Aller au contenu principal
Retour à la réglementation
Document Technique Unifié
NF DTU 36.5 P1-1 / P1-2 / P2 (P 20-202)

NF DTU 36.5 - Mise en œuvre des fenêtres et portes extérieures

Le NF DTU 36.5 P1-1 (indice de classement P 20-202-1-1) fixe les clauses techniques types de conception de la pose et de mise en œuvre des fenêtres, portes-fenêtres, blocs-baies, ensembles menuisés et portes extérieures, quel que soit le matériau — acier, aluminium, bois, PVC, mixte — en travaux neufs comme en rénovation. Il traite le calage d'assise, les fixations et leur emplacement, les calfeutrements secs, les dimensions du rejingot et de l'appui, et les tolérances de la fenêtre posée. Il ne s'applique pas aux fenêtres de toit ni aux menuiseries à performance de résistance au feu.

Domaine d'application

Conception de la mise en œuvre de la menuiserie sur son support et conditions de mise en œuvre des fenêtres, portes-fenêtres, blocs-baies, ensembles menuisés et portes extérieures, tous matériaux, en travaux neufs et en rénovation, posés verticalement avec une inclinaison n'excédant pas 15° sur la verticale et fixés directement au gros œuvre sur au moins deux côtés opposés du dormant périphérique. Produits posés isolément, juxtaposés horizontalement jusqu'à former une bande horizontale, ou superposés verticalement jusqu'à former une bande verticale. Applicable dans toutes les zones climatiques françaises, DOM compris

Mis à jour le 15 janvier 2024
Applicable depuis le 10 avril 2010
menuiserie
pose
fenêtre
porte extérieure
calfeutrement
rejingot
calage
applique
tunnel
tableau
rénovation
P 20-202
DTU 36.1
DTU 37.1

Règles principales

Domaine du DTU et référence produit

Obligatoire

5 vise les fenêtres, portes-fenêtres, blocs-baies, ensembles menuisés et blocs-portes extérieurs tous matériaux (acier, aluminium, bois, PVC, mixte), posés verticalement avec une inclinaison n'excédant pas 15° et fixés au gros œuvre sur au moins deux côtés opposés du dormant.

Il ne s'applique pas aux fenêtres de toit et verrières (pente > 15°), à la menuiserie intérieure, aux revêtements et habillages non liés aux fenêtres, ni aux produits à performance de résistance au feu.

Références : NF DTU 36.5 P1-1 § 1 et 4, NF DTU 36.5 P1-2, NF EN 14351-1

Choix du type de mise en œuvre

Obligatoire

Le DTU distingue les types de mise en œuvre selon la situation de la fenêtre vis-à-vis du mur, l'emplacement du calfeutrement au gros œuvre (applique intérieure, tunnel ou entre tableaux, applique extérieure), la disposition des fixations et les dispositions de la traverse basse (recouvrant le rejingot, en applique intérieure sur ou sans rejingot, en appui sur reconstitution d'appui). La terminologie normative des sept cas courants figure en annexe A.

Références : NF DTU 36.5 P1-1 § 3.3, 5.1 et annexe A (normative)

Calage d'assise et charge de 100 daN

Obligatoire

Le poids propre de la fenêtre est reporté sur le gros œuvre par des cales d'assise situées en sous-face de la traverse basse, en particulier au voisinage des montants latéraux et intermédiaires ; les cales ne doivent pas entraîner de discontinuité de l'étanchéité. Une fois la fenêtre mise en œuvre, la traverse basse dormante sous ouvrant et son éventuelle tablette, chaque cale et chaque fixation doivent pouvoir supporter une charge additionnelle ponctuelle de 100 daN sans altération de la fenêtre, du doublage, de l'étanchéité périphérique ni du vitrage placé sous celui-ci

Exceptions :

  • • Fenêtres et portes-fenêtres coulissantes: L'appui et le calage de la traverse basse doivent intéresser toute la largeur du dormant et reprendre les charges de chacun des rails ; la distance libre entre cales ne doit pas excéder 30 cm et la flèche ou déversement du seuil entre deux cales successives sous l'effort doit être limitée à 1 mm. Des cales sont prévues au droit de l'emplacement des chariots fenêtre fermée
  • • Châssis pivotants: Un calage d'assise est réalisé au droit du pivot inférieur
  • • Portes extérieures: Le paragraphe 5.8 relatif au calage d'assise ne concerne pas les portes extérieures
Références : NF DTU 36.5 P1-1 § 5.2 et 5.8

Emplacement et espacement des fixations

Obligatoire

Les fixations sont disposées en priorité à une distance maximale de 100 mm des axes de rotation, des points de condamnation des ouvrants sur le dormant, des cales de vitrage pour les châssis fixes, et au voisinage des meneaux et traverses. La distance maximale entre deux fixations est de 0,80 m.

Sur les montants, la distance entre fixation et bord du fond de feuillure d'un angle du dormant est au maximum de 0,25 m. L'immobilisation de la pièce d'appui et du seuil est obligatoire pour les fenêtres de plus de 0,90 m de largeur entre dormants.

Exceptions :

  • • Bloc-baie avec coffre: Sauf prescription du concepteur : fixation par la console intermédiaire si le coffre en possède une ; sinon la fixation aux extrémités de la traverse supérieure est doublée
  • • Baie dans un mur avec paroi de doublage: Les fixations doivent être réalisées entièrement sur le mur, indépendamment du doublage
Références : NF DTU 36.5 P1-1 § 5.7

Interdiction des percements traversants en traverse basse

Obligatoire

Aucun percement total traversant vertical des traverses basses ou des seuils ne doit être effectué, en particulier pour le passage des fixations. Un percement pour fixation n'est admis que s'il est situé en partie arrière, hors d'une zone susceptible de recevoir des eaux de drainage ou d'infiltration.

Références : NF DTU 36.5 P1-1 § 5.2, figure 6

Modes de fixation admis et exclus

Obligatoire

La fixation des dormants par collage ou par injection de mousse ne permet pas de satisfaire aux exigences ni d'en assurer la pérennité. 7.

Sur béton ou maçonnerie d'éléments pleins non poreux, la distance de l'axe de la fixation à l'arête du support est d'au moins 60 mm (réductible à 35 mm pour les seuils sur rejingot, hors chevilles métalliques à expansion) et les vis des ensembles vis/chevilles ont un diamètre minimal de 6 mm.

Références : NF DTU 36.5 P1-1 § 5.3.3, 5.4.1 et 5.6, NF P 24-351

Calfeutrement sec continu sur tout le périmètre

Obligatoire

Un calfeutrement est prévu dans tous les cas entre gros œuvre et dormant, assurant l'étanchéité à l'air et à l'eau du joint sur tout le périmètre, avec une attention particulière aux raccordements d'angles. Les fenêtres ne sont mises en œuvre qu'avec un calfeutrement sec, hors cas spécifiques de calfeutrement humide renforcé.

La zone d'appui du calfeutrement est supposée étanche à l'air et à l'eau et doit permettre une largeur d'appui minimum de 13 mm.

Exceptions :

  • • Calfeutrement humide renforcé: Utilisable uniquement lors de travaux à l'identique de travaux anciens et lorsqu'un dressage du support n'est pas possible : cordon de mastic élastomère en rainure sur fond de joint, longueur de cheminement de l'eau d'au moins 30 mm, épaisseur de bourrage intérieure et extérieure d'au moins 10 mm. Également possible pour les huisseries acier servant de coffrage au banché ou au maçonné
  • • Enduits réalisés avant pose, habillages de tableaux (pierre attachée, brique, bardage rapporté, ETICS): Le calfeutrement et le plan d'étanchéité à l'eau et à l'air de la menuiserie doivent impérativement être réalisés sur le gros œuvre
Références : NF DTU 36.5 P1-1 § 5.9.1 et 5.9.6

Calfeutrement par mastics extrudés

Obligatoire

1, le calfeutrement en solin étant strictement réservé aux travaux de réhabilitation. Mastic mis en place avant pose : hauteur minimale du cordon avant pose de la menuiserie 13 mm, épaisseur minimale du cordon après pose 5 mm. En pose en tunnel avec joint mastic directement exposé aux intempéries : largeur en œuvre maximale 15 mm avec les seuls mastics élastomères 25 E.

