblage de tôles d'épaisseurs différentes ; au-delà d'une épaisseur de tube supérieure à 4 mm, des précautions spéciales seront prises, par exemple l'exécution de chanfreins. On s'efforcera de contrôler sur au moins une soudure le travail de chaque soudeur. En fin d'exécution, le contrôle est visuel et par ressuage le cas échéant, et il est procédé en outre à des contrôles RADIOGRAPHIQUES, choisis par sondage sur 10 % des soudures effectuées sur des tubes d'un diamètre intérieur supérieur à 35 mm ; dans le cas d'un piquage, c'est le plus petit diamètre qui est pris en considération.

La sanction est graduée et progressive : les soudures inacceptables sont refaites ou réparées, les soudures réparées étant contrôlées à nouveau. Il est ensuite procédé à des contrôles supplémentaires portant sur DEUX soudures nouvelles par soudure inacceptable en provenance du même soudeur. Si le nouvel examen révèle encore des défectuosités, TOUTES les soudures exécutées par le soudeur responsable sont soumises à radiographie, et tout travail sur le chantier lui sera interdit jusqu'à ce qu'il ait subi avec succès un nouvel examen de qualification. Sont tenues pour inacceptables les soudures révélant une fusion incomplète, un manque de pénétration, des fissures ou criques quelle que soit leur étendue, ou des porosités notables ; les inclusions allongées ne sont tolérées qu'à condition que leur plus grande dimension n'excède pas 20 mm, la longueur cumulée d'inclusions alignées ne dépassant pas 40 mm sur 300 mm de soudure, avec un espacement d'au moins six fois la longueur du plus grand défaut.

Robinetterie, pompes et échangeurs

Les zones de portage d'étanchéité sont réalisées avec des matériaux inaltérables à l'eau chaude sous pression avec, s'il y a lieu, des traitements appropriés contre les risques de grippage. Les tiges de manœuvre des obturateurs en contact avec l'eau chaude sous pression sont en métaux inoxydables ou rendus inoxydables par des traitements appropriés. Pour tous les appareils dont le déplacement linéaire de l'obturateur est obtenu par un système vis/écrou, le filetage de la tige de manœuvre doit être EXTÉRIEUR — système dit à tige à filetage extérieur (article 3.2.2).

Pour tous les appareils dissymétriques — robinets à soupape, à pointeau, à piston, clapets de retenue — le sens d'écoulement du fluide doit être indiqué par une flèche sur le corps de l'appareil. Pour tous les appareils à manœuvre par volant, le sens de fermeture est le sens de rotation des aiguilles d'une montre pour un observateur placé devant le volant, et il doit être indiqué sur le volant (article 3.2.4).

Les modes de raccordement (article 3.2.5) sont au nombre de trois : par brides percées au gabarit correspondant à la pression nominale PN de référence et munies d'un emboîtement simple suivant NF E 29-021, emboîtement de même sens sur les deux brides, gabarit de perçage suivant NF E 29-201 ; par jonctions soudées du type « chanfreiné soudé » (CS, embout à souder) pour la robinetterie pour tube de diamètre extérieur nominal SUPÉRIEUR à 60 mm ; par jonctions soudées du type « emmanché soudé » (ES) pour la robinetterie pour tube de diamètre extérieur nominal ÉGAL OU INFÉRIEUR à 60 mm.

Les corps des pompes à installer en sous-station dans les immeubles, 2e et 3e classe, doivent être EN ACIER ; il en est de même dans les sous-stations de 1re classe lorsque la pression excède dix bars (article 3.3.2). Chaque pompe doit être isolée entre ou par deux organes de sectionnement ; dans le cas de pompes fonctionnant en parallèle, un clapet de retenue est installé sur chaque tubulure de refoulement, et les pressions amont et aval sont contrôlées par manomètre. Les emboîtements sur les pompes sont femelles à l'entrée et mâles à la sortie. Lorsqu'il existe un refroidissement par l'eau du presse-étoupe ou du palier, la circulation de l'eau de refroidissement doit être contrôlable.

Les échangeurs doivent répondre aux prescriptions réglementaires et être conçus conformément au code de construction des récipients sous pression non soumis à l'action de la flamme. Le timbre correspond à la puissance maximale en service. LORSQUE LA CAPACITÉ DU PRIMAIRE DÉPASSE 100 LITRES, l'échangeur doit être timbré par le Service des Mines. Les échangeurs non soumis au timbrage doivent avoir subi en usine une pression d'épreuve hydraulique à l'eau froide égale à une fois et demie la pression maximale de service. Leur raccordement est fait par brides à simple emboîtement correspondant au PN de l'installation. Les échangeurs ou réservoirs d'eau chaude sanitaire non soumis au timbrage doivent avoir subi la même épreuve et être protégés par une soupape de sûreté contre toute élévation anormale de pression de l'eau chaude sanitaire, un régulateur de température placé sur l'arrivée du fluide chauffant réglant la température produite.

