Un devis estimatif de construction n’est pas un prix au mètre carré multiplié par une surface : c’est une somme de lignes, chacune formée d’une quantité issue d’un métré et d’un prix unitaire, regroupées par corps d’état. Cette structure n’est pas une convention libre, pour la maîtrise d’œuvre, le code de la commande publique impose que l’estimation soit « décomposée par corps d’état », et le cahier des clauses administratives générales des marchés publics de travaux définit ce que doit contenir la décomposition d’un prix forfaitaire. Cette page détaille cette structure variable par variable, trois exemples chiffrés refaisables portant sur le métré, la TVA et la révision de prix, le cadre réglementaire et contractuel, puis pourquoi nous ne publions aucun prix unitaire ni aucun prix au mètre carré de référence.
Méthode : structurer un devis estimatif par corps d’état, variables et unités
Un devis estimatif se construit du bas vers le haut. On part de l’ouvrage élémentaire, avec son unité de mesure, on lui associe une quantité issue d’un métré, puis un prix unitaire. Le produit des deux donne un montant de ligne. Les lignes se cumulent en sous-ouvrages, les sous-ouvrages en corps d’état, les corps d’état en total travaux. Toute méthode qui court-circuite ce chemin produit une enveloppe, pas une estimation.
L’unité de base : quantité × prix unitaire = montant de ligne
La formule de la ligne est Ml = Ql × PUl, où Ml est le montant en euros hors taxes, Ql la quantité en unité d’ouvrage et PUl le prix unitaire en euros hors taxes par unité. Les unités normalisées sont peu nombreuses : le mètre carré (m²) pour les surfaces, le mètre linéaire (ml) pour les longueurs, le mètre cube (m³) pour les volumes, le kilogramme ou la tonne pour les aciers, l’unité (U) ou l’ensemble (ens) pour les ouvrages ponctuels.
L’unité conditionne la comparabilité des offres : un même ouvrage chiffré au mètre carré par une entreprise et au mètre linéaire par une autre rend l’analyse impossible et ouvre la porte à une réclamation. Le cadre de décomposition doit donc être imposé par la maîtrise d’œuvre, unités figées, et non laissé au libre format de chaque candidat.
Le total travaux est la somme des montants de ligne : T = Σl Ql × PUl, en euros hors taxes. Le prix au mètre carré parfois affiché n’est jamais une donnée d’entrée : c’est un quotient de sortie, T divisé par la surface de plancher, qui sert uniquement de contrôle de vraisemblance a posteriori.
La décomposition en corps d’état et la nomenclature du marché
Le corps d’état (le lot, dans le vocabulaire du marché) regroupe les ouvrages relevant d’un même métier. Une opération de bâtiment courante suit une séquence stable : installation de chantier et terrassements, gros œuvre, charpente, couverture et zinguerie, étanchéité, menuiseries extérieures, serrurerie, isolation-cloisons-doublages, menuiseries intérieures, plomberie-sanitaires, chauffage-ventilation-climatisation, électricité courants forts et faibles, revêtements de sols et faïences, peinture, aménagements extérieurs et VRD.
Cette nomenclature définit le périmètre de chaque marché de travaux, donc les interfaces entre entreprises. Chaque ligne doit appartenir à un seul lot, et chaque interface doit être explicitement attribuée dans les pièces écrites, qui pose le fourreau, qui raccorde, qui rebouche, qui réceptionne le support. Les oublis d’interface sont la première cause d’écart entre le devis estimatif et le coût final.
La décomposition remise par l’entreprise porte un nom selon la forme du prix. Dans un marché à prix global et forfaitaire, la pièce s’appelle décomposition du prix global et forfaitaire et détaille ligne par ligne le contenu du forfait. Dans un marché à prix unitaires, le bordereau des prix unitaires fixe les prix et le détail quantitatif estimatif les applique à des quantités indiquées à titre évaluatif. Le devis estimatif de la maîtrise d’œuvre en reprend la structure avant que les prix ne soient connus.
