NF DTU 41.2 — Revêtements extérieurs en bois
Le NF DTU 41.2 (P1-1 cahier des clauses techniques types, indice de classement P 65-210-1-1, août 2015 ; P1-2 critères généraux de choix des matériaux ; P2 cahier des clauses administratives spéciales) définit les règles de mise en œuvre des revêtements extérieurs en bois et matériaux dérivés : bardages en lames, bardeaux et panneaux, ainsi que les revêtements de sous-face d'ouvrages horizontaux abrités. Il fixe l'épaisseur nominale minimale de la lame d'air ventilée (20 mm), les sections d'entrées et sorties de ventilation par mètre linéaire selon la hauteur du bardage, les entraxes d'ossature (40 ou 65 cm), l'humidité maximale des bois à la pose (17 % feuillus, 19 % résineux), les recouvrements, le nombre de fixations selon la largeur utile des lames, la nuance d'acier inoxydable des fixations et la garde de 20 cm en pied de bardage. Une lame d'air obstruée, un bois posé trop humide ou une pièce d'encadrement piégeante conduisent au pourrissement de l'ossature et à la déformation des lames.
Domaine d'application
Revêtements extérieurs en bois ou matériaux dérivés du bois : bardages de parois abritées ou non, verticales ou inclinées vers l'extérieur (axe situé entre 0 et 15° par rapport à la verticale), et revêtements de sous-face d'ouvrages horizontaux abrités, y compris les ossatures secondaires — sur structures en maçonnerie (NF DTU 20.1), en béton (NF DTU 21 et 23.1) et à ossature bois (NF DTU 31.2), en toute zone de vent jusqu'à 28 m de hauteur ; hors bâtiments agricoles, hors panneaux à base de bois dans les DROM, et hors prise en compte dans le contreventement du bâtiment
Règles principales
Domaine d'application et limites de hauteur
2 P1-1 propose des clauses types de spécifications de mise en œuvre pour les travaux d'exécution des ouvrages de revêtements extérieurs en bois ou matériaux dérivés du bois : d'une part les revêtements extérieurs des parois abritées ou non, verticales ou sensiblement verticales inclinées vers l'extérieur — parois dont l'axe est situé entre 0 et 15° par rapport à la verticale —, désignés par bardages en bois ; d'autre part les revêtements extérieurs des ouvrages horizontaux en sous-face, abrités, généralement non soumis à l'action directe du soleil et de la pluie (fermeture d'avant-toit, sous-face de balcon, plafond de loggia, passage couvert).
Le document vise les lames de bardage conçues pour assurer un rejet d'eau vers l'avant de la façade et éviter toute rétention d'eau, et définit aussi les ossatures secondaires. Les ouvrages de revêtement extérieur en bois ne sont pas pris en compte dans le contreventement du bâtiment. Les dispositions conviennent aux façades édifiées en toute zone de vent jusqu'à 28 m de hauteur.
Pour les bardages mis en œuvre devant un mur à ossature bois, la paroi sans baies autorise une hauteur admissible de 28 m depuis le sol extérieur ; la paroi comportant des baies limite cette hauteur à 6 m, 10 m ou 28 m selon les solutions techniques d'intégration des menuiseries décrites en annexe D normative. 2. 2.
Compte tenu des dispositions constructives prescrites, les bardages rapportés peuvent être utilisés en étage et en rez-de-chaussée pour des emplois correspondant à la classe Q4 de la norme P 08-302.
Exceptions :
- • Bâtiments agricoles : hors domaine d'application
- • DROM : la mise en œuvre des panneaux à base de bois en revêtement extérieur n'est pas visée
- • Autres types de structures porteuses : non visés ; les principes peuvent s'appliquer mais une attention particulière doit être portée à la justification de la stabilité et de l'étanchéité à l'air et à l'eau du support
- • En cas de structure existante, l'entreprise informe le maître d'ouvrage des charges que le revêtement va faire supporter à la structure
Classe d'emploi et durabilité des bois
2 P1-1, donne la classe d'emploi à retenir pour un ouvrage de bardage selon la massivité des lames ou des bardeaux, la conception de l'ouvrage (drainante, moyenne ou piégeante) et les conditions climatiques locales au sens du FD P 20-651 ; les documents particuliers du marché définissent la massivité des lames ou des bardeaux et les conditions climatiques locales.
Le tableau 1 du DTU définit la conception, au sens du FD P 20-651, des ouvrages de bardage décrits dans le document : une conception faisant appel à une pose à recouvrement des planches implique une classification en conception drainante. 6 et modifie localement le niveau de salubrité. 2 et 4, l'aubier est proscrit sur l'ensemble des pièces.
2 et 4, ce badigeonnage doit en outre être complété par une salubrité locale de l'usinage rendue drainante au sens du FD P 20-651 (ventilation, recouvrement par planches ou moulures cornières ou profilés métalliques). Le traitement de préservation doit être réalisé après tout usinage.
Exceptions :
- • DROM : les bois doivent présenter une résistance aux termites et répondre au minimum à la classe d'emploi 3.2
- • Bardages à claire-voie : le § 3.3 du CGM ne s'applique pas ; l'annexe A du CCT impose la classe d'emploi 3.2 pour des lames à chanfrein de pente ≥ 30° vers l'extérieur et la classe d'emploi 4 dans les autres cas, la classe étant ramenée à 3.1 en cas de vide de 0 mm en projection verticale entre lames horizontales
- • Essences réputées durables en classe d'emploi 2 à aubier différencié de largeur très faible à faible selon la NF EN 350-2 : utilisables sans traitement et sans limitation d'aubier
- • La certification CTB B+, ou son équivalent, vaut preuve de conformité pour la classe d'emploi visée
Lame d'air ventilée et pare-pluie
La lame d'air est ménagée par des tasseaux disposés verticalement ou par un double tasseautage.
Elle est efficacement ventilée lorsque son épaisseur nominale est au moins égale à 20 mm et que les entrées basses, constituées par les trous de la grille anti-rongeurs, et les sorties hautes de ventilation sont de section suffisante : 50 cm² par mètre linéaire de largeur de bardage pour une hauteur au plus égale à 3 m ; 65 cm²/ml pour une hauteur de 3 m à 6 m ; 80 cm²/ml pour une hauteur de 6 m à 10 m ; 100 cm²/ml pour une hauteur de 10 m à 18 m ; 120 cm²/ml pour une hauteur de 18 m à 24 m ; au-delà de 24 m, un fractionnement de la lame d'air est nécessaire.
Les sorties de la lame d'air doivent être protégées en tête par une couvertine, un débord de toiture formant goutte d'eau ou un appui de baie, ce dispositif de protection devant assurer un recouvrement minimal en projection verticale de la tête du bardage d'au moins 30 mm. 2. Si un recoupement de lame d'air est nécessaire, une bavette métallique formant larmier est mise en œuvre.
Exceptions :
- • Structures en béton ou en maçonnerie enduite à l'intérieur ou à l'extérieur : le pare-pluie n'est pas nécessaire
- • Pare-pluie rigide en fibres de bois selon le NF DTU 31.2 : possible seulement lorsque le revêtement ne présente aucun joint creux aux points singuliers et correspond à des lames horizontales à embrèvement en bout, des lames horizontales couvrant toute la longueur de la façade, des bardeaux, ou des panneaux de contreplaqué à joints verticaux garnis ou protégés par un couvre-joint
- • Bâtiments collectifs ou ERP avec accès piétons au pied de la façade en bardage à claire-voie : protection mécanique du pare-pluie sur la hauteur d'un niveau (environ 2,80 m)
Ossature du bardage : nature, sections, entraxes et fixations
L'ossature du bardage est constituée soit de chevrons (cas d'une isolation par l'extérieur sur maçonnerie ou béton), soit de tasseaux (cas des parois à ossature bois), soit de deux lits croisés — premier lit de chevrons et second lit perpendiculaire de tasseaux, ou double tasseautage.
L'humidité des chevrons ou tasseaux au moment de la mise en œuvre doit être inférieure à 18 %, et la largeur vue minimale des tasseaux et des chevrons est supérieure ou égale à 40 mm.
Sur parois à ossature bois, les tasseaux sont fixés sur les montants au travers du pare-pluie ou du panneau de fermeture, par pointes ou agrafes ; les fixations doivent pénétrer d'au moins 30 mm dans les bois d'ossature et être disposées à 30 mm minimum de l'extrémité des tasseaux ; leur espacement doit être au plus égal à 30 cm pour les tasseaux de 22 mm d'épaisseur posés verticalement au droit des montants, 40 cm pour les tasseaux de 22 mm posés perpendiculairement au premier réseau vertical, et 65 cm pour les tasseaux de 27 mm.
Sur parois maçonnées ou en béton, l'entraxe des chevrons est limité à 65 cm ou 40 cm selon la nature et l'épaisseur des lames ; un nombre minimal de 3 pattes ou de 3 chevilles est à prévoir quelle que soit la longueur du chevron, l'entraxe usuel étant de 1,35 m (demi-hauteur d'étage), et chaque cheville sera supposée devoir transmettre une charge double de celle appliquée à la fixation correspondante, du fait de l'effet de levier introduit par la forme de la patte.
