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eurocodes 🔴 Avancé 12 min Mis à jour le 19 janvier 2025

Calcul poteau acier EC3 : Flambement et compression

Vérification au flambement des poteaux en acier laminé selon Eurocode 3 (NF EN 1993-1-1). À partir de la section, des longueurs de flambement Ly/Lz et de l'effort normal de compression Ned, l'outil applique les courbes de flambement a0, a, b, c, d, calcule l'élancement réduit et vérifie Nb,Rd ≥ Ned. Utilisé pour dimensionner les poteaux de hangars, mezzanines, charpentes métalliques, immeubles de bureaux et bâtiments industriels.

poteau flambement acier EC3 compression élancement
kN
m
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Paramètres du calcul

Paramètre Unité Description
Effort normal N kN Effort normal N
Longueur flambement Ly m Longueur flambement Ly
Longueur flambement Lz m Longueur flambement Lz
Profil - Profil
Nuance acier - Nuance acier

Comprendre cet outil

Les Eurocodes (EN 1990 à EN 1999) constituent le référentiel européen de dimensionnement des structures : actions, béton, acier, bois, géotechnique et parasismique.

Calcul poteau acier EC3 : Flambement et compression donne une approche dimensionnelle de premier ordre. Tout ouvrage doit être validé par un calcul complet d'un bureau d'études structure intégrant combinaisons d'actions, hypothèses de sol et zone sismique.

Progineer et votre projet

Progineer coordonne le bureau d'études structure et veille à la cohérence du dimensionnement avec les contraintes du site, en particulier sur le littoral PACA classé en zone sismique active.

Prestations associées

Questions fréquentes

À quoi sert l'outil « Calcul poteau acier EC3 : Flambement et compression » ?

Vérification au flambement des poteaux en acier laminé selon Eurocode 3 (NF EN 1993-1-1). À partir de la section, des longueurs de flambement Ly/Lz et de l'effort normal de compression Ned, l'outil applique les courbes de flambement a0, a, b, c, d, calcule l'élancement réduit et vérifie Nb,Rd ≥ Ned. Utilisé pour dimensionner les poteaux de hangars, mezzanines, charpentes métalliques, immeubles de bureaux et bâtiments industriels.

Le résultat a-t-il une valeur réglementaire ou contractuelle ?

Non. Cet outil fournit un ordre de grandeur préliminaire utile en phase de pré-dimensionnement. La conformité réglementaire ou la valeur contractuelle suppose une étude complète signée par un professionnel qualifié engageant sa responsabilité.

Comment Progineer intervient-il sur un projet concerné ?

Comme maître d'œuvre, Progineer pilote la conception et le suivi de chantier, coordonne les bureaux d'études techniques et garantit l'application des référentiels normatifs sur l'ensemble de l'opération.

Un poteau en acier ne ruine presque jamais par écrasement de la matière : il flambe. La NF EN 1993-1-1 traite donc la compression en deux temps. D’abord une vérification de section, qui compare l’effort à A fy / γM0 et ne dépend que de la matière disponible. Ensuite une vérification de barre, qui introduit un coefficient de réduction χ fonction de l’élancement réduit, de la courbe de flambement et du facteur d’imperfection, et qui, sur un poteau courant, divise couramment la capacité par deux ou davantage. Cette page détaille la chaîne complète, variable par variable, en citant pour chaque valeur la clause de la norme européenne ou de l’annexe nationale française dont elle provient. Les exemples sont conduits sur des hypothèses géométriques explicitement posées, de façon à rester reproductibles à la calculatrice, et l’élancement y est vérifié par deux voies indépendantes. Il s’agit d’un outil de prédimensionnement : il ne remplace pas la note de calcul d’un bureau d’études structure.

Méthode et formules : variables, unités et enchaînement de la vérification

La logique de la NF EN 1993-1-1 sur un poteau comprimé est celle d’un entonnoir. La section 6.2.4 donne la résistance brute de la section. La section 6.3.1 lui applique une réduction χ qui traduit l’effet combiné des imperfections géométriques initiales, des contraintes résiduelles de laminage ou de soudage, et de l’amplification du second ordre. Plus le poteau est élancé, plus χ s’éloigne de 1. Toute la difficulté consiste à déterminer correctement trois entrées : la longueur de flambement, le rayon de giration selon l’axe considéré, et la courbe de flambement applicable à la section.

Résistance de section en compression et coefficients partiels

La clause 6.2.4(1)P impose que la valeur de calcul de l’effort de compression NEd satisfasse dans chaque section transversale la condition de non-dépassement de la résistance de calcul. Celle-ci vaut Nc,Rd = A fy / γM0 pour les sections de Classe 1, 2 ou 3, expression (6.10), et Nc,Rd = Aeff fy / γM0 pour les sections de Classe 4, expression (6.11), où Aeff est l’aire efficace déterminée selon l’EN 1993-1-5.

Les coefficients partiels viennent de la clause 6.1(1) : γM0 pour la résistance des sections transversales quelle que soit leur classe, γM1 pour la résistance des barres aux instabilités évaluée par vérifications de barres, γM2 pour la rupture des sections en traction. La NOTE 2B recommande pour les bâtiments γM0 = 1,00, γM1 = 1,00 et γM2 = 1,25 ; l’annexe nationale française, homologuée le 31 août 2013, indique à sa clause 6.1(1) Note 2B que « les valeurs à utiliser sont les valeurs recommandées ». Ce sont donc ces valeurs qui s’appliquent en France. La limite d’élasticité fy se lit dans le Tableau 3.1 : pour un acier EN 10025-2 d’épaisseur t ≤ 40 mm, fy vaut 235 N/mm² en S235, 275 en S275, 355 en S355 et 440 en S450 ; entre 40 et 80 mm, ces valeurs tombent respectivement à 215, 255, 335 et 410 N/mm².