Du coût des travaux au budget d’opération
Le devis estimatif chiffre le coût des travaux ; le budget à réunir par le maître d’ouvrage est plus large. S’y ajoutent, selon les opérations, les honoraires de maîtrise d’œuvre et des bureaux d’études, le contrôle technique et la coordination en matière de sécurité et de protection de la santé, les études de sols et diagnostics préalables, les taxes et frais liés à l’autorisation d’urbanisme, les raccordements aux réseaux concessionnaires, les assurances, les frais financiers, et les équipements non intégrés à l’ouvrage.
Une provision pour aléas complète le tableau : elle absorbe ce que les études n’ont pas levé (état réel de l’existant, sujétions de site, révisions de prix, travaux modificatifs) et se réduit à mesure que la conception progresse. Nous ne publions aucun taux de provision : le niveau pertinent dépend de l’avancement des études, de la nature de l’opération et de la connaissance de l’existant.
Enfin, le devis estimatif est hors taxes. Le passage au montant toutes taxes comprises n’est pas une multiplication unique : sur une même opération, plusieurs taux de taxe sur la valeur ajoutée peuvent coexister selon la nature des prestations et l’ancienneté des locaux, ce que détaille l’exemple 2.
Enchaînement complet de la méthode
- 1. Figer le programme et le périmètre : ce qui est dans le marché de travaux, ce qui reste à la charge du maître d’ouvrage.
- 2. Établir la nomenclature des lots et attribuer chaque interface entre lots dans les pièces écrites.
- 3. Réaliser l’avant-métré sur les plans, poste par poste, en notant l’unité et la règle de mesurage de chaque ligne.
- 4. Associer à chaque ligne un prix unitaire cohérent avec la description de l’ouvrage au cahier des clauses techniques particulières.
- 5. Calculer les montants de ligne, les sous-totaux par corps d’état, puis le total travaux hors taxes.
- 6. Ajouter les postes de budget d’opération hors travaux et la provision pour aléas propre au niveau d’avancement.
- 7. Déterminer le ou les taux de taxe sur la valeur ajoutée applicables et calculer le montant toutes taxes comprises.
- 8. Définir la forme des prix (fermes, actualisables ou révisables) et, si révisables, la formule et l’index de référence.
- 9. À la réception des offres, confronter chaque lot à son estimation et analyser les écarts ligne par ligne avant toute négociation.
Trois exemples chiffrés complets et vérifiables
Les exemples ci-dessous sont refaisables à la calculatrice. Quantités, montants hors taxes et valeurs d’index sont des hypothèses de travail posées explicitement : aucune ne constitue un prix de référence ni un relevé de marché. Les prix unitaires sont volontairement notés en littéral, pour les raisons exposées plus loin.
Exemple 1 : De l’avant-métré à la ligne de décomposition
Hypothèses : une façade de 42,00 m de développé sur 2,70 m de hauteur, percée de six baies de 1,20 m × 2,15 m. On cherche la quantité à porter sur la ligne « doublage isolant intérieur » du lot cloisons et doublages. Le prix unitaire est noté PU, en euros hors taxes par mètre carré.
Étape 1, Surface brute : 42,00 × 2,70 = 113,40 m².
Étape 2, Surface d’une baie : 1,20 × 2,15 = 2,58 m². Six baies : 6 × 2,58 = 15,48 m².
Étape 3, Surface nette : 113,40 − 15,48 = 97,92 m². Montant de la ligne : 97,92 × PU.
Lecture du résultat : si le métré retient la surface brute sans déduire les baies, l’écart sur cette seule ligne atteint 15,48 / 97,92 = 15,8 %. La règle de déduction doit donc être écrite dans le cahier des clauses techniques particulières : deux règles différentes rendent deux offres incomparables alors même que les prix unitaires seraient identiques.
Exemple 2 : Taux de TVA et passage du hors taxes au toutes taxes comprises
Hypothèses : une rénovation portant sur un logement achevé depuis plus de deux ans, total travaux de 120 000 € hors taxes, ventilé en trois blocs : 30 000 € de prestations de rénovation énergétique relevant de l’article 278-0 bis A du code général des impôts, 80 000 € de travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien relevant de l’article 279-0 bis, et 10 000 € de prestations relevant du taux normal de l’article 278.
