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Arrete du 25 avril 2003 (enseignement)

Acoustique dans les ERP - arretes du 25 avril 2003

La reglementation acoustique des batiments autres que d'habitation repose sur trois arretes du 25 avril 2003, pris pour l'enseignement, les etablissements de sante et les hotels. Cette fiche detaille l'arrete relatif a la limitation du bruit dans les etablissements d'enseignement : isolements entre locaux, bruits de choc, bruits d'equipements, durees de reverberation, aire d'absorption des circulations et isolement de facade. Les valeurs y sont exprimees en indices normalises — DnT,A, DnT,A,tr, L'nT,w, LnAT — et ne doivent pas etre confondues avec celles de la reglementation acoustique des logements.

Domaine d'application

Arrete du 25 avril 2003 relatif a la limitation du bruit dans les etablissements d'enseignement : ecoles maternelles, ecoles elementaires, colleges, lycees, etablissements regionaux d'enseignement adapte, universites et etablissements d'enseignement superieur general, technique ou professionnel, publics comme prives. Il s'applique aux batiments nouveaux ou aux parties nouvelles de batiments existants et a abroge l'arrete du 9 janvier 1995. Deux autres arretes du meme jour couvrent les etablissements de sante et les hotels, et la circulaire du 25 avril 2003 en precise l'application. Les internats relevent d'une reglementation specifique

Mis à jour le 28 août 2026
Applicable depuis le 28 mai 2003
ERP
acoustique
reverberation
isolement
ecole
enseignement
DnT,A
bruit de choc
aire d'absorption
arrete 25 avril 2003
LnAT
bruit d'equipement

Règles principales

Champ d'application et articulation des trois arretes du 25 avril 2003

Obligatoire

L'arrete du 25 avril 2003 relatif a la limitation du bruit dans les etablissements d'enseignement s'applique aux ecoles maternelles, ecoles elementaires, colleges, lycees, etablissements regionaux d'enseignement adapte, universites et etablissements d'enseignement superieur general, technique ou professionnel, publics comme prives. Il vise les batiments nouveaux ou les parties nouvelles de batiments existants, et il a abroge l'arrete du 9 janvier 1995 qui traitait le meme sujet.

Il est entre en vigueur le 28 mai 2003, date de sa publication au Journal officiel. Deux autres arretes portes a la meme date completent le dispositif pour les batiments autres que d'habitation : l'un relatif a la limitation du bruit dans les etablissements de sante, l'autre relatif a la limitation du bruit dans les hotels.

La circulaire du 25 avril 2003 relative a l'application de la reglementation acoustique des batiments autres que d'habitation en precise les modalites. Aucun de ces textes ne couvre l'ensemble des ERP : un ERP de type M, L ou N n'est soumis a aucune exigence acoustique reglementaire au titre de ces arretes.

Références : Arrete du 25 avril 2003 (enseignement), article 1, Circulaire du 25 avril 2003, JO du 28 mai 2003

Isolement acoustique standardise pondere DnT,A entre locaux

Obligatoire

L'article 2 impose que, pour les etablissements d'enseignement autres que les ecoles maternelles, l'isolement acoustique standardise pondere DnT,A entre locaux soit egal ou superieur aux valeurs exprimees en decibels indiquees dans le tableau de l'article. Un second tableau est donne pour les ecoles maternelles, dont les exigences different.

Ces deux tableaux ne sont pas reproduits par le service public de la diffusion du droit et doivent etre consultes au Journal officiel du 28 mai 2003, pages 9102 et 9103 ; ils croisent des locaux d'emission et des locaux de reception. L'article precise en outre que les internats relevent d'une reglementation specifique.

La circulaire du 25 avril 2003 apporte deux precisions d'application : une tolerance de 3 dB est admise dans l'interpretation des resultats de mesure pour les isolements aux bruits aeriens DnT,A et DnT,A,tr ; et pour les internats, en attente de dispositions specifiques, un isolement standardise de 40 dB entre chambres est recommande a titre indicatif.

Exceptions :

  • • Pour les cas particuliers tels que les portes d'ecole maternelle equipees de dispositifs de securite enfants, la circulaire du 25 avril 2003 releve que l'isolement standardise atteignable est difficilement superieur a 25 dB
Références : Arrete du 25 avril 2003 (enseignement), article 2, JO du 28 mai 2003 pages 9102 et 9103, Circulaire du 25 avril 2003

Bruits de choc : L'nT,w ≤ 60 dB, 45 dB ou 55 dB selon le local d'emission

Obligatoire

L'article 3 impose que la constitution des parois horizontales, y compris les revetements de sols, et des parois verticales soit telle que le niveau de pression pondere du bruit de choc standardise L'nT,w du bruit percu dans les locaux de reception enumeres dans les tableaux de l'article 2 ne depasse pas 60 dB, lorsque des chocs sont produits par la machine a chocs normalisee sur le sol des locaux normalement accessibles exterieurs au local de reception considere.

Deux valeurs renforcees s'y ajoutent. Si les chocs sont produits dans un atelier bruyant ou une salle de sports, les valeurs de L'nT,w doivent etre inferieures a 45 dB dans les locaux de reception vises ci-dessus. Si les chocs sont produits dans une salle d'exercice d'une ecole maternelle, les valeurs de L'nT,w doivent etre inferieures a 55 dB dans les salles de repos non affectees a la salle d'exercice.

La valeur de reference de 60 dB propre a l'enseignement ne doit pas etre confondue avec celle applicable aux logements, qui releve d'un autre texte.

Références : Arrete du 25 avril 2003 (enseignement), article 3, NF EN ISO 717-2

Bruits d'equipements : LnAT ≤ 33 ou 38 dB(A) dans les locaux sensibles

Obligatoire

L'article 4 fixe deux niveaux de reference selon la sensibilite du local de reception. La valeur du niveau de pression acoustique normalise LnAT du bruit engendre par un equipement du batiment dans les bibliotheques, centres de documentation et d'information, locaux medicaux, infirmeries, salles de repos et salles de musique ne doit pas depasser 33 dB(A) si l'equipement fonctionne de maniere continue, et 38 dB(A) s'il fonctionne de maniere intermittente.

Ces niveaux sont portes a 38 et 43 dB(A) respectivement pour tous les autres locaux de reception vises a l'article 2. Le critere retenu est donc double : la nature du local de reception d'une part, le regime de fonctionnement continu ou intermittent de l'equipement d'autre part. Une centrale de traitement d'air fonctionnant en continu au-dessus d'un CDI releve du seuil le plus severe, 33 dB(A).