Deux dispenses utiles figurent dans la norme. La clause 6.2.4(3) indique qu’excepté dans le cas de trous oblongs et surdimensionnés au sens de l’EN 1090, il n’est pas nécessaire de prendre en compte les trous de fixation dans les barres comprimées, sous réserve qu’ils soient remplis par les fixations. La clause 6.3.1.1(4) ajoute qu’il n’est pas nécessaire de prendre en compte les trous de fixation situés aux extrémités des poteaux pour la détermination de A et Aeff.

Classer la section : en compression uniforme, les limites sont beaucoup plus serrées

La classification obéit aux mêmes règles que pour une poutre (clause 5.5.2(3) sur le rapport largeur-épaisseur, clause 5.5.2(6) sur la classe la plus défavorable des parois comprimées) mais les limites du Tableau 5.2 sont nettement plus sévères en compression uniforme qu’en flexion. Une paroi comprimée interne relève de la Classe 1 tant que c/t ≤ 33 ε, de la Classe 2 jusqu’à 38 ε et de la Classe 3 jusqu’à 42 ε, alors que la même paroi fléchie disposerait respectivement de 72 ε, 83 ε et 124 ε. Pour une semelle en console entièrement comprimée, les limites sont 9 ε, 10 ε et 14 ε.

Avec ε = √(235 / fy), le Tableau 5.2 tabule ε = 1,00 pour fy = 235 N/mm², 0,92 pour 275, 0,81 pour 355, 0,75 pour 420 et 0,71 pour 460. Un poteau reconstitué qui passe de S235 à S355 voit donc la limite de Classe 3 de son âme comprimée tomber de 42 à 34 environ. La clause 5.5.2(8) rappelle qu’une paroi ne satisfaisant pas la limite de Classe 3 est de Classe 4, ce qui bascule le calcul sur les aires efficaces de l’EN 1993-1-5.

Un cas particulier mérite attention : la clause 5.5.2(10) précise que lorsque la résistance d’une barre aux instabilités est vérifiée selon la section 6.3, il convient de toujours prendre pour la Classe 3 les proportions limites du Tableau 5.2. La tolérance de la clause 5.5.2(9), qui permet de traiter certaines sections de Classe 4 comme des Classe 3 en majorant les limites, ne s’applique donc pas à la vérification au flambement.

Le cœur du calcul : élancement réduit, courbe de flambement, coefficient χ

La vérification s’écrit NEd / Nb,Rd ≤ 1,0, expression (6.46), avec Nb,Rd = χ A fy / γM1 pour les Classes 1, 2 et 3, expression (6.47), et Nb,Rd = χ Aeff fy / γM1 pour la Classe 4, expression (6.48). Le passage de γM0 à γM1 marque le changement de nature de la vérification : on n’évalue plus une résistance de matière mais une stabilité de barre.

Le coefficient de réduction se calcule par χ = 1 / [Φ + √(Φ² − λ̄²)] avec χ ≤ 1,0, expression (6.49), où Φ = 0,5 [1 + α (λ̄ − 0,2) + λ̄²]. Le facteur d’imperfection α est donné par le Tableau 6.1 : 0,13 pour la courbe a0, 0,21 pour la courbe a, 0,34 pour la courbe b, 0,49 pour la courbe c et 0,76 pour la courbe d. L’élancement réduit vaut λ̄ = √(A fy / Ncr) pour les Classes 1, 2 et 3, et se calcule aussi par la voie géométrique λ̄ = (Lcr / i) × (1 / λ1), expression (6.50), avec λ1 = π √(E / fy) = 93,9 ε. Lcr est la longueur de flambement dans le plan considéré et i le rayon de giration par rapport à l’axe approprié, déterminé sur les propriétés de section brute.

Le choix de la courbe se fait avec le Tableau 6.2, en fonction du type de section, du rapport h/b, de l’épaisseur de semelle tf, de l’axe de flambement et de la nuance. Pour les nuances S235 à S420 et une section en I laminée de rapport h/b > 1,2 avec tf ≤ 40 mm, la courbe est a selon y-y et b selon z-z ; avec 40 mm < tf ≤ 100 mm, elle devient b selon y-y et c selon z-z. Pour h/b ≤ 1,2 et tf ≤ 100 mm, la courbe est b selon y-y et c selon z-z ; au-delà de tf = 100 mm, c’est la courbe d dans les deux axes. Les sections en I soudées avec tf ≤ 40 mm relèvent des courbes b et c. Les sections creuses finies à chaud relèvent de la courbe a quel que soit l’axe, celles formées à froid de la courbe c.

La clause 6.3.1.2(4) donne le seuil en deçà duquel le flambement n’est plus dimensionnant : pour λ̄ ≤ 0,2, ou pour NEd / Ncr ≤ 0,04, les effets du flambement peuvent être négligés et seules les vérifications de sections transversales s’appliquent. C’est le cas des poteaux très courts et très trapus, et c’est aussi une bonne façon de contrôler qu’un résultat de calcul n’est pas aberrant.