Étape 1 : Taux applicables. L’article 278 fixe le taux normal à 20 %. L’article 279-0 bis soumet au taux de 10 % les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien autres que ceux visés à l’article 278-0 bis A, portant sur des locaux à usage d’habitation achevés depuis plus de deux ans. L’article 278-0 bis A renvoie, pour les prestations de rénovation énergétique dans des locaux achevés depuis au moins deux ans, au taux réduit du premier alinéa de l’article 278-0 bis, soit 5,5 %.
Étape 2, Calcul : 30 000 × 0,055 = 1 650 € ; 80 000 × 0,10 = 8 000 € ; 10 000 × 0,20 = 2 000 €. Total de la taxe : 11 650 €. Montant toutes taxes comprises : 120 000 + 11 650 = 131 650 €.
Étape 3 : Comparaison. Au taux normal sur la totalité, la taxe serait de 24 000 € et le montant toutes taxes comprises de 144 000 €. L’écart atteint 12 350 €, soit 10,3 % du montant hors taxes : la ventilation des lignes par taux applicable est un poste de budget à part entière.
Points de vigilance issus des textes : l’article 279-0 bis écarte le taux réduit pour les travaux qui concourent à la production d’un immeuble neuf, pour ceux à l’issue desquels la surface de plancher des locaux existants est augmentée de plus de 10 %, et pour la fourniture de gros équipements, d’appareils ménagers et de mobilier ; il subordonne l’application du taux à une attestation du client certifiant sur le devis ou la facture que les conditions sont remplies, à conserver jusqu’au 31 décembre de la cinquième année suivant les travaux. L’article 278-0 bis A écarte le taux réduit pour les prestations comprenant la fourniture ou l’installation d’une chaudière susceptible d’utiliser des combustibles fossiles.
Exemple 3 : Révision de prix par index et lecture de l’écart estimation / offres
Premier volet, la révision. Un marché à prix révisables voit son montant ajusté par un coefficient calculé à partir d’un index public. Une forme courante comporte une partie fixe : Cr = a + b × (I / I0), avec a + b = 1, I0 étant la valeur de l’index au mois de référence et I sa valeur au mois de révision. Le montant révisé vaut P = P0 × Cr.
Hypothèses posées, non relevées : P0 = 120 000 € hors taxes, a = 0,15, b = 0,85, I0 = 120,0 et I = 126,0. Rapport d’index : 126,0 / 120,0 = 1,05. Coefficient : 0,15 + 0,85 × 1,05 = 1,0425. Montant révisé : 120 000 × 1,0425 = 125 100 €, soit 5 100 € de hausse ou 4,25 %. Sans partie fixe (a = 0, b = 1), le même mouvement donnerait 126 000 €, soit 6 000 € : l’écart de 900 € entre les deux rédactions montre que la partie fixe n’est pas un détail.
Les index du bâtiment sont publiés mensuellement par l’INSEE, référence 100 en 2010. Leur composition évolue : depuis les index de janvier 2026, l’index BT55 « Isolation thermique par l’extérieur » a été créé et intégré au calcul des index BT01 « Tous corps d’état » et BT50 « Rénovation-entretien tous corps d’état », tandis que l’index BT12 « Revêtements en textiles naturels » a été supprimé. Une clause qui référence un index supprimé devient inapplicable.
Second volet, l’écart estimation / offres. Hypothèses : un lot estimé à 46 000 € hors taxes reçoit trois offres, à 52 400 €, 48 900 € et 61 200 €. L’offre la moins-disante s’écarte de l’estimation de (48 900 − 46 000) / 46 000 = 6,3 %. La dispersion entre la plus basse et la plus haute atteint (61 200 − 48 900) / 48 900 = 25,2 %.
Lecture du résultat : un écart modéré de la moins-disante se traite par négociation ou ajustement du programme. Une dispersion de 25 % entre offres du même lot signale que les candidats n’ont pas compris la même chose des pièces écrites. Le réflexe correct est de reprendre la description de l’ouvrage et le cadre de décomposition, pas de retenir mécaniquement le prix le plus bas, souvent celui dont le périmètre est le plus étroit.
