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financial 🔴 Avancé 20 min Mis à jour le 19 janvier 2025

Calcul devis estimatif : Construction détaillée par lots

Génération d'un devis estimatif de construction détaillé par lots BTP (gros oeuvre, charpente, couverture, menuiseries, cloisons, électricité, plomberie, CVC, revêtements, peinture) selon la décomposition normalisée DTU et CCTP. Cet outil permet de calculer le coût de la main d'œuvre, le taux horaire, le coût horaire, le prix de vente, le coût des matériaux et le coût total du projet. À partir de la surface, du type d'opération et de la région, l'outil applique les prix unitaires régionaux issus de bases de prix professionnelles du bâtiment, ajoute les marges et frais généraux, restitue le total HT et TTC. Ce générateur de devis permet de gagner du temps dans l'estimation de vos projets. Utilisé en phase APS/APD et consultation des entreprises.

devis budget lots construction TVA honoraires
m²

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Paramètres du calcul

Paramètre Unité Description
Surface de plancher m² Surface de plancher
Type de projet - Type de projet
Niveau de finition - Niveau de finition
Région - Région

Comprendre cet outil

Les calculs financiers et fiscaux du bâtiment couvrent la TVA applicable, les surfaces réglementaires (SHAB, SP, SU), les barèmes d'aides et les estimations budgétaires.

Calcul devis estimatif : Construction détaillée par lots donne un ordre de grandeur indicatif. Les valeurs définitives (assiette TVA, surface taxable, éligibilité aux aides) doivent être validées par un professionnel au regard du dossier précis du projet.

Progineer et votre projet

Progineer accompagne le montage budgétaire et administratif du projet : estimation, optimisation TVA BTP, articulation des aides et financement.

Prestations associées

Questions fréquentes

À quoi sert l'outil « Calcul devis estimatif : Construction détaillée par lots » ?

Génération d'un devis estimatif de construction détaillé par lots BTP (gros oeuvre, charpente, couverture, menuiseries, cloisons, électricité, plomberie, CVC, revêtements, peinture) selon la décomposition normalisée DTU et CCTP. Cet outil permet de calculer le coût de la main d'œuvre, le taux horaire, le coût horaire, le prix de vente, le coût des matériaux et le coût total du projet. À partir de la surface, du type d'opération et de la région, l'outil applique les prix unitaires régionaux issus de bases de prix professionnelles du bâtiment, ajoute les marges et frais généraux, restitue le total HT et TTC. Ce générateur de devis permet de gagner du temps dans l'estimation de vos projets. Utilisé en phase APS/APD et consultation des entreprises.

Le résultat a-t-il une valeur réglementaire ou contractuelle ?

Non. Cet outil fournit un ordre de grandeur préliminaire utile en phase de pré-dimensionnement. La conformité réglementaire ou la valeur contractuelle suppose une étude complète signée par un professionnel qualifié engageant sa responsabilité.

Comment Progineer intervient-il sur un projet concerné ?

Comme maître d'œuvre, Progineer pilote la conception et le suivi de chantier, coordonne les bureaux d'études techniques et garantit l'application des référentiels normatifs sur l'ensemble de l'opération.

Un devis estimatif de construction n’est pas un prix au mètre carré multiplié par une surface : c’est une somme de lignes, chacune formée d’une quantité issue d’un métré et d’un prix unitaire, regroupées par corps d’état. Cette structure n’est pas une convention libre, pour la maîtrise d’œuvre, le code de la commande publique impose que l’estimation soit « décomposée par corps d’état », et le cahier des clauses administratives générales des marchés publics de travaux définit ce que doit contenir la décomposition d’un prix forfaitaire. Cette page détaille cette structure variable par variable, trois exemples chiffrés refaisables portant sur le métré, la TVA et la révision de prix, le cadre réglementaire et contractuel, puis pourquoi nous ne publions aucun prix unitaire ni aucun prix au mètre carré de référence.

Méthode : structurer un devis estimatif par corps d’état, variables et unités

Un devis estimatif se construit du bas vers le haut. On part de l’ouvrage élémentaire, avec son unité de mesure, on lui associe une quantité issue d’un métré, puis un prix unitaire. Le produit des deux donne un montant de ligne. Les lignes se cumulent en sous-ouvrages, les sous-ouvrages en corps d’état, les corps d’état en total travaux. Toute méthode qui court-circuite ce chemin produit une enveloppe, pas une estimation.