Références : Arrete du 25 avril 2003 (enseignement), article 4

Durees de reverberation : methode de mesure et locaux vises

Obligatoire

L'article 5 impose des valeurs de durees de reverberation, exprimees en secondes, a respecter dans les locaux, donnees dans un tableau annexe. La methode d'evaluation est en revanche donnee dans le corps de l'article : la duree de reverberation retenue est la moyenne arithmetique des durees de reverberation dans les bandes d'octave centrees sur 500, 1 000 et 2 000 Hz, mesurees dans des locaux normalement meubles et inoccupes.

Le tableau des valeurs n'est pas reproduit par le service public de la diffusion du droit et doit etre consulte au Journal officiel du 28 mai 2003, page 9103.

Ces deux parametres de mesure — moyenne sur trois octaves et local normalement meuble et inoccupe — sont determinants pour la comparaison entre valeur reglementaire et resultat de mesure : une reception effectuee en local vide et non meuble n'est pas conforme au protocole de l'arrete.

Références : Arrete du 25 avril 2003 (enseignement), article 5, JO du 28 mai 2003 page 9103, NF EN ISO 354

Aire d'absorption equivalente des circulations, halls et preaux

Obligatoire

L'article 6 impose que l'aire d'absorption equivalente des revetements absorbants disposes dans les circulations horizontales, dans les halls d'un volume inferieur a 250 m3 et dans les preaux represente au moins la moitie de la surface au sol de ces espaces.

L'aire d'absorption equivalente A d'un revetement absorbant est definie par la relation A = S × alpha w, ou S designe la surface du revetement et alpha w son indice d'evaluation de l'absorption. Pour les surfaces ouvertes a l'air libre de ces espaces, l'indice alpha w a retenir est fixe a 0,8. Les cages d'escalier encloisonnees et les ascenseurs sont exclus de cette exigence.

Cette regle est celle qui gouverne le traitement acoustique des halls et couloirs d'un etablissement scolaire : elle porte sur une aire d'absorption, non sur une surface de materiau, ce qui signifie qu'un materiau de faible alpha w devra couvrir une surface d'autant plus grande.

Exceptions :

  • • Les cages d'escalier encloisonnees et les ascenseurs sont exclus du champ de l'article 6
Références : Arrete du 25 avril 2003 (enseignement), article 6

Isolement de facade DnT,A,tr : minimum 30 dB et zones de bruit d'aerodrome

Obligatoire

L'article 7 traite l'isolement acoustique des facades vis-a-vis des bruits exterieurs. Pour les bruits des infrastructures de transports terrestres, la valeur de l'isolement acoustique standardise pondere DnT,A,tr des locaux de reception est determinee selon les memes regles que pour les batiments d'habitation au titre de l'arrete du 30 mai 1996, avec un minimum de 30 dB.

Pour les zones definies par les plans d'exposition au bruit des aerodromes, au sens de l'article L. 147-3 du code de l'urbanisme, l'isolement acoustique standardise pondere doit atteindre 47 dB en zone A, 40 dB en zone B et 35 dB en zone C.

La valeur plancher de 30 dB constitue le socle applicable meme en l'absence de classement sonore de voie a proximite : elle ne dispense pas de verifier le classement sonore des infrastructures de transports terrestres, qui peut conduire a des exigences superieures.

Références : Arrete du 25 avril 2003 (enseignement), article 7, Arrete du 30 mai 1996, Code de l'urbanisme, article L. 147-3

Tolerance de 3 dB dans l'interpretation des resultats de mesure

La circulaire du 25 avril 2003 relative a l'application de la reglementation acoustique des batiments autres que d'habitation precise qu'une tolerance de 3 dB est admise dans l'interpretation des resultats de mesure pour les isolements aux bruits aeriens, c'est-a-dire pour les indices DnT,A et DnT,A,tr.

Cette tolerance porte sur l'interpretation du resultat de mesure et non sur l'objectif de conception : un ouvrage doit etre concu pour atteindre la valeur reglementaire, la tolerance ne servant qu'a apprecier la conformite au vu de l'incertitude de mesure.

En maitrise d'oeuvre, il est prudent de retenir une marge de conception au moins egale a cette tolerance, afin qu'un resultat de mesure defavorable dans la plage d'incertitude ne conduise pas a un litige.

Références : Circulaire du 25 avril 2003 relative a l'application de la reglementation acoustique des batiments autres que d'habitation

Ateliers bruyants et locaux d'activite specifiques

Obligatoire

Les ateliers bruyants font l'objet d'un traitement specifique dans le dispositif de l'arrete. Ils apparaissent d'abord comme local d'emission dans le regime des bruits de choc : lorsque les chocs sont produits dans un atelier bruyant ou une salle de sports, la valeur de L'nT,w doit etre inferieure a 45 dB dans les locaux de reception, soit 15 dB de plus que le regime general de 60 dB (article 3).

L'arrete comporte par ailleurs, a son article 8, des dispositions propres aux ateliers bruyants. Ces locaux cumulent donc deux exigences : le renforcement de l'isolement aux bruits de choc vis-a-vis des locaux voisins, et le traitement de la reverberation interieure, qui releve de l'article 5 et conditionne l'intelligibilite et la protection auditive des occupants.

En conception, cela impose de traiter la question des l'esquisse par l'implantation : eloigner l'atelier des locaux d'enseignement est plus efficace et moins couteux que compenser par des ouvrages de desolidarisation.

Références : Arrete du 25 avril 2003 (enseignement), articles 3, 5 et 8

Comprendre les indices : DnT,A, DnT,A,tr, L'nT,w et LnAT

Obligatoire

La reglementation issue des arretes du 25 avril 2003 emploie les indices uniques issus de la normalisation europeenne, qui ont remplace les anciens indices francais. DnT,A designe l'isolement acoustique standardise pondere aux bruits aeriens interieurs, exprime en decibels : c'est l'indicateur utilise a l'article 2 pour les isolements entre locaux et a l'article 7 pour les zones de plan d'exposition au bruit des aerodromes.

DnT,A,tr designe l'isolement acoustique standardise pondere vis-a-vis des bruits de trafic exterieur, utilise a l'article 7 pour les infrastructures de transports terrestres. L'nT,w designe le niveau de pression pondere du bruit de choc standardise, mesure au moyen de la machine a chocs normalisee frappant le sol du local d'emission (article 3).

