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Document Technique Unifié
NF DTU 52.1

NF DTU 52.1 - Revêtements de sol scellés

Le NF DTU 52.1 P1-1 (février 2020, indice de classement P 61-202-1-1) propose les clauses types de mise en œuvre pour les travaux neufs de revêtements de sol scellés en pierres naturelles et en carreaux céramiques et assimilés, sur supports à base de ciment non revêtus, à l'intérieur comme à l'extérieur. Il distingue trois modes de scellement — adhérent, désolidarisé et flottant — et trois niveaux de sollicitation, et fixe l'âge minimal du support, sa planéité admissible (15 mm sous la règle de 2 m en pose adhérente, 7 mm en pose désolidarisée), les pentes minimales d'écoulement, l'épaisseur du mortier de scellement, les surfaces maximales entre joints de fractionnement et les tolérances du revêtement fini. Il précise expressément que les travaux visés ne permettent pas d'assurer l'étanchéité de l'ouvrage : un carrelage scellé n'est jamais un complexe d'étanchéité.

Domaine d'application

Travaux neufs de revêtements de sol scellés — carreaux céramiques et assimilés, pierres naturelles, terres cuites, produits verriers — en pose scellée adhérente, désolidarisée ou flottante, sur supports à base de ciment neufs ou mis à nu, en sols intérieurs à sollicitations faibles, modérées ou fortes et en sols extérieurs (balcons, loggias, terrasses privatives, circulations piétonnes) — hors pose collée, hors zones de circulation de véhicules à moteur et locaux industriels à très fortes sollicitations, hors planchers rayonnants électriques, hors ouvrages intérieurs étanchés par un SEL, hors sols extérieurs assimilables aux chaussées urbaines (NF P 98-335) et hors ouvrages extérieurs dont le terrain naturel est situé à plus de 900 m d'altitude

Mis à jour le 1 mars 2024
Applicable depuis le 1 février 2020
carrelage
scellement
mortier
pierre
sol
pose scellée adhérente
pose désolidarisée
pose flottante
joints de fractionnement
ravoirage
sous-couche isolante
balcon loggia
classement UPEC
P 61-202-1-1

Règles principales

Domaine d'application et exclusions

Obligatoire

1 P1-1 propose des clauses types de mise en œuvre pour les travaux d'exécution neufs, à l'intérieur comme à l'extérieur, des revêtements de sols scellés en pierres naturelles et en carreaux céramiques et assimilés, sur des supports à base de ciment non revêtus. Sont considérés comme travaux neufs ceux exécutés sur un support qui n'a jamais été revêtu ou qui a été mis à nu.

Il vise la pose scellée adhérente pour les carreaux céramiques et assimilés, la pose désolidarisée et flottante pour ces mêmes carreaux à l'exception des planchers intermédiaires des bâtiments d'habitation collectifs, et la pose désolidarisée et flottante pour les pierres naturelles.

Il ne vise pas les travaux de mise à nu, la pose collée, les sols de zones de circulation de véhicules à moteur y compris les pompiers, les locaux industriels à très fortes sollicitations ou à usages spéciaux, la pose sur planchers rayonnants électriques, la pose sur ouvrages intérieurs étanchés par un SEL, les sols extérieurs assimilables aux chaussées urbaines, ni les dalles de mosaïque de marbre à liant résine.

Il est applicable dans toutes les zones climatiques françaises, à l'exclusion des ouvrages extérieurs dont le terrain naturel est situé à plus de 900 m d'altitude.

Références : Article 1, Tableau 1

Le revêtement scellé n'assure pas l'étanchéité

Obligatoire

1 ne permettent pas d'assurer l'étanchéité de l'ouvrage. 6 pour les planchers intérieurs en maçonnerie, règles professionnelles SEL pour les systèmes d'étanchéité liquide. Le revêtement scellé désolidarisé peut constituer une finition sur un système d'étanchéité liquide, la mise en œuvre relevant alors du texte de référence correspondant.

Dans le cas où une étanchéité est requise, le support de l'étanchéité doit être en pente, la forme de pente étant toujours exécutée sous l'étanchéité.

Références : Article 1, Article 3.1.8, Article 6, Article 7.3.3.2

Pentes minimales pour l'écoulement des eaux

Obligatoire

Pour l'écoulement des eaux, le support doit présenter une pente minimale vers l'extérieur ou vers les dispositifs d'évacuation (siphon, caniveau) de 1 % dans les locaux intérieurs équipés d'un dispositif d'évacuation, de 1,5 % en sols extérieurs et de 2 % en sols extérieurs dans les départements d'outre-mer.

Certains ouvrages, comme les plages de piscine, peuvent nécessiter une pente plus importante : on se conforme alors aux exigences réglementaires et aux documents particuliers du marché.

Le DTU avertit que, compte tenu des tolérances de planéité, des pentes inférieures à 2 % peuvent conduire à de légères retenues d'eau sur le revêtement fini ; la pente retenue pour les parties courantes est celle de la ligne de la plus grande pente.

En pose sur protection lourde d'étanchéité, la pente générale du support et du revêtement doit être supérieure ou égale à 1 % en intérieur et à 1,5 % en extérieur (2 % dans les départements d'outre-mer).

Références : Article 6, Article 7.3.3.3, Article 7.4.2

Planéité admissible du support selon le mode de pose

Obligatoire

La planéité admissible du support est fonction du type de pose. Pose scellée adhérente : support dont la planéité maximale est de 15 mm sous la règle de 2 m. Pose scellée désolidarisée : support dont les tolérances de planéité maximales sont de 7 mm sous une règle de 2 m et de 2 mm sous le réglet de 0,20 m. 10.

Si le support ne présente pas la planéité requise, l'entrepreneur en avertit le maître d'ouvrage et la mise en œuvre d'un ouvrage intermédiaire préparatoire devient nécessaire. Si le plancher a plusieurs travées, la mise en œuvre du revêtement n'est admise que si le plancher est conçu avec continuité sur appuis.

Si un produit de cure a été utilisé lors de la réalisation du support, la pose scellée adhérente n'est admise que si ce produit a été préalablement éliminé.

Références : Article 6, Article 6.3.2

Rapport contradictoire de reconnaissance des supports

Obligatoire

Avant toute intervention touchant à la préparation des supports et avant la mise en œuvre des revêtements de sols, l'entreprise titulaire du lot revêtement de sol doit effectuer un contrôle de la planéité et de la pente du support. Les relevés de contrôle doivent être réalisés contradictoirement en présence du maître d'ouvrage ou de son représentant et lui être transmis.

Le contenu du rapport contradictoire doit comporter l'ensemble des éléments prévus par l'annexe A, qui est normative. Le titulaire du lot revêtement de sol ne peut commencer les travaux que si ce rapport contradictoire a été établi.

Si l'état du support conduit l'entreprise à le refuser, elle doit notifier au maître d'ouvrage le rapport en exprimant ses réserves et proposer les modifications nécessaires ; toute modification des travaux doit obligatoirement faire l'objet d'un nouvel ordre de service.

Références : Article 6.4, Annexe A (normative)

Cas où la pose désolidarisée est obligatoire

Obligatoire

10 ; et sur les ravoirages de type D et E dans les locaux à sollicitations modérées ou à fortes sollicitations. 1 P1-2, 150 μm minimum par exemple — est indispensable quel que soit le support, afin d'établir une barrière anti-capillarité au-dessus du support, les lés étant posés avec un recouvrement de 20 cm minimum.

En sols extérieurs, à l'exception d'une pose scellée sur protection lourde sur étanchéité, la couche de désolidarisation doit avoir une fonction drainante.

Références : Article 6.2, Article 7.1, Article 7.6.4

Ravoirage, formes de pente et forme sur sous-couche isolante

Obligatoire

Une canalisation ou un fourreau horizontal situé au-dessus du support ne doit pas être noyé dans le mortier de scellement du revêtement : il est alors nécessaire d'exécuter un ravoirage pour obtenir un nouveau support plan. L'encastrement des canalisations dans le mortier de scellement n'est pas admis.

