NF DTU 37.2 - Menuiseries métalliques en rénovation (annulé, remplacé par le NF DTU 36.5)
Le DTU 37.2 ne portait pas sur les menuiseries intérieures en bois : il s'intitulait « Travaux de bâtiment — Menuiseries métalliques en rénovation sur dormant existant » et comportait deux parties, NF P 24-204-1 (cahier des clauses techniques) et NF P 24-204-2 (cahier des clauses spéciales), publiées en 2003. Ces deux normes sont annulées. Le NF DTU 36.5 « Mise en oeuvre des fenêtres et portes extérieures », homologué le 10 mars 2010 pour prendre effet le 10 avril 2010, remplace avec sa partie 1-2 les normes NF P 23-201-1 de novembre 2000 et son amendement A1 d'août 2002 (DTU 36.1), NF P 24-203-1 de mai 1993 et son amendement A1 de mai 2001 (DTU 37.1), et NF P 24-204-1 de décembre 2003 (DTU 37.2). Un DTU unique couvre désormais la pose des fenêtres et portes extérieures tous matériaux — bois, métal, PVC, mixte — en travaux neufs comme en rénovation. Cette fiche restitue le référentiel réellement opposable : tolérances de pose de 2 mm/m d'aplomb, examen préalable obligatoire du dormant existant, interdiction de poser sur dormant conservé lorsque la menuiserie fait office de garde-corps, distance maximale de 0,80 m entre fixations et lame d'air de 5 mm sous habillage.
Domaine d'application
Conception de la mise en oeuvre et conditions de mise en oeuvre des fenêtres, portes-fenêtres, blocs-baies, ensembles menuisés et portes extérieures, quel que soit le matériau — acier, aluminium, bois, PVC, mixte — en travaux neufs comme en travaux de rénovation, mis en oeuvre verticalement avec une inclinaison n'excédant pas 15° par rapport à la verticale et fixés directement au gros oeuvre sur au moins deux côtés opposés du dormant périphérique. Le champ de l'ancien DTU 37.2, c'est-à-dire la pose de menuiseries de rénovation sur dormant existant, correspond à l'article 6 et à l'article 8 du NF DTU 36.5 P1-1. Sont exclus : les fenêtres de toit et verrières posées à plus de 15° de pente, les travaux de menuiserie intérieure, les revêtements et habillages non directement liés aux fenêtres et les produits avec performance de résistance au feu
Règles principales
Statut : DTU 37.2 annulé, remplacé par le NF DTU 36.5
2 « Travaux de bâtiment — Menuiseries métalliques en rénovation sur dormant existant » comportait la NF P 24-204-1 (cahier des clauses techniques) et la NF P 24-204-2 (cahier des clauses spéciales), publiées en 2003 et aujourd'hui annulées. 2).
Exceptions :
- • Confusion fréquente avec les menuiseries intérieures en bois: Celles-ci relèvent du NF DTU 36.2 et n'ont jamais été traitées par le DTU 37.2
Domaine du NF DTU 36.5
Le NF DTU 36.5, homologué le 10 mars 2010 pour prendre effet le 10 avril 2010 (indice P 20-202-1-1 pour la partie 1-1), propose des clauses types pour la conception de la mise en oeuvre et les conditions de mise en oeuvre des fenêtres, portes-fenêtres, blocs-baies, ensembles menuisés et portes extérieures quel que soit le matériau (acier, aluminium, bois, PVC, mixte), en travaux neufs comme en rénovation, mis en oeuvre verticalement avec une inclinaison n'excédant pas 15° et fixés directement au gros oeuvre sur au moins deux côtés opposés du dormant périphérique. Il est applicable dans toutes les zones climatiques françaises, DOM compris
Exceptions :
- • Exclusions du domaine: Fenêtres incorporées en couverture, verrières ou posées en pente à plus de 15° ; travaux de menuiserie intérieure ; revêtements et habillages non directement liés aux fenêtres ; produits avec performance de résistance au feu
Examen préalable du support existant avant remise de l'offre
Avant tout engagement sur des travaux de rénovation, un examen préalable de l'état des menuiseries existantes doit être effectué, le maître d'ouvrage donnant à toute entreprise la possibilité de procéder aux investigations nécessaires.
Il doit apprécier la résistance mécanique du dormant, vérifier l'aptitude des fixations existantes à supporter la nouvelle menuiserie avec son vitrage, déterminer les travaux d'adaptation (fourrures, arasement, rabotage local), examiner l'étanchéité à l'air et à l'eau du dormant et de sa liaison au gros oeuvre, prévoir les habillages extérieurs selon les cochonnets, et analyser les fermetures existantes.
Exceptions :
- • Réparations locales du dormant existant: Elles ne sont admises que si la fixation du dormant existant la plus proche se situe à au moins 100 mm de la zone réparée
Interdiction de pose sur dormant existant en fonction garde-corps
Dans le cas où une partie de la menuiserie de rénovation assurera la fonction de garde-corps, la pose sur dormant existant n'est pas autorisée : il doit être procédé à l'enlèvement total du dormant existant. L'examen préalable doit par ailleurs vérifier le respect des dispositions existantes de l'allège vis-à-vis des règles de sécurité relatives aux dimensions des garde-corps selon la NF P 01-012, et proposer éventuellement les modifications nécessaires, par exemple une barre d'appui
Exceptions :
- • Suppression de la traverse basse d'une porte-fenêtre: Si la continuité des étanchéités horizontales et verticales n'est pas possible, le dormant existant doit être entièrement déposé sur ses quatre côtés
Obligation d'alerte sur la ventilation des locaux
Toute rénovation des menuiseries modifie les conditions de ventilation des locaux du fait de la mise en place de fenêtres plus étanches à l'air et plus isolantes que les anciennes. Lors de l'examen préalable, l'entreprise doit attirer l'attention du maître d'ouvrage sur ce fait pour que celui-ci, avec éventuellement l'appui d'un conseil spécialisé en aéraulique et thermique, puisse procéder à une redéfinition du système de ventilation des locaux.