Le cadre réglementaire et contractuel de l’estimation
La structure d’un devis estimatif n’est pas laissée à l’appréciation de son auteur. Pour la maîtrise d’œuvre, le contenu et le niveau de précision de l’estimation sont définis phase par phase par le code de la commande publique ; pour l’entreprise, le contenu de la décomposition de son prix est défini par le cahier des clauses administratives générales applicable au marché.
Les phases d’estimation imposées à la maîtrise d’œuvre
L’article R2431-4 du code de la commande publique énumère les éléments de la mission de base en construction neuve de bâtiment : études d’esquisse, d’avant-projet et de projet, assistance à la passation des marchés de travaux, direction de leur exécution, assistance lors des opérations de réception et pendant la garantie de parfait achèvement, et examen de la conformité au projet des études d’exécution.
Les études d’avant-projet sommaire ont notamment pour objet, aux termes de l’article R2431-10, « d’établir une estimation provisoire du coût prévisionnel des travaux ». Les études d’avant-projet définitif doivent, selon l’article R2431-11, « établir l’estimation définitive du coût prévisionnel des travaux, décomposée par corps d’état » et « permettre la fixation du forfait de rémunération ». Les études de projet doivent enfin, aux termes de l’article R2431-12, « établir un coût prévisionnel des travaux décomposé par corps d’état, sur la base d’un avant-métré » et « permettre au maître d’ouvrage, au regard de cette évaluation, d’arrêter le coût prévisionnel de l’ouvrage ».
Cette gradation est le point le plus utile à retenir : le mot « avant-métré » n’apparaît qu’au stade projet. Avant lui, l’estimation reste fondée sur des ratios et des hypothèses de conception, et il est normal qu’elle évolue. L’article R2431-9 précise en outre que, pour les ouvrages de construction neuve de logements, avant-projet sommaire et avant-projet définitif peuvent être exécutés en une seule phase, ce qui rend d’autant plus importante la traçabilité des hypothèses retenues.
Prix forfaitaire, prix unitaire et contenu de la décomposition
Le cahier des clauses administratives générales des marchés publics de travaux, approuvé par l’arrêté du 30 mars 2021, définit à son article 9 les deux formes de prix. Le prix forfaitaire est « tout prix qui rémunère le titulaire pour un ouvrage, une partie d’ouvrage ou un ensemble déterminé de prestations défini par le marché ». Le prix unitaire est tout prix non forfaitaire, appliqué notamment à des natures d’ouvrage dont les quantités ne sont indiquées qu’à titre évaluatif.
Le même article précise le contenu de la décomposition d’un prix forfaitaire : un détail évaluatif comprenant, pour chaque nature d’ouvrage ou chaque élément d’ouvrage, la quantité à exécuter et le prix de l’unité correspondant, et indiquant les pourcentages des prix d’unité relatifs aux frais généraux, aux impôts et taxes, et à la marge pour risques et bénéfice. Ces pourcentages sont ceux de l’entreprise candidate, qu’elle seule établit et engage : la maîtrise d’œuvre en vérifie la cohérence interne, elle ne les fixe pas et n’en publie aucun.
La forme des prix relève d’un choix contractuel distinct. L’article R2112-13 du code de la commande publique prévoit que, lorsque le prix est révisable, les clauses fixent la date d’établissement du prix initial, les modalités de calcul de la révision et sa périodicité, par référence à un index de prix ou par une formule représentative de l’évolution du coût. L’article R2112-14 impose une clause de révision, comportant au moins une référence à des index officiels, pour les marchés d’une durée d’exécution supérieure à trois mois nécessitant une part importante de fournitures dont le prix est directement affecté par les fluctuations des cours mondiaux.