Les chevrons sont normalement fixés sur l'aile de la patte à l'aide d'un tire-fond Ø 7 × 50 mm au travers du trou pré-percé central de Ø 8 mm minimal, l'axe du tire-fond devant se situer à au moins 3 Ø de l'arête du chevron la plus proche et à au moins 6 Ø de l'about, cette fixation étant complétée par au moins une vis de blocage Ø 3,5 × 40 mm au travers d'un trou Ø 4 mm ; en l'absence de tire-fond central, le chevron est fixé par au moins trois vis à bois Ø 3,5 × 40 mm.
Le raboutage des chevrons se fait par chevauchement latéral sur 30 cm environ au moyen de deux tirefonds Ø 7 mm minimum, ou en ligne bout à bout avec un jeu d'au moins 2 cm entre extrémités, chacune ayant sa fixation propre, avec éclisses latérales en contreplaqué CTB-X d'épaisseur 10 mm ou en tôle d'acier d'épaisseur minimale 1 mm galvanisée à chaud classe Z 275.
Le porte-à-faux des chevrons et des tasseaux est limité à 10 cm maximum pour un entraxe de 65 cm et 15 cm maximum pour un entraxe de 40 cm.
Exceptions :
- • Fixation des tasseaux par agrafes : limitée aux bâtiments R+1
- • Tasseaux en contreplaqué conformes à la classe 3 de la NF EN 636 et à la classe d'emploi 2 : admis (CGM art. 5)
- • Tasseaux destinés aux constructions particulièrement exposées, au-delà de la dépression équivalente à celle existant à 10 m en zone 2 site exposé selon les Règles NV 65 modifiées : la section des tasseaux et la résistance des fixations à l'arrachement doivent être justifiées
- • Bord de mer, littoral sur une profondeur de 3 km : les pattes doivent être en métal durable — aluminium de série 3000 minimum avec Rp0,2 > 180 MPa et teneur en cuivre < 1 %, ou acier inoxydable de nuance minimale X5CrNi18-10 selon la NF EN 10088-2
Mise en œuvre de l'isolant sur mur en maçonnerie enduite ou en béton
L'isolant ne doit pas être comprimé à plus de 10 % de son épaisseur au droit des chevrons et à plus de 5 % au niveau des fixations. Il doit être posé sur la structure porteuse : derrière les chevrons en une couche ; ou en deux couches successives, l'une derrière les chevrons, l'autre entre les chevrons ; ou entre les chevrons lorsque ceux-ci sont fixés contre la structure porteuse.
Pour les panneaux de laine minérale à dérouler, en cas de pose à la verticale, il faut prévoir au moins une fixation tous les 30 cm en partie haute avec un minimum de 2, et une densité minimale de deux fixations par mètre carré en partie courante, les fixations traversantes étant disposées en quinconce ou dans l'axe vertical du panneau.
La fixation par équerres à dents ou par attaches râteau métalliques est possible si l'entraxe de chevrons est au plus égal à 0,60 m, l'entraxe entre équerres à dents fixées le long d'un même chevron étant de 1,35 m au maximum et les équerres étant disposées en quinconce travée par travée.
En cas de pose horizontale de la laine minérale, une fixation est mise en place en partie courante tous les 0,60 m maximum, c'est-à-dire une fixation à chaque chevron. 2 P1-2, et être déclarés de classe WS (< 1 kg/m²) lorsqu'ils sont non hydrophiles.
Exceptions :
- • Sites exposés et zones d'actions locales majorées du vent au sens des Règles « Neige et Vent 1965 » ou de l'Eurocode 1 : le nombre de fixations est porté à 4 par panneau ou plaque, et à 1 tous les 0,5 mètre pour les panneaux à dérouler de largeur maximale 0,60 m
- • Les documents particuliers du marché précisent les conditions de réception des isolants sur chantier
Lames : épaisseur, largeur exposée et humidité à la pose
L'épaisseur minimale des lames, hors zone d'assemblage, est de 15 mm quand elles sont destinées à des supports dont les entraxes n'excèdent pas 40 cm, sauf pour les lames de section trapézoïdale en western red cedar et mélèze dont l'épaisseur peut être de 13 mm ; pour les entraxes de supports supérieurs à 40 cm et limités à 65 cm, l'épaisseur minimale est de 18 mm.
Les lames en bois massif ont une largeur exposée ne dépassant pas 7,5 fois leur épaisseur, ce rapport pouvant atteindre 10 pour le western red cedar.
Dans le cas du lamellé-collé, le rapport largeur/épaisseur s'applique aux lamelles élémentaires et doit être au plus égal à 3, les lames pouvant atteindre des largeurs supérieures à celles du bois massif dans la limite de 30 cm, sous réserve d'une étude concluante de comportement sur maquette.
Au moment de la mise en œuvre, l'humidité maximale d'un lot de lames pour bardage doit être de 17 % pour les feuillus ou de 19 % pour les résineux, contrôlée conformément à la NF EN 13183-2 à l'aide d'un humidimètre à pointe étalonné.
En complément de cette règle générale, il y a lieu d'adapter systématiquement cette humidité en fonction des caractéristiques climatiques de la région concernée : il convient idéalement de mettre en œuvre des bois dont l'humidité est la plus proche possible de l'humidité d'équilibre du site, l'humidité optimale étant égale à la moyenne de l'humidité d'été ou de saison sèche et de l'humidité d'hiver ou de saison humide (figures 12 et 13), et l'humidité à cibler étant le minimum entre l'humidité maximale admissible et l'humidité optimale.
Le stockage sur chantier doit être abrité, en pile aérée, dégagée du sol et à l'abri des projections. Les lames peuvent être aboutées en atelier, avec des colles répondant à la classe de sollicitation D4 de la NF EN 204 ou aux exigences des NF EN 301 ou NF EN 15425 selon le type d'adhésif.
Exceptions :
- • Lames de section trapézoïdale en western red cedar et mélèze : épaisseur pouvant être ramenée à 13 mm pour des entraxes de supports ≤ 40 cm
- • Revêtements extérieurs abrités horizontaux : des lambris embrevés d'épaisseur ramenée à 10 mm peuvent être utilisés, bouvetés sur leurs rives et éventuellement en bout, les colles d'aboutage répondant à la classe D3 de la NF EN 204
- • Lames en bois modifié thermiquement ou chimiquement : non visées par le document
- • Régions à humidité d'équilibre estivale pouvant engendrer une humidité du bois inférieure à 10 % : l'humidité à cibler doit être abaissée en conséquence
Recouvrement, emboîtement et jeu de compensation
Le recouvrement ou l'emboîtement à la mise en œuvre est au minimum de 10 % de la largeur hors tout des lames si celle-ci est inférieure à 150 mm, avec un minimum de 10 mm, et de 15 mm pour les lames de largeur comprise entre 150 et 200 mm.
Pour les lames de bardage en bois lamellé-collé de largeur supérieure à 200 mm, le recouvrement est de 15 mm minimum. Le recouvrement des planches avec couvre-joint est au moins de 10 % de la pièce la plus large, avec un minimum de 10 mm. Un jeu de compensation des variations dimensionnelles est intégré dans les lames ou mis en place lors de la pose.
En bardage à lames horizontales avec lame d'air ventilée, la languette des lames à embrèvement est posée en rive supérieure et les lames sont fixées sur les tasseaux ou chevrons à l'intersection de chaque support ; les raccordements d'extrémité des lames non bouvetées s'effectuent sur un montant.
En bardage à lames verticales avec lame d'air ventilée, la mise en œuvre s'effectue sur des tasseaux horizontaux espacés de 65 cm au maximum selon la technique du double tasseautage ; les lames verticales sont protégées en tête et découpées en forme de larmier en partie basse, la languette étant placée face au vent de pluie dominant, et les recoupements horizontaux comportant soit un solin métallique, soit un débord des lames supérieures assurant une protection en tête des lames inférieures, soit un assemblage rainuré bouveté languettes vers le haut.
1.
Exceptions :
- • Bardages à claire-voie : joints ouverts traités par l'annexe A normative, la largeur du vide étant sans limitation de dimensions sur mur enduit par l'extérieur sans ITE, limitée à 10 mm en projection verticale sur ITE au-delà de 10 m de hauteur, et à 10 mm sur mur à ossature bois
Fixation des lames : nature, nombre et implantation
Les lames doivent être fixées à l'aide de fixations en acier inoxydable, et la pénétration des têtes de fixation dans le bois ne doit pas dépasser 1 mm ; l'utilisation de pointes montées sur fil métallique corrodable peut provoquer des coulures de rouille.
Le CGM impose des pointes ou des vis en acier inoxydable X10CrNi18-8 ou de résistance à la corrosion supérieure répondant à la NF EN 10263-5, les pointes à corps lisse n'étant pas admises.