Fixations : diamètre, emplacement, espacement
Les fixations directes par vis sur dormant existant en bois doivent avoir un diamètre supérieur ou égal à 4 mm ; les résistances admissibles constatées sont de 100 N pour une vis de 4 mm, 150 N pour 5 mm et 200 N pour 6 mm.
Les fixations principales sont disposées au voisinage des organes de rotation et des points de condamnation des ouvrants, des cales de vitrage pour les châssis fixes, et au voisinage des meneaux et traverses ; pour les coulissantes, des fixations ou plots de centrage sont disposés au droit des montants centraux et des butées.
Exceptions :
- • Fixation par vis-cheville: La charge admissible doit être déterminée par une reconnaissance préalable sur le support existant
- • Travaux neufs: Les fixations sont disposées à une distance maximale de 100 mm des axes de rotation et points de condamnation, la distance entre fixation et bord du fond de feuillure d'un angle du dormant étant au maximum de 0,25 m
Interdiction de percement traversant des traverses basses
Aucun percement total traversant vertical des traverses basses ou des seuils ne doit être effectué, en particulier pour le passage des fixations. Un percement de ces traverses basses ou seuils pour fixation reste autorisé s'il est situé en partie arrière, hors d'une zone susceptible de recevoir des eaux de drainage ou d'infiltration.
Les fixations ne doivent pas interrompre les garnitures d'étanchéité ni s'opposer à leur mise en place, en particulier pour le lissage d'un cordon de mastic extrudé à la pompe.
Habillages extérieurs et aération du dormant conservé
La mise en place d'habillages extérieurs est nécessaire, pour des raisons d'entretien, lorsque les cochonnets bois ou acier des dormants existants sont supérieurs à 10 mm ; la traverse basse reçoit un habillage total. Une aération obligatoire entre habillage extérieur et dormant existant est assurée par trois dispositions : lame d'air d'épaisseur minimale de 5 mm entre habillage et support existant ; bavette d'habillage de la pièce d'appui grugée en extrémité avec un orifice au moins égal à 50 mm², la continuité étant assurée en traverse supérieure par des orifices de même section ; absence de calfeutrement du joint B entre gros oeuvre et habillage
Reconstitution de rejingot
La reconstitution de rejingot ne peut être appliquée que si les prescriptions du neuf ne peuvent être employées. La pièce doit être en matériau ne créant pas de pont thermique, durablement résistant aux intempéries, de largeur minimale 40 mm et de hauteur minimale 25 mm. En bois, elle doit recevoir un traitement de préservation pour la classe d'emploi 4 ou posséder une durabilité naturelle de classe 1 ou 2.
Calfeutrement : joints A à F et dimensions
La conception doit permettre la continuité de l'étanchéité à la périphérie de la menuiserie, en particulier dans les angles. 1.
Le joint C est nécessaire et continu sur les deux montants et la traverse haute, sauf volets roulants existants ; le joint A doit être calfeutré sauf au droit d'un coffre de volet roulant ; le joint B impose un profilé d'habillage d'au moins 5 mm et devient indispensable si le joint C ne peut être réalisé convenablement.
Exceptions :
- • Joint mastic en tunnel directement exposé aux intempéries: Largeur en oeuvre maximale de 15 mm, avec utilisation des seuls mastics élastomères 25 E
- • Calfeutrement humide renforcé: Réservé aux travaux à l'identique de travaux anciens lorsqu'un dressage du support n'est pas possible : cheminement de l'eau d'au moins 30 mm, épaisseur de bourrage intérieure et extérieure d'au moins 10 mm
Mousse expansive : calfeutrement non conforme
Un calfeutrement entre gros oeuvre et dormant de la fenêtre par injection de mousse expansive ne permet pas de satisfaire aux exigences d'étanchéité décrites et d'en assurer la pérennité. Par ailleurs, sauf justifications particulières, les calfeutrements et en particulier ceux réalisés par mastics ne doivent pas être revêtus par une peinture, un produit d'imperméabilité ou un enduit : le revêtement rapporté n'accepte pas les mêmes déformations que le calfeutrement
Exceptions :
- • Mastic de finition: Il est possible, pour des raisons purement esthétiques, d'appliquer un mastic de finition sur le calfeutrement, en vérifiant la compatibilité des différents produits
Tolérances de pose en rénovation et en travaux neufs
Défaut de verticalité : 2 mm par mètre dans le plan perpendiculaire à la menuiserie (faux aplomb) et 2 mm par mètre dans le plan de la menuiserie. Défaut d'horizontalité (faux niveau) : 2 mm pour les largeurs inférieures ou égales à 1,50 m, 3 mm au-delà. Différence de longueur des deux diagonales du dormant inférieure à 2 mm par mètre de la longueur des diagonales.
Jeu entre ouvrant et dormant ne s'écartant pas de plus de 2 mm de la cote nominale, le cadre ouvrant servant de référence.
Exceptions :
- • Travaux neufs — positionnement dans la baie: Latéralement, la fenêtre est positionnée à ± 5 mm par rapport à l'axe de la baie, les cochonnets étant équilibrés au mieux en fonction de l'état de la baie
- • Huisseries en acier de portes: Rectitude et aplomb des montants au plus 2 mm dans les deux plans verticaux ; parallélisme entre montants au plus 2 mm dans tous les plans ; rectitude et niveau de la traverse au plus 2 mm pour le premier mètre puis 1 mm par mètre supplémentaire sous un maximum de 4 mm ; équerrage après pose au plus 2 mm sur 50 cm
Humidité du bois, jeu au sol et essais en cas de litige
L'humidité du bois d'une fenêtre en bois, au moment de la livraison comme au moment de la pose, doit être comprise entre 13 % et 17 %, le stockage étant réalisé à l'abri des intempéries dans un local sec et ventilé.
Pour les portes-fenêtres et portes extérieures battantes, le positionnement doit permettre l'ouverture et le bon fonctionnement des ouvrants par rapport au niveau supérieur déclaré du sol fini intérieur ; un jeu d'au moins 5 mm entre ce niveau et le niveau bas des ouvrants permet ce bon fonctionnement.