L’unité de base : quantité × prix unitaire = montant de ligne

La formule de la ligne est Ml = Ql × PUl, où Ml est le montant en euros hors taxes, Ql la quantité en unité d’ouvrage et PUl le prix unitaire en euros hors taxes par unité. Les unités normalisées sont peu nombreuses : le mètre carré (m²) pour les surfaces, le mètre linéaire (ml) pour les longueurs, le mètre cube (m³) pour les volumes, le kilogramme ou la tonne pour les aciers, l’unité (U) ou l’ensemble (ens) pour les ouvrages ponctuels.

L’unité conditionne la comparabilité des offres : un même ouvrage chiffré au mètre carré par une entreprise et au mètre linéaire par une autre rend l’analyse impossible et ouvre la porte à une réclamation. Le cadre de décomposition doit donc être imposé par la maîtrise d’œuvre, unités figées, et non laissé au libre format de chaque candidat.

Le total travaux est la somme des montants de ligne : T = Σl Ql × PUl, en euros hors taxes. Le prix au mètre carré parfois affiché n’est jamais une donnée d’entrée : c’est un quotient de sortie, T divisé par la surface de plancher, qui sert uniquement de contrôle de vraisemblance a posteriori.

La décomposition en corps d’état et la nomenclature du marché

Le corps d’état (le lot, dans le vocabulaire du marché) regroupe les ouvrages relevant d’un même métier. Une opération de bâtiment courante suit une séquence stable : installation de chantier et terrassements, gros œuvre, charpente, couverture et zinguerie, étanchéité, menuiseries extérieures, serrurerie, isolation-cloisons-doublages, menuiseries intérieures, plomberie-sanitaires, chauffage-ventilation-climatisation, électricité courants forts et faibles, revêtements de sols et faïences, peinture, aménagements extérieurs et VRD.

Cette nomenclature définit le périmètre de chaque marché de travaux, donc les interfaces entre entreprises. Chaque ligne doit appartenir à un seul lot, et chaque interface doit être explicitement attribuée dans les pièces écrites, qui pose le fourreau, qui raccorde, qui rebouche, qui réceptionne le support. Les oublis d’interface sont la première cause d’écart entre le devis estimatif et le coût final.

La décomposition remise par l’entreprise porte un nom selon la forme du prix. Dans un marché à prix global et forfaitaire, la pièce s’appelle décomposition du prix global et forfaitaire et détaille ligne par ligne le contenu du forfait. Dans un marché à prix unitaires, le bordereau des prix unitaires fixe les prix et le détail quantitatif estimatif les applique à des quantités indiquées à titre évaluatif. Le devis estimatif de la maîtrise d’œuvre en reprend la structure avant que les prix ne soient connus.

Du coût des travaux au budget d’opération

Le devis estimatif chiffre le coût des travaux ; le budget à réunir par le maître d’ouvrage est plus large. S’y ajoutent, selon les opérations, les honoraires de maîtrise d’œuvre et des bureaux d’études, le contrôle technique et la coordination en matière de sécurité et de protection de la santé, les études de sols et diagnostics préalables, les taxes et frais liés à l’autorisation d’urbanisme, les raccordements aux réseaux concessionnaires, les assurances, les frais financiers, et les équipements non intégrés à l’ouvrage.

Une provision pour aléas complète le tableau : elle absorbe ce que les études n’ont pas levé (état réel de l’existant, sujétions de site, révisions de prix, travaux modificatifs) et se réduit à mesure que la conception progresse. Nous ne publions aucun taux de provision : le niveau pertinent dépend de l’avancement des études, de la nature de l’opération et de la connaissance de l’existant.

Enfin, le devis estimatif est hors taxes. Le passage au montant toutes taxes comprises n’est pas une multiplication unique : sur une même opération, plusieurs taux de taxe sur la valeur ajoutée peuvent coexister selon la nature des prestations et l’ancienneté des locaux, ce que détaille l’exemple 2.