Le tableau 3 fournit le nombre et l'emplacement des fixations en fonction de la largeur utile visible L de la lame : pour L ≤ 100 mm, une fixation en partie haute dans le chanfrein ou en partie basse en traversant la lame, à 15 mm du fond de rainure ; pour 100 < L ≤ 125 mm, avec finition une fixation en partie haute dans le chanfrein ou en partie basse en traversant la lame, et sans finition une fixation en partie basse à 15 mm du fond de rainure ; pour 125 < L ≤ 200 mm, deux fixations, la fixation basse étant éloignée d'au moins 15 mm du fond de rainure et la fixation haute étant située dans le tiers supérieur de la lame.
Les fixations des lames à rainures et languettes avec chanfrein peuvent ne pas être apparentes : elles sont alors placées dans le chanfrein, côté bouvet (languette), en rive supérieure.
En pose verticale, les planches et frises à recouvrement sont fixées au milieu de leur largeur, le couvre-joint étant fixé par une fixation au milieu de sa largeur si celle-ci est inférieure à 10 cm et par deux fixations si elle est supérieure, les fixations des couvre-joints ne devant pas traverser les planches ; pour les lames à rainures et languettes, la fixation se fait d'un seul côté à au moins 15 mm du bord pour les lames inférieures à 125 mm, deux fixations étant nécessaires au-delà de 125 mm.
En l'absence d'un calcul spécifique, le tableau 2 précise les dimensions des pointes non lisses et vis pour les lames posées sur 3 appuis minimum, en respectant en particulier le diamètre de tête minimal dh indiqué ; la catégorie de rugosité applicable au bâtiment est définie par les documents particuliers du marché et les pressions d'arrachement dues au vent figurent en annexe C.
Exceptions :
- • Zone de climat maritime, littoral sur une profondeur de 3 km : les fixations doivent être en acier inoxydable X5CrNiMo18-10-2 ou de résistance à la corrosion supérieure
- • Bâtiments au-delà de 6 m, ou du côté pignon au-delà de R+1 augmenté de la hauteur de pignon, pour les lames sans traitement de préservation avec aubier en contre-parement et duramen naturellement durable : largeur exposée minimale de 60 mm et épaisseur minimale de 20 mm (entraxe des supports 40 cm maxi) ou 22 mm (entraxe 65 cm maxi), deux fixations en extrémité et sur appuis intermédiaires, longueur de fixation ≥ 2,5 fois l'épaisseur de la lame, fixations posées en partie pleine hors chanfrein
- • Bardage à claire-voie (annexe A) : épaisseur ≥ 21 mm avec 1 pointe par appui et entraxe ≤ 40 cm pour une largeur de 40 à 60 mm, ou 2 pointes par appui et entraxe ≤ 65 cm pour une largeur ≥ 60 mm ; longueur de fixation ≥ 2,5 × épaisseur de la lame
- • DROM : les fixations doivent être en acier inoxydable
Points singuliers : angles, baies, jouées de lucarne, pied de bardage
Aux angles rentrants, le raccordement se fait sur un tasseau dans le cas de support discontinu, ou sur un chevron.
Aux angles sortants, lorsqu'un recouvrement est prévu, il est réalisé soit par des planches cornières d'épaisseur ≥ 18 mm et de largeur ≥ 38 mm, disposées en tenant compte du sens dominant des pluies, protégées en tête et découpées pour former larmier en partie basse ; soit par des cornières d'angle en bois de largeur ≥ 56 mm et d'épaisseur des côtés ≥ 18 mm ; soit par des cornières d'angle en métal de largeur ≥ 56 mm, protégées en tête, avec un recouvrement horizontal d'au moins 7 cm.
Les planches ou cornières en bois présentent une durabilité supérieure ou égale à celle des lames de bardage. Lorsque le raccordement en angle comporte un joint creux, la largeur de ce joint doit être comprise entre 5 et 8 mm.
En jouée de lucarne, les lames verticales ou horizontales doivent être arrêtées à 6 cm au-dessus du plan supérieur des éléments de couverture, le recouvrement de la garniture métallique de la rive latérale ou du noquet par la lame de bardage devant être d'au moins 3 cm, et la rive inférieure devant permettre l'égouttage.
Au linteau, les menuiseries doivent être protégées en tête par un dispositif assurant le rejet des eaux de ruissellement en avant de la façade, le raccordement devant former larmier : une pièce dont la tranche est alignée sur le plan du bardage doit présenter une face supérieure de pente ≥ 20 %, un vide de ventilation entre le bardage et cette pièce et une rainure formant goutte d'eau en sous-face — salubrité moyenne ; une pièce en retrait du bardage avec vide de ventilation est classée drainante ; une pièce protégée par une bavette métallique de pente ≥ 10 % avec vide de ventilation est classée drainante.
La liaison entre encadrements de baies et pièce d'appui est classée piégeante en pose au contact de l'appui, moyenne en pose à plus de 2 cm de l'appui, et drainante en pose à plus de 2 cm avec un dispositif formant goutte d'eau (rainure ou chanfrein).
Latéralement, la liaison entre lames et encadrement est traitée comme un angle sortant ou embrevée : bardage vertical, oblique ou horizontal en feuillure dans le précadre avec jeu > 5 mm, salubrité drainante ; bardage horizontal ou vertical en feuillure sans jeu ou avec jeu < 5 mm, salubrité moyenne ; bardage oblique en feuillure sans jeu ou avec jeu < 5 mm, salubrité piégeante.
En pied, le bardage doit assurer le rejet des eaux de ruissellement au-delà de la liaison maçonnerie et lisse basse, et aucun élément de bardage ne doit se trouver à moins de 20 cm du sol fini extérieur.
Un fractionnement de l'ossature est nécessaire lorsque l'ouvrage de bardage dépasse 12 mètres : l'ouverture de ce fractionnement est d'au moins 10 mm, et son franchissement par le revêtement extérieur s'effectue au moyen d'une bavette métallique formant larmier ou d'un recouvrement d'au moins 3 cm du revêtement inférieur.
Exceptions :
- • Constructions à ossature bois de hauteur supérieure à 10 m : le recouvrement des planches ou cornières d'angle sur les lames de partie courante doit être de 7 cm au minimum
- • Retour de bardage en tableau : solution réservée aux murs à ossature bois relevant du NF DTU 31.2, domaine réduit selon le tableau D.1 de l'annexe D ; les bardages en lames verticales ou obliques, les bardeaux et les panneaux de contreplaqué ne sont pas visés
- • Au niveau d'un raboutage réalisé conformément au § 7.6.1.2.4, le franchissement par un revêtement extérieur continu est possible sans bavette
- • Si les lames de bardage sont entaillées, les prescriptions du CGM sur la présence d'aubier et le traitement des coupes s'appliquent, et le niveau de salubrité peut changer localement
Pose des bardeaux
Les bardeaux sont des éléments de bois sciés ou fendus de forme généralement rectangulaire et de petites dimensions, dont la plus grande dimension est inférieure à 60 cm, sauf pour les bardeaux en mélèze pouvant aller à 100 cm ; leur épaisseur moyenne, mesurée au milieu de la longueur, doit être au moins égale à 5 mm.
Ces éléments sont toujours posés avec le fil du bois vertical, et leur pose s'effectue par recouvrement sur support discontinu. La pose s'effectue à double recouvrement, le pureau p — partie du bardeau exposée — ne devant jamais être supérieur à la moitié de la longueur L des bardeaux moins 10 mm, soit p ≤ L/2 − 10 mm.
Les joints verticaux entre bardeaux doivent être décalés d'au moins 40 mm et ne doivent pas être alignés dans trois rangs successifs. Un espacement vertical de 6 mm à 9 mm doit être ménagé dans le joint entre les bardeaux. La fixation s'effectue au moins par deux pointes enfoncées à 40 mm au-dessus de la ligne de pureau et à 20 mm de chaque bord. 6.
Exceptions :
- • Bardeaux de largeur supérieure à 200 mm et inférieure à 300 mm : on place une troisième pointe entre les deux autres
- • Bardeaux en mélèze : la plus grande dimension peut aller jusqu'à 100 cm
Revêtements en bois massif pour ouvrages extérieurs abrités horizontaux
Il convient, avant la mise en œuvre des lames, d'appliquer sur la totalité de leur surface — faces et chants — une protection compatible avec la finition ultérieure envisagée.
En habillages de sous-face de balcon ou d'avancée de toiture, les lames doivent être posées après la réalisation de l'enduit hydraulique sur les parties adjacentes ; si tel n'est pas le cas, elles doivent être protégées des reprises d'humidité et des salissures occasionnées par la réalisation des enduits. La réalisation d'un avant-toit ne doit pas entraver la ventilation de la sous-face de couverture lorsqu'elle est ventilée.
L'écartement des supports discontinus ne doit pas dépasser 40 fois l'épaisseur des lames, les tasseaux devant avoir une épaisseur minimale de 15 mm ; les supports continus en panneaux dérivés du bois doivent avoir une épaisseur d'au moins 10 mm.
Pour les supports discontinus, les fixations sont au minimum de deux par lame, avec au moins une fixation à chaque intersection avec un support ; pour les supports continus, les fixations sont espacées au maximum de 40 cm.