Aménagement des locaux : ventilation, cuvette de rétention et accès

Les Instructions relatives à l'aménagement général des locaux, à caractère contractuel, fixent les dispositions communes aux sous-stations de 1re et 2e classe. La ventilation haute est chiffrée : la sous-station doit comporter un ou plusieurs orifices de ventilation pratiqués à la partie supérieure du local, dont la surface libre est calculée sur la base de 8 dm² par tranche de 1 000 000 kcal/h de puissance calorifique installée, AVEC UN MINIMUM DE 16 dm². Ces orifices sont prévus pour faciliter un dégagement éventuel de vapeur. Une ventilation basse sera nécessaire, réalisée de manière à ne pas favoriser le gel d'éléments situés à proximité.

La température du local fait l'objet d'une exigence de moyens assortie d'une valeur : les dispositions nécessaires seront prises pour que la température permette au personnel d'y travailler sans être incommodé par la chaleur ; en vue de ce résultat, les canalisations, récipients et réservoirs d'eau chaude parcourus par un fluide chaud seront CALORIFUGÉS AVEC UN MATÉRIAU AYANT UN COEFFICIENT D'EFFICACITÉ D'AU MOINS 85 %, l'efficacité étant définie à partir des pertes de chaleur avec et sans calorifuge. Les portes d'accès s'ouvrent vers l'extérieur des locaux.

Les sous-stations de 1re classe ont des parois verticales constituées de béton banché d'au moins 20 cm d'épaisseur ou de tout autre matériau permettant d'obtenir une résistance mécanique équivalente, le plancher haut étant conçu pour supporter les charges climatiques normales. La détérioration du matériel par surchauffe, gel ou excès d'humidité doit être évitée par un ou plusieurs dispositifs appropriés. Les accès, les orifices de ventilation et les fenêtres doivent se trouver à PLUS DE 10 m de la façade des bâtiments voisins, et une zone d'isolement interdite au public et clôturée, d'une largeur de 2 m au moins, doit être constituée tout autour des accès.

Les sous-stations de 2e classe font l'objet des dispositions les plus détaillées. Les parois verticales ont une résistance au moins égale à celle d'un mur en briques pleines de 0,11 m d'épaisseur, l'étanchéité étant réalisée par un enduit au mortier de ciment dans le cas d'un mur en maçonnerie. Lorsque la sous-station est placée à l'intérieur d'un immeuble d'habitation, de bureaux ou recevant du public, le plancher haut doit offrir un degré coupe-feu de 2 heures si elle est en sous-sol ; sinon toutes les parois, même celles donnant sur l'extérieur, doivent offrir ce degré coupe-feu, sauf la porte.

La cuvette de rétention est l'élément le plus caractéristique de ces locaux : le sol doit constituer une cuvette de rétention étanche de 0,40 m de profondeur ou de 5 m³ au moins de capacité lorsque la puissance des échangeurs ne dépasse pas 2 000 000 kcal/h, et d'une profondeur de 0,40 m ou d'une capacité d'au moins 10 m³ lorsque cette puissance excède 2 000 000 kcal/h, cette capacité étant calculée déduction faite des massifs supportant les appareils. Sa fonction est de recueillir l'eau résultant d'une fuite afin de donner au personnel le temps d'effectuer les manœuvres nécessaires pour arrêter l'arrivée d'eau chaude sous pression. Un puisard avec pompe de relevage à commande manuelle sera installé, SANS connexion avec l'égout public. Tout le matériel électrique devra être placé au-dessus du niveau supérieur de sécurité ainsi défini, le matériel électrique risquant de souffrir gravement d'une immersion dans l'eau bouillante.

L'accès direct du local doit se faire par l'extérieur de l'immeuble. Le débouché de l'orifice de ventilation se trouvera à une distance d'au moins 2,50 m de toute baie ouverte, porte ou orifice de ventilation. Lorsqu'on accède à une sous-station en sous-sol par un escalier extérieur, celui-ci doit non seulement être fermé par une porte, mais entouré d'un garde-corps l'isolant de l'extérieur ; le seuil doit permettre de placer une porte de 2 m de hauteur libre, et s'il mesure plus de 0,10 m de hauteur, il doit comporter au moins une marche et un palier extérieur dont les dimensions permettent le développement de la porte. En cas d'impossibilité d'accès direct, quatre configurations d'accès indirect sont décrites, avec des galeries techniques de 5 m maximum par tronçon et d'au moins 2 m de largeur, ou des passages sous porche d'au moins 3 m de largeur, ou un escalier encloisonné à palier et portes aux deux extrémités, la porte du palier inférieur étant battante, sans pêne ni loquet, mais à fermeture automatique.

