NF DTU 33.1 - Façades rideaux, semi-rideaux et façades panneaux à ossature métallique
Le NF DTU 33.1 P1-1 (mai 2008, indice de classement P 28-002-1-1) fixe les clauses techniques types de mise en œuvre des façades rideaux, semi-rideaux et façades panneaux dont les ossatures, bâtis et cadres sont métalliques. Il traite la justification au vent, le drainage obligatoire des feuillures, la perméabilité à l'air et l'étanchéité à l'eau exprimées en pourcentage de la pression de vent caractéristique, les calfeutrements périphériques et les tolérances de pose. Les façades à ossature bois ou en matériaux de synthèse, les bardages rapportés, vêtages, vêtures, revêtements attachés en pierre mince et les vitrages extérieurs attachés (VEA) sont hors de son domaine d'application.
Domaine d'application
Mise en œuvre des façades rideaux conformes à la NF EN 13830, des façades semi-rideaux (annexe A normative) et des façades constituées d'une association de fenêtres, portes ou ensembles composés dont les liaisons ne sont pas limitées à des bandes horizontales ou verticales. Façades verticales ou inclinées de 15° au maximum sur la verticale, vers l'extérieur comme vers l'intérieur, à ossatures, bâtis et cadres métalliques avec ou sans coupure thermique, remplissages intégrés compris. Façades neuves sur ossature primaire neuve ou existante en béton, charpente métallique ou bois, tous types de bâtiments, toutes zones climatiques françaises DOM compris
Règles principales
Domaine d'application et exclusions
Le document s'applique aux façades rideaux conformes à la NF EN 13830, aux façades semi-rideaux (annexe A) et aux associations de fenêtres/portes hors bandes horizontales ou verticales, verticales ou inclinées de 15° au maximum, à ossatures, bâtis et cadres métalliques. Il ne s'applique pas aux ossatures bois ou en matériaux de synthèse, aux bardages rapportés, vêtages, vêtures et remplissages en pierre, ni aux vitrages extérieurs attachés (VEA)
Exceptions :
- • Vitrage extérieur collé (VEC): Les prescriptions du DTU s'appliquent, mais le nœud de collage sur cadre métallique rapporté doit être évalué conformément à l'ETAG 002 et au cahier CSTB 3488 ; le § 5.6.1.8 précise que ces remplissages ne sont pas visés par le document et nécessitent une évaluation technique spécifique
La façade ne participe pas à la stabilité du bâtiment
La façade rideau n'est pas destinée à participer à la stabilité du bâtiment, laquelle incombe à sa structure. Sauf indication du CCTP, elle n'est pas prévue pour résister aux effractions, explosions ou vandalisme, ni aux chocs accidentels très sévères (véhicules, engins mobiles) — des dispositifs indépendants sont alors recommandés.
Justification au vent et pressions minimales
Action du vent calculée selon les règles NV 65 (DTU P 06-002), la NF EN 1991-1-4 ou par essais en soufflerie. Pression extrême VE = 1,75 VN suivant NV 65, ou qu = 1,5 W50 suivant l'Eurocode 1. Pour les ossatures, liaisons et cadres de fenêtres, les pressions à considérer ne peuvent être inférieures à 400 Pa.
Critères de déformation des ossatures
Sous vent normal ou état limite de service, la déformation maximale des ossatures ne doit pas dépasser 1/200 de la portée considérée ou 15 mm (NF EN 13830). Sous charges verticales, la flèche maximale de tout élément horizontal principal de l'ossature ne doit pas dépasser 1/500 de la portée ou 3 mm, selon la valeur la plus petite, le poids propre étant calculé suivant la NF EN 1991-1-1
Perméabilité à l'air indexée sur la pression de vent
m² ou 0,5 m³/h par mètre linéaire de joint selon la NF EN 12152. m² sous pression et dépression de 100 Pa.
Étanchéité à l'eau : 25 % de la pression de vent, minimum 150 Pa
Pour toutes les parties fixes et ouvrantes, les performances ou classes d'étanchéité à l'eau doivent correspondre à au moins 25 % de la pression de vent caractéristique sans tenir compte des actions locales, et sans pouvoir être inférieures à 150 Pa. Vérification selon la NF EN 12154 (exigences et classification) et la NF EN 12155 (essai de laboratoire sous pression statique).
Système de drainage obligatoire et continu
Toute garniture d'étanchéité directement exposée à l'eau de pluie ou de ruissellement est considérée comme susceptible d'infiltration accidentelle : un système de récupération et d'évacuation est obligatoire et doit être continu (montants et traverses).
Le drainage à évacuation directe se fait par des orifices de section minimale 50 mm² dont la plus petite dimension est au moins égale à 5 mm : un orifice jusqu'à 0,50 m de traverse, deux orifices jusqu'à 1 m au plus près des extrémités, puis un orifice supplémentaire par tranche complémentaire de 0,50 m.
Exceptions :
- • Drainage à évacuation indirecte (en cascade): Admis si les étanchéités aux extrémités de traverses le permettent : sections de drainage ≥ 100 mm² aux extrémités de chaque traverse et dans les alvéoles des montants, orifices d'équilibrage de pression de mêmes sections, vitrages isolants d'indice de pénétration d'humidité ≤ 0,1 selon NF EN 1279-2, limitation de hauteur à 20 m. Dans ce cas, le drainage à évacuation directe en façade n'est pas nécessaire
Nature du dispositif de drainage continu
Un dispositif continu doit être soit métallique en respectant la NF P 24-351 pour son traitement anticorrosion, soit préextrudé en caoutchouc ou thermoplastique conforme à la NF EN 12365. Il ne doit pas permettre le passage d'eau dans la feuillure inférieure, ne doit pas constituer un plan de capillarité avec le chant supérieur du remplissage inférieur et ne doit pas entraver le drainage vers l'extérieur.
Sécurité aux chutes de personnes et vitrages sans essai
La justification se fait par examen analogique ou par essais, la règle en vigueur étant la NF P 08-302.
2 conformes à la NF EN ISO 12543-2 avec intercalaire PVB, classés 1B1 suivant la NF EN 12600, employés en simple vitrage en paroi verticale, pris en feuillure sur les quatre côtés avec une hauteur minimale de prise en feuillure de 15 mm, produit de calfeutrement compatible avec le PVB, et surface limitée par le tableau 1.
Hauteur d'allège et sécurité électrique
Les hauteurs d'allèges assurant la sécurité aux chutes doivent respecter la NF P 01-012 et, pour les bâtiments d'habitation, l'article R 111-15 du Code de la construction et de l'habitation ; pour la sécurité des travailleurs, la NF EN ISO 14122-3 s'applique. Les façades ne doivent pas être utilisées comme conducteur de descente du système de protection contre la foudre.
Le passage de canalisations électriques d'étage à étage par la façade est à proscrire.
Perméance et ventilation des remplissages opaques
mm Hg, paroi intérieure et tranches également sous ce seuil. mm Hg.
Exceptions :
- • Orifices disposés uniquement en partie basse: La section doit être portée à deux fois σ3 dans chacun des trois cas ; la limitation des condensations résulte alors davantage d'un phénomène de diffusion que d'un échange par convection
- • Lame d'air de hauteur supérieure à 3 m: Les orifices sont nécessairement situés en partie basse et en partie haute, avec une section minimale σh déterminée par la formule du § 5.6.1.5
- • Isolant placé derrière un vitrage transparent ou peu réfléchissant: Le régime de températures extrêmes ψ = τ + 0,5 α ne doit pas dépasser 0,4 pour un isolant en plastique alvéolaire type polystyrène et 0,7 pour un isolant en laine minérale
Fixations, serreurs et reprise de poids des remplissages
Le dispositif de liaison serreur-ossature doit être métallique et respecter la NF P 24-351, sa visserie doit être en acier inoxydable de grade 4 selon la NF EN 1670, et les fixations doivent justifier d'une résistance caractéristique à l'arrachement de 200 daN minimum et d'un entraxe d'au plus 300 mm sauf justification particulière.