Références : NF DTU 36.5 P1-1 § 5.9.2, NF DTU 44.1, NF EN ISO 11600

Calfeutrement par mousse imprégnée

Obligatoire

Bandes de mousse imprégnée à base de butyle ou d'acrylique (bitume et cire exclus), compatibles avec le béton banché, le précadre et en règle générale tout support déclaré étanche.

La compression ne doit pas exercer sur l'appui ou la traverse basse une poussée conduisant à une déformation supérieure à 1 mm au centre, et le dormant doit présenter une rigidité telle que la déformation entre fixations reste inférieure à 1 mm.

Lorsque le calfeutrement latéral est au mastic, la bande de mousse en appui remonte entre montant et tableau sur une hauteur minimale de 10 cm pour se raccorder au fond de joint.

Références : NF DTU 36.5 P1-1 § 5.9.3

Appui de baie, rejingot et protection du calfeutrement

Obligatoire

1. Rejingot : largeur minimale 40 mm ; hauteur minimale 25 mm pour un appui coulé en place ou réalisé en petits éléments de maçonnerie en briques, 30 mm pour un appui en pierre naturelle massive ; pente minimale de l'appui 10 %. L'arrière du talon doit être perpendiculaire à la sous-face de l'appui, l'angle avec la verticale ne dépassant pas 10 % (6°).

Exceptions :

  • • Portes avec seuils calfeutrés au mastic élastomère: Le seuil peut être placé à l'aplomb du rejingot ; il ne doit en aucun cas être en retrait par rapport au rejingot avec possibilité de rétention d'eau
  • • Rejingot aligné sur les tableaux sans feuillures verticales: La pose avec traverse basse recouvrant le rejingot nécessite une reconstitution d'appui pour assurer la continuité du calfeutrement dans les angles bas
Références : NF DTU 36.5 P1-1 § 5.1.3 et annexe B (B.1.2, tableau B.1), NF DTU 20.1, NF P 98-052

Conditions préalables et acceptation des supports

Obligatoire

La pose ne peut être entreprise que si toutes les conditions sont satisfaites : travaux de gros œuvre suffisamment avancés, locaux dégagés et nettoyés, appuis de baies et seuils finis, ragréés ou dressés et secs, encadrements nettoyés, tracés exécutés (traits de niveau sur les murs à baies, nus finis extérieur et intérieur repérés) et tolérances du gros œuvre conformes à l'annexe B.

Les remises en état, ragréages et dressages nécessaires sont exécutés avant pose. La tolérance de positionnement des trous de scellement et des taquets est de ± 10 mm par rapport à la cote nominale des plans fournis par l'entreprise de pose.

Références : NF DTU 36.5 P1-1 § 7.4 et 7.5, Annexe B.4

Tolérances de la fenêtre posée

Obligatoire

Défaut de verticalité : 2 mm/m dans le plan perpendiculaire à la fenêtre (faux aplomb) et 2 mm/m dans le plan de la fenêtre. Défaut d'horizontalité : 2 mm pour les largeurs inférieures ou égales à 1,50 m, 3 mm au-delà. Différence de longueur des deux diagonales du dormant inférieure à 2 mm par mètre de longueur des diagonales.

Positionnement latéral à ± 5 mm par rapport à l'axe de la baie, cochonnets équilibrés au mieux. Jeu entre ouvrant et dormant ne s'écartant pas de plus de 2 mm de la cote nominale des plans, le cadre ouvrant servant de référence.

Exceptions :

  • • Huisseries en acier de portes: Défauts de rectitude et d'aplomb des montants ≤ 2 mm dans les deux plans verticaux ; parallélisme entre montants ≤ 2 mm dans tous les plans ; rectitude et niveau de la traverse ≤ 2 mm pour le premier mètre puis 1 mm par mètre supplémentaire sous un maximum de 4 mm ; équerrage après pose ≤ 2 mm sur 50 cm
Références : NF DTU 36.5 P1-1 § 7.6.1 et 8.2

Conditions particulières des fenêtres en bois

Obligatoire

L'humidité du bois au moment de la livraison comme au moment de la pose doit être comprise entre 13 % et 17 %. Le stockage est réalisé à l'abri des intempéries et des projections, dans un local sec et ventilé.

Lorsque la pièce d'appui vient en saillie du dormant, elle est délardée ou non en bout selon l'état de finition du gros œuvre et les conditions de calfeutrement ; après délardage, les bois reçoivent en bout une protection hydrofuge et, selon la durabilité naturelle de l'essence, une protection insecticide et fongicide adéquate.

Références : NF DTU 36.5 P1-1 § 7.8, NF P 23-305

Examen préalable du support existant avant remise de l'offre

Obligatoire

Avant tout engagement en rénovation, un examen préalable de l'état des menuiseries existantes est à effectuer, le maître d'ouvrage donnant à toute entreprise la possibilité de procéder aux investigations nécessaires.

Il doit apprécier la résistance mécanique du dormant existant et prévoir réparations ou renforcements (réparations locales admises seulement si la fixation existante la plus proche est à au moins 100 mm de la zone réparée), vérifier l'aptitude des fixations existantes, proposer les traitements complémentaires, déterminer les travaux d'adaptation, examiner l'étanchéité du dormant existant et de sa liaison au gros œuvre, prévoir les habillages selon les cochonnets et vérifier les dispositions d'allège au regard de la NF P 01-012.

Ses conclusions doivent être intégrées à la proposition de l'entreprise.

Exceptions :

  • • Menuiserie de rénovation assurant la fonction de garde-corps: La pose sur dormant existant n'est pas autorisée : il doit être procédé à l'enlèvement total du dormant existant
  • • État du dormant existant ne permettant pas d'assurer la garantie: Une pose avec enlèvement partiel ou total du dormant existant doit être proposée ; les zones concernées relèvent alors des spécifications du neuf, en particulier les tolérances des appuis
Références : NF DTU 36.5 P1-1 § 6.1, NF DTU 36.5 P2, NF P 01-012

Exécution en rénovation : aération, drainage et rejingot rapporté

Obligatoire

Le calfeutrement assurant l'étanchéité à l'air et à l'eau doit impérativement être réalisé entre l'ancien et le nouveau dormant sur toute la périphérie. Les trous de drainage des pièces d'appui ou traverses basses du dormant existant doivent être obturés. Une aération obligatoire entre habillage extérieur et dormant existant est assurée par une lame d'air d'épaisseur minimale de 5 mm.

Les habillages extérieurs sont nécessaires lorsque les cochonnets bois ou acier des dormants existants sont supérieurs à 10 mm.

Exceptions :

  • • Protection du calfeutrement du rejingot rapporté: Système de rejet d'eau formant goutte d'eau à 40 mm minimum avec un appui présentant une pente minimum de 5 %, ou bavette recouvrant l'épaisseur du mur ; pour une porte-fenêtre, bavette recouvrant tout l'appui
Références : NF DTU 36.5 P1-1 § 6.2.1.1, 6.2.2 et 6.2.3, NF DTU 59.1

Positionnement des seuils et fonctionnement des ouvrants

Obligatoire

Pour les portes-fenêtres et portes extérieures battantes, le positionnement de la menuiserie doit permettre l'ouverture et le bon fonctionnement des ouvrants par rapport au niveau supérieur déclaré du sol fini intérieur, celui-ci intégrant tous les revêtements de sol et hauteurs de tapis éventuels ; une note indique qu'un jeu d'au moins 5 mm entre niveau supérieur déclaré du sol fini et niveau bas des ouvrants permet généralement ce bon fonctionnement.