Enchaînement complet de la méthode

  • 1. Figer le programme et le périmètre : ce qui est dans le marché de travaux, ce qui reste à la charge du maître d’ouvrage.
  • 2. Établir la nomenclature des lots et attribuer chaque interface entre lots dans les pièces écrites.
  • 3. Réaliser l’avant-métré sur les plans, poste par poste, en notant l’unité et la règle de mesurage de chaque ligne.
  • 4. Associer à chaque ligne un prix unitaire cohérent avec la description de l’ouvrage au cahier des clauses techniques particulières.
  • 5. Calculer les montants de ligne, les sous-totaux par corps d’état, puis le total travaux hors taxes.
  • 6. Ajouter les postes de budget d’opération hors travaux et la provision pour aléas propre au niveau d’avancement.
  • 7. Déterminer le ou les taux de taxe sur la valeur ajoutée applicables et calculer le montant toutes taxes comprises.
  • 8. Définir la forme des prix (fermes, actualisables ou révisables) et, si révisables, la formule et l’index de référence.
  • 9. À la réception des offres, confronter chaque lot à son estimation et analyser les écarts ligne par ligne avant toute négociation.

Trois exemples chiffrés complets et vérifiables

Les exemples ci-dessous sont refaisables à la calculatrice. Quantités, montants hors taxes et valeurs d’index sont des hypothèses de travail posées explicitement : aucune ne constitue un prix de référence ni un relevé de marché. Les prix unitaires sont volontairement notés en littéral, pour les raisons exposées plus loin.

Exemple 1 : De l’avant-métré à la ligne de décomposition

Hypothèses : une façade de 42,00 m de développé sur 2,70 m de hauteur, percée de six baies de 1,20 m × 2,15 m. On cherche la quantité à porter sur la ligne « doublage isolant intérieur » du lot cloisons et doublages. Le prix unitaire est noté PU, en euros hors taxes par mètre carré.

Étape 1, Surface brute : 42,00 × 2,70 = 113,40 m².

Étape 2, Surface d’une baie : 1,20 × 2,15 = 2,58 m². Six baies : 6 × 2,58 = 15,48 m².

Étape 3, Surface nette : 113,40 − 15,48 = 97,92 m². Montant de la ligne : 97,92 × PU.

Lecture du résultat : si le métré retient la surface brute sans déduire les baies, l’écart sur cette seule ligne atteint 15,48 / 97,92 = 15,8 %. La règle de déduction doit donc être écrite dans le cahier des clauses techniques particulières : deux règles différentes rendent deux offres incomparables alors même que les prix unitaires seraient identiques.

Exemple 2 : Taux de TVA et passage du hors taxes au toutes taxes comprises

Hypothèses : une rénovation portant sur un logement achevé depuis plus de deux ans, total travaux de 120 000 € hors taxes, ventilé en trois blocs : 30 000 € de prestations de rénovation énergétique relevant de l’article 278-0 bis A du code général des impôts, 80 000 € de travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien relevant de l’article 279-0 bis, et 10 000 € de prestations relevant du taux normal de l’article 278.

Étape 1 : Taux applicables. L’article 278 fixe le taux normal à 20 %. L’article 279-0 bis soumet au taux de 10 % les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien autres que ceux visés à l’article 278-0 bis A, portant sur des locaux à usage d’habitation achevés depuis plus de deux ans. L’article 278-0 bis A renvoie, pour les prestations de rénovation énergétique dans des locaux achevés depuis au moins deux ans, au taux réduit du premier alinéa de l’article 278-0 bis, soit 5,5 %.

Étape 2, Calcul : 30 000 × 0,055 = 1 650 € ; 80 000 × 0,10 = 8 000 € ; 10 000 × 0,20 = 2 000 €. Total de la taxe : 11 650 €. Montant toutes taxes comprises : 120 000 + 11 650 = 131 650 €.

Étape 3 : Comparaison. Au taux normal sur la totalité, la taxe serait de 24 000 € et le montant toutes taxes comprises de 144 000 €. L’écart atteint 12 350 €, soit 10,3 % du montant hors taxes : la ventilation des lignes par taux applicable est un poste de budget à part entière.

Points de vigilance issus des textes : l’article 279-0 bis écarte le taux réduit pour les travaux qui concourent à la production d’un immeuble neuf, pour ceux à l’issue desquels la surface de plancher des locaux existants est augmentée de plus de 10 %, et pour la fourniture de gros équipements, d’appareils ménagers et de mobilier ; il subordonne l’application du taux à une attestation du client certifiant sur le devis ou la facture que les conditions sont remplies, à conserver jusqu’au 31 décembre de la cinquième année suivant les travaux. L’article 278-0 bis A écarte le taux réduit pour les prestations comprenant la fourniture ou l’installation d’une chaudière susceptible d’utiliser des combustibles fossiles.