Seules les formes de pente dont la composition est de type D ou E, avec des épaisseurs variant de 1 à 8 cm et dans la limite d'une longueur de 5 m entre joints de fractionnement, conviennent pour réaliser des formes de pente adhérentes.

Sur sous-couche isolante de classe SC2 dans les locaux intérieurs à faibles sollicitations, une forme préalable à la pose scellée est nécessaire : de composition de type E, d'épaisseur nominale 6 cm, sans être localement inférieure à 4,5 cm. 1 P1-2 et le tableau 4.

Références : Article 6.5.2, Article 6.5.3, Article 6.5.4, Article 7.1

Modes de pose : à la bande ou à la règle

Obligatoire

En pose à la bande, les éléments de revêtement, alignés par bandes entre règles ou cordeaux, sont posés sur un bain soufflant de mortier ; ils sont fixés au pilon ou à la batte au fur et à mesure de l'avancement, avant le début de prise du mortier.

En pose à la règle, le mortier est étalé, tiré à la règle, compacté et éventuellement taloché, puis une barbotine de ciment pur est répandue à la surface du mortier ; l'épandage de barbotine peut être remplacé par un poudrage de ciment pur suivi d'une humidification et éventuellement d'un lissage à la truelle ou d'un passage à la spatule crantée formant des sillons.

Les éléments sont posés sur la barbotine fraîche ou le poudrage humidifié, par travées, de telle façon que le battage ait lieu sur le mortier encore plastique. Les tableaux 5 et 6 fixent le mode de poudrage ou de barbotinage et les consommations de liant en kg/m² ; une consommation inférieure de 15 % à ces valeurs peut être acceptée sur des surfaces limitées.

Exceptions :

  • • Dalles de pierres naturelles de coloris clairs: Il convient d'utiliser un ciment blanc pour la barbotine (article 7.2.2.1).
Références : Article 7.2.1, Article 7.2.2, Article 7.2.2.1

Épaisseur du mortier de scellement

Obligatoire

En pose intérieure, le mortier de scellement doit avoir une épaisseur maximale de 8 cm et, quelle que soit son épaisseur, il doit être compacté ; les épaisseurs nominales en fonction des sollicitations du local et du type de pose figurent au tableau 7 (pose adhérente et désolidarisée) et au tableau 8 (pose flottante sur sous-couche isolante). En sols extérieurs, l'épaisseur minimale du mortier de scellement est de 5 cm.

Lorsqu'une pente est nécessaire, le support, seul ou associé à une forme de pente, doit présenter cette pente : le mortier de scellement doit rester d'épaisseur constante. Dans les locaux à sollicitations modérées et à fortes sollicitations, pour la pose sur ravoirage de type D et E, le mortier de scellement doit être désolidarisé. 1 P1-2, non dans la partie 1-1.

Références : Article 7.1, Article 7.3, Article 7.3.1, Article 7.4.1

Prescriptions propres aux sols extérieurs

Obligatoire

1 P1-2 sous le mortier de scellement est obligatoire. Sauf indication particulière, le percement des carrelages en sol extérieur est interdit. Le support constitué d'un dallage seul ou associé à une forme de pente doit présenter une pente minimale de 1,5 % en éloignant les eaux du bâtiment.

En cas de mur de façade en maçonnerie, il doit exister soit un décrochement dans le plancher, soit une banquette béton filante garantissant une garde de 5 cm minimum par rapport au revêtement.

En bas de pente avec muret périphérique : pente unique vers un caniveau filant construit dans la hauteur du système de drainage, du mortier de scellement et du revêtement, ou renvoi de pente vers les évacuations reprenant les eaux au niveau du drainage et en surface, avec au minimum 2 évacuations par balcon ou loggia et forme de pente en pointe de diamant.

En bas de pente sans muret, un profil rejet des eaux est placé dans la continuité du système de drainage et un profil de bordure est inséré dans le mortier de scellement : en aucun cas un élément de revêtement n'est collé sur la tranche du mortier de scellement ni sur celle du balcon.

Si le terrain naturel est positionné au nu fini du revêtement, une bande de matériaux drainants de 15 cm de large minimum et 25 cm de haut minimum doit être interposée, séparée du terrain et de l'ouvrage par un non-tissé.

Références : Article 7.4.1

Largeur des joints entre éléments de revêtement

Obligatoire

La pose à joint nul n'est pas admise. La largeur des joints, mesurée entre faces verticales des éléments, est fonction de la nature de l'élément, de ses dimensions et de sa tolérance de fabrication ; en aucun cas elle ne peut être inférieure aux largeurs minimales des tableaux 9 et 10, augmentées de la tolérance de l'élément de revêtement.

Cas particuliers : joints dits marbriers de 1 mm de largeur minimale pour certains travaux de marbrerie n'excédant pas 25 m² et sur prescription spéciale ; largeur variable et supérieure à 2 mm en pose en opus incertum ; joints de 2 à 10 mm en pose en opus appareillé ou romain ; joints d'au moins 5 mm pour les dalles en schistes, ardoises et autres pierres à plan de clivage de forme géométrique régulière, les poses en opus étant à joints libres ; largeur irrégulière pour les carreaux cassés des groupes BI a et BI b dits mosaïque de hasard.

1 P1-2 ; pour les locaux subissant des agressions chimiques ou mécaniques (plages de piscine recevant du public, balnéothérapie, thalassothérapie), il est réalisé avec un mortier à base de résine réactive.

Références : Article 7.5, Article 7.5.1, Article 7.5.2

Joints de fractionnement du revêtement

Obligatoire

Lorsqu'ils sont réservés à la pose, les joints de fractionnement mesurent au minimum 3 mm de large, sans être inférieurs à la largeur entre les éléments de revêtement ; ils sont réalisés suivant une ligne de joint des éléments, puis remplis lors des travaux de finition d'un mastic de dureté Shore A supérieure à 60, ou réalisés par la mise en place dans le mortier frais d'un profilé compressible.

Ils peuvent aussi être pratiqués par sciage dans un délai de 2 à 5 jours après la réalisation du revêtement, sur environ 3 mm de large, et garnis d'un mastic de dureté Shore A supérieure à 60.

En sols intérieurs, ils doivent intéresser au moins les 2/3 de l'épaisseur totale élément de revêtement + mortier de scellement + éventuellement ravoirage de type E si celui-ci est revêtu avant 30 jours de séchage ; en sols extérieurs, ils doivent intéresser l'épaisseur totale.

Surfaces maximales : 60 m² et au plus 8 m linéaires en pose intérieure adhérente ; environ 40 m² en pose intérieure désolidarisée ou flottante, les couloirs étant fractionnés par sections de 6 m maximum ; 20 m² avec une longueur maximale de 5 m et des joints de 5 mm minimum en sols extérieurs.

Lors du fractionnement, il faut se rapprocher le plus possible de la forme carrée, sans dépasser le rapport de 1,5 entre les côtés, et placer un joint au droit du seuil dans l'épaisseur de l'ouvrant lorsque le carrelage se poursuit d'une pièce à l'autre.

Exceptions :

  • • Pose sur protection lourde d'étanchéité: Le fractionnement de la protection lourde commande et doit se poursuivre dans la totalité de l'épaisseur du revêtement et du mortier de scellement : tous les 4 m maximum par des joints de 1 à 2 cm de large en limitant les surfaces à 10 m² selon le NF DTU 43.1 en extérieur, tous les 6 m maximum dans les deux sens selon le NF DTU 43.6 en intérieur.
Références : Article 8.3, Article 8.3.1.1, Article 8.3.1.2, Article 8.3.2

Joints de dilatation du gros œuvre et joints de retrait du support

Obligatoire

Les joints de dilatation du gros œuvre doivent être respectés dans la forme éventuelle, dans le mortier de scellement et dans le revêtement ; leur largeur doit être au minimum celle du joint du support, et ils doivent également être respectés dans les ravoirages de types C, D et E.

Dans les locaux à faibles sollicitations, les rives du carrelage peuvent être protégées par un profilé métallique pour des raisons esthétiques ; dans les locaux à sollicitations modérées et à fortes sollicitations, les bords du joint sont protégés par cornières métalliques, couvre-joints ou dispositifs appropriés, calés à niveau et fixés mécaniquement sur les supports, ce qui rend indispensable un décaissé du support.