LnAT designe le niveau de pression acoustique normalise du bruit engendre par un equipement du batiment, exprime en dB(A) et distingue selon que l'equipement fonctionne de maniere continue ou intermittente (article 4). Confondre ces indices, ou les comparer a des valeurs exprimees dans les anciens indices, conduit a des erreurs de conception de plusieurs decibels.

Références : Arrete du 25 avril 2003 (enseignement), articles 2, 3, 4 et 7, NF EN ISO 717-1, NF EN ISO 717-2

Transmissions laterales : la raison d'etre des indices « standardises »

Obligatoire

Les indices retenus par l'arrete sont des indices standardises mesures in situ, DnT,A, DnT,A,tr et L'nT,w, et non des indices de performance de produit mesures en laboratoire tels que Rw ou Ln,w.

La difference est fondamentale : un indice mesure in situ integre l'ensemble des chemins de transmission entre local d'emission et local de reception, transmissions laterales par les parois adjacentes, les planchers, les faux-plafonds continus et les gaines techniques comprises. La performance d'une cloison seule, exprimee en laboratoire, ne prejuge donc pas du respect de l'exigence reglementaire.

En conception, cela impose de traiter les liaisons — jonctions cloison/facade, continuite des faux-plafonds au-dessus des cloisons, traversees de gaines, coffres de volets roulants — au meme titre que le choix de la cloison elle-meme. C'est aussi la raison pour laquelle la conformite ne peut etre etablie que par mesure sur ouvrage acheve.

Références : Arrete du 25 avril 2003 (enseignement), articles 2 et 3, NF EN ISO 717-1, NF EN ISO 717-2

Les deux autres arretes du 25 avril 2003 : sante et hotels

Obligatoire

Le dispositif reglementaire acoustique des batiments autres que d'habitation comprend, outre l'arrete relatif aux etablissements d'enseignement, un arrete du 25 avril 2003 relatif a la limitation du bruit dans les etablissements de sante et un arrete du 25 avril 2003 relatif a la limitation du bruit dans les hotels.

Ces trois textes ont ete pris le meme jour et sont accompagnes d'une circulaire commune du 25 avril 2003 relative a l'application de la reglementation acoustique des batiments autres que d'habitation.

Chacun definit ses propres valeurs d'isolement, de bruit de choc, de bruit d'equipement et de reverberation, adaptees aux usages qu'il vise : les valeurs de l'arrete enseignement ne sont pas transposables a un etablissement de sante ou a un hotel.

En maitrise d'oeuvre, sur un programme mixte — par exemple un internat adosse a un lycee, ou un centre de formation comportant un hebergement — il est necessaire d'identifier le texte applicable local par local, l'arrete enseignement precisant lui-meme que les internats relevent d'une reglementation specifique.

Références : Arrete du 25 avril 2003 (enseignement), article 2, Arrete du 25 avril 2003 (etablissements de sante), Arrete du 25 avril 2003 (hotels), Circulaire du 25 avril 2003

Tolérances d'exécution

Paramètre Tolérance Conditions
Niveau de bruit de choc L'nT,w — regime general ≤ 60 dB Chocs produits par la machine a chocs normalisee sur le sol des locaux normalement accessibles exterieurs au local de reception (article 3)
Niveau de bruit de choc L'nT,w — emission depuis un atelier bruyant ou une salle de sports < 45 dB Dans les locaux de reception enumeres aux tableaux de l'article 2 (article 3)
Niveau de bruit de choc L'nT,w — emission depuis une salle d'exercice d'ecole maternelle < 55 dB Dans les salles de repos non affectees a la salle d'exercice (article 3)
Bruit d'equipement LnAT — locaux sensibles, fonctionnement continu ≤ 33 dB(A) Bibliotheques, centres de documentation et d'information, locaux medicaux, infirmeries, salles de repos, salles de musique (article 4)
Bruit d'equipement LnAT — locaux sensibles, fonctionnement intermittent ≤ 38 dB(A) Memes locaux que ci-dessus (article 4)
Bruit d'equipement LnAT — autres locaux de reception, fonctionnement continu ≤ 38 dB(A) Tous les autres locaux de reception vises a l'article 2 (article 4)
Bruit d'equipement LnAT — autres locaux de reception, fonctionnement intermittent ≤ 43 dB(A) Tous les autres locaux de reception vises a l'article 2 (article 4)
Isolement de facade DnT,A,tr — valeur plancher ≥ 30 dB Determine selon les memes regles que pour les batiments d'habitation au titre de l'arrete du 30 mai 1996 (article 7)
Isolement en zone de plan d'exposition au bruit — zone A 47 dB Zones definies par les plans d'exposition au bruit des aerodromes, article L. 147-3 du code de l'urbanisme (article 7)
Isolement en zone de plan d'exposition au bruit — zone B 40 dB Idem (article 7)
Isolement en zone de plan d'exposition au bruit — zone C 35 dB Idem (article 7)
Aire d'absorption equivalente des circulations, halls < 250 m3 et preaux ≥ la moitie de la surface au sol A = S × alpha w. Cages d'escalier encloisonnees et ascenseurs exclus (article 6)
Indice alpha w des surfaces ouvertes a l'air libre 0,8 Valeur fixee par l'arrete pour le calcul de l'aire d'absorption equivalente de ces espaces (article 6)
Tolerance d'interpretation des mesures d'isolement aux bruits aeriens 3 dB Applicable aux indices DnT,A et DnT,A,tr (circulaire du 25 avril 2003)
Isolement standardise recommande entre chambres d'internat 40 dB Recommandation indicative de la circulaire du 25 avril 2003, en attente de dispositions specifiques ; les internats relevent d'une reglementation specifique (article 2)

Dimensions réglementaires

Bandes d'octave de mesure de la duree de reverberation

Dimension : 500, 1 000 et 2 000 Hz

La duree retenue est la moyenne arithmetique des durees dans ces trois bandes d'octave (article 5)

Conditions de mesure de la duree de reverberation

Dimension : Locaux normalement meubles et inoccupes

Protocole impose par l'article 5 ; une mesure en local vide n'est pas conforme

Volume plafond des halls soumis a l'exigence d'absorption

Dimension : < 250 m3
Maximum : 250 m3

Au-dela, le hall ne releve pas de l'exigence de l'article 6 (article 6)

