NF DTU 23.4 — Planchers à prédalles industrialisées en béton
Le NF DTU 23.4 fixe les clauses techniques d'exécution des planchers à prédalles industrialisées en béton armé ou précontraint, préfabriquées en usine et complétées par une dalle collaborante coulée en place. Il encadre le plan de préconisation de pose, le repos sur appui, l'étaiement, les armatures complémentaires, le bétonnage, les trémies, les porte-à-faux et les prédalles suspendues. Un repos d'appui non vérifié, un étaiement sous-dimensionné ou un plancher exploité avant durcissement du béton de clavetage sont les trois causes d'effondrement en phase provisoire les plus documentées sur ce type d'ouvrage.
Domaine d'application
Planchers à prédalles industrialisées en béton, suspendues ou reposant sur deux, trois ou quatre bords, voire un bord en porte-à-faux ou sur appuis ponctuels : logements, bâtiments scolaires et hospitaliers, bureaux, bâtiments industriels, commerces et parkings, en conditions normales d'utilisation
Règles principales
Domaine d'application et limites d'épaisseur des prédalles
4 P1-1 vise, à son article 1, les planchers constitués de prédalles précontraintes dont l'épaisseur est comprise entre 50 mm et 180 mm bornes incluses, et les planchers constitués de prédalles en béton armé dont l'épaisseur est comprise entre 40 mm et 180 mm bornes incluses.
1 reprend ces limites en mètres (0,05 m à 0,18 m pour le précontraint, 0,04 m à 0,18 m pour le béton armé) et ajoute que l'épaisseur des prédalles suspendues est a minima de 0,05 m.
Sont expressément exclus du domaine : les prédalles comportant des alvéoles, les zones de travées comportant des rupteurs de ponts thermiques, les zones de travées comportant des goujons, et les planchers réalisés avec du béton de fibres — ces trois dernières solutions relevant de la procédure d'Avis Technique.
Exceptions :
- • Prédalles alvéolées : relèvent du NF DTU 23.2
- • Rupteurs de ponts thermiques, goujons, béton de fibres : procédure d'Avis Technique
Plan de préconisation de pose : pièce contractuelle centrale
2 impose que la mise en oeuvre fasse l'objet de plans et de documents comprenant a minima les plans de préconisation de pose et des plans d'exécution complémentaires. Les plans de préconisation de pose sont établis par le fournisseur de prédalles et peuvent être complétés par le bureau d'études chargé des études générales d'exécution du gros oeuvre ; les dispositions qui y figurent doivent être justifiées selon la NF P19-206.
Le plan doit préciser les hypothèses de calcul, les conditions d'appuis, ancrages, liaisons et continuités, la pente éventuelle du plancher, la définition et le poids théorique des prédalles avec repérage et implantation, les conditions de stockage, de manutention, de levage et de pose, les conditions d'étaiement, la nomenclature des armatures, les détails d'exécution, le repérage des zones comportant des suspentes (diamètre, espacement, distance entre le bas de la prédalle et le haut de la suspente redressée) et les valeurs maximales de hauteur d'attentes hat compatibles avec les prédalles.
Repos sur appui : aucune valeur forfaitaire n'existe
4 est explicite : les valeurs de repos minimum, fonction de la portée des prédalles, sont données sur les plans de préconisation de pose du fournisseur et déterminées conformément à l'Annexe B de la NF P19-206. 4 — toute valeur du type « 2 cm sur voile » citée sans référence au plan de pose est dépourvue de fondement normatif.
Il appartient à l'entreprise chargée de la mise en oeuvre de vérifier, pour chaque prédalle et sur toute sa largeur, que le repos effectif « u » est supérieur ou au moins égal à la valeur minimale prescrite.
Dans le cas contraire, elle doit procéder immédiatement à la mise en place de lisses d'appui pour les prédalles concernées et avertir le bureau d'études structures de l'entreprise ainsi que le bureau d'études du fournisseur.
Mode de pose, largeur de joint et désaffleurement
1 conditionne le mode de pose à l'état de la surface d'appui : lorsque celle-ci est surfacée au sens du NF DTU 21, la pose est réalisée à sec ; dans le cas contraire, elle doit être réalisée soit à bain de mortier, soit sur lisse de rive.
En pose sur voile avec lisse de rive, le voile doit être arasé 20 mm en dessous du niveau inférieur du plancher pour assurer un bétonnage correct en sous-face de la prédalle, et la lisse de rive est disposée en retrait pour permettre le traitement de la cueillie avant retrait de l'étaiement.
Sauf prescriptions contraires, les dispositions de pose doivent permettre de respecter une largeur « e » du joint entre deux prédalles comprise entre 5 mm et 20 mm, et un désaffleurement « a » entre deux prédalles n'excédant pas 10 mm. Lorsque la pose conduit à des joints hors de ces critères, l'entreprise définit la solution adaptée à leur traitement.
Manutention, angles de levage et stockage
3 limite l'empilement des prédalles à 1,50 m de hauteur, toute pile plus haute exigeant l'accord préalable du fournisseur. Pour les prédalles précontraintes, un délai de stockage prévu supérieur à 3 semaines après fabrication doit être pris en compte dans la conception du plancher, et l'entreprise doit prévenir le fournisseur dès que le délai de stockage prévu sur chantier excède 2 semaines.
L'aire de stockage doit être stable et plane, les éléments de calage alignés verticalement et placés à proximité des appuis. Le levage doit être lent et progressif ; l'angle de levage à retenir doit être supérieur ou égal à 60°, avec une possibilité de descendre plus bas en cas d'utilisation d'un palonnier sur chantier, sans toutefois passer sous 45°.
Au-delà de six points de préhension, un système d'élingues auto-équilibrant ou un palonnier avec équilibrage des efforts est nécessaire. Pour les prédalles en béton armé munies de treillis raidisseurs, les crochets de levage doivent impérativement être passés à l'intérieur des boucles formées par les diagonales des treillis.
Exceptions :
- • Empilement supérieur à 1,50 m : accord préalable du fournisseur
- • Angle de levage inférieur à 60° admis uniquement avec palonnier, jamais sous 45°
Étaiement et stabilité en phases provisoires
5 décrit un système d'étaiement généralement constitué de lisses continues supportées par des étais : lisses d'appuis parallèles aux supports et continues sous les prédalles, lisses d'étaiement intermédiaires réglées de niveau avec les appuis pour les prédalles sans contre-flèche et mises au contact de la sous-face dans le cas contraire, étais complémentaires au droit des points singuliers tels que les trémies de grande dimension.
L'Annexe B informative retient une charge de construction de 2 kN/m² pour le dimensionnement du dispositif d'étaiement, valeur établie dans l'hypothèse d'une faible accumulation de béton et d'un personnel en nombre limité — hors de ces conditions, l'entreprise doit définir elle-même la charge.
6 est catégorique : le plancher ne peut être exploité (stockage, mise en oeuvre du niveau supérieur) qu'une fois la dalle de compression et les chaînages réalisés et ayant atteint la résistance nécessaire.