Les éléments de revêtement en rive du joint doivent être entiers, les coupes étant réalisées à partir du rang suivant. Les joints de retrait, de construction et de fractionnement du support doivent être respectés en pose scellée adhérente ; dans les locaux à faibles sollicitations uniquement, ils peuvent être décalés de 2 cm maximum ou rattrapés au moyen d'un rattrapage oblique.

Exceptions :

  • • Locaux à sollicitations modérées et cuisines collectives: Le rattrapage oblique du joint de retrait du support est interdit (note de l'article 8.2).
Références : Article 8.1, Article 8.1.1, Article 8.1.2, Article 8.2

Joints périphériques et plinthes

Obligatoire

À défaut d'un relevé en matériaux résilients, un vide d'au moins 5 mm doit être réservé entre le revêtement de sol scellé et les parois verticales de murs ou cloisons ainsi qu'autour des poteaux ; ce vide doit exister dans le mortier de scellement et la forme éventuelle. Il peut être supprimé pour les petites surfaces inférieures ou égales à 7 m².

Sur plancher chauffant, la largeur du joint périphérique est d'au minimum 5 mm. 1. 6, le joint périphérique fait 1 cm de large au moins. Sauf exigences réglementaires ou prescriptions particulières du marché, les plinthes sont droites ; en cas de plinthe à gorge, un joint résilient d'au moins 5 mm est ménagé entre la dernière rangée d'éléments et le bord de la plinthe.

En cas de pose scellée de plinthe, les supports à base de plâtre sont exclus.

Références : Article 8.4.1, Article 8.4.2, Article 8.4.3, Article 8.4.4, Article 8.5, Article 8.5.1.1

Pose sur plancher chauffant : mise en chauffe et délais

Obligatoire

10. En pose adhérente sur la couche d'enrobage des éléments chauffants, une première mise en température progressive du sol, réalisée conformément aux normes de mise en œuvre des planchers chauffants, doit avoir été conduite avant la pose du revêtement. En pose désolidarisée sur cette couche d'enrobage, la première mise en chauffe avant mise en œuvre du revêtement est facultative, sauf dans le cas de la pierre naturelle.

Le chauffage doit être interrompu 48 heures avant l'exécution des travaux et la remise en chauffe ne peut intervenir qu'après un délai de 7 jours à l'issue des travaux. Le titulaire du lot revêtement de sol ne pourra commencer les travaux que s'il a reçu le rapport de mise en chauffe. 1.

Références : Article 7.3.3.1

Tolérances du revêtement fini et mode d'observation

Obligatoire

La tolérance de planéité correspond à une flèche maximale de 3 mm mesurée sous la règle de 2 m posée librement sur le revêtement, ou au moyen d'un appareil de mesure électronique sur une distance de 2 m, à laquelle s'ajoute la tolérance admise en planéité pour le matériau considéré, ou la tolérance réelle si le matériau n'est pas normalisé.

L'écart de niveau admissible est de ± (0,005 + 0,001 × d) mètre, d étant la distance en mètres au point de référence le plus proche, augmenté de la tolérance du matériau. Le désaffleurement admissible est de 0,5 mm augmenté du dixième de la largeur du joint et de la tolérance du matériau ; pour les pierres naturelles, il doit être inférieur ou égal à 1 mm.

Une règle de 2 m ne doit pas faire apparaître de différence d'alignement des joints supérieure à 2 mm, augmentée de la tolérance dimensionnelle du matériau ; pour les surfaces de grandes dimensions, la déviation horizontale maximale par rapport à un cordeau tendu est de 1 mm par mètre.

L'aspect final s'évalue à hauteur d'homme (environ 1,65 m) et à une distance de 2 m selon le principe de la NF EN 154, avec un éclairage non rasant, l'angle entre le revêtement et la lumière incidente devant être supérieur à 45°. Sur l'ensemble de l'ouvrage carrelé, les éléments doivent sonner de façon uniforme, quelques éléments pouvant sonner différemment.

Références : Article 10.1, Article 10.2, Article 10.3, Article 10.4, Article 10.5

Revêtements de marches et contremarches

Obligatoire

Le support d'un escalier doit répondre aux mêmes conditions que celles prescrites pour les revêtements de sol, et les surfaces destinées à recevoir les marches et contremarches doivent toujours être rugueuses pour permettre l'adhérence du mortier de scellement.

La mise en œuvre des revêtements de marches est adhérente au support ; un joint souple est mis en œuvre entre la contremarche de départ ainsi que la marche d'arrivée et le support porteur ou le revêtement adjacent. La pose des contremarches est adhérente au support et recouvre la marche inférieure. Les plinthes d'escaliers peuvent être droites (dites « à tiroir »), rampantes ou à crémaillère.

Les pierres naturelles posées en escalier échappent à l'obligation d'interposition du film polyéthylène applicable en sol intérieur.

Références : Article 9.1, Article 9.2, Article 9.3, Article 9.4, Article 9.5

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Planéité du support — pose scellée adhérente 15 mm maximum sous la règle de 2 m Article 6.3.2
Planéité du support — pose scellée désolidarisée 7 mm sous la règle de 2 m et 2 mm sous le réglet de 0,20 m Article 6.3.2 ; pose flottante : voir NF DTU 52.10
Planéité du revêtement fini Flèche ≤ 3 mm sous la règle de 2 m posée librement Augmentée de la tolérance de planéité admise pour le matériau considéré (article 10.1)
Écart de niveau (planimétrie générale) ± (0,005 + 0,001 × d) mètre d = distance en mètres au point de référence le plus proche, plus la tolérance du matériau (article 10.2)
Désaffleurement entre éléments adjacents 0,5 mm + 1/10 de la largeur du joint + tolérance du matériau ≤ 1 mm dans le cas particulier des pierres naturelles (article 10.2)
Alignement des joints ≤ 2 mm sous la règle de 2 m Augmenté de la tolérance dimensionnelle du matériau (article 10.3)
Alignement — grandes surfaces carrelées ≤ 1 mm/m au cordeau tendu Déviation horizontale maximale, augmentée de la tolérance du matériau (article 10.3)
Tenue de l'ouvrage (sonorité) Sonorité uniforme sur l'ensemble de l'ouvrage Quelques éléments peuvent sonner différemment (article 10.5)
Consommation de liant (poudrage / barbotinage) − 15 % admis sur des surfaces limitées Par rapport aux valeurs des tableaux 5 et 6, qui valent sur l'ensemble de l'ouvrage (article 7.2.2.1)
Décalage des joints de retrait du support 2 cm maximum, ou rattrapage oblique Locaux à faibles sollicitations uniquement ; interdit en sollicitations modérées et cuisines collectives (article 8.2)

Dimensions réglementaires

Épaisseur du mortier de scellement — intérieur

Dimension : ≤ 8 cm
Maximum : 8 cm

Épaisseurs nominales aux tableaux 7 et 8 ; mortier compacté quelle que soit l'épaisseur (article 7.3)

Épaisseur du mortier de scellement — sols extérieurs

Dimension : ≥ 5 cm
Minimum : 5 cm

Dosage conforme au NF DTU 52.1 P1-2 (article 7.4.1)

Pente minimale du support

Dimension : 1 % en intérieur avec évacuation, 1,5 % en extérieur
Minimum : 2 % en sols extérieurs dans les départements d'outre-mer

En dessous de 2 %, retenues d'eau possibles compte tenu des tolérances de planéité (article 6)

Forme de pente adhérente

Dimension : Épaisseur de 1 à 8 cm, composition de type D ou E
Maximum : 5 m de longueur entre joints de fractionnement

Article 6.5.3

Forme sur sous-couche isolante SC2

Dimension : Épaisseur nominale 6 cm
Minimum : 4,5 cm localement

Composition de type E, locaux intérieurs à faibles sollicitations (article 6.5.4)

Joints de fractionnement — surface maximale intérieure adhérente

Dimension : 60 m² maximum
Maximum : 8 m linéaires

Article 8.3.1.1

Joints de fractionnement — surface maximale intérieure désolidarisée ou flottante