La même exigence s'applique vis-à-vis du sol fini extérieur pour les ouvrants vers l'extérieur.

Références : NF DTU 36.5 P1-1 § 7.9

Essais et contrôle en cas de litige

Obligatoire

En cas de litige, la vérification de l'étanchéité à l'eau d'une fenêtre posée peut être faite selon la méthode de la NF EN 13051.

Des essais de perméabilité à l'air in situ peuvent être réalisés en s'inspirant de la méthode de laboratoire de la NF EN 1026, mais leurs résultats ne peuvent en aucun cas permettre de vérifier la classe de perméabilité à l'air de la fenêtre, cette vérification devant se faire strictement en laboratoire sur une fenêtre neuve parfaitement posée.

Le contrôle de la qualité d'aspect des vitrages et des éléments en aluminium anodisé ou thermolaqué se fait en appliquant les règles professionnelles correspondantes.

Références : NF DTU 36.5 P1-1 § 9 et 10, NF EN 13051, NF EN 1026

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Défaut de verticalité du dormant posé 2 mm/m Dans le plan perpendiculaire à la fenêtre (faux aplomb) et dans le plan de la fenêtre (§ 7.6.1 et 8.2)
Défaut d'horizontalité (faux niveau) 2 mm jusqu'à 1,50 m de largeur ; 3 mm au-delà Fenêtre posée, travaux neufs comme rénovation
Différence de longueur des diagonales du dormant < 2 mm par mètre de longueur des diagonales Tolérance proportionnelle et non écart absolu (§ 7.6.1)
Positionnement latéral dans la baie ± 5 mm par rapport à l'axe de la baie Cochonnets équilibrés au mieux en fonction de l'état de la baie
Jeu entre ouvrant et dormant ± 2 mm par rapport à la cote nominale des plans Le cadre ouvrant sert de référence
Planéité générale du plan de pose (gros œuvre) e = 10 mm Distance horizontale entre point le plus en saillie et point le plus en retrait (annexe B.1.1.7)
Planéité locale du plan de pose (désaffleurement) d = 3 mm Entre parties contiguës, notamment aux angles linteau-tableau (annexe B.1.1.7)
Profondeur des feuillures − 0 / + 10 mm Écarts admissibles du gros œuvre (annexe B)
Angle d'arrière de talon d'appui ≤ 10 % (6°) par rapport à la verticale Nécessaire au placement correct des pattes de liaison ou de l'appui reconstitué (annexe B.1.2.1)
Positionnement des trous de scellement et taquets ± 10 mm Par rapport à la cote nominale portée sur les plans fournis par l'entreprise de pose (§ 7.4)
Déformation induite par les fixations et calfeutrements ≤ 1 mm Déformation de l'élément fixé, déformation au centre de l'appui sous mousse imprégnée, déformation entre fixations, flèche du seuil de coulissant entre deux cales
Humidité du bois des fenêtres bois 13 % à 17 % À la livraison comme au moment de la pose (§ 7.8)

Dimensions réglementaires

Distance maximale entre deux fixations

Dimension : 0,80 m
Minimum : -

Valeur plafond du § 5.7

Distance des fixations aux points singuliers

Dimension : ≤ 100 mm
Minimum : -

Axes de rotation, points de condamnation, cales de vitrage des châssis fixes, meneaux et traverses

Distance fixation / angle du dormant sur montant

Dimension : ≤ 0,25 m
Minimum : -

Mesurée jusqu'au bord du fond de feuillure de l'angle (§ 5.7)

Largeur au-delà de laquelle le seuil doit être immobilisé

Dimension : 0,90 m
Minimum : -

Largeur mesurée entre dormants (§ 5.7)

Distance de l'axe de fixation à l'arête du support

Dimension : ≥ 60 mm
Minimum : 35 mm (seuils sur rejingot, hors chevilles métalliques à expansion)

Béton ou maçonnerie d'éléments pleins non poreux, sauf justification ou préconisation du fabricant (§ 5.4.1)

Rejingot — largeur minimale

Dimension : 40 mm
Minimum : 40 mm

Tous types d'appuis (tableau B.1)

Rejingot — hauteur minimale

Dimension : 25 mm (appui coulé en place ou en briques) / 30 mm (pierre naturelle massive)
Minimum : 25 mm

Appui mis en place avant pose de la menuiserie (tableau B.1)

Pente minimale de l'appui de baie

Dimension : 10 %
Minimum : 10 %

Tableau B.1 du NF DTU 36.5 P1-1

Dégagement du dispositif d'arrêt des ruissellements

Dimension : 10 mm verticalement / 15 mm horizontalement
Minimum : 10 mm / 15 mm

Par rapport au rejingot, traverse basse recouvrant le rejingot (§ 5.1.3)

Largeur d'appui minimale du calfeutrement

Dimension : 13 mm
Minimum : 13 mm

Zone du support supposée étanche à l'air et à l'eau (§ 5.9.1)

Cordon de mastic mis en place avant pose

Dimension : Hauteur ≥ 13 mm avant pose ; épaisseur ≥ 5 mm après pose
Minimum : 13 mm / 5 mm

Mastic extrudé adossé à un fond de joint adhésif (§ 5.9.2.1)

Largeur maximale du joint mastic exposé en pose en tunnel

Dimension : 15 mm
Minimum : -

Avec utilisation des seuls mastics élastomères 25 E (§ 5.9.2.3)

Remontée de la bande de mousse imprégnée en appui

Dimension : ≥ 10 cm
Minimum : 10 cm

Entre montant et tableau, pour raccordement au fond de joint lorsque le latéral est au mastic (§ 5.9.3.2)

Distance libre entre cales de coulissant

Dimension : ≤ 30 cm
Minimum : -

Flèche ou déversement du seuil entre deux cales limitée à 1 mm sous les charges (§ 5.10.1)

Calfeutrement humide renforcé

Dimension : Cheminement de l'eau ≥ 30 mm ; bourrage ≥ 10 mm intérieur et extérieur
Minimum : 30 mm / 10 mm

Uniquement en travaux à l'identique de travaux anciens sans dressage possible (§ 5.9.5)

Lame d'air entre habillage extérieur et dormant existant (rénovation)

Dimension : ≥ 5 mm
Minimum : 5 mm

Aération obligatoire pour préserver le dormant existant (§ 6.2.3)

Cochonnet imposant un habillage extérieur en rénovation

Dimension : > 10 mm
Minimum : -

Cochonnets bois ou acier des dormants existants (§ 6.2.2)

Inclinaison maximale de pose sur la verticale

Dimension : 15°
Minimum : -

Au-delà, hors domaine d'application (fenêtres de toit, verrières)

Comprendre NF DTU 36.5 P1-1 / P1-2 / P2 (P 20-202)

Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.

Pour NF DTU 36.5 P1-1 / P1-2 / P2 (P 20-202), le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de NF DTU 36.5 P1-1 / P1-2 / P2 (P 20-202) couvre : Conception de la mise en œuvre de la menuiserie sur son support et conditions de mise en œuvre des fenêtres, portes-fenêtres, blocs-baies, ensembles menuisés et portes extérieures, tous matériaux, en travaux neufs et en rénovation, posés verticalement avec une inclinaison n'excédant pas 15° sur la verticale et fixés directement au gros œuvre sur au moins deux côtés opposés du dormant périphérique. Produits posés isolément, juxtaposés horizontalement jusqu'à former une bande horizontale, ou superposés verticalement jusqu'à former une bande verticale. Applicable dans toutes les zones climatiques françaises, DOM compris. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité document technique unifié

Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.