Le dispositif de reprise de poids des remplissages doit être métallique, ne pas altérer les performances de la façade et ne pas entraîner de déplacement vertical différentiel des deux vitrages d'un vitrage isolant de plus de 0,5 mm sous la charge instantanée maximale préconisée.
Exceptions :
- • Déplacement différentiel des vitrages: La valeur de 0,5 mm maximum peut être augmentée avec l'accord du fournisseur du vitrage isolant
- • Façade VEP (vitrage extérieur parclosé): Un dispositif de sécurisation placé au moins sur deux côtés opposés du cadre doit empêcher la parclose de tomber en cas de disparition accidentelle de la garniture du joint de vitrage extérieur
Calfeutrements périphériques et parties hautes
Les calfeutrements en parties hautes, basses et latérales assurent la continuité des performances décrites dans la NF EN 13830. 1 s'applique. Les membranes d'étanchéité ne doivent favoriser ni retenue ni stagnation d'eau et doivent, sauf justification, être à l'abri d'une exposition permanente aux UV et fixées mécaniquement.
Exceptions :
- • Couvertine métallique assurant seule l'étanchéité à l'eau: Fixations traversantes non admises sauf justification, géométrie adaptée (pente, garde à l'eau), étanchéité à la neige assurée et dispositif complémentaire d'étanchéité aux jonctions des couvertines
- • Couvertine d'habillage n'assurant pas l'étanchéité: L'étanchéité est assurée par d'autres dispositifs et les éléments de couvertine doivent rester démontables pour vérification et entretien
Joints de dilatation calés sur la structure primaire
La conception d'un joint de dilatation de la façade dépend de la direction et de l'amplitude des variations déclarées du joint de dilatation de l'ossature primaire. Si les dilatations et mouvements sont dans un même plan, une conception de joint avec liaison fixe d'un côté et libre de l'autre peut être envisagée.
Le joint de dilatation de la façade correspondant au joint de dilatation de la structure peut être réalisé au droit de ce joint structurel et doit respecter ses dimensions. Les calfeutrements des joints doivent assurer la continuité des fonctions de la façade, hors fonction esthétique.
Conditions requises avant démarrage de la pose
Travaux de structure suffisamment avancés et structure suffisamment stabilisée ; axes de référence du bâtiment tracés sur chaque façade et niveaux tracés à chaque étage, à un endroit restant visible jusqu'à l'application des revêtements intérieurs et à l'usage exclusif du façadier ; abords dégagés et nivelés pour les livraisons ; accès aux niveaux exécutés ; supports et zone de levage dégagés.
Le montage ne débute en conditions normales que lorsque les supports sont entièrement terminés. 2).
Exceptions :
- • Pose débutée avant la fin du gros œuvre: Cas exceptionnel : les axes de référence ne peuvent se faire qu'à partir de ceux convenus au début de la pose, et une protection lourde doit être prévue pour préserver la sécurité des intervenants et de la façade
Consistance du marché de façade
Sauf dispositions contraires des DPM, sont dus par le façadier : études, calculs et dessins d'exécution, justificatifs de performance, définition et justification des ancrages, fourniture au gros œuvre des dispositifs d'ancrage à incorporer et de leurs plans d'implantation, réception visuelle des supports, traçage d'implantation, échafaudages et moyens de levage, fourniture, pose et réglage des ouvrages et remplissages, quincailleries, calfeutrements en nez de plancher, retouches anticorrosion, notice d'entretien et enlèvement des déchets.
Ne sont dus que sur prescriptions formelles : couvertines, acrotères, garde-corps de terrasse, habillages de poteaux, réservations et pose d'équipements, essais spécifiques, nettoyage final, informations DOE/DIUO.
Défaut d'information et acceptation des supports
Le maître d'ouvrage doit fournir au titulaire les tolérances de la structure, les actions particulières agissant sur la façade, les charges d'exploitation sur les équipements d'entretien, l'objectif sismique et les déplacements de structure, le classement feu et les ouvrants accès pompiers, les sections de désenfumage, les performances thermiques et acoustiques, la qualité de structure aux points d'ancrage, les dispositions de jonction en parties hautes, basses et latérales, le tracé des axes de référence et les traits de niveau.
À défaut, le titulaire avise sans retard et le maître d'ouvrage comme le maître d'œuvre doivent donner suite dans un délai de huit jours, le délai d'exécution étant prolongé d'autant.
Entretien, réparabilité et accès
Les composants nécessitant un entretien doivent pouvoir être visités. Il est de la responsabilité du façadier d'assurer la faisabilité technique de l'entretien et de la maintenance, et de celle du maître d'ouvrage de prévoir les moyens d'accès. Les guide-nacelles, crochets de câbles de nacelles suspendues ou d'alpiniste et fixations de garde-corps doivent résister aux épreuves conventionnelles réglementaires (NF EN 1808).
La façade doit être conçue pour assurer la réparabilité des remplissages, des quincailleries et des équipements mobiles ; une méthodologie de remplacement des vitrages et remplissages est à fournir.
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Tolérance d'ensemble Δe (pose de façade) | 0,5 cm si D ≤ 2,6 m ; 0,027·D + 0,43 cm si 2,6 < D ≤ 10 m ; 0,7 cm si 10 < D ≤ 30 m ; 0,01·D + 0,4 cm si D > 30 m | D = plus grande valeur entre la ligne verticale développée de la partie de façade concernée et sa demi-longueur horizontale développée (NF DTU 33.1 P1-1 tableau 3) |
| Tolérance locale Δp (bosse, ressaut, creux) | 1 cm si p ≤ 2,6 m ; 0,054·p + 0,86 cm si 2,6 < p ≤ 10 m ; 1,5 cm si 10 < p ≤ 30 m ; 0,02·p + 0,8 cm si p > 30 m | p = distance développée entre deux points quelconques de la façade (NF DTU 33.1 P1-1 tableau 4) |
| Entraxe de deux montants consécutifs formant dormant | ± 1 mm | Sur la hauteur de la fenêtre, lorsque les montants constituent le dormant des ouvrants (§ 7.2.2) |
| Longueur des diagonales de baie | ± 2 mm | Baie constituée des ossatures formant dormant (§ 7.2.2) |
| Déformation des ossatures sous vent normal / ELS | ≤ 1/200 de la portée ou 15 mm | La valeur la plus basse est retenue ; définition de la charge de vent déclarée au sens de la NF EN 13830 |
| Flèche sous charges verticales des éléments horizontaux principaux | ≤ 1/500 de la portée ou 3 mm | La valeur la plus petite est retenue ; poids propre calculé suivant la NF EN 1991-1-1 (§ 5.1.2) |
| Déplacement vertical différentiel des vitrages d'un vitrage isolant | ≤ 0,5 mm | Sous la charge instantanée maximale préconisée par le concepteur ; augmentable avec l'accord du fournisseur (§ 5.8.3) |
| Variation dimensionnelle des profilés aluminium | ± 1 mm/m (valeur de prévision) | Note du § 5.1.8 : la pratique montre que cette prévision est suffisante ; des variations moindres sont admissibles si l'amplitude thermique est justifiée moindre |
| Tolérances du gros œuvre support | Selon XP P 28-003 (NF DTU 33.2) | Valeurs non reproduites ici ; les rectifications du gros œuvre hors tolérances ne font pas partie du marché du façadier |
Dimensions réglementaires
Inclinaison maximale de la façade sur la verticale
Vers l'extérieur comme vers l'intérieur ; au-delà, hors domaine d'application (§ 1)
Pression de vent minimale — ossatures, liaisons, cadres
Plancher imposé pour garantir un minimum de rigidité (§ 5.1.3.1.1)
Pression de vent minimale — façades intérieures