Exceptions :
- • Vérification de la classe de perméabilité à l'air: Elle doit se faire strictement selon la NF EN 1026, donc en laboratoire, sur une fenêtre neuve parfaitement posée : les essais in situ ne permettent pas de vérifier la classe
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Défaut de verticalité — faux aplomb | 2 mm/m | Dans le plan perpendiculaire à la menuiserie, en rénovation comme en neuf |
| Défaut de verticalité — dans le plan de la menuiserie | 2 mm/m | NF DTU 36.5 P1-1, art. 7.6.1 et 8.2 |
| Défaut d'horizontalité — faux niveau | 2 mm (largeur ≤ 1,50 m) ; 3 mm au-delà | Mesuré sur la largeur du dormant |
| Différence de longueur des diagonales du dormant | < 2 mm par mètre de diagonale | Contrôle d'équerrage après pose |
| Jeu entre ouvrant et dormant | ± 2 mm par rapport à la cote nominale | Le cadre ouvrant servant de référence |
| Positionnement latéral dans la baie (travaux neufs) | ± 5 mm par rapport à l'axe de la baie | Cochonnets équilibrés au mieux selon l'état de la baie |
| Positionnement des trous de scellement et taquets | ± 10 mm | Par rapport à la cote nominale des plans fournis par l'entreprise de pose |
| Huisserie acier — rectitude et aplomb des montants | ≤ 2 mm dans les deux plans verticaux | Parallélisme entre montants ≤ 2 mm dans tous les plans |
| Huisserie acier — rectitude et niveau de la traverse | 2 mm au premier mètre, +1 mm/m, maximum 4 mm | Équerrage après pose ≤ 2 mm sur 50 cm |
| Humidité du bois à la livraison et à la pose | 13 % à 17 % | Stockage à l'abri des intempéries, local sec et ventilé |
| Déformation sous poussée de mousse imprégnée | < 1 mm | Au centre de la traverse basse en appui, et entre fixations en latéral et supérieur |
| Inclinaison maximale de mise en oeuvre | ≤ 15° par rapport à la verticale | Au-delà, la menuiserie sort du domaine du NF DTU 36.5 |
Dimensions réglementaires
Distance maximale entre deux fixations
Rénovation et travaux neufs
Distance des fixations aux organes de rotation (neuf)
Et aux points de condamnation, cales de vitrage, meneaux et traverses
Diamètre minimal des vis de fixation sur dormant bois
Résistances admissibles constatées : 100 N (Ø4), 150 N (Ø5), 200 N (Ø6)
Distance minimale entre réparation locale et fixation existante
Condition d'admissibilité d'une réparation locale du dormant conservé
Cochonnet imposant un habillage extérieur
Habillage nécessaire pour des raisons d'entretien
Lame d'air entre habillage extérieur et support existant
Aération obligatoire du dormant conservé
Orifice de circulation d'air en extrémité de bavette
Orifices de même section en traverse supérieure
Pièce reconstituant un rejingot
Matériau sans pont thermique ; bois en classe d'emploi 4 ou durabilité naturelle 1 ou 2
Rejet d'eau et pente d'appui sur rejingot reconstitué
Ou bavette recouvrant l'épaisseur du mur
Largeur d'appui minimale du calfeutrement
Zone du support supposée étanche à l'air et à l'eau
Cordon de mastic en appui
Mastic extrudé adossé à un fond de joint adhésif formant coffrage
Joint mastic en tunnel exposé aux intempéries
Mastics élastomères 25 E uniquement
Remontée de mousse imprégnée entre montant et tableau
Lorsque le calfeutrement latéral est réalisé au mastic, pour raccordement au fond de joint
Calfeutrement humide renforcé
Réservé aux travaux à l'identique de travaux anciens
Jeu entre sol fini intérieur et niveau bas des ouvrants
Portes-fenêtres et portes extérieures battantes ; niveau supérieur déclaré du sol fini
Immobilisation obligatoire de la pièce d'appui et du seuil
Largeur mesurée entre dormants
Comprendre NF P 24-204-1 et -2 (2003, annulés) — référentiel en vigueur : NF DTU 36.5 P1-1, P1-2, P2 (avril 2010) et P3 (octobre 2010)
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF P 24-204-1 et -2 (2003, annulés) — référentiel en vigueur : NF DTU 36.5 P1-1, P1-2, P2 (avril 2010) et P3 (octobre 2010), le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF P 24-204-1 et -2 (2003, annulés) — référentiel en vigueur : NF DTU 36.5 P1-1, P1-2, P2 (avril 2010) et P3 (octobre 2010) couvre : Conception de la mise en oeuvre et conditions de mise en oeuvre des fenêtres, portes-fenêtres, blocs-baies, ensembles menuisés et portes extérieures, quel que soit le matériau — acier, aluminium, bois, PVC, mixte — en travaux neufs comme en travaux de rénovation, mis en oeuvre verticalement avec une inclinaison n'excédant pas 15° par rapport à la verticale et fixés directement au gros oeuvre sur au moins deux côtés opposés du dormant périphérique. Le champ de l'ancien DTU 37.2, c'est-à-dire la pose de menuiseries de rénovation sur dormant existant, correspond à l'article 6 et à l'article 8 du NF DTU 36.5 P1-1. Sont exclus : les fenêtres de toit et verrières posées à plus de 15° de pente, les travaux de menuiserie intérieure, les revêtements et habillages non directement liés aux fenêtres et les produits avec performance de résistance au feu. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF P 24-204-1 et -2 (2003, annulés) — référentiel en vigueur : NF DTU 36.5 P1-1, P1-2, P2 (avril 2010) et P3 (octobre 2010)
Première chose à corriger : le DTU 37.2 n'a jamais traité des menuiseries intérieures en bois. Celles-ci relèvent du NF DTU 36.2. Le DTU 37.2 s'intitulait « Travaux de bâtiment — Menuiseries métalliques en rénovation sur dormant existant » et comportait deux parties : NF P 24-204-1, cahier des clauses techniques, et NF P 24-204-2, cahier des clauses spéciales, publiées en 2003. Il fixait les conditions de fourniture et de mise en oeuvre de menuiseries métalliques de rénovation posées verticalement sur dormant existant.