Armatures complémentaires et enrobages
1 renvoie au NF DTU 21 pour les conditions générales de mise en oeuvre des armatures et détaille sept familles d'armatures complémentaires : armatures sur joint (ou de pontage), armatures supérieures de flexion longitudinale en chapeau, armatures supérieures de flexion transversale, armatures de couture table-nervure, armatures de renfort sur prédalles, armatures des zones coulées en oeuvre et armatures de poinçonnement. 5).
Les armatures en chapeau sont disposées au plus près de la face supérieure du plancher en respectant l'enrobage nominal indiqué et sont calées pour ne subir aucune déformation ni déplacement lors du bétonnage.
Classes de béton et bétonnage de la dalle collaborante
1 impose une classe de résistance du béton des chaînages et des tables de compression de poutres supérieure ou égale à C25/30. 2 impose la même classe minimale C25/30 pour le béton coulé en oeuvre de la dalle collaborante rapportée, en notant expressément que cette exigence peut être supérieure à celle résultant de certaines classes d'exposition, dont la classe XC1 de la NF EN 206/CN.
La face supérieure des prédalles doit être préalablement nettoyée et humidifiée avant coulage, et le béton est déversé sans accumulation puis réparti depuis les appuis ou les étais vers le milieu de la travée. 2 confirme que le béton coulé en place et les armatures complémentaires sont conformes au NF DTU 21, le béton étant de classe de résistance minimale C25/30.
Gaines et canalisations incorporées
1 interdit d'incorporer une gaine ou une canalisation dans les chaînages, les chevêtres, les bandes noyées et les consoles courtes sans accord du bureau d'études de l'entreprise de gros oeuvre.
La densité des gaines et inserts ne doit pas affecter la résistance du plancher, et l'encombrement d'une gaine ou d'un groupe de gaines doit respecter les prescriptions de la Figure 18 du DTU, sauf prescription contraire des documents particuliers du marché.
S'il s'avère nécessaire de couper sur chantier des treillis raidisseurs, par exemple pour disposer des tubes de chauffage, des étais supplémentaires doivent être disposés au droit des points faibles et il convient de se rapprocher systématiquement du fournisseur de prédalles. 2).
Percements, trémies et chevêtres
1 impose que les percements de faibles dimensions soient réalisés sur chantier suivant les spécifications du fournisseur et après son approbation, en privilégiant le sciage et le carottage : le burinage au marteau piqueur est à proscrire.
2 fixe pour les trémies sans chevêtre une largeur, mesurée perpendiculairement à la portée, au plus égale à 60 cm ; ces trémies sont réalisées à la fabrication de la prédalle, avec des armatures de renfort longitudinales et de répartition mises en place autour de la trémie suivant les spécifications du fournisseur, et ne peuvent être réalisées sur chantier qu'à condition d'avoir été prévues au projet.
3 impose un chevêtre en béton armé, réalisé soit en extrémité de prédalle avec des armatures de flexion posées sur la prédalle ou intégrées à celle-ci, soit dans la hauteur totale du plancher avec une bande noyée exécutée selon les plans du bureau d'études structures de l'entreprise de gros oeuvre.
Porte-à-faux
2 n'envisage, pour la réalisation de porte-à-faux, que l'emploi de prédalles interrompues sur appui. En fonction de la longueur du débord et des charges appliquées, des armatures de couture peuvent être nécessaires sur la partie en porte-à-faux et sur la zone d'équilibrage ; elles sont dimensionnées conformément à l'article 8 de la NF P19-206.
Le porte-à-faux doit être réalisé conformément aux plans d'exécution établis par le bureau d'études structures de l'entreprise de gros oeuvre, plans qui précisent la disposition des armatures sur le porte-à-faux et sur la travée d'équilibrage ainsi que les dispositions constructives particulières. La classe de résistance du béton coulé en oeuvre est portée sur les plans de préconisation de pose, sans être inférieure à C25/30.
Prédalles suspendues : redressage des suspentes et distances
1 impose de vérifier, avant mise en oeuvre et par rapport au plan de préconisation de pose, la longueur des prédalles ainsi que l'enrobage, la position, la hauteur, l'état et le façonnage des suspentes.
Le redressage des suspentes et des armatures en attente doit être conduit de manière alternée et à l'avancement, avec un outil permettant de n'avoir qu'un seul redressage par suspente et par armature, afin d'éviter l'effet baïonnette : le redressage est considéré satisfaisant lorsque l'armature de diamètre ϕ s'inscrit à l'intérieur d'un cylindre virtuel de diamètre 2ϕ.
3 fixe pour un support préfabriqué une tolérance de position verticale des boîtes d'attente de ± 10 mm et une tolérance de réglage de l'élément dans sa position finale de ± 5 mm, et limite la distance ds mesurée entre les suspentes et le nu intérieur du support à 45 mm pour des prédalles suspendues à une seule extrémité et 65 mm pour des prédalles suspendues aux deux extrémités.
5 retient une tolérance de ± 25 mm en l'absence d'informations transmises sur le positionnement des armatures à redresser.
Appuis sans retombée et repos effectif insuffisant
4 impose que les armatures d'ancrage passent au-dessus d'une armature longitudinale de l'élément porteur de diamètre minimal 12 mm, et que la distance entre-axes entre une armature d'ancrage et l'armature transversale la plus proche soit inférieure ou égale à 75 mm ; le respect du positionnement des armatures complémentaires d'ancrage permet d'assurer le critère uca ≤ ht/2.
5 de la NF P19-206 ; dans tout autre cas, une étude spécifique doit être réalisée et, à défaut de justification du nouveau fonctionnement mécanique de l'appui, la prédalle doit être mise au rebut.
Exceptions :
- • a' ≥ 50 mm et retrait de prédalle ≤ 50 mm : renforcement par cadres de suspension admis (NF P19-206 § 9.5)
Finitions, traitement des joints et percements a posteriori
1 admet les percements et fixations a posteriori dans les planchers terminés à condition de repérer les armatures, par exemple au moyen d'un pachomètre ; si des armatures sont coupées ou endommagées, l'entreprise doit se rapprocher du fournisseur pour vérifier la résistance du plancher.
Lorsque les DPM prévoient des percements de petites dimensions dont la position ne peut être déterminée au projet, il faut prévoir un surcroît d'armatures : le DTU note qu'un renforcement de l'ordre de 10 % est souvent suffisant et qu'il est rarement nécessaire de dépasser 20 %.
2 précise que les joints de prédalles peuvent être laissés apparents ou traités ; en cas de traitement, la température d'utilisation doit être comprise entre 5 °C et 35 °C sauf dispositions particulières, un produit de catégorie I ne pouvant être mis en oeuvre qu'après mise hors d'eau et hors d'air du bâtiment et application des charges permanentes, un produit de catégorie II pouvant l'être dès que le plancher a été désétayé et ne supporte plus d'étaiement du niveau supérieur.