Exceptions :
- • Lambris embrevés pour revêtements extérieurs abrités horizontaux : épaisseur pouvant être ramenée à 10 mm, sous réserve d'être bouvetés sur leurs rives et éventuellement en bout (CGM art. 3.2.3)
- • Le cahier des clauses administratives spéciales précise à qui incombe la protection contre les reprises d'humidité lorsque les lames sont posées avant l'enduit hydraulique
Finitions et information du maître d'ouvrage
1. Les documents particuliers du marché indiquent si une finition est nécessaire. 1 prévoit l'application de la première couche avant la pose, sur les six côtés des lames et bardeaux — c'est une prestation à cadrer explicitement au CCTP, car elle conditionne la durabilité des chants et des abouts, zones d'entrée d'eau privilégiées. L'entrepreneur doit informer le maître d'ouvrage des conditions d'entretien selon les prescriptions du fournisseur de la finition.
Pour les revêtements en bois massif d'ouvrages extérieurs abrités horizontaux, une protection compatible avec la finition ultérieure doit être appliquée sur la totalité de la surface, faces et chants, avant la mise en œuvre des lames. Le cahier des clauses administratives spéciales impose par ailleurs à l'entrepreneur d'adresser au maître d'ouvrage la nature des essences utilisées et des produits de préservation et/ou de protection éventuels.
Exceptions :
- • Les documents particuliers du marché indiquent si une finition est nécessaire : elle n'est pas systématique
- • Bois naturellement durables laissés en vieillissement naturel : la finition peut être omise si les DPM ne la prescrivent pas, la classe d'emploi restant déterminée par le FD P 20-651
Bardage à claire-voie (annexe A normative)
Les bardages à claire-voie désignent le cas spécifique de bardages en lames horizontales ou verticales, à joints ouverts, traités par l'annexe A normative ; le document ne traite pas des bardages à claire-voie sur les façades comportant un fruit vers l'intérieur du bâtiment.
Dispositions communes : les lames sont purgées d'aubier en cas d'absence de traitement de préservation ; épaisseur ≥ 21 mm et largeur entre 40 et 60 mm avec fixation par 1 pointe par appui et entraxe des appuis ≤ 40 cm, ou épaisseur ≥ 21 mm et largeur ≥ 60 mm avec fixation par 2 pointes par appui et entraxe des appuis ≤ 65 cm ; la longueur de la fixation est ≥ 2,5 × l'épaisseur de la lame et les fixations sont posées en partie pleine des lames, hors chanfrein ; les fixations sont en acier inoxydable au minimum X10CrNi18-8, ou X5CrNiMo18-10-2 en atmosphère marine à moins de 3 km du bord de mer ; les chevrons ont une largeur minimale de 60 mm pour répondre aux exigences des doubles fixations des joints de lames.
Sur murs en béton ou maçonnerie enduite par l'extérieur sans isolation thermique par l'extérieur, le vide entre lames est sans limitation de dimensions, et les tasseaux ont une largeur minimale de 60 mm et une épaisseur minimale de 1,5 × l'épaisseur de la lame hors chanfrein.
Sur murs en béton ou maçonnerie isolés thermiquement par l'extérieur : vide de 0 mm en projection verticale pour une hauteur maximale de bardage de 28 m, ou vide compris entre 0 et 10 mm maximum en projection verticale pour une hauteur maximale de 10 m ; les lames sont usinées avec des chanfreins de pente ≥ 30° favorisant le rejet de l'eau vers l'extérieur, et les pattes-équerres reliant les chevrons au gros œuvre sont considérées en atmosphère extérieure directe.
Sur murs à ossature bois avec voile de contreventement côté extérieur : largeur de vide de 10 mm maximum, hauteur d'ouvrage limitée à 6 m ou, du côté pignon, à R+1 augmenté du complément du pignon.
2 selon le FD P 20-651 lorsque les lames comportent sur leur partie supérieure un chanfrein de pente ≥ 30° vers l'extérieur (ou un fruit maximal de 60° vers l'extérieur), et de la classe d'emploi 4 dans les autres cas ; en cas de lames verticales sur chevrons horizontaux, l'exigence de durabilité des chevrons doit être supérieure à celle des lames.
Exceptions :
- • Vide de 0 mm en projection verticale entre lames posées à l'horizontale, évitant le passage d'eau : la classe d'emploi des lames et tasseaux est ramenée à 3.1
- • Façades comportant un fruit vers l'intérieur du bâtiment : non traitées
- • Bâtiments collectifs ou ERP avec accès piétons au pied de la façade : dispositions de protection mécanique du pare-pluie à prévoir sur la hauteur d'un niveau (environ 2,80 m)
- • Les bardages à claire-voie sont exclus du § 3.3 « Risques biologiques » du CGM : ce sont les exigences de l'annexe A qui s'appliquent
Tolérances d'exécution
| Paramètre | Tolérance | Conditions |
|---|---|---|
| Planéité générale du réseau de chevrons | ≤ 3 mm | Art. 7.6.1.2.5 — défaut mesuré en tout point d'un chevron par rapport aux deux chevrons adjacents |
| Humidité des lames de bardage à la pose | ≤ 17 % (feuillus) / ≤ 19 % (résineux) | Art. 7.6.2.2 — contrôle selon NF EN 13183-2 à l'humidimètre à pointe étalonné ; valeur à abaisser selon l'humidité d'équilibre du site |
| Humidité des chevrons et tasseaux à la pose | < 18 % | Art. 7.6.1 |
| Compression de l'isolant au droit des chevrons | ≤ 10 % de son épaisseur | Art. 7.4.1 ; ≤ 5 % au niveau des fixations |
| Pénétration des têtes de fixation dans le bois | ≤ 1 mm | Art. 7.6.2.4 |
| Rapport largeur exposée / épaisseur des lames en bois massif | ≤ 7,5 (≤ 10 pour le western red cedar) | CGM art. 3.2.2.4 ; pour le lamellé-collé, rapport ≤ 3 sur les lamelles élémentaires et largeur de lame ≤ 30 cm |
| Largeur du joint creux en raccordement d'angle | 5 à 8 mm | Art. 7.6.2.8 |
| Ouverture du fractionnement d'ossature au-delà de 12 m | ≥ 10 mm | Art. 7.6.2.10.6 ; franchissement par bavette métallique formant larmier ou recouvrement ≥ 3 cm |
Dimensions réglementaires
Épaisseur nominale de la lame d'air ventilée
Art. 7.2.4 ; lame ménagée par tasseaux verticaux ou double tasseautage
Section de ventilation basse et haute — bardage ≤ 3 m
Art. 7.2.4 ; entrées basses constituées par les trous de la grille anti-rongeurs
Section de ventilation — bardage de 3 à 6 m / 6 à 10 m
Art. 7.2.4
Section de ventilation — bardage de 10 à 18 m / 18 à 24 m
Art. 7.2.4 ; au-delà de 24 m, un fractionnement de la lame d'air est nécessaire
Recouvrement de protection en tête de bardage
Art. 7.2.4
Largeur vue des tasseaux et chevrons
Art. 7.6.1 ; chevrons de largeur minimale 60 mm en bardage à claire-voie
Épaisseur des tasseaux sur supports discontinus
CGM art. 5 ; masse volumique moyenne > 380 kg/m³, pas de nœuds de diamètre supérieur à 1/3 des dimensions de la section
Espacement des fixations de tasseaux
Art. 7.6.1.1 ; pénétration ≥ 30 mm dans les bois d'ossature, fixations à ≥ 30 mm de l'extrémité des tasseaux
Entraxe des chevrons sur maçonnerie ou béton
Art. 7.6.1.2.1 et CGM § 3.2.2.3
Entraxe des pattes-équerres le long du chevron
Art. 7.3.1 ; minimum 3 pattes par chevron quelle que soit sa longueur
Porte-à-faux des chevrons et tasseaux
Art. 7.6.1.2.7
Épaisseur des lames de bardage — entraxe ≤ 40 cm
Art. 7.6.2.1 et CGM art. 3.2.2.3
Épaisseur des lames de bardage — entraxe > 40 cm et ≤ 65 cm
Art. 7.6.2.1
Épaisseur des lames au-delà de 6 m de hauteur (aubier en contre-parement)
Art. 7.6.2.4 ; deux fixations en extrémité et sur appuis intermédiaires, longueur de fixation ≥ 2,5 × épaisseur de la lame
Recouvrement ou emboîtement des lames
Art. 7.6.2.3 ; lamellé-collé de largeur > 200 mm : 15 mm minimum ; planches avec couvre-joint : 10 % de la pièce la plus large, minimum 10 mm
Épaisseur des lames en bardage à claire-voie
Annexe A ; 1 pointe par appui et entraxe ≤ 40 cm pour largeur 40 à 60 mm, 2 pointes par appui et entraxe ≤ 65 cm pour largeur ≥ 60 mm
Planches et cornières de recouvrement aux angles sortants
Art. 7.6.2.8 ; recouvrement horizontal ≥ 7 cm pour les cornières métal et pour les MOB de hauteur > 10 m
Arrêt du bardage en jouée de lucarne
Art. 7.6.2.10.1 ; recouvrement de la garniture métallique ou du noquet par la lame ≥ 3 cm
Garde en pied de bardage
Art. 7.6.2.10.5 ; le bardage doit assurer le rejet des eaux au-delà de la liaison maçonnerie / lisse basse
Hauteur au-delà de laquelle un fractionnement d'ossature est requis
Art. 7.6.2.10.6 ; ouverture du fractionnement ≥ 10 mm
Pureau des bardeaux en pose à double recouvrement
Art. 7.6.3 ; joints verticaux décalés d'au moins 40 mm et non alignés sur trois rangs successifs, espacement vertical de 6 à 9 mm entre bardeaux
Fixation des bardeaux
Art. 7.6.3 ; troisième pointe intermédiaire pour les bardeaux de largeur > 200 mm et < 300 mm ; épaisseur moyenne des bardeaux ≥ 5 mm
Supports des revêtements horizontaux abrités
Art. 7.7.2 et 7.7.3 ; tasseaux ≥ 15 mm d'épaisseur, supports continus en panneaux ≥ 10 mm, fixations ≥ 2 par lame et ≤ 40 cm sur supports continus
Comprendre NF DTU 41.2
Les Documents Techniques Unifiés définissent les règles de l'art de la construction française : matériaux admis, mise en œuvre, tolérances d'exécution et conditions de réception des ouvrages. Leur respect conditionne la conformité d'un chantier et l'engagement des garanties légales.
