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eurocodes 🟡 Intermédiaire 10 min Mis à jour le 15 février 2024

Calcul vérification section acier et bois — Eurocode 3 et 5

Vérification de la résistance des sections selon Eurocode 3 (acier, NF EN 1993-1-1) et Eurocode 5 (bois, NF EN 1995-1-1). Ce calcul de la section transversale permet de vérifier la flexion simple et le moment de flexion. À partir des sollicitations N, M, V de calcul et de la géométrie de la section (IPE, HEA, HEB, bois massif, BLC), l'outil contrôle le moment résistant de calcul et les critères ELU de flexion, compression, traction et cisaillement. Utilisé pour vérifier la section de poutre, poteaux et solivages de bâtiments tertiaires, industriels et logements.

section vérification acier bois eurocode

Format: hauteur x largeur x âme x semelle (mm)

kN
kN.m
kN

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Paramètres du calcul

Paramètre Unité Description
Type de section Type de section
Dimensions Format: hauteur x largeur x âme x semelle (mm)
Effort normal kN Effort normal
Moment fléchissant kN.m Moment fléchissant
Effort tranchant kN Effort tranchant

Comprendre cet outil

Les Eurocodes (EN 1990 à EN 1999) constituent le référentiel européen de dimensionnement des structures : actions, béton, acier, bois, géotechnique et parasismique.

Calcul vérification section acier et bois — Eurocode 3 et 5 donne une approche dimensionnelle de premier ordre. Tout ouvrage doit être validé par un calcul complet d'un bureau d'études structure intégrant combinaisons d'actions, hypothèses de sol et zone sismique.

Progineer et votre projet

Progineer coordonne le bureau d'études structure et veille à la cohérence du dimensionnement avec les contraintes du site, en particulier sur le littoral PACA classé en zone sismique active.

Prestations associées

Questions fréquentes

À quoi sert l'outil « Calcul vérification section acier et bois — Eurocode 3 et 5 » ?

Vérification de la résistance des sections selon Eurocode 3 (acier, NF EN 1993-1-1) et Eurocode 5 (bois, NF EN 1995-1-1). Ce calcul de la section transversale permet de vérifier la flexion simple et le moment de flexion. À partir des sollicitations N, M, V de calcul et de la géométrie de la section (IPE, HEA, HEB, bois massif, BLC), l'outil contrôle le moment résistant de calcul et les critères ELU de flexion, compression, traction et cisaillement. Utilisé pour vérifier la section de poutre, poteaux et solivages de bâtiments tertiaires, industriels et logements.

Le résultat a-t-il une valeur réglementaire ou contractuelle ?

Non. Cet outil fournit un ordre de grandeur préliminaire utile en phase de pré-dimensionnement. La conformité réglementaire ou la valeur contractuelle suppose une étude complète signée par un professionnel qualifié engageant sa responsabilité.

Comment Progineer intervient-il sur un projet concerné ?

Comme maître d'œuvre, Progineer pilote la conception et le suivi de chantier, coordonne les bureaux d'études techniques et garantit l'application des référentiels normatifs sur l'ensemble de l'opération.

Vérifier une section, c’est répondre à une question précise : dans cette coupe, la matière disponible suffit-elle à reprendre les sollicitations de calcul, seules puis combinées ? En acier, la NF EN 1993-1-1 traite ce sujet dans sa section 6.2, indépendamment de toute question de stabilité de barre. La démarche est rigoureuse : classer la section, calculer les résistances élémentaires en traction, compression, flexion et cisaillement, puis traiter les interactions entre sollicitations. En bois, l’Eurocode 5 suit une logique comparable mais avec une différence majeure : la résistance de calcul dépend de la durée de charge et de l’humidité ambiante. Précision importante et assumée sur cette page : la partie 1-1 de l’Eurocode 5, celle qui traite des bâtiments, n’est pas dans notre fonds documentaire consultable. Le volet acier est donc intégralement sourcé, clause par clause, tandis que le volet bois décrit la méthode et les variables sans publier la moindre valeur numérique. Ce calculateur est un outil de prédimensionnement : il ne remplace pas la note de calcul d’un bureau d’études structure.

Méthode et formules : variables, unités et enchaînement de la vérification

La clause 6.2.1(1)P de la NF EN 1993-1-1 pose le principe général : dans chaque section transversale, la valeur de calcul d’une sollicitation ne doit pas excéder la résistance de calcul correspondante, et si plusieurs sollicitations agissent simultanément, leurs effets combinés ne doivent pas excéder la résistance pour cette combinaison. Tout le chapitre 6.2 découle de cette phrase : d’abord les résistances élémentaires, ensuite les règles d’interaction. La clause 6.2.1(3) précise que ces résistances dépendent de la classe de la section, ce qui impose de commencer par le classement.

Classer la section : la première opération, jamais la dernière

La clause 5.5.2(1) de la NF EN 1993-1-1 définit quatre classes. La Classe 1 admet la formation d’une rotule plastique atteignant sans réduction de résistance la capacité de rotation requise pour une analyse plastique. La Classe 2 développe son moment résistant plastique mais avec une capacité de rotation limitée par le voilement local. La Classe 3 atteint la limite d’élasticité en fibre comprimée extrême en distribution élastique, sans pouvoir développer le moment plastique. La Classe 4 voile localement avant l’atteinte de la limite d’élasticité et relève des largeurs efficaces de l’EN 1993-1-5, clause 5.5.2(2).