3 qualifie la sous-face des prédalles de parement ordinaire au sens du NF DTU 21 en l'absence d'indication des DPM.
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Tolérances générales d'exécution | Celles du NF DTU 21 | Article 8 du NF DTU 23.4 P1-1, sauf indications contraires mentionnées dans les DPM |
| Distance libre entre les éléments supports | 20 mm | Article 8 du NF DTU 23.4 P1-1 |
| Largeur du joint entre deux prédalles (cote e) | 5 mm à 20 mm | § 5.4.1, sauf prescriptions contraires ; hors de cette plage, l'entreprise définit la solution de traitement |
| Désaffleurement entre deux prédalles (cote a) | ≤ 10 mm | § 5.4.1, sauf prescriptions contraires |
| Position verticale des boîtes d'attente dans un support préfabriqué | ± 10 mm | § 6.3.3, vérification à partir du plan de préconisation de pose |
| Réglage de l'élément préfabriqué dans sa position finale | ± 5 mm en position verticale | § 6.3.3 |
| Positionnement des armatures de liaison à redresser | ± 25 mm à défaut de valeur transmise | § 6.3.5 ; les tolérances réelles doivent être transmises au fournisseur pour le dimensionnement des suspentes |
| Qualité du redressage des suspentes | Armature de diamètre ϕ inscrite dans un cylindre virtuel de diamètre 2ϕ | § 6.3.1, un seul redressage par suspente (effet baïonnette proscrit) |
Dimensions réglementaires
Épaisseur des prédalles précontraintes
NF DTU 23.4 P1-1 art. 1 et P1-2 § 3.1 (0,05 m à 0,18 m)
Épaisseur des prédalles en béton armé
NF DTU 23.4 P1-1 art. 1 et P1-2 § 3.1 (0,04 m à 0,18 m)
Épaisseur minimale des prédalles suspendues
NF DTU 23.4 P1-2 § 3.1
Seuil prédalle mince / prédalle épaisse
§ 3.11 et § 3.12 : mince si ≤ demi-épaisseur et ≤ 80 mm, épaisse au-delà
Classe de béton des chaînages et tables de compression de poutres
§ 5.5.2.1
Classe de béton de la dalle collaborante rapportée
§ 5.5.2.2 et P1-2 § 3.2 ; exigence pouvant dépasser celle de la classe d'exposition XC1
Enrobage des armatures sur joint et de renfort sur prédalles
§ 5.5.1.1 et § 5.5.1.5, sauf prescription contraire
Largeur maximale des trémies sans chevêtre
§ 6.1.2, mesurée perpendiculairement à la portée, trémie réalisée en fabrication
Hauteur maximale d'empilement au stockage
§ 5.3, au-delà accord préalable du fournisseur
Angle de levage
§ 5.3 ; le NF DTU 23.4 P1-2 § 4.2.1 exprime la même exigence en angle d'élingage ≤ 60°
Charge de construction pour le dimensionnement de l'étaiement
Annexe B (informative) ; hypothèse de faible accumulation de béton et de personnel limité
Distance ds entre suspentes et nu intérieur du support préfabriqué
§ 6.3.3
Armature longitudinale de l'élément porteur sous les armatures d'ancrage
§ 6.4 ; entre-axes armature d'ancrage / armature transversale la plus proche ≤ 75 mm
Épaisseur de dalle rapportée avec boîtes d'attente en support coulé en place
§ 6.3.2 (note), renvoi au FD P 18-720
Arase du voile en pose sur lisse de rive
§ 5.4.1, pour assurer un bétonnage correct en sous-face de la prédalle
Retrait maximal de l'axe de la lisse de rive par rapport au nu de l'appui
§ 3.8 (définition) et note du § 5.4.1 : au-delà, justification particulière nécessaire
Comprendre NF DTU 23.4 P1-1 (juillet 2021) — P 19-203-1-1
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF DTU 23.4 P1-1 (juillet 2021) — P 19-203-1-1, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF DTU 23.4 P1-1 (juillet 2021) — P 19-203-1-1 couvre : Planchers à prédalles industrialisées en béton, suspendues ou reposant sur deux, trois ou quatre bords, voire un bord en porte-à-faux ou sur appuis ponctuels : logements, bâtiments scolaires et hospitaliers, bureaux, bâtiments industriels, commerces et parkings, en conditions normales d'utilisation. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF DTU 23.4 P1-1 (juillet 2021) — P 19-203-1-1
Le NF DTU 23.4 régit l'exécution des planchers à prédalles industrialisées en béton. La version en vigueur est celle de juillet 2021, homologuée par décision du directeur général d'AFNOR en juin 2021 (indice de classement P 19-203-1-1 pour la partie 1-1), avec un deuxième tirage de février 2023 ayant modifié les descripteurs. Le NF DTU 23.4 comprend trois parties : le cahier des clauses techniques types (P1-1), les critères généraux de choix des matériaux (P1-2) et le cahier des clauses spéciales (P2). Ces trois parties, avec la norme de calcul NF P19-206, remplacent les Avis Techniques de la famille « plancher à prédalles en béton armé avec treillis » qui relevaient du Cahier des Prescriptions Techniques du CSTB n° 2892-V2 : le procédé est ainsi passé du domaine de l'Avis Technique au domaine traditionnel.
Le domaine d'application couvre les ouvrages courants — logements, bâtiments scolaires et hospitaliers, immeubles de bureaux, bâtiments industriels, commerces et parkings — dans des conditions normales d'utilisation, ainsi que certains ouvrages de génie civil tels que les couvertures de stations d'épuration et de bassins de rétention. Le document est applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, départements et territoires d'outre-mer inclus. Les prédalles peuvent être suspendues ou reposer sur deux, trois ou quatre bords, voire un seul bord dans le cas de porte-à-faux, ou encore sur appuis ponctuels dans le cas des planchers-dalles avec ou sans chapiteaux.
Comme pour les autres planchers préfabriqués, la caractéristique la plus déroutante du NF DTU 23.4 pour qui vient d'un autre corps d'état est qu'il ne fournit presque aucune valeur forfaitaire de dimensionnement. Il n'existe pas de longueur d'appui réglementaire, pas de portée maximale tabulée, pas d'entraxe d'étai imposé. Le texte renvoie systématiquement au plan de préconisation de pose du fournisseur et aux règles de calcul de la NF P19-206. Ce choix est cohérent : la prédalle est un produit industriel dont les performances relèvent de la norme produit NF EN 13747, et le DTU encadre la mise en oeuvre, pas le produit.
La conséquence pratique est double. D'une part, le plan de préconisation de pose est la pièce contractuelle centrale du lot gros oeuvre : établi par le fournisseur, justifié selon la NF P19-206, il peut être complété par le bureau d'études chargé des études générales d'exécution et sert de référence à toutes les vérifications de chantier. D'autre part, un CCTP qui prescrit une valeur d'appui chiffrée sans renvoi au plan de pose crée une contradiction contractuelle : la valeur opposable est celle du plan de pose, pas celle du CCTP. La quasi-totalité des sinistres en phase provisoire sur ce type de plancher trouve son origine dans une rupture de cette chaîne documentaire.