Relation de calcul de l'aire d'absorption equivalente

Dimension : A = S × alpha w

S = surface du revetement, alpha w = indice d'evaluation de l'absorption (article 6)

Isolement atteignable des portes d'ecole maternelle a dispositif de securite enfants

Dimension : Difficilement supérieur a 25 dB

Constat d'application releve par la circulaire du 25 avril 2003

Nombre d'arretes composant la reglementation acoustique des batiments autres que d'habitation

Dimension : 3 arretes du 25 avril 2003

Enseignement, etablissements de sante, hotels, accompagnes de la circulaire du 25 avril 2003

Date d'entree en vigueur de l'arrete enseignement

Dimension : 28 mai 2003

Date de publication au Journal officiel. Il a abroge l'arrete du 9 janvier 1995 (article 1)

Pages du Journal officiel portant les tableaux non reproduits

Dimension : JO du 28 mai 2003, pages 9102 et 9103

Tableaux d'isolement DnT,A de l'article 2 et tableau des durees de reverberation de l'article 5

Comprendre Arrete du 25 avril 2003 (enseignement)

La réglementation acoustique encadre l'isolation des bâtiments vis-à-vis des bruits aériens, des bruits d'impact et des équipements, pour le confort des occupants et la limitation des nuisances entre locaux.

Le respect de Arrete du 25 avril 2003 (enseignement) se vérifie par des mesures à réception. Les corrections acoustiques après coup étant complexes et onéreuses, le traitement doit être prévu dès la conception des parois, planchers et second œuvre.

Qui est concerné ?

Le domaine d'application de Arrete du 25 avril 2003 (enseignement) couvre : Arrete du 25 avril 2003 relatif a la limitation du bruit dans les etablissements d'enseignement : ecoles maternelles, ecoles elementaires, colleges, lycees, etablissements regionaux d'enseignement adapte, universites et etablissements d'enseignement superieur general, technique ou professionnel, publics comme prives. Il s'applique aux batiments nouveaux ou aux parties nouvelles de batiments existants et a abroge l'arrete du 9 janvier 1995. Deux autres arretes du meme jour couvrent les etablissements de sante et les hotels, et la circulaire du 25 avril 2003 en precise l'application. Les internats relevent d'une reglementation specifique. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.

Progineer et la conformité acoustic

Progineer intègre les exigences acoustiques dans la conception des parois et coordonne, si besoin, un bureau d'études acoustique spécialisé.

Tout savoir sur Arrete du 25 avril 2003 (enseignement)

La reglementation acoustique des batiments autres que d'habitation ne forme pas un corpus unique. Elle repose sur trois arretes distincts, tous portes a la date du 25 avril 2003 : un arrete relatif a la limitation du bruit dans les etablissements d'enseignement, un arrete relatif a la limitation du bruit dans les etablissements de sante, et un arrete relatif a la limitation du bruit dans les hotels. Une circulaire du 25 avril 2003 relative a l'application de la reglementation acoustique des batiments autres que d'habitation en accompagne la mise en oeuvre.

Cette architecture appelle une precaution de methode que la pratique neglige souvent : il n'existe pas de reglementation acoustique generale des ERP. Un magasin de type M, une salle de spectacle de type L ou un restaurant de type N ne relevent d'aucun de ces trois arretes. Prescrire un objectif acoustique sur ces batiments releve donc du contrat, pas de la reglementation — et il faut alors le formuler comme tel dans le programme et le CCTP.

L'arrete enseignement, sur lequel porte cette fiche, s'applique aux ecoles maternelles, ecoles elementaires, colleges, lycees, etablissements regionaux d'enseignement adapte, universites et etablissements d'enseignement superieur general, technique ou professionnel, publics comme prives. Il vise les batiments nouveaux ou les parties nouvelles de batiments existants. Il est entre en vigueur le 28 mai 2003 et a abroge l'arrete du 9 janvier 1995 qui traitait du meme objet.

Une difficulte pratique doit etre signalee d'emblee : les deux tableaux de valeurs les plus utilises du texte — le tableau des isolements DnT,A entre locaux de l'article 2 et le tableau des durees de reverberation de l'article 5 — ne sont pas reproduits par le service public de la diffusion du droit, qui renvoie au Journal officiel du 28 mai 2003, pages 9102 et 9103. Les valeurs qui circulent sous forme de tableaux recopies doivent donc etre verifiees contre cette source. Les autres articles, en revanche, portent leurs valeurs dans leur texte meme : bruits de choc a l'article 3, bruits d'equipements a l'article 4, aire d'absorption a l'article 6 et isolement de facade a l'article 7.

Comprendre en détail Arrete du 25 avril 2003 (enseignement)

Trois arretes, un champ d'application borne

L'article 1er de l'arrete enseignement definit le champ : ecoles maternelles, ecoles elementaires, colleges, lycees, etablissements regionaux d'enseignement adapte, universites et etablissements d'enseignement superieur general, technique ou professionnel, publics comme prives. Le texte s'applique aux batiments nouveaux ou aux parties nouvelles de batiments existants.

Cette derniere formulation a une consequence directe en renovation : une extension ou une surelevation constitue une partie nouvelle de batiment existant et entre dans le champ, tandis qu'une renovation lourde a l'interieur du volume existant n'y entre pas de plein droit. La qualification du projet doit donc etre tranchee au stade du programme.

Le texte a abroge l'arrete du 9 janvier 1995 relatif a la limitation du bruit dans les etablissements d'enseignement. Sur des batiments construits entre 1995 et 2003, c'est donc l'ancien arrete qui etait applicable a la construction : cette anteriorite est utile a connaitre lors d'un diagnostic acoustique sur parc existant.

Deux arretes complementaires portent la meme date : l'un pour les etablissements de sante, l'autre pour les hotels. Aucun autre type d'ERP n'est couvert. Sur un programme mixte, le texte applicable doit etre identifie local par local, et l'article 2 de l'arrete enseignement precise lui-meme que les internats relevent d'une reglementation specifique — point qui doit etre leve au programme sur tout projet de lycee avec hebergement.

Isolement entre locaux : l'article 2 et ses deux tableaux

L'article 2 impose que, pour les etablissements d'enseignement autres que les ecoles maternelles, l'isolement acoustique standardise pondere DnT,A entre locaux soit egal ou superieur aux valeurs exprimees en decibels indiquees dans un tableau. Un second tableau, distinct, fixe les valeurs pour les ecoles maternelles.