Exemple 3 : Révision de prix par index et lecture de l’écart estimation / offres

Premier volet, la révision. Un marché à prix révisables voit son montant ajusté par un coefficient calculé à partir d’un index public. Une forme courante comporte une partie fixe : Cr = a + b × (I / I0), avec a + b = 1, I0 étant la valeur de l’index au mois de référence et I sa valeur au mois de révision. Le montant révisé vaut P = P0 × Cr.

Hypothèses posées, non relevées : P0 = 120 000 € hors taxes, a = 0,15, b = 0,85, I0 = 120,0 et I = 126,0. Rapport d’index : 126,0 / 120,0 = 1,05. Coefficient : 0,15 + 0,85 × 1,05 = 1,0425. Montant révisé : 120 000 × 1,0425 = 125 100 €, soit 5 100 € de hausse ou 4,25 %. Sans partie fixe (a = 0, b = 1), le même mouvement donnerait 126 000 €, soit 6 000 € : l’écart de 900 € entre les deux rédactions montre que la partie fixe n’est pas un détail.

Les index du bâtiment sont publiés mensuellement par l’INSEE, référence 100 en 2010. Leur composition évolue : depuis les index de janvier 2026, l’index BT55 « Isolation thermique par l’extérieur » a été créé et intégré au calcul des index BT01 « Tous corps d’état » et BT50 « Rénovation-entretien tous corps d’état », tandis que l’index BT12 « Revêtements en textiles naturels » a été supprimé. Une clause qui référence un index supprimé devient inapplicable.

Second volet, l’écart estimation / offres. Hypothèses : un lot estimé à 46 000 € hors taxes reçoit trois offres, à 52 400 €, 48 900 € et 61 200 €. L’offre la moins-disante s’écarte de l’estimation de (48 900 − 46 000) / 46 000 = 6,3 %. La dispersion entre la plus basse et la plus haute atteint (61 200 − 48 900) / 48 900 = 25,2 %.

Lecture du résultat : un écart modéré de la moins-disante se traite par négociation ou ajustement du programme. Une dispersion de 25 % entre offres du même lot signale que les candidats n’ont pas compris la même chose des pièces écrites. Le réflexe correct est de reprendre la description de l’ouvrage et le cadre de décomposition, pas de retenir mécaniquement le prix le plus bas, souvent celui dont le périmètre est le plus étroit.

Le cadre réglementaire et contractuel de l’estimation

La structure d’un devis estimatif n’est pas laissée à l’appréciation de son auteur. Pour la maîtrise d’œuvre, le contenu et le niveau de précision de l’estimation sont définis phase par phase par le code de la commande publique ; pour l’entreprise, le contenu de la décomposition de son prix est défini par le cahier des clauses administratives générales applicable au marché.

Les phases d’estimation imposées à la maîtrise d’œuvre

L’article R2431-4 du code de la commande publique énumère les éléments de la mission de base en construction neuve de bâtiment : études d’esquisse, d’avant-projet et de projet, assistance à la passation des marchés de travaux, direction de leur exécution, assistance lors des opérations de réception et pendant la garantie de parfait achèvement, et examen de la conformité au projet des études d’exécution.

Les études d’avant-projet sommaire ont notamment pour objet, aux termes de l’article R2431-10, « d’établir une estimation provisoire du coût prévisionnel des travaux ». Les études d’avant-projet définitif doivent, selon l’article R2431-11, « établir l’estimation définitive du coût prévisionnel des travaux, décomposée par corps d’état » et « permettre la fixation du forfait de rémunération ». Les études de projet doivent enfin, aux termes de l’article R2431-12, « établir un coût prévisionnel des travaux décomposé par corps d’état, sur la base d’un avant-métré » et « permettre au maître d’ouvrage, au regard de cette évaluation, d’arrêter le coût prévisionnel de l’ouvrage ».

Cette gradation est le point le plus utile à retenir : le mot « avant-métré » n’apparaît qu’au stade projet. Avant lui, l’estimation reste fondée sur des ratios et des hypothèses de conception, et il est normal qu’elle évolue. L’article R2431-9 précise en outre que, pour les ouvrages de construction neuve de logements, avant-projet sommaire et avant-projet définitif peuvent être exécutés en une seule phase, ce qui rend d’autant plus importante la traçabilité des hypothèses retenues.