Deuxième chose : ces deux normes sont annulées. L'avant-propos du NF DTU 36.5 P1-1 est explicite — avec la norme homologuée NF DTU 36.5 P1-2, il remplace les normes homologuées NF P 23-201-1 de novembre 2000 et son amendement A1 d'août 2002 (Référence DTU 36.1), NF P 24-203-1 de mai 1993 et son amendement A1 de mai 2001 (Référence DTU 37.1), et NF P 24-204-1 de décembre 2003 (Référence DTU 37.2). La fiche AFNOR de la NF P 24-204-2 la donne comme annulée et remplacée par le NF DTU 36.5 P2 d'avril 2010.
Le NF DTU 36.5 est né d'une refonte complète, homologué le 10 mars 2010 pour prendre effet le 10 avril 2010, sous l'indice de classement P 20-202-1-1 pour sa partie 1-1. Il couvre en un seul document la pose des fenêtres, portes-fenêtres, blocs-baies, ensembles menuisés et portes extérieures quel que soit le matériau, en travaux neufs comme en rénovation. Une partie 3, fascicule de documentation publié en octobre 2010, traite du choix des fenêtres en fonction de leur exposition.
Pour la maîtrise d'oeuvre, la conséquence est double. D'une part, viser « NF DTU 37.2 » ou « NF DTU 37.1 » dans un CCTP de remplacement de menuiseries est une référence morte, qui fragilise le marché. D'autre part, la pose sur dormant existant n'est plus une technique à part : elle est traitée par l'article 6 (conception) et l'article 8 (mise en oeuvre) du NF DTU 36.5 P1-1, qui renvoient pour l'essentiel aux prescriptions du neuf en les complétant.
Comprendre en détail NF P 24-204-1 et -2 (2003, annulés) — référentiel en vigueur : NF DTU 36.5 P1-1, P1-2, P2 (avril 2010) et P3 (octobre 2010)
L'examen préalable du dormant existant : la clause qui fait le devis
Avant tout engagement sur des travaux de rénovation, un examen préalable de l'état des menuiseries existantes doit être effectué. Le maître d'ouvrage doit donner à toute entreprise désirant faire une proposition la possibilité de procéder aux investigations qu'elle juge nécessaires. C'est une clause de consultation, pas seulement d'exécution : elle doit figurer au règlement de consultation d'une opération de remplacement de menuiseries.
L'examen doit apprécier la résistance mécanique du dormant existant et prévoir les réparations ou renforcements nécessaires. Une règle chiffrée encadre les réparations locales : elles ne sont admises que si la fixation du dormant existant la plus proche se situe à au moins 100 mm de la zone réparée. Il doit également vérifier si les fixations du dormant existant sont aptes à supporter la nouvelle menuiserie avec son vitrage, faute de quoi un complément de fixation doit être prévu.
L'examen doit encore déterminer les travaux d'adaptation du dormant — fourrures à rapporter, arasement, rabotage local — pour obtenir l'appui nécessaire, examiner l'étanchéité à l'air et à l'eau du dormant existant et de sa liaison au gros oeuvre afin de proposer les calfeutrements complémentaires notamment aux assemblages d'angles, prévoir les habillages extérieurs en fonction des cochonnets existants, et analyser les fermetures existantes — volets, persiennes — pour proposer leur conservation ou leur remplacement.
Deux obligations d'alerte s'y ajoutent. La première porte sur la sécurité : l'entreprise doit vérifier le respect des dispositions existantes de l'allège vis-à-vis des règles de sécurité relatives aux dimensions des garde-corps selon la NF P 01-012, et proposer le cas échéant les modifications nécessaires, par exemple une barre d'appui. La seconde porte sur la ventilation : toute rénovation modifie les conditions de ventilation des locaux du fait de fenêtres plus étanches à l'air, et l'entreprise doit attirer l'attention du maître d'ouvrage pour qu'il puisse redéfinir le système de ventilation, avec l'appui d'un conseil spécialisé si nécessaire.
Quand la pose sur dormant existant est interdite
Le NF DTU 36.5 pose une interdiction nette : dans le cas où une partie de la menuiserie de rénovation assurera la fonction de garde-corps, la pose sur dormant existant n'est pas autorisée ; il doit être procédé à l'enlèvement total du dormant existant. C'est le point que les études d'exécution oublient le plus souvent sur les opérations de remplacement en logement collectif, où les allèges basses sont fréquentes.
Deuxième cas d'enlèvement obligatoire : lorsqu'il est envisagé de supprimer la traverse basse existante d'une porte-fenêtre afin de ne pas surélever le seuil, si la continuité des étanchéités horizontales et verticales n'est pas possible, le dormant existant doit être entièrement déposé sur ses quatre côtés.
Troisième cas : lorsqu'il est jugé que l'état du dormant existant, partiellement ou totalement, ne permet pas de poser la fenêtre de rénovation dans des conditions permettant d'assurer la garantie liée à ces travaux, il doit être proposé une pose avec enlèvement partiel ou total du dormant. Ces propositions doivent alors respecter, aux endroits concernés, les spécifications prévues pour les travaux neufs à l'article 5 du NF DTU 36.5 P1-1, et en particulier les tolérances des appuis sur lesquels seront exécutés les calfeutrements.
Le corollaire commercial mérite d'être écrit dans l'offre : la pose sur dormant conservé n'est pas un droit acquis, c'est une conclusion d'examen. Les conclusions et conséquences pratiques de cet examen préalable doivent être intégrées à la proposition de l'entreprise.
Fixations et calage en rénovation sur dormant existant
Les fixations et liaisons transmettent à l'ancien dormant le poids propre de la nouvelle menuiserie et les efforts résultant des actions du vent et de la manoeuvre des vantaux. Le calage entre nouveau et ancien dormants, au droit de chaque fixation, est assuré par des cales ou par des vérins fixés sur le dormant qui permettent le réglage du jeu sans accès direct au joint entre les deux dormants. Sur ancien dormant bois, des vis spéciales assurant le calage peuvent être utilisées.