Comprendre en détail NF DTU 23.4 P1-1 (juillet 2021) — P 19-203-1-1
Domaine d'application, limites d'épaisseur et exclusions
L'article 1 du NF DTU 23.4 P1-1 vise les planchers constitués de prédalles précontraintes dont l'épaisseur est comprise entre 50 mm et 180 mm bornes incluses, et les planchers constitués de prédalles en béton armé dont l'épaisseur est comprise entre 40 mm et 180 mm bornes incluses. Il couvre également les planchers à dalle pleine constitués de prédalles pouvant comprendre des treillis raidisseurs ou des nervures de raidissement en béton, ainsi que les planchers dont les prédalles ne forment que coffrage du plancher pendant la construction.
Le NF DTU 23.4 P1-2 § 3.1 exprime ces mêmes limites en mètres — 0,05 m à 0,18 m pour les prédalles précontraintes, 0,04 m à 0,18 m pour les prédalles en béton armé — et ajoute une exigence propre aux prédalles suspendues : leur épaisseur est a minima de 0,05 m. Il impose en outre que les prédalles soient conformes à la NF EN 13747, la certification « Marque NF - Prédalles pour plancher en béton armé ou précontraint » valant preuve de conformité.
Quatre familles d'ouvrages sont expressément exclues du domaine : les planchers constitués de prédalles comportant des alvéoles, qui relèvent du NF DTU 23.2 ; les zones de travées comportant des rupteurs de ponts thermiques ; les zones de travées comportant des goujons ; et les planchers réalisés avec du béton de fibres. Les trois dernières solutions relèvent de la procédure d'Avis Technique. Cette exclusion est structurante pour la conception thermique : un plancher à prédalles avec rupteurs de ponts thermiques en about de dalle n'est pas un ouvrage traditionnel et ne peut pas être prescrit par simple renvoi au NF DTU 23.4.
Le domaine d'application s'entend en conditions normales d'utilisation. Il est applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, y compris les départements et territoires d'outre-mer. Une exigence particulière — sismique, incendie, environnement chimique agressif — ne trouve pas sa réponse dans le NF DTU 23.4 seul, mais dans le cumul du DTU, de la NF P19-206 et des textes propres à l'exigence considérée.
Le vocabulaire d'appui : repos effectif, repos minimum, repos nominal, espace d'appui
L'article 3 du NF DTU 23.4 P1-1 définit quatre notions qu'il ne faut jamais confondre, et dont la confusion est la première cause de litige sur ce lot. Le repos sur appui est la distance horizontale entre le nu de l'appui et le point le plus en retrait au niveau de la sous-face de la prédalle : c'est le repos effectif « u », constaté et mesuré sur chantier (§ 3.4).
Le repos minimum est la valeur de repos sur appui en dessous de laquelle une lisse de rive est obligatoire (§ 3.5). Le repos nominal est la valeur du repos sur appui indiquée sur le plan de pose, qui tient compte des tolérances de fabrication des prédalles et des tolérances d'exécution des ouvrages (§ 3.6). L'espace d'appui, enfin, est la profondeur d'appui nominale devant être réservée sur la structure porteuse pour permettre la pose des prédalles compte tenu d'obstacles éventuels, cadres de poutre par exemple, et des différentes tolérances (§ 3.7).
C'est l'espace d'appui, et non le repos, qu'il faut porter sur les plans de coffrage du gros oeuvre : c'est la cote que le coffreur doit réserver. Le repos nominal est ce qui est attendu après pose ; le repos minimum est le seuil d'alerte ; le repos effectif est ce qui est mesuré. Un procès-verbal de chantier qui ne précise pas laquelle de ces quatre notions il désigne est inexploitable.
La lisse de rive est définie au § 3.8 comme une lisse d'appui dont l'axe est situé au plus à 30 cm du nu de l'appui définitif. La note du § 5.4.1 confirme qu'une lisse de rive en retrait d'une distance inférieure ou égale à 30 cm du nu du voile ne nécessite pas de justification particulière — au-delà, une justification devient nécessaire.
Le plan de préconisation de pose : contenu exigible et chaîne de responsabilité
Le § 5.2 énumère précisément ce que le plan de préconisation de pose doit préciser : les hypothèses prises en compte dans les calculs ; les conditions à respecter pour les appuis, ancrages, liaisons et continuités, notamment en ce qui concerne les armatures, qu'elles sortent en attente des prédalles ou qu'elles soient à placer en oeuvre ; la pente éventuelle du plancher ; la définition des prédalles, leur poids théorique avec leur repérage et leur implantation ; les conditions de stockage ; les conditions de manutention, de levage et de pose ; les conditions d'étaiement ; la nomenclature des armatures ; les détails d'exécution.
S'y ajoutent deux exigences propres aux prédalles suspendues : le repérage des zones comportant des suspentes, en précisant pour ces dernières leur diamètre, leur espacement et la distance entre le bas de la prédalle et le haut de la suspente en position redressée ; et les valeurs maximales de hauteur des attentes hat des boîtes d'attente compatibles avec les prédalles. Les plans indiquent également les zones non traitées en intégralité — balcons, chevêtres — pour lesquelles il faut se référer à d'autres documents d'exécution.
La chaîne de responsabilité est explicite : les plans de préconisation de pose sont établis par le fournisseur de prédalles et peuvent être complétés par le bureau d'études chargé des études générales d'exécution du gros oeuvre ; les dispositions qui y figurent doivent être justifiées selon la NF P19-206. Le carnet de fabrication des prédalles, comprenant a minima les armatures longitudinales, transversales et de couture, les inserts et les réservations, peut être fourni sur demande.
En amont, le § 5.1 impose une circulation d'informations dans l'autre sens : l'entreprise doit fournir au fournisseur des prédalles le planning de livraison, le mode de chargement compatible avec la cinématique de pose le cas échéant, les moyens de levage (capacité, inserts de manutention), les conditions d'accessibilité au chantier, les possibilités de stockage sur chantier et le délai de stockage prévu. Un plan de pose établi sans ces données est un plan de pose établi sur des hypothèses non vérifiées.
Manutention, stockage et levage : les valeurs opposables
Le stockage doit être fait horizontalement sur une aire aménagée spécialement, dégagée, facile d'accès, stable et plane, de manière à ce que les prédalles ne soient pas soumises à des efforts parasites. Le DTU conseille en note de poser directement les prédalles sans stockage intermédiaire. En cas d'empilage, les éléments de calage tels que chevrons doivent être adaptés, respecter un alignement vertical, et être placés à proximité des appuis et axés verticalement, sauf indication contraire.