Épreuve hydraulique, réception et points de contrôle

L'article 3.1.7 est bref et essentiel : l'ensemble de la sous-station et de ses tuyauteries de raccordement est soumis, avant l'installation et avant mise en service, à une épreuve hydraulique dont la pression est égale à 1,5 FOIS la pression effective maximale dans l'installation. Les appareils de robinetterie sont soumis à cette épreuve après leur montage, OBTURATEUR OUVERT ; les pompes y sont également soumises après montage.

Un cas particulier est traité à l'article 3.1.6.5 : lorsque les sous-stations sont prémontées en atelier, le contrôle des soudures est fait dans l'atelier de montage. Si les tuyauteries de raccordement au réseau ne comportent aucun appareil, leurs soudures sont considérées comme faisant partie du réseau et subissent les vérifications propres à celui-ci, une attention toute particulière devant être apportée à leur exécution. Les appareils de robinetterie d'isolement sont, dans ce cas, placés à l'extérieur dans une chambre et font partie du réseau ; s'ils sont placés à l'intérieur de la sous-station avec dispositif de commande par l'extérieur, les soudures font l'objet des contrôles prévus pour les sous-stations traditionnelles.

La liste de contrôle du maître d'œuvre : classe de la sous-station déterminée par la somme des puissances nominales de tous les appareils raccordés au primaire, et implantation conforme (1re classe hors immeuble) ; espace de détubage de l'échangeur réservé au plan ; pression maximale en service calculée (timbre + statique + pompes à débit nul) et PN de l'appareillage cohérent avec la table de l'article 2.3.3 ; certificats de qualification des soudeurs de moins d'un an présentés à l'ouverture du chantier ; poinçon d'identification à côté de chaque soudure ; radiographies par sondage sur 10 % des soudures de diamètre intérieur > 35 mm ; épreuve hydraulique à 1,5 × pression effective maximale, robinetterie obturateur ouvert ; échangeur timbré par le Service des Mines si la capacité du primaire dépasse 100 litres ; isolement manœuvrable depuis l'extérieur et coupure électrique extérieure ; filtre inaltérable immédiatement après la vanne amont ; thermomètres sur départ ET retour primaire ; ventilation haute de 8 dm² par tranche de 1 000 000 kcal/h avec un minimum de 16 dm² ; cuvette de rétention dimensionnée et puisard non raccordé à l'égout public ; matériel électrique au-dessus du niveau de sécurité ; calorifuge d'efficacité ≥ 85 %.

Les erreurs les plus fréquentes tiennent d'abord au référentiel : viser le DTU 65.3 pour un réseau de distribution de chauffage intérieur, alors qu'il s'agit du NF DTU 65.10 pour les canalisations et du NF DTU 65.11 pour les dispositifs de sécurité ; ou l'appliquer à une sous-station par MÉLANGE, expressément exclue. Viennent ensuite les erreurs de conception : PN sous-dimensionné faute d'avoir intégré la pression des pompes à débit nul, cuvette de rétention omise ou raccordée à l'égout, matériel électrique implanté sous le niveau de sécurité, absence de volant de manœuvre extérieur, ventilation haute calculée sans le minimum de 16 dm². Enfin les erreurs d'exécution : coudes plissés au chalumeau sur place, cintrage sur chantier au-delà du Ø 50 mm, rayon de cintrage inférieur à quatre fois le diamètre extérieur, ovalisation supérieure à 10 %, absence de poinçonnage des soudures, certificats de soudeurs périmés, lyre posée sans la tension à la moitié du déplacement à compenser. Sur les opérations suivies par Progineer, ces points sont figés au CCTP et vérifiés au visa des plans d'exécution puis lors de l'épreuve hydraulique contradictoire.