Tout savoir sur NF DTU 36.5 P1-1 / P1-2 / P2 (P 20-202)

Le NF DTU 36.5 « Travaux de bâtiment — Mise en œuvre des fenêtres et portes extérieures » comporte une partie P1-1 (cahier des clauses techniques types, indice de classement P 20-202-1-1), une partie P1-2 (critères généraux de choix des matériaux), une partie P2 (cahier des clauses spéciales) et un fascicule de documentation P3. L'édition consultée ici est celle d'avril 2010, homologuée par décision du Directeur Général de l'AFNOR le 10 mars 2010 pour prendre effet le 10 avril 2010.

Ce texte a unifié trois DTU historiques. Avec la partie P1-2, il remplace les normes homologuées NF P 23-201-1 de novembre 2000 et son amendement A1 d'août 2002 (référence DTU 36.1, menuiseries en bois), NF P 24-203-1 de mai 1993 et son amendement A1 de mai 2001 (référence DTU 37.1, menuiseries métalliques) et NF P 24-204-1 de décembre 2003 (référence DTU 37.2, menuiseries en PVC). Un CCTP qui prescrit encore « DTU 36.1 » ou « DTU 37.1 » pour la pose renvoie donc à des textes remplacés : la référence unique est le NF DTU 36.5, quel que soit le matériau de la menuiserie.

La logique du document est celle d'une pose « sèche ». Le texte pose comme règle que les fenêtres ne sont mises en œuvre, quelle que soit la situation des ouvrages, qu'avec un calfeutrement sec, à l'exception des quelques cas spécifiques de calfeutrement humide renforcé prévus au paragraphe 5.9.5. Deux techniques sont par ailleurs explicitement écartées : la fixation des dormants par collage ou par injection de mousse ne permet pas de satisfaire aux exigences et d'en assurer la pérennité, et le calfeutrement entre gros œuvre et dormant par injection de mousse expansive ne satisfait pas non plus aux exigences d'étanchéité.

Pour la maîtrise d'œuvre, le point de vigilance principal en neuf est la conformité du gros œuvre : appui de baie, rejingot, planéité du plan de pose et profondeur de feuillure conditionnent la faisabilité du calfeutrement. En rénovation, c'est l'examen préalable du support existant avant remise de l'offre qui est déterminant : il conditionne la faisabilité même d'une pose sur dormant conservé et doit être intégré à la proposition de l'entreprise.

Comprendre en détail NF DTU 36.5 P1-1 / P1-2 / P2 (P 20-202)

Domaine d'application et exclusions

Le NF DTU 36.5 P1-1 propose des clauses types pour la conception de la mise en œuvre de la menuiserie sur son support et pour les conditions de mise en œuvre des fenêtres, portes-fenêtres, blocs-baies, ensembles menuisés et portes extérieures, quel que soit le matériau : acier, aluminium, bois, PVC, mixte. Il vise les produits mis en œuvre verticalement, avec une inclinaison n'excédant pas 15° par rapport à la verticale, et fixés directement au gros œuvre du bâtiment sur au moins deux côtés opposés du dormant périphérique.

Une note du texte précise la portée pratique de cette double condition : le DTU couvre les produits posés isolément dans la construction, les produits juxtaposés horizontalement pouvant aller jusqu'à former une bande horizontale, et les produits superposés verticalement pouvant aller jusqu'à former une bande verticale. Au-delà de ces configurations — c'est-à-dire dès que les liaisons ne se limitent plus à des bandes horizontales ou verticales — on bascule dans le domaine du NF DTU 33.1 relatif aux façades rideaux.

Quatre exclusions sont formulées. Le document ne s'applique pas aux fenêtres incorporées en couverture, verrières ou mises en œuvre en pente à plus de 15°, par exemple aux fenêtres de toit ; ni aux travaux de menuiserie intérieure ; ni aux revêtements et habillages non directement liés aux fenêtres ; ni aux produits avec une performance de résistance au feu. Pour les portes extérieures, seuls les blocs-portes extérieurs correspondant à la définition de l'article 3 sont concernés.

Les fenêtres posées avec une inclinaison, même limitée à 15°, appellent une vigilance particulière : le DTU note qu'une fenêtre conçue pour être posée verticalement ne peut généralement pas être mise en œuvre avec de telles inclinaisons, et impose que les justifications de performance, en particulier vis-à-vis de l'étanchéité à l'eau, en tiennent compte. Les fenêtres inclinées vers l'intérieur doivent avoir une conception des drainages et des gardes à l'eau adaptée.

Calage d'assise et fixations : la charge de 100 daN

La répartition des rôles est explicite. Le poids propre de la fenêtre est reporté sur le gros œuvre par l'intermédiaire de cales d'assise situées en sous-face de la traverse basse, en particulier au voisinage des montants. Les fixations, elles, transmettent au gros œuvre les efforts résultant des actions du vent, de la manœuvre des vantaux et des sollicitations prévues au NF DTU 36.5 P1-2, sans altération de la fenêtre ni de son étanchéité périphérique. Les cales sont disposées au voisinage des extrémités des montants latéraux et intermédiaires et ne doivent pas entraîner de discontinuité de l'étanchéité.

Le critère de vérification le plus opposable du chapitre est la charge additionnelle ponctuelle. Pour toutes les fenêtres, une fois mises en œuvre, la traverse basse dormante sous ouvrant et son éventuelle tablette, chaque cale et chaque fixation de celle-ci doivent pouvoir supporter une charge additionnelle ponctuelle de 100 daN sans provoquer d'altération à la fenêtre, au doublage, à l'étanchéité périphérique ni au vitrage éventuellement placé sous celui-ci.

Deux règles de percement encadrent la traverse basse. Aucun percement total traversant vertical des traverses basses ou des seuils ne doit être effectué, en particulier pour le passage des fixations. Un percement pour fixation n'est admis que s'il est situé en partie arrière, hors d'une zone susceptible de recevoir des eaux de drainage ou d'infiltration. Enfin, les fixations ne doivent pas entraîner de déformation supérieure à 1 mm de l'élément fixé, et leur efficacité ne doit pas être altérée sous l'effet de vibrations normalement prévisibles.

Trois modes de fixation sont écartés ou encadrés. La fixation des dormants par collage ou par injection de mousse ne permet pas de satisfaire aux exigences décrites ni d'en assurer la pérennité. Les fixations par pointes ne sont pas admises. Les fixations par chevilles à frapper ne sont admises que dans les limites du paragraphe 5.4.7. Pour les pattes de liaison, les vis à tête fraisée sont exclues pour les trous oblongs sans rondelle appropriée, et la largeur d'appui de la tête de vis ou de la rondelle de part et d'autre de la lumière de la patte doit être au moins de 1,5 mm.

Emplacement des fixations : les distances réellement prescrites

Les fixations sont disposées en priorité au voisinage — à une distance maximale de 100 mm — des axes de rotation, des points de condamnation des ouvrants sur le dormant, des cales de vitrage dans le cas des châssis fixes, et au voisinage des meneaux et traverses. La distance maximale entre deux fixations est de 0,80 m. Sur les montants, la distance entre une fixation et le bord du fond de feuillure d'un angle du dormant est au maximum de 0,25 m.

L'immobilisation de la pièce d'appui et du seuil est obligatoire pour les fenêtres de plus de 0,90 m de largeur mesurée entre dormants. Dans le cas d'un bloc-baie, sauf prescription particulière du concepteur, si le coffre possède une console intermédiaire la fixation se fait par celle-ci ; sinon la fixation aux extrémités de la traverse supérieure est doublée.