L'empilement des prédalles est limité à 1,50 m de hauteur ; pour un stockage par piles plus hautes, l'entreprise doit avoir reçu l'accord préalable du fournisseur. Dans le cas des prédalles posées sans étai, il est exclu de mettre en place un appui intermédiaire lors du stockage. Pour les prédalles précontraintes, un délai de stockage prévu supérieur à 3 semaines après fabrication doit être pris en compte dans la conception du plancher, et l'entreprise doit prévenir le fournisseur dès que le délai de stockage prévu sur chantier excède 2 semaines — puis à nouveau si ce délai initialement prévu est dépassé.
Le levage doit être lent et progressif de façon à minimiser les effets dynamiques sur les prédalles et les points de préhension. Le § 5.3 du P1-1 impose un angle de levage supérieur ou égal à 60°, tout en admettant, dans le cas de l'utilisation d'un palonnier sur chantier, de manutentionner les prédalles avec un angle inférieur, sans toutefois descendre en dessous de 45°. Le NF DTU 23.4 P1-2 § 4.2.1 exprime la même contrainte géométrique dans l'autre convention, en imposant un angle d'élingage inférieur ou égal à 60° : les deux formulations décrivent la même limitation, l'une mesurée par rapport à l'horizontale, l'autre par rapport à la verticale de l'apex. En cas de doute sur la convention retenue, c'est la valeur portée sur le plan de préconisation de pose qui fait foi.
Lorsque la prédalle est levée en six points ou plus, un système d'élingues auto-équilibrant ou un palonnier de manutention avec équilibrage des efforts dans les élingues est nécessaire. Pour les prédalles en béton armé munies de treillis raidisseurs, les crochets de levage doivent impérativement être passés à l'intérieur des boucles formées par les diagonales des treillis raidisseurs. Les boucles de levage et leur dimensionnement relèvent du § 7.4 de la NF P19-206.
Pose, réception du support et réception des prédalles
Le mode de pose est défini lors de la préparation du chantier, de façon à déterminer le repos nominal et l'espace d'appui à réserver sur la structure porteuse ainsi que le dimensionnement du dispositif d'étaiement ; la déformabilité des supports doit également être considérée. Lorsque l'état de la surface d'appui est surfacé au sens du NF DTU 21, la pose est réalisée à sec ; dans le cas contraire, elle doit être réalisée soit à bain de mortier, soit sur lisse de rive.
En pose sur voile avec lisse de rive, le voile sera arasé 20 mm en dessous du niveau inférieur du plancher pour assurer un bétonnage correct en sous-face de la prédalle, et la lisse de rive est disposée en retrait pour permettre le traitement de la cueillie avant le retrait de l'étaiement. Le DTU attire l'attention sur le fait qu'une lisse de rive est un dispositif d'appui qui peut être nécessaire indépendamment de la présence ou non d'étaiements intermédiaires — les deux fonctions ne se confondent pas.
La réception du support (§ 5.4.2) porte sur la conformité avec les plans d'exécution et sur la distance libre entre appuis. Dans le cas particulier des prédalles suspendues, elle est complétée par la vérification de la position de l'attente dans le voile, du diamètre, de l'espacement, de la géométrie et des dimensions des armatures en attente, et de l'état de surface de la zone de reprise.
La réception des prédalles sur chantier (§ 5.4.3) impose de vérifier, en référence au plan de préconisation de pose : la présence des étiquettes d'identification, la présence des dispositifs de manutention, les dimensions de la prédalle, les positions et dimensions des réservations, la présence, le type et la position des inserts, l'état de surface, la présence éventuelle des treillis raidisseurs et des grecques, et les suspentes dans le cas de prédalles suspendues. En cas de fabrication certifiée NF ou équivalent, la réception sur chantier se limite à vérifier que les prédalles ne comportent ni fissures ni épaufrures inacceptables.
Étaiement, charges de construction et exploitation du plancher
Le système d'étaiement est généralement constitué par des lisses continues supportées par des étais. Les lisses d'appuis sont généralement parallèles aux supports et continues sous les prédalles. Les lisses d'étaiement intermédiaires sont réglées de niveau avec les appuis pour les prédalles ne présentant pas de contre-flèche, et mises au contact de leur sous-face dans le cas contraire. Des étais complémentaires sont disposés dans les zones comportant des points singuliers, par exemple les trémies de grande dimension.
Lorsque l'étaiement est réalisé par d'autres dispositifs — appuis ponctuels notamment — l'entreprise responsable de la réalisation du plancher doit s'assurer, avec l'aide éventuelle du fournisseur, que le mode de mise en oeuvre retenu n'entraîne pas de sollicitations incompatibles avec la résistance du plancher pour la phase considérée.
L'Annexe B, informative, retient une charge de construction de 2 kN/m² pour le dimensionnement du dispositif d'étaiement. Cette valeur a été déterminée dans l'hypothèse d'une faible accumulation de béton et d'un personnel en nombre limité : lorsque ces conditions ne sont pas satisfaites, l'entreprise doit définir la charge à prendre en compte. Le DTU insiste sur un point souvent mal compris : cette charge de construction ne doit pas être confondue avec la charge de chantier prise en compte pour la vérification des prédalles en phases provisoires. Pour les prédalles épaisses ou avec contre-flèche, le poids propre de la prédalle est supporté en totalité par les lisses de rive éventuelles.
Le § 5.4.6 fixe la règle qui protège les compagnons : le plancher ne peut être exploité — stockage, mise en oeuvre du niveau supérieur — qu'une fois la dalle de compression et les chaînages réalisés et ayant atteint la résistance nécessaire au regard des sollicitations considérées. Dans le cas particulier d'un plancher à prédalles sans appui, l'enlèvement des lisses d'appui ne peut donc avoir lieu que lorsque la résistance du béton est suffisante compte tenu des sollicitations de l'ouvrage.
Armatures complémentaires, bétonnage et réseaux incorporés
Les conditions de mise en oeuvre des armatures sont conformes aux spécifications du NF DTU 21. Le § 5.5.1 distingue les armatures sur joint, mises en oeuvre dans le béton complémentaire au droit des joints entre deux prédalles ou entre la prédalle et l'élément porteur de rive parallèle à la portée, et disposées au-dessus de la prédalle avec un enrobage minimal de 10 mm sauf prescription contraire ; les armatures supérieures de flexion longitudinale en chapeau, disposées au plus près de la face supérieure du plancher et calées pour ne subir aucun déplacement lors du bétonnage ; et les armatures supérieures de flexion transversale, positionnées perpendiculairement à la portée.
S'y ajoutent les armatures de couture table-nervure, qui peuvent être disposées indifféremment sur la hauteur du béton coulé en place lorsque le plancher sert de table de compression à des nervures associées ; les armatures de renfort sur prédalles (longitudinales, inférieures de flexion transversale, de renfort de trémie, complémentaires d'ancrage), dont la nature, la longueur et la position sont précisées sur le plan de préconisation de pose et qui respectent un enrobage de 10 mm par rapport à la face supérieure de la prédalle ; et les armatures de poinçonnement au droit des charges localisées importantes.