Pour NF DTU 41.2, le suivi des prescriptions est déterminant : un écart de mise en œuvre peut entraîner un refus de réception, un sinistre non couvert par l'assurance ou une reprise de travaux. La maîtrise d'œuvre vérifie la conformité à chaque étape du chantier.
Qui est concerné ?
Le domaine d'application de NF DTU 41.2 couvre : Revêtements extérieurs en bois ou matériaux dérivés du bois : bardages de parois abritées ou non, verticales ou inclinées vers l'extérieur (axe situé entre 0 et 15° par rapport à la verticale), et revêtements de sous-face d'ouvrages horizontaux abrités, y compris les ossatures secondaires — sur structures en maçonnerie (NF DTU 20.1), en béton (NF DTU 21 et 23.1) et à ossature bois (NF DTU 31.2), en toute zone de vent jusqu'à 28 m de hauteur ; hors bâtiments agricoles, hors panneaux à base de bois dans les DROM, et hors prise en compte dans le contreventement du bâtiment. Les projets entrant dans ce périmètre doivent intégrer ces exigences dès la conception pour sécuriser leur conformité et l'engagement des garanties.
Progineer et la conformité document technique unifié
Progineer contrôle l'application des DTU lors de la conception, de la consultation des entreprises et du suivi de chantier, jusqu'à la réception des ouvrages.
Prestations associées
Tout savoir sur NF DTU 41.2
Le NF DTU 41.2 est la norme française des revêtements extérieurs en bois. Sa partie 1-1, cahier des clauses techniques types d'indice de classement P 65-210-1-1, est datée du 15 août 2015 et a été homologuée par décision du Directeur Général d'AFNOR ; avec la partie 1-2 d'août 2015, elle remplace la norme homologuée NF P 65-210-1 (DTU 41.2) de juillet 1996 et son amendement A1 de novembre 2001. La refonte a été menée dans le cadre du Plan Europe, pour intégrer les normes européennes et améliorer ou supprimer certaines dispositions techniques. Le document est complété par la partie 1-2 (critères généraux de choix des matériaux, dite CGM) et la partie 2 (cahier des clauses administratives spéciales types, dit CCS).
Le domaine d'application est défini par la géométrie de la paroi : sont visés les revêtements extérieurs en bois des parois abritées ou non, verticales ou sensiblement verticales inclinées vers l'extérieur, c'est-à-dire dont l'axe est situé entre 0 et 15° par rapport à la verticale, désignés par la suite par bardages en bois ; ainsi que les revêtements extérieurs des ouvrages horizontaux en sous-face, abrités, non soumis à l'action directe du soleil et de la pluie — fermeture d'avant-toit, sous-face de balcon, plafond de loggia, passage couvert. Le document vise les lames conçues pour assurer un rejet d'eau vers l'avant de la façade et éviter toute rétention d'eau, et définit également les ossatures secondaires sur lesquelles les bardages sont posés.
Trois limites d'emploi conditionnent la faisabilité d'un projet. Les dispositions du DTU conviennent aux façades édifiées en toute zone de vent jusqu'à 28 m de hauteur ; devant un mur à ossature bois sans baies, la hauteur admissible depuis le sol extérieur est limitée à 28 m, mais si la paroi comporte des baies, elle est limitée à 6 m, 10 m ou 28 m selon les solutions techniques d'intégration des menuiseries décrites en annexe D normative. Le document est applicable dans toutes les zones climatiques ou naturelles françaises pour une mise en œuvre sur structure en béton ou en maçonnerie, mais seulement en France métropolitaine pour une mise en œuvre sur structure en bois relevant du NF DTU 31.2 ; la mise en œuvre dans les DROM des panneaux à base de bois n'est pas visée. Enfin, le NF DTU 41.2 ne s'applique pas aux bâtiments agricoles, et les ouvrages de revêtement extérieur en bois ne sont pas pris en compte dans le contreventement du bâtiment.
Comprendre en détail NF DTU 41.2
Lame d'air ventilée : 20 mm et des sections de ventilation croissantes
La lame d'air est ménagée par des tasseaux disposés verticalement ou par un double tasseautage. Le DTU la déclare efficacement ventilée lorsque deux conditions sont réunies simultanément : son épaisseur nominale est au moins égale à 20 mm, et les entrées basses — constituées par les trous de la grille anti-rongeurs — ainsi que les sorties hautes de ventilation présentent une section suffisante.
Cette section n'est pas une valeur unique : elle croît avec la hauteur du bardage. 50 cm² par mètre linéaire de largeur de bardage pour une hauteur au plus égale à 3 m ; 65 cm²/ml pour une hauteur de 3 à 6 m ; 80 cm²/ml de 6 à 10 m ; 100 cm²/ml de 10 à 18 m ; 120 cm²/ml de 18 à 24 m. Au-delà de 24 m, un fractionnement de la lame d'air est nécessaire. La valeur de 50 cm²/ml, souvent citée comme la règle générale, n'est en réalité valable que sur une maison à un niveau.
Les sorties de la lame d'air doivent être protégées en tête par une couvertine, un débord de toiture formant goutte d'eau ou un appui de baie, ce dispositif de protection devant assurer un recouvrement minimal en projection verticale de la tête du bardage d'au moins 30 mm. Côté pare-pluie, deux règles simples : il doit assurer un recouvrement sur les dispositifs de fractionnement du revêtement extérieur — solins métalliques notamment — et, pour les structures en béton ou en maçonnerie enduite à l'intérieur ou à l'extérieur, il n'est pas nécessaire. Sa nécessité sur ossature bois est précisée par le NF DTU 31.2, qui en décrit également la mise en œuvre.
Classes d'emploi : ce que le DTU dit vraiment
Contrairement à une idée répandue, le NF DTU 41.2 ne fixe pas une classe d'emploi forfaitaire pour tout bardage. Le tableau du § 7.2.2 du FD P 20-651, rappelé en annexe B du DTU, donne la classe d'emploi à retenir pour un ouvrage de bardage selon trois paramètres : la massivité des lames ou des bardeaux, la conception de l'ouvrage — « drainante », « moyenne » ou « piégeante » — et les conditions climatiques locales au sens du FD P 20-651. Le DTU précise expressément que les documents particuliers du marché définissent la massivité des lames ou des bardeaux et les conditions climatiques locales.
Le tableau 1 du DTU, lui, classe la conception des ouvrages décrits dans le document au sens du FD P 20-651. Une conception faisant appel à une pose à recouvrement des planches implique une classification en conception drainante. La conception des points singuliers — pièces non protégées en tête placées en linteau, en tableau, en appui de baie — est décrite à l'article 7.6, et c'est là que se joue la durabilité réelle : une pièce d'encadrement en contact avec l'appui est classée piégeante, la même pièce posée à plus de 2 cm de l'appui devient moyenne, et à plus de 2 cm avec un dispositif formant goutte d'eau elle devient drainante.
Le CGM apporte ensuite les conséquences produit. En classe d'emploi 3.1, l'aubier est proscrit en parement des lames et bardeaux, c'est-à-dire sur la face visible après pose y compris en cas de découpe, mais il est toléré en contre-parement. En classes 3.2 et 4, l'aubier est proscrit sur l'ensemble des pièces. Dans les DROM, les bois doivent présenter une résistance aux termites et répondre au minimum à la classe d'emploi 3.2. Les seuls usinages permis pour les lames à durabilité conférée sont le perçage, le tronçonnage et l'entaillage ; en classes 2 et 3.1, ils imposent un traitement complémentaire par badigeonnage conforme à la NF EN 599-1, et en classes 3.2 et 4, ce badigeonnage doit être complété par une salubrité locale « drainante » de l'usinage.