Dimension : Environ 40 m² maximum
Maximum : Couloirs fractionnés par sections de 6 m

Article 8.3.1.2

Joints de fractionnement — sols extérieurs

Dimension : 20 m² maximum, longueur maximale 5 m
Minimum : 5 mm de largeur réservés à la pose

Doivent intéresser l'épaisseur totale revêtement + mortier de scellement (article 8.3.2)

Largeur des joints de fractionnement réservés à la pose

Dimension : ≥ 3 mm
Minimum : 3 mm, sans être inférieurs à la largeur entre éléments

Garnis d'un mastic de dureté Shore A > 60 ; sciage possible 2 à 5 jours après réalisation (article 8.3)

Profondeur des joints de fractionnement — sols intérieurs

Dimension : ≥ 2/3 de l'épaisseur totale

Élément de revêtement + mortier de scellement + ravoirage de type E si revêtu avant 30 jours de séchage (article 8.3)

Joint périphérique — cas général

Dimension : ≥ 5 mm

Supprimable pour les surfaces ≤ 7 m² ; doit exister dans le mortier de scellement et la forme (article 8.4.1)

Joint périphérique — sols extérieurs

Dimension : 5 mm minimum (balcons et loggias non étanchés), 10 mm minimum sinon
Minimum : 2 cm sur protection lourde d'étanchéité NF DTU 43.1

Article 8.4.3

Joint périphérique — sols intérieurs sur protection lourde

Dimension : ≥ 1 cm

Étanchéité conforme au NF DTU 43.6 (article 8.4.4)

Largeur de joint entre éléments

Dimension : Selon tableaux 9 et 10, plus la tolérance de l'élément
Minimum : 1 mm (joints marbriers, marbrerie ≤ 25 m² sur prescription spéciale)

Pose à joint nul non admise ; > 2 mm en opus incertum, 2 à 10 mm en opus appareillé, ≥ 5 mm pour schistes et ardoises de forme régulière (articles 7.5.1 et 7.5.2)

Garde en pied de mur de façade — sols extérieurs

Dimension : ≥ 5 cm par rapport au revêtement

Décrochement dans le plancher ou banquette béton filante (article 7.4.1)

Bande de matériaux drainants en rive sur terre-plein

Dimension : ≥ 15 cm de large et ≥ 25 cm de haut

Lorsque le terrain naturel est au nu fini du revêtement ; séparée du terrain et de l'ouvrage par un non-tissé (article 7.4.1)

Film polyéthylène sous pierres naturelles en sol intérieur

Dimension : 150 μm minimum
Minimum : Recouvrement des lés ≥ 20 cm

Barrière anti-capillarité, indispensable quel que soit le support, hors escaliers (article 7.6.4)

Lit de sable admis sous dalles calcaires ou marbre

Dimension : Granulométrie 0/4 mm, 2 cm d'épaisseur maximale
Maximum : 2 cm

Éléments de forme géométrique régulière de surface > 500 cm², sur support continu ou ravoirage D et E, soigneusement nivelé (article 7.6.4.1)

Évacuations en bas de pente avec muret

Dimension : Minimum 2 par balcon ou loggia

En cas de renvoi de pente ; forme de pente en pointe de diamant (article 7.4.1)

Comprendre NF DTU 52.1

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 52.1, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 52.1 couvre : Travaux neufs de revêtements de sol scellés — carreaux céramiques et assimilés, pierres naturelles, terres cuites, produits verriers — en pose scellée adhérente, désolidarisée ou flottante, sur supports à base de ciment neufs ou mis à nu, en sols intérieurs à sollicitations faibles, modérées ou fortes et en sols extérieurs (balcons, loggias, terrasses privatives, circulations piétonnes) — hors pose collée, hors zones de circulation de véhicules à moteur et locaux industriels à très fortes sollicitations, hors planchers rayonnants électriques, hors ouvrages intérieurs étanchés par un SEL, hors sols extérieurs assimilables aux chaussées urbaines (NF P 98-335) et hors ouvrages extérieurs dont le terrain naturel est situé à plus de 900 m d'altitude. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 52.1

Le NF DTU 52.1 est la norme française des revêtements de sol scellés. Sa partie 1-1, cahier des clauses techniques types d'indice de classement P 61-202-1-1, a été homologuée par décision du Directeur Général d'AFNOR en janvier 2020 et publiée en février 2020 ; elle remplace la version de novembre 2010, dont elle constitue une révision. Elle se complète de la partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux, indice P 61-202-1-2), où se trouvent les dosages de mortier, les compositions de ravoirage et les caractéristiques des couches de désolidarisation, et de la partie 2 (cahier des clauses spéciales types, indice P 61-202-2).

Le champ couvert est celui des travaux neufs, définis comme ceux exécutés sur un support qui n'a jamais été revêtu ou qui a été mis à nu. La norme vise la pose scellée adhérente pour les carreaux céramiques et assimilés, la pose désolidarisée et flottante pour ces mêmes carreaux à l'exception des planchers intermédiaires des bâtiments d'habitation collectifs, et la pose désolidarisée et flottante pour les pierres naturelles. Elle s'applique aux sols à sollicitations faibles, modérées et fortes, à l'exclusion des sols dont les caractéristiques de roulage dépassent celles du tableau 1 — les hypermarchés, précise une note, ne sont pas visés.

Les exclusions sont nombreuses et doivent être vérifiées avant d'écrire un CCTP : travaux de mise à nu des supports, travaux de pose collée (qui relèvent du NF DTU 52.2), sols de zones de circulation de véhicules à moteur y compris ceux des pompiers, locaux industriels à très fortes sollicitations ou à usages spéciaux tels que les hangars, pose scellée sur planchers rayonnants électriques (PRE), pose scellée sur ouvrages intérieurs étanchés par un système d'étanchéité liquide, mise en œuvre des dalles béton, pavés de terre cuite et pavés et dalles de pierre naturelle en sols extérieurs assimilables aux chaussées urbaines (qui relèvent de la NF P 98-335), et dalles de mosaïque de marbre à liant résine. Le document est applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, à l'exclusion des ouvrages extérieurs dont le terrain naturel est situé à plus de 900 m d'altitude.

Comprendre en détail NF DTU 52.1

Le scellé n'étanche pas : la phrase la plus importante du DTU

L'article 1 contient une phrase courte et lourde de conséquences : les travaux visés par le présent document ne permettent pas d'assurer l'étanchéité de l'ouvrage. Un carrelage scellé sur balcon, sur terrasse ou en salle d'eau collective n'est pas un revêtement d'étanchéité, et ne le devient jamais par la qualité du jointoiement. L'étanchéité, lorsqu'elle est requise, relève d'un autre ouvrage : NF DTU 43.1 pour les toitures-terrasses et sols extérieurs, NF DTU 43.6 pour les planchers intérieurs, règles professionnelles SEL pour les systèmes d'étanchéité liquide.

Le corollaire est la gestion de l'eau par la pente et le drainage. Pour l'écoulement des eaux, le support doit présenter une pente minimale vers l'extérieur ou vers les dispositifs d'évacuation de 1 % dans les locaux intérieurs équipés d'un dispositif d'évacuation (siphon, caniveau), 1,5 % en sols extérieurs et 2 % en sols extérieurs dans les départements d'outre-mer. Dans le cas où une étanchéité est requise, c'est le support de l'étanchéité qui doit être en pente — la forme de pente est toujours exécutée sous l'étanchéité (article 3.1.8).

Une note du texte, répétée à trois endroits, mérite d'être citée en réunion de chantier : compte tenu des tolérances de planéité, il se peut que les pentes inférieures à 2 % conduisent à de légères retenues d'eau sur le revêtement fini. Prescrire 1,5 % sur un balcon, c'est donc accepter par avance des flaques résiduelles ; prescrire 2 % ou plus, quand la hauteur de réservation le permet, est la seule façon de les éviter. La pente retenue pour les parties courantes est celle de la ligne de la plus grande pente.