La separation en deux tableaux n'est pas anodine : elle traduit le fait que les usages et les niveaux sonores d'une ecole maternelle different de ceux d'un lycee ou d'une universite. Une salle d'exercice de maternelle est un local d'emission fort, dont l'arrete traite specifiquement les effets a l'article 3 pour les bruits de choc.

Ces deux tableaux ne sont pas reproduits par le service public de la diffusion du droit, qui renvoie au Journal officiel du 28 mai 2003, pages 9102 et 9103. Ils croisent des locaux d'emission et des locaux de reception, chaque couple recevant une valeur minimale de DnT,A. C'est la seule source a citer dans un CCTP : reprendre un tableau secondaire sans le verifier expose a des valeurs erronees.

La circulaire du 25 avril 2003 apporte deux precisions utiles. D'abord, une tolerance de 3 dB est admise dans l'interpretation des resultats de mesure pour les isolements aux bruits aeriens, DnT,A et DnT,A,tr. Ensuite, pour les internats, en attente de dispositions specifiques, un isolement standardise de 40 dB entre chambres est recommande a titre indicatif. La circulaire releve enfin que, pour des cas particuliers comme les portes d'ecole maternelle equipees de dispositifs de securite enfants, l'isolement standardise atteignable est difficilement superieur a 25 dB.

Bruits de choc : trois valeurs selon le local d'emission

L'article 3 est l'un des rares du texte a porter ses valeurs directement dans son corps, ce qui en fait une reference verifiable sans recours au Journal officiel. Il impose que la constitution des parois horizontales, y compris les revetements de sols, et des parois verticales soit telle que le niveau de pression pondere du bruit de choc standardise L'nT,w percu dans les locaux de reception enumeres aux tableaux de l'article 2 ne depasse pas 60 dB.

Le protocole est precise dans le meme article : les chocs sont produits par la machine a chocs normalisee sur le sol des locaux normalement accessibles, exterieurs au local de reception considere. La formulation « normalement accessibles » exclut de fait les combles techniques ou les locaux inaccessibles au public et au personnel.

Deux regimes renforces s'ajoutent au regime general. Si les chocs sont produits dans un atelier bruyant ou une salle de sports, les valeurs de L'nT,w doivent etre inferieures a 45 dB dans les locaux de reception. C'est un ecart de 15 dB par rapport au regime general, qui correspond a un ordre de grandeur de division par cinq de l'energie percue : il ne s'obtient pas par un simple revetement de sol resilient, mais par une desolidarisation structurelle.

Le second regime renforce vise les ecoles maternelles : si les chocs sont produits dans une salle d'exercice d'ecole maternelle, les valeurs de L'nT,w doivent etre inferieures a 55 dB dans les salles de repos non affectees a la salle d'exercice. La logique est fonctionnelle : proteger le sommeil des enfants pendant que l'activite se poursuit dans la salle voisine. En conception, ce couple salle d'exercice / salle de repos doit etre traite des l'implantation.

Bruits d'equipements : quatre valeurs selon local et regime

L'article 4 croise deux criteres pour aboutir a quatre valeurs. Le premier critere est la sensibilite du local de reception. Le texte identifie une liste de locaux sensibles : bibliotheques, centres de documentation et d'information, locaux medicaux, infirmeries, salles de repos et salles de musique. Tous les autres locaux de reception vises a l'article 2 forment la seconde categorie.

Le second critere est le regime de fonctionnement de l'equipement : continu ou intermittent. Un equipement fonctionnant en continu impose un seuil plus severe de 5 dB(A) qu'un equipement intermittent, ce qui reflete l'effet de la duree d'exposition sur la gene.

Les valeurs sont donc les suivantes. Dans les locaux sensibles : le niveau de pression acoustique normalise LnAT ne doit pas depasser 33 dB(A) si l'equipement fonctionne de maniere continue, et 38 dB(A) s'il fonctionne de maniere intermittente. Dans tous les autres locaux de reception : ces niveaux sont portes respectivement a 38 et 43 dB(A).

En conception, ce sont les seuils de 33 dB(A) et 38 dB(A) qui gouvernent le dimensionnement des centrales de traitement d'air, des ventilo-convecteurs et des reseaux aerauliques. Un CDI ou une salle de musique placee sous une CTA ou a proximite d'un local technique impose des dispositions specifiques — plots antivibratiles, manchettes souples, pieges a son, limitation des vitesses d'air — a arreter en phase PRO et non en phase chantier.

Duree de reverberation : lire l'article 5 correctement

L'article 5 impose des valeurs de durees de reverberation exprimees en secondes, donnees dans un tableau qui, comme celui de l'article 2, n'est pas reproduit par le service public de la diffusion du droit et doit etre consulte au Journal officiel du 28 mai 2003, page 9103.

En revanche, la methode d'evaluation figure dans le corps de l'article et elle est determinante. La duree de reverberation retenue est la moyenne arithmetique des durees de reverberation dans les bandes d'octave centrees sur 500, 1 000 et 2 000 Hz. Une valeur mesuree dans une seule bande, ou une valeur moyenne sur un spectre plus large, ne correspond pas a l'indicateur reglementaire.

La seconde condition de mesure est tout aussi importante : les valeurs s'entendent dans des locaux normalement meubles et inoccupes. « Normalement meubles » exclut la reception en local vide, ou la duree de reverberation mesuree sera systematiquement plus longue ; « inoccupes » exclut la mesure en presence des occupants, dont l'absorption reduirait artificiellement le resultat. Une reception acoustique realisee dans une salle de classe livree sans mobilier n'est pas conforme au protocole de l'arrete.

Cette exigence de mesure en local meuble a une consequence contractuelle importante en maitrise d'oeuvre : le planning de reception acoustique doit etre cale apres la livraison du mobilier, ce qui suppose que le lot mobilier soit coordonne avec le lot acoustique et que la mission de mesure ne soit pas declenchee trop tot.

Aire d'absorption des circulations : une exigence de surface equivalente

L'article 6 traite le traitement acoustique des espaces de circulation, qui sont dans un etablissement scolaire les lieux de niveau sonore le plus eleve. Il impose que l'aire d'absorption equivalente des revetements absorbants disposes dans les circulations horizontales, dans les halls d'un volume inferieur a 250 m3 et dans les preaux represente au moins la moitie de la surface au sol de ces espaces.