Le classement dépend du rapport largeur sur épaisseur des parois comprimées, clause 5.5.2(3), et la classe de la section est la plus élevée, donc la moins favorable, de ses parois comprimées, clause 5.5.2(6). La clause 5.5.2(5) rappelle que les diverses parois d’une même section — âme, semelles — peuvent être de classes différentes, et la clause 5.5.2(7) autorise à mentionner séparément la classe de la semelle et celle de l’âme. Deux cas particuliers utiles : la clause 5.5.2(11) permet de traiter en Classe 2 une section à âme de Classe 3 et semelles de Classe 1 ou 2, moyennant l’adoption d’une âme efficace conforme à la clause 6.2.2.4 ; la clause 5.5.2(12) permet de classer la section sur la seule classe des semelles lorsque l’âme est considérée comme ne résistant qu’à l’effort tranchant.

Les limites sont dans le Tableau 5.2, exprimées en multiples de ε = √(235 / fy) avec fy en N/mm². Pour une paroi comprimée interne fléchie : Classe 1 jusqu’à c/t ≤ 72 ε, Classe 2 jusqu’à 83 ε, Classe 3 jusqu’à 124 ε. Pour la même paroi entièrement comprimée : 33 ε, 38 ε et 42 ε. Pour une semelle en console entièrement comprimée : 9 ε, 10 ε et 14 ε. Le Tableau 5.2 tabule ε : 1,00 pour fy = 235, 0,92 pour 275, 0,81 pour 355, 0,75 pour 420 et 0,71 pour 460. Enfin, la clause 6.2.2.1(1) précise que les propriétés de la section brute se déterminent sur les dimensions nominales, sans déduction des trous de fixation mais en prenant en compte les ouvertures plus larges, et sans inclure les éléments de couvre-joints.

Les résistances élémentaires en traction, compression, flexion et cisaillement

Traction, clause 6.2.3(2) : pour les sections comportant des trous, la résistance Nt,Rd est la plus petite de deux valeurs — la résistance plastique de la section brute, calculée avec γM0, et la résistance ultime de la section nette au droit des trous de fixation, calculée avec γM2. C’est le seul endroit du chapitre 6.2 où γM2 intervient, conformément à la clause 6.1(1) qui l’affecte à la résistance à la rupture des sections transversales en traction. L’alinéa (3) recommande, lorsqu’un dimensionnement en capacité est exigé au sens de l’EN 1998, que la résistance plastique reste inférieure à la résistance ultime de la section nette.

Compression, clause 6.2.4(2) : Nc,Rd = A fy / γM0 pour les Classes 1, 2 ou 3, expression (6.10), et Nc,Rd = Aeff fy / γM0 pour la Classe 4, expression (6.11).

Flexion, clause 6.2.5(2) : Mc,Rd = Mpl,Rd = Wpl fy / γM0 pour les Classes 1 ou 2, expression (6.13) ; Mc,Rd = Mel,Rd = Wel,min fy / γM0 pour la Classe 3, expression (6.14) ; Mc,Rd = Weff,min fy / γM0 pour la Classe 4, expression (6.15). Wel,min et Weff,min correspondent à la fibre subissant la contrainte élastique maximale. La vérification s’écrit MEd / Mc,Rd ≤ 1,0, expression (6.12).

Cisaillement, clause 6.2.6 : VEd / Vc,Rd ≤ 1,0, expression (6.17), avec en calcul plastique Vpl,Rd = Av (fy / √3) / γM0, expression (6.18). L’aire de cisaillement d’une section laminée en I ou H chargée parallèlement à l’âme vaut A − 2 b tf + (tw + 2 r) tf sans être inférieure à η hw tw ; pour une section laminée en U, A − 2 b tf + (tw + r) tf ; pour une section creuse rectangulaire laminée d’épaisseur uniforme, A h / (b + h) sous charge parallèle à la hauteur et A b / (b + h) sous charge parallèle à la largeur ; pour une section creuse circulaire ou un tube d’épaisseur uniforme, 2 A / π. Le paramètre η relève de l’EN 1993-1-5, dont la clause 5.1(2) recommande η = 1,20 jusqu’à S460 incluse et 1,00 au-delà ; la NOTE de la clause 6.2.6(3) autorise à prendre η = 1,0 en se plaçant du côté de la sécurité, ce que l’annexe nationale française de l’EN 1993-1-5 confirme comme alternative quelle que soit la nuance.

Les coefficients partiels viennent de la clause 6.1(1) : γM0 pour la résistance des sections quelle que soit leur classe, γM1 pour les instabilités, γM2 pour la rupture en traction. La NOTE 2B recommande pour les bâtiments γM0 = 1,00, γM1 = 1,00 et γM2 = 1,25, valeurs que l’annexe nationale française retient explicitement à sa clause 6.1(1) Note 2B.

Les interactions : flexion et cisaillement, flexion et effort normal

Flexion et cisaillement, clause 6.2.8. L’alinéa (2) donne le seuil de dispense : lorsque l’effort tranchant est inférieur à la moitié de la résistance plastique au cisaillement, son effet sur le moment résistant peut être négligé, sauf lorsque le voilement par cisaillement réduit la résistance de la section au sens de l’EN 1993-1-5. Au-delà, l’alinéa (3) impose de considérer un moment résistant réduit déterminé en utilisant pour l’aire de cisaillement une limite d’élasticité réduite ; la clause 6.2.10(3) en donne la forme, avec un coefficient ρ = (2 VEd / Vpl,Rd − 1)². L’alinéa (5) de la clause 6.2.8 ouvre une voie alternative pour les sections en I à semelles égales fléchies selon l’axe fort, à partir du moment résistant de la clause 6.2.5(2) et de l’aire d’âme Aw = hw tw.