Trois modes de scellement, trois planéités de support

La terminologie de l'article 3.1 sépare précisément les trois modes. La pose scellée adhérente est une pose à l'aide de mortier de scellement appliqué directement sur le support. La pose scellée désolidarisée est une pose à l'aide de mortier de scellement appliqué sur une couche de désolidarisation, définie comme la couche permettant d'éviter le contact et l'adhérence entre l'ouvrage et le support. La pose scellée flottante est une pose à l'aide de mortier de scellement appliqué directement sur une sous-couche isolante, ou indirectement par l'intermédiaire d'une forme.

À chaque mode correspond une exigence de planéité du support différente (article 6.3.2), et c'est le point de contrôle le plus souvent négligé en réception de gros œuvre. En pose scellée adhérente, la planéité maximale du support est de 15 mm sous la règle de 2 m. En pose scellée désolidarisée, les tolérances maximales sont de 7 mm sous une règle de 2 m et de 2 mm sous le réglet de 0,20 m. En pose flottante sur sous-couche isolante, c'est le NF DTU 52.10 qui fixe les valeurs. Si le support ne présente pas la planéité requise, l'entrepreneur en avertit le maître d'ouvrage, et la mise en œuvre d'un ouvrage intermédiaire préparatoire devient nécessaire.

La pose désolidarisée n'est pas un choix esthétique : l'article 6.2 en fait une obligation dans cinq cas. Pour tous les supports récents dont l'âge minimal est défini dans les tableaux 2 et 3 ; sur dallage non armé ; dans certains cas de mise en œuvre de sous-couches isolantes selon le NF DTU 52.10 ; sur les ravoirages de type D et E dans les locaux à sollicitations modérées ou à fortes sollicitations ; et, pour la pose de pierres naturelles en sol intérieur à l'exception des escaliers, l'interposition d'un film de polyéthylène est indispensable quel que soit le support. En sols extérieurs, sauf pose sur protection lourde sur étanchéité, la couche de désolidarisation doit en outre avoir une fonction drainante.

Reconnaissance des supports : un rapport contradictoire obligatoire avant de commencer

L'article 6.4 introduit une procédure contractuelle que beaucoup d'entreprises ignorent et que le maître d'œuvre a tout intérêt à faire respecter. Avant toute intervention touchant à la préparation des supports et avant la mise en œuvre des revêtements, l'entreprise titulaire du lot revêtement de sol doit effectuer un contrôle de la planéité et de la pente du support. Les relevés doivent être réalisés contradictoirement en présence du maître d'ouvrage ou de son représentant, et lui être transmis. Le contenu du rapport contradictoire doit comporter l'ensemble des éléments prévus par l'annexe A, qui est normative.

La sanction est explicite : le titulaire du lot revêtement de sol ne peut commencer les travaux de mise en œuvre du revêtement que si ce rapport contradictoire a été établi. Si l'état du support conduit l'entreprise à le refuser parce qu'il ne permet pas la réalisation des travaux prévus, elle doit notifier au maître d'ouvrage le rapport contradictoire en exprimant ses réserves et proposer les modifications nécessaires sur le plan technique et, le cas échéant, en termes de coûts supplémentaires si les adaptations relèvent de sa compétence. Toute modification des travaux doit obligatoirement faire l'objet d'un nouvel ordre de service précisant les modifications de planning découlant notamment de la reprise du support.

L'article 5 liste par ailleurs les données essentielles à fournir à l'entreprise : caractéristiques des supports et ouvrages intermédiaires (nature, type, planéité), position et nature des joints de dilatation et leurs décaissés éventuels, définition et position des points singuliers (siphons, réservations), pentes du support à respecter sous forme de plans avec leurs valeurs, sujétions particulières d'une étanchéité éventuelle, rapport de mise en chauffe dans le cas des planchers chauffants, caractéristiques des sous-couches isolantes et leur efficacité acoustique ΔLw ou leur performance thermique, et la réservation globale intégrant les épaisseurs nécessaires à chaque corps d'état. Un CCTP qui n'apporte pas ces données transfère à l'entreprise un aléa qu'elle n'a pas les moyens de lever.

Ouvrages intermédiaires : ravoirage, forme de pente, forme sur sous-couche isolante

Le ravoirage (article 3.1.18) est un ouvrage intermédiaire non compressible et nivelé, mis en œuvre sur le support — dallage ou plancher — pour obtenir un niveau imposé ou pour y noyer des canalisations ou fourreaux. Le texte précise sa fonction structurelle limitée : le ravoirage assure uniquement le transfert vertical des charges. L'article 6.5.2 pose la règle qui le rend obligatoire : une canalisation ou un fourreau horizontal situé au-dessus du support ne doit pas être noyé dans le mortier de scellement du revêtement ; il est donc nécessaire d'exécuter un ravoirage pour obtenir un nouveau support plan. L'article 7.1 le confirme en interdisant purement et simplement l'encastrement des canalisations dans le mortier de scellement.

Les formes de pente adhérentes sont encadrées à l'article 6.5.3 : seules les formes de pente de composition de type D ou E, avec des épaisseurs variant de 1 à 8 cm, et dans la limite d'une longueur de 5 m entre joints de fractionnement, conviennent pour réaliser des formes de pente adhérentes. Au-delà de cette longueur, il faut fractionner.

La forme sur sous-couche isolante (article 6.5.4) répond au cas d'une sous-couche de classe SC2 dans les locaux intérieurs à faibles sollicitations : une forme préalable à la pose scellée est alors nécessaire, de composition de type E, d'épaisseur nominale 6 cm sans être localement inférieure à 4,5 cm. Sur une sous-couche de classe SC1, la pose scellée peut être directe. Les dosages et compositions de ravoirage, comme les épaisseurs admissibles par type de sollicitation, sont donnés par le NF DTU 52.1 P1-2 et par le tableau 4 de la partie 1-1.

Modes de pose : à la bande, à la règle, poudrage et barbotinage

Le NF DTU 52.1 ne connaît que deux modes de pose. En pose à la bande (article 7.2.1), les éléments de revêtement, alignés par bandes entre règles ou cordeaux, sont posés sur un bain soufflant de mortier ; ils sont fixés au pilon ou à la batte au fur et à mesure de l'avancement, avant le début de prise du mortier. En pose à la règle (article 7.2.2), le mortier est étalé, tiré à la règle, compacté et éventuellement taloché, puis une barbotine de ciment pur est répandue à la surface du mortier ; l'épandage de barbotine peut être remplacé par un poudrage de ciment pur suivi d'une humidification et éventuellement d'un lissage à la truelle ou d'un passage à la spatule crantée formant des sillons. Les éléments sont posés sur la barbotine fraîche ou le poudrage humidifié, par travées, de telle façon que le battage ait lieu sur le mortier encore plastique.

Deux notions sont définies à l'article 3.1 et conditionnent l'adhérence : le double barbotinage consiste en l'application de barbotine sur le mortier de scellement et au dos des éléments de revêtement ; le double poudrage consiste en un poudrage de liant hydraulique sur le mortier de scellement et en l'application de barbotine au dos des éléments. Les tableaux 5 et 6 fixent le mode de poudrage ou de barbotinage en fonction de la surface des éléments, ainsi que les consommations de liant en kg/m². Le texte prévoit une tolérance de mise en œuvre : ces consommations correspondant à des valeurs sur l'ensemble de l'ouvrage, une consommation inférieure de 15 % à ces valeurs peut être acceptée sur des surfaces limitées.

La barbotine est, pour les carreaux céramiques ou assimilés, composée de ciment ; pour les pierres naturelles et les terres cuites, elle peut aussi être composée de chaux hydrauliques. Pour les dalles de pierres naturelles de coloris clairs, il convient d'utiliser un ciment blanc, faute de quoi le liant traverse par capillarité et tache définitivement le parement. Trois prescriptions produit complètent le dispositif : les carreaux de terre cuite des groupes AIIb et AIII doivent être trempés dans l'eau puis mis à ressuyer avant la pose en évitant un séchage trop rapide (article 7.6.1) ; la sous-face des carreaux à liant ciment et des dalles en béton doit être humidifiée avant la pose (article 7.6.3) ; la face de pose et les bords des pierres naturelles doivent être exempts de poussière et de barbotine de façonnage (article 7.6.4).