Deux erreurs d'exécution récurrentes sont directement visées par le texte. D'abord, les fixations doivent se situer sur le dormant des menuiseries : on ne peut pas fixer le châssis au gros œuvre par l'intermédiaire des fourrures ou tapées, celles-ci pouvant en revanche être fixées sur les pattes ou recevoir des fixations particulières. Ensuite, dans le cas de baies situées dans des murs avec parois de doublage, les fixations doivent être réalisées entièrement sur le mur, indépendamment du doublage.

Les fixations et pattes de liaison ne doivent pas interrompre les garnitures ni s'opposer à leur mise en place : dans le cas d'un mastic extrudé à la pompe, elles doivent permettre le lissage du cordon ; lorsque l'étanchéité est assurée par compression de la garniture, elles doivent permettre d'assurer et de maintenir la compression requise. Sur béton ou maçonnerie d'éléments pleins non poreux, la distance de l'axe de la fixation à l'arête du support est d'au moins 60 mm, sauf justification particulière ou préconisation du fabricant ; elle peut être réduite jusqu'à 35 mm dans le cas des seuils sur rejingot, hors chevilles métalliques à expansion. Les vis des ensembles vis/chevilles doivent avoir un diamètre minimal de 6 mm.

Calfeutrements : quatre techniques, une seule règle générale

Un calfeutrement entre gros œuvre et dormant est prévu dans tous les cas, avec continuité assurée sur tout le périmètre de la fenêtre et une attention particulière portée aux raccordements d'angles. La zone du support sur laquelle vient s'appuyer le calfeutrement est supposée étanche à l'air et à l'eau, et doit permettre une largeur d'appui minimum de 13 mm. Dans le cas d'enduits réalisés avant pose des fenêtres, la réalisation des calfeutrements doit impérativement se faire sur le gros œuvre ; il en va de même en présence d'habillages de tableaux par pierre attachée, brique, bardage rapporté ou ETICS, où le plan d'étanchéité à l'eau et à l'air de la menuiserie doit être réalisé sur le gros œuvre.

Sauf justifications particulières, les calfeutrements — et en particulier ceux réalisés par mastic — ne doivent pas être revêtus par une peinture, un produit d'imperméabilité ou un enduit : le revêtement rapporté n'accepte généralement pas les mêmes déformations, ce qui entraîne des pathologies, sans compter les risques de compatibilité chimique. L'application d'un mastic de finition pour raisons esthétiques reste possible après vérification de la compatibilité des produits.

Pour le calfeutrement par mastic extrudé, le NF DTU 44.1 s'applique, le calfeutrement en solin étant strictement réservé aux travaux de réhabilitation. Lorsque le mastic est mis en place avant la pose de la fenêtre, il est extrudé adossé à un fond de joint adhésif constituant coffrage puis écrasé lors de la mise en place, avec une hauteur minimale de cordon avant pose de 13 mm et une épaisseur minimale de cordon après pose de 5 mm. En pose avec calfeutrement en tunnel, si le joint mastic est directement exposé aux intempéries, sa largeur en œuvre maximale est de 15 mm avec l'utilisation des seuls mastics élastomères de classe 25 E.

Pour le calfeutrement par mousse imprégnée — bandes à base de butyle ou d'acrylique, bitume et cire exclus —, la compression ne doit pas exercer sur l'appui et la traverse basse une poussée conduisant à une déformation supérieure à 1 mm au centre, et le dormant doit présenter une rigidité telle que la déformation entre fixations sous la poussée de la bande reste inférieure à 1 mm. Lorsque le calfeutrement latéral est réalisé au mastic, la bande de mousse en appui doit remonter entre montant et tableau sur une hauteur minimale de 10 cm pour se raccorder au fond de joint. Le raccordement de deux bandes de mousse ne doit jamais s'effectuer en appui, et en pose en tunnel la mousse ne doit pas tourner dans les angles.

Appui de baie et rejingot : les dimensions minimales du gros œuvre

L'annexe B du NF DTU 36.5 P1-1 rappelle les caractéristiques dimensionnelles des baies dans le gros œuvre en maçonnerie ou béton, qui doivent être conformes aux spécifications du NF DTU 20.1. Les valeurs de référence pour le rejingot y sont clairement tabulées : largeur minimale 40 mm dans tous les cas, hauteur minimale 25 mm pour un appui coulé en place avant pose de la menuiserie et pour un appui réalisé à l'aide de petits éléments de maçonnerie en briques, hauteur minimale 30 mm pour un appui en pierre naturelle massive mis en place avant pose de la menuiserie, et pente minimale de l'appui de 10 %.

L'annexe précise également deux tolérances du plan de pose, c'est-à-dire de la surface de maçonnerie sur laquelle s'effectue le calfeutrement entre la face extérieure de la menuiserie et la maçonnerie. La planéité générale, mesurée comme la distance horizontale entre le point le plus en saillie et le point le plus en retrait de l'ensemble du plan de pose, est de 10 mm. La planéité locale, c'est-à-dire le désaffleurement entre parties contiguës du plan de pose — typiquement de part et d'autre d'un joint entre éléments de coffrage, et le plus fréquemment aux angles linteau-tableau —, est de 3 mm. Les écarts admissibles sur la profondeur des feuillures sont de − 0 / + 10 mm.

Une géométrie souvent négligée conditionne la pose des pattes : l'arrière du talon de l'appui doit être perpendiculaire à la sous-face de l'appui, l'angle éventuel de cet arrière de talon avec la verticale ne devant pas dépasser 10 %, soit 6°. Dans le cas d'un appui préfabriqué industriellement en béton, celui-ci doit répondre aux exigences de la norme NF P 98-052.

Lorsque la traverse basse recouvre le rejingot, le dispositif d'arrêt des ruissellements d'eau de pluie — becquet, bavette, goutte d'eau — doit se situer à un niveau inférieur ou au plus égal au bord supérieur du calfeutrement, et être dégagé du rejingot d'au moins 10 mm verticalement et 15 mm horizontalement. Le cas du rejingot aligné sur les tableaux sans feuillures verticales impose une reconstitution d'appui pour assurer la continuité du calfeutrement dans les angles bas.

Tolérances de la fenêtre posée

La règle posée par le paragraphe 7.6 est de mettre en œuvre la fenêtre au mieux compte tenu des écarts réels du gros œuvre, les tolérances de celui-ci définies à l'annexe B devant permettre de respecter celles de la fenêtre après pose. Le défaut de verticalité est limité à 2 mm/m dans le plan perpendiculaire à la fenêtre — le faux aplomb — et à 2 mm/m dans le plan de la fenêtre. Le défaut d'horizontalité, ou faux niveau, est de 2 mm pour les largeurs inférieures ou égales à 1,50 m et de 3 mm au-delà.

L'équerrage se contrôle sur les diagonales : la différence de longueur des deux diagonales du dormant doit être inférieure à 2 mm par mètre de la longueur des diagonales. Ce n'est donc pas une tolérance absolue de 2 mm, mais une tolérance proportionnelle — sur une baie dont les diagonales mesurent 2 m, l'écart admissible est de 4 mm.

Le positionnement dans la baie est également borné : latéralement, la fenêtre est positionnée à ± 5 mm par rapport à l'axe de la baie, les cochonnets étant équilibrés au mieux en fonction de l'état de la baie. Le jeu entre ouvrant et dormant ne doit pas s'écarter de plus de 2 mm par rapport à la cote nominale des plans, le cadre ouvrant servant de référence. En tout état de cause, les écarts de pose ne doivent pas constituer un obstacle au bon fonctionnement de la menuiserie ni à son aspect, par exemple l'alignement des traverses.