Méthode simplifiée : 0,75 × pression caractéristique de la façade extérieure (§ 5.1.3.1.6)
Étanchéité à l'eau exigée
Parties fixes et ouvrantes, sans tenir compte des actions locales (§ 5.5.2.2)
Perméabilité à l'air des parties fixes
Classe correspondant à au moins 25 % de la pression de vent caractéristique (NF EN 12152, § 5.5.1.2)
Perméabilité à l'air des parties ouvrantes
Hors présence de dispositif d'entrée d'air (§ 5.5.1.2)
Orifices de drainage à évacuation directe
1 orifice jusqu'à 0,50 m de traverse, 2 jusqu'à 1 m, puis 1 par tranche de 0,50 m (§ 5.5.3.1)
Sections de drainage en évacuation indirecte (cascade)
Aux extrémités de chaque traverse et dans les alvéoles des montants ; procédé limité à 20 m de hauteur (§ 5.5.3.2)
Hauteur minimale de prise en feuillure (vitrage feuilleté sans essai)
Prise en feuillure sur les quatre côtés, feuilleté 33.2/44.2/55.2/66.2 classé 1B1 (§ 5.4.2.1.2.1)
Fixations du dispositif serreur-ossature
Visserie inox de grade 4 selon NF EN 1670, sauf justification particulière (§ 5.6.1.10)
Ventilation des remplissages opaques ventilés (σ3)
Lames d'air de hauteur ≤ 3 m ; section doublée si orifices uniquement en partie basse (§ 5.6.1.5)
Ouvertures de ventilation naturelle d'un remplissage vision ventilé
Ouvertures continues horizontales en traverses haute et basse, remplissage intérieur ouvrant : façade alors considérée comme traditionnelle (§ 5.6.1.6)
Garde à l'eau en nez de plancher
Valeur donnée en note comme généralement suffisante, lorsque le dispositif est spécifiquement requis (§ 5.9.6)
Paroi intérieure démontable (lame d'air communiquant vers l'intérieur)
Technique considérée comme traditionnelle sous réserve d'une paroi extérieure assurant seule le clos et couvert (§ 5.6.1.6 b)
Comprendre NF DTU 33.1 P1-1 / P1-2 / P2 (P 28-002)
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF DTU 33.1 P1-1 / P1-2 / P2 (P 28-002), le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF DTU 33.1 P1-1 / P1-2 / P2 (P 28-002) couvre : Mise en œuvre des façades rideaux conformes à la NF EN 13830, des façades semi-rideaux (annexe A normative) et des façades constituées d'une association de fenêtres, portes ou ensembles composés dont les liaisons ne sont pas limitées à des bandes horizontales ou verticales. Façades verticales ou inclinées de 15° au maximum sur la verticale, vers l'extérieur comme vers l'intérieur, à ossatures, bâtis et cadres métalliques avec ou sans coupure thermique, remplissages intégrés compris. Façades neuves sur ossature primaire neuve ou existante en béton, charpente métallique ou bois, tous types de bâtiments, toutes zones climatiques françaises DOM compris. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF DTU 33.1 P1-1 / P1-2 / P2 (P 28-002)
Le NF DTU 33.1 « Travaux de bâtiment — Façades rideaux » est composé de trois parties : la partie P1-1 (cahier des clauses techniques types, indice de classement P 28-002-1-1), la partie P1-2 (critères généraux de choix des matériaux, P 28-002-1-2) et la partie P2 (cahier des clauses administratives spéciales types, P 28-002-2). La partie P1-1 a été homologuée par décision du Directeur Général de l'AFNOR le 30 avril 2008 pour prendre effet le 30 mai 2008.
Cette édition de mai 2008 remplace les normes expérimentales XP P 28-002-3 de juin 2000 et XP P 28-004 de juin 1995, et, avec la partie P1-2, la norme expérimentale XP P 28-002-1 de décembre 1996. Par rapport aux documents remplacés, le texte a fait l'objet d'une refonte complète. C'est donc un DTU relativement récent dans sa logique, articulé sur la norme produit européenne NF EN 13830 et sur la famille de normes d'essai NF EN 12152, NF EN 12153, NF EN 12154, NF EN 12155, NF EN 12179 et NF EN 14019.
Le point le plus souvent mal compris de ce DTU est son domaine d'application matériaux. Le texte vise les façades dont les ossatures, bâtis et cadres sont métalliques, avec ou sans coupure thermique. Il ne s'applique pas aux façades dont les ossatures sont en bois ou en matériaux de synthèse, ni aux bardages, vêtages, vêtures et remplissages en pierre, ni aux ouvrages avec vitrages extérieurs attachés (VEA). Une façade rideau à ossature bois ne relève donc pas du NF DTU 33.1 et sort de la technique traditionnelle.
Le second point structurant est que la façade rideau n'est pas destinée à participer à la stabilité du bâtiment : celle-ci incombe à sa structure. Le DTU rappelle également que, sauf indication particulière du CCTP, la façade n'est pas prévue pour résister aux effractions, aux explosions ou au vandalisme, ni aux chocs accidentels très sévères de véhicules ou d'engins mobiles, et que lorsqu'elle passe devant un acrotère, elle ne participe en aucun cas à la stabilité de celui-ci.
Pour la maîtrise d'œuvre, l'enjeu contractuel est concentré dans la partie P2, qui répartit très finement ce qui est dû par le façadier, ce qui n'est dû que sur prescription formelle des documents particuliers du marché, et ce qui n'est pas prévu du tout. Un CCTP qui ne tranche pas ces trois listes expose l'opération à des avenants sur les couvertines, les habillages de poteaux, les garde-corps de terrasse, les essais in situ et le nettoyage final de façade.
Comprendre en détail NF DTU 33.1 P1-1 / P1-2 / P2 (P 28-002)
Domaine d'application : ce que le NF DTU 33.1 couvre et ce qu'il exclut
Le NF DTU 33.1 P1-1 s'applique aux façades rideaux telles que définies et conformes à la norme NF EN 13830, aux façades semi-rideaux définies à son article 3 et traitées dans l'annexe A normative, et aux façades constituées d'une association de différentes fenêtres, portes ou ensembles composés dont les liaisons ne sont pas limitées à des bandes horizontales ou verticales — ces dernières relevant sinon du NF DTU 36.5. Il couvre les façades verticales et celles dont l'inclinaison sur la verticale, tant vers l'extérieur que vers l'intérieur, n'excède pas 15°.
Le texte vise les façades dont les ossatures, bâtis et cadres sont métalliques, avec ou sans coupure thermique, et intégrant leurs remplissages. Il couvre l'exécution de façades neuves, sur ossature primaire neuve ou existante en béton, charpente métallique ou bois, destinées à tous types de bâtiments. Il est applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises, le domaine couvrant explicitement les départements d'outre-mer.
Trois exclusions sont formulées noir sur blanc. Le document ne s'applique pas aux façades dont les ossatures sont en bois ou en matériaux de synthèse ; il ne s'applique pas aux bardages ainsi qu'aux parties opaques de façade comportant des techniques non menuisées comme les bardages rapportés, les vêtages, les vêtures et les remplissages en pierre ; il ne s'applique pas aux ouvrages avec vitrages extérieurs attachés (VEA).
Le cas du vitrage extérieur collé mérite une lecture attentive. L'article 1 indique que toutes les prescriptions du document sont applicables aux façades dont les remplissages sont conçus avec la technique du VEC, mais que la partie proprement dite du collage, dite « nœud de collage », sur le cadre métallique rapporté s'insérant dans l'ossature secondaire, doit être évaluée conformément à l'ETAG 002 et au cahier CSTB 3488. Le paragraphe 5.6.1.8 précise pour sa part que les remplissages faisant appel à la technique du VEC ne sont pas visés par le document et nécessitent une évaluation technique spécifique. En pratique, un ouvrage VEC ne peut donc pas être prescrit au seul visa du NF DTU 33.1 : l'évaluation du collage est une pièce contractuelle à part entière.