Prix forfaitaire, prix unitaire et contenu de la décomposition

Le cahier des clauses administratives générales des marchés publics de travaux, approuvé par l’arrêté du 30 mars 2021, définit à son article 9 les deux formes de prix. Le prix forfaitaire est « tout prix qui rémunère le titulaire pour un ouvrage, une partie d’ouvrage ou un ensemble déterminé de prestations défini par le marché ». Le prix unitaire est tout prix non forfaitaire, appliqué notamment à des natures d’ouvrage dont les quantités ne sont indiquées qu’à titre évaluatif.

Le même article précise le contenu de la décomposition d’un prix forfaitaire : un détail évaluatif comprenant, pour chaque nature d’ouvrage ou chaque élément d’ouvrage, la quantité à exécuter et le prix de l’unité correspondant, et indiquant les pourcentages des prix d’unité relatifs aux frais généraux, aux impôts et taxes, et à la marge pour risques et bénéfice. Ces pourcentages sont ceux de l’entreprise candidate, qu’elle seule établit et engage : la maîtrise d’œuvre en vérifie la cohérence interne, elle ne les fixe pas et n’en publie aucun.

La forme des prix relève d’un choix contractuel distinct. L’article R2112-13 du code de la commande publique prévoit que, lorsque le prix est révisable, les clauses fixent la date d’établissement du prix initial, les modalités de calcul de la révision et sa périodicité, par référence à un index de prix ou par une formule représentative de l’évolution du coût. L’article R2112-14 impose une clause de révision, comportant au moins une référence à des index officiels, pour les marchés d’une durée d’exécution supérieure à trois mois nécessitant une part importante de fournitures dont le prix est directement affecté par les fluctuations des cours mondiaux.

Les indices publics mobilisables

Les index nationaux du bâtiment, des travaux publics et divers de la construction sont publiés chaque mois par l’INSEE, en référence 100 en 2010. Ils permettent aux entreprises et aux collectivités d’indexer les marchés de travaux : actualisation entre la remise des prix et le début d’exécution, puis révision en cours d’exécution. L’index BT01 « Tous corps d’état » est le plus utilisé sur les opérations multi-lots, le BT50 couvrant la rénovation-entretien, les index BT spécialisés couvrant chacun un métier.

Ces index sont des indices de coût de facteurs de production, pas des prix de vente : ils décrivent une évolution relative, jamais un niveau de prix. Leur usage correct est de mesurer une variation entre deux dates, et non d’en déduire un montant. Leur composition étant révisée, il faut vérifier avant de rédiger une clause de révision que l’index cité est bien publié à la date d’application prévue.

Limites, hypothèses, et pourquoi nous ne publions pas de prix

Un calculateur de devis estimatif produit une enveloppe d’ordre de grandeur, utile pour cadrer une faisabilité ou vérifier qu’un projet tient dans un budget. Il ne produit ni un devis, ni une estimation de projet au sens du code de la commande publique.

  • Nous ne publions aucun prix unitaire ni aucun prix au mètre carré présenté comme une référence Progineer. Les prix réellement utilisés en étude de prix proviennent de bibliothèques professionnelles diffusées sous licence et de consultations d’entreprises : les reproduire serait contraire aux droits attachés à ces sources, et trompeur, car un prix unitaire n’a de sens qu’associé à une description d’ouvrage précise.
  • Nous ne publions aucun coefficient de marge, de frais généraux ou de productivité. Ce sont des données propres à chaque entreprise, que le cahier des clauses administratives générales lui demande d’indiquer elle-même dans sa décomposition.
  • Une estimation par ratio de surface ignore la géométrie : à surface égale, un plan compact et un plan développé n’ont ni le même linéaire de façade, ni la même surface de toiture, ni la même longueur de réseaux.
  • L’état de l’existant n’est pas modélisable en amont. En rénovation, la structure, les réseaux, la présence d’amiante ou de plomb, l’accessibilité du chantier et les contraintes de mitoyenneté pèsent davantage que la surface traitée.
  • Les contraintes de site (accès, stockage, altitude, environnement urbain, protection au titre du patrimoine) et les exigences réglementaires applicables (thermiques, acoustiques, incendie, accessibilité, sismiques) modifient le contenu technique des ouvrages sans changer aucune quantité.
  • Le niveau de charge des entreprises et le nombre de réponses obtenues à une consultation influent sur les offres reçues. C’est aussi ce que la révision de prix cherche à traiter, sans jamais l’annuler.
  • Le régime de taxe sur la valeur ajoutée dépend de la nature des prestations et de l’ancienneté des locaux, et il évolue : l’article 278 du code général des impôts, qui fixe le taux normal, est appelé à être abrogé au 1er janvier 2027 dans le cadre de la recodification opérée par l’ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025.