Flexion et effort normal, clause 6.2.9. Pour les sections de Classes 1 et 2, la clause 6.2.9.1(2)P impose un critère portant sur le moment résistant plastique réduit MN,Rd. La clause 6.2.9.1(5) fournit, pour les profils en I ou H laminés courants et les sections en I ou H soudées à semelles égales sans trous à prendre en compte, des approximations construites sur deux paramètres : n = NEd / Npl,Rd et a = (A − 2 b tf) / A avec a plafonné à 0,5. Ces expressions sont dans la norme ; nous ne les reproduisons pas ici, mais les deux paramètres suffisent à comprendre la logique — plus l’effort normal mobilise la section, plus le moment disponible se réduit, et cette réduction dépend de la part d’aire concentrée dans les semelles.

Il existe enfin une porte de sortie simple et sécuritaire, donnée par la clause 6.2.1(7) : comme approximation plaçant en sécurité pour toutes les classes de section, on peut utiliser une sommation linéaire des rapports sollicitation sur résistance propres à chaque sollicitation agissante, pour une section de Classe 1, 2 ou 3 soumise à la combinaison de NEd, My,Ed et Mz,Ed. Les résistances utilisées doivent comprendre toute réduction éventuelle résultant des effets du cisaillement au sens de la clause 6.2.8. C’est cette approche qui est retenue dans l’exemple 2 ci-dessous, parce qu’elle est reproductible à la main et qu’elle ne peut pas conduire à surestimer la capacité.

Trois cas particuliers méritent d’être connus. La clause 6.2.10(2) confirme le seuil de 50 % de Vpl,Rd pour l’interaction à trois sollicitations. La clause 6.2.1(5) propose un critère limite élastique en contraintes au point critique de la section, mais la NOTE qui suit précise qu’il place en sécurité en excluant toute distribution plastique partielle et qu’il convient de ne l’utiliser que lorsque l’interaction sur la base des résistances NRd, MRd et VRd ne peut être effectuée. La clause 6.2.1(10) autorise, pour une section de Classe 3 dont la plastification se produit d’abord du côté tendu, à exploiter les réserves plastiques de la zone tendue.

Le volet bois : méthode et variables, sans valeur publiée

La vérification d’une section en bois — bois massif, bois massif reconstitué ou bois lamellé-collé — relève de l’Eurocode 5, dont la partie 1-1 traite des règles générales et des règles pour les bâtiments, complétée par son annexe nationale française. Cette partie 1-1 n’est pas dans notre fonds documentaire consultable : le dossier Eurocode 5 dont nous disposons ne contient que la partie 2, relative aux ponts. Par conséquent, aucune valeur numérique n’est publiée ici pour le bois — ni résistance caractéristique de classe, ni coefficient partiel de matériau, ni facteur de modification, ni facteur de fluage. Publier une valeur non vérifiée serait aussi grave que l’inventer.

Ce qui peut être décrit sans risque, c’est la structure de la vérification, qui diffère de celle de l’acier sur un point essentiel. En acier, la résistance de calcul s’obtient en divisant une caractéristique par un coefficient partiel unique. En bois, elle s’obtient en divisant la résistance caractéristique par un coefficient partiel de matériau, puis en la multipliant par un facteur de modification qui dépend simultanément de la classe de service — c’est-à-dire de l’ambiance hygrométrique dans laquelle l’ouvrage se trouve — et de la classe de durée de la charge considérée. Une même poutre bois n’a donc pas la même résistance de calcul sous une charge permanente et sous une charge de vent instantanée, et pas la même en local chauffé qu’en abri extérieur ventilé.

Les grandeurs à réunir avant tout calcul bois sont donc, dans l’ordre : l’essence et la classe de résistance du produit, qui fixent les résistances caractéristiques en flexion, traction, compression et cisaillement ainsi que les modules d’élasticité ; la classe de service correspondant à l’exposition réelle de l’élément ; la classe de durée de chaque action de la combinaison ; les éventuels facteurs correctifs liés à la hauteur de section, à l’effet système ou à la flexion déviée ; et, aux états limites de service, la prise en compte du fluage, qui majore les flèches dans le temps et n’a pas d’équivalent en acier. Toutes ces valeurs se lisent dans la NF EN 1995-1-1 et son annexe nationale, ainsi que dans les normes produit correspondantes.

Une conséquence pratique mérite d’être soulignée. En bois, la vérification aux états limites de service est très souvent dimensionnante avant la résistance, à cause du fluage et de la faible rigidité relative du matériau. Un prédimensionnement bois conduit uniquement sur les contraintes est donc systématiquement optimiste. Là encore, la note de calcul revient au bureau d’études structure.