Justification au vent : les valeurs seuils qui conditionnent le dimensionnement
La justification s'opère à deux niveaux. Sous les sollicitations représentant les états limites de service ou vent normal, la résistance mécanique doit être assurée et les déformations des éléments d'ossature secondaire, des bâtis, des menuiseries et des remplissages doivent rester limitées pour que l'amplitude des mouvements vis-à-vis des cloisons et plafonds reste dans les limites admissibles, que l'efficacité des garnitures et systèmes d'étanchéité soit assurée et que la manœuvre des parties mobiles ne soit pas affectée. Sous les sollicitations représentant les états limites ultimes ou vent extrême, le maintien en place des menuiseries, des remplissages et de tous les éléments fixés à la façade doit être assuré.
L'action du vent se calcule selon les règles NV 65 (DTU P 06-002) ou selon la NF EN 1991-1-4, ou par essais en soufflerie à couche limite. Selon les règles NV 65, la valeur de vent est utilisée sans majoration pour les vérifications de déformation sous vent normal, et majorée de 75 % pour les vérifications de résistance sous vent extrême. Selon l'Eurocode 1, les valeurs caractéristiques sont utilisées sans majoration à l'état limite de service — ce qui donne W50 — et majorées de 50 % à l'état limite ultime. Le texte formalise ces deux voies : pression extrême VE = 1,75 VN suivant les règles NV 65, ou qu = 1,5 W50 suivant la NF EN 1991-1-4.
Deux planchers de pression sont imposés et sont fréquemment oubliés en phase d'étude. Pour les ossatures des façades rideaux, les liaisons et les cadres de fenêtres, afin de s'assurer de l'obtention d'un minimum de rigidité, les pressions à considérer ne pourront être inférieures à 400 Pa. Pour les façades intérieures — c'est-à-dire situées à l'intérieur d'un bâtiment fermé au sens des règles NV 65 article 1.313 — la pression retenue ne peut être inférieure à 300 Pa, la méthode simplifiée admise consistant à prendre 0,75 fois la pression caractéristique de la façade extérieure pour la hauteur considérée.
Les critères de déformation sont chiffrés. La déformation maximale des ossatures sous l'action des combinaisons les plus défavorables de vent normal ou à l'état limite de service ne doit pas dépasser 1/200 de la portée considérée ou 15 mm, conformément à la NF EN 13830 — c'est d'ailleurs la définition même de la charge de vent déclarée à l'article 3.8 du DTU. Indépendamment du vent, la flèche maximale due aux charges verticales de tout élément horizontal principal de l'ossature ne doit pas dépasser 1/500 de la portée ou 3 mm, selon la valeur la plus petite, le poids propre étant calculé suivant la NF EN 1991-1-1.
Perméabilité à l'air et étanchéité à l'eau : des exigences relatives, pas des classes fixes
C'est le point qui distingue le plus nettement une façade rideau d'une fenêtre. Les exigences AEV du NF DTU 33.1 ne sont pas des classes figées : elles sont indexées sur la pression de vent caractéristique du projet. Pour toutes les parties fixes de façade, les performances ou classes d'étanchéité à l'air doivent correspondre à au moins 25 % de la pression de vent caractéristique définie au paragraphe 5.1.3, sans tenir compte des actions locales. Une note précise que la perméabilité doit être inférieure ou égale à 1,5 m³/h.m² ou 0,5 m³/h par mètre linéaire de joint des parties fixes selon la norme NF EN 12152.
Pour toutes les parties ouvrantes, un classement minimum A*3 ou une perméabilité à l'air de 9 m³/h.m² sous pression et dépression de 100 Pa sont requis. Ces performances de perméabilité à l'air des façades s'entendent hors présence de dispositif d'entrée d'air. Pour les portes intégrées dans les façades, les exigences renvoient au FD P 20-201.
Pour l'étanchéité à l'eau, les performances ou classes exigées, tant pour les parties fixes que pour les parties ouvrantes, doivent correspondre à au moins 25 % de la pression de vent caractéristique sans tenir compte des actions locales, et sans pouvoir être inférieures à 150 Pa. L'étanchéité à l'eau est définie au sens de la NF EN 12154 comme l'absence de pénétration d'eau qui mouillerait de manière continue ou répétée des parties de la face intérieure du corps d'épreuve, ou tout élément destiné à rester sec et ne faisant pas partie du système de drainage vers l'extérieur.
La vérification s'effectue selon la NF EN 12153 (méthode d'essai perméabilité à l'air), la NF EN 12155 (étanchéité à l'eau sous pression statique) et la NF EN 12179 (résistance à la pression de vent) ; un essai supplémentaire sous pression d'air dynamique selon la XP ENV 13050 existe mais n'est pas requis à des fins de classification. En cas de défaut d'étanchéité constaté sur ouvrage, la méthodologie d'épreuve in situ à l'eau permettant de localiser les défauts et de vérifier l'efficacité des réparations est décrite dans la NF EN 13051.
Le drainage : la prescription la plus opposable du DTU
Le principe posé par le paragraphe 5.5.3 est catégorique : sauf dispositions particulières, toute garniture d'étanchéité à l'eau directement exposée à l'eau de pluie ou de ruissellement, qu'elle soit entre dormant et ouvrant ou entre parties fixes, bien que destinée à réaliser une étanchéité durable, est considérée comme susceptible d'infiltration accidentelle d'eau. Un système de récupération et d'évacuation — un système de drainage — est donc obligatoire. Le système de drainage doit être continu, montants et traverses.
Le drainage à évacuation directe doit au minimum se faire par des orifices d'une section minimale de 50 mm², dont la plus petite dimension doit être au moins égale à 5 mm. La répartition est également prescrite : jusqu'à une longueur de traverse de 0,50 m, un orifice ; jusqu'à une longueur de traverse de 1 m, deux orifices placés le plus près possible des extrémités ; au-delà, un orifice supplémentaire par tranche complémentaire de 0,50 m. Le texte ajoute que la conception et le positionnement des cales ne doivent pas perturber ce drainage — c'est là que se situe la faute d'exécution la plus fréquente.
Le drainage à évacuation indirecte, dit en cascade, est autorisé lorsque la conception des étanchéités aux extrémités des traverses le permet. Il impose alors des sections de drainage aux extrémités de chaque traverse et des alvéoles dans les montants d'au moins 100 mm², un équilibrage de pression par des orifices complémentaires de mêmes sections, une pénétration de la feuillure de la traverse dans celle du montant, un dispositif d'étanchéité capable d'absorber les dilatations de la traverse, et des vitrages isolants dont l'indice de pénétration d'humidité est inférieur ou égal à 0,1 déterminé selon la NF EN 1279-2. Ce procédé de drainage est possible avec une limitation de hauteur de 20 m.
Le DTU encadre aussi le matériau du dispositif de drainage continu : il doit être soit métallique en respectant la NF P 24-351 pour son traitement anticorrosion, soit préextrudé caoutchouc ou thermoplastique conforme à la NF EN 12365. Il ne doit ni permettre le passage d'eau dans la feuillure inférieure, ni constituer un plan de capillarité avec le chant supérieur du remplissage inférieur, ni entraver le drainage vers l'extérieur.
Sécurité d'utilisation : chocs, allèges et risques électriques
La sécurité aux chutes des personnes se justifie soit par examen analogique résultant de l'expérience validée, soit par résultats d'essais, la règle en vigueur à la date de publication étant la norme NF P 08-302. Le DTU liste toutefois les vitrages réputés satisfaisants sans essai : les vitrages feuilletés recuits 33.2, 44.2, 55.2 et 66.2 conformes à la NF EN ISO 12543-2 avec intercalaire PVB, classés 1B1 suivant la NF EN 12600, employés en simple vitrage en paroi verticale, avec prise en feuillure sur les quatre côtés, une hauteur minimale de prise en feuillure de 15 mm, un produit de calfeutrement compatible avec l'intercalaire PVB, et une surface limitée par le tableau 1 du document.