Ossature : entraxes, sections et tolérance de planéité
L'ossature du bardage est constituée soit de chevrons — cas d'une isolation par l'extérieur sur maçonnerie ou béton —, soit de tasseaux dans le cas des parois à ossature bois, soit de deux lits croisés (chevrons puis tasseaux perpendiculaires, ou double tasseautage). Deux exigences valent pour tous les cas : l'humidité des chevrons ou tasseaux au moment de la mise en œuvre doit être inférieure à 18 %, et la largeur vue minimale des tasseaux et des chevrons au moment de leur mise en œuvre est supérieure ou égale à 40 mm.
Sur parois à ossature bois, la fixation des tasseaux se fait par pointes ou agrafes, la fixation par agrafes étant limitée aux bâtiments R+1. Les fixations doivent pénétrer d'au moins 30 mm dans les bois d'ossature et être disposées à une distance de 30 mm minimum de l'extrémité des tasseaux. Leur espacement doit être au plus égal à 30 cm pour les tasseaux de 22 mm d'épaisseur posés verticalement au droit des montants, 40 cm pour les tasseaux de 22 mm posés perpendiculairement au premier réseau vertical, et 65 cm pour les tasseaux de 27 mm. Le CGM complète : sur supports discontinus, les tasseaux ont une largeur vue au moins égale à 40 mm et une épaisseur d'au moins 22 mm pour un entraxe et une fixation jusqu'à 40 cm, et d'au moins 27 mm jusqu'à 65 cm ; ils doivent présenter une masse volumique moyenne supérieure à 380 kg/m³ et être exempts de nœuds dont le diamètre dépasserait le tiers des deux dimensions de la section.
Sur parois maçonnées ou en béton, l'entraxe des chevrons est limité à 65 cm ou 40 cm selon la nature et l'épaisseur des lames. Un nombre minimal de 3 pattes-équerres ou de 3 chevilles est à prévoir quelle que soit la longueur du chevron, l'entraxe le long du chevron étant usuellement pris égal à 1,35 m, soit la demi-hauteur d'étage. Les chevrons sont normalement fixés sur l'aile de la patte à l'aide d'un tire-fond Ø 7 × 50 mm au travers d'un trou pré-percé de Ø 8 mm minimal, l'axe du tire-fond devant se situer à au moins 3 Ø de l'arête la plus proche et à au moins 6 Ø de l'about, complété par au moins une vis de blocage Ø 3,5 × 40 mm — à défaut de tire-fond central, au moins trois vis Ø 3,5 × 40 mm. Enfin, le défaut de planéité générale en tout point du réseau de chevrons doit être inférieur ou égal à 3 mm d'un chevron par rapport aux deux chevrons adjacents, et le porte-à-faux des chevrons et tasseaux est limité à 10 cm pour un entraxe de 65 cm et 15 cm pour un entraxe de 40 cm.
Lames : épaisseur, largeur, humidité et recouvrement
L'épaisseur minimale des lames est de 15 mm quand elles sont destinées à des supports dont les entraxes n'excèdent pas 40 cm, sauf pour les lames de section trapézoïdale en western red cedar et mélèze dont l'épaisseur peut être ramenée à 13 mm. Pour des entraxes de supports supérieurs à 40 cm et limités à 65 cm, l'épaisseur minimale est de 18 mm. Le CGM ajoute une règle de proportion : les lames en bois massif ont une largeur exposée ne dépassant pas 7,5 fois leur épaisseur — rapport pouvant atteindre 10 pour le western red cedar. Pour le lamellé-collé, le rapport largeur/épaisseur s'applique aux lamelles élémentaires et doit être au plus égal à 3, la largeur des lames pouvant atteindre 30 cm sous réserve d'une étude concluante de comportement sur maquette.
L'humidité à la pose est un point de réception de chantier. Au moment de la mise en œuvre, l'humidité maximale d'un lot de lames pour bardage doit être de 17 % pour les feuillus ou de 19 % pour les résineux, contrôlée conformément à la NF EN 13183-2 à l'aide d'un humidimètre à pointe étalonné. Le DTU va plus loin : il faut adapter systématiquement cette humidité aux caractéristiques climatiques de la région concernée et mettre en œuvre des bois dont l'humidité est la plus proche possible de l'humidité d'équilibre du site. Les cartes des figures 12 et 13 permettent de calculer une humidité optimale égale à la moyenne de l'humidité d'été ou de saison sèche et de l'humidité d'hiver ou de saison humide, l'humidité à cibler étant le minimum entre l'humidité maximale admissible et cette humidité optimale. Dans les régions où l'humidité d'équilibre estivale peut descendre sous 10 % — ce qui est le cas d'une large part de la Provence —, poser un bois à 19 % garantit un retrait important et des jeux ouverts au premier été.
Le recouvrement ou l'emboîtement à la mise en œuvre est au minimum de 10 % de la largeur hors tout des lames si celle-ci est inférieure à 150 mm, avec un minimum de 10 mm, et de 15 mm pour les lames de largeur comprise entre 150 et 200 mm. Pour les lames de bardage en bois lamellé-collé de largeur supérieure à 200 mm, le recouvrement est de 15 mm minimum. Le recouvrement des planches avec couvre-joint est au moins de 10 % de la pièce la plus large, avec un minimum de 10 mm. Un jeu de compensation des variations dimensionnelles est intégré dans les lames ou mis en place lors de la pose.
Fixations : nuance inox, nombre par appui et longueur d'ancrage
Les lames doivent être fixées à l'aide de fixations en acier inoxydable, et la pénétration des têtes de fixation dans le bois ne doit pas dépasser 1 mm. Le CGM précise la nuance : pointes et vis en acier inoxydable X10CrNi18-8 ou de résistance à la corrosion supérieure, selon la NF EN 10263-5. En zone de climat maritime, laquelle comprend le littoral sur une profondeur de 3 km, les fixations utilisées doivent être en acier inoxydable X5CrNiMo18-10-2 ou de résistance à la corrosion supérieure. Les pointes à corps lisse ne sont pas admises. Le DTU met en garde : l'utilisation de pointes montées sur fil métallique corrodable peut provoquer des coulures de rouille.
Le nombre de fixations dépend de la largeur utile visible de la lame, selon le tableau 3. Pour L ≤ 100 mm : une fixation en partie haute dans le chanfrein, ou en partie basse en traversant la lame, à 15 mm du fond de rainure. Pour 100 < L ≤ 125 mm : avec finition, une fixation en partie haute dans le chanfrein ou en partie basse en traversant la lame ; sans finition, une fixation en partie basse à 15 mm du fond de rainure. Pour 125 < L ≤ 200 mm : deux fixations, la fixation basse étant éloignée d'au moins 15 mm du fond de rainure et la fixation haute située dans le tiers supérieur de la lame. En pose verticale, la règle est équivalente : fixation d'un seul côté à au moins 15 mm du bord pour les lames inférieures à 125 mm, deux fixations au-delà de 125 mm.
Un régime renforcé s'applique en hauteur. Pour les bâtiments au-delà de 6 mètres, ou du côté pignon au-delà de R+1 augmenté de la hauteur de pignon, les lames sans traitement de préservation, avec aubier en contre-parement et duramen naturellement durable, doivent présenter une largeur exposée minimale de 60 mm et une épaisseur minimale de 20 mm si l'entraxe des supports est de 40 cm maximum, ou de 22 mm si l'entraxe est de 65 cm maximum ; elles doivent recevoir deux fixations en extrémité et sur appuis intermédiaires, la longueur de fixation étant supérieure ou égale à 2,5 fois l'épaisseur de la lame, et les fixations étant posées en partie pleine des lames, hors chanfrein.
Points singuliers : le vrai sujet de durabilité
La disposition la plus connue est celle du pied de bardage : le bardage doit assurer le rejet des eaux de ruissellement au-delà de la liaison maçonnerie et lisse basse, et aucun élément de bardage ne doit se trouver à moins de 20 cm du sol fini extérieur. Elle se double d'une règle de fractionnement : un fractionnement de l'ossature est nécessaire lorsque l'ouvrage de bardage dépasse 12 mètres, l'ouverture de ce fractionnement étant d'au moins 10 mm, et le franchissement s'effectuant au moyen d'une bavette métallique formant larmier ou d'un recouvrement d'au moins 3 cm du revêtement inférieur.
Aux angles sortants, lorsqu'un recouvrement est prévu, il est réalisé soit par des planches cornières d'épaisseur supérieure ou égale à 18 mm et de largeur supérieure ou égale à 38 mm, disposées en tenant compte du sens dominant des pluies, protégées en tête et découpées pour former larmier en partie basse ; soit par des cornières d'angle en bois de largeur supérieure ou égale à 56 mm et d'épaisseur des côtés supérieure ou égale à 18 mm ; soit par des cornières d'angle en métal de largeur supérieure ou égale à 56 mm, protégées en tête, avec un recouvrement horizontal d'au moins 7 cm en cas de recouvrement. Pour les constructions à ossature bois de hauteur supérieure à 10 m, le recouvrement des planches ou cornières d'angle sur les lames de partie courante doit être de 7 cm au minimum. Lorsque le raccordement en angle comporte un joint creux, la largeur de ce joint doit être comprise entre 5 et 8 mm.