Flambement par torsion, par flexion-torsion, et interaction avec la flexion

La clause 6.3.1.4(1) avertit que dans le cas de barres à sections transversales ouvertes, il convient de considérer la possibilité que la résistance au flambement par torsion ou par flexion-torsion soit inférieure à la résistance au flambement par flexion. L’élancement réduit correspondant se détermine par λ̄T = √(A fy / Ncr) pour les Classes 1, 2 et 3, expression (6.52), et λ̄T = √(Aeff fy / Ncr) pour la Classe 4, expression (6.53), avec Ncr = Ncr,TF mais Ncr inférieur à Ncr,T. La clause 6.3.1.4(3) précise que la courbe de flambement à retenir est celle relative à l’axe z tirée du Tableau 6.2.

Dès qu’un effort normal coexiste avec un moment fléchissant (ce qui est la situation courante d’un poteau d’ossature), la vérification relève de la clause 6.3.3 et de ses facteurs d’interaction kij. Sur ce point, l’annexe nationale française exerce un choix national explicite à sa clause 6.3.3(5) : « la méthode de référence choisie est la méthode 1 », c’est-à-dire l’Annexe A de la NF EN 1993-1-1. La méthode alternative 2 de l’Annexe B peut être utilisée dans les conditions qu’elle définit ; par simplification, elle est admise pour les barres à sections en I doublement symétriques, qui doivent alors toujours être considérées comme sensibles à la torsion. L’annexe nationale ajoute deux restrictions fermes : la courbe a0 ne doit pas être utilisée dans le cas de l’application de l’Annexe B, et l’Annexe B n’est pas applicable lorsque l’effort normal critique de flambement par torsion ou par flexion-torsion est inférieur aux deux efforts normaux critiques de flambement par flexion.

Dans ce dernier cas, l’annexe nationale impose une vérification supplémentaire au titre de l’Annexe A : lorsque Ncr,T est inférieur à Ncr,y et à Ncr,z, il convient d’appliquer la condition (6.62) de la norme en remplaçant le coefficient de réduction χz par χT et le coefficient µz par µT dans le calcul des coefficients kzy et kzz. Elle borne aussi inférieurement les facteurs de moment uniforme équivalent du Tableau A.2 par Cmi,0 ≥ 1 − NEd / Ncr,i. Ces dispositions ne figurent pas dans la norme européenne : elles sont propres à l’application française.

Enchaînement complet de la vérification d’un poteau acier

  • 1. Établir le schéma statique réel du poteau : conditions de liaison en tête et en pied, présence de contreventements, existence de maintiens intermédiaires selon chaque axe.
  • 2. En déduire la longueur de flambement Lcr selon y-y et selon z-z, qui ne sont presque jamais égales.
  • 3. Lire fy dans le Tableau 3.1 en fonction de la nuance et de l’épaisseur nominale de la paroi, puis calculer ε = √(235 / fy) et λ1 = 93,9 ε.
  • 4. Classer la section en compression uniforme avec le Tableau 5.2, en retenant les limites de Classe 3 dès lors qu’une vérification selon 6.3 est conduite, clause 5.5.2(10).
  • 5. Calculer l’élancement réduit λ̄ = (Lcr / i) × (1 / λ1) selon chaque axe, et vérifier le seuil de la clause 6.3.1.2(4).
  • 6. Choisir la courbe de flambement dans le Tableau 6.2 selon le type de section, h/b, tf, l’axe et la nuance, puis lire α dans le Tableau 6.1.
  • 7. Calculer Φ puis χ par l’expression (6.49) pour chaque axe, et retenir le χ le plus faible.
  • 8. Calculer Nb,Rd par l’expression (6.47) ou (6.48) avec γM1, et vérifier NEd / Nb,Rd ≤ 1,0.
  • 9. Examiner le flambement par torsion ou flexion-torsion pour les sections ouvertes, clause 6.3.1.4, puis l’interaction avec la flexion selon la clause 6.3.3 et l’Annexe A retenue par l’annexe nationale.
  • 10. Vérifier les déplacements horizontaux en tête de poteau au regard du Tableau 2 de l’annexe nationale, clause 7.2.2(1)B, puis faire valider l’ensemble par un bureau d’études structure.

Trois exemples chiffrés, entièrement vérifiables à la calculatrice

Comme pour les poutres, les caractéristiques géométriques d’un profilé (aire, rayons de giration, inerties) ne figurent pas dans la NF EN 1993-1-1 mais dans les catalogues produit. Elles sont donc posées ici comme hypothèses explicites et arbitraires, uniquement pour rendre l’arithmétique reproductible. Toutes les valeurs normatives utilisées sont en revanche sourcées : fy vient du Tableau 3.1, E de la clause 3.2.6(1), les facteurs d’imperfection du Tableau 6.1, le choix des courbes du Tableau 6.2 et les coefficients partiels de la clause 6.1(1) confirmée par l’annexe nationale.

Exemple 1 : Coefficient de réduction χ d’un poteau S235, avec double contrôle de l’élancement

Hypothèses géométriques posées : aire de section A = 5 000 mm², rayon de giration selon l’axe faible iz = 50 mm, longueur de flambement Lcr = 4,00 m selon ce même axe. Section en I laminée de rapport h/b ≤ 1,2 avec tf ≤ 100 mm, acier S235 d’épaisseur inférieure à 40 mm.

Voie géométrique, expression (6.50) : fy = 235 N/mm² d’après le Tableau 3.1, donc ε = √(235 / 235) = 1,00 et λ1 = 93,9 × 1,00 = 93,9. L’élancement géométrique vaut Lcr / iz = 4 000 / 50 = 80,0, d’où λ̄z = 80,0 / 93,9 = 0,852.