Erreurs fréquentes dans un devis estimatif

  • Confondre coût des travaux et budget d’opération : oublier honoraires, contrôle technique, coordination sécurité, diagnostics, raccordements, taxes d’urbanisme et assurances.
  • Mélanger les unités entre le métré, le cahier des clauses techniques et le cadre de décomposition remis aux entreprises, ce qui rend les offres incomparables.
  • Ne pas écrire les règles de mesurage et de déduction : sur une seule ligne de façade, l’écart entre surface brute et surface nette peut dépasser 15 %.
  • Laisser des interfaces entre lots non attribuées (percements, rebouchages, calfeutrements, raccordements, réception des supports) qui reviendront en travaux supplémentaires.
  • Chiffrer un ouvrage que le cahier des clauses techniques particulières ne décrit pas précisément : un prix unitaire sans description n’engage personne.
  • Traiter la provision pour aléas comme une variable d’ajustement que l’on supprime pour tenir un budget, au lieu de la faire décroître avec l’avancement réel des études.
  • Appliquer un taux unique de taxe sur la valeur ajoutée à une opération comportant des prestations relevant de taux différents, ou appliquer un taux réduit sans vérifier l’ancienneté des locaux ni recueillir l’attestation exigée.
  • Omettre la clause de révision sur un marché dont la durée d’exécution excède quelques mois, ou la référencer sur un index supprimé.
  • Comparer les offres au seul montant global sans analyser la décomposition ligne par ligne, et retenir une offre basse dont le périmètre est incomplet.
  • Présenter un prix au mètre carré issu d’un outil en ligne comme un engagement, alors que ce quotient n’est qu’un contrôle de vraisemblance calculé après coup.

Devis estimatif et maîtrise d’œuvre

L’intérêt d’un devis estimatif tient moins au chiffre final qu’à la traçabilité de la chaîne qui y conduit : quelle quantité, mesurée sur quel plan, avec quelle règle de déduction, associée à quelle description d’ouvrage, dans quel lot. C’est cette traçabilité qui permet, à la réception des offres, d’expliquer un écart au lieu de le subir, et qui permet, en cours de chantier, de distinguer un travail supplémentaire d’une prestation déjà due au titre du forfait.

Progineer intervient sur l’ensemble de cette chaîne en maîtrise d’œuvre : structuration de la nomenclature des lots et attribution des interfaces, avant-métré, rédaction des pièces écrites qui rendent chaque ouvrage descriptible et donc chiffrable, établissement du cadre de décomposition imposé aux candidats, analyse comparative des offres lot par lot, puis suivi du coût pendant l’exécution, travaux modificatifs, situations, révisions. Sur les opérations menées en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Auvergne-Rhône-Alpes, les mêmes méthodes s’appliquent avec des postes de vigilance différents : contraintes d’accès et de stockage en centre urbain méditerranéen, sujétions climatiques et exigences d’enveloppe renforcées en zone de montagne.

FAQ technique : Devis estimatif de construction par lots

Comment structure-t-on un devis estimatif de construction par lots ?

On décompose l’ouvrage en corps d’état, puis chaque corps d’état en lignes d’ouvrage élémentaire. Chaque ligne porte une unité normalisée (m², ml, m³, kg, U), une quantité issue de l’avant-métré et un prix unitaire hors taxes. Le montant de ligne est le produit des deux ; les lignes se cumulent par lot, et les lots donnent le total travaux hors taxes. Cette décomposition par corps d’état est exigée par les articles R2431-11 et R2431-12 du code de la commande publique.

Quelle différence entre devis estimatif, DPGF, DQE et BPU ?

Le devis estimatif est le document de la maîtrise d’œuvre : il chiffre l’ouvrage avant que les prix des entreprises ne soient connus. La décomposition du prix global et forfaitaire est le document de l’entreprise dans un marché à prix forfaitaire : elle détaille le contenu du forfait. Dans un marché à prix unitaires, le bordereau des prix unitaires fixe les prix et le détail quantitatif estimatif les applique à des quantités indiquées à titre évaluatif.

Quel taux de TVA appliquer à des travaux de rénovation ?