Épaisseurs du mortier de scellement et pose extérieure

En pose intérieure, l'article 7.3 fixe une borne haute : le mortier de scellement doit avoir une épaisseur maximale de 8 cm et, quelle que soit son épaisseur, il doit être compacté. Les épaisseurs nominales par type de pose et niveau de sollicitation sont données par le tableau 7 pour la pose adhérente et désolidarisée, et par le tableau 8 pour la pose flottante sur sous-couche isolante. Lorsqu'une pente est nécessaire, c'est le support — seul ou associé à une forme de pente — qui doit la présenter : le mortier de scellement, lui, doit être d'épaisseur constante.

En sols extérieurs (article 7.4.1), trois obligations s'ajoutent. Une couche de désolidarisation drainante réalisée conformément au NF DTU 52.1 P1-2 sous le mortier de scellement est obligatoire. L'épaisseur minimale du mortier de scellement est de 5 cm. Le support constitué d'un dallage seul ou d'un dallage associé à une forme de pente doit présenter une pente minimale de 1,5 % en éloignant les eaux du bâtiment. Sauf indication particulière, le percement des carrelages en sol extérieur est interdit — un garde-corps ne se fixe pas au travers du revêtement.

Le traitement des rives est détaillé et opposable. En cas de mur de façade en maçonnerie, il doit exister soit un décrochement dans le plancher, soit une banquette béton filante garantissant une garde de 5 cm minimum par rapport au revêtement. En bas de pente avec muret périphérique, deux solutions : pente unique vers un caniveau filant construit dans la hauteur du système de drainage, du mortier de scellement et du revêtement, ou renvoi de pente vers des évacuations reprenant à la fois les eaux au niveau du drainage et en surface, avec un minimum de deux évacuations par balcon ou loggia et une forme de pente en pointe de diamant. En bas de pente sans muret, un profil rejet des eaux est placé dans la continuité du système de drainage et un profil de bordure est inséré dans le mortier de scellement : en aucun cas un élément de revêtement n'est collé sur la tranche du mortier de scellement ni sur celle du balcon. Enfin, si le terrain naturel est positionné au nu fini du revêtement, une bande de matériaux drainants de 15 cm de large minimum et 25 cm de haut minimum doit être interposée, séparée du terrain et de l'ouvrage par un non-tissé.

Joints de fractionnement : les surfaces maximales, par configuration

L'article 8.3 fixe d'abord la géométrie du joint. Lorsqu'ils sont réservés à la pose, les joints de fractionnement mesurent au minimum 3 mm de large, sans être inférieurs à la largeur entre les éléments de revêtement ; ils sont réalisés suivant une ligne de joint des éléments, puis remplis lors des travaux de finition d'un mastic de dureté Shore A supérieure à 60, ou réalisés par la mise en place dans le mortier frais d'un profilé compressible. Ils peuvent également être pratiqués par sciage, dans un délai de 2 à 5 jours après la réalisation du revêtement ; ils mesurent alors environ 3 mm de large et sont garnis d'un mastic de dureté Shore A supérieure à 60.

La profondeur diffère selon la situation : en sols intérieurs, les joints de fractionnement doivent intéresser au moins les deux tiers de l'épaisseur totale élément de revêtement + mortier de scellement + éventuellement ravoirage de type E, si ce dernier est revêtu avant 30 jours de séchage ; en sols extérieurs, ils doivent intéresser l'épaisseur totale, élément de revêtement + mortier de scellement. Lors du fractionnement des surfaces carrelées, il faut se rapprocher le plus possible de la forme carrée, sans dépasser le rapport de 1,5 entre les côtés. Lorsque le carrelage se poursuit d'une pièce à l'autre, un joint de fractionnement est placé au droit du seuil, dans l'épaisseur de l'ouvrant.

Les surfaces maximales dépendent de la configuration, et c'est la donnée la plus souvent mal citée sur chantier. En pose intérieure adhérente (article 8.3.1.1) : joints de fractionnement à exécuter tous les 60 m² maximum, et au plus tous les 8 m linéaires dans les autres cas. En pose intérieure désolidarisée ou flottante (article 8.3.1.2) : fractionnement ramené à environ 40 m² maximum, les couloirs étant fractionnés par sections de 6 m de longueur maximale. En sols extérieurs (article 8.3.2) : joints de 5 mm minimum réservés à la pose dans l'épaisseur du mortier de scellement et du revêtement, en respectant une surface maximale de 20 m² avec une longueur maximale de 5 m. Sur protection lourde d'étanchéité, le fractionnement de la protection doit se poursuivre dans la totalité de l'épaisseur du revêtement et du mortier de scellement — soit tous les 4 m maximum par des joints de 1 à 2 cm de large en limitant les surfaces à 10 m² selon le NF DTU 43.1 en extérieur, et tous les 6 m maximum dans les deux sens selon le NF DTU 43.6 en intérieur.

Joints de dilatation, joints périphériques et plinthes

Les joints de dilatation du gros œuvre (article 8.1) doivent être respectés dans la forme éventuelle, dans le mortier de scellement et dans le revêtement ; leur largeur doit être au minimum celle du joint du support, et ils doivent également être respectés dans les ravoirages de types C, D et E. Dans les locaux à sollicitations modérées et fortes, les bords du joint sont protégés au niveau du revêtement par des cornières métalliques, des couvre-joints ou des dispositifs appropriés ; les cornières sont calées à niveau et fixées mécaniquement sur les supports, ce qui rend indispensable un décaissé du support. Les éléments de revêtement en rive du joint doivent être entiers, les coupes rendues nécessaires par le calepinage étant réalisées à partir du rang suivant.

Les joints de retrait, de construction et de fractionnement du support (article 8.2) doivent être respectés en pose scellée adhérente. Dans les locaux à faibles sollicitations uniquement, ils peuvent être décalés de 2 cm maximum ou rattrapés au moyen d'un rattrapage oblique — ce rattrapage étant interdit dans les locaux à sollicitations modérées et en cuisines collectives.

Le joint périphérique (article 8.4) est dimensionné par situation. Cas général : à défaut d'un relevé en matériaux résilients, un vide d'au moins 5 mm doit être réservé entre le revêtement de sol scellé et les parois verticales de murs ou cloisons ainsi qu'autour des poteaux, ce vide devant exister dans le mortier de scellement et la forme éventuelle ; il peut être supprimé pour les petites surfaces inférieures ou égales à 7 m². Planchers chauffants : largeur d'au minimum 5 mm. Sols extérieurs : 5 mm minimum pour les balcons et loggias non étanchés, 10 mm minimum dans tous les autres cas, et 2 cm de large minimum en cas de pose sur protection lourde d'étanchéité conforme au NF DTU 43.1. Sols intérieurs avec étanchéité sous protection lourde conforme au NF DTU 43.6 : 1 cm de large au moins. Sauf exigences réglementaires ou prescriptions particulières du marché, les plinthes sont droites ; si des plinthes à gorge sont employées, un joint résilient d'au moins 5 mm est ménagé entre la dernière rangée d'éléments et le bord de la plinthe.

Largeur des joints entre éléments : la pose à joint nul est interdite

L'article 7.5.1 est net : la pose à joint nul n'est pas admise. La largeur des joints, mesurée entre faces verticales des éléments de revêtement, est fonction de la nature de l'élément, de ses dimensions et de sa tolérance de fabrication. En aucun cas la largeur du joint ne peut être inférieure aux largeurs minimales des tableaux 9 et 10, augmentées de la tolérance de l'élément de revêtement. Une note précise qu'un carreau certifié QB UPEC.D+ répond au moins aux exigences de caractéristiques dimensionnelles permettant la réalisation de joints réduits.