Les fixations directes par vis doivent avoir un diamètre supérieur ou égal à 4 mm. La norme donne, en note, les résistances admissibles constatées dans les conditions normales d'utilisation et de conservation de l'ancien dormant : 100 N pour une vis de 4 mm, 150 N pour une vis de 5 mm, 200 N pour une vis de 6 mm. En cas de fixation par vis-cheville, la charge admissible doit être déterminée par une reconnaissance préalable sur le support existant.
L'emplacement des fixations est prescrit : au voisinage des organes de rotation et des points de condamnation des ouvrants, des cales de vitrage pour les châssis fixes, et au voisinage des meneaux et traverses. Pour les menuiseries coulissantes, des fixations ou plots de centrage doivent être disposés au droit des montants centraux et des butées sur les montants latéraux. Des fixations complémentaires sont à prévoir afin que la distance entre deux fixations reste inférieure à 80 cm.
Une interdiction souvent violée en pratique : aucun percement total traversant vertical des traverses basses ou des seuils ne doit être effectué, en particulier pour le passage des fixations. Un percement reste autorisé s'il est situé en partie arrière, hors d'une zone susceptible de recevoir des eaux de drainage ou d'infiltration. En travaux de rénovation, les trous de drainage des pièces d'appui ou traverses basses du dormant existant doivent en outre être obturés.
Habillages, aération du dormant conservé et reconstitution de rejingot
La mise en place d'habillages extérieurs sur les menuiseries de rénovation est nécessaire, pour des raisons d'entretien, lorsque les cochonnets bois ou acier des dormants existants sont supérieurs à 10 mm. La traverse basse reçoit un habillage total, qui peut n'être que partiel par exemple en présence d'une fermeture extérieure existante. Les habillages sont fixés par clipage, collage ou vissage ; une fixation par simple collage doit être effectuée dans le cadre d'une procédure validée par un organisme agréé.
L'aération entre habillage extérieur et dormant existant est obligatoire pour préserver ce dormant d'une altération. Trois dispositions la garantissent : une lame d'air d'épaisseur minimale de 5 mm entre habillage et support existant ; une bavette d'habillage de la pièce d'appui grugée en extrémité pour maintenir la libre circulation de l'air le long des habillages verticaux, avec un orifice au moins égal à 50 mm², la continuité étant assurée en traverse supérieure par des orifices de même section ; et l'absence de calfeutrement du joint entre gros oeuvre et habillage. Ces dispositions évitent les attaques cryptogamiques sur dormant bois et la corrosion sur dormant acier.
La reconstitution de rejingot ne peut être appliquée que si les prescriptions du neuf ne peuvent être employées. La pièce reconstituant le rejingot doit être en matériau ne créant pas de pont thermique, durablement résistant aux intempéries, de largeur minimale 40 mm et de hauteur minimale 25 mm. S'il s'agit d'une pièce de bois, elle doit recevoir un traitement de préservation pour la classe d'emploi 4 ou posséder une durabilité naturelle de classe 1 ou 2.
Un calfeutrement doit être réalisé entre la pièce reconstituant le rejingot et le gros oeuvre, en partie basse et aux extrémités, et protégé par un dispositif empêchant la rétention d'eau : par exemple un système de rejet d'eau formant goutte d'eau à 40 mm minimum avec un appui présentant une pente minimale de 5 %, ou une bavette recouvrant l'épaisseur du mur.
Calfeutrement : six types de joints et une interdiction
La conception de la mise en oeuvre doit permettre la réalisation d'une continuité de l'étanchéité à la périphérie de la menuiserie, et en particulier dans les angles. Sauf dispositions contraires, le calfeutrement par mastic est réalisé selon le NF DTU 44.1. Le NF DTU 36.5 définit six types de joints repérés A à F et fixe pour chacun l'obligation ou non de calfeutrer. Le joint C, entre habillage ou dormant et gros oeuvre, est nécessaire et doit être continu sur les deux montants et sur la traverse haute, sauf en présence de volets roulants existants ; un solin de mastic élastique ou plastique peut constituer une solution.
Le joint A doit être calfeutré, sauf au droit d'un coffre de volet roulant où un joint E peut lui être substitué. Le joint B, lorsqu'il est réalisé, impose un profilé d'habillage formant face de calfeutrement d'une dimension d'au moins 5 mm ; il devient indispensable si le joint C ne peut être réalisé de façon convenable. Les joints D, E et F peuvent ne pas être étanchés dans les conditions décrites par la norme.
Les prescriptions générales de l'article 5.9 restent applicables en rénovation. La zone du support sur laquelle vient s'appuyer le calfeutrement doit permettre une largeur d'appui minimale de 13 mm. En calfeutrement par mastic mis en place avant pose de la menuiserie, la hauteur minimale du cordon avant pose est de 13 mm et son épaisseur minimale après pose de 5 mm. En pose avec calfeutrement en tunnel, si le joint mastic est directement exposé aux intempéries, sa largeur en oeuvre maximale est de 15 mm avec l'utilisation des seuls mastics élastomères de classe 25 E.
Le NF DTU 36.5 énonce enfin une interdiction sans nuance, qui règle un débat récurrent de chantier : un calfeutrement entre gros oeuvre et dormant de la fenêtre par injection de mousse expansive ne permet pas de satisfaire aux exigences d'étanchéité décrites et d'en assurer la pérennité. La mousse expansive n'est pas un calfeutrement.
Tolérances de pose et conditions particulières
Les tolérances de pose en rénovation sont identiques à celles du neuf, à l'exception du positionnement dans la baie. Défaut de verticalité : 2 mm par mètre dans le plan perpendiculaire à la menuiserie (faux aplomb) et 2 mm par mètre dans le plan de la menuiserie. Défaut d'horizontalité (faux niveau) : 2 mm pour les largeurs inférieures ou égales à 1,50 m, 3 mm au-delà. La différence de longueur des deux diagonales du dormant doit être inférieure à 2 mm par mètre de la longueur des diagonales. Le jeu entre ouvrant et dormant ne doit pas s'écarter de plus de 2 mm par rapport à sa cote nominale, le cadre ouvrant servant de référence.