La formulation est celle d'une aire, non d'une surface de materiau : l'aire d'absorption equivalente A d'un revetement est definie par la relation A = S × alpha w, ou S est la surface du revetement et alpha w son indice d'evaluation de l'absorption. Un materiau d'alpha w egal a 0,5 doit donc couvrir une surface deux fois plus grande qu'un materiau d'alpha w egal a 1,0 pour produire la meme aire d'absorption.

Une valeur conventionnelle est fixee par le texte : pour les surfaces ouvertes a l'air libre de ces espaces, l'indice alpha w a retenir est de 0,8. Cette disposition beneficie principalement aux preaux, dont une partie de l'enveloppe est ouverte, et permet de valoriser cette ouverture dans le calcul de l'aire d'absorption.

Deux exclusions sont posees : les cages d'escalier encloisonnees et les ascenseurs sont exclus du champ de l'article 6. Le seuil de volume de 250 m3 pour les halls borne par ailleurs l'exigence : un grand hall d'accueil de volume superieur ne releve pas de cette regle, ce qui ne dispense pas de le traiter au titre de la duree de reverberation de l'article 5 si son usage l'y soumet.

Isolement de facade : socle de 30 dB et zones aeroportuaires

L'article 7 traite l'isolement acoustique des facades vis-a-vis des bruits exterieurs, selon deux logiques distinctes correspondant a deux sources.

Pour les bruits des infrastructures de transports terrestres, la valeur de l'isolement acoustique standardise pondere DnT,A,tr des locaux de reception est determinee selon les memes regles que pour les batiments d'habitation au titre de l'arrete du 30 mai 1996, avec un minimum de 30 dB. Cette valeur de 30 dB est un socle : elle s'applique meme en l'absence de classement sonore de voie a proximite, et le classement sonore des infrastructures peut conduire a des exigences superieures.

Pour les zones definies par les plans d'exposition au bruit des aerodromes, au sens de l'article L. 147-3 du code de l'urbanisme, l'arrete fixe directement trois valeurs : 47 dB en zone A, 40 dB en zone B et 35 dB en zone C. Ces valeurs sont substantiellement plus elevees que le socle de 30 dB et gouvernent le choix des menuiseries et des entrees d'air.

En phase de faisabilite, deux verifications doivent donc etre menees en parallele : la consultation du classement sonore des infrastructures de transports terrestres pour la commune concernee, et la consultation du plan d'exposition au bruit si l'operation est situee dans le perimetre d'un aerodrome. Ces documents sont publics et conditionnent le budget des menuiseries exterieures, poste sensible d'un programme scolaire.

Indices standardises et transmissions laterales

Les arretes du 25 avril 2003 emploient les indices uniques issus de la normalisation europeenne. DnT,A designe l'isolement acoustique standardise pondere aux bruits aeriens interieurs. DnT,A,tr designe l'isolement standardise pondere vis-a-vis des bruits de trafic exterieur. L'nT,w designe le niveau de pression pondere du bruit de choc standardise. LnAT designe le niveau de pression acoustique normalise du bruit d'equipement, exprime en dB(A).

Le point commun de DnT,A, DnT,A,tr et L'nT,w est d'etre des indices standardises mesures in situ, c'est-a-dire sur l'ouvrage acheve. Ils ne se confondent pas avec les indices de performance de produit mesures en laboratoire, tels que Rw pour l'affaiblissement d'une paroi ou Ln,w pour le bruit de choc d'un revetement de sol.

Cette distinction a une consequence pratique majeure : un indice mesure in situ integre l'ensemble des chemins de transmission entre local d'emission et local de reception, y compris les transmissions laterales par les parois adjacentes, les planchers, les faux-plafonds continus et les gaines techniques. La performance en laboratoire d'une cloison ne prejuge donc pas du respect de l'exigence reglementaire.

En conception, cela impose de traiter les liaisons au meme titre que les parois : jonction cloison / facade, interruption des faux-plafonds au droit des cloisons separatives, traitement des traversees de gaines et des boitiers electriques en vis-a-vis, coffres de volets roulants. C'est aussi la raison pour laquelle la conformite ne peut etre etablie que par mesure sur ouvrage acheve, et non par la seule production de fiches techniques de produits.

Ce que la reglementation ne couvre pas

Une lecture rigoureuse des trois arretes du 25 avril 2003 conduit a un constat qu'il faut assumer en maitrise d'oeuvre : la reglementation acoustique des batiments autres que d'habitation ne couvre que trois familles d'usages — enseignement, sante, hotellerie. Tous les autres ERP en sont hors champ.

Concretement, un magasin de type M, une salle de spectacle ou de conference de type L, un restaurant de type N, une salle de sports de type X consideree isolement, un musee de type Y ou un etablissement de culte de type V ne sont soumis a aucune exigence acoustique reglementaire au titre de ces arretes. Cela ne signifie pas qu'aucune exigence ne s'applique : le code du travail impose des obligations propres pour les locaux de travail, et le code de la sante publique encadre les bruits de voisinage.

Sur ces batiments, les objectifs acoustiques relevent donc du contrat. Ils doivent etre inscrits au programme, exprimes en indices normalises et non en performances de produit, et repris au CCTP avec le protocole de verification associe. A defaut, aucune valeur ne sera opposable a l'entreprise en fin de chantier.

Une nuance importante concerne les salles de sports : elles n'ont pas de statut general dans l'arrete enseignement, mais elles y apparaissent comme local d'emission a l'article 3, avec l'exigence renforcee de L'nT,w inferieur a 45 dB dans les locaux de reception. Une salle de sports adossee a un etablissement scolaire est donc concernee par l'arrete, non pour son propre confort acoustique mais pour la protection des locaux voisins.

Points de controle en maitrise d'oeuvre

En programmation : verifier a quel arrete du 25 avril 2003 releve chaque partie du programme, et identifier les locaux relevant d'une reglementation specifique — les internats en particulier ; consulter le classement sonore des infrastructures de transports terrestres et, le cas echeant, le plan d'exposition au bruit de l'aerodrome pour determiner l'exigence DnT,A,tr applicable, sachant que le socle est de 30 dB et que les zones A, B et C imposent respectivement 47, 40 et 35 dB.