Enchaînement complet de la vérification d’une section

  • 1. Identifier le matériau et le produit : nuance d’acier et épaisseur de paroi selon le Tableau 3.1, ou essence et classe de résistance pour le bois.
  • 2. Déterminer les sollicitations de calcul NEd, MEd et VEd à partir des combinaisons d’actions de la NF EN 1990 et de son annexe nationale.
  • 3. En acier, calculer ε = √(235 / fy) et classer chaque paroi comprimée avec le Tableau 5.2 ; retenir la classe la plus défavorable, clause 5.5.2(6).
  • 4. Calculer les résistances élémentaires : Nt,Rd ou Nc,Rd, Mc,Rd selon la classe, Vpl,Rd avec l’aire de cisaillement adaptée à la forme de section.
  • 5. Vérifier chaque sollicitation isolément : MEd / Mc,Rd ≤ 1,0 et VEd / Vc,Rd ≤ 1,0.
  • 6. Contrôler le seuil de la clause 6.2.8(2) : si VEd dépasse 0,5 Vpl,Rd, reprendre le moment résistant avec la limite d’élasticité réduite de la clause 6.2.10(3).
  • 7. Traiter l’interaction flexion-effort normal par la clause 6.2.9, ou par la sommation linéaire sécuritaire de la clause 6.2.1(7).
  • 8. En bois, appliquer le facteur de modification correspondant à la classe de service et à la classe de durée de charge la plus courte de la combinaison, puis vérifier les états limites de service avec le fluage.
  • 9. Ne pas confondre cette vérification de section avec les vérifications de stabilité de barre — flambement et déversement — qui relèvent de la section 6.3 de la NF EN 1993-1-1 et de règles équivalentes en bois.
  • 10. Faire reprendre l’ensemble par un bureau d’études structure, qui applique les annexes nationales en vigueur et signe la note de calcul.

Trois exemples chiffrés, entièrement vérifiables à la calculatrice

Les caractéristiques géométriques utilisées ci-dessous — aire, module plastique, aire de cisaillement, largeur et épaisseur de semelle — ne figurent pas dans la NF EN 1993-1-1 : elles proviennent des catalogues produit et sont donc posées ici comme hypothèses explicites et arbitraires, uniquement pour rendre l’arithmétique reproductible. Les valeurs normatives sont toutes sourcées : fy vient du Tableau 3.1, ε et les limites de classement du Tableau 5.2, les coefficients partiels de la clause 6.1(1) confirmée par l’annexe nationale française. Aucun exemple chiffré n’est proposé pour le bois, faute de source vérifiable.

Exemple 1 — La même paroi classée en Classe 1, Classe 2 ou Classe 4

Hypothèses : âme d’un profilé reconstitué de hauteur de paroi comprimée c = 300 mm et d’épaisseur t = 8 mm, soit un rapport c/t = 300 / 8 = 37,5. Cette paroi est une paroi comprimée interne au sens du Tableau 5.2.

Cas A, acier S235 et paroi fléchie. Le Tableau 3.1 donne fy = 235 N/mm² pour t ≤ 40 mm, donc ε = √(235 / 235) = 1,00. Les limites du Tableau 5.2 pour une paroi interne fléchie sont 72 ε = 72,0 en Classe 1, 83 ε = 83,0 en Classe 2 et 124 ε = 124,0 en Classe 3. Comme 37,5 ≤ 72,0, la paroi est de Classe 1.

Cas B, acier S235 et paroi entièrement comprimée. Les limites tombent à 33 ε = 33,0, 38 ε = 38,0 et 42 ε = 42,0. Comme 37,5 dépasse 33,0 mais reste inférieur à 38,0, la même paroi devient de Classe 2. Le seul changement de nature de la sollicitation a fait perdre une classe.

Cas C, acier S355 et paroi entièrement comprimée. Le Tableau 5.2 donne ε = 0,81 pour fy = 355 N/mm². Les limites deviennent 33 × 0,81 = 26,7 en Classe 1, 38 × 0,81 = 30,8 en Classe 2 et 42 × 0,81 = 34,0 en Classe 3. Comme 37,5 dépasse 34,0, la paroi ne satisfait plus la limite de Classe 3 : elle est de Classe 4 au sens de la clause 5.5.2(8), et la vérification bascule sur les aires efficaces de l’EN 1993-1-5. La même géométrie est donc de Classe 1 en S235 fléchie et de Classe 4 en S355 comprimée.

Exemple 2 — Interaction effort normal et flexion par la sommation linéaire de la clause 6.2.1(7)

Hypothèses géométriques posées : aire A = 5 000 mm², module plastique Wpl,y = 600 cm³ soit 600 000 mm³, largeur de semelle b = 150 mm et épaisseur de semelle tf = 10 mm. Acier S235 d’épaisseur inférieure à 40 mm, section supposée de Classe 1 après classement. Sollicitations de calcul : NEd = 200,0 kN en compression et My,Ed = 90,0 kN.m, Mz,Ed nul.

Résistances élémentaires, avec fy = 235 N/mm² d’après le Tableau 3.1 et γM0 = 1,00 d’après la clause 6.1(1) NOTE 2B retenue par l’annexe nationale : Npl,Rd = A fy / γM0 = 5 000 × 235 / 1,00 = 1 175 000 N, soit 1 175,0 kN ; Mc,Rd = Wpl,y fy / γM0 = 600 000 × 235 / 1,00 = 141 000 000 N.mm, soit 141,0 kN.m.