Glossaire DTU 65.3 (NF P 52-211-1 et -2, P 52-211)

Sous-station d'échange
Local situé à l'extérieur ou à l'intérieur de l'immeuble à chauffer, où sont rassemblés un ou plusieurs échangeurs assurant le transfert de chaleur du fluide primaire (réseau de chaleur, eau chaude sous pression) au fluide secondaire. L'échangeur est caractérisé par une paroi séparant matériellement les deux circuits.
Sous-station par mélange
Sous-station sans séparation physique des circuits primaire et secondaire. Expressément EXCLUE du champ d'application du DTU 65.3.
Fluide primaire
Eau chaude sous pression du réseau de distribution de chaleur, à une température comprise entre 110 et 240 °C dans le champ du DTU 65.3.
Sous-station de 1re classe
Puissance calorifique supérieure à 5 000 000 kcal/h. Doit être placée en dehors de tout immeuble d'habitation, de bureaux ou recevant du public ; parois en béton banché d'au moins 20 cm ; accès, ventilations et fenêtres à plus de 10 m des façades voisines ; zone d'isolement clôturée de 2 m au moins.
Sous-station de 2e classe
Puissance supérieure à 60 000 kcal/h et inférieure ou égale à 5 000 000 kcal/h. Admise à l'intérieur des immeubles, sous conditions : plancher haut CF 2 h en sous-sol, cuvette de rétention, puisard non raccordé à l'égout public, matériel électrique au-dessus du niveau de sécurité.
Sous-station de 3e classe
Puissance inférieure ou égale à 60 000 kcal/h. Peut être placée dans des locaux du bâtiment à condition qu'ils soient clos et distincts des pièces destinées à l'habitation.
Pression effective maximale en service
Somme de la pression correspondant au timbre de la chaudière, de la pression statique due à la hauteur d'eau et de la pression donnée par les pompes de circulation à débit nul. Base du choix du PN et de l'épreuve hydraulique (1,5 × cette pression).
PN (pression nominale)
Classe de pression de l'appareillage. PN 16 jusqu'à 13 bars de pression maximale en service, PN 25 jusqu'à 20 bars, PN 40 jusqu'à 32 bars, PN 64 jusqu'à 50 bars.
Timbre
Pression de service maximale admissible d'un appareil à pression. Pour un échangeur, il correspond à la puissance maximale en service ; le timbrage par le Service des Mines est requis lorsque la capacité du primaire dépasse 100 litres.
Coude type 3 d / 5 d
Coude à souder dont le rayon de courbure vaut 3 ou 5 fois le diamètre. Le DTU 65.3 impose le type 3 d au minimum et signale l'avantage du type 5 d.
Cône forgé
Pièce de changement de section dont la longueur est au moins égale à quatre fois la différence des diamètres à assembler ; demi-angle des divergents de 7° dans toute la mesure du possible.
Jonction CS / ES
Modes de raccordement soudés de la robinetterie : « chanfreiné soudé » (embout à souder) pour les tubes de diamètre extérieur nominal supérieur à 60 mm ; « emmanché soudé » pour les tubes de diamètre extérieur nominal égal ou inférieur à 60 mm.
Lyre de dilatation
Boucle de tube lisse assemblée par courbes à souder, posée avec une tension correspondant à la MOITIÉ du déplacement qu'elle doit compenser. Les lyres en tube plissé doivent être entièrement fabriquées en atelier et recuites.
Poinçonnage des soudures
Marque appliquée à côté de chaque soudure permettant l'identification du soudeur. Exigence de traçabilité individuelle propre au DTU 65.3.
Cuvette de rétention
Volume formé par le sol du local, destiné à recueillir l'eau résultant d'une fuite afin de donner au personnel le temps d'arrêter l'arrivée d'eau chaude sous pression. 0,40 m de profondeur ou ≥ 5 m³ jusqu'à 2 000 000 kcal/h ; 0,40 m ou ≥ 10 m³ au-delà.
Efficacité d'un calorifuge
Rapport construit à partir des pertes de chaleur sans calorifuge et avec calorifuge. Les Instructions imposent un matériau d'efficacité d'au moins 85 % pour les canalisations, récipients et réservoirs parcourus par un fluide chaud.
Détubage
Extraction du faisceau d'un échangeur pour maintenance. L'espace devant l'échangeur doit permettre le détubage : c'est une cote fonctionnelle à réserver dès le plan du local.

Questions fréquentes sur DTU 65.3 (NF P 52-211-1 et -2, P 52-211)

Qu'est-ce que DTU 65.3 (NF P 52-211-1 et -2, P 52-211) ?

DTU 65.3 - Installations de sous-stations d'échange à eau chaude sous pression. CORRECTION DE RÉFÉRENTIEL : le DTU 65.3 ne traite pas de la distribution de chauffage en cuivre ou en acier chez l'usager. Il s'intitule « Travaux relatifs aux installations de sous-stations d'échange à eau chaude sous pression » (NF P 52-211-1, mai 1993, reprenant le DTU 65.3 d'avril 1968) et vise les sous-stations raccordées à un réseau de chaleur dont le circuit PRIMAIRE reçoit de l'eau à une température comprise entre 110 et 240 °C. Il classe les sous-stations en trois classes de puissance, impose des pressions nominales PN 16 à PN 64 selon la pression maximale en service, des tubes acier sans soudure, des soudeurs qualifiés depuis moins d'un an avec contrôle radiographique par sondage sur 10 % des soudures, et une épreuve hydraulique à 1,5 fois la pression effective maximale. L'aménagement des locaux relève du document joint « Instructions relatives à l'aménagement général des locaux », à caractère contractuel. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par DTU 65.3 (NF P 52-211-1 et -2, P 52-211) ?