Contrôle par la voie mécanique : l’inertie correspondante vaut I = A iz² = 5 000 × 50² = 12 500 000 mm⁴. L’effort critique de flambement élastique, que l’Eurocode définit sans le réécrire à la clause 6.3.1.2(1), s’obtient par l’expression classique d’Euler Ncr = π² E I / Lcr² = 9,870 × 210 000 × 12 500 000 / 4 000², avec E = 210 000 N/mm² d’après la clause 3.2.6(1). Le numérateur vaut 2,591 × 10¹³ et le dénominateur 1,6 × 10⁷, d’où Ncr ≈ 1 619 000 N, soit 1 619,2 kN. Alors λ̄z = √(A fy / Ncr) = √(1 175 000 / 1 619 000) = √0,726 = 0,852. Les deux voies concordent, ce qui valide la chaîne de calcul.

Choix de la courbe et calcul de χ : pour une section en I laminée avec h/b ≤ 1,2, tf ≤ 100 mm et une nuance S235, le Tableau 6.2 renvoie à la courbe c selon z-z, à laquelle le Tableau 6.1 associe α = 0,49. D’où Φ = 0,5 × [1 + 0,49 × (0,852 − 0,2) + 0,852²] = 0,5 × [1 + 0,319 + 0,726] = 0,5 × 2,045 = 1,023. Puis χ = 1 / [1,023 + √(1,023² − 0,852²)] = 1 / [1,023 + √(1,046 − 0,726)] = 1 / (1,023 + 0,566) = 1 / 1,589 = 0,630.

Résistances : Nc,Rd = A fy / γM0 = 5 000 × 235 / 1,00 = 1 175 000 N, soit 1 175,0 kN. Nb,Rd = χ A fy / γM1 = 0,630 × 1 175,0 = 740,3 kN environ. Le flambement retire donc 37 % de la capacité de la section.

Exemple 2 : Monter en nuance ne rapporte pas ce qu’on croit

Hypothèses : même géométrie que l’exemple 1, même longueur de flambement, mais acier S355 d’épaisseur inférieure à 40 mm. La limite d’élasticité passe de 235 à 355 N/mm² d’après le Tableau 3.1, soit une augmentation de 51 %.

L’élancement, lui, se dégrade : ε = √(235 / 355) = 0,81 d’après le Tableau 5.2, donc λ1 = 93,9 × 0,81 = 76,1. L’élancement réduit devient λ̄z = 80,0 / 76,1 = 1,052 au lieu de 0,852. La courbe reste c avec α = 0,49 selon les Tableaux 6.2 et 6.1.

Calcul : Φ = 0,5 × [1 + 0,49 × (1,052 − 0,2) + 1,052²] = 0,5 × [1 + 0,417 + 1,107] = 0,5 × 2,524 = 1,262. Puis χ = 1 / [1,262 + √(1,262² − 1,052²)] = 1 / [1,262 + √(1,593 − 1,107)] = 1 / [1,262 + √0,486] = 1 / (1,262 + 0,697) = 1 / 1,959 = 0,510.

Résistance au flambement : Nc,Rd = 5 000 × 355 / 1,00 = 1 775,0 kN et Nb,Rd = 0,510 × 1 775,0 = 905,3 kN environ. Le gain réel par rapport aux 740,3 kN de l’exemple 1 est de 22 % seulement, alors que la limite d’élasticité a progressé de 51 %. La raison est mécanique : le flambement élastique dépend de E et de la géométrie, pas de fy, et E est identique pour toutes les nuances selon la clause 3.2.6(1). Sur un poteau élancé, augmenter l’inertie est plus efficace que monter en nuance.

Exemple 3 : Où se situe le seuil au-delà duquel le flambement compte

La clause 6.3.1.2(4) permet de négliger les effets du flambement pour λ̄ ≤ 0,2 ou pour NEd / Ncr ≤ 0,04. Traduisons ce seuil en longueur, avec les hypothèses de l’exemple 1.

En S235, λ1 = 93,9. La condition λ̄ = (Lcr / iz) / λ1 ≤ 0,2 donne Lcr / iz ≤ 0,2 × 93,9 = 18,8, soit avec iz = 50 mm une longueur de flambement Lcr ≤ 18,8 × 50 = 939 mm, c’est-à-dire environ 0,94 m. Autrement dit, au-delà d’un mètre de longueur de flambement selon l’axe faible, un poteau de cette géométrie est déjà concerné par la vérification au flambement.

En S355, λ1 = 76,1 et la même condition donne Lcr ≤ 0,2 × 76,1 × 50 = 761 mm, soit environ 0,76 m. Le seuil se resserre encore. Cet exercice explique pourquoi, en pratique, la quasi-totalité des poteaux de bâtiment relèvent de la section 6.3 et non de la seule section 6.2.

Dernier point de vigilance : ces trois exemples ne traitent que l’axe faible. La clause 6.3.1.1(1) impose de vérifier la barre pour le mode de flambement approprié, ce qui suppose de conduire le calcul selon y-y et selon z-z avec les longueurs de flambement propres à chaque plan. Un poteau maintenu latéralement à mi-hauteur dans un seul plan a deux élancements très différents, et c’est le χ le plus faible qui gouverne.