Pour les vitrages isolants, ne peuvent être admis sans essai que ceux comportant un composant feuilleté situé du côté opposé au choc et répondant à lui seul aux conditions du tableau 1. Les hauteurs d'allèges assurant la sécurité aux chutes doivent respecter la NF P 01-012 et, pour les bâtiments d'habitation, l'article R 111-15 du Code de la construction et de l'habitation. Pour la sécurité des travailleurs, la norme applicable est la NF EN ISO 14122-3.
Pour les chocs dits de conservation des performances, le DTU renvoie à la NF EN 14019 et précise que, sauf spécifications particulières, les niveaux I1 et E1 sont réputés suffisants. En attendant des retours d'expérience sur les essais réalisés selon cette norme, il est possible d'utiliser la norme P 08-302.
Trois règles électriques sont posées. Les façades ne doivent pas être utilisées comme conducteur de descente du système de protection contre la foudre. Le passage de canalisations électriques d'étage à étage par la façade est à proscrire. Lorsque l'équipotentialité de la façade est spécifiquement requise, elle doit être réalisée conformément à l'annexe de la NF EN 13830, le façadier prévoyant des plots de raccordement sur indications du maître d'œuvre — une note conseille de prévoir un plot de raccordement par portion de façade de 200 m².
Durabilité, remplissages ventilés et fixations : les valeurs chiffrées du chapitre 5.6
Le chapitre durabilité est celui qui concentre le plus de valeurs numériques du DTU, et il est presque toujours ignoré des CCTP. Un remplissage composé est de type étanche si la perméance de sa paroi extérieure est inférieure à 0,01 g/m².h.mm de Hg, la perméance de la paroi intérieure et celle des tranches devant également rester sous ce seuil. Les remplissages perméants sont ceux dont la paroi intérieure a une perméance notablement inférieure — environ trois fois — à celle de la paroi extérieure, sans dépasser 0,015 g/m².h.mm de Hg.
Pour les remplissages opaques ventilés, la perméance de la paroi intérieure, complétée éventuellement par un écran pare-vapeur, doit être inférieure à celle de l'isolant et dans tous les cas inférieure à 0,06 g/m².h.mm de Hg. Pour les lames d'air dont la hauteur n'excède pas 3 m, la section minimale des orifices de ventilation σ3, tant en partie basse qu'en partie haute, vaut 7,5 cm²/m² de paroi extérieure pour les bureaux, écoles, locaux climatisés et habitations hors cuisines et salles de bains ; 17,5 cm²/m² pour les locaux à forte hygrométrie ; et 3,5 cm²/m² lorsque le parement intérieur peut supporter sans inconvénient des condensations et que la perméance de la paroi intérieure est inférieure à 0,015 g/m².h.mm de Hg. Lorsque les orifices sont disposés uniquement en partie basse, leur section doit être doublée.
Le DTU limite aussi l'emploi des isolants placés derrière un vitrage transparent ou peu réfléchissant : le régime de températures extrêmes ψ = τ + 0,5 α, où τ et α sont respectivement le facteur de transmission et le facteur d'absorption énergétique du vitrage, ne doit pas dépasser 0,4 pour un isolant en plastique alvéolaire type polystyrène et 0,7 pour un isolant en laine minérale.
Sur les fixations, le dispositif de liaison serreur-ossature doit être métallique et respecter la NF P 24-351, sa visserie doit être en acier inoxydable de grade 4 conformément à la NF EN 1670, et les fixations doivent justifier d'une résistance caractéristique à l'arrachement de 200 daN minimum et d'un entraxe d'au plus 300 mm, sauf justification particulière. Le dispositif de reprise de poids des remplissages ne doit pas entraîner de déplacement vertical différentiel des deux vitrages constitutifs d'un vitrage isolant de plus de 0,5 mm sous la charge instantanée maximale préconisée par le concepteur. Enfin, toutes les fixations sur l'ossature primaire doivent être freinées pour la durée de vie de l'ouvrage après réglage, un frein s'entendant comme tout dispositif empêchant le desserrage autrement que par une action volontaire.
Jonctions, parties hautes et joints de dilatation
Les calfeutrements en parties hautes, parties basses et jonctions latérales assurent la continuité des performances remplies par la façade décrites dans la NF EN 13830. Pour les garnitures d'étanchéité réalisées à l'aide de mastics, la référence applicable est le NF DTU 44.1. Pour les membranes d'étanchéité, les règles communes d'emploi sont que leur position en œuvre ne doit favoriser ni retenue ni stagnation d'eau, que la largeur maximale des joints à calfeutrer est celle prescrite par le cahier des charges du produit utilisé, et que, sauf justification particulière, une membrane doit toujours être à l'abri d'une exposition permanente aux UV et fixée mécaniquement.
Lorsque la façade rideau passe devant le plancher et forme elle-même acrotère, deux règles s'imposent. La partie de façade formant acrotère a ses deux parements exposés à l'extérieur et doit être traitée comme telle pour toutes les performances à satisfaire : résistance au vent, étanchéité, isolation thermique, éventuellement sécurité aux chutes. Et en aucun cas la façade rideau ne doit reprendre les charges induites de l'étanchéité en terrasse : le relevé d'étanchéité éventuel doit être réalisé sur un ouvrage indépendant de la façade.
Lorsque la couvertine métallique assure à elle seule l'étanchéité à l'eau, les fixations traversantes ne sont pas admises sauf justification, la géométrie de la couvertine doit être adaptée (pente, garde à l'eau), l'étanchéité à la neige doit être assurée et un dispositif complémentaire d'étanchéité doit être prévu aux jonctions des couvertines. Lorsque la couvertine ne constitue qu'un habillage, ses éléments doivent rester démontables pour vérification et entretien des dispositifs d'étanchéité.
La conception d'un joint de dilatation de la façade dépend de la direction et de l'amplitude des variations déclarées du joint de dilatation de l'ossature primaire. Le joint de dilatation de la façade rideau correspondant au joint de dilatation de la structure peut être réalisé au droit de ce joint structurel et doit en respecter les dimensions. Les calfeutrements des joints de dilatation doivent assurer la continuité des fonctions de la façade, hors fonction esthétique. Il n'existe donc pas, dans ce DTU, de « joint tous les X mètres » : c'est la structure primaire qui commande.
Mise en œuvre : conditions préalables et tolérances de pose
La pose ne peut être entreprise que si toutes les conditions du paragraphe 7.1.1 sont satisfaites : travaux de structure suffisamment avancés et structure suffisamment stabilisée, axes de référence du bâtiment tracés sur chaque façade et niveaux tracés à chaque étage à un endroit restant visible jusqu'à l'application des revêtements intérieurs, abords dégagés et nivelés pour permettre les livraisons par camion, accès aux niveaux exécutés, supports de la façade et zone de levage dégagés. Le montage ne peut débuter, en conditions normales, que lorsque les supports sont entièrement terminés ; le démarrage anticipé impose une protection lourde pour préserver la sécurité des intervenants et de la façade.
Les supports doivent respecter les tolérances définies par la XP P 28-003, c'est-à-dire le NF DTU 33.2 relatif aux tolérances dimensionnelles du gros œuvre destiné à recevoir des façades rideaux, semi-rideaux ou panneaux. Les protections collectives de chantier doivent être adaptées au mode de mise en œuvre et ne doivent pas utiliser, sauf accord particulier, les ancrages prévus pour la façade.
Les tolérances de pose sont exprimées par deux critères et non par un simple écart de verticalité. La tolérance d'ensemble Δe est donnée par le tableau 3 en fonction de D, plus grande valeur entre la ligne verticale développée de la partie de façade concernée et sa demi-longueur horizontale développée : 0,5 cm pour D ≤ 2,6 m, 0,027·D + 0,43 cm pour 2,6 < D ≤ 10 m, 0,7 cm pour 10 < D ≤ 30 m, et 0,01·D + 0,4 cm au-delà de 30 m. La tolérance locale Δp — bosse, ressaut ou creux localisé — est donnée par le tableau 4 en fonction de la distance développée p entre deux points quelconques : 1 cm pour p ≤ 2,6 m, 0,054·p + 0,86 cm pour 2,6 < p ≤ 10 m, 1,5 cm pour 10 < p ≤ 30 m, et 0,02·p + 0,8 cm au-delà.