Côté bétonnage, le § 5.5.2.1 impose une classe de résistance du béton des chaînages et tables de compression de poutres supérieure ou égale à C25/30, et le § 5.5.2.2 la même classe minimale pour la dalle collaborante rapportée — avec une note importante : cette exigence peut correspondre à une résistance supérieure à celle résultant de certaines classes d'exposition, dont la classe XC1 de la NF EN 206/CN. Prescrire un béton sur la seule base de la classe d'exposition conduit donc à un sous-dimensionnement. La face supérieure des prédalles doit être nettoyée et humidifiée avant coulage, et le béton déversé sans accumulation puis réparti depuis les appuis ou les étais vers le milieu de la travée.
Aucune gaine ni canalisation ne doit être incorporée, sans accord du bureau d'études de l'entreprise de gros oeuvre, dans les chaînages, les chevêtres, les bandes noyées et les consoles courtes. La densité des gaines et inserts ne doit pas affecter la résistance du plancher. S'il s'avère nécessaire de couper sur chantier des treillis raidisseurs, par exemple pour disposer des tubes de chauffage, des étais supplémentaires doivent être disposés au droit des points faibles et il convient de se rapprocher systématiquement du fournisseur de prédalles.
Trémies, chevêtres, porte-à-faux et prédalles suspendues
Les percements de faibles dimensions sont réalisés sur chantier suivant les spécifications du fournisseur et après son approbation ; le positionnement peut être adapté pour tenir compte du positionnement des armatures de la prédalle. Le sciage et le carottage sont à privilégier, le burinage au marteau piqueur est à proscrire. Les trémies sans chevêtre doivent avoir une largeur, perpendiculairement à la portée, au plus égale à 60 cm, et sont réalisées à la fabrication de la prédalle — elles ne peuvent être réalisées sur chantier qu'à condition d'avoir été prévues au projet.
Pour toutes les autres trémies, un chevêtre en béton armé est nécessaire. Il peut être réalisé soit en extrémité de prédalle, les armatures de flexion du chevêtre pouvant être posées sur la prédalle ou intégrées dans cette dernière, soit dans la hauteur totale du plancher avec des dispositions d'armatures conformes au § 6.4 — la disposition des armatures de la bande noyée relevant alors des plans d'exécution du bureau d'études structures de l'entreprise de gros oeuvre.
Pour les porte-à-faux, le § 6.2 n'envisage que l'emploi de prédalles interrompues sur appui. Des armatures de couture peuvent être nécessaires sur la partie en porte-à-faux et sur la zone d'équilibrage, dimensionnées selon l'article 8 de la NF P19-206 ; la classe de résistance du béton coulé en oeuvre est portée sur le plan de préconisation de pose, sans être inférieure à C25/30.
Les prédalles suspendues (§ 6.3) exigent une attention particulière sur la position des armatures de liaison ou des boîtes d'attente dans le support, le diamètre, l'espacement, la géométrie et les dimensions des armatures en attente, la hauteur des suspentes, la distance maximale entre le brin avant de la suspente et le nu de l'élément porteur, les armatures complémentaires de renfort à introduire dans les suspentes, et les autres armatures à ajouter dans le noeud. Le redressage doit être conduit de manière alternée et à l'avancement, avec un outil ne permettant qu'un seul redressage par suspente et par armature : le redressage est satisfaisant lorsque l'armature de diamètre ϕ s'inscrit dans un cylindre virtuel de diamètre 2ϕ. Sur support préfabriqué, la distance ds entre les suspentes et le nu intérieur du support doit être inférieure à 45 mm pour une suspension à une seule extrémité et à 65 mm pour une suspension aux deux extrémités.
Finitions, joints, tolérances et sous-face apparente
Les percements et fixations a posteriori dans les planchers terminés sont possibles à condition de repérer les armatures, par exemple au moyen d'un pachomètre. Si des armatures sont coupées ou endommagées, l'entreprise doit se rapprocher du fournisseur de prédalles pour vérifier la résistance du plancher. Lorsque les documents particuliers du marché prévoient des fixations ou percements de petites dimensions dont la position ne peut être déterminée au projet, il faut prévoir un surcroît d'armatures ; le DTU note que l'expérience montre qu'un renforcement de l'ordre de 10 % est souvent suffisant et qu'il est rarement nécessaire de prévoir un renforcement supérieur à 20 %.
Les joints de prédalles peuvent être laissés apparents ou traités. En cas de traitement, le produit doit être conforme au NF DTU 23.4 P1-2, stocké à l'abri du gel et de l'humidité, et mis en oeuvre entre 5 °C et 35 °C sauf dispositions particulières. Le NF DTU 23.4 P1-2 § 3.3 classe les produits de joint en deux catégories selon leur capacité de déformation d mesurée selon l'Annexe B : catégorie I si d est strictement inférieure à 0,40 mm — cas des produits à base cimentaire — et catégorie II si d est supérieure ou égale à 0,40 mm — cas des produits à base de liant organique. En l'absence de caractérisation, le produit est classé en catégorie I.
Cette classification a une conséquence directe sur le planning : un produit de catégorie I ne peut être mis en oeuvre qu'après la mise hors d'eau et hors d'air du bâtiment et après que les charges permanentes ont été appliquées sur le plancher, tandis qu'un produit de catégorie II peut l'être dès lors que le plancher a été désétayé et ne supporte plus d'étaiement du niveau supérieur, la sous-face ne devant présenter aucune humidité visible pendant la mise en oeuvre et le séchage. Prescrire un produit de catégorie I sans intégrer ce jalon dans le planning conduit mécaniquement à un traitement de joints prématuré et à une réapparition des fissures.
En l'absence d'indication des DPM, la sous-face des prédalles est considérée comme un parement ordinaire au sens du NF DTU 21, qualification identique à celle du NF DTU 59.1. L'application éventuelle d'un enduit plâtre en sous-face nécessite un traitement particulier de la surface du béton pour favoriser l'adhérence ou l'application d'un produit d'accrochage conformément au NF DTU 25.1, les limites de prestations étant définies au NF DTU 23.4 P2. Côté tolérances, l'article 8 renvoie à celles du NF DTU 21 sauf indications contraires des DPM, et ajoute une valeur propre : la tolérance sur la distance libre entre les éléments supports est prise égale à 20 mm.
Erreurs fréquentes sur les planchers à prédalles
Prescrire au CCTP une longueur d'appui forfaitaire. Le NF DTU 23.4 n'en donne aucune : le repos minimum figure sur le plan de préconisation de pose du fournisseur et se détermine selon l'Annexe B de la NF P19-206, en fonction de la portée.
Exploiter le plancher — stockage de matériaux, étaiement du niveau supérieur — avant que la dalle de compression et les chaînages n'aient atteint la résistance nécessaire, ce que le § 5.4.6 interdit. C'est la cause d'accident la plus grave sur ce type d'ouvrage.
Dimensionner l'étaiement sur la charge de chantier des prédalles au lieu de la charge de construction de 2 kN/m² de l'Annexe B, ou retenir cette valeur sans vérifier l'hypothèse de faible accumulation de béton et de personnel limité.