Trois taux peuvent coexister sur une même opération. Le taux normal de 20 % est celui de l’article 278 du code général des impôts. Le taux de 10 % de l’article 279-0 bis s’applique aux travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien portant sur des locaux à usage d’habitation achevés depuis plus de deux ans. Le taux réduit de 5,5 %, auquel renvoie l’article 278-0 bis A par le premier alinéa de l’article 278-0 bis, s’applique aux prestations de rénovation énergétique dans des locaux achevés depuis au moins deux ans. Des exclusions existent, notamment pour les travaux concourant à la production d’un immeuble neuf, ceux qui augmentent la surface de plancher de plus de 10 %, et les prestations comprenant une chaudière susceptible d’utiliser des combustibles fossiles.

Que faire quand les offres dépassent l’estimation ?

On analyse l’écart lot par lot et ligne par ligne avant toute décision. Une forte dispersion entre offres d’un même lot signale d’abord un défaut des pièces écrites : les candidats n’ont pas chiffré la même chose, et le traitement passe par la clarification de la description des ouvrages et du cadre de décomposition. Un écart homogène sur tous les lots relève d’un autre diagnostic : hypothèses dépassées, ou programme à ajuster.

Comment fonctionne la révision de prix d’un marché de travaux ?

Le montant est ajusté par un coefficient calculé à partir d’un index public, selon une formule fixée par le marché. Une forme courante est Cr = a + b × (I / I0), avec a + b = 1, a représentant la partie fixe non révisable. L’article R2112-13 du code de la commande publique prévoit que les clauses fixent la date d’établissement du prix initial, les modalités de calcul et la périodicité de la révision, par référence à un index ou par une formule représentative de l’évolution du coût. Les index du bâtiment sont publiés mensuellement par l’INSEE, en référence 100 en 2010.

Pourquoi ne publiez-vous pas de prix au mètre carré de référence ?

Parce qu’un prix unitaire n’a de sens qu’associé à une description d’ouvrage, à une localisation, à un état de l’existant et à un niveau d’exigence réglementaire donnés. Publié hors de ce contexte, il serait faux dans la majorité des cas. Par ailleurs, les prix utilisés en étude de prix proviennent de bibliothèques professionnelles diffusées sous licence, qu’il n’est pas licite de reproduire.

À quel moment de la conception l’estimation devient-elle fiable ?

Le code de la commande publique gradue lui-même cette fiabilité. L’avant-projet sommaire établit une estimation provisoire du coût prévisionnel des travaux. L’avant-projet définitif établit l’estimation définitive, décomposée par corps d’état. Les études de projet établissent un coût prévisionnel décomposé par corps d’état sur la base d’un avant-métré, qui permet au maître d’ouvrage d’arrêter le coût prévisionnel de l’ouvrage. C’est donc au stade projet que l’estimation atteint sa précision maximale.

Ce calculateur remplace-t-il un devis d’entreprise ?

Non. Il fournit une enveloppe d’ordre de grandeur pour cadrer une faisabilité. Un devis d’entreprise engage son auteur sur un périmètre décrit et sur des prix qu’il a lui-même établis. Entre les deux se situe l’estimation de maîtrise d’œuvre, qui décompose le coût par corps d’état sur la base d’un métré et de pièces écrites.

Glossaire technique

Devis estimatif
Document de la maîtrise d’œuvre chiffrant l’ouvrage par corps d’état, ligne par ligne, avant connaissance des prix des entreprises. Il sert de référence à l’analyse des offres.
Avant-métré
Relevé quantitatif des ouvrages effectué sur les plans, poste par poste, avec l’unité et la règle de mesurage retenues. Il est visé par l’article R2431-12 du code de la commande publique au stade des études de projet.
Corps d’état (lot)
Regroupement des ouvrages relevant d’un même métier, qui définit le périmètre d’un marché de travaux et donc les interfaces avec les autres lots.
DPGF, décomposition du prix global et forfaitaire
Pièce remise par l’entreprise dans un marché à prix forfaitaire, détaillant le forfait sous forme de détail évaluatif : quantité à exécuter et prix de l’unité correspondant pour chaque nature d’ouvrage.
DQE, détail quantitatif estimatif
Document appliquant les prix d’un bordereau à des quantités indiquées à titre évaluatif, utilisé pour comparer les offres dans un marché à prix unitaires.
BPU, bordereau des prix unitaires
Document fixant les prix unitaires d’un marché à prix unitaires, indépendamment des quantités réellement exécutées.
Prix forfaitaire
Selon l’article 9 du CCAG des marchés publics de travaux, tout prix qui rémunère le titulaire pour un ouvrage, une partie d’ouvrage ou un ensemble déterminé de prestations défini par le marché.
Prix unitaire
Tout prix non forfaitaire, appliqué notamment à des natures d’ouvrage dont les quantités ne sont indiquées qu’à titre évaluatif ; le montant dû résulte des quantités réellement exécutées.
Coût prévisionnel des travaux
Évaluation établie par la maîtrise d’œuvre, provisoire au stade de l’avant-projet sommaire, définitive et décomposée par corps d’état au stade de l’avant-projet définitif.
Index BT
Index nationaux du bâtiment publiés mensuellement par l’INSEE, référence 100 en 2010, utilisés pour l’actualisation et la révision des prix des marchés de travaux. BT01 couvre tous corps d’état, BT50 la rénovation-entretien.