Cadre normatif : norme européenne, annexe nationale et longueurs de flambement

La NF EN 1993-1-1 fixe la méthode et les formules ; l’annexe nationale française NF EN 1993-1-1/NA d’août 2013 fixe les paramètres déterminés au plan national et les conditions d’emploi des annexes informatives A, B, AB et BB. Sur le sujet des poteaux, l’annexe nationale ne se contente pas de confirmer des valeurs : elle tranche entre deux méthodes concurrentes de la norme européenne, ce qui change le résultat.

Textes de référence pour un poteau en acier

  • NF EN 1993-1-1 (P 22-311-1), Eurocode 3, partie 1-1 : sections 5.5 classification, 6.2.4 compression, 6.3.1 barres comprimées, 6.3.3 flexion composée, Annexes A et B pour les facteurs d’interaction, Annexe BB pour les longueurs de flambement d’éléments de bâtiments.
  • NF EN 1993-1-1/NA (P 22-311-1NA), août 2013, annexe nationale : clauses 6.1(1), 5.2.1(3), 5.2.2(8), 5.3.2(3), 5.3.4(3), 6.3.3(5), 6.3.4(1) et 7.2.2(1)B notamment.
  • NF EN 1993-1-5 (P 22-315) et son annexe nationale, plaques planes : aire efficace Aeff des sections de Classe 4.
  • NF EN 1993-1-8 (P 22-318-1) et son annexe nationale, assemblages : pieds de poteaux, platines, et coefficients partiels de la clause 2.2(2).
  • NF EN 1990 et son annexe nationale, combinaisons d’actions et coefficients partiels sur actions, préalable indispensable à la détermination de NEd.
  • NF EN 1998 et son annexe nationale, dimensionnement parasismique, qui impose ses propres exigences de ductilité et de dimensionnement en capacité aux poteaux.

Ce que l’annexe nationale française tranche sur les poteaux

Le choix le plus lourd de conséquences est celui de la clause 6.3.3(5) : la France retient la méthode 1, celle de l’Annexe A, comme méthode de référence pour les facteurs d’interaction en flexion composée. La méthode 2 de l’Annexe B reste utilisable dans les conditions définies par l’annexe nationale, avec les facteurs kij du Tableau B.2 et les coefficients Cmi du Tableau B.3, mais avec deux interdits explicites : pas de courbe a0, et pas d’application de l’Annexe B lorsque l’effort normal critique de flambement par torsion ou par flexion-torsion est inférieur aux deux efforts critiques de flambement par flexion.

L’annexe nationale précise aussi le régime des analyses globales. À sa clause 5.2.1(4)B, elle rappelle que le respect du critère (5.1) implique que les effets du second ordre globaux peuvent être négligés, ce qui autorise l’analyse au premier ordre et permet, conformément au point b) de la clause 5.2.2(7), de vérifier la résistance des barres avec une longueur de flambement dans le plan de la structure au plus égale à leur longueur d’épure. À sa clause 5.2.2(8), elle restreint le domaine de la méthode d’amplification à l’analyse élastique de structures à nœuds déplaçables de type poteau-poutre satisfaisant les conditions des clauses 5.2.2(5)B et 5.2.2(6)B, et impose alors de vérifier la résistance des poteaux selon 6.3 avec les longueurs de flambement à nœuds déplaçables.

Deux dispositions complémentaires méritent d’être connues. La clause 5.3.4(4) de l’annexe nationale impose, lorsque l’imperfection e0 d’une barre est utilisée pour vérifier sa résistance au moyen d’une analyse au second ordre, de vérifier les sections transversales selon 6.2 mais en utilisant γM1 au lieu de γM0. La clause 6.3.4(1) restreint, sauf justification particulière, l’application de la méthode générale à l’analyse globale élastique, le facteur de ruine en plan αult,k devant être déterminé dans ce cadre.

Déplacements horizontaux en tête de poteau

Le Tableau 2 de l’annexe nationale, clause 7.2.2(1)B, donne des valeurs limites recommandées de flèches horizontales, à comparer aux valeurs calculées à partir des combinaisons caractéristiques. Pour les bâtiments industriels à niveau unique sans pont roulant et à parois non fragiles, le déplacement en tête de poteaux est limité à H/150 et le déplacement différentiel en tête entre deux portiques consécutifs à Li/150. Pour les autres bâtiments à niveau unique sans pont roulant (ceux qui présentent des exigences particulières d’étanchéité, de fragilité des parois, d’aspect, de confort ou d’utilisation), ces limites deviennent Hi/250 et Li/200.

Pour les bâtiments industriels à plusieurs niveaux sans pont roulant et à parois non fragiles, l’annexe nationale retient Hi/200 entre chaque étage, et pour la structure dans son ensemble H/200 si H ≤ 20 m, H/(100 + 5H) pour 20 m < H ≤ 40 m et H/300 si H > 40 m. Pour les autres bâtiments à plusieurs niveaux sans pont roulant, les valeurs sont Hi/300 entre chaque étage, et H/300 si H ≤ 10 m, H/(200 + 10H) pour 10 m < H ≤ 30 m et H/500 si H > 30 m. Hi désigne la hauteur du poteau, de l’étage ou du montant de bardage, H la hauteur totale de la structure et Li la distance entre deux portiques consécutifs ou la longueur d’une lisse.

L’annexe nationale précise que dans le cas de parois fragiles la valeur limite de flèche horizontale peut être supérieure lorsque les dispositions constructives adoptées pour les liaisons des parois à l’ossature le permettent, et que pour les portiques avec ponts roulants il faut se reporter à la NF EN 1993-6/NA. Comme pour les flèches verticales, ces valeurs sont des recommandations : la clause 7.1 renvoie à l’accord entre le client et le concepteur.