En travaux neufs s'ajoute une tolérance de positionnement : latéralement, la fenêtre est positionnée à ± 5 mm par rapport à l'axe de la baie, les cochonnets étant équilibrés au mieux en fonction de l'état de la baie. La tolérance pour le positionnement des trous en vue des scellements et pour la mise en place des taquets est de ± 10 mm par rapport à la cote nominale portée sur les plans fournis par l'entreprise de pose.
Les huisseries en acier de portes ont leurs propres tolérances : les défauts de rectitude et d'aplomb des montants ne doivent pas excéder 2 mm dans les deux plans verticaux, le défaut de parallélisme entre montants 2 mm dans tous les plans, les défauts de rectitude et de niveau de la traverse 2 mm pour le premier mètre puis 1 mm par mètre supplémentaire sous un maximum de 4 mm, et les défauts d'équerrage après pose 2 mm sur 50 cm.
Deux conditions particulières complètent le dispositif. Pour les fenêtres en bois, l'humidité du bois au moment de la livraison comme au moment de la pose doit être comprise entre 13 % et 17 %, le stockage étant réalisé à l'abri des intempéries dans un local sec et ventilé. Pour les portes-fenêtres et portes extérieures battantes, un jeu d'au moins 5 mm entre le niveau supérieur déclaré du sol fini et le niveau bas des ouvrants permet le bon fonctionnement. En cas de litige, l'étanchéité à l'eau d'une fenêtre posée se vérifie selon la NF EN 13051 et la perméabilité à l'air en s'inspirant de la NF EN 1026, étant entendu que la classe de perméabilité ne peut se vérifier qu'en laboratoire.
Sources et documents liés
Statut de l'ancien DTU 37.2 : NF P 24-204-1 « DTU 37.2 — Travaux de bâtiment — Menuiseries métalliques en rénovation sur dormant existant — Partie 1 : cahier des clauses techniques » et NF P 24-204-2 « Partie 2 : cahier des clauses spéciales », publiées en 2003, toutes deux annulées (fiches AFNOR, boutique.afnor.org). L'avant-propos du NF DTU 36.5 P1-1 mentionne le remplacement de la NF P 24-204-1 de décembre 2003 ; la fiche AFNOR de la NF P 24-204-2 la donne remplacée par le NF DTU 36.5 P2 d'avril 2010.
Référentiel technique en vigueur : NF DTU 36.5 P1-1 « Travaux de bâtiment — Mise en oeuvre des fenêtres et portes extérieures — Partie 1-1 : cahier des clauses techniques types », avril 2010, indice de classement P 20-202-1-1, homologuée le 10 mars 2010 pour prendre effet le 10 avril 2010 (articles 1, 5.7, 5.8, 5.9, 6.1, 6.2, 7.4, 7.6, 7.8, 7.9, 8.1, 8.2, 10 et Annexes A, B, G, H). NF DTU 36.5 P1-2 (critères généraux de choix des matériaux) et NF DTU 36.5 P2 (cahier des clauses administratives spéciales types), avril 2010. NF DTU 36.5 P3, fascicule de documentation d'octobre 2010, guide de choix des fenêtres en fonction de leur exposition. Fiche produit CSTB Éditions du NF DTU 36.5 (boutique.cstb.fr).
Documents liés en maîtrise d'oeuvre : NF DTU 44.1 pour les calfeutrements par mastic, NF DTU 59.1 pour les travaux de protection par peinture de l'ancien dormant, NF DTU 36.2 pour les menuiseries intérieures en bois — à ne pas confondre avec le DTU 37.2 —, NF P 01-012 pour les dimensions des garde-corps, NF EN 13051 et NF EN 1026 pour les essais en cas de litige, NF EN ISO 11600 pour la classification des mastics.
Glossaire NF P 24-204-1 et -2 (2003, annulés) — référentiel en vigueur : NF DTU 36.5 P1-1, P1-2, P2 (avril 2010) et P3 (octobre 2010)
- Dormant existant
- Cadre de la menuiserie déposée conservé en place pour recevoir la menuiserie de rénovation. Sa conservation est subordonnée à l'examen préalable de l'article 6.1 du NF DTU 36.5 P1-1, et interdite lorsque la menuiserie fait office de garde-corps.
- Cochonnet
- Partie visible du dormant existant restant apparente après pose de la menuiserie de rénovation. Au-delà de 10 mm, la mise en place d'habillages extérieurs devient nécessaire pour des raisons d'entretien.
- Rejingot
- Relief formé sur l'appui de baie s'opposant à la pénétration de l'eau sous la traverse basse. Sa reconstitution par pièce rapportée exige une largeur minimale de 40 mm et une hauteur minimale de 25 mm.
- Joints A à F
- Repérage des six joints périphériques d'une menuiserie de rénovation défini par la figure 13 du NF DTU 36.5 P1-1. Chacun fait l'objet d'une prescription propre de calfeutrement, le joint C étant nécessaire et continu sur les montants et la traverse haute.
- Calfeutrement humide renforcé
- Technique réservée aux travaux à l'identique de travaux anciens lorsqu'un dressage du support n'est pas possible : cordon de mastic élastomère en rainure, fond de joint, longueur de cheminement de l'eau d'au moins 30 mm et épaisseur de bourrage d'au moins 10 mm.
- Mastic 25 E
- Classe de mastic élastomère au sens de la NF EN ISO 11600, seule admise lorsqu'un joint de calfeutrement en tunnel est directement exposé aux intempéries, sa largeur en oeuvre étant alors limitée à 15 mm.
- Faux aplomb
- Défaut de verticalité mesuré dans le plan perpendiculaire à la menuiserie. Tolérance de pose du NF DTU 36.5 : 2 mm par mètre, en travaux neufs comme en rénovation.
- Classe d'emploi 4
- Niveau d'exposition du bois en contact permanent avec l'humidité. Une pièce de bois reconstituant un rejingot doit recevoir un traitement de préservation pour cette classe, ou posséder une durabilité naturelle de classe 1 ou 2.