Prescrire le béton de la dalle collaborante sur la seule base de la classe d'exposition. Le § 5.5.2.2 impose C25/30 minimum, exigence qui peut dépasser celle résultant de la classe XC1 de la NF EN 206/CN.
Réaliser une trémie sans chevêtre de plus de 60 cm de largeur perpendiculairement à la portée (§ 6.1.2), ou la découper sur chantier alors qu'elle n'était pas prévue au projet.
Buriner au marteau piqueur pour créer un percement. Le § 6.1.1 le proscrit explicitement au profit du sciage et du carottage.
Redresser une suspente en plusieurs fois, ce qui produit l'effet baïonnette. Le § 6.3.1 impose un outil ne permettant qu'un seul redressage, le critère de conformité étant l'inscription de l'armature de diamètre ϕ dans un cylindre virtuel de diamètre 2ϕ.
Incorporer une gaine dans un chaînage, un chevêtre, une bande noyée ou une console courte sans accord du bureau d'études de l'entreprise de gros oeuvre (§ 5.5.2.3.1).
Couper un treillis raidisseur pour faire passer un tube de chauffage sans disposer d'étais supplémentaires au droit du point faible et sans se rapprocher du fournisseur.
Traiter les joints avec un produit de catégorie I avant la mise hors d'eau et hors d'air et avant application des charges permanentes : le § 7.2 ne l'admet pas, et le traitement ne tiendra pas.
Livrer une sous-face de prédalles apparente sans avoir spécifié d'exigence de parement aux DPM : à défaut, la sous-face est un parement ordinaire au sens du NF DTU 21 (§ 7.3).
Prescrire un plancher à prédalles avec rupteurs de ponts thermiques ou goujons par simple renvoi au NF DTU 23.4 : ces solutions sont hors domaine et relèvent de l'Avis Technique.
Glossaire NF DTU 23.4 P1-1 (juillet 2021) — P 19-203-1-1
- Prédalle industrialisée
- Élément de plancher préfabriqué en béton armé ou précontraint fabriqué en usine fixe de manière industrielle, relevant de la NF EN 13747, destiné à être complété par un béton coulé en place. Épaisseurs couvertes : 50 à 180 mm en précontraint, 40 à 180 mm en béton armé.
- Prédalle de coffrage
- Prédalle utilisée comme coffrage pour le béton coulé en place, sans contribution à la résistance du plancher fini, excepté pour l'enrobage (§ 3.9).
- Prédalle suspendue
- Prédalle autre que de coffrage, sans appui direct sur l'élément porteur, comportant à l'about des armatures assurant le relèvement de la réaction d'appui dans la dalle de compression (§ 3.10). Épaisseur minimale 0,05 m (P1-2 § 3.1).
- Prédalle mince / prédalle épaisse
- Une prédalle est dite mince lorsque son épaisseur est inférieure ou égale à la demi-épaisseur du plancher sans excéder 80 mm (§ 3.11), et épaisse au-delà de l'un ou l'autre de ces seuils (§ 3.12). La distinction commande le comportement en phase provisoire.
- Repos sur appui (repos effectif u)
- Distance horizontale entre le nu de l'appui et le point le plus en retrait au niveau de la sous-face de la prédalle, constatée et mesurée sur chantier (§ 3.4).
- Repos minimum
- Valeur de repos sur appui en dessous de laquelle une lisse de rive est obligatoire (§ 3.5). Elle figure sur le plan de préconisation de pose et est déterminée selon l'Annexe B de la NF P19-206.
- Repos nominal
- Valeur du repos sur appui indiquée sur le plan de pose, tenant compte des tolérances de fabrication des prédalles et des tolérances d'exécution des ouvrages (§ 3.6).
- Espace d'appui
- Profondeur d'appui nominale devant être réservée sur la structure porteuse pour permettre la pose, compte tenu d'obstacles éventuels (cadres de poutre) et des différentes tolérances (§ 3.7). C'est la cote à porter sur les plans de coffrage.
- Lisse de rive
- Lisse d'appui dont l'axe est situé au plus à 30 cm du nu de l'appui définitif (§ 3.8). Elle est obligatoire lorsque le repos effectif est inférieur au repos minimum, et peut être nécessaire indépendamment des étaiements intermédiaires.
- Armatures de couture
- Armatures ancrées des deux côtés de l'interface entre la prédalle et le béton coulé en place — diagonales des treillis raidisseurs, armatures individuelles ou continues en boucles — destinées à reprendre le cisaillement à l'interface (§ 3.1).
- Suspentes
- Armatures transversales façonnées en cadre ou en U dont le brin horizontal inférieur vient en recouvrement avec les armatures longitudinales de la prédalle, destinées à remonter l'effort tranchant en partie supérieure de la dalle (§ 3.2).
- Plan de préconisation de pose
- Ensemble des plans et documents définissant les conditions permettant la mise en oeuvre des prédalles (§ 3.3). Établi par le fournisseur, justifié selon la NF P19-206, il peut être complété par le bureau d'études d'exécution du gros oeuvre.
- Produit de joint de catégorie I / catégorie II
- Classement des produits de traitement des joints de prédalles selon leur capacité de déformation d mesurée à l'Annexe B du P1-2 : catégorie I si d < 0,40 mm (base cimentaire), catégorie II si d ≥ 0,40 mm (liant organique). À défaut de caractérisation, catégorie I.
- NF P19-206
- Norme de règles de calcul des planchers à prédalles industrialisées en béton. Elle porte notamment l'Annexe B (détermination des repos minimum), le § 7.4 (boucles de levage), l'article 8 (armatures de couture des porte-à-faux) et le § 9.5 (renforcement en cas de repos insuffisant).
Questions fréquentes sur NF DTU 23.4 P1-1 (juillet 2021) — P 19-203-1-1
Qu'est-ce que NF DTU 23.4 P1-1 (juillet 2021) — P 19-203-1-1 ?
NF DTU 23.4 — Planchers à prédalles industrialisées en béton. Le NF DTU 23.4 fixe les clauses techniques d'exécution des planchers à prédalles industrialisées en béton armé ou précontraint, préfabriquées en usine et complétées par une dalle collaborante coulée en place. Il encadre le plan de préconisation de pose, le repos sur appui, l'étaiement, les armatures complémentaires, le bétonnage, les trémies, les porte-à-faux et les prédalles suspendues. Un repos d'appui non vérifié, un étaiement sous-dimensionné ou un plancher exploité avant durcissement du béton de clavetage sont les trois causes d'effondrement en phase provisoire les plus documentées sur ce type d'ouvrage. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF DTU 23.4 P1-1 (juillet 2021) — P 19-203-1-1 ?
Le domaine d'application couvre : Planchers à prédalles industrialisées en béton, suspendues ou reposant sur deux, trois ou quatre bords, voire un bord en porte-à-faux ou sur appuis ponctuels : logements, bâtiments scolaires et hospitaliers, bureaux, bâtiments industriels, commerces et parkings, en conditions normales d'utilisation. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF DTU 23.4 P1-1 (juillet 2021) — P 19-203-1-1 sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Quelle est la longueur d'appui minimale d'une prédalle ?