Plusieurs cas particuliers chiffrés complètent ces tableaux. Pour certains travaux de marbrerie n'excédant pas 25 m² et sur prescription spéciale, des joints dits marbriers de 1 mm de largeur minimale peuvent être réalisés. En pose en opus incertum, la largeur des joints est variable et supérieure à 2 mm. En pose en opus appareillé ou romain, la pose est faite à joints de 2 à 10 mm. Pour les dalles en schistes, en ardoises et autres pierres présentant un plan de clivage, les joints sont fonction de la forme de la dalle et sont au minimum de 5 mm dans le cas de formes géométriques régulières, les poses en opus incertum et en opus appareillé étant faites à joints libres. Enfin, pour les carreaux cassés des groupes BI a et BI b, dits mosaïque de hasard, la largeur des joints est irrégulière.

Le choix du mortier de jointoiement suit l'agressivité du local : le jointoiement se fait avec des mortiers définis dans le NF DTU 52.1 P1-2, mais pour les locaux qui subissent des agressions chimiques ou mécaniques — plages de piscine recevant du public, balnéothérapie, thalassothérapie — il est réalisé avec du mortier à base de résine réactive. Les carreaux en mosaïque de marbre à liant ciment polis ou adoucis de dimension supérieure à 500 cm² doivent en outre être poncés après pose lorsqu'ils sont posés avec un joint inférieur à 5 mm de large.

Planchers chauffants : deux délais à ne pas confondre

L'article 7.3.3.1 conditionne la pose au respect préalable des NF DTU 65.14 (planchers chauffants à eau chaude), NF DTU 65.7 (planchers chauffants par câbles électriques enrobés) et NF DTU 52.10. La pose scellée sur planchers rayonnants électriques (PRE), elle, n'est pas visée par le NF DTU 52.1.

La mise en chauffe préalable dépend du mode de pose. En pose adhérente sur la couche d'enrobage des éléments chauffants, une première mise en température progressive du sol, réalisée conformément aux normes de mise en œuvre des planchers chauffants, doit avoir été conduite avant la pose du revêtement. En pose désolidarisée sur cette même couche d'enrobage, la première mise en chauffe avant mise en œuvre du revêtement est facultative — sauf dans le cas de la pierre naturelle, où elle redevient obligatoire.

Les deux délais opérationnels ne doivent pas être confondus : le chauffage doit être interrompu 48 heures avant l'exécution des travaux, et la remise en chauffe ne peut intervenir qu'après un délai de 7 jours à l'issue des travaux. Comme pour le rapport de reconnaissance des supports, le texte conditionne le démarrage à un document : le titulaire du lot revêtement de sol ne pourra commencer les travaux que s'il a reçu le rapport de mise en chauffe.

Réception : planéité, niveau, désaffleurement, alignement et sonorité

L'article 10.1 fixe la tolérance de planéité du revêtement fini : une flèche maximale de 3 mm mesurée sous la règle de 2 m posée librement sur le revêtement — une méthode consiste à placer des cales aux extrémités de la règle — ou au moyen d'un appareil de mesure électronique sur une distance de 2 m. À cette valeur s'ajoute la tolérance admise en planéité pour le matériau considéré, ou la tolérance réelle si le matériau n'est pas normalisé. Cette addition est essentielle : la tolérance opposable n'est jamais 3 mm secs, mais 3 mm plus la tolérance produit.

L'écart de niveau, ou planimétrie générale (article 10.2), se mesure par la différence entre la position de la surface finie et le niveau prévu, matérialisé par un trait ou des points de référence existants. La tolérance admissible, exprimée en mètres, est de ± (0,005 + 0,001 × d), d étant la distance en mètres au point de référence le plus proche, augmentée de la tolérance du matériau. Le désaffleurement — écart entre les rives de deux éléments adjacents mesuré perpendiculairement au plan de pose — est admissible à 0,5 mm augmenté du dixième de la largeur du joint et de la tolérance admise du matériau ; dans le cas particulier des pierres naturelles, il doit être inférieur ou égal à 1 mm.

L'alignement des joints (article 10.3) se contrôle à la règle de 2 m, qui ne doit pas faire apparaître de différence d'alignement supérieure à 2 mm, augmentée de la tolérance admise sur les dimensions du matériau ; pour les surfaces carrelées de grandes dimensions, la déviation horizontale maximale admise par rapport à un cordeau tendu aux deux extrémités du joint est de 1 mm par mètre de distance, augmentée de la tolérance du matériau. L'aspect final s'évalue selon un protocole précis (article 10.4) : à hauteur d'homme, environ 1,65 m, et à une distance de 2 m selon le principe de la NF EN 154, avec un éclairage non rasant — angle entre le revêtement et la lumière incidente naturelle ou artificielle supérieur à 45°. Une observation en lumière rasante n'est donc pas conforme au mode d'observation de la norme. Enfin, la tenue de l'ouvrage (article 10.5) s'apprécie par le son : sur l'ensemble de l'ouvrage carrelé, les éléments doivent sonner de façon uniforme, quelques éléments pouvant sonner différemment.

Glossaire NF DTU 52.1

Pose scellée adhérente
Pose à l'aide de mortier de scellement appliqué directement sur le support (article 3.1.15). Elle admet une planéité de support de 15 mm sous la règle de 2 m.
Pose scellée désolidarisée
Pose à l'aide de mortier de scellement appliqué sur une couche de désolidarisation (article 3.1.16). Elle exige un support plus plan : 7 mm sous la règle de 2 m et 2 mm sous le réglet de 0,20 m.
Pose scellée flottante
Pose à l'aide de mortier de scellement appliqué directement sur une sous-couche isolante, ou indirectement par l'intermédiaire d'une forme (article 3.1.17).
Couche de désolidarisation
Couche permettant d'éviter le contact et l'adhérence entre l'ouvrage et le support (article 3.1.3). En sols extérieurs, elle doit en outre avoir une fonction drainante.
Ravoirage
Ouvrage intermédiaire non compressible et nivelé mis en œuvre sur le support, permettant d'obtenir un niveau imposé ou d'y noyer canalisations et fourreaux ; il assure uniquement le transfert vertical des charges (article 3.1.18).
Barbotine
Mélange composé uniquement de liant hydraulique et d'eau, sans aucun granulat, adjuvanté ou non (article 3.1.1). Pour les pierres claires, un ciment blanc est nécessaire.
Double barbotinage / double poudrage
Double barbotinage : application de barbotine sur le mortier de scellement et au dos des éléments. Double poudrage : poudrage de liant hydraulique sur le mortier de scellement et application de barbotine au dos des éléments (articles 3.1.4 et 3.1.5).
Opus incertum / opus romain
Opus incertum : ouvrage fait d'éléments de formes quelconques dont le nombre de côtés est indifférent, joints variables supérieurs à 2 mm. Opus romain (appareillé) : ouvrage fait d'éléments appareillés, carrés et rectangulaires, joints de 2 à 10 mm (articles 3.1.12, 3.1.13, 7.5.2.4, 7.5.2.5).
Support mis à nu
Support traité de manière à apparaître comme visuellement neuf par dépose des anciens revêtements et matériaux de préparation des supports (article 3.1.19) ; il entre dans le champ des travaux neufs du NF DTU 52.1.
Plancher intermédiaire
Plancher d'un bâtiment fermé n'étant pas en contact direct avec le sol ; les planchers sur vide sanitaire sont compris dans cette définition (article 3.1.14). La pose désolidarisée et flottante de carreaux céramiques est exclue sur les planchers intermédiaires des bâtiments d'habitation collectifs.
Désaffleurement
Écart entre les rives de deux éléments adjacents mesuré perpendiculairement au plan de pose, dû aux tolérances du support et de fabrication ; admissible à 0,5 mm augmenté du dixième de la largeur du joint et de la tolérance du matériau, et limité à 1 mm pour les pierres naturelles (article 10.2).
Forme de pente
Ouvrage en mortier ou béton destiné à réaliser une pente ; lorsque l'ouvrage présente une étanchéité, la forme de pente est toujours exécutée sous l'étanchéité (article 3.1.8).

Questions fréquentes sur NF DTU 52.1

Qu'est-ce que NF DTU 52.1 ?