En jouée de lucarne, les lames verticales ou horizontales doivent être arrêtées à 6 cm au-dessus du plan supérieur des éléments de couverture, le recouvrement de la garniture métallique de la rive latérale ou du noquet par la lame de bardage devant être d'au moins 3 cm, et la rive inférieure devant permettre l'égouttage. Au linteau, les menuiseries doivent être protégées en tête par un dispositif assurant le rejet des eaux de ruissellement en avant de la façade : une pièce dont la tranche est alignée sur le plan du bardage doit comporter une face supérieure de pente supérieure ou égale à 20 %, un vide de ventilation et une rainure formant goutte d'eau en sous-face ; une bavette métallique de protection doit présenter une pente supérieure ou égale à 10 % avec un vide de ventilation.
Bardeaux et sous-faces horizontales
Les bardeaux — éléments de bois sciés ou fendus dont la plus grande dimension est inférieure à 60 cm, sauf en mélèze où elle peut aller à 100 cm — sont toujours posés avec le fil du bois vertical, par recouvrement sur support discontinu. La pose s'effectue à double recouvrement, le pureau p, partie du bardeau exposée, ne devant jamais être supérieur à la moitié de la longueur L des bardeaux moins 10 mm, soit p ≤ L/2 − 10 mm. Les joints verticaux entre bardeaux doivent être décalés d'au moins 40 mm et ne doivent pas être alignés dans trois rangs successifs, et un espacement vertical de 6 mm à 9 mm doit être ménagé dans le joint entre les bardeaux.
La fixation s'effectue au moins par deux pointes enfoncées à 40 mm au-dessus de la ligne de pureau et à 20 mm de chaque bord ; pour les bardeaux de largeur supérieure à 200 mm et inférieure à 300 mm, on place une troisième pointe entre les deux autres. Le CGM fixe l'épaisseur moyenne des bardeaux, mesurée au milieu de leur longueur, à au moins 5 mm.
Pour les revêtements en bois massif d'ouvrages extérieurs abrités horizontaux — sous-face de balcon, avancée de toiture —, il convient avant mise en œuvre d'appliquer sur la totalité de la surface, faces et chants, une protection compatible avec la finition ultérieure. L'écartement des supports discontinus ne doit pas dépasser 40 fois l'épaisseur des lames, les tasseaux devant avoir une épaisseur minimale de 15 mm et les supports continus en panneaux dérivés du bois une épaisseur d'au moins 10 mm. Les fixations sont au minimum de deux par lame avec au moins une fixation à chaque intersection de support ; sur supports continus, elles sont espacées au maximum de 40 cm. Les lames doivent être posées après la réalisation de l'enduit hydraulique sur les parties adjacentes, faute de quoi elles doivent être protégées des reprises d'humidité et des salissures.
Bardage à claire-voie : l'annexe A normative
L'annexe A, normative, traite les bardages à joints ouverts. Elle impose des lames plus épaisses qu'en partie courante : épaisseur supérieure ou égale à 21 mm dans tous les cas, avec une fixation par une pointe par appui et un entraxe des appuis inférieur ou égal à 40 cm pour une largeur comprise entre 40 et 60 mm, et deux pointes par appui avec un entraxe inférieur ou égal à 65 cm pour une largeur supérieure ou égale à 60 mm. La longueur de la fixation est supérieure ou égale à 2,5 fois l'épaisseur de la lame, et les lames sont purgées d'aubier en cas d'absence de traitement de préservation.
Les exigences de durabilité sont nettement plus sévères. Dans le cas de lames horizontales ou verticales sur chevrons verticaux et tasseaux horizontaux, l'exigence de durabilité des lames comme des chevrons et tasseaux correspond à la classe d'emploi 3.2 selon le FD P 20-651 si les lames comportent sur leur partie supérieure un chanfrein de pente supérieure à 30° vers l'extérieur, et à la classe d'emploi 4 dans les autres cas. En cas de vide entre lames posées à l'horizontale évitant le passage d'eau — soit un vide de 0 mm en projection verticale —, la classe d'emploi des lames et tasseaux est ramenée à 3.1. Les fixations doivent être en acier inoxydable au minimum X10CrNi18-8, ou X5CrNiMo18-10-2 en atmosphère marine à moins de 3 km du bord de mer.
La hauteur admissible dépend du support et de la largeur du joint. Sur murs en béton ou maçonnerie isolés thermiquement par l'extérieur : vide de 0 mm en projection verticale, hauteur maximale du bardage 28 m ; vide compris entre 0 et 10 mm maximum en projection verticale, hauteur maximale 10 m. Sur murs à ossature bois avec voile de contreventement côté extérieur : largeur de vide de 10 mm maximum en projection verticale, hauteur d'ouvrage limitée à 6 m, ou du côté pignon à R+1 augmenté du complément du pignon. Le DTU note enfin que pour les bâtiments collectifs ou les établissements recevant du public, en cas d'accès piétons au pied de la façade, il conviendra de prendre des dispositions de protection mécanique du pare-pluie sur la hauteur d'un niveau, soit environ 2,80 m.
Erreurs fréquentes constatées en expertise
Poser un bois trop humide. L'humidité maximale d'un lot à la mise en œuvre est de 17 % pour les feuillus et 19 % pour les résineux, mais le DTU demande d'adapter cette valeur à l'humidité d'équilibre du site, en retenant le minimum entre l'humidité maximale admissible et l'humidité optimale calculée. En climat méditerranéen, un bardage posé à 19 % ouvre ses joints dès le premier été.
Mettre trop de fixations par appui. Le tableau 3 prescrit une seule fixation par appui pour les lames de largeur utile inférieure ou égale à 125 mm, et deux fixations seulement au-delà de 125 mm et jusqu'à 200 mm. Doubler ou tripler les points de fixation d'une lame étroite bride son retrait et provoque des fentes traversantes.
Boucher la lame d'air. Les 20 mm d'épaisseur nominale ne suffisent pas si les sections d'entrée basse et de sortie haute ne suivent pas la hauteur du bardage : 50 cm²/ml jusqu'à 3 m, mais 80 cm²/ml de 6 à 10 m et 100 cm²/ml de 10 à 18 m. Un isolant comprimé de plus de 10 % au droit des chevrons, ou une grille anti-rongeurs sous-dimensionnée, produisent le même effet qu'une lame d'air absente.
Traiter les encadrements de baies comme de la partie courante. Une pièce d'encadrement en contact direct avec l'appui est classée piégeante par le DTU ; posée à plus de 2 cm de l'appui elle devient moyenne, et à plus de 2 cm avec un dispositif formant goutte d'eau elle devient drainante. Le même raisonnement s'applique latéralement : un jeu supérieur à 5 mm rend la liaison drainante, un jeu nul ou inférieur à 5 mm la rend moyenne, et un bardage oblique en feuillure sans jeu la rend piégeante. Ce sont ces quelques centimètres qui décident de la classe d'emploi à commander.
Descendre le bardage trop bas ou oublier le fractionnement. Aucun élément de bardage ne doit se trouver à moins de 20 cm du sol fini extérieur, et un fractionnement de l'ossature devient nécessaire dès que l'ouvrage dépasse 12 mètres, avec une ouverture d'au moins 10 mm franchie par une bavette formant larmier ou un recouvrement d'au moins 3 cm.
Glossaire NF DTU 41.2
- Bardage en bois
- Peau du revêtement extérieur de façade constituée de lames de bois massif profilées ou non, de bardeaux ou de panneaux dérivés du bois, fixés mécaniquement sur une ossature.
- Bardeaux
- Éléments de bois sciés ou fendus, de forme généralement rectangulaire et de petites dimensions, dont la plus grande dimension est inférieure à 60 cm — sauf bardeaux en mélèze pouvant aller à 100 cm. Également appelés tavaillons, écailles ou shakes.
- Lame d'air ventilée
- Espace libre en arrière du revêtement et devant un isolant ou le parement extérieur d'une paroi, permettant l'évacuation de l'humidité provenant d'infiltrations ou de condensations éventuelles ; épaisseur nominale au moins égale à 20 mm.
- Pare-pluie
- Matériau (plaque ou film) utilisé sous le revêtement extérieur du mur comme protection contre le passage de l'eau, mais restant perméable à la vapeur d'eau. Non nécessaire sur structures en béton ou maçonnerie enduite.
- Pureau (bardeaux)
- Partie du bardeau exposée ; en pose à double recouvrement, le pureau p ne doit jamais être supérieur à la moitié de la longueur L des bardeaux moins 10 mm (p ≤ L/2 − 10 mm).
- Conception drainante / moyenne / piégeante
- Classification de la conception d'un ouvrage au sens du FD P 20-651, qui conditionne avec la massivité et le climat local la classe d'emploi à retenir ; une pose à recouvrement des planches implique une conception drainante.