Les huisseries en acier de portes relèvent de tolérances spécifiques : les défauts de rectitude et d'aplomb des montants ne doivent pas excéder 2 mm dans les deux plans verticaux, le défaut de parallélisme entre montants ne doit pas excéder 2 mm dans tous les plans, les défauts de rectitude et de niveau de la traverse ne doivent pas excéder 2 mm pour le premier mètre puis 1 mm par mètre supplémentaire sous un maximum de 4 mm, et les défauts d'équerrage après pose ne doivent pas excéder 2 mm sur 50 cm. En rénovation, les tolérances de pose du paragraphe 8.2 reprennent les mêmes valeurs que le neuf.

Travaux de rénovation : l'examen préalable avant remise de l'offre

Avant tout engagement sur des travaux de rénovation, un examen préalable de l'état des menuiseries existantes est à effectuer, le maître d'ouvrage devant donner à toute entreprise souhaitant faire une proposition la possibilité de procéder aux investigations qu'elle juge nécessaires. Cet examen détermine si la pose est possible en conservant le dormant existant et, le cas échéant, quels travaux de traitement, de remise en état et de préparation des supports sont à effectuer. Ses conclusions et conséquences pratiques doivent être intégrées à la proposition de l'entreprise.

Le contenu de cet examen est listé : apprécier la résistance mécanique du dormant existant et prévoir réparations ou renforcements — les réparations locales n'étant admises que si la fixation du dormant existant la plus proche se situe à au moins 100 mm de la zone réparée ; vérifier si les fixations existantes sont aptes à supporter la nouvelle menuiserie avec son vitrage, sinon prévoir un complément de fixation ; proposer les traitements complémentaires ; déterminer les travaux d'adaptation du dormant existant ; examiner l'étanchéité à l'air et à l'eau du dormant existant et de sa liaison au gros œuvre ; prévoir les habillages extérieurs en fonction des cochonnets ; vérifier le respect des dispositions d'allège au regard de la NF P 01-012 et proposer, le cas échéant, une barre d'appui.

Deux règles de rénovation ont des conséquences immédiates sur le prix. Si une partie de la menuiserie de rénovation assure la fonction de garde-corps, la pose sur dormant existant n'est pas autorisée : il doit être procédé à l'enlèvement total du dormant existant. Et si l'état du dormant existant ne permet pas d'assurer la garantie liée aux travaux, une pose avec enlèvement partiel ou total doit être proposée, les zones concernées relevant alors des spécifications du neuf.

L'examen doit aussi alerter le maître d'ouvrage sur la ventilation : toute rénovation de menuiseries modifie les conditions de ventilation des locaux, les fenêtres neuves étant plus étanches à l'air, et l'entreprise doit attirer son attention pour qu'il puisse procéder, avec l'appui d'un conseil spécialisé, à une redéfinition du système de ventilation. Techniquement, les trous de drainage des pièces d'appui ou traverses basses du dormant existant doivent être obturés, une lame d'air d'épaisseur minimale de 5 mm doit être ménagée entre habillage extérieur et support existant, et les habillages extérieurs sont nécessaires lorsque les cochonnets bois ou acier des dormants existants sont supérieurs à 10 mm. En cas de reconstitution de rejingot, la pièce rapportée doit être en matériau ne créant pas de pont thermique, durablement résistant aux intempéries, de largeur minimale 40 mm et de hauteur minimale 25 mm ; une pièce de bois doit être traitée pour la classe d'emploi 4 ou présenter une durabilité naturelle de classe 1 ou 2.

Erreurs fréquentes sur les marchés de menuiseries extérieures

La première erreur est de référencer « DTU 36.1 » ou « DTU 37.1 » au CCTP. Ces textes ont été remplacés par le NF DTU 36.5, qui unifie la pose de toutes les menuiseries extérieures quel que soit le matériau. Une seconde confusion fréquente porte sur la norme produit des portes : la NF EN 14351-1 couvre les fenêtres et les blocs-portes extérieurs pour piétons ; la NF EN 14351-2 vise les blocs-portes intérieurs et n'est donc pas la référence pour une porte d'entrée.

La deuxième erreur porte sur les distances de fixation. Les valeurs souvent recopiées de « 60 à 80 cm » d'espacement et de « 15 à 20 cm » depuis l'angle ne correspondent pas au texte : la distance maximale entre deux fixations est de 0,80 m, et sur les montants la distance entre fixation et bord du fond de feuillure d'un angle du dormant est au maximum de 0,25 m. Le DTU impose en revanche une distance maximale de 100 mm des fixations aux axes de rotation, points de condamnation et cales de vitrage — c'est cette prescription-là, positionnelle, qui est structurante.

La troisième erreur concerne le rejingot. Une hauteur minimale de 20 mm est parfois indiquée : le tableau B.1 du DTU retient 25 mm pour un appui coulé en place ou en petits éléments de briques et 30 mm pour un appui en pierre naturelle massive, avec une largeur minimale de 40 mm et une pente minimale d'appui de 10 %. De la même manière, l'équerrage du dormant n'est pas de « ± 2 mm sur les diagonales » mais d'une différence de longueur des diagonales inférieure à 2 mm par mètre de diagonale.

La quatrième erreur consiste à calfeutrer à la mousse expansive ou à fixer au collage : le DTU écarte expressément ces deux techniques. La cinquième porte sur l'humidité du bois : pour les fenêtres en bois, l'humidité au moment de la livraison comme au moment de la pose doit être comprise entre 13 % et 17 % — ce n'est ni une valeur plafond isolée ni la valeur applicable aux bois de structure. Enfin, le ressaut maximal d'un seuil accessible ne relève pas du NF DTU 36.5 mais de la réglementation accessibilité : le DTU se borne à exiger que le positionnement de la menuiserie permette l'ouverture et le bon fonctionnement des ouvrants par rapport au niveau supérieur déclaré du sol fini, en notant qu'un jeu d'au moins 5 mm entre sol fini et niveau bas des ouvrants permet généralement ce fonctionnement.

Sources officielles et documents liés

Textes de référence : NF DTU 36.5 P1-1 (P 20-202-1-1, avril 2010, cahier des clauses techniques types), NF DTU 36.5 P1-2 (critères généraux de choix des matériaux), NF DTU 36.5 P2 (cahier des clauses spéciales) et FD DTU 36.5 P3 (mémento pour les maîtres d'œuvre), distribués par le CSTB avec l'autorisation de l'AFNOR.

Textes remplacés : NF P 23-201-1 de novembre 2000 et son amendement A1 d'août 2002 (référence DTU 36.1), NF P 24-203-1 de mai 1993 et son amendement A1 de mai 2001 (référence DTU 37.1), NF P 24-204-1 de décembre 2003 (référence DTU 37.2).

Normes citées : NF EN ISO 11600 (classification des mastics), NF EN 1026 (perméabilité à l'air, méthode d'essai), NF EN 12519 (terminologie fenêtres et portes), NF EN 13051 (étanchéité à l'eau, essai sur site), NF P 01-012 (dimensions des garde-corps), NF P 08-302 (résistance aux chocs des murs extérieurs), NF P 24-351 (protection contre la corrosion des menuiseries métalliques), NF P 98-052 (appuis de baies préfabriqués en béton), NF P 23-305 pour les délais de finition des menuiseries bois.

DTU liés : NF DTU 20.1 pour les baies dans le gros œuvre en maçonnerie et les appuis de baie, NF DTU 44.1 pour les calfeutrements par mastic, NF DTU 39 pour les vitrages et la sécurité aux chutes de personnes, NF DTU 33.1 pour les façades légères au-delà du domaine du 36.5, NF DTU 59.1 pour les travaux de peinture sur dormants existants en rénovation, NF DTU 34.4 pour les fermetures et stores associés.