En conception : implanter les ateliers bruyants, les salles de sports et les salles d'exercice de maternelle de facon a limiter le recours a la desolidarisation, puisque les exigences de bruit de choc y sont renforcees a 45 dB et 55 dB au lieu de 60 dB ; dimensionner les equipements techniques sur les seuils de l'article 4, en retenant 33 dB(A) en fonctionnement continu pour les CDI, bibliotheques, locaux medicaux, infirmeries, salles de repos et salles de musique ; verifier que l'aire d'absorption des circulations, halls de moins de 250 m3 et preaux atteindra au moins la moitie de la surface au sol, en calculant A = S × alpha w et non une simple surface de materiau.

En phase EXE : traiter les transmissions laterales, puisque les indices reglementaires sont mesures in situ — interruption des faux-plafonds au droit des cloisons separatives, desolidarisation des liaisons, traitement des traversees et des boitiers en vis-a-vis ; conserver une marge de conception au moins egale a la tolerance de 3 dB admise par la circulaire pour l'interpretation des mesures d'isolement aux bruits aeriens.

A la reception : caler le planning des mesures de duree de reverberation apres livraison du mobilier, puisque l'article 5 impose des locaux normalement meubles et inoccupes ; verifier que les mesures de reverberation sont bien exprimees en moyenne arithmetique des bandes d'octave centrees sur 500, 1 000 et 2 000 Hz ; verifier que les mesures d'isolement et de bruit de choc emploient bien les indices DnT,A et L'nT,w et non des indices de laboratoire.

Glossaire Arrete du 25 avril 2003 (enseignement)

DnT,A
Isolement acoustique standardise pondere aux bruits aeriens interieurs, exprime en decibels. Indicateur retenu par l'article 2 pour les isolements entre locaux et par l'article 7 pour les zones de plan d'exposition au bruit des aerodromes.
DnT,A,tr
Isolement acoustique standardise pondere vis-a-vis des bruits de trafic exterieur. Retenu par l'article 7 pour les bruits des infrastructures de transports terrestres, avec un minimum de 30 dB.
L'nT,w
Niveau de pression pondere du bruit de choc standardise, mesure au moyen de la machine a chocs normalisee frappant le sol du local d'emission. Regime general : ≤ 60 dB (article 3).
LnAT
Niveau de pression acoustique normalise du bruit engendre par un equipement du batiment, exprime en dB(A) et distingue selon que l'equipement fonctionne de maniere continue ou intermittente (article 4).
Indice standardise
Indice mesure in situ sur l'ouvrage acheve, integrant l'ensemble des chemins de transmission — directs et lateraux — entre local d'emission et local de reception. A distinguer des indices de performance de produit mesures en laboratoire, tels que Rw ou Ln,w.
Machine a chocs normalisee
Dispositif de reference utilise pour produire les chocs sur le sol des locaux normalement accessibles exterieurs au local de reception, lors de la verification du niveau L'nT,w (article 3).
Aire d'absorption equivalente
Grandeur definie par la relation A = S × alpha w, ou S est la surface du revetement absorbant et alpha w son indice d'evaluation de l'absorption. Elle doit representer au moins la moitie de la surface au sol des circulations horizontales, halls de moins de 250 m3 et preaux (article 6).
alpha w
Indice d'evaluation de l'absorption d'un revetement, utilise dans le calcul de l'aire d'absorption equivalente. L'arrete fixe conventionnellement alpha w = 0,8 pour les surfaces ouvertes a l'air libre (article 6).
Duree de reverberation reglementaire
Moyenne arithmetique des durees de reverberation dans les bandes d'octave centrees sur 500, 1 000 et 2 000 Hz, mesurees dans des locaux normalement meubles et inoccupes (article 5).
Local sensible au sens de l'article 4
Bibliotheque, centre de documentation et d'information, local medical, infirmerie, salle de repos ou salle de musique. Le bruit d'equipement y est limite a 33 dB(A) en fonctionnement continu et 38 dB(A) en intermittent.
Atelier bruyant
Local d'emission pour lequel l'article 3 renforce l'exigence de bruit de choc : L'nT,w doit rester inferieur a 45 dB dans les locaux de reception. L'article 8 comporte des dispositions propres a ces locaux.
Salle d'exercice d'ecole maternelle
Local d'emission pour lequel l'article 3 impose un L'nT,w inferieur a 55 dB dans les salles de repos non affectees a cette salle d'exercice.
Plan d'exposition au bruit (PEB)
Document defini a l'article L. 147-3 du code de l'urbanisme delimitant des zones A, B et C autour des aerodromes. L'arrete y impose des isolements de 47, 40 et 35 dB respectivement (article 7).
Tolerance de 3 dB
Marge admise par la circulaire du 25 avril 2003 dans l'interpretation des resultats de mesure pour les isolements aux bruits aeriens DnT,A et DnT,A,tr. Elle porte sur l'interpretation du resultat, non sur l'objectif de conception.

Questions fréquentes sur Arrete du 25 avril 2003 (enseignement)

Qu'est-ce que Arrete du 25 avril 2003 (enseignement) ?

Acoustique dans les ERP - arretes du 25 avril 2003. La reglementation acoustique des batiments autres que d'habitation repose sur trois arretes du 25 avril 2003, pris pour l'enseignement, les etablissements de sante et les hotels. Cette fiche detaille l'arrete relatif a la limitation du bruit dans les etablissements d'enseignement : isolements entre locaux, bruits de choc, bruits d'equipements, durees de reverberation, aire d'absorption des circulations et isolement de facade. Les valeurs y sont exprimees en indices normalises — DnT,A, DnT,A,tr, L'nT,w, LnAT — et ne doivent pas etre confondues avec celles de la reglementation acoustique des logements. Ce document relève de acoustic.

Quels projets sont concernés par Arrete du 25 avril 2003 (enseignement) ?

Le domaine d'application couvre : Arrete du 25 avril 2003 relatif a la limitation du bruit dans les etablissements d'enseignement : ecoles maternelles, ecoles elementaires, colleges, lycees, etablissements regionaux d'enseignement adapte, universites et etablissements d'enseignement superieur general, technique ou professionnel, publics comme prives. Il s'applique aux batiments nouveaux ou aux parties nouvelles de batiments existants et a abroge l'arrete du 9 janvier 1995. Deux autres arretes du meme jour couvrent les etablissements de sante et les hotels, et la circulaire du 25 avril 2003 en precise l'application. Les internats relevent d'une reglementation specifique. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.

Comment garantir la conformité à Arrete du 25 avril 2003 (enseignement) sur un projet ?

En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.

Existe-t-il une reglementation acoustique generale des ERP ?