Le domaine d'application couvre : Installations de sous-stations d'échange à eau chaude sous pression, à réaliser à l'intérieur ou à l'extérieur des immeubles d'habitation et de bureaux, ou recevant du public, lorsque le circuit primaire reçoit de l'eau à une température comprise entre 110 et 240 °C (température maximale). Applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris en climat tropical humide (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion). Ne s'applique PAS aux sous-stations par mélange. Couvre les canalisations, la robinetterie, les pompes, les échangeurs, les réservoirs d'eau chaude sanitaire et les appareils annexes du circuit primaire, ainsi que l'aménagement général des locaux.. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à DTU 65.3 (NF P 52-211-1 et -2, P 52-211) sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Le DTU 65.3 traite-t-il de la distribution de chauffage en cuivre ou en acier ?

Non. C'est une confusion à corriger. Le DTU 65.3 s'intitule « Travaux relatifs aux installations de sous-stations d'échange à eau chaude sous pression » : il vise l'ouvrage d'échange entre un réseau de chaleur primaire et l'installation secondaire du bâtiment. Les canalisations d'eau chaude ou froide sous pression à l'intérieur des bâtiments relèvent du NF DTU 65.10 et les dispositifs de sécurité des installations de chauffage central du NF DTU 65.11.

Quel est le domaine de température du DTU 65.3 ?

Le cahier des charges est applicable aux installations de sous-stations d'échange à eau chaude sous pression lorsque le circuit PRIMAIRE reçoit de l'eau à une température comprise entre 110 et 240 °C, cette dernière étant la température maximale. Il ne s'applique pas aux sous-stations par mélange.

Comment se classent les sous-stations et quelle conséquence sur l'implantation ?

La puissance à prendre en compte est la somme des puissances nominales de tous les appareils raccordés au réseau primaire. Sous-stations de 1re classe : puissance supérieure à 5 000 000 kcal/h — elles doivent être placées EN DEHORS de tout immeuble d'habitation, de bureaux ou recevant du public. 2e classe : puissance supérieure à 60 000 kcal/h et inférieure ou égale à 5 000 000 kcal/h. 3e classe : puissance inférieure ou égale à 60 000 kcal/h. Les 2e et 3e classes peuvent être placées à l'intérieur de ces immeubles, sans limitation de nombre, dans les conditions des Instructions relatives à l'aménagement général des locaux.

Comment se calcule la pression maximale en service et quel PN retenir ?

La pression effective maximale en service en un point est la somme de la pression correspondant au timbre de la chaudière, de la pression statique due à la hauteur d'eau, et de la pression donnée par les pompes de circulation à débit nul. Les pressions nominales correspondantes sont : PN 16 jusqu'à 13 bars de pression maximale en service ; PN 25 jusqu'à 20 bars ; PN 40 jusqu'à 32 bars ; PN 64 jusqu'à 50 bars.

Quelles pressions d'épreuve pour les tubes et la robinetterie ?

Les tubes en longueurs doivent avoir subi en usine : 25 bars pour une pression maximale en service de 13 bars, 40 bars pour 20 bars, 60 bars pour 32 bars, 96 bars pour 50 bars. La robinetterie subit en usine une épreuve de résistance (obturateur ouvert) et, pour les appareils de sectionnement seulement, une épreuve d'étanchéité (obturateur fermé) : PN 16 → 25 et 16 bars ; PN 25 → 40 et 25 ; PN 40 → 60 et 40 ; PN 64 → 96 et 64. On ne devra constater ni fuite ni suintement.

Quelle est la pression de l'épreuve hydraulique de la sous-station ?

L'ensemble de la sous-station et de ses tuyauteries de raccordement est soumis, avant l'installation et avant mise en service, à une épreuve hydraulique dont la pression est égale à 1,5 fois la pression effective maximale dans l'installation. Les appareils de robinetterie et les pompes y sont soumis après leur montage, la robinetterie obturateur ouvert.

Quels tubes sont admis sur le circuit primaire ?

Exclusivement des tubes en acier soudable, non allié, d'usage courant, SANS SOUDURE, laminés à chaud ou étirés à froid et recuits, suivant les normes NF A 48-005, A 48-001 et E 29-025. Pour les diamètres extérieurs supérieurs à 33,7 mm, l'emploi des tubes de la norme E 29-025 (dits tarif III) est limité aux températures inférieures à 200 °C et aux pressions au plus égales à 16 bars.