Sources et normes de référence

Calculateurs associés

Calcul rentabilité investissement immobilier

Calcul de la rentabilité d'un investissement immobilier locatif : rendement brut, net, net-net et cash-flow mensuel. À partir du prix d'achat, des frais de notaire, du montant des travaux, des loyers attendus et des charges (taxe foncière, copropriété, gestion, vacance, assurances), l'outil restitue les indicateurs clés et le TRI. Utilisé par les investisseurs particuliers, opérateurs LMNP/LMP et marchands de biens pour arbitrer entre plusieurs opérations.

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Calcul coût construction au m²

Estimation du coût de construction au m² selon le type de bâtiment, la gamme de prestations et la région, basée sur les indices officiels INSEE de la construction et les retours d'expérience PROGINEER. À partir de la surface, du type (maison individuelle, logement collectif, extension, surélévation), de la qualité (économique, standard, haut de gamme, premium) et de la zone géographique, l'outil restitue une fourchette de prix HT, TVA et TTC. Utilisé en phase faisabilité.

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Calcul financement prêt : Capacité d'emprunt

Calcul de la capacité d'emprunt et simulation d'un prêt immobilier selon les règles HCSF (taux d'endettement ≤ 35 % assurance comprise, durée ≤ 25 ans). À partir des revenus, de l'apport, du taux nominal, de la durée et de l'assurance emprunteur, l'outil détermine la mensualité, le coût total du crédit, le TAEG et le tableau d'amortissement. Utilisé pour les acquisitions de résidence principale, secondaire ou d'investissement locatif.

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Calcul plus-value immobilière : Fiscalité vente

Calcul de la plus-value immobilière imposable et de l'impôt total dû selon les articles 150 U et suivants du Code général des impôts. À partir du prix d'acquisition, du prix de cession, des frais et travaux justifiés, l'outil applique les abattements progressifs (exonération à 22 ans pour l'IR, 30 ans pour les prélèvements sociaux) et restitue l'impôt sur le revenu (19 %), les prélèvements sociaux (17,2 %) et la surtaxe éventuelle. Utilisé lors de cessions de résidence secondaire et biens locatifs.

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Calcul charges copropriété : Estimation mensuelle

Estimation des charges de copropriété annuelles et mensuelles selon la loi du 10 juillet 1965 et le décret du 17 mars 1967. À partir du type d'immeuble (R+3 sans ascenseur à grand standing avec gardien), de la surface des parties privatives et des services (ascenseur, chauffage collectif, gardien, espaces verts, parking), l'outil restitue le budget prévisionnel, le coût mensuel au m² et la répartition des postes (gestion, fluides, entretien). Utile à l'achat ou à la gestion.

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Calcul amortissement bien immobilier : LMNP LMP

Calcul de l'amortissement comptable d'un bien locatif meublé en régime LMNP ou LMP selon l'article 39 C du CGI et les durées d'usage (gros oeuvre 25 à 30 ans, façade et toiture 15 à 25 ans, agencements 8 à 12 ans, mobilier 5 à 10 ans). À partir du prix d'acquisition, des travaux et de la valeur du mobilier, l'outil restitue la dotation annuelle, la valeur nette comptable et l'économie d'impôt obtenue par neutralisation des loyers imposables.

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Thématiques associées

Notre expertise couvre également ces thématiques connexes, sur lesquelles nous accompagnons régulièrement nos clients :

  • coût de la main
  • main d œuvre
  • taux horaire
  • prix de vente
  • gagner du temps
  • coût horaire
  • coût des matériaux
  • coût total