Limites et hypothèses de ce calcul

La difficulté d’un calcul de poteau ne réside pas dans l’expression (6.49), qui est purement arithmétique, mais dans les deux entrées qui la précèdent : la longueur de flambement et la courbe applicable. Un outil en ligne ne peut connaître ni l’une ni l’autre sans une description complète de la structure et de la section réelle.

  • La longueur de flambement Lcr dépend du comportement d’ensemble de l’ossature (nœuds fixes ou déplaçables, raideur des poutres, présence de contreventements) et non du seul poteau isolé. L’Annexe BB de la norme et l’annexe nationale encadrent sa détermination pour les éléments de bâtiments.
  • Les longueurs de flambement selon y-y et selon z-z sont généralement différentes : un maintien intermédiaire n’agit souvent que dans un plan.
  • Les caractéristiques géométriques utilisées dans les exemples sont posées en hypothèse et n’ont aucune valeur de projet : elles se lisent dans le catalogue du profilé réellement retenu.
  • Les sections de Classe 4 exigent le calcul de l’aire efficace Aeff selon l’EN 1993-1-5, que ce calculateur ne conduit pas.
  • Le flambement par torsion et par flexion-torsion, clause 6.3.1.4, peut être déterminant sur les sections ouvertes minces et n’est pas couvert par le seul flambement par flexion.
  • La flexion composée relève de la clause 6.3.3 avec les facteurs d’interaction de l’Annexe A retenue par l’annexe nationale française : elle sort du cadre d’un calcul de compression simple.
  • Un poteau de bâtiment est presque toujours soumis à des moments d’extrémité issus des poutres et à des excentrements d’appui : le traiter en compression centrée est une simplification qu’il faut savoir assumer et vérifier.
  • Les vérifications au feu, à la fatigue, au séisme et le choix de la qualité d’acier vis-à-vis de la rupture fragile relèvent respectivement des NF EN 1993-1-2, 1993-1-9, 1998 et 1993-1-10, non couvertes ici.
  • Le pied de poteau et sa platine relèvent de la NF EN 1993-1-8 : l’annexe nationale y donne des critères propres, notamment sur les conditions permettant de considérer un pied de poteau comme articulé.
  • Aucun de ces calculs ne remplace la note de calcul d’un bureau d’études structure, seule pièce qui engage une responsabilité sur le dimensionnement.

Erreurs fréquentes sur le calcul d’un poteau acier

  • Confondre longueur d’épure et longueur de flambement : la seconde dépend des conditions de liaison réelles et du caractère déplaçable ou non des nœuds de l’ossature.
  • Ne vérifier qu’un seul axe : c’est le coefficient χ le plus faible, tous axes confondus, qui gouverne la résistance au flambement.
  • Utiliser γM0 dans l’expression (6.47) : la résistance au flambement est en γM1, parce qu’il s’agit d’une vérification d’instabilité de barre.
  • Classer la section avec les limites de flexion du Tableau 5.2 alors qu’un poteau comprimé relève des limites de compression uniforme, beaucoup plus serrées : 33 ε, 38 ε et 42 ε pour une paroi interne.
  • Oublier la clause 5.5.2(10), qui impose de toujours retenir les proportions limites de Classe 3 du Tableau 5.2 lorsqu’une vérification selon 6.3 est conduite.
  • Croire qu’une nuance supérieure augmente proportionnellement la capacité : le module d’élasticité E est identique pour toutes les nuances selon la clause 3.2.6(1), donc l’effort critique de flambement élastique ne change pas.
  • Retenir une courbe de flambement au jugé : le Tableau 6.2 la fait dépendre simultanément du type de section, du rapport h/b, de l’épaisseur de semelle, de l’axe et de la nuance d’acier.
  • Appliquer l’Annexe B avec la courbe a0, ou l’appliquer alors que le flambement par torsion est déterminant : l’annexe nationale française l’interdit explicitement à sa clause 6.3.3(5).
  • Négliger le flambement par torsion ou flexion-torsion sur une section ouverte, alors que la clause 6.3.1.4(1) demande expressément d’en considérer la possibilité.
  • Traiter un poteau d’ossature comme comprimé centré alors qu’il reçoit des moments d’extrémité : la vérification relève alors de la clause 6.3.3 et de ses facteurs d’interaction.

Poteaux acier et maîtrise d’œuvre

Sur un projet, la question posée à la maîtrise d’œuvre n’est presque jamais « quel est le χ de ce poteau » mais « où peut-on mettre des poteaux, de quelle section, et à quel prix en surface utile ». Les trois entrées qui gouvernent le résultat (trame, hauteur libre, position des contreventements et des maintiens latéraux) sont des décisions d’organisation du plan bien plus que des paramètres de calcul. Progineer, société de maîtrise d’œuvre créée en 2024 et dirigée par un professionnel présent dans le BTP depuis 2020, intervient à ce niveau : arbitrer la trame avec le maître d’ouvrage, identifier les poteaux réellement critiques, fixer les hypothèses de longueur de flambement avec le bureau d’études structure, et vérifier que les maintiens supposés dans le calcul existent bien dans les plans d’exécution et dans les phases provisoires de montage.