Glossaire NF DTU 36.5 P1-1 / P1-2 / P2 (P 20-202)

Pose en applique intérieure
Mise en œuvre où le calfeutrement est réalisé côté intérieur, la menuiserie étant appliquée contre le mur en arrière du tableau. Configuration courante en construction neuve avec isolation par l'intérieur.
Pose en tunnel (ou entre tableaux)
Mise en œuvre où le dormant est calfeutré sur le pourtour du tableau, dans l'épaisseur du mur. Si le joint mastic est directement exposé aux intempéries, sa largeur en œuvre maximale est de 15 mm avec des mastics élastomères 25 E.
Rejingot
Relief en partie arrière de l'appui de baie, destiné à arrêter les remontées d'eau sous la traverse basse de la menuiserie. Largeur minimale 40 mm ; hauteur minimale 25 mm (appui coulé en place ou en briques) ou 30 mm (pierre naturelle massive), selon le tableau B.1 du NF DTU 36.5 P1-1.
Cochonnet
Partie du dormant restant visible en tableau, de part et d'autre de la menuiserie. En rénovation, la mise en place d'habillages extérieurs est nécessaire pour des raisons d'entretien lorsque les cochonnets bois ou acier des dormants existants sont supérieurs à 10 mm.
Plan de pose
Surface de la maçonnerie sur laquelle s'effectue le calfeutrement entre la face extérieure de la menuiserie et la maçonnerie : fonds de feuillure en pose en feuillure, parement de la maçonnerie au pourtour de la baie en pose en applique sans feuillure. Planéité générale 10 mm, planéité locale 3 mm.
Cale d'assise
Cale placée en sous-face de la traverse basse, destinée à reporter sur le gros œuvre le poids propre et les charges de service de la fenêtre et à assurer son positionnement horizontal lors de la pose. À disposer au voisinage des extrémités des montants latéraux et intermédiaires.
Calfeutrement humide renforcé
Technique dérogatoire utilisable uniquement lors de travaux à l'identique de travaux anciens et lorsqu'un dressage du support n'est pas possible : calfeutrement humide puis cordon de mastic élastomère en rainure sur fond de joint, avec une longueur de cheminement de l'eau d'au moins 30 mm et une épaisseur de bourrage intérieure et extérieure d'au moins 10 mm.
Reconstitution de feuillure
Élément rapporté créant une feuillure absente du gros œuvre. Les exigences applicables à cet élément sont identiques à celles du dormant, avec la contrainte supplémentaire de l'assemblage sur chantier ; ses extrémités doivent être calfeutrées avec le support.

Questions fréquentes sur NF DTU 36.5 P1-1 / P1-2 / P2 (P 20-202)

Qu'est-ce que NF DTU 36.5 P1-1 / P1-2 / P2 (P 20-202) ?

NF DTU 36.5 - Mise en œuvre des fenêtres et portes extérieures. Le NF DTU 36.5 P1-1 (indice de classement P 20-202-1-1) fixe les clauses techniques types de conception de la pose et de mise en œuvre des fenêtres, portes-fenêtres, blocs-baies, ensembles menuisés et portes extérieures, quel que soit le matériau — acier, aluminium, bois, PVC, mixte — en travaux neufs comme en rénovation. Il traite le calage d'assise, les fixations et leur emplacement, les calfeutrements secs, les dimensions du rejingot et de l'appui, et les tolérances de la fenêtre posée. Il ne s'applique pas aux fenêtres de toit ni aux menuiseries à performance de résistance au feu. Ce document relève de documents techniques unifiés.

Quels projets sont concernés par NF DTU 36.5 P1-1 / P1-2 / P2 (P 20-202) ?

Le domaine d'application couvre : Conception de la mise en œuvre de la menuiserie sur son support et conditions de mise en œuvre des fenêtres, portes-fenêtres, blocs-baies, ensembles menuisés et portes extérieures, tous matériaux, en travaux neufs et en rénovation, posés verticalement avec une inclinaison n'excédant pas 15° sur la verticale et fixés directement au gros œuvre sur au moins deux côtés opposés du dormant périphérique. Produits posés isolément, juxtaposés horizontalement jusqu'à former une bande horizontale, ou superposés verticalement jusqu'à former une bande verticale. Applicable dans toutes les zones climatiques françaises, DOM compris. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à NF DTU 36.5 P1-1 / P1-2 / P2 (P 20-202) sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Le DTU 36.1 est-il encore applicable pour la pose des fenêtres bois ?

Non. Avec la partie P1-2, le NF DTU 36.5 remplace les normes homologuées NF P 23-201-1 de novembre 2000 et son amendement A1 d'août 2002 (référence DTU 36.1), NF P 24-203-1 de mai 1993 et son amendement A1 de mai 2001 (référence DTU 37.1) et NF P 24-204-1 de décembre 2003 (référence DTU 37.2). La pose de toutes les menuiseries extérieures, quel que soit le matériau, relève désormais du NF DTU 36.5.

Quelle est la distance maximale entre deux fixations de menuiserie ?

0,80 m. Les fixations sont par ailleurs disposées en priorité à une distance maximale de 100 mm des axes de rotation, des points de condamnation des ouvrants sur le dormant, des cales de vitrage pour les châssis fixes, et au voisinage des meneaux et traverses. Sur les montants, la distance entre une fixation et le bord du fond de feuillure d'un angle du dormant est au maximum de 0,25 m.

Quelles sont les dimensions minimales du rejingot ?

Largeur minimale 40 mm dans tous les cas. Hauteur minimale 25 mm pour un appui coulé en place avant pose de la menuiserie et pour un appui réalisé en petits éléments de maçonnerie en briques, 30 mm pour un appui en pierre naturelle massive mis en place avant pose. La pente minimale de l'appui est de 10 % (tableau B.1 du NF DTU 36.5 P1-1).

Quelle est la tolérance d'équerrage d'un dormant posé ?

La différence de longueur des deux diagonales du dormant doit être inférieure à 2 mm par mètre de la longueur des diagonales. C'est une tolérance proportionnelle et non un écart absolu de 2 mm. S'y ajoutent un défaut de verticalité limité à 2 mm/m en faux aplomb comme dans le plan de la fenêtre, et un défaut d'horizontalité de 2 mm jusqu'à 1,50 m de largeur, 3 mm au-delà.

Peut-on calfeutrer une menuiserie à la mousse expansive ?

Non. Le NF DTU 36.5 P1-1 indique au paragraphe 5.9.6 qu'un calfeutrement entre gros œuvre et dormant par injection de mousse expansive ne permet pas de satisfaire aux exigences d'étanchéité décrites ni d'en assurer la pérennité. De la même manière, la fixation des dormants par collage ou par injection de mousse ne permet pas de satisfaire aux exigences, et les fixations par pointes ne sont pas admises.

Quelle humidité du bois pour une fenêtre bois à la pose ?

L'humidité du bois au moment de la livraison comme au moment de la pose doit être comprise entre 13 % et 17 %. Le stockage doit être réalisé à l'abri des intempéries et des projections, dans un local sec et ventilé. Après délardage, les bois doivent recevoir en bout une protection hydrofuge et, selon la durabilité naturelle de l'essence, une protection insecticide et fongicide adéquate.

Quelle charge une traverse basse de fenêtre doit-elle supporter ?

Une fois la fenêtre mise en œuvre, la traverse basse dormante sous ouvrant et son éventuelle tablette, chaque cale et chaque fixation de celle-ci doivent pouvoir supporter une charge additionnelle ponctuelle de 100 daN sans provoquer d'altération à la fenêtre, au doublage, à son étanchéité périphérique ni au vitrage éventuellement placé sous celui-ci.