Deux tolérances de fabrication complètent ce dispositif : la tolérance sur l'entraxe de deux montants consécutifs sur la hauteur de la fenêtre, lorsque ceux-ci constituent le dormant des ouvrants, est de ± 1 mm, et la tolérance sur la longueur des diagonales de la baie constituée des ossatures formant dormant est de ± 2 mm. Le DTU prévient par ailleurs qu'il n'existe pas de protection efficace des façades pendant la construction : certaines dégradations d'aspect par le ciment, le plâtre ou des chocs nécessitent parfois le remplacement du produit.
Consistance du marché : ce que le NF DTU 33.1 P2 met à la charge du façadier
Sauf dispositions contraires des documents particuliers du marché, sont dus par le titulaire du marché : les études, calculs, dessins d'exécution et de détails des ouvrages de façade ainsi que les justificatifs de performance ; la définition et la justification des ancrages conformément à leur cahier des charges ; dans le cas d'éléments à incorporer dans la structure, la définition et la fourniture au gros œuvre des dispositifs d'ancrage et de leurs plans d'implantation ; la réception visuelle de l'état et des caractéristiques dimensionnelles des supports ; le traçage pour l'implantation de la façade ; la fourniture et la pose des chevilles et systèmes d'ancrage non incorporés au gros œuvre ; les échafaudages, moyens de manutention, de levage et de sécurité spécifiques à la profession ; la fourniture, le transport, la pose et le réglage des ouvrages ; les quincailleries et visserie ; les remplissages ; les dispositifs de calfeutrement en nez de plancher ; les retouches de protection contre la corrosion ; la notice d'entretien et de maintenance ; l'enlèvement des déchets.
Ne sont compris que sur prescriptions formelles des documents particuliers du marché : le raccordement des menuiseries en vue de la mise à la terre, les dispositifs utiles aux systèmes de nettoyage de façade et leurs liaisons avec les nacelles, le soudage des ancrages sur ossature métallique, les habillages pour abouts de refend, poteaux, cloisons, planchers techniques et plafonds suspendus, les réservations et la pose des pare-soleil, stores, caillebotis, plinthes ou garde-corps, les maquettes et prototypes, les essais spécifiques au chantier (soufflerie, feu, acoustique, AEV, mécaniques, arrosage in situ, chocs), les tôleries telles que couvertines, acrotères, garde-corps de terrasse et rives basses, le nettoyage final avant réception, et la fourniture des informations utiles au DOE ou au DIUO.
Ne sont pas prévus du tout : les rectifications du gros œuvre lorsque celui-ci ne respecte pas les tolérances admissibles, la protection des ouvrages de façade, les protections lourdes permettant d'intervenir avant la fin du gros œuvre, les raccords de revêtements, les réservations dans la structure primaire, la mise en place des dispositifs d'ancrage incorporés, les calfeutrements et ragréages propres à la structure, le dégagement et le nettoyage des zones de stockage, la ligne de ceinture pour mise à la terre, et les costières des toitures-terrasses.
Deux mécanismes procéduraux sont à connaître. Si le titulaire ne dispose pas de certaines des données que le maître d'ouvrage doit lui fournir au titre du paragraphe 4.1, il en avise sans retard le maître d'ouvrage et le maître d'œuvre, qui doivent donner suite dans un délai de huit jours, le délai d'exécution étant prolongé d'autant de jours de retard. Et le titulaire ne peut commencer ses travaux que s'il a accepté par écrit l'état des supports sur lesquels il doit intervenir : à défaut, il avise par écrit des non-conformités et la reprise fait l'objet d'un nouvel ordre de service, la date de début du délai contractuel de pose ne pouvant être antérieure à la date de réception de cet ordre.
Erreurs fréquentes sur les marchés de façade rideau
La première erreur est de décrire une façade rideau « en aluminium, acier ou bois ». Le NF DTU 33.1 P1-1 ne vise que les ossatures, bâtis et cadres métalliques et exclut explicitement les ossatures en bois ou en matériaux de synthèse. Une façade rideau à ossature bois sort de la technique traditionnelle et relève d'une évaluation spécifique.
La deuxième erreur est d'exiger un Avis Technique pour le système de façade. Le NF DTU 33.1 est un texte de technique traditionnelle appuyé sur la norme produit NF EN 13830 : les performances se justifient par calcul ou par essais conformément aux prescriptions générales de cette norme produit et aux normes d'essai associées. L'évaluation par ATE, Avis Technique ou appréciation spécifique est en revanche requise pour ce qui sort du domaine : VEC (nœud de collage, ETAG 002 et cahier CSTB 3488), VEA, remplissages photovoltaïques, remplissages transparents non verriers, remplissages respirants, ventilation mécanique de lame d'air sur l'intérieur.
La troisième erreur porte sur les tolérances. Les valeurs souvent citées de « ± 3 mm de verticalité par étage » ou « ± 5 mm sur 3 m » ne figurent pas dans le NF DTU 33.1 : le texte définit une tolérance d'ensemble Δe et une tolérance locale Δp par les tableaux 3 et 4 du paragraphe 7.2.2, plus deux tolérances de ± 1 mm sur l'entraxe des montants formant dormant et de ± 2 mm sur les diagonales de baie.
La quatrième erreur est de prescrire des joints de dilatation de façade « tous les 6 à 8 mètres » ou « à chaque étage au-delà de R+3 ». Le DTU ne fixe aucune maille de ce type : le joint de dilatation de la façade correspond au joint de dilatation de la structure, peut être réalisé au droit de ce joint structurel et doit en respecter les dimensions. La cinquième erreur, la plus coûteuse en contentieux, consiste à traiter le drainage comme une option d'exécution : il est obligatoire, continu montants et traverses, avec des orifices d'au moins 50 mm² dont la plus petite dimension est au moins égale à 5 mm.
Sources officielles et documents liés
Textes de référence : NF DTU 33.1 P1-1 (P 28-002-1-1, mai 2008, cahier des clauses techniques types), NF DTU 33.1 P1-2 (P 28-002-1-2, critères généraux de choix des matériaux) et NF DTU 33.1 P2 (P 28-002-2, cahier des clauses administratives spéciales types), distribués par le CSTB avec l'autorisation de l'AFNOR.
Normes produit et d'essai citées : NF EN 13830 (norme produit façades rideaux), NF EN 12152 et NF EN 12153 (perméabilité à l'air, exigences et méthode d'essai), NF EN 12154 et NF EN 12155 (étanchéité à l'eau, exigences et essai sous pression statique), NF EN 12179 (résistance à la pression de vent), XP ENV 13050 (étanchéité à l'eau sous pression dynamique), NF EN 13051 (étanchéité à l'eau, essai sur site), NF EN 14019 (résistance au choc), NF EN 13116 (résistance structurelle au vent), NF EN 13947 (coefficient de transmission thermique des façades légères), NF EN 14024 (profilés à rupture de pont thermique), NF EN 12600 (essai au pendule), NF EN ISO 12543-2 (verre feuilleté de sécurité), NF EN 1279-2 (vitrage isolant, pénétration d'humidité), NF EN 1670 (résistance à la corrosion des quincailleries), NF EN 12365 (profilés d'étanchéité).
Textes de calcul et de sécurité : NF EN 1991-1-1 et NF EN 1991-1-4 (Eurocode 1, poids propres et actions du vent), règles NV 65 (DTU P 06-002), NF EN 1998-1 et 1998-2 (Eurocode 8), NF P 01-012 (dimensions des garde-corps), NF P 08-302 (résistance aux chocs des murs extérieurs), NF P 24-351 (protection contre la corrosion des menuiseries métalliques), NF A 91-450 (anodisation de l'aluminium), NF C 15-100 pour les matériels électriques et canalisations, article R 111-15 du Code de la construction et de l'habitation pour les hauteurs d'allège en habitation.