Quelles règles pour les coudes et les cintrages ?

Les changements de direction sont assurés par des coudes à souder ou par des tubes cintrés réalisés en atelier au-delà du diamètre de 50 mm. Les coudes à souder doivent être du type 3 d au minimum (le type 5 d étant avantageux). L'exécution sur place de coudes plissés au chalumeau est interdite. Pour les coudes cintrés : pas d'ondulations visibles ; ovalisation limitée à 10 % du diamètre extérieur des parties droites du même tube ; rayon de courbure mesuré à l'axe au moins égal à quatre fois le diamètre extérieur.

Quelles exigences de qualification pour les soudeurs ?

Les soudeurs doivent avoir passé avec succès, depuis moins d'un an, une épreuve de qualification professionnelle pour le type et le mode opératoire de soudures à réaliser, reconnue par un certificat délivré depuis moins d'un an par un organisme qualifié et sujet à renouvellement annuel. Les certificats sont présentés au maître d'ouvrage à l'ouverture du chantier ; à défaut, le soudeur subit sur place l'épreuve de l'annexe I (soudure circulaire sur tube de diamètre intérieur ≥ 50 mm et piquage à 45°, avec radiographie, traction et deux essais de pliage).

Quel taux de contrôle radiographique sur les soudures ?

Les contrôles radiographiques sont, en fin d'exécution, choisis par sondage sur 10 % des soudures effectuées sur des tubes d'un diamètre intérieur supérieur à 35 mm ; dans le cas d'un piquage, c'est le plus petit diamètre qui est pris en considération. Un poinçon doit être appliqué à côté de chaque soudure afin de permettre l'identification du soudeur.

Que se passe-t-il si une soudure est jugée inacceptable ?

Elle est refaite ou réparée, et la soudure réparée est contrôlée à nouveau. Il est ensuite procédé à des contrôles supplémentaires portant sur deux soudures nouvelles par soudure inacceptable en provenance du même soudeur. Si le nouvel examen révèle encore des défectuosités, toutes les soudures exécutées par ce soudeur sont soumises à radiographie et tout travail sur le chantier lui est interdit jusqu'à ce qu'il ait subi avec succès un nouvel examen de qualification.

Quand un échangeur doit-il être timbré par le Service des Mines ?

Lorsque la capacité du primaire dépasse 100 litres. Le timbre correspond à la puissance maximale en service. Les échangeurs non soumis au timbrage doivent avoir subi en usine une pression d'épreuve hydraulique à l'eau froide égale à une fois et demie la pression maximale de service.

Quelle ventilation haute pour une sous-station ?

La sous-station doit comporter un ou plusieurs orifices de ventilation pratiqués à la partie supérieure du local, dont la surface libre est calculée sur la base de 8 dm² par tranche de 1 000 000 kcal/h de puissance calorifique installée, avec un minimum de 16 dm². Ces orifices sont prévus pour faciliter un dégagement éventuel de vapeur. Une ventilation basse est également nécessaire, réalisée de manière à ne pas favoriser le gel d'éléments situés à proximité.

Quelle cuvette de rétention pour une sous-station de 2e classe en immeuble ?

Le sol du local doit constituer une cuvette de rétention étanche de 0,40 m de profondeur ou de 5 m³ au moins de capacité lorsque la puissance des échangeurs ne dépasse pas 2 000 000 kcal/h, et de 0,40 m de profondeur ou d'au moins 10 m³ lorsque cette puissance excède 2 000 000 kcal/h, capacité calculée déduction faite des massifs supportant les appareils. Un puisard avec pompe de relevage à commande manuelle est installé, SANS connexion avec l'égout public, et tout le matériel électrique doit être placé au-dessus du niveau supérieur de sécurité ainsi défini.

Le primaire peut-il traverser des locaux du bâtiment ?

Les tuyauteries du réseau primaire doivent, dans toute la mesure du possible, passer à l'extérieur des bâtiments. L'intérieur d'une gaine en béton armé dont les parois ont au moins 10 cm d'épaisseur et ne présentent aucune ouverture est considéré comme un emplacement extérieur. Si la traversée des sous-sols est inévitable, le passage est interdit dans les caves individuelles, les locaux de machinerie d'ascenseurs, les locaux de compteurs à gaz, à eau et d'électricité, et les locaux de réception des vide-ordures. Ailleurs qu'en sous-sol, la traversée doit s'effectuer dans des gaines ou caniveaux ventilés, suffisamment résistants.