Questions fréquentes sur NF P 24-204-1 et -2 (2003, annulés) — référentiel en vigueur : NF DTU 36.5 P1-1, P1-2, P2 (avril 2010) et P3 (octobre 2010)
Qu'est-ce que NF P 24-204-1 et -2 (2003, annulés) — référentiel en vigueur : NF DTU 36.5 P1-1, P1-2, P2 (avril 2010) et P3 (octobre 2010) ?
NF DTU 37.2 - Menuiseries métalliques en rénovation (annulé, remplacé par le NF DTU 36.5). Le DTU 37.2 ne portait pas sur les menuiseries intérieures en bois : il s'intitulait « Travaux de bâtiment — Menuiseries métalliques en rénovation sur dormant existant » et comportait deux parties, NF P 24-204-1 (cahier des clauses techniques) et NF P 24-204-2 (cahier des clauses spéciales), publiées en 2003. Ces deux normes sont annulées. Le NF DTU 36.5 « Mise en oeuvre des fenêtres et portes extérieures », homologué le 10 mars 2010 pour prendre effet le 10 avril 2010, remplace avec sa partie 1-2 les normes NF P 23-201-1 de novembre 2000 et son amendement A1 d'août 2002 (DTU 36.1), NF P 24-203-1 de mai 1993 et son amendement A1 de mai 2001 (DTU 37.1), et NF P 24-204-1 de décembre 2003 (DTU 37.2). Un DTU unique couvre désormais la pose des fenêtres et portes extérieures tous matériaux — bois, métal, PVC, mixte — en travaux neufs comme en rénovation. Cette fiche restitue le référentiel réellement opposable : tolérances de pose de 2 mm/m d'aplomb, examen préalable obligatoire du dormant existant, interdiction de poser sur dormant conservé lorsque la menuiserie fait office de garde-corps, distance maximale de 0,80 m entre fixations et lame d'air de 5 mm sous habillage. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF P 24-204-1 et -2 (2003, annulés) — référentiel en vigueur : NF DTU 36.5 P1-1, P1-2, P2 (avril 2010) et P3 (octobre 2010) ?
Le domaine d'application couvre : Conception de la mise en oeuvre et conditions de mise en oeuvre des fenêtres, portes-fenêtres, blocs-baies, ensembles menuisés et portes extérieures, quel que soit le matériau — acier, aluminium, bois, PVC, mixte — en travaux neufs comme en travaux de rénovation, mis en oeuvre verticalement avec une inclinaison n'excédant pas 15° par rapport à la verticale et fixés directement au gros oeuvre sur au moins deux côtés opposés du dormant périphérique. Le champ de l'ancien DTU 37.2, c'est-à-dire la pose de menuiseries de rénovation sur dormant existant, correspond à l'article 6 et à l'article 8 du NF DTU 36.5 P1-1. Sont exclus : les fenêtres de toit et verrières posées à plus de 15° de pente, les travaux de menuiserie intérieure, les revêtements et habillages non directement liés aux fenêtres et les produits avec performance de résistance au feu. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF P 24-204-1 et -2 (2003, annulés) — référentiel en vigueur : NF DTU 36.5 P1-1, P1-2, P2 (avril 2010) et P3 (octobre 2010) sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Le NF DTU 37.2 traite-t-il des menuiseries intérieures en bois ?
Non. Le DTU 37.2 s'intitulait « Menuiseries métalliques en rénovation sur dormant existant » (NF P 24-204-1 et NF P 24-204-2, 2003). Les menuiseries intérieures en bois relèvent du NF DTU 36.2. La confusion entre les deux est fréquente et rend une prescription inapplicable.
Le NF DTU 37.2 est-il encore en vigueur ?
Non. L'avant-propos du NF DTU 36.5 P1-1 indique qu'avec la norme NF DTU 36.5 P1-2, il remplace la NF P 24-204-1 de décembre 2003 (Référence DTU 37.2), ainsi que la NF P 23-201-1 (DTU 36.1) et la NF P 24-203-1 (DTU 37.1). La NF P 24-204-2 est annulée et remplacée par le NF DTU 36.5 P2 d'avril 2010.
Quelle norme viser pour un remplacement de fenêtres sur dormant existant ?
Le NF DTU 36.5 « Mise en oeuvre des fenêtres et portes extérieures », avril 2010, dans ses quatre parties. La pose sur dormant existant est traitée par son article 6 pour la conception et son article 8 pour la mise en oeuvre, qui renvoient aux prescriptions du neuf en les complétant.
Peut-on toujours conserver le dormant existant ?
Non. La pose sur dormant existant n'est pas autorisée lorsqu'une partie de la menuiserie de rénovation assure la fonction de garde-corps : le dormant doit alors être totalement enlevé. Elle est également exclue lorsque la suppression de la traverse basse d'une porte-fenêtre ne permet pas d'assurer la continuité des étanchéités, ou lorsque l'état du dormant ne permet pas de garantir les travaux.
Quelles sont les tolérances de pose d'une menuiserie de rénovation ?
Faux aplomb de 2 mm par mètre dans le plan perpendiculaire à la menuiserie et 2 mm par mètre dans son plan ; faux niveau de 2 mm pour les largeurs inférieures ou égales à 1,50 m et 3 mm au-delà ; différence des deux diagonales du dormant inférieure à 2 mm par mètre de diagonale ; jeu entre ouvrant et dormant ne s'écartant pas de plus de 2 mm de sa cote nominale.
La mousse expansive est-elle admise comme calfeutrement ?
Non. Le NF DTU 36.5 P1-1 énonce qu'un calfeutrement entre gros oeuvre et dormant de la fenêtre par injection de mousse expansive ne permet pas de satisfaire aux exigences d'étanchéité décrites et d'en assurer la pérennité. Le calfeutrement par mastic est réalisé selon le NF DTU 44.1.
Quelle distance maximale entre deux fixations ?
0,80 m. Les fixations principales sont disposées au voisinage des organes de rotation et des points de condamnation des ouvrants, des cales de vitrage pour les châssis fixes, et au voisinage des meneaux et traverses ; des fixations complémentaires sont ajoutées pour que la distance entre deux fixations reste inférieure à 80 cm. En travaux neufs, elles se situent à 100 mm au maximum de ces organes.