Paramètres de la clause 6.2.9.1(5) : n = NEd / Npl,Rd = 200,0 / 1 175,0 = 0,170, et a = (A − 2 b tf) / A = (5 000 − 2 × 150 × 10) / 5 000 = (5 000 − 3 000) / 5 000 = 0,400, valeur bien inférieure au plafond de 0,5 imposé par la norme. Ces deux paramètres alimentent les expressions de moment résistant réduit de la norme, que nous ne reproduisons pas.

Vérification par la voie sécuritaire de la clause 6.2.1(7) : la sommation linéaire des rapports sollicitation sur résistance donne 200,0 / 1 175,0 + 90,0 / 141,0 + 0 = 0,170 + 0,638 = 0,808, soit 81 %. La section est vérifiée. Cette approche place en sécurité par construction : la clause 6.2.9.1(5) donnerait un résultat plus favorable, mais elle exige la formule complète de la norme.

Exemple 3 — Franchir le seuil de la clause 6.2.8(2) et réduire la limite d’élasticité

Hypothèses : même section, aire de cisaillement posée en hypothèse Av = 2 600 mm², cohérente avec la clause 6.2.6(3)a pour une section laminée en I chargée parallèlement à l’âme.

Résistance plastique au cisaillement, expression (6.18) : le terme fy / √3 vaut 235 / 1,732 = 135,7 N/mm², d’où Vpl,Rd = 2 600 × 135,7 / 1,00 = 352 800 N environ, soit 352,8 kN. Le seuil de la clause 6.2.8(2) se situe donc à 0,5 × 352,8 = 176,4 kN.

Premier cas, VEd = 60,0 kN. Le rapport VEd / Vpl,Rd vaut 0,170 et l’effort tranchant reste très en deçà du seuil : l’effet du cisaillement sur le moment résistant peut être négligé et Mc,Rd = 141,0 kN.m reste utilisable tel quel.

Second cas, VEd = 200,0 kN. Le rapport vaut 200,0 / 352,8 = 0,567, soit au-delà du seuil de 50 %. La clause 6.2.10(3) impose alors ρ = (2 × 0,567 − 1)² = (1,134 − 1)² = 0,134² = 0,018, et la limite d’élasticité à retenir sur l’aire de cisaillement devient (1 − ρ) fy = (1 − 0,018) × 235 = 230,8 N/mm². La NOTE de cette clause précise qu’au lieu de réduire la limite d’élasticité, il est aussi possible de réduire l’épaisseur de la paroi appropriée. L’ordre de grandeur de la pénalité — moins de 2 % ici — explique pourquoi elle est souvent négligée à tort : elle croît très vite au-delà, puisqu’elle varie comme le carré de l’écart au seuil.

Cadre normatif : ce que nous publions, ce que nous ne publions pas

Le système des Eurocodes fonctionne à deux étages : la norme européenne fixe la méthode et les formules, l’annexe nationale de chaque pays fixe les paramètres déterminés au plan national. Sur cette page, chaque valeur numérique est accompagnée de la clause ou du tableau dont elle provient, et il est précisé à chaque fois si la source est le corps de la norme européenne ou l’annexe nationale française. Ce qui n’a pas pu être vérifié directement n’est pas publié.

Textes de référence pour une vérification de section

  • NF EN 1993-1-1 (P 22-311-1) — Eurocode 3, partie 1-1 : chapitre 5.5 classification, chapitre 6.2 résistance des sections transversales, Tableaux 3.1 et 5.2.
  • NF EN 1993-1-1/NA (P 22-311-1NA), août 2013 — annexe nationale française : coefficients partiels de la clause 6.1(1), valeurs de fy et fu de la clause 3.2.1(1), et liste exhaustive des paramètres nationaux.
  • NF EN 1993-1-5 (P 22-315) et son annexe nationale — plaques planes : largeurs et aires efficaces des sections de Classe 4, paramètre η de la clause 5.1(2), interaction flexion-cisaillement-charges transversales de sa section 7.
  • NF EN 1993-1-8 (P 22-318-1) et son annexe nationale — assemblages : sections nettes au droit des fixations, catégories d’assemblages, et coefficients partiels de la clause 2.2(2).
  • NF EN 1995-1-1 et son annexe nationale française — Eurocode 5, partie 1-1 : règles générales et règles pour les bâtiments en bois. Norme non consultée pour cette page, d’où l’absence de valeur chiffrée sur le volet bois.
  • NF EN 1990 et son annexe nationale — bases de calcul : combinaisons d’actions, coefficients partiels sur actions et coefficients de combinaison ψ, préalables à toute détermination de NEd, MEd et VEd.

Position assumée sur les valeurs non publiées

Trois familles de valeurs ne figurent pas sur cette page, et c’est délibéré. Premièrement, aucune valeur numérique de l’Eurocode 5 : ni résistance caractéristique de classe de bois, ni coefficient partiel de matériau, ni facteur de modification lié à la classe de service et à la durée de charge, ni facteur de fluage. La partie 1-1 n’ayant pas pu être ouverte, publier ces valeurs de mémoire reviendrait à les inventer, avec un risque direct de sous-dimensionnement.

Deuxièmement, les expressions complètes de moment résistant plastique réduit de la clause 6.2.9.1 de la NF EN 1993-1-1, ainsi que les critères de dispense de son alinéa (4), ne sont pas reproduits : ils figurent dans la norme sous forme d’expressions que nous préférons ne pas retranscrire plutôt que de risquer une erreur de recopie. Les deux paramètres qui les gouvernent, n et a, sont en revanche donnés puisqu’ils sont explicitement définis en texte à l’alinéa (5).