Comment isoler la sous-station en cas d'incident ?

L'isolement doit pouvoir se faire depuis l'EXTÉRIEUR de la station, par l'une de trois solutions : robinetterie intérieure à commande manuelle par volant complétée d'une tringlerie vers un volant extérieur (non placé en face d'un orifice de ventilation) ; robinetterie à commande manuelle placée dans des chambres étanches extérieures, non susceptibles d'être envahies par l'eau chaude ou la vapeur ; ou robinetterie télécommandée. La coupure des circuits électriques doit également pouvoir se faire de l'extérieur, et un filtre inaltérable à l'eau chaude sous pression est placé à l'entrée, immédiatement après la vanne amont.

Quel calorifuge dans une sous-station ?

Les canalisations, récipients et réservoirs d'eau chaude parcourus par un fluide chaud doivent être calorifugés avec un matériau ayant un coefficient d'efficacité d'au moins 85 %, l'efficacité étant définie à partir des pertes de chaleur sans et avec calorifuge. L'objectif énoncé est que la température dans la sous-station permette au personnel d'y travailler sans être incommodé par la chaleur.

Export rapide

Documents liés

DTU 65.10 - Canalisations d'eau chaude ou froide sous pression à l'intérieur des bâtiments (norme annulée en 2017)

Le DTU 65.10 « Cahier des clauses techniques applicables aux canalisations d'eau chaude ou froide sous pression et canalisations d'évacuation des eaux usées et des eaux pluviales à l'intérieur des bâtiments — règles générales de mise en oeuvre » (indice de classement P 52-305, février 1990, repris en mai 1993 par les NF P 52-305-1 et NF P 52-305-2) N'EST PLUS EN VIGUEUR : la norme a été annulée en 2017. Le référentiel de remplacement pour les canalisations hydrauliques de chauffage et de conditionnement d'air est constitué par les Règles professionnelles « Canalisations hydrauliques des installations de chauffage et de conditionnement d'air » (1re édition 12/2021), acceptées par le Conseil des Professions de la FFB, la CAPEB et la Commission Prévention Produits de l'Agence Qualité Construction, ce qui leur confère la traditionnalité et la prise en considération par les assureurs au titre de techniques courantes. Le NF DTU 60.1 reste le référentiel de l'eau froide et de l'eau chaude sanitaires.

NF DTU 65.11 - Dispositifs de sécurité des installations de chauffage

Le NF DTU 65.11 « Dispositifs de sécurité des installations de chauffage central concernant le bâtiment » (indice de classement P 52-203) fournit les dispositions à mettre en œuvre dans les installations de chauffage au regard de la sécurité des personnes et de la conservation en bon état du matériel. La partie 1-1, cahier des clauses techniques, a été homologuée le 29 août 2007 pour prendre effet le 29 septembre 2007 ; avec la partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux), elle remplace la norme homologuée NF P 52-203 de mai 1993, la refonte ayant consisté à intégrer les prescriptions de la norme NF EN 12828. Le document couvre trois familles d'installations : vapeur basse pression (0,5 bar au plus), eau chaude basse température (105 °C au plus, en communication ou non avec l'atmosphère), et vapeur haute pression ou eau chaude haute température de faible volume. Il fixe les fonctions d'expansion, de sécurité et de limitation, les règles d'installation des soupapes, des vases d'expansion, des aquastats de sécurité, des limiteurs de pression et des protections contre le manque d'eau.

DTU 65.4 - Chaufferies au gaz et aux hydrocarbures liquéfiés

Le DTU 65.4 (indice de classement DTU P 52-221), intitulé « Prescriptions techniques relatives aux chaufferies au gaz et aux hydrocarbures liquéfiés », est le référentiel d'aménagement des chaufferies gaz et GPL des bâtiments d'habitation et de leurs dépendances. Il s'applique aux chaufferies dont la puissance calorifique dépasse 60 000 kcal/h, valeur correspondant à la puissance nominale totale installée de 70 kW visée à l'article 1er de l'arrêté du 2 août 1977. Le texte de base est celui de février 1969, complété par l'additif n° 1 de décembre 1971, l'additif n° 2 de septembre 1978 — qui met le DTU en conformité avec l'arrêté du 2 août 1977 — et l'additif-modificatif n° 3 de novembre 1997 portant les spécifications ATG B 67.1 relatives aux blocs de détente. Il fixe les dégagements minimaux autour des générateurs, les sections d'amenée d'air et de ventilation haute, les règles de raccordement aux conduits de fumée et les dispositions particulières aux hydrocarbures liquéfiés. Une amenée d'air sous-dimensionnée ou une ventilation haute obturée provoquent refoulement des produits de combustion et accumulation de gaz imbrûlés.