En réhabilitation et en surélévation, l’enjeu bascule sur l’existant : reprendre une charge supplémentaire sur des poteaux métalliques anciens suppose de connaître leur nuance réelle, leur état de corrosion, la géométrie exacte de leurs sections et la nature de leurs appuis. Ces données viennent d’un diagnostic structurel préalable, pas d’un calcul. Les calculateurs de cet espace de travail servent à cadrer un ordre de grandeur et à préparer la discussion technique ; le dimensionnement engage la sécurité des personnes et relève d’un bureau d’études structure qui applique les annexes nationales en vigueur et signe la note de calcul.

FAQ technique : Poteau acier, compression et flambement selon l’Eurocode 3

Quelle est la différence entre Nc,Rd et Nb,Rd ?

Nc,Rd est la résistance de la section transversale à la compression uniforme, donnée par l’expression (6.10) sous la forme A fy / γM0 : elle ne dépend que de la matière disponible. Nb,Rd est la résistance de la barre au flambement, donnée par l’expression (6.47) sous la forme χ A fy / γM1 : elle intègre l’élancement, les imperfections et la stabilité. Sur un poteau courant, Nb,Rd est très inférieure à Nc,Rd, dans l’exemple chiffré de cette page, 740 kN contre 1 175 kN.

Comment se calcule l’élancement réduit λ̄ ?

Par deux voies équivalentes données par l’expression (6.50). La voie mécanique : λ̄ = √(A fy / Ncr), où Ncr est l’effort normal critique de flambement élastique pour le mode considéré, basé sur les propriétés de section brute. La voie géométrique : λ̄ = (Lcr / i) × (1 / λ1), avec λ1 = π √(E / fy) = 93,9 ε. Les deux doivent donner le même résultat, ce qui en fait un bon contrôle de cohérence.

Quels sont les facteurs d’imperfection des courbes de flambement ?

Le Tableau 6.1 de la NF EN 1993-1-1 les donne : α = 0,13 pour la courbe a0, 0,21 pour la courbe a, 0,34 pour la courbe b, 0,49 pour la courbe c et 0,76 pour la courbe d. Le choix de la courbe se fait avec le Tableau 6.2, en fonction du type de section, du rapport h/b, de l’épaisseur de semelle, de l’axe de flambement et de la nuance d’acier.

Quand le flambement peut-il être négligé ?

La clause 6.3.1.2(4) est explicite : pour un élancement réduit λ̄ ≤ 0,2, ou pour un rapport NEd / Ncr ≤ 0,04, les effets du flambement peuvent être négligés et seules les vérifications de sections transversales s’appliquent. En pratique, ce seuil correspond à des poteaux très courts : avec les hypothèses de l’exemple 1, il est atteint dès 0,94 m de longueur de flambement en S235.

Passer de S235 à S355 augmente-t-il la capacité d’un poteau dans la même proportion ?

Non. La limite d’élasticité augmente de 51 % d’après le Tableau 3.1, mais le module d’élasticité E reste à 210 000 N/mm² pour toutes les nuances selon la clause 3.2.6(1) : l’effort critique de flambement élastique ne bouge pas. L’élancement réduit augmente donc et χ diminue. Dans l’exemple chiffré de cette page, le gain net n’est que de 22 %.

Quelle méthode d’interaction retenir pour un poteau en flexion composée en France ?

L’annexe nationale française tranche à sa clause 6.3.3(5) : la méthode de référence est la méthode 1, celle de l’Annexe A de la NF EN 1993-1-1. La méthode 2 de l’Annexe B reste utilisable dans les conditions qu’elle définit, mais sans la courbe a0 et jamais lorsque l’effort normal critique de flambement par torsion ou par flexion-torsion est inférieur aux deux efforts critiques de flambement par flexion.

Faut-il vérifier le flambement par torsion sur un poteau courant ?

La clause 6.3.1.4(1) demande, pour les barres à sections transversales ouvertes, de considérer la possibilité que la résistance au flambement par torsion ou par flexion-torsion soit inférieure à celle au flambement par flexion. Sur des profilés en I laminés courants trapus, ce mode est rarement déterminant ; il le devient sur les sections ouvertes minces, les cornières et certaines sections reconstituées. La courbe à utiliser est celle relative à l’axe z du Tableau 6.2, clause 6.3.1.4(3).

Ce calculateur suffit-il pour dimensionner un poteau de bâtiment ?

Non. Il permet de cadrer un ordre de grandeur et de comprendre le poids relatif de l’élancement, de la nuance et de la section. Le dimensionnement réel suppose de connaître le comportement d’ensemble de l’ossature, les longueurs de flambement dans chaque plan, les moments d’extrémité, les combinaisons d’actions et les caractéristiques exactes du profilé. Il relève d’un bureau d’études structure, qui applique les annexes nationales et signe la note de calcul.