Troisièmement, la troisième feuille du Tableau 5.2, qui traite notamment des cornières et des profils creux, n’est pas restituée ici : seules les deux premières feuilles, relatives aux parois comprimées internes et aux semelles en console, ont été relevées. Toute vérification portant sur une cornière ou un tube doit donc se faire directement sur la norme. Ce que cette page offre en revanche intégralement, c’est la structure de la méthode, la signification et l’unité de chaque variable, l’ordre des opérations et les pièges — le chiffre restant, pour ce qui n’est pas publié, à lire dans la norme et à engager sous la responsabilité d’un bureau d’études structure.

Limites et hypothèses de ce calcul

Une vérification de section répond à une question locale. Elle ne dit rien de la stabilité de la barre sur sa longueur, rien du comportement d’ensemble de la structure, et rien de la tenue des assemblages qui la relient au reste de l’ouvrage. Confondre « section vérifiée » et « élément vérifié » est l’erreur de raisonnement la plus coûteuse sur ce sujet.

  • La section 6.2 de la NF EN 1993-1-1 ne couvre pas les instabilités de barre : flambement et déversement relèvent de la section 6.3 et de coefficients partiels différents, γM1 au lieu de γM0.
  • Les effets du traînage de cisaillement et du voilement local sont introduits au moyen de largeurs efficaces conformément à l’EN 1993-1-5, clause 6.2.1(2) : ce calculateur ne les détermine pas.
  • Les sections de Classe 4 sortent du domaine des expressions (6.10), (6.13) et (6.14) : elles imposent le calcul des caractéristiques efficaces.
  • La torsion, traitée par la clause 6.2.7, n’est pas couverte ici alors qu’elle modifie la résistance au cisaillement et intervient dans le calcul de ρ selon la clause 6.2.8(4).
  • Les trous de fixation ont un traitement différencié selon la sollicitation et la zone : à déduire en traction, ignorables en compression s’ils sont remplis par les fixations, ignorables en zone comprimée de flexion sous la même réserve. Les règles exactes sont aux clauses 6.2.2.2, 6.2.4(3) et 6.2.5(4) à (6).
  • Le volet bois de cette page ne comporte aucune valeur : il décrit la méthode et les variables, mais un calcul bois exige la NF EN 1995-1-1, son annexe nationale et les normes produit correspondantes.
  • En bois, les états limites de service avec fluage sont souvent dimensionnants avant la résistance : un prédimensionnement conduit sur les seules contraintes est optimiste.
  • Les combinaisons d’actions, qui produisent NEd, MEd et VEd, relèvent de la NF EN 1990 et de son annexe nationale : une erreur à ce stade invalide toute la suite, quelle que soit la qualité de la vérification de section.
  • Aucune de ces vérifications ne remplace la note de calcul d’un bureau d’études structure, seule pièce engageant une responsabilité sur le dimensionnement.

Erreurs fréquentes sur la vérification d’une section

  • Utiliser le module plastique Wpl sur une section de Classe 3 : la clause 6.2.5(2) impose alors Wel,min, et Weff,min en Classe 4.
  • Classer la section une fois pour toutes : la même paroi change de classe selon qu’elle est fléchie ou entièrement comprimée, comme le montre l’exemple 1.
  • Oublier de reclasser après un changement de nuance : ε passe de 1,00 en S235 à 0,81 en S355 et resserre toutes les limites du Tableau 5.2.
  • Négliger la chute de fy avec l’épaisseur : le Tableau 3.1 donne 335 N/mm² pour un S355 entre 40 et 80 mm, et 215 N/mm² pour un S235 dans la même plage.
  • Appliquer γM2 = 1,25 partout : la clause 6.1(1) le réserve à la résistance à la rupture des sections transversales en traction ; les autres résistances de section sont en γM0 = 1,00.
  • Ignorer le seuil de 50 % de Vpl,Rd de la clause 6.2.8(2), ou au contraire appliquer la réduction sans avoir vérifié qu’il est franchi.
  • Cumuler sans précaution les vérifications isolées alors que la clause 6.2.1(1)P impose de traiter les effets combinés lorsque plusieurs sollicitations agissent simultanément.
  • Utiliser le critère en contraintes de la clause 6.2.1(5) par défaut, alors que sa NOTE indique qu’il place en sécurité et qu’il ne convient de l’utiliser que lorsque l’interaction sur la base des résistances ne peut être effectuée.
  • Transposer directement les habitudes de l’acier au bois : la résistance de calcul du bois dépend de la classe de service et de la durée de charge, ce qui n’a aucun équivalent en acier.
  • Considérer qu’une section vérifiée suffit : la stabilité de la barre relève de la section 6.3, et les assemblages de la NF EN 1993-1-8, avec leurs propres coefficients partiels.

Vérification de section et maîtrise d’œuvre

Sur un projet, la vérification de section arrive rarement en premier : elle vient valider ou invalider un choix de trame, de hauteur disponible et de matériau déjà largement contraint par le programme. C’est là que la maîtrise d’œuvre a un rôle utile — poser les bonnes hypothèses avant que le calcul ne les fige. Progineer, société de maîtrise d’œuvre créée en 2024 et dirigée par un professionnel présent dans le BTP depuis 2020, intervient sur ce cadrage : formaliser les hypothèses de charge et d’usage avec le maître d’ouvrage, arbitrer entre acier et bois au regard de l’exposition réelle des éléments — un choix qui, en bois, conditionne directement la résistance de calcul via la classe de service —, coordonner le bureau d’études structure qui produit la note de calcul, et vérifier que les hypothèses de la note se retrouvent dans les pièces écrites du marché.