Les indices publics mobilisables
Les index nationaux du bâtiment, des travaux publics et divers de la construction sont publiés chaque mois par l’INSEE, en référence 100 en 2010. Ils permettent aux entreprises et aux collectivités d’indexer les marchés de travaux : actualisation entre la remise des prix et le début d’exécution, puis révision en cours d’exécution. L’index BT01 « Tous corps d’état » est le plus utilisé sur les opérations multi-lots, le BT50 couvrant la rénovation-entretien, les index BT spécialisés couvrant chacun un métier.
Ces index sont des indices de coût de facteurs de production, pas des prix de vente : ils décrivent une évolution relative, jamais un niveau de prix. Leur usage correct est de mesurer une variation entre deux dates, et non d’en déduire un montant. Leur composition étant révisée, il faut vérifier avant de rédiger une clause de révision que l’index cité est bien publié à la date d’application prévue.
Devis estimatif et maîtrise d’œuvre
L’intérêt d’un devis estimatif tient moins au chiffre final qu’à la traçabilité de la chaîne qui y conduit : quelle quantité, mesurée sur quel plan, avec quelle règle de déduction, associée à quelle description d’ouvrage, dans quel lot. C’est cette traçabilité qui permet, à la réception des offres, d’expliquer un écart au lieu de le subir, et qui permet, en cours de chantier, de distinguer un travail supplémentaire d’une prestation déjà due au titre du forfait.
Progineer intervient sur l’ensemble de cette chaîne en maîtrise d’œuvre : structuration de la nomenclature des lots et attribution des interfaces, avant-métré, rédaction des pièces écrites qui rendent chaque ouvrage descriptible et donc chiffrable, établissement du cadre de décomposition imposé aux candidats, analyse comparative des offres lot par lot, puis suivi du coût pendant l’exécution, travaux modificatifs, situations, révisions. Sur les opérations menées en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Auvergne-Rhône-Alpes, les mêmes méthodes s’appliquent avec des postes de vigilance différents : contraintes d’accès et de stockage en centre urbain méditerranéen, sujétions climatiques et exigences d’enveloppe renforcées en zone de montagne.
Glossaire technique
- Devis estimatif
- Document de la maîtrise d’œuvre chiffrant l’ouvrage par corps d’état, ligne par ligne, avant connaissance des prix des entreprises. Il sert de référence à l’analyse des offres.
- Avant-métré
- Relevé quantitatif des ouvrages effectué sur les plans, poste par poste, avec l’unité et la règle de mesurage retenues. Il est visé par l’article R2431-12 du code de la commande publique au stade des études de projet.
- Corps d’état (lot)
- Regroupement des ouvrages relevant d’un même métier, qui définit le périmètre d’un marché de travaux et donc les interfaces avec les autres lots.
- DPGF, décomposition du prix global et forfaitaire
- Pièce remise par l’entreprise dans un marché à prix forfaitaire, détaillant le forfait sous forme de détail évaluatif : quantité à exécuter et prix de l’unité correspondant pour chaque nature d’ouvrage.
- DQE, détail quantitatif estimatif
- Document appliquant les prix d’un bordereau à des quantités indiquées à titre évaluatif, utilisé pour comparer les offres dans un marché à prix unitaires.
- BPU, bordereau des prix unitaires
- Document fixant les prix unitaires d’un marché à prix unitaires, indépendamment des quantités réellement exécutées.
- Prix forfaitaire
- Selon l’article 9 du CCAG des marchés publics de travaux, tout prix qui rémunère le titulaire pour un ouvrage, une partie d’ouvrage ou un ensemble déterminé de prestations défini par le marché.
- Prix unitaire
- Tout prix non forfaitaire, appliqué notamment à des natures d’ouvrage dont les quantités ne sont indiquées qu’à titre évaluatif ; le montant dû résulte des quantités réellement exécutées.
- Coût prévisionnel des travaux
- Évaluation établie par la maîtrise d’œuvre, provisoire au stade de l’avant-projet sommaire, définitive et décomposée par corps d’état au stade de l’avant-projet définitif.
- Index BT
- Index nationaux du bâtiment publiés mensuellement par l’INSEE, référence 100 en 2010, utilisés pour l’actualisation et la révision des prix des marchés de travaux. BT01 couvre tous corps d’état, BT50 la rénovation-entretien.