Chaufferies de plus de 70 kW : le référentiel réel (arrêté du 23 juin 1978, Titre I)

AVERTISSEMENT DE RÉFÉRENTIEL : il n'existe pas de norme « NF DTU 65.1 » au catalogue des NF DTU. La série 65 « Chauffage » comprend notamment le DTU 65.3 (sous-stations d'échange à eau chaude sous pression), le DTU 65.4 (chaufferies au gaz et aux hydrocarbures liquéfiés), le NF DTU 65.7, le NF DTU 65.9, le NF DTU 65.10, le NF DTU 65.11, le NF DTU 65.12, le NF DTU 65.14 et le NF DTU 65.16 — mais aucun « 65.1 ». Le texte qui gouverne réellement le LOCAL chaufferie est l'arrêté du 23 juin 1978 relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l'alimentation en eau chaude sanitaire des bâtiments d'habitation, de bureaux ou recevant du public, dont le Titre I s'applique lorsque la puissance utile totale installée dans la chaufferie dépasse 70 kW. Cette fiche en restitue les prescriptions chiffrées et vérifiables : hauteur sous plafond ≥ 2,20 m, espace libre ≥ 0,50 m entre générateurs, parois et plancher haut M0 coupe-feu 2 h, deux moyens de retraite, dépression < 2,5 Pa sans vent, température moyenne < 30 °C, coupures d'urgence à l'extérieur, dépôt de sable ≥ 0,10 m³ et extincteurs.

NF DTU 65.12 - Installations solaires thermiques avec capteurs vitrés

Le NF DTU 65.12 « Installations solaires thermiques avec des capteurs vitrés » (indice de classement P 50-601) propose les clauses types de mise en œuvre des installations solaires individuelles et collectives destinées au chauffage, au rafraîchissement des locaux et/ou à la production d'eau chaude sanitaire. La partie 1-1 (cahier des clauses techniques types) a été homologuée le 21 novembre 2012 pour prendre effet le 21 décembre 2012 et, avec la partie 1-2, remplace la norme homologuée NF P 50-601-1 (DTU 65.12) de mai 1993 et ses amendements A1 d'octobre 1998 et A2 d'octobre 2000. Il couvre la pose des capteurs plans vitrés ou sous vide sur supports indépendants, la boucle de captage (raccordement hydraulique, protection contre le gel, expansion, sécurité, purges, canalisations, isolation, clapet anti-thermosiphon, circulateur, liquide caloporteur), l'échangeur, le stockage, le système de régulation solaire, les instruments de mesure, la sécurité électrique, ainsi que les essais et contrôles de fonctionnement. Une réserve de dilatation absente, un vase calorifugé ou une pente insuffisante sur une installation autovidangeable produisent surchauffe, vaporisation et perte définitive de la garantie constructeur.

NF DTU 65.14 - Planchers a eau chauffants et chauffants reversibles

Le NF DTU 65.14 fixe la mise en oeuvre des planchers a eau chauffants et chauffants reversibles : dispositifs de limitation de temperature et de securite, supports admissibles, bande peripherique et sous-couches isolantes, pose et pression d'epreuve des tubes, couche de diffusion et joints, premiere mise en chauffe, et dispositions particulieres par type de revetement de sol. Une temperature de surface au sol depassant 28 °C, un joint de fractionnement manquant ou une premiere mise en chauffe non realisee avant pose du revetement sont les causes dominantes de sinistre sur ce type d'ouvrage.

Informations

Référence DTU 65.3 (NF P 52-211-1 et -2, P 52-211)
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 5 mai 1993

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 28 août 2026

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

DTU 65.3 (NF P 52-211-1 et -2, P 52-211) - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. chauffage, réseau de chaleur, sous-station, échangeur, eau chaude sous pression, circuit primaire, DTU 65.3, P 52-211, soudage, qualification soudeur, épreuve hydraulique, PN 16, PN 25, PN 40, PN 64, cuvette de rétention.

Thématiques associées

Notre expertise couvre également ces thématiques connexes, sur lesquelles nous accompagnons régulièrement nos clients :

  • eau chaude sous pression
  • installations de sous stations
  • travaux relatifs aux installations
  • puissance calorifique
  • commande manuelle
  • recevant du public
  • stations d'échange à eau
  • d'échange à eau chaude
  • eau chaude sanitaire
  • dtu 65.3 travaux
  • aménagement général des locaux
  • 000 000 kcal
  • placés dans des chambres étanches
  • volant extérieur au local
  • circuit primaire reçoit
  • type chanfreiné soudé
  • tubes cintrés
  • cahier des clauses techniques