L’enjeu est particulièrement net en réhabilitation, où les sections existantes sont ce qu’elles sont : la question n’est plus « quelle section faut-il » mais « que peut réellement reprendre celle qui est en place ». Cela suppose de connaître la nuance ou l’essence, l’état de conservation, la géométrie réelle après corrosion ou altération, et la nature des appuis. Ces données viennent d’un diagnostic structurel préalable, pas d’un calculateur. Les outils de cet espace de travail servent à cadrer un ordre de grandeur et à préparer la discussion technique ; le dimensionnement engage la sécurité des personnes et relève d’un bureau d’études structure qui applique les annexes nationales en vigueur et signe la note de calcul.

FAQ technique — Vérification de section acier et bois

Quelle est la différence entre vérification de section et vérification de barre ?

La vérification de section, chapitre 6.2 de la NF EN 1993-1-1, compare les sollicitations à la résistance de la matière dans une coupe donnée, avec γM0. La vérification de barre, chapitre 6.3, traite les instabilités — flambement d’une barre comprimée, déversement d’une barre fléchie — avec γM1 et un coefficient de réduction. Une section peut être largement vérifiée alors que la barre ne l’est pas.

Pourquoi la classe de section change-t-elle la formule du moment résistant ?

Parce que la classe traduit la capacité réelle de la section à plastifier avant de voiler localement. La clause 6.2.5(2) donne Wpl fy / γM0 en Classe 1 ou 2, Wel,min fy / γM0 en Classe 3 et Weff,min fy / γM0 en Classe 4. La clause 6.2.1(8) précise que lorsque toutes les parois comprimées sont de Classe 1 ou 2, la section peut être considérée comme capable de développer sa résistance plastique complète en flexion.

Quel coefficient partiel appliquer à une section tendue percée de trous ?

Les deux. La clause 6.2.3(2) impose de retenir la plus petite de deux valeurs : la résistance plastique de la section brute, calculée avec γM0, et la résistance ultime de la section nette au droit des trous de fixation, calculée avec γM2. La clause 6.1(1) affecte en effet γM2 à la résistance à la rupture des sections transversales en traction, et l’annexe nationale française retient γM2 = 1,25.

Comment se calcule l’aire de cisaillement d’un profilé ?

La clause 6.2.6(3) en donne la liste par forme de section. Pour une section laminée en I ou H chargée parallèlement à l’âme : A − 2 b tf + (tw + 2 r) tf, sans être inférieure à η hw tw. Pour une section laminée en U : A − 2 b tf + (tw + r) tf. Pour une section creuse rectangulaire d’épaisseur uniforme : A h / (b + h) sous charge parallèle à la hauteur. Pour une section creuse circulaire ou un tube d’épaisseur uniforme : 2 A / π.

À partir de quel effort tranchant faut-il réduire le moment résistant ?

La clause 6.2.8(2) fixe le seuil à la moitié de la résistance plastique au cisaillement Vpl,Rd. En deçà, l’effet du cisaillement sur le moment résistant peut être négligé, sauf si le voilement par cisaillement réduit la résistance de la section au sens de l’EN 1993-1-5. Au-delà, la clause 6.2.10(3) impose une limite d’élasticité réduite (1 − ρ) fy sur l’aire de cisaillement, avec ρ = (2 VEd / Vpl,Rd − 1)².

Pourquoi cette page ne donne-t-elle aucune valeur pour le bois ?

Parce que la partie 1-1 de l’Eurocode 5, celle qui traite des bâtiments, n’a pas pu être consultée pour rédiger cette page : le fonds documentaire mobilisé ne contient que la partie 2, relative aux ponts. Publier de mémoire une résistance caractéristique, un coefficient partiel de matériau ou un facteur de modification serait aussi risqué que de l’inventer. La méthode et les variables sont donc décrites, mais aucune valeur n’est publiée.

Qu’est-ce qui distingue fondamentalement une vérification bois d’une vérification acier ?

La dépendance de la résistance de calcul aux conditions d’emploi. En acier, on divise une caractéristique par un coefficient partiel. En bois, on divise par un coefficient partiel de matériau puis on multiplie par un facteur de modification qui dépend de la classe de service — l’ambiance hygrométrique — et de la classe de durée de la charge. S’y ajoute le fluage aux états limites de service, qui majore les flèches dans le temps et rend ces états limites souvent dimensionnants.

Ce calculateur suffit-il pour valider une section ?

Non. Il permet de cadrer un ordre de grandeur, de comprendre l’enchaînement des vérifications et d’objectiver une discussion technique. Une validation réelle suppose les combinaisons d’actions complètes, le classement effectif de la section sur ses dimensions réelles, le traitement des interactions, la vérification de stabilité de barre, celle des assemblages et l’application des annexes nationales en vigueur. Elle relève d’un bureau d’études structure, qui signe la note de calcul.