Faut-il ventiler le dormant conservé ?
Oui, c'est obligatoire. Une lame d'air d'épaisseur minimale de 5 mm doit être ménagée entre habillage extérieur et support existant, la bavette d'habillage de la pièce d'appui est grugée en extrémité avec un orifice d'au moins 50 mm², et la continuité de la circulation d'air est assurée en traverse supérieure par des orifices de même section. Ces dispositions évitent les attaques cryptogamiques sur bois et la corrosion sur acier.
Quelle humidité du bois à la pose d'une fenêtre bois ?
L'humidité du bois au moment de la livraison comme au moment de la pose doit être comprise entre 13 % et 17 %. Le stockage doit être réalisé à l'abri des intempéries et des projections, dans un local sec et ventilé.
Export rapide
Documents liés
NF DTU 36.5 - Mise en œuvre des fenêtres et portes extérieures
Le NF DTU 36.5 P1-1 (indice de classement P 20-202-1-1) fixe les clauses techniques types de conception de la pose et de mise en œuvre des fenêtres, portes-fenêtres, blocs-baies, ensembles menuisés et portes extérieures, quel que soit le matériau — acier, aluminium, bois, PVC, mixte — en travaux neufs comme en rénovation. Il traite le calage d'assise, les fixations et leur emplacement, les calfeutrements secs, les dimensions du rejingot et de l'appui, et les tolérances de la fenêtre posée. Il ne s'applique pas aux fenêtres de toit ni aux menuiseries à performance de résistance au feu.
DTU 37.1 (menuiseries metalliques) - reference remplacee par le NF DTU 36.5
Attention au referentiel : la norme homologuee NF P 24-203-1 de mai 1993 et son amendement A1 de mai 2001, portant la reference DTU 37.1, a ete REMPLACEE par le NF DTU 36.5 (P 20-202), Mise en oeuvre des fenetres et portes exterieures, homologue le 10 mars 2010 pour prendre effet le 10 avril 2010 — de meme que le DTU 37.2 (NF P 24-204-1 de decembre 2003). Cette fiche recense les prescriptions reellement applicables a la pose des menuiseries exterieures metalliques, issues du NF DTU 36.5 P1-1 : fixations sur support metallique, prescriptions propres aux fenetres en aluminium et acier a rupture de pont thermique, traitement du pont thermique de fixation, liaisons entre fenetres et tolerances de pose.
DTU 36.1 (menuiseries bois) - reference remplacee par le NF DTU 36.5
Attention au referentiel : la norme homologuee NF P 23-201-1 de novembre 2000 et son amendement A1 d'aout 2002, portant la reference DTU 36.1, a ete REMPLACEE par le NF DTU 36.5 (P 20-202), Mise en oeuvre des fenetres et portes exterieures, homologue le 10 mars 2010 pour prendre effet le 10 avril 2010. Viser DTU 36.1 dans un CCTP renvoie donc aujourd'hui a un texte sans valeur normative. Cette fiche recense les prescriptions reellement applicables a la pose des menuiseries exterieures en bois, issues du NF DTU 36.5 P1-1 : conditions prealables, calage et fixations, distances aux rives, calfeutrements, prescriptions complementaires propres aux fenetres en bois, et tolerances de pose.
NF DTU 44.1 - Étanchéité des joints de façade
Le NF DTU 44.1 « Étanchéité des joints de façade par mise en œuvre de mastics » (NF P 85-210, août 2012) fixe les conditions de calfeutrement étanche à l'eau de pluie et à l'air des joints de façade au moyen de mastics applicables à froid. Il donne la classe minimale de mastic et la profondeur de calfeutrement en fonction du type de joint, du pourcentage de mouvement et de la largeur initiale : profondeur p = L0/2 avec un minimum de 5 mm et une tolérance de ± 10 % en maçonnerie et préfabrication lourde, minimum 8 mm pour un joint de menuiserie à deux étages. Il plafonne aussi la largeur des calfeutrements — 40 mm sur panneaux de préfabrication lourde, 30 mm en préfabrication légère, 20 mm entre menuiseries extérieures et gros œuvre. Un fond de joint absent, à cellules ouvertes, ou un mastic adhérant sur trois faces produisent une rupture cohésive dès le premier cycle thermique.
NF DTU 39 - Travaux de vitrerie-miroiterie
Le NF DTU 39 P1-1 (octobre 2006, indice de classement P 78-201-1-1) définit les spécifications de mise en œuvre des travaux de miroiterie et d'installation de produits verriers exécutés sur chantier, en neuf comme en rénovation. Il fixe l'aptitude du système d'étanchéité de feuillure selon l'exposition, la hauteur utile de feuillure et les jeux périphériques, les dispositifs de drainage, les cinq types de cales et leurs dimensions, ainsi que les déformations admissibles des châssis support. Il ne couvre ni le VEC, ni le VEA, ni les installations en verre trempé, ni les vitrages montés en atelier.
NF DTU 59.1 - Revêtements de peinture en feuil mince, semi-épais ou épais
Le NF DTU 59.1 (juin 2013, indices P 74-201-1-1, P 74-201-1-2 et P 74-201-2) est la norme des travaux de revêtements de peinture, intérieurs et extérieurs, sur supports neufs comme sur anciens fonds. Il définit trois états de finition — C, B et A — la finition B étant retenue par défaut en l'absence de précision aux Documents Particuliers du Marché. Il fixe les conditions minimales d'intervention (5 à 35 °C et ≤ 80 % HR en extérieur, 8 à 35 °C et < 70 % HR en intérieur), les seuils d'humidité, de dureté SHORE C et de pH par nature de subjectile, et les méthodes de contrôle en réception.
Informations
Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024
Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.
NF P 24-204-1 et -2 (2003, annulés) — référentiel en vigueur : NF DTU 36.5 P1-1, P1-2, P2 (avril 2010) et P3 (octobre 2010) - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. menuiserie de rénovation, dormant existant, NF DTU 36.5, fenêtre, calfeutrement, norme annulée, tolérance de pose, garde-corps, NF P 01-012.