Non. La reglementation acoustique des batiments autres que d'habitation repose sur trois arretes du 25 avril 2003 : un pour les etablissements d'enseignement, un pour les etablissements de sante, un pour les hotels. Les autres types d'ERP — magasins de type M, salles de spectacle de type L, restaurants de type N, musees de type Y — ne sont couverts par aucun de ces textes. Sur ces batiments, les objectifs acoustiques relevent du contrat et doivent etre inscrits au programme et au CCTP.

Quel niveau de bruit de choc L'nT,w est admis dans un etablissement d'enseignement ?

60 dB au maximum en regime general, les chocs etant produits par la machine a chocs normalisee sur le sol des locaux normalement accessibles exterieurs au local de reception. Deux regimes renforces s'appliquent : moins de 45 dB si les chocs sont produits dans un atelier bruyant ou une salle de sports, et moins de 55 dB si les chocs sont produits dans une salle d'exercice d'ecole maternelle, dans les salles de repos non affectees a cette salle (article 3).

Quel niveau de bruit d'equipement est admis dans un CDI ou une salle de musique ?

33 dB(A) si l'equipement fonctionne de maniere continue et 38 dB(A) s'il fonctionne de maniere intermittente. Cette exigence vise les bibliotheques, centres de documentation et d'information, locaux medicaux, infirmeries, salles de repos et salles de musique. Pour tous les autres locaux de reception vises a l'article 2, ces niveaux sont portes a 38 et 43 dB(A) respectivement (article 4).

Comment se mesure la duree de reverberation reglementaire ?

Comme la moyenne arithmetique des durees de reverberation dans les bandes d'octave centrees sur 500, 1 000 et 2 000 Hz, dans des locaux normalement meubles et inoccupes (article 5). Une mesure realisee en local vide ou en presence des occupants n'est pas conforme au protocole de l'arrete. Les valeurs elles-memes figurent dans un tableau publie au Journal officiel du 28 mai 2003, page 9103.

Quelle exigence d'absorption pour les couloirs et halls d'une ecole ?

L'aire d'absorption equivalente des revetements absorbants disposes dans les circulations horizontales, dans les halls d'un volume inferieur a 250 m3 et dans les preaux doit representer au moins la moitie de la surface au sol de ces espaces. L'aire d'absorption equivalente est calculee par A = S × alpha w. Les cages d'escalier encloisonnees et les ascenseurs sont exclus (article 6).

Quel indice alpha w retenir pour les surfaces ouvertes a l'air libre d'un preau ?

L'arrete fixe conventionnellement cet indice a 0,8 pour les surfaces ouvertes a l'air libre des circulations, halls et preaux vises a l'article 6.

Quel isolement de facade minimum pour un batiment scolaire ?

30 dB au minimum. Pour les bruits des infrastructures de transports terrestres, la valeur de DnT,A,tr est determinee selon les memes regles que pour les batiments d'habitation au titre de l'arrete du 30 mai 1996, avec ce minimum de 30 dB. En zone de plan d'exposition au bruit d'aerodrome, l'isolement doit atteindre 47 dB en zone A, 40 dB en zone B et 35 dB en zone C (article 7).

Une tolerance est-elle admise sur les resultats de mesure ?

Oui, pour les isolements aux bruits aeriens. La circulaire du 25 avril 2003 admet une tolerance de 3 dB dans l'interpretation des resultats de mesure pour les indices DnT,A et DnT,A,tr. Cette tolerance porte sur l'interpretation du resultat au regard de l'incertitude de mesure, et non sur l'objectif de conception.

Les internats sont-ils couverts par l'arrete enseignement ?

Non : l'article 2 precise expressement que les internats relevent d'une reglementation specifique. La circulaire du 25 avril 2003 recommande toutefois, a titre indicatif et en attente de dispositions specifiques, un isolement standardise de 40 dB entre chambres.

Ou trouver les tableaux d'isolement DnT,A entre locaux ?

Au Journal officiel du 28 mai 2003, pages 9102 et 9103. Les deux tableaux de l'article 2 — l'un pour les etablissements autres que les ecoles maternelles, l'autre pour les ecoles maternelles — ne sont pas reproduits par le service public de la diffusion du droit, qui renvoie explicitement a cette source.

Pourquoi la performance de la cloison ne suffit-elle pas a garantir la conformite ?

Parce que les indices reglementaires DnT,A et L'nT,w sont des indices standardises mesures in situ, qui integrent l'ensemble des chemins de transmission entre local d'emission et local de reception, transmissions laterales comprises : parois adjacentes, planchers, faux-plafonds continus, gaines techniques. La performance en laboratoire d'une cloison, exprimee en Rw, ne prejuge donc pas du respect de l'exigence.

L'arrete s'applique-t-il a la renovation d'une ecole existante ?

Il s'applique aux batiments nouveaux ou aux parties nouvelles de batiments existants. Une extension ou une surelevation constitue une partie nouvelle et entre dans le champ ; une renovation menee a l'interieur du volume existant n'y entre pas de plein droit. La qualification doit etre tranchee au stade du programme.

Quel texte s'appliquait avant l'arrete du 25 avril 2003 ?

L'arrete du 9 janvier 1995 relatif a la limitation du bruit dans les etablissements d'enseignement, que l'arrete du 25 avril 2003 a abroge. Cette anteriorite est utile lors d'un diagnostic acoustique sur un batiment construit entre 1995 et 2003.

Quel isolement peut-on esperer d'une porte d'ecole maternelle avec dispositif de securite enfants ?

La circulaire du 25 avril 2003 releve que, dans ce cas particulier, l'isolement standardise atteignable est difficilement superieur a 25 dB. C'est un constat d'application a prendre en compte des la conception, en jouant sur l'implantation plutot que sur la performance du bloc-porte.

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Informations

Référence Arrete du 25 avril 2003 (enseignement)
Type acoustic
Catégorie acoustic
Accès Gratuit
En vigueur depuis 28 mai 2003

Dernière mise à jour

Ce document a été mis à jour le 28 août 2026

Les données présentées sont issues des textes officiels en vigueur. Vérifiez toujours les dernières versions sur les sites officiels.

Arrete du 25 avril 2003 (enseignement) - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. ERP, acoustique, reverberation, isolement, ecole, enseignement, DnT,A, bruit de choc, aire d'absorption, arrete 25 avril 2003, LnAT, bruit d'equipement.

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