Peut-on poser une fenêtre de rénovation sur dormant existant si elle fait garde-corps ?

Non. Le paragraphe 6.2 précise que dans le cas où une partie de la menuiserie de rénovation assurera la fonction de garde-corps, la pose sur dormant existant n'est pas autorisée : il doit être procédé à l'enlèvement total du dormant existant.

Quelles tolérances le gros œuvre doit-il respecter pour recevoir les menuiseries ?

Les caractéristiques dimensionnelles des baies doivent être conformes au NF DTU 20.1. L'annexe B du NF DTU 36.5 rappelle notamment une planéité générale du plan de pose de 10 mm, une planéité locale (désaffleurement entre parties contiguës) de 3 mm, des écarts admissibles sur la profondeur des feuillures de − 0 / + 10 mm, et un angle d'arrière de talon d'appui ne dépassant pas 10 % soit 6° par rapport à la verticale. Si le gros œuvre est hors tolérances, un dressage doit être exécuté avant pose selon l'annexe B.4.

Export rapide

Documents liés

DTU 36.1 (menuiseries bois) - reference remplacee par le NF DTU 36.5

Attention au referentiel : la norme homologuee NF P 23-201-1 de novembre 2000 et son amendement A1 d'aout 2002, portant la reference DTU 36.1, a ete REMPLACEE par le NF DTU 36.5 (P 20-202), Mise en oeuvre des fenetres et portes exterieures, homologue le 10 mars 2010 pour prendre effet le 10 avril 2010. Viser DTU 36.1 dans un CCTP renvoie donc aujourd'hui a un texte sans valeur normative. Cette fiche recense les prescriptions reellement applicables a la pose des menuiseries exterieures en bois, issues du NF DTU 36.5 P1-1 : conditions prealables, calage et fixations, distances aux rives, calfeutrements, prescriptions complementaires propres aux fenetres en bois, et tolerances de pose.

DTU 37.1 (menuiseries metalliques) - reference remplacee par le NF DTU 36.5

Attention au referentiel : la norme homologuee NF P 24-203-1 de mai 1993 et son amendement A1 de mai 2001, portant la reference DTU 37.1, a ete REMPLACEE par le NF DTU 36.5 (P 20-202), Mise en oeuvre des fenetres et portes exterieures, homologue le 10 mars 2010 pour prendre effet le 10 avril 2010 — de meme que le DTU 37.2 (NF P 24-204-1 de decembre 2003). Cette fiche recense les prescriptions reellement applicables a la pose des menuiseries exterieures metalliques, issues du NF DTU 36.5 P1-1 : fixations sur support metallique, prescriptions propres aux fenetres en aluminium et acier a rupture de pont thermique, traitement du pont thermique de fixation, liaisons entre fenetres et tolerances de pose.

NF DTU 37.2 - Menuiseries métalliques en rénovation (annulé, remplacé par le NF DTU 36.5)

Le DTU 37.2 ne portait pas sur les menuiseries intérieures en bois : il s'intitulait « Travaux de bâtiment — Menuiseries métalliques en rénovation sur dormant existant » et comportait deux parties, NF P 24-204-1 (cahier des clauses techniques) et NF P 24-204-2 (cahier des clauses spéciales), publiées en 2003. Ces deux normes sont annulées. Le NF DTU 36.5 « Mise en oeuvre des fenêtres et portes extérieures », homologué le 10 mars 2010 pour prendre effet le 10 avril 2010, remplace avec sa partie 1-2 les normes NF P 23-201-1 de novembre 2000 et son amendement A1 d'août 2002 (DTU 36.1), NF P 24-203-1 de mai 1993 et son amendement A1 de mai 2001 (DTU 37.1), et NF P 24-204-1 de décembre 2003 (DTU 37.2). Un DTU unique couvre désormais la pose des fenêtres et portes extérieures tous matériaux — bois, métal, PVC, mixte — en travaux neufs comme en rénovation. Cette fiche restitue le référentiel réellement opposable : tolérances de pose de 2 mm/m d'aplomb, examen préalable obligatoire du dormant existant, interdiction de poser sur dormant conservé lorsque la menuiserie fait office de garde-corps, distance maximale de 0,80 m entre fixations et lame d'air de 5 mm sous habillage.

NF DTU 39 - Travaux de vitrerie-miroiterie

Le NF DTU 39 P1-1 (octobre 2006, indice de classement P 78-201-1-1) définit les spécifications de mise en œuvre des travaux de miroiterie et d'installation de produits verriers exécutés sur chantier, en neuf comme en rénovation. Il fixe l'aptitude du système d'étanchéité de feuillure selon l'exposition, la hauteur utile de feuillure et les jeux périphériques, les dispositifs de drainage, les cinq types de cales et leurs dimensions, ainsi que les déformations admissibles des châssis support. Il ne couvre ni le VEC, ni le VEA, ni les installations en verre trempé, ni les vitrages montés en atelier.

NF DTU 44.1 - Étanchéité des joints de façade

Le NF DTU 44.1 « Étanchéité des joints de façade par mise en œuvre de mastics » (NF P 85-210, août 2012) fixe les conditions de calfeutrement étanche à l'eau de pluie et à l'air des joints de façade au moyen de mastics applicables à froid. Il donne la classe minimale de mastic et la profondeur de calfeutrement en fonction du type de joint, du pourcentage de mouvement et de la largeur initiale : profondeur p = L0/2 avec un minimum de 5 mm et une tolérance de ± 10 % en maçonnerie et préfabrication lourde, minimum 8 mm pour un joint de menuiserie à deux étages. Il plafonne aussi la largeur des calfeutrements — 40 mm sur panneaux de préfabrication lourde, 30 mm en préfabrication légère, 20 mm entre menuiseries extérieures et gros œuvre. Un fond de joint absent, à cellules ouvertes, ou un mastic adhérant sur trois faces produisent une rupture cohésive dès le premier cycle thermique.

NF DTU 20.1 — Ouvrages en maçonnerie de petits éléments (parois et murs)

Le NF DTU 20.1 est le texte de référence de la maçonnerie de petits éléments : blocs de béton de granulats, briques de terre cuite, blocs de béton cellulaire autoclavé, pierre naturelle et blocs de coffrage. Sa partie 1-1 (juillet 2020) fixe l'appareillage, le hourdage à joints épais, minces ou semi-épais, les maçonneries de soubassement et la protection contre les remontées d'humidité, les chaînages horizontaux, verticaux et inclinés, les linteaux et appuis de baies, les jonctions d'angle et en Té, et les tolérances d'exécution. Un décalage de joints insuffisant, un chaînage sous-dimensionné ou une coupure de capillarité mal positionnée sont les trois désordres les plus fréquemment relevés en expertise sur ce lot.

Informations

Référence NF DTU 36.5 P1-1 / P1-2 / P2 (P 20-202)
Type Document Technique Unifié
Catégorie Documents Techniques Unifiés
Accès Gratuit
En vigueur depuis 10 avril 2010

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

NF DTU 36.5 P1-1 / P1-2 / P2 (P 20-202) - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. menuiserie, pose, fenêtre, porte extérieure, calfeutrement, rejingot, calage, applique, tunnel, tableau, rénovation, P 20-202, DTU 36.1, DTU 37.1.

Thématiques associées

Notre expertise couvre également ces thématiques connexes, sur lesquelles nous accompagnons régulièrement nos clients :

  • gros œuvre
  • pose en tunnel
  • 100 mm
  • pattes de liaison
  • mm minimum
  • cales de vitrage
  • châssis fixes
  • pose avec calfeutrement en applique intérieure
  • portes fenêtres blocs baies
  • norme nf dtu
  • centre scientifique et technique du bâtiment
  • norme dtu 36.5