DTU liés : NF DTU 33.2 (XP P 28-003) pour les tolérances du gros œuvre destiné à recevoir la façade, NF DTU 36.5 pour les fenêtres et portes extérieures, NF DTU 39 pour les vitrages et notamment ses parties 3 (contraintes thermiques), 4 (dimensionnement) et 5 (mémento sécurité), NF DTU 44.1 pour les mastics de calfeutrement, NF DTU 20.1 et NF DTU 23.1 pour les supports maçonnés et bétonnés, NF DTU 25.42 et NF DTU 59.1 pour les ouvrages en contact.
Glossaire NF DTU 33.1 P1-1 / P1-2 / P2 (P 28-002)
- Façade rideau
- Façade légère non porteuse, conforme à la NF EN 13830, entièrement située en avant des nez de planchers et fixée à l'ossature primaire par des attaches et des ancrages. Elle ne participe pas à la stabilité du bâtiment.
- Façade semi-rideau
- Ensemble menuisé constituant la paroi extérieure d'une façade, mais dont certaines zones — notamment devant les allèges et trumeaux en béton ou maçonnés — n'assurent pas à elles seules l'étanchéité à l'air et/ou à l'eau (zones NE), alors que les parties visions l'assurent (zones E). Traité par l'annexe A normative du NF DTU 33.1 P1-1.
- Ancrage / attache
- L'ancrage est l'élément scellé, soudé ou inséré lors du coulage dans la structure principale ; l'attache est l'accessoire, par exemple une patte métallique, qui joint la façade à cette structure via chevilles ou ancrages. Toutes les fixations doivent être freinées après réglage.
- Charge de vent déclarée
- Selon la NF EN 13830, charge de vent en pression ou dépression correspondant à l'obtention d'une flèche frontale des éléments d'ossature de la façade rideau de 1/200 de la portée ou 15 mm, selon la valeur la plus basse.
- VEC (vitrage extérieur collé)
- Technique où le vitrage est collé sur un cadre qui transmet à l'ossature les charges climatiques et éventuellement le poids. Le nœud de collage doit être évalué selon l'ETAG 002 et le cahier CSTB 3488 ; il n'est pas couvert par le seul NF DTU 33.1.
- VEA (vitrage extérieur attaché)
- Technique faisant intervenir au moins un dispositif de fixation mécanique ponctuel, traversant ou non. Explicitement exclue du domaine d'application du NF DTU 33.1.
- VEP (vitrage extérieur parclosé)
- Façade où le vitrage est maintenu par parcloses extérieures. Un dispositif de sécurisation placé au moins sur deux côtés opposés du cadre doit empêcher la parclose de tomber en cas de disparition accidentelle de la garniture du joint extérieur.
- Drainage à évacuation indirecte (en cascade)
- Drainage des eaux d'infiltration ou de condensation par les montants plutôt que directement en façade. Exige des sections d'au moins 100 mm² aux extrémités de traverses et dans les alvéoles de montants, un équilibrage de pression et des vitrages isolants d'indice de pénétration d'humidité ≤ 0,1 ; limité à 20 m de hauteur.
- Tolérance d'ensemble Δe / tolérance locale Δp
- Les deux critères de tolérance de pose du paragraphe 7.2.2. Δe s'apprécie sur la plus grande valeur entre la ligne verticale développée et la demi-longueur horizontale développée de la façade ; Δp s'apprécie sur la distance développée entre deux points quelconques et vise les bosses, ressauts et creux localisés.
- Garde à l'eau en nez de plancher
- Dispositif prévu lorsque cela est spécifiquement requis, pour limiter les conséquences d'un dégât des eaux dans les locaux à appareils d'eau ou nettoyés à grande eau. Le DTU note qu'une garde de 2 cm de hauteur est généralement suffisante.
Questions fréquentes sur NF DTU 33.1 P1-1 / P1-2 / P2 (P 28-002)
Qu'est-ce que NF DTU 33.1 P1-1 / P1-2 / P2 (P 28-002) ?
NF DTU 33.1 - Façades rideaux, semi-rideaux et façades panneaux à ossature métallique. Le NF DTU 33.1 P1-1 (mai 2008, indice de classement P 28-002-1-1) fixe les clauses techniques types de mise en œuvre des façades rideaux, semi-rideaux et façades panneaux dont les ossatures, bâtis et cadres sont métalliques. Il traite la justification au vent, le drainage obligatoire des feuillures, la perméabilité à l'air et l'étanchéité à l'eau exprimées en pourcentage de la pression de vent caractéristique, les calfeutrements périphériques et les tolérances de pose. Les façades à ossature bois ou en matériaux de synthèse, les bardages rapportés, vêtages, vêtures, revêtements attachés en pierre mince et les vitrages extérieurs attachés (VEA) sont hors de son domaine d'application. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF DTU 33.1 P1-1 / P1-2 / P2 (P 28-002) ?
Le domaine d'application couvre : Mise en œuvre des façades rideaux conformes à la NF EN 13830, des façades semi-rideaux (annexe A normative) et des façades constituées d'une association de fenêtres, portes ou ensembles composés dont les liaisons ne sont pas limitées à des bandes horizontales ou verticales. Façades verticales ou inclinées de 15° au maximum sur la verticale, vers l'extérieur comme vers l'intérieur, à ossatures, bâtis et cadres métalliques avec ou sans coupure thermique, remplissages intégrés compris. Façades neuves sur ossature primaire neuve ou existante en béton, charpente métallique ou bois, tous types de bâtiments, toutes zones climatiques françaises DOM compris. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF DTU 33.1 P1-1 / P1-2 / P2 (P 28-002) sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Le NF DTU 33.1 couvre-t-il les façades rideaux à ossature bois ?
Non. Le NF DTU 33.1 P1-1 vise les façades dont les ossatures, bâtis et cadres sont métalliques, avec ou sans coupure thermique, et indique explicitement à son article 1 qu'il ne s'applique pas aux façades dont les ossatures sont en bois ou en matériaux de synthèse. Il exclut également les bardages rapportés, vêtages, vêtures, remplissages en pierre et les vitrages extérieurs attachés (VEA).
Quelle est la flèche admissible d'une ossature de façade rideau ?
Sous vent normal ou à l'état limite de service, la déformation maximale des ossatures ne doit pas dépasser 1/200 de la portée considérée ou 15 mm, conformément à la NF EN 13830. Sous charges verticales, la flèche de tout élément horizontal principal de l'ossature ne doit pas dépasser 1/500 de la portée ou 3 mm, selon la valeur la plus petite.
Existe-t-il une pression de vent minimale à considérer ?
Oui. Pour les ossatures, liaisons et cadres de fenêtres, afin de garantir un minimum de rigidité, les pressions à considérer ne peuvent être inférieures à 400 Pa. Pour les façades intérieures, situées à l'intérieur d'un bâtiment fermé au sens des règles NV 65, la pression ne peut être inférieure à 300 Pa, la méthode simplifiée retenant 0,75 fois la pression caractéristique de la façade extérieure à la hauteur considérée.
Quelles performances AEV exiger dans un CCTP de façade rideau ?
Elles ne se fixent pas en valeur absolue mais en pourcentage de la pression de vent caractéristique du projet. Parties fixes : classe d'étanchéité à l'air correspondant à au moins 25 % de cette pression, avec une perméabilité ≤ 1,5 m³/h.m² ou 0,5 m³/h par mètre linéaire de joint selon la NF EN 12152. Parties ouvrantes : classement minimum A*3 ou perméabilité de 9 m³/h.m² sous ± 100 Pa. Étanchéité à l'eau, fixes et ouvrants : au moins 25 % de la pression de vent caractéristique, sans pouvoir être inférieure à 150 Pa.