NF DTU 52.1 - Revêtements de sol scellés. Le NF DTU 52.1 P1-1 (février 2020, indice de classement P 61-202-1-1) propose les clauses types de mise en œuvre pour les travaux neufs de revêtements de sol scellés en pierres naturelles et en carreaux céramiques et assimilés, sur supports à base de ciment non revêtus, à l'intérieur comme à l'extérieur. Il distingue trois modes de scellement — adhérent, désolidarisé et flottant — et trois niveaux de sollicitation, et fixe l'âge minimal du support, sa planéité admissible (15 mm sous la règle de 2 m en pose adhérente, 7 mm en pose désolidarisée), les pentes minimales d'écoulement, l'épaisseur du mortier de scellement, les surfaces maximales entre joints de fractionnement et les tolérances du revêtement fini. Il précise expressément que les travaux visés ne permettent pas d'assurer l'étanchéité de l'ouvrage : un carrelage scellé n'est jamais un complexe d'étanchéité. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 52.1 ?

Le domaine d'application couvre : Travaux neufs de revêtements de sol scellés — carreaux céramiques et assimilés, pierres naturelles, terres cuites, produits verriers — en pose scellée adhérente, désolidarisée ou flottante, sur supports à base de ciment neufs ou mis à nu, en sols intérieurs à sollicitations faibles, modérées ou fortes et en sols extérieurs (balcons, loggias, terrasses privatives, circulations piétonnes) — hors pose collée, hors zones de circulation de véhicules à moteur et locaux industriels à très fortes sollicitations, hors planchers rayonnants électriques, hors ouvrages intérieurs étanchés par un SEL, hors sols extérieurs assimilables aux chaussées urbaines (NF P 98-335) et hors ouvrages extérieurs dont le terrain naturel est situé à plus de 900 m d'altitude. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 52.1 sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Un carrelage scellé assure-t-il l'étanchéité d'un balcon ou d'une terrasse ?

Non. L'article 1 du NF DTU 52.1 P1-1 énonce expressément que les travaux visés ne permettent pas d'assurer l'étanchéité de l'ouvrage. L'étanchéité relève d'un ouvrage distinct : NF DTU 43.1 en sols extérieurs et toitures-terrasses, NF DTU 43.6 pour les planchers intérieurs, règles professionnelles SEL pour les systèmes d'étanchéité liquide. Le carrelage scellé peut en revanche constituer la finition sur protection lourde d'étanchéité, moyennant les dispositions complémentaires des articles 7.4.2 et 7.3.3.3.

Quelle planéité de support faut-il pour un carrelage scellé ?

Elle dépend du mode de pose (article 6.3.2). En pose scellée adhérente : planéité maximale de 15 mm sous la règle de 2 m. En pose scellée désolidarisée : 7 mm sous la règle de 2 m et 2 mm sous le réglet de 0,20 m. En pose flottante sur sous-couche isolante, la valeur est donnée par le NF DTU 52.10. Si le support ne présente pas la planéité requise, l'entrepreneur en avertit le maître d'ouvrage et un ouvrage intermédiaire préparatoire devient nécessaire.

Tous les combien faut-il un joint de fractionnement dans un carrelage scellé ?

Trois valeurs selon la configuration. Pose intérieure adhérente : tous les 60 m² maximum et au plus tous les 8 m linéaires. Pose intérieure désolidarisée ou flottante : environ 40 m² maximum, les couloirs étant fractionnés par sections de 6 m de longueur maximale. Sols extérieurs : surface maximale de 20 m² avec une longueur maximale de 5 m, joints de 5 mm minimum. Sur protection lourde d'étanchéité, c'est le fractionnement de la protection qui commande et il doit se poursuivre dans toute l'épaisseur du revêtement et du mortier.

Quelle épaisseur pour le mortier de scellement ?

En pose intérieure, l'article 7.3 fixe une épaisseur maximale de 8 cm, le mortier devant être compacté quelle que soit son épaisseur ; les épaisseurs nominales par sollicitation et par type de pose figurent aux tableaux 7 et 8. En sols extérieurs, l'article 7.4.1 impose une épaisseur minimale de 5 cm. Lorsqu'une pente est nécessaire, elle est donnée par le support ou par une forme de pente : le mortier de scellement doit rester d'épaisseur constante.

Quelle pente minimale pour un sol carrelé scellé ?

Le support doit présenter une pente minimale vers l'extérieur ou vers les dispositifs d'évacuation de 1 % dans les locaux intérieurs équipés d'un siphon ou d'un caniveau, 1,5 % en sols extérieurs et 2 % en sols extérieurs dans les départements d'outre-mer (article 6). Une note du DTU avertit qu'en dessous de 2 %, les tolérances de planéité peuvent conduire à de légères retenues d'eau sur le revêtement fini.

Peut-on poser un carrelage à joint nul ?

Non : l'article 7.5.1 énonce que la pose à joint nul n'est pas admise. La largeur minimale dépend de la nature de l'élément, de ses dimensions et de sa tolérance de fabrication, selon les tableaux 9 et 10, augmentée de la tolérance de l'élément. Des cas particuliers existent : joints dits marbriers de 1 mm minimum pour certains travaux de marbrerie n'excédant pas 25 m² et sur prescription spéciale, joints supérieurs à 2 mm en opus incertum, joints de 2 à 10 mm en opus appareillé ou romain, joints d'au moins 5 mm pour les dalles de schiste ou d'ardoise de forme géométrique régulière.

Quel joint périphérique laisser en pied de mur ?

À défaut d'un relevé en matériaux résilients, un vide d'au moins 5 mm doit être réservé entre le revêtement scellé et les parois verticales ainsi qu'autour des poteaux, ce vide existant aussi dans le mortier de scellement et la forme éventuelle (article 8.4.1). Il peut être supprimé pour les surfaces inférieures ou égales à 7 m². Il passe à 5 mm minimum sur plancher chauffant, 5 mm minimum sur balcon ou loggia non étanché et 10 mm minimum dans les autres cas extérieurs, 2 cm minimum sur protection lourde d'étanchéité NF DTU 43.1 et 1 cm minimum sur protection lourde d'étanchéité intérieure NF DTU 43.6.

Quels délais respecter pour un carrelage scellé sur plancher chauffant ?

Le chauffage doit être interrompu 48 heures avant l'exécution des travaux, et la remise en chauffe ne peut intervenir qu'après un délai de 7 jours à l'issue des travaux (article 7.3.3.1). En pose adhérente sur la couche d'enrobage, une première mise en température progressive doit avoir été conduite avant la pose ; en pose désolidarisée, cette première mise en chauffe est facultative sauf pour la pierre naturelle. L'entreprise ne peut commencer qu'après réception du rapport de mise en chauffe.

Comment se contrôle la planéité d'un carrelage scellé fini ?

Par une flèche maximale de 3 mm mesurée sous la règle de 2 m posée librement sur le revêtement, ou au moyen d'un appareil de mesure électronique sur une distance de 2 m, à laquelle s'ajoute la tolérance admise en planéité pour le matériau considéré (article 10.1). S'y ajoutent un écart de niveau admissible de ± (0,005 + 0,001 × d) mètre, un désaffleurement admissible de 0,5 mm augmenté du dixième de la largeur du joint (1 mm maximum pour les pierres naturelles), et un alignement de joints contrôlé à 2 mm sous la règle de 2 m.

Le NF DTU 52.1 s'applique-t-il en rénovation ?

Il vise les travaux neufs, définis comme ceux exécutés sur un support qui n'a jamais été revêtu ou qui a été mis à nu. Les travaux de mise à nu des supports eux-mêmes ne sont pas visés. Un support mis à nu — traité de manière à apparaître comme visuellement neuf par dépose des anciens revêtements et matériaux de préparation — entre en revanche dans le champ, aux mêmes conditions d'âge, de planéité et de reconnaissance contradictoire que le support neuf.

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Informations

Référence NF DTU 52.1
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 1 février 2020

Documents remplacés

NF DTU 52.1 P1-1 de novembre 2010

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 1 mars 2024

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

NF DTU 52.1 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. carrelage, scellement, mortier, pierre, sol, pose scellée adhérente, pose désolidarisée, pose flottante, joints de fractionnement, ravoirage, sous-couche isolante, balcon loggia, classement UPEC, P 61-202-1-1.

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