- Classe d'emploi
- Niveau d'exposition biologique du bois au sens de la NF EN 335, déterminé pour un bardage par le tableau du § 7.2.2 du FD P 20-651 ; l'aubier est proscrit en parement en classe 3.1 et sur l'ensemble des pièces en classes 3.2 et 4.
- Chevron
- Sciage aligné parallèle de section carrée ou rectangulaire dont les dimensions sont comprises entre 40 mm et 120 mm ; sur maçonnerie ou béton, son entraxe est limité à 65 cm ou 40 cm selon la nature et l'épaisseur des lames.
- Patte-équerre
- Cornière métallique en L reliant le chevron à la structure porteuse ; minimum 3 pattes par chevron, entraxe usuel 1,35 m, chaque cheville étant supposée transmettre une charge double de celle appliquée à la fixation correspondante.
- Fractionnement de l'ossature
- Coupure obligatoire dès que l'ouvrage de bardage dépasse 12 mètres, d'ouverture au moins égale à 10 mm, franchie par une bavette métallique formant larmier ou un recouvrement d'au moins 3 cm du revêtement inférieur.
Questions fréquentes sur NF DTU 41.2
Qu'est-ce que NF DTU 41.2 ?
NF DTU 41.2 — Revêtements extérieurs en bois. Le NF DTU 41.2 (P1-1 cahier des clauses techniques types, indice de classement P 65-210-1-1, août 2015 ; P1-2 critères généraux de choix des matériaux ; P2 cahier des clauses administratives spéciales) définit les règles de mise en œuvre des revêtements extérieurs en bois et matériaux dérivés : bardages en lames, bardeaux et panneaux, ainsi que les revêtements de sous-face d'ouvrages horizontaux abrités. Il fixe l'épaisseur nominale minimale de la lame d'air ventilée (20 mm), les sections d'entrées et sorties de ventilation par mètre linéaire selon la hauteur du bardage, les entraxes d'ossature (40 ou 65 cm), l'humidité maximale des bois à la pose (17 % feuillus, 19 % résineux), les recouvrements, le nombre de fixations selon la largeur utile des lames, la nuance d'acier inoxydable des fixations et la garde de 20 cm en pied de bardage. Une lame d'air obstruée, un bois posé trop humide ou une pièce d'encadrement piégeante conduisent au pourrissement de l'ossature et à la déformation des lames. Ce document relève de documents techniques unifiés.
Quels projets sont concernés par NF DTU 41.2 ?
Le domaine d'application couvre : Revêtements extérieurs en bois ou matériaux dérivés du bois : bardages de parois abritées ou non, verticales ou inclinées vers l'extérieur (axe situé entre 0 et 15° par rapport à la verticale), et revêtements de sous-face d'ouvrages horizontaux abrités, y compris les ossatures secondaires — sur structures en maçonnerie (NF DTU 20.1), en béton (NF DTU 21 et 23.1) et à ossature bois (NF DTU 31.2), en toute zone de vent jusqu'à 28 m de hauteur ; hors bâtiments agricoles, hors panneaux à base de bois dans les DROM, et hors prise en compte dans le contreventement du bâtiment. Toute opération entrant dans ce périmètre doit intégrer ces exigences dès la phase de conception.
Comment garantir la conformité à NF DTU 41.2 sur un projet ?
En tant que maître d'œuvre, Progineer vérifie l'application des référentiels à chaque phase — conception, consultation des entreprises, suivi de chantier et réception — et coordonne les bureaux d'études spécialisés lorsque le projet l'exige.
Quelle épaisseur de lame d'air pour un bardage bois ventilé ?
Le § 7.2.4 du NF DTU 41.2 P1-1 exige une épaisseur nominale de lame d'air au moins égale à 20 mm, ménagée par des tasseaux verticaux ou un double tasseautage. Cette épaisseur ne suffit pas seule : les entrées basses et sorties hautes doivent présenter une section de 50 cm²/ml jusqu'à 3 m de hauteur, 65 cm²/ml de 3 à 6 m, 80 cm²/ml de 6 à 10 m, 100 cm²/ml de 10 à 18 m et 120 cm²/ml de 18 à 24 m ; au-delà de 24 m, un fractionnement de la lame d'air est nécessaire.
Quelle épaisseur minimale pour une lame de bardage en bois massif ?
15 mm lorsque les entraxes des supports n'excèdent pas 40 cm — 13 mm admis pour les lames de section trapézoïdale en western red cedar et mélèze — et 18 mm pour des entraxes supérieurs à 40 cm et limités à 65 cm. Au-delà de 6 m de hauteur, pour les lames sans traitement de préservation avec aubier en contre-parement, l'épaisseur minimale passe à 20 mm (entraxe 40 cm) ou 22 mm (entraxe 65 cm) avec une largeur exposée d'au moins 60 mm.
Combien de fixations par appui pour une lame de bardage ?
Selon le tableau 3, une seule fixation par appui pour une largeur utile L ≤ 100 mm et pour 100 < L ≤ 125 mm, et deux fixations pour 125 < L ≤ 200 mm — la fixation basse éloignée d'au moins 15 mm du fond de rainure, la fixation haute dans le tiers supérieur de la lame. En pose verticale, la fixation se fait d'un seul côté à au moins 15 mm du bord pour les lames inférieures à 125 mm, et deux fixations sont nécessaires au-delà.
Quelle nuance d'inox pour les fixations d'un bardage bois en bord de mer ?
Le NF DTU 41.2 P1-2 impose des pointes et vis en acier inoxydable X10CrNi18-8 ou de résistance à la corrosion supérieure selon la NF EN 10263-5. En zone de climat maritime, qui comprend le littoral sur une profondeur de 3 km, les fixations doivent être en acier inoxydable X5CrNiMo18-10-2 ou de résistance supérieure. Les pointes à corps lisse ne sont pas admises.
À quelle hauteur du sol doit s'arrêter un bardage bois ?
Le § 7.6.2.10.5 impose que le bardage assure le rejet des eaux de ruissellement au-delà de la liaison maçonnerie / lisse basse et qu'aucun élément de bardage ne se trouve à moins de 20 cm du sol fini extérieur.
Quelle humidité maximale du bois à la pose ?
17 % pour les feuillus et 19 % pour les résineux, contrôlée conformément à la NF EN 13183-2 à l'aide d'un humidimètre à pointe étalonné. Le DTU demande en complément d'adapter cette humidité au climat local : l'humidité optimale est la moyenne des humidités d'été et d'hiver du site, et l'humidité à cibler est le minimum entre l'humidité maximale admissible et cette humidité optimale. L'humidité des chevrons et tasseaux doit, elle, être inférieure à 18 %.
Jusqu'à quelle hauteur peut-on poser un bardage bois ?
Les dispositions du NF DTU 41.2 conviennent aux façades édifiées en toute zone de vent jusqu'à 28 m de hauteur. Devant un mur à ossature bois sans baies, la hauteur admissible est de 28 m ; si la paroi comporte des baies, elle est limitée à 6 m, 10 m ou 28 m selon la solution technique d'intégration des menuiseries retenue, décrite en annexe D normative. Un fractionnement de l'ossature devient obligatoire dès que l'ouvrage de bardage dépasse 12 mètres.
Quel recouvrement minimal entre lames de bardage ?
Le recouvrement ou l'emboîtement est au minimum de 10 % de la largeur hors tout des lames si celle-ci est inférieure à 150 mm, avec un minimum de 10 mm ; de 15 mm pour les lames de largeur comprise entre 150 et 200 mm ; et de 15 mm minimum pour les lames en bois lamellé-collé de largeur supérieure à 200 mm. Le recouvrement des planches avec couvre-joint est d'au moins 10 % de la pièce la plus large, minimum 10 mm.
Le NF DTU 41.2 impose-t-il une classe d'emploi 3.1 minimum ?
Le DTU ne fixe pas de classe forfaitaire : la classe d'emploi se lit dans le tableau du § 7.2.2 du FD P 20-651 (rappelé en annexe B) selon la massivité des lames, la conception de l'ouvrage (drainante, moyenne ou piégeante) et les conditions climatiques locales, que les documents particuliers du marché doivent définir. En bardage à claire-voie, l'annexe A impose la classe 3.2 pour des lames à chanfrein de pente ≥ 30° et la classe 4 dans les autres cas, la classe étant ramenée à 3.1 pour un vide de 0 mm en projection verticale. Dans les DROM, le minimum est la classe 3.2 avec résistance aux termites.
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Dernière mise à jour
Ce document a été mis à jour le 15 janvier 2024
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NF DTU 41.2 - Documentation réglementaire du Workspace Progineer. Bureau d'études spécialisé en conformité réglementaire du bâtiment en région PACA. bardage bois, clins, lames, bardeaux, lame d'air ventilée, pare-pluie, claire-voie, tasseaux, chevrons, classe d'emploi, inox A2 A4, FD P 20-651, NF EN 335, P 65-210-1-1.