Quelle section minimale pour les orifices de drainage d'une façade rideau ?
Le drainage à évacuation directe doit se faire par des orifices d'une section minimale de 50 mm², dont la plus petite dimension est au moins égale à 5 mm. Un orifice jusqu'à 0,50 m de longueur de traverse, deux orifices jusqu'à 1 m placés au plus près des extrémités, puis un orifice supplémentaire par tranche complémentaire de 0,50 m. En drainage indirect en cascade, les sections aux extrémités de traverses et dans les alvéoles de montants doivent atteindre au moins 100 mm².
Quelles sont les tolérances de pose d'une façade rideau ?
Le paragraphe 7.2.2 définit une tolérance d'ensemble Δe (tableau 3) et une tolérance locale Δp (tableau 4). Δe vaut 0,5 cm pour D ≤ 2,6 m, 0,027·D + 0,43 cm pour 2,6 < D ≤ 10 m, 0,7 cm pour 10 < D ≤ 30 m et 0,01·D + 0,4 cm au-delà. Δp vaut 1 cm pour p ≤ 2,6 m, 0,054·p + 0,86 cm pour 2,6 < p ≤ 10 m, 1,5 cm pour 10 < p ≤ 30 m et 0,02·p + 0,8 cm au-delà. S'y ajoutent ± 1 mm sur l'entraxe de deux montants formant dormant et ± 2 mm sur les diagonales de baie.
Qui fournit les couvertines et les garde-corps de terrasse ?
Ils ne sont pas dus d'office. Le NF DTU 33.1 P2 § 3.2 classe la fourniture et la pose de tôleries ou dispositifs spécifiques tels que couvertines, acrotères, garde-corps en terrasse, rives basses de terminaison, raccordements latéraux et habillages de poteaux parmi les travaux exécutés uniquement sur prescriptions formelles des documents particuliers du marché, prescriptions qui doivent être précisément décrites en quantité, type exact et localisation.
Le façadier peut-il commencer la pose sur un gros œuvre hors tolérances ?
Non. Le titulaire du marché ne peut commencer ses travaux que s'il a accepté par écrit l'état des supports. Si les conditions requises ne sont pas satisfaites, il avise par écrit le maître d'ouvrage et le maître d'œuvre des non-conformités ; la décision du maître d'ouvrage fait l'objet d'un nouvel ordre de service et la date de début du délai contractuel de pose ne peut être antérieure à la réception de cet ordre. Les rectifications du gros œuvre hors tolérances ne font pas partie du marché du façadier.
Une façade rideau peut-elle recevoir le relevé d'étanchéité de la terrasse ?
Non. Lorsque la façade forme elle-même acrotère, le DTU précise qu'en aucun cas elle ne doit reprendre les charges induites de l'étanchéité en terrasse : le relevé d'étanchéité doit être réalisé sur un ouvrage indépendant de la façade. La façade qui passe devant un acrotère ne participe par ailleurs jamais à la stabilité de celui-ci.
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Le DTU 33.2 est la norme expérimentale XP P 28-003 de décembre 1996. Elle ne fixe pas des tolérances forfaitaires en millimètres par étage : elle définit deux grandeurs, la tolérance d'ensemble Δe et la tolérance de bosses, de creux et de ressauts Δp, toutes deux lues sur des courbes en fonction de la dimension caractéristique de la façade et de la distance entre points, et déclinées en classe A (façades rideaux) et classe B (façades semi-rideaux ou panneaux). Elle impose aussi des conditions climatiques de relevé. Cette fiche restitue le contenu réel du texte, corrige les valeurs forfaitaires qui y étaient auparavant attribuées à tort, et explique comment organiser la réception géométrique du gros œuvre avant pose d'une façade légère.
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Le NF DTU 36.5 P1-1 (indice de classement P 20-202-1-1) fixe les clauses techniques types de conception de la pose et de mise en œuvre des fenêtres, portes-fenêtres, blocs-baies, ensembles menuisés et portes extérieures, quel que soit le matériau — acier, aluminium, bois, PVC, mixte — en travaux neufs comme en rénovation. Il traite le calage d'assise, les fixations et leur emplacement, les calfeutrements secs, les dimensions du rejingot et de l'appui, et les tolérances de la fenêtre posée. Il ne s'applique pas aux fenêtres de toit ni aux menuiseries à performance de résistance au feu.
NF DTU 39 - Travaux de vitrerie-miroiterie
Le NF DTU 39 P1-1 (octobre 2006, indice de classement P 78-201-1-1) définit les spécifications de mise en œuvre des travaux de miroiterie et d'installation de produits verriers exécutés sur chantier, en neuf comme en rénovation. Il fixe l'aptitude du système d'étanchéité de feuillure selon l'exposition, la hauteur utile de feuillure et les jeux périphériques, les dispositifs de drainage, les cinq types de cales et leurs dimensions, ainsi que les déformations admissibles des châssis support. Il ne couvre ni le VEC, ni le VEA, ni les installations en verre trempé, ni les vitrages montés en atelier.
NF DTU 44.1 - Étanchéité des joints de façade
Le NF DTU 44.1 « Étanchéité des joints de façade par mise en œuvre de mastics » (NF P 85-210, août 2012) fixe les conditions de calfeutrement étanche à l'eau de pluie et à l'air des joints de façade au moyen de mastics applicables à froid. Il donne la classe minimale de mastic et la profondeur de calfeutrement en fonction du type de joint, du pourcentage de mouvement et de la largeur initiale : profondeur p = L0/2 avec un minimum de 5 mm et une tolérance de ± 10 % en maçonnerie et préfabrication lourde, minimum 8 mm pour un joint de menuiserie à deux étages. Il plafonne aussi la largeur des calfeutrements — 40 mm sur panneaux de préfabrication lourde, 30 mm en préfabrication légère, 20 mm entre menuiseries extérieures et gros œuvre. Un fond de joint absent, à cellules ouvertes, ou un mastic adhérant sur trois faces produisent une rupture cohésive dès le premier cycle thermique.
NF DTU 32.1 - Charpentes et ossatures en acier
Le NF DTU 32.1 (P 22-201) encadre l'execution des charpentes et ossatures en acier du batiment. Il ne redefinit pas les regles de fabrication : il impose l'application de la NF EN 1090-2 et, pour les elements formes a froid, de la NF EN 1090-4, avec leurs complements nationaux, et il les complete par des prescriptions francaises sur le percage, le soudage, la protection anticorrosion, le montage, les tolerances, le controle et la tracabilite. Toute la modulation des exigences repose sur les classes d'execution EXC1 a EXC4. Une classe d'execution non definie au marche, un controle visuel partiel des soudures ou un controle de tolerances effectue avant galvanisation sont les non-conformites les plus frequentes.
NF DTU 20.1 — Ouvrages en maçonnerie de petits éléments (parois et murs)
Le NF DTU 20.1 est le texte de référence de la maçonnerie de petits éléments : blocs de béton de granulats, briques de terre cuite, blocs de béton cellulaire autoclavé, pierre naturelle et blocs de coffrage. Sa partie 1-1 (juillet 2020) fixe l'appareillage, le hourdage à joints épais, minces ou semi-épais, les maçonneries de soubassement et la protection contre les remontées d'humidité, les chaînages horizontaux, verticaux et inclinés, les linteaux et appuis de baies, les jonctions d'angle et en Té, et les tolérances d'exécution. Un décalage de joints insuffisant, un chaînage sous-dimensionné ou une coupure de capillarité mal positionnée sont les trois désordres les plus fréquemment relevés en expertise sur ce lot.
Informations
Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024
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NF DTU 33.1 P1-1 / P1-2 / P2 (P 28-002) - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. façade rideau, mur rideau, façade semi-rideau, VEC, VEP, aluminium, vitrage, drainage, calfeutrement, NF EN 13830, AEV, perméabilité à l'air, étanchéité à l'eau, P 28-002.