Le NF DTU 23.4 n'en fixe aucune de manière forfaitaire. Le § 5.4.4 renvoie aux valeurs de repos minimum portées sur les plans de préconisation de pose du fournisseur, fonction de la portée et déterminées conformément à l'Annexe B de la NF P19-206. Toute valeur d'appui citée sans référence au plan de pose est sans fondement normatif.
Quelles épaisseurs de prédalles sont couvertes par le NF DTU 23.4 ?
De 50 mm à 180 mm bornes incluses pour les prédalles précontraintes, et de 40 mm à 180 mm bornes incluses pour les prédalles en béton armé (art. 1 du P1-1 et § 3.1 du P1-2). Les prédalles suspendues ont en outre une épaisseur minimale de 0,05 m.
Quelle classe de béton pour la dalle collaborante rapportée ?
Le § 5.5.2.2 impose une classe de résistance supérieure ou égale à C25/30, exigence reprise au § 3.2 du P1-2. Le DTU note expressément que cette exigence peut correspondre à une résistance supérieure à celle résultant de certaines classes d'exposition, dont la classe XC1 de la NF EN 206/CN.
Quelle charge de construction retenir pour dimensionner un étaiement de prédalles ?
L'Annexe B informative retient 2 kN/m², valeur déterminée dans l'hypothèse d'une faible accumulation de béton et d'un personnel en nombre limité. Hors de ces conditions, l'entreprise doit définir la charge. Cette charge de construction ne se confond pas avec la charge de chantier utilisée pour vérifier les prédalles en phases provisoires.
Quand peut-on désétayer et exploiter un plancher à prédalles ?
Le § 5.4.6 impose que le plancher ne soit exploité — stockage, mise en oeuvre du niveau supérieur — qu'une fois la dalle de compression et les chaînages réalisés et ayant atteint la résistance nécessaire au regard des sollicitations considérées. Pour un plancher à prédalles sans appui, l'enlèvement des lisses d'appui obéit à la même condition.
Quelle largeur de trémie peut-on réaliser sans chevêtre ?
Le § 6.1.2 limite la largeur des trémies sans chevêtre à 60 cm au plus, mesurée perpendiculairement à la portée. Ces trémies sont réalisées à la fabrication de la prédalle avec des armatures de renfort ; elles ne peuvent être réalisées sur chantier que si elles ont été prévues au projet. Au-delà, un chevêtre en béton armé est nécessaire (§ 6.1.3).
Quelle largeur de joint et quel désaffleurement sont admis entre deux prédalles ?
Sauf prescriptions contraires, le § 5.4.1 retient une largeur de joint « e » comprise entre 5 et 20 mm et un désaffleurement « a » n'excédant pas 10 mm. Lorsque la pose conduit à des joints hors de ces critères, l'entreprise définit la solution adaptée à leur traitement.
Quel angle de levage respecter pour manutentionner une prédalle ?
Le § 5.3 du P1-1 impose un angle de levage supérieur ou égal à 60°, avec la possibilité de descendre plus bas en cas d'utilisation d'un palonnier sur chantier, sans jamais passer sous 45°. Le § 4.2.1 du P1-2 exprime la même contrainte en imposant un angle d'élingage inférieur ou égal à 60°. Au-delà de six points de préhension, un système auto-équilibrant ou un palonnier équilibré est nécessaire.
Combien de temps peut-on stocker des prédalles précontraintes sur chantier ?
Le § 5.3 impose de prévenir le fournisseur dès que le délai de stockage prévu sur chantier excède 2 semaines, et de le rapprocher à nouveau si ce délai est dépassé. Lorsque le délai de stockage prévu excède 3 semaines après fabrication, cette donnée doit être prise en compte dès la conception du plancher. L'empilement reste limité à 1,50 m.
Que faire lorsque le repos d'appui constaté est insuffisant ?
Le § 6.5 distingue trois cas. Si la pénétration de l'armature sur l'appui (a') est suffisante, aucune disposition complémentaire n'est nécessaire. Si a' est insuffisante mais ≥ 50 mm et si le retrait de la prédalle est ≤ 50 mm, un renforcement par cadres de suspension est possible selon le § 9.5 de la NF P19-206. Dans les autres cas, une étude spécifique est requise et, à défaut de justification, la prédalle doit être mise au rebut.
Peut-on faire passer des gaines dans un plancher à prédalles ?
Le § 5.5.2.3.1 interdit d'incorporer une gaine ou une canalisation dans les chaînages, les chevêtres, les bandes noyées et les consoles courtes sans accord du bureau d'études de l'entreprise de gros oeuvre. Ailleurs, l'encombrement doit respecter les prescriptions de la Figure 18 du DTU et ne pas affecter la résistance du plancher.
La sous-face des prédalles peut-elle rester apparente ?
En l'absence d'indication des documents particuliers du marché, le § 7.3 la considère comme un parement ordinaire au sens du NF DTU 21, qualification identique à celle du NF DTU 59.1. Une exigence d'aspect supérieure doit donc être explicitement spécifiée aux DPM. L'application d'un enduit plâtre nécessite un traitement d'adhérence conformément au NF DTU 25.1.
Quand traiter les joints de prédalles ?
Cela dépend de la catégorie du produit (P1-2 § 3.3). Un produit de catégorie I — capacité de déformation d < 0,40 mm, typiquement à base cimentaire — ne peut être mis en oeuvre qu'après mise hors d'eau et hors d'air du bâtiment et application des charges permanentes. Un produit de catégorie II — d ≥ 0,40 mm — peut l'être dès que le plancher est désétayé et ne supporte plus d'étaiement du niveau supérieur.
Quelles tolérances d'exécution s'appliquent aux planchers à prédalles ?
L'article 8 renvoie aux tolérances du NF DTU 21, sauf indications contraires des DPM, et ajoute une valeur propre : la tolérance sur la distance libre entre les éléments supports est prise égale à 20 mm. S'y ajoutent les tolérances de pose du § 5.4.1 (joint 5-20 mm, désaffleurement ≤ 10 mm) et celles des prédalles suspendues du § 6.3.3.
Le NF DTU 23.4 couvre-t-il les rupteurs de ponts thermiques ?
Non. L'article 1 exclut expressément les zones de travées comportant des rupteurs de ponts thermiques, celles comportant des goujons, les planchers réalisés avec du béton de fibres et les prédalles alvéolées. Les trois premières solutions relèvent de la procédure d'Avis Technique ; les prédalles alvéolées relèvent du NF DTU 23.2.
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Dernière mise à jour
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Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.
NF DTU 23.4 P1-1 (juillet 2021) — P 19-203-1-1 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. prédalle, plancher béton, préfabriqué, dalle collaborante, repos sur appui, étaiement, suspente, treillis raidisseur, plan de préconisation de pose, NF EN 13747, NF P19-206.