Glossaire technique

Résistance de section
Capacité d’une coupe transversale à reprendre une sollicitation, indépendamment de toute instabilité de barre. Traitée au chapitre 6.2 de la NF EN 1993-1-1, avec le coefficient partiel γM0.
Classe de section
Classement de 1 à 4 défini par la clause 5.5.2(1) selon la mesure dans laquelle le voilement local limite la résistance et la capacité de rotation. La classe retenue est la plus défavorable des parois comprimées, clause 5.5.2(6).
Section brute et section nette
La section brute se détermine sur les dimensions nominales sans déduire les trous de fixation mais en prenant en compte les ouvertures plus larges, clause 6.2.2.1(1). La section nette est l’aire brute diminuée des déductions pour trous et ouvertures, clause 6.2.2.2(1).
Wpl, Wel,min, Weff,min
Modules de résistance plastique, élastique minimal et efficace minimal, utilisés respectivement par les expressions (6.13), (6.14) et (6.15) selon la classe de la section. Les deux derniers correspondent à la fibre subissant la contrainte élastique maximale.
Aire de cisaillement Av
Aire conventionnelle reprenant l’effort tranchant, dont l’expression dépend de la forme de section selon la clause 6.2.6(3). Elle intervient dans Vpl,Rd = Av (fy / √3) / γM0, expression (6.18).
ρ (rho)
Coefficient de réduction de la limite d’élasticité sur l’aire de cisaillement lorsque l’effort tranchant dépasse la moitié de Vpl,Rd : ρ = (2 VEd / Vpl,Rd − 1)², clause 6.2.10(3).
n et a
Paramètres de l’interaction flexion-effort normal pour les profils en I ou H, clause 6.2.9.1(5) : n = NEd / Npl,Rd et a = (A − 2 b tf) / A, avec a plafonné à 0,5.
Classe de service
Notion propre à l’Eurocode 5 caractérisant l’ambiance hygrométrique dans laquelle l’élément bois est mis en œuvre. Elle conditionne, avec la durée de charge, la résistance de calcul et l’amplitude du fluage. Valeurs et seuils à lire dans la NF EN 1995-1-1 et son annexe nationale.
Durée de charge
Classement des actions selon leur durée cumulée d’application, propre à l’Eurocode 5. Le bois résiste davantage à une charge brève qu’à une charge permanente, ce qui n’a pas d’équivalent en acier.
Annexe nationale (NA)
Document national complétant une partie d’Eurocode et fixant les paramètres déterminés au plan national. Pour l’Eurocode 3 partie 1-1, il s’agit de la NF EN 1993-1-1/NA d’août 2013, qui confirme notamment γM0 = 1,00, γM1 = 1,00 et γM2 = 1,25.

Sources et normes de référence

Calculateurs associés

Calcul moments fléchissants — Eurocode 0

Calcul des moments fléchissants et efforts tranchants d'une poutre selon Eurocode 0 (NF EN 1990) et formulaires RDM. Le moment (M) représente le produit vectoriel de la force par le bras de levier, calculé par rapport à un point. Il correspond au mouvement de rotation autour de l'axe de la poutre. À partir de la portée, des conditions d'appui (simple, encastrée, console) et des charges (réparties, ponctuelles, trapézoïdales), l'outil détermine Mmax, Vmax et la déformée. Utilisé pour pré-dimensionner poutres, linteaux et solives en béton armé, acier ou bois lamellé-collé en logement et tertiaire.

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Calcul vérification poteaux — Eurocodes 2 et 3

Vérification au flambement des poteaux selon Eurocode 3 (acier, NF EN 1993-1-1) et Eurocode 2 (béton armé, NF EN 1992-1-1). Ce calcul prend en compte la section du poteau, la longueur de flambement, les charges permanentes et les charges d'exploitation. À partir de l'effort normal Ned, l'outil applique les courbes a/b/c/d, calcule l'élancement et vérifie le critère Ned ≤ Nb,Rd. Utilisé pour dimensionner les poteaux de bâtiments industriels, immeubles tertiaires et logements collectifs en R+1 à R+10.

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Combinaisons d'actions EC0

Calcul des combinaisons d'actions selon Eurocode 0 pour États Limites Ultimes et de Service

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Calcul charges exploitation EC1 — Surcharges plancher

Détermination des charges d'exploitation selon Eurocode 1 partie 1-1 (NF EN 1991-1-1) et son annexe nationale française. L'outil restitue les valeurs caractéristiques qk et Qk par catégorie d'usage : habitation (A), bureaux (B), commerces (D), salles de réunion (C), parkings (F/G) et toitures (H/I/K). Utilisé pour le pré-dimensionnement de planchers, poutres et solivages en logements, ERP et bâtiments industriels neufs ou rénovés.

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Flexion simple béton armé

Dimensionnement d'une poutre en béton armé soumise à la flexion simple selon Eurocode 2

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Action du vent EC1

Calcul de la pression du vent selon Eurocode 1 (NF EN 1991-1-4) et ses annexes nationales françaises. Ce calcul prend en compte la vitesse de référence du vent, la pression dynamique de base, le coefficient d'exposition et les coefficients aérodynamiques. Permet de dimensionner les éléments de structure et de couverture exposés au vent. Utilisé pour les bâtiments de toute hauteur en zone urbaine, campagne et bord de mer.

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Thématiques associées

Notre expertise couvre également ces thématiques connexes, sur lesquelles nous accompagnons régulièrement nos clients :

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  • flexion simple
  • résistant de calcul
  • moment de flexion
  • section de poutre