Glossaire technique

Flambement
Instabilité d’une barre comprimée qui se dérobe latéralement avant l’atteinte de la résistance de sa section. Vérifié par NEd / Nb,Rd ≤ 1,0, expression (6.46) de la NF EN 1993-1-1.
Élancement réduit λ̄
Grandeur sans dimension comparant la résistance plastique de la section à l’effort critique élastique : λ̄ = √(A fy / Ncr) = (Lcr / i) × (1 / λ1), expression (6.50). Elle gouverne le coefficient de réduction χ.
λ1
Élancement de référence λ1 = π √(E / fy) = 93,9 ε, clause 6.3.1.3(1). Il vaut 93,9 en S235 et environ 76,1 en S355, ce qui explique la dégradation de l’élancement réduit avec la nuance.
Coefficient de réduction χ
Facteur compris entre 0 et 1 appliqué à la résistance de section pour obtenir la résistance au flambement : χ = 1 / [Φ + √(Φ² − λ̄²)], expression (6.49), avec Φ = 0,5 [1 + α (λ̄ − 0,2) + λ̄²].
Facteur d’imperfection α
Paramètre de la courbe de flambement traduisant les défauts de rectitude et les contraintes résiduelles. Tableau 6.1 : 0,13 (a0), 0,21 (a), 0,34 (b), 0,49 (c) et 0,76 (d).
Courbe de flambement
Famille de courbes a0, a, b, c et d dont le choix, donné par le Tableau 6.2, dépend du type de section, du rapport h/b, de l’épaisseur de semelle, de l’axe de flambement et de la nuance d’acier.
Longueur de flambement Lcr
Longueur de flambement dans le plan considéré, clause 6.3.1.3(1). Elle traduit les conditions de liaison réelles de la barre et le caractère déplaçable ou non des nœuds de l’ossature ; elle diffère généralement selon y-y et selon z-z.
Ncr
Effort normal critique de flambement élastique pour le mode considéré, basé sur les propriétés de section transversale brute, clause 6.3.1.2(1). Il conditionne l’élancement réduit.
Flambement par flexion-torsion
Mode d’instabilité couplant flexion latérale et rotation de la section, à considérer pour les barres à sections ouvertes selon la clause 6.3.1.4(1). L’élancement réduit correspondant est donné par les expressions (6.52) et (6.53).
Paramètre déterminé au plan national (NDP)
Grandeur ou choix de méthode laissé à chaque État membre par la norme européenne. L’annexe nationale de la NF EN 1993-1-1 en donne la liste exhaustive en introduction et les encadre typographiquement dans son texte.

Sources et normes de référence

Calculateurs associés

Calcul vérification section acier et bois : Eurocode 3 et 5

Vérification de la résistance des sections selon Eurocode 3 (acier, NF EN 1993-1-1) et Eurocode 5 (bois, NF EN 1995-1-1). Ce calcul de la section transversale permet de vérifier la flexion simple et le moment de flexion. À partir des sollicitations N, M, V de calcul et de la géométrie de la section (IPE, HEA, HEB, bois massif, BLC), l'outil contrôle le moment résistant de calcul et les critères ELU de flexion, compression, traction et cisaillement. Utilisé pour vérifier la section de poutre, poteaux et solivages de bâtiments tertiaires, industriels et logements.

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Calcul poutre acier EC3 : dimensionnement flexion, moment, flèche, cisaillement, déversement

Calcul de poutre acier complet selon Eurocode 3 (NF EN 1993-1-1). Ce calculateur de poutre / dimensionneur (calcul poutre métallique 2 appuis ou bi-encastrée) permet de calculer la flèche, de calculer le moment fléchissant et de vérifier les sections rectangulaires et profilés laminés (IPE, HEA, HEB, UPN). À partir de la longueur de la poutre, des charges permanentes et d'exploitation, des sollicitations M, V et de la section choisie, l'outil vérifie en flexion (Mc,Rd / Mb,Rd), au cisaillement (Vc,Rd), à l'interaction M+V et au déversement latéral selon la courbe de déversement applicable. Calcule également la flèche maximale selon les critères de service ELS (L/250 ou L/300) et compare aux limites admissibles. Utilisé pour le dimensionnement de planchers métalliques, charpentes industrielles, halles, mezzanines, passerelles, linteaux et structures de bâtiments tertiaires en ossature acier.

eurocodes

Calcul moments fléchissants : Eurocode 0

Calcul des moments fléchissants et efforts tranchants d'une poutre selon Eurocode 0 (NF EN 1990) et formulaires RDM. Le moment (M) représente le produit vectoriel de la force par le bras de levier, calculé par rapport à un point. Il correspond au mouvement de rotation autour de l'axe de la poutre. À partir de la portée, des conditions d'appui (simple, encastrée, console) et des charges (réparties, ponctuelles, trapézoïdales), l'outil détermine Mmax, Vmax et la déformée. Utilisé pour pré-dimensionner poutres, linteaux et solives en béton armé, acier ou bois lamellé-collé en logement et tertiaire.

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Calcul vérification poteaux : Eurocodes 2 et 3

Vérification au flambement des poteaux selon Eurocode 3 (acier, NF EN 1993-1-1) et Eurocode 2 (béton armé, NF EN 1992-1-1). Ce calcul prend en compte la section du poteau, la longueur de flambement, les charges permanentes et les charges d'exploitation. À partir de l'effort normal Ned, l'outil applique les courbes a/b/c/d, calcule l'élancement et vérifie le critère Ned ≤ Nb,Rd. Utilisé pour dimensionner les poteaux de bâtiments industriels, immeubles tertiaires et logements collectifs en R+1 à R+10.

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Combinaisons d'actions EC0

Calcul des combinaisons d'actions selon Eurocode 0 pour États Limites Ultimes et de Service

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Calcul charges exploitation EC1 : Surcharges plancher

Détermination des charges d'exploitation selon Eurocode 1 partie 1-1 (NF EN 1991-1-1) et son annexe nationale française. L'outil restitue les valeurs caractéristiques qk et Qk par catégorie d'usage : habitation (A), bureaux (B), commerces (D), salles de réunion (C), parkings (F/G) et toitures (H/I/K). Utilisé pour le pré-dimensionnement de planchers, poutres et solivages en logements, ERP et bâtiments industriels neufs ou rénovés.

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Thématiques associées

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  • pris en compte
  • section du poteau